Excellent article du Canard

Des échanges de mails révèlent comment l’industrie chimique a torpillé l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Un récit perturbant…

Ce n’est plus du lobbying, c’est de l’art… A Bruxelles, l’industrie chi­mique a réussi à saboter l’interdic­tion des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l’on retrouve par­tout, dans les plastiques, les tapis, les den­tifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d’être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

Avec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l’échéance d’au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en an­glais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuille­ton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, coauteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets…

Experts gavés

Février 2013. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, en anglais) s’apprête à publier un rapport étonnam­ment sympa pour l’industrie. A vous don­ner envie de déguster du perturbateur endocrinien au petit dej ! Pas si surprenant, en réalité : près de la moitié des 18 experts qui tiennent le stylo ont des liens d’intérêt étroits avec l’industrie, via des animations de colloques, des travaux de recherche ou des boulots de consultant, et les chèques qui vont avec. Manque de bol, au même moment, le 19 février exactement, le Programme des Nations unies pour l’en­vironnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publient leur propre rapport. Et leur conclusion dépote :

Les perturbateurs endocriniens constituent « une menace globale » sur la santé, « qui impose de trouver une solution ». C’est clair et tranché.

Avec leur avis tiédasse, les experts de l’Efsa ont l’air malin ! Et ils s’en rendent vite compte. Le 20 février, dans un courriel à ses confrères, l’un d’eux gémit : « Chers collègues, la vie est compliquée… Il est presque embarrassant de comparer notre version actuelle avec le rapport de l’OMS / PNUE. » Et de se lamenter, en dé­voilant toute leur cuisine, au passage : « Quand le rapport de l’OMS / PNUE sou­ligne certaines caractéristiques des pertur­bateurs endocriniens et les signale comme spécifiques, notre rapport, au contraire, les minimise (sic) ou évite de les mentionner (re-sic). »

L’humiliation ne s’arrête pas là :

Quand le rapport de l’OMS / PNUE par­vient à la conclusion que la méthode traditionnelle d’évaluation des risques des pro­duits chimiques est inadéquate [pour les perturbateurs endocriniens], nous arrivons à la conclusion exactement opposée. » Notre expert n’a plus qu’à se planquer sous la table : « Je suis heureux de ne pas avoir à être présent à la conférence de presse (…) pour défendre le rapport actuel (…), sachant que l’auditoire aura lu le rapport de l’OMS. Un vrai cauchemar !» Seule solution, sou­pire ce grand déprimé : « refaire notre rap­port ou, au moins, le modifier de manière significative… » Scientifiquement, bien sûr. Pif, paf, pouf, à quoi ça tient, la santé de 500 millions d’Européens…

Du rapport ou du cochon ?

A peine moins effondré, son collègue Ber­nard Bottex, qui supervise le travail du groupe, répond, en opinant du chef : « Les (…) conclusions actuelles où nous expliquons que les perturbateurs endocriniens peuvent être traités comme la plupart des autres substances chimiques (…) nous isolent du reste du monde et pourraient être difficiles à défendre, étant donné les incertitudes [et] le manque de données et de méthodes que nous avons identifiées. » Bref, on a fait un travail de cochon, et ça va se remarquer ! Il n’y a plus qu’à relancer la foire aux idées : « Toute suggestion de reformulation (…) sera bienvenue. » Ce détricotage de der­nière minute était sans doute trop com­pliqué : la conclusion du rapport n’a fina­lement pas bougé d’un iota…

Le ridicule ne tue pas. Avec l’aide de ses « experts », l’industrie repart au combat. Pour elle, il est vital de gagner du temps : le règlement européen sur les pesticides prévoit d’établir une nomenclature des perturbateurs endocriniens avant dé­cembre 2013. Une étape en forme de cou­peret : sitôt inscrits sur la liste, plusieurs pesticides, suivis d’un tas d’autres pro­duits, seront interdits. Pour les lobbies, il y a le feu au lac : un premier rapport de travail, peu favorable à leurs intérêts, a déjà été remis à la Commission euro­péenne. Commander un second rapport, inutile, à l’Efsa, était une première façon de jouer la montre. Mais il y a plus effi­cace pour gagner du temps : réclamer une étude d’impact sur le coût économique d’une éventuelle interdiction. Si c’est trop cher, tant pis pour les cancers ?

Dans les couloirs de Bruxelles, les croche-pattes de dernière minute s’en­chaînent. Le 7 juin 2013 à 9 h 30, la Di­rection générale de l’environnement tient une réunion cruciale pour approuver un projet de définition. A 14 h 04, le géant de la chimie Bayer la court-circuite et envoie un courriel au plus haut niveau de la Com­mission : au secrétariat général de Barroso. Une définition « inappropriée » des perturbateurs aurait des conséquences dé­sastreuses sur la « production agricole », plaide Bayer. Et de sortir une étude, en­core une, de son chapeau. Après le déjeu­ner — et l’ultime message de Bayer —, la réunion capote : aucune définition n’est, validée…

Vite ! Le fer est chaud, il n’y a plus qu’à le battre et à faire monter une « contro­verse scientifique » là où l’OMS et les Na­tions unies n’en voyaient aucune… Dix jours plus tard, le 17 juin 2013, un groupe de 56 experts envoie un courrier à Anne Glover, la conseillère scientifique de Barroso. Sor­tis de nulle part, sans aucune lettre de mis­sion, ces visionnaires descendent en flèche un projet qui n’est même pas encore ficelé : « Le projet actuel est basé sur une ignorance complète des principes de pharmacologie et de toxicologie. » Pas le cas de ces experts, qui connaissent leur sujet…

La victoire en chantage

Entre 2007 et 2012, le toxicologue Wolfgang Dekant, qui emmène les signataires, a cumulé à lui seul 18 contrats de re­cherche avec l’industrie. Un deuxième est consultant pour BASF. Un troisième, Gio Batta Gori, a empoché «plusieurs millions de dollars » avec l’industrie du tabac, selon des factures consultées par Stéphane Horel. Mais cela ne perturbe personne.

Le 2 juillet 2013, la secrétaire générale de Barroso, Catherine Day, se fend d’une très officielle note interne : étant donné les « vues divergentes » de la communauté scientifique « et les impacts potentiels sur l’industrie chimique et le commerce inter­national », il convient de mener « une étude d’impact », laquelle renvoie l’interdiction aux calendes grecques… Le soir même, elle gèle le processus.

Victoire sur toute la ligne, et même au-delà : l’étude d’impact vient seulement d’être lancée, deux ans plus tard. Aucune interdiction ne sera possible avant 2017. Bingo ! C’était tout le plan de l’industrie : entre-temps, les négociations sur l’accord transatlantique de libre-échange (Tafta) ont bien avancé et ont rendu l’interdiction encore plus compliquée, sous la pression américaine. Le lobbying, c’est une subtile chimie…

Source : Isabelle Barré, pour le Canard Enchaîné, juin 2015

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Une molécule qui imite, change ou bloque l’action d’une hormone et perturbe le fonctionnement de l’organisme

L’exposition à certaines substances toxiques peut par exemple perturber la fonction reproductrice, avec la création d’anomalies au niveau des organes reproducteurs, baisse de qualité du sperme, etc…

Ces substances se comportent comme des hormones et peuvent interagir avec notre système hormonal, d’où le terme de « perturbateurs endocriniens ».

Une liste des perturbateurs endocriniens

C’est bien joli tout ça, mais on entend parler de perturbateurs endocriniens à tout va, encore faudrait-il savoir identifier toutes les substances qui correspondent à ces fameux perturbateurs. Si les effets nocifs des perturbateurs endocriniens sont difficiles à prouver, la recherche actuelle se focalise sur 5 familles de substances douteuses:

  • 1. Les Parabènes.
  • 2. Les Bisphénol A.
  • 3. Les Phtalates.
  • 4. Les Composés perfluorés.
  • 5. Les Composés polybromés.

Nous sommes tous exposés à ces substances toxiques via notre alimentation, notre respiration et notre peau. Par mesure de précaution, les autorités sanitaires ont défini pour certains perturbateurs endocriniens une dose maximale d’exposition. Or nos expositions sont tellement diverses et variables, qu’il est bien difficile de savoir exactement à quelle dose nous sommes réellement exposés quotidiennement, sans parler des effets combinés (exposition simultanée à plusieurs substances).

Dans quoi se cachent les perturbateurs endocriniens ?

1.Le bisphénol A

Le bisphénol A fait beaucoup parler de lui en ce moment, ce composé chimique rend les plastiques incassables et résistants à la chaleur. Autrement dit, il y en a partout et plus principalement dans les plastique dur et transparent, et même à l’intérieur des boîtes de conserve: bouteilles plastiques, gobelets, assiettes et couverts en plastique, lunettes de soleil, téléphones portables, jouets, cannettes…
S’il est aujourd’hui difficile d’y échapper, on peut au moins limiter l’usage des plastiques alimentaires : bouteilles et récipients en verre, plats en inox, etc… Et surtout, évitez de faire chauffer au four micro-ondes un plat ou une barquette en plastique, car ce fameux bisphénol A passe dans les aliments sous l’effet de la chaleur !

Evitez donc d’acheter des produits qui affichent les signes BPA ou PC (polycarbonate).

Nota : la Commission européenne a voté l’interdiction du bisphénol A dans les biberons au printemps 2011 ?!? Mais pas pour le reste, donc ce qui est dangereux pour bébé ne l’est pas pour maman ou papa ?…C’est à mourir de rire !

2. Les parabènes

Les parabènes sont des conservateurs très abondamment utilisés dans les cosmétiques, aliments, boissons et médicaments. Butylparaben ou propylparabens, également mentionné parahydroxybenzoate de propyl. Les parabènes se cachent aussi sous divers codes: E214, E215, E218, E219…

Pour ne pas se tromper au niveau de votre alimentation, privilégiez le bio pour limiter les conservateurs en général. Pour le reste lisez les étiquettes pour éviter les produits qui en contiennent. Encore plus simple, il suffit de privilégier les produits qui affichent clairement sur leur emballage : « sans parabènes ».

3. Les phtalates

Les phtalates contrairement au bisphénol A, sont incorporés aux plastiques pour leur donner de la souplesse, ils sont présents dans les emballages alimentaires, rideaux de douches, certains dispositifs médicaux, etc… Les phtalates sont également utilisés pour dénaturer l’alcool dans les produits cosmétiques et particulièrement les parfums.

Certains de ces phtalates sont interdits dans les jouets et les articles de puériculture. Une forte odeur de plastique dégagée par les produits neufs peuvent nous aider à repérer leur présence, les emballages alimentaires portant le code de recyclage n°3, le nom diéthylphtalates ou DET dans la liste des ingrédients des cosmétiques, les termes « alco(h)ol dénat » et « ethanol » indiquent également les présences de phtalates.

Nota : Pas de micro-ondes ni de lave-vaisselle pour ces plastiques, bien aérer longuement et souvent en cas d’achat de produit ou matériel plastique neuf, pour évacuer les fortes émanations de phtalates !

4. Les composés perfluorés

Les composés perfluorés sont présents dans les ustensiles de cuisson antiadhésifs, dans les produits imperméabilisés et traités antitaches (moquettes, vêtements, cartons alimentaires…).

Lorsque vous faites la cuisine, évitez de rayer les revêtements antiadhésifs et remplacez-les dès les premiers signes d’usure. Pour les vêtements et les tissus d’ameublement, favorisez les produits affichant « sans composés perfluorés » ou « sans PFOA ».

Au niveau de l’alimentation, les composés perfluorés se concentrent dans les poissons gras (saumon, maquereau…) en raison du rejet industriel.

5. Les composés polybromés

Moins connus, les composés polybromés sont des retardateurs de flamme, les (CPB & PBDE) ils sont incorporés dans les produits inflammables : sièges, télé, ordinateurs, vêtements, capitonnage, tissus d’ameublement…

Ils sont libérés petit à petit dans l’air ambiant, ils se concentrent dans l’habitacle de notre voiture, notre bureau et notre logement : il est donc impératif d’aérer tous les jours, et encore plus après l’achat de matériels et produits neufs.

Dans l’alimentation les composés polybromés s’accumulent dans les produits riches en graisses, grâce encore une fois aux rejets industriels. On en retrouve dans les poissons, le lait, la viande… Pour s’en protéger il suffit de privilégier les produits le plus naturels possibles.

Conclusion

En attendant que d’autres études évaluent et confirment les risques sanitaires réels dus à ces substances, nous devons éliminer au maximum ces molécules par quelques petits gestes quotidiens, dans le choix de notre alimentation, de nos cosmétiques, de nos ustensiles de cuisine, et en aérant quotidiennement notre logement, voiture et lieu de travail.

Source : bon-coin-santé

Voir aussi ici

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50 réponses à L’histoire secrète d’une victoire des lobbies à Bruxelles, contre la santé publique

Commentaires recommandés

Fabrice Le 27 juillet 2015 à 06h38

en filigrane on voit que les grosses entreprises sont déjà au compte à rebours pour le traité atlantique afin de remettre en causes ou bloquer toute réglementation qui tenterait de protéger la santé publique (je ne parle pas des autres domaines).

Ce sera le joker absolu pour empêcher toute remise en cause des façons de faire douteuses des entreprises.

  1. Chevrier Michèle Le 27 juillet 2015 à 05h53
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    Article très intéressant, je connais certaines substances nocives à la santé, nous savons que nous y sommes exposé, difficile de toutes les éliminé, j’évite de mettre des contenants en plastique au micro-onde, je sais qu’ils sont nocifs à la santé.
    En ce qui concerne les experts, j’ai un nom bien précis pour les nommer, ces personnes font le maximum pour faire traîner les dossiers en longueur, c’est à leur avantage ” financier ” je les soupçonne d’intelligence.
    Les rapports s’entassent sous une pile de dossiers et pour finir d’autres aberrations les remplace, la santé des gens les importe peu.


    • Caliban Le 27 juillet 2015 à 18h31
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      De là à dire que les Commissaires européens sont cancérigènes …


      • Anne Le 28 juillet 2015 à 15h54
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        D’autant plus que le business du cancer rapporte beaucoup à
        Bigpharma, qui s’enrichit sur la souffrance des malades et de leurs familles, et sur le contribuable qui finance la sécu.
        L’augmentation exponentielle des cas de cancer est pour les lobbies et labos “une bonne affaire”. … Voilà où nous en sommes, soumis aux réglementations européennes qui profitent aux intérêts de grosses entreprises au dépend de la santé des personnes.


        • Emmanuel Grenier Le 28 juillet 2015 à 16h16
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          Ah, “L’augmentation exponentielle des cas de cancer”, cette scie des écologistes peu formés en santé, qui parlent aussi souvent d’épidémie de cancer.
          La Société Française de Santé Environnement a fait le point sur le thème Cancer-Environnement, lors de son Congrès de 2013 à Lyon (co-organisé avec le CIRC et l’OMS, rien à voir avec les experts de l’UE).

          On y lit notamment : “après corrections pour tenir compte de la taille croissante de la population et de son vieillissement, il n’y a pas d’épidémie de cancers en France”
          Il n’y a qu’une forte croissance des cancers du sein et de la prostate jusqu’en 2005 et un renversement de cette tendance depuis lors.

          Soit l’environnement a changé récemment (depuis 2005), soit il n’est pas responsable de ces faits.

          ça ne veut pas dire que l’environnement ne génère pas de cancers, mais cela signifie que son impact sanitaire n’est pas aussi immense que ne le disent les spécialistes des légendes urbaines, comme Marie-Monique Robin ou Michèle Rivasi
          http://www.sfse.org/userfiles/files/01%20ESTEVE%20Jacques.pdf


          • Anne Le 28 juillet 2015 à 16h33
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            C’est un procédé déloyal de déformer les propos d’autrui pour détruire ses arguments.

            Je n’ai jamais parlé d’épidémie.

            Par contre le nombre de cas de cancers à bien eu une croissance exponentielle, je me base sur les chiffres de l’Inserm, qui fait état d’une croissance de 63% sur une période de 20 ans.


            • Emmanuel Grenier Le 28 juillet 2015 à 16h51
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              1) 63% en 20 ans, c’est loin d’être exponentiel
              2) si vous aviez lu les courbes dans le document que je référence (la conférence inaugurale du Pr Jacques Estève au Congrès de la SFSE), vous verriez bien que ces 63% sont quasiment uniquement dus au cancer du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme. Et que ça baisse maintenant depuis 2005, ce qui ne cadre pas du tout avec votre “croissance exponentielle”


            • Delphin Le 29 juillet 2015 à 08h32
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              “Mais, notent-ils, “la diminution massive et simultanée des THM est la seule modification majeure de l’environnement pouvant expliquer cette évolution”. Selon un rapport sur les causes de cancer en France, présenté en septembre 2007 par l’Académie nationale de Médecine, les traitements hormonaux de la ménopause sont en cause pour 2% environ des décès chez la femme (essentiellement du sein et de l’ovaire)”
              (France Info du 2 novembre 2011).

              “Le cancer du sein se déclare de plus en plus jeune : 7 % des femmes touchées ont moins de 40 ans, alors que ce chiffre était de 5,6 % en 2002 (Société française de sénologie et de pathologie mammaire, octobre 2010).”

              L’argument classique guillotine “plus de cancer car plus de vieux” est donc simpliste.

              Lorsque Anne parle “d’augmentation exponentielle”, l’expression est à prendre au sens trivial et non mathématique (contexte d’exclamation).

              Delphin


          • jmw Le 01 août 2015 à 09h24
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            Tout le monde (ou chacun) connaît autour de soi directement ou indirectement au moins un cas de cancer différent chaque année.Cette affirmation que je fais est aisément vérifiable par chacun en discutant avec son propre environnement familial, de voisinage, d’achat, de loisir, professionnel… si ce n’est pas exponentiel !? Quant aux statistiques il faut en connaître dans le détail les tenants et aboutissants, méthode de collecte des données (qui biaise d’entrée les données avant tout calcul), déduction (travail énorme quasiment jamais effectué) ou inférence (à partir d’un échantillonnage “biaiseur”), quelles méthodes statistiques, qui la pratique (vrai statisticien ou pas) …pour pouvoir conclure décemment. La statistique ne peut contredire ce que l’on observe avec bon sens autour de soi sinon elle idolâtre comme en “science économique” avec son fameux “toutes choses égales par ailleurs”.Si vous avez encore un doute voici un test que je vous propose: visitez des cimetières, relevez la durée de vie des trépassés et essayez de conclure honnêtement avec la doxa officielle que l’on vit beaucoup plus vieux “qu’avant” et pour finir, rappelons-nous que 99% des commentateurs d’ici sont des morts-vivants de la pandémie de grippe H1N1 de 2010 puisqu’ils ne se sont pas faits vaccinés.”pandémie” selon la vérité toute aussi officielle …


  2. Fabrice Le 27 juillet 2015 à 06h38
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    en filigrane on voit que les grosses entreprises sont déjà au compte à rebours pour le traité atlantique afin de remettre en causes ou bloquer toute réglementation qui tenterait de protéger la santé publique (je ne parle pas des autres domaines).

    Ce sera le joker absolu pour empêcher toute remise en cause des façons de faire douteuses des entreprises.


    • tragédie Le 27 juillet 2015 à 15h34
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      “An investigation led by research and campaign group Corporate Europe Observatory (CEO) and journalist Stéphane Horel exposes corporate lobby groups mobilising to stop the EU taking action on hormone (endocrine) disrupting chemicals (EDCs). The report sheds light on how corporations and their lobby groups have used numerous tactics from the corporate lobbying playbook: scaremongering, evidence-discrediting, and delaying tactics, as well as using the ongoing TTIP negotiations as a leverage. But industry’s interests were also defended by actors within the Commission… Lire la suite : http://corporateeurope.org/food-and-agriculture/2015/05/toxic-affair-how-chemical-lobby-blocked-action-hormone-disrupting
      =
      Le rapport, Stéphane Hurel, mai 2015 : http://corporateeurope.org/sites/default/files/toxic_lobby_edc.pdf
      =====

      Which businesses are pushing most for the proposed EU-US trade deal TTIP? Who’s influencing EU negotiators? Corporate Europe Observatory’s eight new info-graphics reveal the corporate lobby behind the TTIP talks… Lire la suite : http://corporateeurope.org/international-trade/2015/07/ttip-corporate-lobbying-paradise
      =
      Attached files:
      corporateeurope.org/sites/default/files/attachments/data-ttip-lobbying-dg_trade.xls
      corporateeurope.org/sites/default/files/attachments/data-ttip-lobbying-malmstroem.xls
      =====


    • Fabrice Le 27 juillet 2015 à 21h57
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      je crois qu’Olivier avait souligné comment un lobbyiste pouvait être pris en défaut et je crois que jamais plus on aura un tel exemple :

      https://youtu.be/Vec_Pgt_86E


  3. Bobforrester Le 27 juillet 2015 à 07h48
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    Bjr

    Allez faire un tour aux Philippines et vous y verrez les effets de féminisation sur l espèce humaine.
    L affaire Gernez qui concerne des millions d ètres humains en danger de mort est bizarrement absente des enquêtes du Canard que j ai personnellement alerté.
    Serait ce que parce ce que le PS est mouillé jusqu au coup et que la révélation de sa responsabilté ferait l affaire du clan des Le Pen ?


  4. Tatare Le 27 juillet 2015 à 08h28
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    “des experts eux-mêmes divisés”

    Vous le faites exprès ? l’OMS et le PNUE étaient unanimes. Ce sont les lobbies qui ont fait croire à une controverse entre experts.


    • JEAN DOREMIEUX Le 27 juillet 2015 à 09h30
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      L’Efsa et les rapports de ses 18 experts mis en comparaison avec les rapports différents des experts de l’OMS / PNUE, n’est-ce pas la meilleure preuve que les experts sont et resterons divisés. Il en va toujours ainsi des recherches scientifiques.

      Quant à accorder sans preuve une pression des lobbies sur l’EFSA, mais pas la moindre pression d’autres lobbies sur l’OMS, c’est prendre parti sur un sujet encore bien débattu. Toucher de l’argent pour une expertise ne signifie pas que l’expertise sera faussée, mais que seul l’expert dans le domaine est qualifié pour l’expertise.

      Prenons un exemple : les phtalates. Les effets secondaires provoqués par les phtalates en concentrations élevées ne sont établis que chez les animaux en laboratoire (baisse de la fertilité, atrophie testiculaire, réduction du poids du fœtus, mortalité fœtale, malformations, anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé in utero), mais pas du tout chez l’homme.

      Les effets chez les rats en cage varient déjà d’un phtalate à un autre, d’une dose à l’autre. La dose journalière tolérable (NOAEL) pour les rats se situe entre 50 et 600 mg/kg/jour, la dose la plus basse à laquelle aucun effet toxique n’est observé chez l’animal est de 50 mg/kg/jour.

      La toxicité des phtalates les plus employés, tel le DEHP, est assez bien connue. Il reste cependant de nombreuses suspicions à propos des effets cancérigènes de ces phtalates. Pourquoi ? C’est que les cancers sont apparus et connus bien avant l’invention de l’industrie chimique.

      Des effets certes ont été prouvés sur des rongeurs des tumeurs hépatiques. Mais elles existent chez l’homme dans certains pays depuis bien longtemps.

      Les mécanismes biologiques n’étant pas rigoureusement identiques, il n’est pas encoe possible d’affirmer que les phtalates soient cancérigènes pour l’homme.

      Un autre exemple des incertitudes des recherches expérimentales. Les animaux domestiques n’ont pas de cancer de la prostate au contraire des hommes qui en ont tous après 75 ans.

      Et pourtant nous vivons avec eux depuis des siècles que ce cancer existe dans les mêmes milieux, mangeons les mêmes cochonneries, respirons les mêmes gaz, buvons les mêmes eaux polluées ou non par le chlordécone ou autres.


      • Totsaki Le 27 juillet 2015 à 10h48
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        Oula…

        C’est à l’industriel de prouver que son produit n’est ni cancérigène, ni tératogène etc..

        Pas l’inverse.

        Typique de la manipulation : ce serait aux consommateurs de prouver que les produits qu’on lui sert sont nocifs.

        Qui a quelques bases en toxicologie sait que vos arguments ne tiennent pas la route : exemple, citez moi un animal domestique qui vit plus de 75 ans…


        • JEAN DOREMIEUX Le 28 juillet 2015 à 13h48
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          Je réponds à ceci :

          “C’est à l’industriel de prouver que son produit n’est ni cancérigène, ni tératogène, ni toxique, etc..Ce ne serait pas aux consommateurs de prouver que les produits qu’on lui sert sont nocifs.”

          Un produit n’est mis sur le marché qu’après des études toxicologiques : la DL50 pour les médicaments. Cependant des centaines seulement de cobayes ont été éprouvés et il faut parfois attendre un million de consommateurs pour voir un effet exceptionnel.

          Autre débat : “Citez moi un animal domestique qui vit plus de 75 ans.” La tortue peut vivre 200 ans; cela dépend plus de sa génétique que de l’épigénétique.

          Depuis 1980, l’espérance de vie de nos compagnons à quatre pattes s’est allongée de manière continue.

          Ainsi, les chats vivaient en moyenne 6,2 ans en 1982, 9,2 ans en 1996 et 11,1 ans en 2005.

          Durant cette même période, les chiens ont augmenté leur espérance de vie de plus de 2 ans, cette dernière passant de 9,5 à 11,9 ans.

          Pour expliquer cette évolution, les chercheurs mettent en avant les meilleurs traitements prodigués aux animaux de compagnie : l’alimentation spécialisée et l’intervention des vétérinaires encore que, eux pratiquent les euthanasies.


          • Doctorix Le 29 juillet 2015 à 13h48
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            Mais dans quel monde vivez vous, et sur quelle planète?
            A titre d’exemple les vaccins, qui vont être prodigués à des millions d’exemplaires, sont testés parfois sur quelques jours, et évidemment on n’observe que rougeur et douleur au point d’injection, et autres banalités.
            Quand on sait que leurs dégâts peuvent survenir après des années, il y a de quoi hurler de rage.
            Quant à leurs composants toxiques, plus de 60, leur nocivité est largement établie (alu, formaldéhyde, antigel, mercure, j’en passe et des pires), et pourtant ils continuent à être introduits.
            La DL 50, elle est létale dans quel délai, à votre avis? Quelques jours ou quelques années? Nous ne sommes pas des rats, et notre espérance de vie est de 80 ans, pas deux ou trois.


      • Toony Le 27 juillet 2015 à 11h15
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        Alors faisons simple, si les experts ne sont pas d’accord, ne permettons pas que des produits contiennent ces perturbateurs endocriniens via nos (ir)’responsables’ politiques.

        C’est tout 😉

        D’autre part, tout passant par les choix de consommation, il suffit de ne pas acheter les produits qui contiennent trop de produits chimiques…

        Eviter les parfums, se raser au savon plutôt qu’avec des bombes hyper chimiques, éviter d’acheter des produits alimentaires préparés en usine, éviter les produits achetés en barquettes, utiliser des bases de lessives sans azurants ou autres, eviter les pesticides au maximum …

        Enfin, question naïve d’un non expert en droit: n’est-il pas possible de se plaindre en justice pour un tel lobbying ?


        • Emmanuel Grenier Le 28 juillet 2015 à 15h00
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          Bonjour Toony,
          ” faisons simple, si les experts ne sont pas d’accord, ne permettons pas que des produits contiennent ces perturbateurs endocriniens”
          Ce serait bien si c’était si facile mais…
          La nature est bourrée de perturbateurs endocriniens très puissants que l’on ne peut pas “interdire” d’un trait de plume.
          Prenons par exemple l’huile de neem, un insecticide “naturel” utilisé par les agriculteurs bio, ou les isoflavonoïdes contenus dans le houblon et la bière, ou les isoflavones du soja…
          En fait, le monde est bourré de PE. La question n’est donc pas de les interdire, mais d’identifier ceux qui posent problème. A mon sens, par exemple, les phtalates posent des problèmes beaucoup plus graves que ceux des pesticides. Ainsi que la consommation de soja : http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/sante/article/soja-la-fin-d-un-mythe


      • K Le 27 juillet 2015 à 11h32
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        En effet, on n’est pas tout à fait certain que les perturbateurs endoctriniens vont provoquer des milions de cancers. Donc dans le doute, autorisons-les !

        J’espere que que les lobbies vous versent une commission lorsque vous postez ce genre de commentaire. Car si vous le faites bénévolement c’est encore plus triste.


      • Goldfinger Le 27 juillet 2015 à 12h53
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        Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que rien n’est jamais totalement blanc ou totalement noir … surtout en termes de probabilité 😉
        Bien des liens ne sont pas clairs/évidents et nous échappent encore.


        MAIS …

        je pense que l’on peut sans risque de (trop) se fourvoyer dire que notre “monde” est essentiellement dirigé vers le profit à court terme au mépris du principe de précaution/prudence qui est de moins en moins suivi (et ne tient plus aucun compte de l’avis de la majorité des citoyennes et citoyens).

        Au-delà de l’aspect purement scientifique, ce cas (non anodin) est très révélateur d’une démocratie complètement bafouée.


      • anne Le 27 juillet 2015 à 17h32
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        cela dépend de quoi l’on parle..
        l’effet des perturbateurs endocrinien varie selon le perturbateur, selon son métabolisme, et selon la dose donnée. ( tel effet à ” grosses” doses, effet inverse à petite dose ) et j’ajoute, à quel moment de la vie. Action dés in utero

        l’agent orange, n’est qu’un pertubateur endocrinien, pas un ” toxique” ( voir photo d’enfants atteints )


  5. Homère d'Allore Le 27 juillet 2015 à 08h28
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    Certes, mais il y a une différence majeure. L’alcool et le tabac sont consommés volontairement et en connaissance de cause (sauf en cas de tabagisme passif), alors que les produits cités dans l’article ne le sont pas.

    Quant aux experts divisés, Tartare a déjà répondu.


    • JEAN DOREMIEUX Le 27 juillet 2015 à 09h37
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      “L’alcool et le tabac sont consommés volontairement”. Oui et non. Oui, ils le sont pour les petits consommateurs, c’est exact surtout pour l’alcool. Les gros consommateurs sont eux sous l’emprise d’une addiction. La preuve en est que le baclofène peut faire disparaître ces deux addictions.


      • Chris Le 27 juillet 2015 à 14h19
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        Baclofène ? Hum, cette molécule tienne bien des casseroles :
        http://www.metronews.fr/info/alcoolisme-405-effets-indesirables-recenses-pour-le-baclofene-en-2012/mmhB!4f1W7uiGYu9vM/
        Comme toutes les molécules d’ailleurs, à des degrés divers et dans le temps.
        Un médecin chinois acuponcteur me disait : la médecine occidentale est une médecine de guerre. Ça passe ou ça casse. Par contre, il louangeait sa chirurgie.


        • JEAN DOREMIEUX Le 28 juillet 2015 à 08h23
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          Vous voulez, mais je ne le crois pas, en vous opposant au baclofène, que l’alcool reste en France la deuxième cause de mortalité après le tabac, soit 49 000 morts par an, selon une étude récente de l’Institut Gustave-Roussy et que 1,5 million de Français qui sont alcoolo dépendants continuent leurs violences conjugales que cette dépendance implique, continuent les accidents de la circulation souvent mortels suivis de prison qui n’est pas un hôpital, et que la Sécu continue de payer des sommes importantes pour les 3,5 millions de vos concitoyens souffrant de consommation excessive. Non je ne peux pas le croire ! A moins que vous souteniez que les cures de sevrage par Antabuse c’était l’idéal avec leurs vomissements incessants!

          Depuis 1962, j’ai prescrit du baclofène aux paraplégiques spasmodiques pour faire cesser leurs contractions musculaires involontaires avec un succès total et comme seul effet inattendu leur refus de prendre un verre d’alcool. Les paraplégiques qui n’en prenaient pas finissaient par se suicider §

          Comment expliquer que l’utilisation du baclofène ait progressé de 52 % par rapport à 2011 au cours de l’année 2012 ? N’est-ce pas que la balance bénéfice/ risque est très positive et que les prescripteurs le perçoivent bien plus que vous et les journalistes que vous citez?

          D’abord le baclofène n’est pas autre chose qu’un produit secrété dans le cerveau ; c’est connu depuis 1952. On ne peut pas mesurer sa prise par des examens sanguins.

          Quels sont les effets indésirables que j’ai vus ? La somnolence oui ; au point de retirer le permis tant que le craving n’est pas survenu ! S’il y a eu sur des millions d’alcooliques en cours de sevrage en établissement, quelques cas psychiatriques, ce sont surtout des delirium tremens survenant chez ceux qui jettent leur traitement dans les toilettes? Je le sais j’ai dirigé un centre d’addictions et on a vérifié les fosses d’aisance.

          263 cas d’effets indésirables (93 graves et 170 non graves) sur des millions de cas traités avec succès ne pèsent rien devant les millions sevrés.

          405 effets indésirables rapportés dans le traitement des addictions, soit 163 cas de plus que pour l’année 2011 “, précise le rapport, cela peut s’expliquer facilement par une forte augmentation de la prescription.

          Quels sont les troubles neurologiques sous baclofène ? 33,6 % des effets indésirables sont presque tous des delirium tremens survenant à la suite d’un arrêt du médicament réalisé à l’insu avec absence de boissons alcoolisées. Les autres troubles psychiatriques existaient bien avant le traitement par le baclofène. Ce sont le syndrome de KORSAKOFF, et de GAYET-WERNICKE. Allez lire de bonnes sources. Les troubles gastro-intestinaux (10 %) ? Pas vu, sauf après une cuite d’un échappé ! Pas vu sur plus de 1200 malades de troubles sensitifs ce qui est normal chez des paraplégiques. Des insomnies ? Non ! Mais de la somnolence oui ! Des décompensations maniaques ? Jamais ! Quand le baclofène est utilisé comme décontractant musculaire depuis 1962, j’en étais prescripteur.

          Short is wrong


          • JEAN DOREMIEUX Le 28 juillet 2015 à 13h34
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            Les facteurs externes qui agressent les cellules de notre organisme peuvent être de nature chimique (substances cancérogènes contenues dans la fumée du tabac, l’alcool, certains aliments, l’amiante), de nature physique (rayonnements ultraviolets et ionisants) pour les cancers de la peau ou biologique (liés à des virus, des bactéries des parasites).

            En se fondant sur une étude publiée au Royaume-Uni en 2011, on estime que 40 % des cancers résulteraient de l’exposition à des facteurs de risque évitables, liés à nos modes de vie et à nos comportements. Cela signifie que sur les 355 000 cas diagnostiqués chaque année en France, plus de 140 000 cas de cancers sont liés à des facteurs de risque évitables.

            Une étude du CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) parue en 2007 estime également que 35 % des décès par cancer résulteraient de l’exposition à des facteurs de risque évitables.

            En agissant sur l’ensemble de ces facteurs on pourrait ainsi en théorie réduire de plus d’un tiers la mortalité par cancer.


          • Emmanuel Grenier Le 28 juillet 2015 à 15h06
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            Merci à Jean Dorémieux de prendre la peine de répondre sur une base scientifique et argumentée à des commentaires lapidaires et définitifs, se basant sur des arguments moraux.


  6. jengi Le 27 juillet 2015 à 08h44
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    On appelle volontiers ces composés des “perturbateurs endocriniens”.

    Cependant, lorsqu’on analyse leur structures, les composés incriminés comportent pour la plupart (excepté les perfluorés) des cycles aromatiques activés vis-à-vis des substitutions électrophiles telles que les nitrations. Les phénols (bisphénol A, parabens), éthers (les composés dits polybromés sont aussi des éthers aromatiques), phtalates (en réalité, ce qui n’est pas dit, c’est que les phtalates toxiques sont des esters de phénols, les autres n’étant pas concernés [phtalates d’isobutyle…])

    Or, depuis 1990, on sait (Voir Pacher, Beckman, Liaudet et al, phys Rev, vol 87, 2007, p 323 et ss) que les cellules de l’immunité non spécifiques (macrophages en particulier) libèrent des peroxynitrites [ONOO(-)] pour détruire les protéines étrangères ou abimées (cellules cancéreuses dans le processus d’apoptose). Evidemment, les cellules disposent de moyens de régulation de cette synthèse, en particulier les composés réducteurs chimiques extrêmement important que sont les thiols (RSH), dont le plus connu est le glutathion.

    C’est l’équilibre entre ces oxydants (peroxynitrites, mais pas seulement) et réducteurs qui constitue la santé.

    D’autre part, il a été montré que les cellules cancéreuses étaient riches en glutathion, ce qui est logique, car il détruit les peroxynitrites censés être à la source du processus d’élimination de ces cellules. Il est donc illusoire de vouloir combattre l’apparition d’un cancer par des antioxydants (ou réducteurs).

    Ces fameux perturbateurs endocriniens, de par leur structure chimique, vont donc éliminer ces peroxynitrites, et il est alors logique que des cancers apparaissent par leur utilisation.

    Je signale à tout hasard que d’autres phénols, certes moins activés vis-à-vis de la nitration, sont couramment utilisés en santé humaine (parahydroxyacétanilide par exemple)

    La toxicité des perfluorures est d’un autre ordre. Normalement la liaison carbone – fluor est très forte (très résistante à toutes les sollicitations). C’est un domaine où je me suis peu investi et que je dois encore creuser.

    Jean Umber
    Agrégé de chimie en retraite


    • jengi Le 27 juillet 2015 à 09h01
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      Dans ma démonstration qui se veut logique, il manque un chaînon, à savoir que les peroxynitrites sont des agents de nitration des cycles aromatiques activés (phénols). La mise en évidence de leur présence est actuellement obtenue par la mesure de la quantité cellulaire de nitrotyrosine (la tyrosine est un acide aminé phénolique, les acides aminés formant les protéines)


  7. jengi Le 27 juillet 2015 à 08h53
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    Un mot encore.

    Pourquoi appelle-t-on ces composés des perturbateurs endocriniens? Eh bien parce que tous les oestrogènes sont des phénols naturels (oestrone, équilénine), et que les processus d’oxydoréduction sont très présents dans les réactions qui les concerne. Là encore, l’augmentation de la concentration en phénols modifie ces propriétés oxydoréductrices.


  8. DDT Le 27 juillet 2015 à 08h58
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    Oh un troll. Salut le troll. Qu’est-ce à dire que les substances incriminées dans l’article, disséminées avec la complicité active de nos pouvoirs publics, sont moins nocifs pour la santé ?

    A quand la mise en place d’un Tribunal de Nuremberg pour condamner tous ces traîtres, ces parasites et ces collabos qui prétendent agir au nom du peuple et font exactement l’inverse une fois élus ?!!!!


  9. interlibre Le 27 juillet 2015 à 09h00
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    C’est TOUJOURS le même processus. Faire croire à une division de la communauté scientifique pour instaurer le doute auprès d’une population corrompue par “le progrès”. Même si cette division ne concerne que 1% des experts qui sont tout simplement payés pour dire ce qu’on leur dit de dire. Technique qui fonctionne très bien auprès d’une populace pas exigeante qui ne demande que la continuité d’un système quitte à en crever et faire crever ces enfants. Le tabac il y a quelques décennies, le dérèglement climatique, les perturbateurs endocriniens….


    • raloul Le 27 juillet 2015 à 12h18
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      Bonjour!

      “Les marchands de doutes”, de Naomi Oreskes et Erik Conway, référence solide en matière d’enfumage scientifique à destination du grand public. La ficelle est grosse et connue …

      L’EFSA a déjà demontré sa totale partialité et sa mise sous tutelle par les lobbys, que Corporate Europe Observatory a d’ailleurs dénoncé plusieurs fois, par exemple dans le débat sur les ogm.
      Il y a eu des épisodes qui confinaient au grand guignol, quand le parlement européen avait refusé d’accepter la décharge budgétaire de l’EFSA en raison de sa très mauvaise gestion des conflits d’intérêts. Ou par exemple avec Mme Banati, ex-directrice qui a été poussée à la démission en raison de ses liens avec l’ILSI, l’un des tout gros lobbys du secteur. D’ailleurs après sa démission elle est passée sans souci “dans le privlé” chez ILSI, ce qui en dit long…

      L’EFSA c’est une blague, comme nombre d’autres “institutions” européennes…


  10. Alain Le 27 juillet 2015 à 09h32
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    Quand on pense à tous les idolâtres de l’UE qui nous assènent à longueur de discours que l’Europe (ils ne perlent même plus de l’UE) nous protège !!

    Pensée émue pour Jean-Dominique GIULIANI de la fondation Robert Schuman qui vient constamment défendre sur les plateaux télé (notamment C’dans l’air) les super-pouvoirs de l’UE, le sauvetage charitable de la Grèce, la protection qu’on ne voit pas, …..


    • Paola44 Le 27 juillet 2015 à 12h33
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      Oui, pensée émue pour ce cher Jean-Dominique, qui écrivait il y a un an “l’origine du crash du MH17 est avérée et certaine”. Je parie qu’il le pense encore. C’est tout le problème de nos zélites, ils doivent croire à leurs mensonges, sinon leur dernier reste de dignité humaine (?) les obligerait à se jeter par la fenêtre. Ça en ferait un paquet, de suicidés!


  11. valles Le 27 juillet 2015 à 09h49
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    Ce qui est bien avec L’alcool et le tabac c’est que nous avons suffisamment de recul pour savoir que de boire une bière en fumant une clope de temps en temps n’est pas mortel, nous avons aussi suffisamment de recul pour savoir que les experts de tous bords ont nécessairement la mémoire courte pour pouvoir continuer à exercer sans états d’âme.
    On a déjà eu la lampe au radium pour soigner la peau, l’amiante pour isoler nos poumons, l’aluminium qui saturnise, les vaccins qui sclérosent et bien d’autres encore alors tant qu’à jouer à la roulette russe arrêtons de perdre du temps à écouter 95% d’ experts inutiles.


  12. Alae Le 27 juillet 2015 à 11h12
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    Nous avons un vrai gros problème avec les plastiques. C’est moche, ça salit l’environnement, c’est dangereux pour la santé des hommes et des animaux, ça met des siècles à se dégrader et il y en a littéralement partout, même dans les fonds marins. On en retrouve jusque dans l’estomac des poissons !
    Personnellement, je rêve du jour où il sera tout bonnement interdit, sauf impératifs comme les appareils des hôpitaux.
    En attendant ce jour béni, on peut se demander pourquoi la machine à reconvertir le plastique en pétrole n’a pas eu plus de retentissement médiatique. Avec cette machine, en une heure et à coût mineur, un kilo de plastique redonne un litre de pétrole.
    Enfin, on peut rendre nos montagnes de déchets en plastique à leur état initial, les brûler dans des moteurs et en finir avec eux. Pourquoi ce silence ?
    https://www.youtube.com/watch?v=T3M32tkgCzo


    • Chris Le 27 juillet 2015 à 14h40
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      Il y a une douzaine d’années, Euronews avait annoncé la mise sur le marché d’une machine à laver le linge à ultra-sons laquelle supprimait l’usage des poudres à lessives dont on connait les méfaits.
      Siemens Asie était sensé la commercialiser. Jamais vue, malgré mes recherches…


  13. openmind Le 27 juillet 2015 à 11h48
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    Un grand merci à Jengi qui a élevé le niveau suffisamment haut pour calmer tout coup fourest sur cet article du canard fort intéressant et complotiste du coup! Comment ça les multinationales dirigeraient l’UE?


  14. Dizalch Le 27 juillet 2015 à 12h07
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    “Comment ça les multinationales dirigeraient l’UE?”
    Vous ne croyez pas si bien dire, je pense qu’il est de bon ton que je remette les liens que j’avais posté l’autre jour concernant les lobbies de Bruxelles sur TAFTA (TTIP), où lors des “négociations”, sur 597 réunions effectuées entre janvier 2012 et février 2014, 88% ce sont fait avec des entreprises et lobbies… et seulement 9% avec des assos de consommateurs, ou ONG… tout est dit…:

    http://transatlantique.blog.lemonde.fr/2015/07/13/le-lobbying-des-milieux-daffaires-sur-le-traite-transatlantique-denonce-par-des-ong/
    (le papier sur le blog du monde du jeune journaliste qui a mis en avant l’étude des 2 ONG indépendantes, que l’on retrouve nul part dans les médias officiels…)

    http://corporateeurope.org/fr/international-trade/2015/07/ttip-eldorado-des-lobbyistes
    (l’analyse en détail des 2 ONG)

    https://drive.google.com/file/d/0B5d2dyc491ZXRkllZzBxMl90Qm8/view?pli=1
    (l’ensemble des sociétés nommées sourcées par la commission elle même, après maintes demandes au nom de la liberté d’information Européenne)

    On retrouve nombre de grandes multinationales étrangères et Européennes, dont Françaises…


  15. samuel Le 27 juillet 2015 à 12h36
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    ” Pas si surprenant, en réalité : près de la moitié des 18 experts qui tiennent le stylo ont des liens d’intérêt étroits avec l’industrie, via des animations de colloques, des travaux de recherche ou des boulots de consultant, et les chèques qui vont avec.”

    Des liens si étroits qu’ils ne peuvent moins nuire aussi à la santé publique des présentatrices d’émissions de télévision et d’information.

    74% Dans le vernis à ongles,
    71% Dans le fonds de teint
    40% Rouges à lèvres


  16. TC Le 27 juillet 2015 à 12h40
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    Sauf que :
    1) on peut se passer de tabac et d’alcool pour vivre mais pas de manger
    2) le tabac et l’alcool sont bien identifiés contrairement à ces substances qu’on trouve partout sans qu’on en soit informé
    3) il ne vous apparait pas pour le moins surprenant que certains “experts” soient payés par les lobbies ou que les lobbies financent eux-mêmes les études sur leurs produits ?

    Allez, encore un petit effort et vous réussirez peut être à nous convaincre.


  17. johnjhohn Le 27 juillet 2015 à 16h35
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    Union des Lobbies sur Sol Européen (ULSE).

    Il est grand temps de renommer l’Union Européenne (UE) en Union des Lobbies sur Sol Européen (ULSE), car les lobbies sont transnationals, les américains ne sont pas en reste. C’est lamentable cette pseudo démocratie aux ordres de l’argent. On interdit des remèdes naturelles et autorise des poisons, c’est aller contre la raison et l’humanité. Idem en ce qui concerne l’alimentation avec les pesticides, additifs et autres colorants. La nourriture devient toujours plus pauvre en nutriments ce qui engendre maladies et obésité (puisqu’il faut manger plus pour les obtenir).
    Alors une question : nos politiques sont-ils complètement imbéciles et incompétents, manipulés par les lobbies ou bien corrompus par le pouvoir et l’argent ? ou les deux ? dans tous les cas ils n’ont pas leur place et devraient être mis sur la touche.


  18. Segundo Le 27 juillet 2015 à 18h48
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    Bonjour,

    Je me permet de rebondir sur la section parlant des parabènes pour me faire le relai d’une initiative citoyenne.

    À propos des parabènes, donc : certes, vous pouvez vous amuser à lire les étiquettes. Travail long et fastidieux si vous voulez surveiller de près votre alimentation.

    Ou alors, vous pouvez aller faire un tour sur Open Food Facts. Une sorte de Wikipédia des aliments qui regroupe plus de 52.000 produits dans le monde dont 35.000 pour la France. Grâce à cet outil, vous pouvez filtrer vos recherches d’aliments en excluent d’office ceux qui contiennent des additifs ou des allergènes particuliers. Il y a également un appli qui scanne le code-barre de vos plats et qui vous indique, en quelques secondes, les ingrédients qui pourraient poser problème.

    J’en profite pour signaler que ce site a besoin de contributeurs investis pour montrer son vrai potentiel.


  19. NiFuNiFa Le 27 juillet 2015 à 19h29
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    Pour ceux qui voudraient débroussailler le sujet, je ne peux que leur recommander les ouvrages suivants :
    * “Notre poison quotidien” par Marie Monique ROBIN.
    * “Toxic : Obésité, malbouffe, maladies… Enquête sur les vrais coupables” par William Reymond.
    Les deux se complètent, le livre “Notre poison quotidien” est plus axé coté scientifique et pour le coup concernera plus le consommateur européen et les institutions européennes, Toxic ne rentrera pas autant dans les détails et concernera plus l’autre coté de l’atlantique, cela étant dit, ça reste un bon vaccin contre le TAFTA !

    Si vous avez aimé ces deux livres, il y a donc de fortes chances que vos apprécieriez également :
    * “Les Moissons du Futur” par Marie Monique ROBIN, qui offre des alternatives intéressantes au “tout pesticides” basées sur l’agro-foresterie. Il y a toujours également “Le Monde selon Monsanto” du même auteur.
    * “Toxic Food : Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe” toujours par William Reymond, c’est une suite du 1er “Toxic”, à noter que le 1er restera le plus intéressant si vous devez faire un choix.


  20. Charlie Bermude Le 27 juillet 2015 à 21h08
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    J’ai fais un gros effort , j’ai retrouvé le livre , je l’estime indispensable . Ecrit par les Pr Phillipe Even et Bernard Debré . Guide des 4000 médicaments , inutiles ou dangeureux . Editions : cherche midi .
    C’est un livre en grande partie technique et scientifique . D’une lecture qui pourrait étre difficile pour ceux qui ne font pas bien la distinction entre Céphalosporines et Carbapénémes . Pas de frayeur , ces termes techniques sont employés pour éviter toute équivoque . Pour au moins un tiers du livre il est question de la filiére éco-politico-industrielle en termes clairs précis , documentés . Etant donné le SCANDALE , que representent les vérités énoncées , il peut paraitre surprenant que celà n’a pas fait plus de remous dans la presse malgré le grand succés du livre . C’est à mon avis qu’il n’y a rien à redire .


  21. Crapaud Rouge Le 27 juillet 2015 à 21h10
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    J’avais lu l’article dans sa version imprimée et fut choqué par une petite phrase de rien du tout : “la secrétaire générale de Barroso, Catherine Day, se fend d’une très officielle note interne : étant donné les « vues divergentes » de la communauté scientifique“… Ici, des visiteurs réagissent en disant qu’une poignée d’experts a fait croire à une divergence, mais ce ne sont pas les seuls coupables. C’est Catherine Day la seule coupable, car c’est elle, in fine, qui a “décrété”, au vu d’un seul “rapport” et sans demander l’avis de personne, qu’il y avait “divergence”. D’après l’article, le rapport de l’OMS / PNUE n’en évoquait pas. Donc : la madame a passé ce rapport à la trappe et, vu sa vitesse de réaction, il est probable qu’elle a été payée pour ça.


  22. Charlie Bermude Le 27 juillet 2015 à 21h25
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    C’est un phénoméne économique nouveau , à mon avis , bien loin d’étre suffisemment exploré et de fait non reconnu .
    Autrefois , la noblesse , organisée en Etat ,on peut faire remonter çà aux pharaons , s’affairait à créer par la propriété , au besoin en laissant des terres en friches , une rareté artificielle de façon
    à soumettre la plébe , au tarif , adéquat leur adjugeant une rente absolue .
    Aujourd’hui , à cause du progrés technique et social çà ne suffit plus , le but devient détruire la nature ( Monsanto) , la santé et autres …C’est un cran de plus dans le cynisme donc d’autant plus difficilement assimilable .


  23. Daniel Maniscalco Le 29 juillet 2015 à 19h45
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    J’en conclus que les lobbies comme la Commission Européenne n’ont aucun intérêt à satisfaire la santé des citoyens de 27 pays européens.

    500 millions de personnes en danger de mort ne semble pas les affecter outre mesure.

    Où est la rigueur de la démarche scientifique que l’on nous vante tant ?
    Absente !

    Seul intérêt : l’argent et toujours l’argent !

    Au prochain krach bancaire et boursier, the Big One, on verra bien que deviendra leur santé sans argent, sans cash !

    La situation actuelle et continue de tous ces acteurs ressemblent bien à un crime contre l’Humanité !

    Quand les Citoyens européens, du Monde, de la Terre vont-ils se lever pour arrêter toutes ces prédations ?

    RV d’ici la mi-septembre pour agir et ne plus se laisser faire !

    Cordialement,

    Daniel Maniscalco


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