Suite de la série…

Lundi 13 juillet 2015, 22:39

Exclusif : Alex McClintock

Image : L’ancien ministre des finances grec Yanis Varoufakis s’adresse à la presse après avoir déposé son bulletin lors du référendum sur l’austérité le 5 juillet 2015 à Athènes (MILOS BICANSKI/GETTY IMAGES)

Dans sa première interview depuis sa démission du poste de ministre des finances grec, Yanis Varoufakis a pris pour cible les créanciers de la Grèce, révélé le degré de préparation du pays à quitter l’euro et a alerté de la montée de l’extrême droite. Late Night Live vous en fait part.

Dans sa première interview depuis sa démission au début du mois, l’ancien ministre des finances grec Yanis Varoufakis décrit l’accord de sauvetage de 86 milliards accepté par le premier ministre Alexis Tsipras comme « un nouveau traité de Versailles ».

« C’est la politique de l’humiliation », a-t-il dit à Late Night Live. « La troïka a fait en sorte de lui faire ravaler chaque critique qu’il a prononcée sur la troïka pendant les cinq dernières années. Pas seulement ces six mois où nous avons été dans le gouvernement, mais dans les années précédentes.

Cela n’a rien à voir avec l’économie, rien à voir avec la remise en route de la Grèce vers la reprise. Ceci est un nouveau Traité de Versailles qui hante l’Europe à nouveau et le premier ministre le sait. Il sait qu’il aura tort s’il signe et tort s’il ne signe pas. »

L’accord, accepté lundi après 17 heures de pourparlers avec des leaders de la zone Euro, contient des conditions très dures, incluant des coupes dans les pensions de retraite, des augmentations fiscales et le transfert de biens publics dans un fonds de placement pour payer pour la recapitalisation des banques grecques.

M. Varoufakis a rejeté l’accord en utilisant les termes les plus forts possibles, le comparant au coup d’état de 1967 qui a instauré une dictature militaire dans la nation méditerranéenne.

« Dans le coup d’état le choix des armes utilisées pour abattre la démocratie a été alors les tanks. Eh bien, cette fois cela a été les banques. Les banques ont été utilisées par des pouvoirs étrangers pour prendre le contrôle du gouvernement. La différence est que cette fois ils prennent tous les biens publics. »

M. Varoufakis a suggéré que M. Tsipras provoque des élections anticipées plutôt que présenter l’accord devant le Parlement grec, disant qu’il serait « très étonné » si M. Tsipras voulait rester premier ministre.

Il a insisté, cependant, sur le fait que lui et M. Tsipras restent en bons termes et qu’il a adopté une attitude discrète au cours de la semaine dernière pour soutenir M. Tsipras et son successeur au ministère des finances, Euclid Tsakolotos.

« J’ai sauté plus qu’on ne m’a poussé », a dit M. Varoufakis, décrivant sa démission au lendemain immédiat du « non » au référendum du 6 juillet sur des termes du sauvetage similaires à ceux acceptés le lundi.

« Je suis entré ravi dans le bureau du premier ministre. J’étais sur un joli nuage poussé par les bons vents de l’enthousiasme du public pour la victoire de la démocratie grecque au référendum. Au moment où je suis entré dans le bureau du premier ministre, j’ai immédiatement senti un certain sentiment de résignation, une atmosphère chargée négativement. J’étais confronté à un air de défaite qui ne cadrait absolument pas avec ce qui se passait dehors.

À ce stade il fallait que je l’exprime au premier ministre : si vous voulez utiliser le buzz de la démocratie hors des portes de ce bâtiment, vous pouvez compter sur moi. Mais si d’un autre côté vous ne vous sentez pas capable de gérer ce « non » majestueux à une proposition irrationnelle de nos partenaires européens, je disparaîtrai simplement dans la nuit. »

L’ancien ministre des finances a aussi décrit les préparatifs secrets du gouvernement grec pour imprimer des drachmes au cas où le pays serait forcé à quitter l’euro.

« En tant que gouvernement responsable, nous savions pertinemment qu’il y avait une alliance significative à l’intérieur de l’Euro-groupe, et nous avons dû préparer des éventualités, » a-t-il dit. « Il fallait que nous ayons une petite équipe de personnes dans le secret qui créeraient le plan au cas où nous serions forcés à quitter l’union monétaire de la zone euro. »

« C’est évidemment un dilemme. Une fois que le plan commence a être mis en œuvre, une fois que vous passez de cinq personnes qui travaillent dessus à 500, le minimum nécessaire à sa mise en œuvre, cela devient de notoriété publique. Au moment où c’est de notoriété publique, la prophétie auto-réalisatrice crée sa propre dynamique… Nous n’avons jamais fait cette transition de cinq à 500. Nous n’avons jamais eu de mandat pour le faire. Nous n’avons jamais voulu le faire. Nous avions le modèle sur le papier mais il n’a jamais été activé. »

M. Varoufakis a dit qu’il resterait député d’arrière-ban au parlement grec, où il a « beaucoup plus d’espace de manœuvre et pour dire la vérité. » Il a cependant averti que l’austérité encouragera l’extrême droite du pays.

« Au parlement, je dois m’asseoir et regarder la droite de l’auditorium, où 10 nazis siègent, représentant Aube Dorée. Si notre parti, Syriza, qui a cultivé tant d’espoir en Grèce… si nous trahissons cet espoir et inclinons la tête devant cette nouvelle forme d’occupation postmoderne, alors je ne vois pas d’autre issue que le renforcement d’Aube Dorée. Ils vont hériter du manteau de l’élan anti-austérité, c’est tragique. »

« Le projet d’une démocratie européenne, d’une union démocratique de l’Union européenne, vient d’être victime d’une catastrophe majeure. »

Source : ABC, le 13/07/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

47 réponses à Sauvetage grec, « un nouveau traité de Versailles » pour Yanis Varoufakis

Commentaires recommandés

Greco Le 28 juillet 2015 à 02h44

Varoufakis devient la bette noire, celui qui en bloquant les négociations a couté 25 millions euros; (je sais pas ou il sort cet somme), celui qui etait mal poli avec les creancies, etc. Les medias s’acharnent contre lui. Ca arrange tout le monde : de Bruxelles, Berlin, l’ancien gouvernement grecque et ….le gouvernement actuel ! Comme c’est facile à dire : mais c’est à cause de Varoufakis qui a piégé Tsipras, le gouvernement a une excuse pour tout : c’est la faute a Varoufakis, vous comprenez, maintenant on va s’arranger. C’est vrai, Varoufakis parle beaucoup, il n’a pas la langue de bois, il est libre et a nos jours la vérité ne paie pas. Il est populaire, normal: qui préférera écouter une interview de Sapin au lieu de Varoufakis?

Je vous écris maintenant quelques informations sur la situation politique grecque

Apres la capitulation de Tsipras (capitulation ou coup déjà préparé??) et sans entre dans de détails (imposable de traduire ; l’actualite change tout les 2 heures) c’est qui se passe montre que tout était déjà préparé.
-Varoufakis démissionne après une victoire de 62%
-Le pre-accord( l’accord finale va être signé le Lundi 17/8, malin , une semaine plus tard et il avait 200.00 personnes dehors du parlement …) est rejeté par un 40aine des députés, les 32 de la plateforme gauche de Lafazanis et quelques personnalités comme Zoi Kostantopoulou, Varoufakis, etc
Etant donné que pratiquement Bruxelles a réussi le gouvernement « d’union nationale qui dit oui a tout » ( Pasok, Nd, Potami et la moitie de Syriza) les obstacles étaient Lafazanis et Varoufakis ( surtout Lafazanis qui contrôle la Comite Central du parti).Parce que c’est ridicule de passer de lois qui sont votés par l’opposition et rejetés par la majorité du gouvernement ! Et Tsipras qui pense qui va devenir le P.M. des années à venir, même s’il menace avec des élections (cad , les députés qui ne sont pas d’accord avec sa nouvelle ligne ne vont pas être aux listes , ni au parlement), il sait (sauf si il est plus con que…) qu’ en Octobre avec les mesures d’austérité qui commencent déjà a se faire sentir, il risque de passer par 37% a 25% et avoir A. Dorée comme opposition.
-Alors la presse (Kathimerini/SkaiTV ?SKAI FM=il s’agit du même group d’un armateur) qui l’accusait qui n’avait pas de plan B , l’accuse maintenant parce qu’il avait pensé à un plan b qui pouvait conduire à la drachme. Après 2 plaintes pour trahison (!!) par des personnes politiquement inexistants, (voire son plan : https://soundcloud.com/efsyn-gr/varoufakis-plan-b. mais il s ‘agit d’une longue interview en anglais) aujourd’hui la Secrétaire générale de dépenses …(qui était un vrai problème pour lui parce que elle avait eu ce poste par la Troika , impossible de la virer, ) a porté plainte contre lui( son poste le doit a Jünger , elle avait collaborer aux magouilles de Luxemburg à l’époque de Juncker !! Elle s’appel Katerina Savaidou. Varoufakis, même s’il était ministre n’avait pas le droit au données qu’elle avait accès, parce qu’elle dépendait de la Troika!(Ce n’est pas une blague). Alors Varoufakis a fait appel à des amis pour hacker ces donnés : original et génial ; vu que comme ministre avait moins des informations qu’une secrétaire embauché par la Troika ! ( A prend avec méfiance l’article de cette journal, ses positions sont plus pro allemands que celles de Bild)
http://www.ekathimerini.com/199945/article/ekathimerini/news/varoufakis-claims-had-approval-to-plan-parallel-banking-system , ou il parle d’une idée de Varoufakis d’un possible plan B si la BCE provoquait la fermeture de banques grecques. Les « journalistes » ont pris quelques phrases de Varoufakis d’un interview qui a duré beaucoup plus. : En lisant de dizaines de articles accusant Varoufakis de la crise en Grèce –qui a commencé le 2009 et lui était ministre 5 mois le 2015- sans être économiste , j‘ai compris qu’il avait comme idée la création d’un deuxième parallèle système bancaire virtuel pendant la fermeture des banques.
-Le journal To Vima , pour la 2eme dimanche , raconte des histoires ridicules : Lafazanis avait proposé de réquisitionner la BdGrèce (elle a environ 25 milliards ! mais Bruxelles considère comme argent qui ne faut pas toucher), imprimer d’argent- la Grèce imprime les billets de 10e- et si le directeur de BdG résiste de l’arrêter légalement . Mais tout ca c’était que une pensée, une probabilité si les banques ferment par la BCE. Et évidement le scenario pour anéantir Lafazanis mélange réunions secrètes avec Poutine, oligarches,milliardaires et agents secrets qui allaient acheter 11 chaines de TV , demande par la Russie de 10miliards etc. dignes du cinéma à la Hollywood!
Zoi Konstantopolou est en train de partir par Tsipras..Pas facile, elle est la présidente du Parlement.
Alors tout ce monde qui avait disparu le 5/7 après le 63% revient en force avec meilleur allié …Tsipras !!!!!!!!! L’expression « lobby de la drachme » est devenue le no 1 info de la TV grecque qui se présente comme : les ennemis de la Grèce
C’est clair : pour qu’elle gouverne la pensée unique, il faut discréditer ceux qui peuvent la contester (Lafazanis, Varoufakis, Konstantopoulou) ! Berlin et Bruxelles ont gagné pour le moment mais comment ils vont affronter dans un proche futur A. Dorée qui a changé de stratégie : son chef a eu profil bas au parlement (A. Dorée passe au tribunal spécial comme organisation criminelle alors vaut mieux avoir de bons relations avec le pouvoir) mais « un fois nazi, toujours nazi » , le 7% qui obtient est le vote de l’extrême droite en Grèce historiquement mais le 90% de jeunes qui ont vote NON au referendum , ou pensez vous qui vont deposer leur bulletin de vote ? Surtout qu’A. Dorée est le seul parti politique à pouvoir profiter de votes de protestation. Je DETESTE A. Dorée, mais même moi j’avoue que quand Kasidiaris (no 2 du parti) qui provient de forces spéciales de l’armée déclare « je vous promets une chose, même si je vais en prison. Si on est au eurogroup et si Sapin, Schauble, Dijsselbloem etc, osent à dire quelque chose pas respectueux de la Grèce, je l’écrase : il me faut 2-4 minutes d’envoyer a l’hôpital tous les fiottes du Eurogroup » Je fais pas de la propagande pour ce nazi. Mais je rigole quand j’entends à la télé Panagiotaros ( un vrai cochon, un voyou, un potentiel tueur de 100 kilos de muscles) dire « la race arien n’a rien a faire avec l’Allemagne après 1944, l’armée rouge quand il a rentré à Berlin , les soldats russes ont fait la fête avec les allemandes, alors le ADN allemand est devenu slave »…
Ils aident le monstre à se renforcer, ils vont payer le prix (malheureusement nous aussi)
Lafazanis et la plateforme gauche ont fait leur rassemblement(officiellement pour fêter le 5 ans de leur site http://www.iskra.gr) Lundi mais vu la chaleur il était impossible dans une grande place d’Athènes, alors il a été réduit à un stade de Basket. Mais j’avoue que quand Lafazanis a commencé avec « notre site s’appel iskra.gr. Iskra est l’étincelle, Iskra était l’étincelle avec la quelle Lénine a fait la révolution de 1917 ». Et quand Glezos a salué (93 ans, déçu par Tsipras, l’héros de la résistance que De Gaulle le 1946 lui avait sauvé la vie et il a passé de dizaines d’années en prison, il a « disparu » par les medias après la signature de l’accord… ) cette réunion, c’était la folie :il a dit “ le 3eme mémorandum est pire que les 2 autres. Le 3eme mémorandum a été conçu par le gouvernement et il s’est interrogé « qu’est ce qu’il a de commun entre le gouvernement ( cad Tsipras )avec Syriza » pour répondre : Rien !)
Et pour la première fois Lafazanis à parler clairement pour un retour à la drachme.
Je termine ce topo sur la situation en Grèce avec une vraie anecdote :
Hier soir je suis allé acheter 2 souvlaki (brochettes de poulet ou de porc) avec 1 portion de frites. Et au moment que je prenais ma commande, le patron me dit :vaut mieux que tu mets du sel chez toi, on ne mets pas : ca m’étonne et je lui demande pourquoi , la réponse est à l’image du chaos grec que la troïka a imposé : « la TVA est 13% pour la bouffe à importer mais seulement si la viande est sans ajouts et pas traité, si je mets du sel , la TVA est 23%, tu veux payer 10% de plus ? ».
Ils sont de génies les fonctionnaires de la Troika…..

PS : j’envoie des infos de la Grèce mais étant donné que les événements changent tous les2- 3 heures, j’avoue négliger pas mal de choses et mon information ne porte pas sur l’aspect sociale.

  1. Michel Ickx Le 28 juillet 2015 à 00h36
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    L’empire n’a pas hésité à utiliser les partis d’extrême droite et les néo-nazis en Ukraine.

    Pourquoi ne le ferait-il pas en Grèce ?


    • K Le 28 juillet 2015 à 02h28
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      Jusqu’à présent les Etats-Unis utilisaient l’extrême-droite en Amérique latine pour mater toute velléité souverainiste et/ou de gauche. Les mêmes procédés sont aujourd’hui employés en Europe. Ça se rapproche.


      • Yannick Le 28 juillet 2015 à 14h27
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        Euh, c’est pas nouveau en Europe non plus…

        Piazza Fontana, Italie, 1969
        Gare de Bologne, Italie, 1980
        Fête de la bière, Munich, Allemagne, 1980…

        C’était pas des méchants gauchistes, ni Al-Qaeda mais des gentils combattants de la liberté souffrant de tendinite du bras droit… Gladio toussa


    • n1ko Le 28 juillet 2015 à 10h20
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      Le capital (au sens de Marx, pas de Piketty) et l’extrème droite ont au moins un interêt commun à éliminer toute idée progressiste. Pas besoin d’invoquer une quelconque « utilisation par l’empire »…


      • Alae Le 28 juillet 2015 à 11h10
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        “Le capital (au sens de Marx, pas de Piketty) et l’extrème droite ont au moins un interêt commun à éliminer toute idée progressiste”.

        Pardon, mais bien au contraire, Marx dit que la bourgeoisie (le capitalisme, au sens large) “ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux.”
        Le capitalisme est donc progressiste par essence.
        Manifeste du Parti Communiste, par Marx et Engels, chapitre 1, “Bourgeois et prolétaires”.
        https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm#sect1

        Ensuite, que le capitalisme puisse utiliser l’extrême droite, au même titre que n’importe quel autre outil, pour asseoir sa domination, pas le moindre doute, mais c’est une autre histoire.
        Tout dépend de ses besoins immédiats et des moyens locaux d’y satisfaire : ici la “démocratie” pilotée par de la propagande à hautes doses, là l’extrême droite, ou encore le culte de la consommation à outrance ou la baisse du niveau de l’éducation dans le but d’obtenir un peuple facilement manipulable, etc…


        • Charlie Bermude Le 28 juillet 2015 à 13h07
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          C’est une loi pour le capitalisme , si on a bien compris Marx , ce n’est pas pour autant ce qu’il fait spontanément d’où crise . Tout au long du capital , court une contradiction , entre le point de vue scientifique , science de la nature , compte tenu de cette science trés particuliére qui porte sur la société , si particuliére qu’on attend encore son fondement scientifique , et son fonctionnement réel . ( je peux vous le donner moi le tout petit avec des bretelles , mais de toutes façons vous n’allez pas me prendre au sérieux , j’ai pas eu le prix Nobel , ni l’investiture scolastique ou méme médiatique , donc çà vous servira à rien) .


      • Crapaud Rouge Le 28 juillet 2015 à 12h09
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        Pas besoin d’invoquer une quelconque « utilisation par l’empire »…” : vraiment pas d’accord avec vous, et pourtant, je ne suis pas du tout fana des explications de ce genre. Mais je pense que les extrêmes-droites ne prendraient jamais le pouvoir sans une “aide” de “l’Empire”, tout simplement. Par exemple pour financer des grévistes sur des durées assez longues pour mettre parterre tout un secteur industriel…


    • Pierre Bacara Le 28 juillet 2015 à 11h57
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      Washington, Praviy Sektor, Svoboda et Aube dorée

      Washington a utilisé les nazis ukrainiens parce que ces derniers servaient leur intérêts – ce n’est pas un scoop. Au cours des premières heures du coup d’état de février, Andreï Vadjra a décrit heure par heure, avec un fort degré de précision, les relations qu’entretenaient Dmitro Iaroch, le chef de Praviy Sektor, et Geoffrey S. Pyatt, l’ambassadeur des Etats-Unis à Kiev. L’irruption spectaculaire des partis nazis ukrainiens dans les sphères du pouvoir a fortement contribué à orienter l’Ukraine vers une guerre dont les néo-conservateurs espéraient obtenir, a minima, une fracture entre l’UE et la Russie. Cet objectif a été atteint au-delà de tous leurs espoirs parce que Vladimir Poutine ne disposait d’aucun levier pour y faire face. Washington espérait en outre de cette guerre qu’elle provoquerait une réaction violente de la Russie, ce qui déclencherait un conflit plus ou moins violent entre, d’un côté, l'”Ours russe”, et de l’autre, la “communauté internationale” (comprendre : USA +UE). Cela, par contre, a échoué, parce que le président russe avait cette fois les moyens pour éviter le piège.

      En résumé, les nazis ukrainiens ont été fort utiles en participant avec enthousiasme à l’éclatement d’une guerre localisée qui a érigé un “rideau de fer soft” entre l’Union européenne et la Fédération de Russie.

      En Grèce, un essor d’Aube dorée n’aurait pas les mêmes conséquences. D’abord parce qu’Aube dorée n’est pas un parti nazi, mais un parti néo-nazi. Circonlocution ? Non. Svoboda et Praviy Sektor sont des partis nazis parce qu’ils sont les héritiers assumés, en ligne directe, de puissantes et multiples formations politico-militaires ukrainiennes qui ont combattu dans les rangs des forces de l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale et ont participé activement à la Shoah. Rien que la 14e division Waffen-SS Galicie a compté jusqu’à 27.000 hommes, et les historiens commencent d’ailleurs à revoir sérieusement à la hausse la valeur militaire de cette formation. Par ailleurs, l’extraordinaire succès actuel des nazis ukrainiens, qui se matérialise chaque jour, chaque heure, dans la vie du pays, a pour conséquence paraxoxale – pour des nationalistes – un rapprochement politique avec l’Union européenne, dont l’Ukraine ne fait notoirement pas partie.

      Quant à Aube dorée, leur curriculum vitae ne présente pas les solides références de celui de Svoboda/Praviy Sektor. De mémoire, seuls quelques centaines de Grecs ont rejoint les rangs de la SS pendant la Seconde Guerre mondiale, et les combattants grecs de cette époque ont pour la plupart rejoint le KKE, le parti communiste grec, avec des succès militaires impressionnants que les partisans français n’ont jamais réussi à ne serait-ce qu’approcher.

      La Grèce ne présente pas le terreau fertile sur lequel il est possible de faire prospérer un mouvement aussi extrême que Svoboda/Praviy Sektor – même si les activistes d’Aube dorée sont très violents et ont pignon sur rue, notamment au sein des forces de police grecques.

      Par ailleurs, un succès d’Aube dorée porterait en lui une dynamique radicalement anti UE qui serait à l’opposé des intérêts géopolitiques de Washington. En effet, les néo-conservateurs ont besoin de l’Union européenne, qui permet de fondre en une masse unique et figée des pays qui, s’ils étaient indépendants les uns des autres et indépendants des Etats-Unis, pourraient bien compromettre le puissant pouvoir de domination que Washington exerce d’une poigne de fer sur l’Europe, la “tête de pont occidentale de l’Amérique en Eurasie”.

      Les (néo)-nazis ukrainiens et grecs n’ont donc pas du tout la même “composition chimique” et leurs programmes respectifs sont totalement distincts. La Maison blanche ne peut donc qu’avoir des attitudes tout aussi distinctes envers les deux mouvances puisque les plus-values et moins-values géopolitiques des deux tendances ne peuvent être confondues.

      Syriza et Aube dorée

      Maintenant, si l’on procède à un “zoom avant” sur la Grèce, Aube dorée présente effectivement un danger. En effet, Syriza était la “dernière cartouche” des Grecs face aux diktats irrationnels et mortifères de la troïka – en partiulier ceux de l’UE et de la BCE. S’il advenait que Syriza ne se relève pas de ses échecs retentissants et que ce parti vole en éclats, alors l’espace politique grec serait soudain vidé, ouvrant en grand ses portes à Aube dorée, avec des conséquences qu’aujourd’hui personne ne peut anticiper. Sur ce point, Yannis Varoufakis pourrait bien avoir raison.

      En résumé, je crois que Svoboda/Praviy Sektor et Aube dorée ne peuvent être amalgamés ; que la manière dont Washington perçoit ces deux pièces du big game européen est tout sauf monolithique ; mais qu’Aube dorée présente un risque en soi, et ce indépendamment des manoeuvres de la Maison blanche.


      • Andrea Le 28 juillet 2015 à 18h56
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        Oui.

        En Europe, Aube Dorée est connue, vilipendée, par une majorité en Grèce et ailleurs.

        Aube Dorée est même assimillé parfois au FN, UKIP, et d’autres partis Européens de soi-disant ‘droite’ ou ‘extrème droite’ (peu importe les racines, les différences, etc.) donc à éviter à tout prix comme non-fréquentables.

        Rien de tel pour Pravy Sektor ou Svoboda en Ukraine depuis l’Europe.

        C’est loin, on ne sait pas trop bien, ils ont été pour le Maidan! Ce sont des gens ordinaires contre la corruption, contre la Russie de Poutine, contre le despote Yanukovitch, etc.

        Ce discours passe car les gens ne sont pas informés, les médias mentent.

        Le FN en France est un parti mainstream et pacifique et n’est pas à comparer à Pravy Sektor avec les milices, le gangsterisme, la violence, la torture, les menaces, etc. Mais les différences ne sont pas connues, perceptibles, par le public en Europe.

        Pour résumer, pour Pravy Sektor, on comprend, on excuse, on appuie. Pour Aube Dorée, hmmm non pas trop ou pas du tout.


  2. Greco Le 28 juillet 2015 à 02h44
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    Varoufakis devient la bette noire, celui qui en bloquant les négociations a couté 25 millions euros; (je sais pas ou il sort cet somme), celui qui etait mal poli avec les creancies, etc. Les medias s’acharnent contre lui. Ca arrange tout le monde : de Bruxelles, Berlin, l’ancien gouvernement grecque et ….le gouvernement actuel ! Comme c’est facile à dire : mais c’est à cause de Varoufakis qui a piégé Tsipras, le gouvernement a une excuse pour tout : c’est la faute a Varoufakis, vous comprenez, maintenant on va s’arranger. C’est vrai, Varoufakis parle beaucoup, il n’a pas la langue de bois, il est libre et a nos jours la vérité ne paie pas. Il est populaire, normal: qui préférera écouter une interview de Sapin au lieu de Varoufakis?

    Je vous écris maintenant quelques informations sur la situation politique grecque

    Apres la capitulation de Tsipras (capitulation ou coup déjà préparé??) et sans entre dans de détails (imposable de traduire ; l’actualite change tout les 2 heures) c’est qui se passe montre que tout était déjà préparé.
    -Varoufakis démissionne après une victoire de 62%
    -Le pre-accord( l’accord finale va être signé le Lundi 17/8, malin , une semaine plus tard et il avait 200.00 personnes dehors du parlement …) est rejeté par un 40aine des députés, les 32 de la plateforme gauche de Lafazanis et quelques personnalités comme Zoi Kostantopoulou, Varoufakis, etc
    Etant donné que pratiquement Bruxelles a réussi le gouvernement « d’union nationale qui dit oui a tout » ( Pasok, Nd, Potami et la moitie de Syriza) les obstacles étaient Lafazanis et Varoufakis ( surtout Lafazanis qui contrôle la Comite Central du parti).Parce que c’est ridicule de passer de lois qui sont votés par l’opposition et rejetés par la majorité du gouvernement ! Et Tsipras qui pense qui va devenir le P.M. des années à venir, même s’il menace avec des élections (cad , les députés qui ne sont pas d’accord avec sa nouvelle ligne ne vont pas être aux listes , ni au parlement), il sait (sauf si il est plus con que…) qu’ en Octobre avec les mesures d’austérité qui commencent déjà a se faire sentir, il risque de passer par 37% a 25% et avoir A. Dorée comme opposition.
    -Alors la presse (Kathimerini/SkaiTV ?SKAI FM=il s’agit du même group d’un armateur) qui l’accusait qui n’avait pas de plan B , l’accuse maintenant parce qu’il avait pensé à un plan b qui pouvait conduire à la drachme. Après 2 plaintes pour trahison (!!) par des personnes politiquement inexistants, (voire son plan : https://soundcloud.com/efsyn-gr/varoufakis-plan-b. mais il s ‘agit d’une longue interview en anglais) aujourd’hui la Secrétaire générale de dépenses …(qui était un vrai problème pour lui parce que elle avait eu ce poste par la Troika , impossible de la virer, ) a porté plainte contre lui( son poste le doit a Jünger , elle avait collaborer aux magouilles de Luxemburg à l’époque de Juncker !! Elle s’appel Katerina Savaidou. Varoufakis, même s’il était ministre n’avait pas le droit au données qu’elle avait accès, parce qu’elle dépendait de la Troika!(Ce n’est pas une blague). Alors Varoufakis a fait appel à des amis pour hacker ces donnés : original et génial ; vu que comme ministre avait moins des informations qu’une secrétaire embauché par la Troika ! ( A prend avec méfiance l’article de cette journal, ses positions sont plus pro allemands que celles de Bild)
    http://www.ekathimerini.com/199945/article/ekathimerini/news/varoufakis-claims-had-approval-to-plan-parallel-banking-system , ou il parle d’une idée de Varoufakis d’un possible plan B si la BCE provoquait la fermeture de banques grecques. Les « journalistes » ont pris quelques phrases de Varoufakis d’un interview qui a duré beaucoup plus. : En lisant de dizaines de articles accusant Varoufakis de la crise en Grèce –qui a commencé le 2009 et lui était ministre 5 mois le 2015- sans être économiste , j‘ai compris qu’il avait comme idée la création d’un deuxième parallèle système bancaire virtuel pendant la fermeture des banques.
    -Le journal To Vima , pour la 2eme dimanche , raconte des histoires ridicules : Lafazanis avait proposé de réquisitionner la BdGrèce (elle a environ 25 milliards ! mais Bruxelles considère comme argent qui ne faut pas toucher), imprimer d’argent- la Grèce imprime les billets de 10e- et si le directeur de BdG résiste de l’arrêter légalement . Mais tout ca c’était que une pensée, une probabilité si les banques ferment par la BCE. Et évidement le scenario pour anéantir Lafazanis mélange réunions secrètes avec Poutine, oligarches,milliardaires et agents secrets qui allaient acheter 11 chaines de TV , demande par la Russie de 10miliards etc. dignes du cinéma à la Hollywood!
    Zoi Konstantopolou est en train de partir par Tsipras..Pas facile, elle est la présidente du Parlement.
    Alors tout ce monde qui avait disparu le 5/7 après le 63% revient en force avec meilleur allié …Tsipras !!!!!!!!! L’expression « lobby de la drachme » est devenue le no 1 info de la TV grecque qui se présente comme : les ennemis de la Grèce
    C’est clair : pour qu’elle gouverne la pensée unique, il faut discréditer ceux qui peuvent la contester (Lafazanis, Varoufakis, Konstantopoulou) ! Berlin et Bruxelles ont gagné pour le moment mais comment ils vont affronter dans un proche futur A. Dorée qui a changé de stratégie : son chef a eu profil bas au parlement (A. Dorée passe au tribunal spécial comme organisation criminelle alors vaut mieux avoir de bons relations avec le pouvoir) mais « un fois nazi, toujours nazi » , le 7% qui obtient est le vote de l’extrême droite en Grèce historiquement mais le 90% de jeunes qui ont vote NON au referendum , ou pensez vous qui vont deposer leur bulletin de vote ? Surtout qu’A. Dorée est le seul parti politique à pouvoir profiter de votes de protestation. Je DETESTE A. Dorée, mais même moi j’avoue que quand Kasidiaris (no 2 du parti) qui provient de forces spéciales de l’armée déclare « je vous promets une chose, même si je vais en prison. Si on est au eurogroup et si Sapin, Schauble, Dijsselbloem etc, osent à dire quelque chose pas respectueux de la Grèce, je l’écrase : il me faut 2-4 minutes d’envoyer a l’hôpital tous les fiottes du Eurogroup » Je fais pas de la propagande pour ce nazi. Mais je rigole quand j’entends à la télé Panagiotaros ( un vrai cochon, un voyou, un potentiel tueur de 100 kilos de muscles) dire « la race arien n’a rien a faire avec l’Allemagne après 1944, l’armée rouge quand il a rentré à Berlin , les soldats russes ont fait la fête avec les allemandes, alors le ADN allemand est devenu slave »…
    Ils aident le monstre à se renforcer, ils vont payer le prix (malheureusement nous aussi)
    Lafazanis et la plateforme gauche ont fait leur rassemblement(officiellement pour fêter le 5 ans de leur site http://www.iskra.gr) Lundi mais vu la chaleur il était impossible dans une grande place d’Athènes, alors il a été réduit à un stade de Basket. Mais j’avoue que quand Lafazanis a commencé avec « notre site s’appel iskra.gr. Iskra est l’étincelle, Iskra était l’étincelle avec la quelle Lénine a fait la révolution de 1917 ». Et quand Glezos a salué (93 ans, déçu par Tsipras, l’héros de la résistance que De Gaulle le 1946 lui avait sauvé la vie et il a passé de dizaines d’années en prison, il a « disparu » par les medias après la signature de l’accord… ) cette réunion, c’était la folie :il a dit “ le 3eme mémorandum est pire que les 2 autres. Le 3eme mémorandum a été conçu par le gouvernement et il s’est interrogé « qu’est ce qu’il a de commun entre le gouvernement ( cad Tsipras )avec Syriza » pour répondre : Rien !)
    Et pour la première fois Lafazanis à parler clairement pour un retour à la drachme.
    Je termine ce topo sur la situation en Grèce avec une vraie anecdote :
    Hier soir je suis allé acheter 2 souvlaki (brochettes de poulet ou de porc) avec 1 portion de frites. Et au moment que je prenais ma commande, le patron me dit :vaut mieux que tu mets du sel chez toi, on ne mets pas : ca m’étonne et je lui demande pourquoi , la réponse est à l’image du chaos grec que la troïka a imposé : « la TVA est 13% pour la bouffe à importer mais seulement si la viande est sans ajouts et pas traité, si je mets du sel , la TVA est 23%, tu veux payer 10% de plus ? ».
    Ils sont de génies les fonctionnaires de la Troika…..

    PS : j’envoie des infos de la Grèce mais étant donné que les événements changent tous les2- 3 heures, j’avoue négliger pas mal de choses et mon information ne porte pas sur l’aspect sociale.


    • Greco Le 28 juillet 2015 à 04h58
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      Libe repete les acusations contre Varoufakis (tous les infos au journaux proviennent d’une seule source: Kathimerini…):http://www.liberation.fr/monde/2015/07/27/comment-yanis-varoufakis-a-tente-de-mettre-en-place-un-systeme-bancaire-parallele-en-grece_1354580

      Un extrait:
      “Varoufákis a donc autorisé un de ses proches amis, spécialiste en technologies de l’université de Columbia, à «hacker le système informatique de [son] propre ministère afin de pouvoir copier le code du site des impôts sur un ordinateur dans son bureau». Mais ce geste pourrait lui valoir des poursuites pour «trahison”
      Que de betises: ce qui selon Kathimerini voulait faire Varoufakis est si facile: le AFM (Registre de Numero Fiscal): Mais on est oblifé de le donner partout: a un simple control de police, pour s’insrire comme chomeur, a l’hopital..Et pourquoi le ministre d’economie n’avait pas acces et la troika avait?
      Quel donné personnel? Il avait pas besoin de hacker le systeme! Je sens que leur propagande va jouer pou Syriza. Comment on peut croire de choses si idiots? Trahisson ! pour rester à l;eur euro ils sont prets a tout. Comme en Ucraine…


      • Lamonette Le 28 juillet 2015 à 08h10
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        Cher Greco,

        Merci pour ces infos.

        Je suis profondément désolée car je comprends votre désarroi.

        En ce qui me concerne, une entité conseillée par Monsieur PIGASSE, ne voulant pas sortir de l’euro et le disant en plus, étudiant son plan b à la petite semaine sur la base du bitcoin , dont l’ex ministre crache dans la soupe immédiatement après son éviction tout en jouant faussement la carte de la solidarité, je n’y peux rien, cela me file des boutons.

        Je partage votre opinion, si la rumeur des élections en septembre n’en est pas une, Aube Dorée a toutes ses chances
        C’était bien huilé dès le départ, et je m’incline de nouveau: vous contestez l’euro, vous aurez les nazis.

        En revanche, je n’arrive pas à trouver ce que fait ANEL en ce moment.
        La seule chose que je sache , c’est qu’ils se sont opposés vent debout à l’augmentation de la TVA pour les îles.

        Se sont ils retirés de la coalition?

        Notez qu’ il est vrai que TSIPRAS n’a vraiment plus besoin d’eux pour “gouverner”.

        Merci par avance.


        • Greco Le 28 juillet 2015 à 10h35
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          Merci pour votre soutien et pardonnez moi de fautes de grammaire,.othographe etc

          ANEL sentent qu’ils ne vont pas entrer de nouveau au parlement et ils jouent la carte de l’unité nationale. Les taxes pour les iles sont vite oublie…
          Ne crachez sur Varoufakis: La secrétaire générale de impôts a lancé une enquête interne sur le hacking supposé de Varoufakis et sur tentative de voler de donnés personnels. Katerina Savaidou est employé du ministère d’économie, cad subordonné à Varoufakis, mais le 2014 le gouvernement de ND/PASOK a accepté de la nommer à ce poste sous la pression de la Troika. Et pratiquement il s’agit d’une employé de la Troïka payé par l’Etat grec. Vous trouvez normal que p.ex.: Sapin n’a pas accès aux donnés de son ministère parce qu’une secrétaire, imposé par l’Allemagne ne lui donne aucune aide parce que son patron est Merkel?/?? Grosso modo Varoufakis savait que demander à elle de faire son boulot , il fallait faire une demande à la Troika !!!!!!!
          De plus, les 2 plaintes contre Varoufakis ont été acceptées par Areios Pagos (la plus haute juridiction en Grèce! Mais étant donné que Varoufakis est protégé par l’immunité parlementaire, le dossier a été envoyé au parlement qui va examiner le dossier et voter sur l’envoi de Varoufakis au Tribunal Spécial pour trahison! Par contre, il a accepté les plaintes en ce qui concerne les personnes qui ne sont pas députés ; cad ses collaborataires.
          Varoufakis est un traitre? Même si on accepte des fautes qu’il a commis (celui qui ne fait rien, il ne fait pas de fautes-expression grecque) ils vont le juger comme traitre? Même les colonels de 67-74 n’avaient pas de telles accusations…
          C’est absurde, c’est incroyable mais c’arrange toute les eurolâtres : tout est la faute a Varoufakis, alors Tsipras est un bon garçon, souriant, qui a fait des mauvaises fréquentations. Mais il a le privilège de pouvoir dire :je porte sur moi la haine de creanciers. Combien de ministres d’économie peuvent dire une telle phrase ?
          Et si Varoufakis faisait un nouveau part politique ???
          (un vice ministre de l’économie Mardas, qui travaillait toute sa vie dans les institutions européennes, hier, après avoir accusé Varoufakis, il a annoncé que le ministère de l’économie, commence une très grande campagne contre la drachme….Il a quelque chose qui est contradictoire : je lis partout que nous sommes à 80% pour l’euro et contre la drachme. Si était vrai, quel besoin de faire la propagande de la drachme ??? Petit détail : Mardas , 2 semaines avant les élections de Janvier ou il était clair que Syriza gagnera ; a envoyé 200.000 euros à un comte à l’étranger ! Cad il ne croyait pas du tout a la politique de Syriza , mais un ministre est tres bien payé.


          • anne jordan Le 28 juillet 2015 à 16h40
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            merci mille mercis , @greco , pour ces lignes brûlantes ! ( peu importent les quelques fautes , tout est clair , en vous lisant ! )
            je me permets de diffuser encore plus largement que d’ordinaire auprès de tous ceux qui suivent la” crise grecque ” autour de moi..
            je profite pour rappeler cette info :

            http://www.israpresse.net/cooperation-militaire-israel-conclut-un-accord-avec-la-grece/

            qui n’est pas anodine et qui laisse beaucoup de points en suspens..
            ( future répression policière dans les rues des villes grecques , grâce au ” savoir – faire ” israélien ??? )


      • Georges Clounaud Le 28 juillet 2015 à 09h16
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        Comme le disait Roosevelt, « en politique rien n’arrive par hasard ». Il est évident que les médias mainstream vont s’évertuer à totalement discréditer Varoufakis afin de démontrer qu’il n’y avait pas d’autres alternatives aux décisions prises par l’Allemagne, heu… l’Europe pour « solutionner » la crise grecque.
        La façon dont Libération traite l’information est d’ailleurs significative :

        http://www.liberation.fr/monde/2015/07/27/grece-varoufakis-cree-la-controverse-avec-des-revelations-sur-son-plan-b_1354640

        Le titre, « Le plan B aux allures de polar de l’iconoclaste Varoufakis » acompagnée d’une photo de Varoufakis casqué ne contribue pas d’emblée à rendre sa démarche crédible.

        Idem pour le Figaro.

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/27/20002-20150727ARTFIG00194-comment-varoufakis-preparait-secretement-un-retour-a-la-drachme.php

        Le titre, « Comment Varoufakis préparait secrètement un retour à la drachme » et la photo, un Varoufakis tout en noir avec un regard d’une égale noirceur contribue largement à le faire passer pour un ignoble comploteur.

        A ce niveau là, on ne peut même plus parler de grosses ficelles mais de cordes d’amarrage !


        • hctaib Le 28 juillet 2015 à 14h39
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          Personnellement je n’en peux plus de cette dissonance entre les témoignages direct d’acteurs politiques ou économiques et ce qui en est représenté dans les médias.

          Les rares fois où j’allume la radio ou que je vois une nouvelle, j’entends des choses soit à demi-fausses soit qui ne représente pas la réalité. Ici au Québec c’est encore pire que quand j’étais en France de part des médias plus léger et allant dans encore plus de sensationnalisme.

          Plusieurs sujets m’ont souvent titillé mais hier, entendre Varoufakis se faire traiter de terroriste, d’apprentis sorciers, d’escroc etc, m’a fait bouillir.

          Ces mêmes médias qui s’offusquent de tout, mais ne prennent responsabilité de rien, étaient ils là quand il disait ce qui se passait en coulisse ? Que les plénipotentiaires européens ne regarde pas la réalité en face lorsqu’il parlait de choses économiques ? Que face à l’abject la seule réponse possible est celle que l’on bâtit dans son coin ?

          Étaient-il là pour détailler la réalité du terrain ? Pour expliquer de quoi était composé le plan de l’accord ? Étaient-ils encore là quand il s’agissait d’expliquer que tout ce foin n’était la que pour faire rouler pendant 3 mois de plus une dette qui ne pourra être remboursée ?

          Et cela me désole alors quand je vois les commentaires de gens-bien-comme-il-faut qui conspuent sous les article, de là Varoufakis, de ci le peuple Grec, pensant etre bien informé et à l’avis critique mais n’étant qu’un ventilateur à brasser le vide médiatique…


    • Pierre Bacara Le 28 juillet 2015 à 14h59
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      Aube dorée et les Grecs

      «Je vous promets une chose, même si je vais en prison. Si on est à l’Eurogroupe et si Sapin, Schauble, Dijsselbloem etc, osent dire quelque chose de pas respectueux de la Grèce, je l’écrase : il me faut 2-4 minutes pourenvoyer a l’hôpital tous les fiottes du Eurogroup » (dixit M. Kasidiaris, caïd d’Aube dorée, cité ici par Greco).

      Je ne puis prétendre connaître la Grèce puisque je n’y suis allé travailler que deux fois. Pourtant, à ces occasions, j’ai eu la chance de pouvoir appréhender le niveau intellectuel moyen des Grecs. Je puis témoigner que, de retour en France et au contact de mes compatriotes, le souvenir de cette découverte m’a laissé profondément songeur.

      Par conséquent, il me semble – je peux me tromper – qu’il pourrait être ardu pour Aube dorée de faire converger des postures telles que celle citée ici par Greco, avec le “style” grec de pensée, d’expression et d’appréhension du réel.

      La troïka et l’économie

      «La TVA est 13% pour la bouffe à emporter mais seulement si la viande est sans ajouts et pas traitée ; si je mets du sel , la TVA est de 23%. Tu veux payer 10% de plus ? ».
      Ils sont des génies les fonctionnaires de la Troika…

      Cela me rappelle irrésistiblement une blague de l’époque soviétique que je me fais un petit plaisir de partager ici :

      Le roi du Swaziland a cent épouses. L’une d’elles a le SIDA.
      Laquelle ? On cherche.
      Le président des Etats-Unis a cent conseillers politiques. L’un d’eux est un agent du KGB.
      Lequel ? On cherche.
      Le Premier secrétaire du Comité central du parti communiste d’Union soviétique a cent conseillers en économie. L’un d’eux s’y connaît un petit peu en économie.
      Lequel ? On cherche.
      “.

      Sous l’angle de vue de cette boutade, l’anecdote narrée par Greco me laisse, là encore, songeur…

      Au passage, merci Greco pources précieux témoignages in situ, qui nous manquent cruellement en France.


  3. Pic et Puce Le 28 juillet 2015 à 02h47
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    C’est tout de même dingue d’appeler une arnaque… ” sauvetage “…. Nous nageons en pleine mafia story…


  4. Philae Le 28 juillet 2015 à 06h32
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    « Le projet de l’UE vient d’être victime d’une catastrophe majeure » nous dit Varoufakis. Ce qui est une grave erreur d’analyse. Ce sont les traités eux-mêmes qui sont une catastrophe majeure. En effet, l’Allemagne dirige l’UE de deux manières :
    1/ structurellement : La souveraineté de l’Allemagne est reconnue dans les traités. Chaque décision de l’UE doit être approuvée par le Bundestag. Ainsi, ce qui est bon pour l’UE doit être bon pour l’Allemagne. Toute décision de l’UE mauvaise pour l’Allemagne est rejetée par le Bundestag qui est le parlement Allemand chargé de défendre les intérêts des seuls Allemands. L’UE est donc sous le régime d’un Empire de type URSS du temps de Brejnev où la Russie disposait d’une pleine souveraineté et les autres pays d’une souveraineté limitée.
    2/ Economiquement : L’Allemagne réalise des économies colossales sur le coût de la dette souveraine du fait de la divergence des taux d’intérêt entre la zone Euro relativement à un taux fixe (193 Md€ d’économies depuis 2008). Du fait de l’Euro, l’Allemagne bénéficie d’excédents budgétaires de 150 Md€. Les pays dominés ne pouvant plus dévaluer leur monnaie sont contraints par le pays dominant à se soumettre à une austérité sans fin.
    Le Bundestag refuse une union de transfert. Par exemple, les Allemands de l’Ouest avaient accepté de payer 1000 Md€ pour les Allemands de l’Est lors de la réunification car c’était un même peuple. Le Bundestag refuse que les Allemands paient pour les pays dominés car le fond du problème est qu’il n’y a pas peuple Européen. Donc il ne peut pas y avoir de démocratie en Europe dans la mesure où l’austérité doit être acceptée par les peuples dominés qui ont perdu leur souveraineté au profit exclusif de l’Allemagne.
    Cependant, l’UERSS a un point faible considérable. Elle ne dispose pas d’armée. Si un pays se révolte en votant démocratiquement contre l’austérité, l’UERSS ne peut pas changer le gouvernement en envoyant les chars. Ainsi, du fait de la tentative de coup d’Etat financier de la BCE indépendante sur la Grèce, la Grèce perdu une partie non quantifiée de son industrie (on parle de 10 points de PIB). Si la Grèce reste dans la zone Euro, les sommes à payer par les pays membres sera considérable, bien au-delà des 80 Md€ annoncés. Le chancelier Allemand devra convaincre le Bundestag que la vente du patrimoine de la Grèce pourra compenser le plan d’aides afin de sauver l’Euro, monnaie de l’Allemagne dominante.
    L’erreur monumentale de Varoufakis a été de croire un seul instant que l’UERSS est une construction démocratique et qu’elle devrait se comporter comme telle. Tsipras est un Gorbatchev qui voulait changer l’Empire de l’intérieur. L’ennui est que Gorbatchev était issu du peuple dominant et non d’un des peuples soumis. La Grèce pourrait crever de cette erreur d’analyse dans l’indifférence générale car Tsipras le Grec ne fera pas imploser l’UERSS comme Gorbi le Russe a pu le faire pour l’URSS. La seule solution maintenant serait que la Grèce prépare en cachette un Grexit inattendu, mais pour cela il faudrait un de Gaulle Grec qui profiterait par surprise de la seule faiblesse actuelle de l’UERSS, à savoir une absence d’armée.
    Le pire est à craindre. L’Empire peut apprendre de la crise Grecque. En effet plus d’Europe, avec les chars et les armées des peuples dominés au service de l’Allemagne dominante, serait bien entendu la catastrophe majeure. Hélas, la France est tellement affaiblie que l’Allemagne est en mesure de le monnayer… et nul ne doute que ça passerait au Bundestag du fait des économies à réaliser lorsque les pays dominés votent mal.


    • Perekop Le 28 juillet 2015 à 10h34
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      Vous oubliez l’Otan ! Au point de grand n’importe quoi juridique (les bases du Droit international sur lesquelles notre Occident était péniblement parvenu à se mettre d’accord après tant de guerres) auquel on en est arrrivé, je vois très bien l’Otan débarquant pour défendre les “intérêts” de l’UE, pas de l’Europe ni des Européens, bien entendu, mais de cette “Europe” qui doit absolument signer le f… Tafta.
      Absurde, grotesque ? Bien entendu, mais ne vous en faites pas, ils trouveront un vague cache-sexe emberlificoté pour légaliser leur intervention. Depuis le Kosovo et l’Ukraine, tout est possible.


      • Philae Le 28 juillet 2015 à 12h12
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        Exact pour l’OTAN. Je pensais à plus d’Europe. C’est à dire l’Europe politique et l’Europe de la défense en surcouche de ce que nous avons. Ce serait dramatique. Comme le dit Schauble : “on ne peut pas changer les traités à chaque fois qu’il y a un peuple qui vote”.


        • Morales Le 28 juillet 2015 à 15h12
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          Et Euro-gen-for, le gendarme de l’UE,

          DONT TOUS LES ACTES et DECISIONS, sont AU-DESSUS DES LOIS NATIONALES ET PROCURENT UNE IMMUNITE TOTALE AUX ACTEURS, qui en parle ?


          • Philae Le 28 juillet 2015 à 21h20
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            Excellent. Merci. Je ne connaissais pas. J’ai regardé dans Wikipedia: EuroGenFor = Force de Gendarmerie Européene qui opère hors UE comme en Afganistan dit Wikipedia. = la Garde civile espagnole, la Gendarmerie française, les Carabiniers italiens, la Maréchaussée royale néerlandaise, la Garde nationale républicaine portugaise, la Gendarmerie roumaine et la Gendarmerie militaire polonaise. EuroGenFor ne présage rien de bon. En effet si la Grèce fait des siennes, sort de l’Euro du jour au lendemain et demande l’aide financière à la Russie, cette force pourrait-elle devenir opérationnelle très rapidement pour mater la Grèce devenue pays ennemi? C’est une vraie question.


            • aleksandar Le 28 juillet 2015 à 23h35
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              Vaiment, avec 800 personnels on va mater la Grece entiere ?
              Faut cesser de se faire des films.
              Et les membres de cette force n’ont aucune immunité de quelque nature que ce soit puisqu’ils restent soumis aux regles de droit de leurs etats d’origine, ce n’est pas un organe de l’Union Européenne


            • Philae Le 29 juillet 2015 à 12h04
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              @aleksandar,
              … et vous auriez pu ajouter que la BCE est une banque Centrale indépendante donc incapable d’un coup d’état financier en Grèce. Vous ne pouvez pas savoir comme vous me rassurez.


  5. ricard'eau Le 28 juillet 2015 à 06h55
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    Varoufakis dérange beaucoup de gens visiblement, on commence à voir des attaques contre et tentatives de discrédit surlui dans la press


    • Téji Le 28 juillet 2015 à 07h11
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      je ne serais pas étonné que Varoufakis prenne un jour la place de Tsipras… pour autant que le 1er n’ait pas été torpillé avant !


      • Inox Le 28 juillet 2015 à 13h45
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        Que les eurolâtres aient lancé l’opération “Varoufakis aux oubliettes” n’est pas très surprenant.

        Par contre, il sera intéressant de voir l’évolution de l’opinion publique sur ce sujet. Ça sera déterminant pour son avenir. Il n’y a plus qu’a espérer que la population ne prêtera pas l’oreille à ceux qui leur diront “Mangez-le si vous voulez”.

        Personnellement, je m’attends à tout.


  6. reneegate Le 28 juillet 2015 à 07h15
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    “disparaitre dans la nuit” n’est ce pas ce fameux “storytelling” qui “revient au galop, vainqueur à chaque fois”?
    Varouflakis a bien raison de parler de “panache” et Tsipras, le bon élève de la politique, a fait l’impasse sur le chapitre : démocratie et politique générale (sans jeu de mots). Du panache et de la conviction. Si 60% des voix ne suffisent pas à lui donner un sentiment de victoire, c’est qu’il n’attache aucune valeur au soutien populaire qu’il a reçu.
    La démocratie il faut s’en servir. Par contre pour cela il faut un sacré panache, car les précédents font froid dans le dos : Chavez, Sankara, Gbagbo, ……. Tsipras n’aurait il pas (tout simplement ) eu peur?


    • Crapaud Rouge Le 28 juillet 2015 à 12h16
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      Tsipras n’aurait il pas (tout simplement ) eu peur?” : c’est fort possible, l’hypothèse n’est pas à exclure. Il faudrait savoir tout ce qu’ils ont pu lui raconter entre 4 murs…


  7. BEYER Michel Le 28 juillet 2015 à 09h25
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    Analyse de Stathis Kouvélakis

    http://www.revue-ballast.fr/stathis-kouvelakis/


    • anne jordan Le 28 juillet 2015 à 17h26
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      je me permets d’extraire de l’excellent article cité par @beyer michel :

      ” Le jour du grand rassemblement du vendredi [3 juillet], une foule immense s’était rassemblée dans le centre-ville d’Athènes. Tsipras est allé à pied de la résidence du Premier ministre à la place Syntagma, séparées par quelques centaines de mètres. C’est une scène de type latino-américaine qui s’est produite : une foule enthousiaste s’est formée derrière lui et l’a conduit en triomphateur jusqu’à la marée humaine de la place du Parlement. Quelle a été la réaction de Tsipras ? Il a pris peur et a abrégé les trois quarts du discours qu’il avait préparé.”

      n’en déplaise à Mélenchon ( et à beaucoup de bobos – béats – tiersmondistes -) les peuples ne fonctionnent pas sur le même modèle , même quand leur misère est identique .
      Les Grecs ont une autre histoire que les peuples bolivariens , les Allemands d’ autres obsessions que les Français , etc … ce qui ne veut pas dire que le nationalisme est al solution , non et non !


  8. millesime Le 28 juillet 2015 à 11h50
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    les efforts des maîtres du “monde d’avant” pour garder la main sont générés par des puissances de plus en plus isolées, mais aussi de plus en plus agressives, (au nombre desquelles on trouve surtout l’appareil militaire US) mais pas seulement, il y a aussi les mondialistes du Bilderberg etc..
    Le défaut de paiement de la Grèce n’est pas exclu. (serait-ce un cataclysme ou une opportunité ?).
    Les européens sont-ils sur le point d’organiser dans les mois à venir le défaut grec, un défaut “voulu, organisé, concerté” entre européens? cela afin d’éliminer le FMI (sous la coupe de Washington)
    Varoufakis l’a souligné très clairement, une solution existe par les biais de MES, qui permettrait de mettre en évidence la “solidarité européenne.
    Nos leaders politiques européens en auront-il la volonté et le courage ???


  9. Léa Le 28 juillet 2015 à 12h28
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    Bonne analyse en effet, mais Kouvelakis, comme d’autres s’était laissé embarquer par ceux qui voulaient rester dans l’ Euro.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/stathis-kouvelakis-syriza-ne-voulons-sortir-ni-ue-ni-euro-atlantico-business-1973415.html.

    Podemos on peut oublier. Iglesias est contesté dans son mouvement : trop centralisateur. Podemos a gagné deux mairies, grâce à des mouvements citoyens. Et le PC espagnol qui avait regardé partir le train est en train d’essayer de monter en marche.


  10. Pampita Le 28 juillet 2015 à 13h13
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  11. Charlie Bermude Le 28 juillet 2015 à 13h18
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    Opposition Tsipras/Varoufakis . Tsipras déclare que V n’est pas un politique , tel qu’il le conçoit . C’est à dire un raisonnable qui calcule à court terme , ses chances de réussir , un médiocre quoi .
    Nous ne sommes plus gouvernés que part des médiocres , le mieux qu’on puisse espérer c’est qu’il ne soit pas en plus corrompus . V…( comme victoire peut étre ) se révéle au contraire un monstre politique , mais pas du tout dans le méme sens , on voit poindre là un tout autre genre , dont Poutine a peut étre été un premier exemplaire , opportuniste , oui , mais avec la touche infime supplémentaire qui prépare l’avenir . ( au moins à moyen terme ) .
    Traité de Versailles , il travaille l’opinion Allemande .


    • Philae Le 28 juillet 2015 à 14h53
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      En effet. Beaucoup d’Historiens pensent que la guerre de 39/45 était une continuation de la guerre de 14/18 à cause du mauvais traité de Versailles. J’espère que l’UERSS n’est pas la continuation Historique de la guerre de 39/45 à cause de la défaite de la France et de la victoire des Allemands. Le mauvais traité serait que la France ne s’est pas libérée elle-même, d’où une élite composée principalement de collaborateurs qui sont soumis “psychologiquement et moralement” à l’Allemagne.


      • Charlie Bermude Le 28 juillet 2015 à 18h28
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        Y a quelque chose quand méme comme une continuation . Savoir que l’Allemagne a perdu contre la Russie , alors qu’on souhaitait qu’elle gagne . On refait donc le jeu autrement .
        Au fin du fin , au bout de l’analyse . En 14/18 c’est rejoué , coté Français , ce qui s’était joué en 1870 . La ‘France’ a vendu sa défaite extérieure , contre une défaite intérieure : la Commune , plutot pour une victoire intérieure contre la Commune , multiples aspects de la question . Jusqu’en 1870 , la France intervenait sans cesse dans les affaires de l’Allemagne , dans un but opposé , le méme mais la symétrie de classe ( faut lacher le mot ) était inverse en Allemagne , le cauchemar de Luther et de la guerre de Trente ans en Allemagne fut le communisme paysan des anabaptistes . ( encore présent , semblant de rien : la propriété communale de la Terre est encore plus répandu en Allemagne et pire en Suisse qu’en France) . çà n’a rien à voir avec K Marx , pour détendre , c’est bien avant et plus profond lui méme n’a découvert la question comme il l’a dit qu’incidemment en tant qu’avocat au sujet des ‘vols’ de bois et du coup en a saisi la profondeur .
        Donc en 14/18 c’est rejoué la question , l’Allemagne n’étant pas vraiment ‘libérale’ . Et maintenant se rejoue la question encore plus à l’Est , en Russie , encore moins vraiment ‘libérale’ . Pour le triomphe définitif du ‘libéralisme’ , faudra aussi la Chine , c’est encore un plus gros morceau , malgré les apparences , parce que le taoisme reste le fond culturel , et que le ‘premier’ empire a été une révolution de paysans , sur le fond . De paysans , c’est tout le contraire d’un agriculteur . La terre est collective , elle appartient aux ancétres . çà c’est l’ame Chinoise , faut lui enlever son sang au Chinois pour que son ame le quitte .


        • Charlie Bermude Le 28 juillet 2015 à 18h39
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          La question de la propriété de la terre peut paraitre désuéte pour un esprit court .
          Voyons la question sous un autre angle , les pires ‘communistes ‘ de notre moment sont sans le savoir les écologistes . Pourquoi parce qu’incidemment ils postulent qu’il existe un espace commun , air , eau , terre peu importe , dont on ne peut abuser , se l’approprier privativement , à l’encontre du reste de la société . Tout est là a nouveau .
          Mais on peut transposer sur d’autres biens communs comme la monnaie . On revient à V .


  12. Guadet Le 28 juillet 2015 à 13h21
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    Les affabulations d’Hitler sur “l’abominable traité de Versailles” sont maintenant répétés dans toute l’Europe comme une vérité d’évangile. Si on compare à tous les traités de paix imposés aux vaincus dans n’importe quelle guerre, il n’a rien de particulièrement injuste ou humiliant.


  13. Tapaboufelos Le 28 juillet 2015 à 14h51
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    Concernant la secrétaire générale du trésor, Katerina Savaidou qui a tout juste déposé la plainte contre V et son équipe pour trahison, je vous mets le lien de l’article qui avait été publiée par Okeanews en novembre 2014 concernant sa nomination hautement problématique.
    C’est édifiant. Pourquoi n’ont-ils pas viré les gens comme ça dès leur arrivée au pouvoir ?

    http://www.okeanews.fr/20141111-luxleaks-en-grece-nouvelle-directrice-du-tresor-reine-loptimisation-fiscale-les-multinationales


  14. Denis Griesmar Le 28 juillet 2015 à 16h43
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    J’abonde dans ce sens. Le traité inique était celui de Francfort de 1871, qui arrachait l’Alsace-Lorraine à la France en dépit des voeux des habitants de ce territoire. Et la monstrueuse amende infligée à la France fut payée rubis sur l’ongle. Deux poids, deux mesures. Il faudrait instituer un péage en faveur de la France sur le canal de Kiel, et sur le Rhin à la frontière hollandaise.


  15. theuric Le 28 juillet 2015 à 19h54
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    Je le redis, le fait que le gouvernement U.S. et Monsieur Obama aient été contraint d’aider à faire pression sur Monsieur Tsipras pour qu’il obéisse aux ordres de l’eurogroupe et de l’Allemagne montre bien que ce fut une défaite des U.S.A..
    Sinon, pourquoi, bien auparavant, Monsieur Obama aurait-il supplié l’Union-Européenne de ne pas tant appauvrir la Grèce?
    Ce fut contraints et forcés qu’ils s’allièrent ainsi à des décisions européennes qui, de ce qu’il semble s’en dire dans les médiats anglo-saxons, sont économiquement catastrophiques.
    Mais pour Tonton Sam, le choix était entre la peste et le choléra, entre la ruine des grecs qui détruira petit à petit l’économie de l’Union-Européenne, puis celle des U.S.A. pour s’étendre enfin à celle du monde qui, déjà, montre de graves signes d’essoufflement ou sinon la scission de la Grèce d’avec l’euro, ce qui n’aurait pu se faire que par sa partition d’avec l’U.E. puisqu’il n’existe aucune disposition légale de quitter l’euro autre que de celle de se séparer de notre union.
    Nous pourrions ainsi nous demander si les bruits qui courent d’une sortie de la Grèce de l’Eurozone ne serait pas de ces petits rappels réguliers de l’eurogroupes envers nos amis étasuniens.
    Si cette supposition se révèle, avec le temps, exacte, cela voudrait dire que, dorénavant, la créature Union-Européenne a échappé à son créateur que sont les États-Unis-d’Amérique.
    Ce serait l’histoire de Frankenstein version géopolitique.
    Maintenant, il serait peut-être bon, en partant de ce présupposé, de réfléchir aux actions de chacun des acteurs.
    Il est vrai que ce ne sont que des suppositions mais si cela se révèle exact, alors les implications en seraient nombreuses et pour le moins insoupçonnées du fait de l’état d’esprit général régnant actuellement.


    • Philae Le 29 juillet 2015 à 16h25
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      Les faits sont là: le nombre de chômeurs au niveau mondial a augmenté globalement de 60 millions. Le monde s’est globalement appauvri avec la mondialisation. S’il n’y a plus de clients, il n’y a plus d’économie planétaire pour personne, y compris pour les multinationales. Les US doivent prendre en compte ce fait, d’où l’audience de Piketti aux US. En effet, les US pourraient constater l’échec de l’UE et de l’Euro. D’autre part les Allemands pourraient s’accrocher au leadership étant donné les avantages de dominer l’UE par la contrainte de l’austérité.
      Nos élites Françaises sont des malades mentaux, des défaitistes. Cette UE est la continuation de 14/18 et de 39/45. Soyons honnêtes, nous étions du côté des perdants. Si Hitler n’avait pas attaqué la Russie qui ont eu 20 millions de morts, les Américains ne débarquaient pas car 80% des meilleures troupes Allemandes étaient sur le front Russe.
      Nos élites sont psychologiquement restés des collabos. Lorsque l’on discute avec un économiste Euro Gaga, il se réfère immédiatement au modèle Allemand qui a la même monnaie etc… vous pouvez leur dire que l’économie Allemande est basée sur les grosses PME qui ont l’exclusivité dans une fabrication de pointe et qu’une monnaie forte les avantagent, rien n’y fait. La supériorité de l’Allemagne sur la France est une fixation dont nos élites ne parviennent pas à se défaire. Aucun argument contraire ne porte. Impossible de faire admettre à nos élites que nous avons notre richesse propre, notre diversité, notre espace maritime, rien n’y fait. Il faut découper la France en Landers comme en Allemagne et produire comme eux. Il y a là une réelle maladie mentale de nos élites qui date de la défaite de 39/45. Ce n’est pas par hasard si celui qui a fait l’UE était décoré de la Francisque ce qui suppose de jurer fidélité à vie au Maréchal. Hollande est de toute évidence un défaitiste dans sa tête de façon maladive comme Sarko. De Gaulle a été une parenthèse mais n’oublions pas qu’il a été élu seulement grâce à la guerre d’Algérie en mentant aux pieds noirs sur l’Algérie Française. Il nous faudra peut-être une crise grave pour digérer la défaite de 39/45 et croire à nouveau à la grandeur de la France?


  16. Pierre Le 28 juillet 2015 à 23h08
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    L’idée est avancée par certaines réactions sur ce site que l’UE serait tombée dans le piège “américain” sur l’Ukraine pour orienter l’UE contre la Russie et vous avez abouti les sanctions. Vu de l’Est, j’en suis désolé, cela ne me paraît pas du tout valable. Lorsqu’on écoute vos médias par le web : on a vraiment l’impression que les Français sont sincères dans leurs propos “anti-Poutine” et “anti-Russie”. Les Français se permettent ce qu’en Slovaquie on ne fait que pour 1/4 seulement – on parle donc moins de “Putin”, les médias se contentent bien plus de descriptions -même si elles sont orientées. L’impression des propos me fait dire qu’il y a même sur le fond chez certains une méfiance ou un mépris de tout ce qui est à l’Est et/ou viendrait de l’Est slave. Votre pays a volontairement une politique “à la pointe anti-russe”, je ne crois que les Français parlent avec un fusil américain dans le dos. Vous -pas tous mais une forte majorité de Français bien sûr – êtes devenus pro-américains et dans l’OTAN c’est une réalité. Donc je ne crois pas que votre président Hollande a été piégé : il a choisi sciemment une variante anti-russe et de ne pas vendre les “Mistral” non ? Il se passe bien de se rendre assez souvent en Slovaquie, Tchéquie, Slovénie ou Serbie – le monde slave pour lui est totalement inconnu et il ne le connait pas. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il a montré un quelconque intérêt dans sa vie pour cette partie de l’Europe, quant à son voyage au Kazakhstan, il a prouvé son ignorance pour l’ancien monde soviétique (à part un dossier vite lu préparé par vos diplomates=. Bref, penser que la France ( et l’UE) a été piégée par les Etats-Unis pour être amenée à sanctionner la Russie, ne tient pas pour moi. D’où justement le fait que le prix en sera bien plus élevé. Paris n’a plus d’amis vraiment à l’Est…
    De même, certains Français pensent apparemment à une “victoire de l’U.E sur les USA” dans cette affaire grecque. Moi personnellement, je reste convaincu que les Amércains, effectivement sont intervenus, pour éviter “le pire” à la Grèce, mais cela reste une manoeuvre “temporaire” et je pense que, fondamentalement, les Américains attendent l’Allemagne “au tournant” (tant qu’elle est leur allié ça va mais si jamais elle va trop loin) … alors les banques angl-saxonnes se préparent aussi à la fin de l’Euro


    • theuric Le 29 juillet 2015 à 14h41
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      @Pierre,
      Je suis en bonne partie en accord avec vous, l’amour immodérée de nos élites, les petites comme les grandes, pour les mondes anglo-saxon, chinois et germanique fait oublier, à la France, ses alliés naturels que sont Roumanie, Serbie, Bulgarie, Grèce bien entendu et, surtout, la Russie.
      Mais en ces choses là, le temps et la géographie accomplissent toujours leurs œuvres, surtout lorsque de puissants soubresauts viennent perturber la bienpensance de l’époque.
      Les infinis faiblesses allemandes, qui nous sont jour après jour démontrées de part leurs intransigeances, les abyssaux déséquilibres des économies anglaises et étasuniennes et les terribles bulles spéculatives chinoises en train d’implosées obligeront le gouvernement français à une douloureuse mais nécessaire remise en question.
      Mais, et encore une fois je suis en accord avec vous, je soupçonne également le gouvernement U.S., ou pour le moins une de ses puissantes factions, de vouloir mettre fin à cette étrange expérience que fut l’Union-Européenne et l’euro, ne serait-ce que parce qu’elles ne servent plus désormais à grand chose et, même, représenterait dorénavant un grand danger.
      En géopolitique et géostratégie la nécessité fait loi et pour la Russie, les pays du sud-européen et l’Angleterre, la Méditerranée leur est d’une importance cruciale.
      Une entente, pourquoi pas cordiale, parle-t-on des évidences (?), se fera sur cette base là, laissant le reste de l’Europe à ses petites manies historiques.
      Certes, du temps sera nécessaire pour que les petites contrariétés s’évanouissent: que la Grande-Bretagne, par exemple, perde son habitude de vouloir garder le contrôle de l’Europe en jouant les troubles-fête et agisse à égalité avec ses partenaires ne se fera pas en un jour.
      Mais pour le reste, nécessité fera loi, chacun ayant un besoin vital des autres pour les raison invoquées plus haut et pour d’autres, beaucoup d’autre.
      Mais, et vous avez encore une fois raison, les immenses faiblesses politique de tous les gouvernements européens et, là, sud-européens, celui des grecs nous en ayant démontré le substrat, tout comme les gesticulations de tous en Ukraine, nous montre qu’il faudra qu’il y ait un choc d’une fantastique puissance pour que ceux-ci commencent à songer à une mutation de leurs visions du monde, surtout celui porté envers notre grand nord-est.
      Pour l’instant ceux-ci ne font que de l’économie ou, pire, de la comptabilité, et de politique ne mènent que des coups bas envers l’une des nations les plus faible de l’U.E., du dérisoire, en quelque sorte, quand, dans le même temps, Monsieur Poutine, lui, fait de la politique, du sérieux, en quelque sorte.


  17. aleksandar Le 28 juillet 2015 à 23h43
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    Et vous votre bonnet d’ane……….Jeter l’opprobe sur tout un peuple…….
    Ah mais bien sur…..il fallait du sang…….tant que c’est celui des autres, ca fait un bon slogan.
    Comme disait le chanteur Renaud que je n’aime pas particulierement: ” Y avait pas beaucoup de Jean Moulin,” sauf au comptoir des bistrots ( remplacés aujourd’hui par les forums ) et beaucoup a partir de Mai 1945……..
    Petite information: la crise grecque n’est pas finie.


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