Kostas Lapavitsas est professeur d’économie à l’Université de Londres et a été élu député Syriza lors des dernières élections. Dans un article publié sur son blog le 23 février, il critique les dernières négociations de son gouvernement avec les créanciers du pays et considère que cela ne va pas dans le sens des engagements pris lors du discours de Thessalonique qui présentait le programme économique en cas de victoire. Il pose également 5 questions importantes sur la dette, l’austérité, le Plan national de reconstruction et l’avenir des négociations.

Kostas Lapavitsas
Kostas Lapavitsas

L’accord de l’Eurogroupe n’est pas complété, en partie parce que nous ne savons pas encore quelles sont les ‘réformes’ que le gouvernement grec proposera aujourd’hui (lundi 23 février) et quelles sont celles qui seront acceptées.

Mais, nous qui avons été élus sur la base du programme de Syriza et qui considérons que les propositions de Thessalonique sont un engagement que nous avons pris envers le peuple grec, nous sommes profondément préoccupés. Et il est de notre devoir de consigner nos préoccupations.

Le contour général de l’accord est le suivant :

  1. La Grèce demande la prorogation de l’accord courant qui est fondé sur une série d’engagements.
  2. Le but de la prorogation est de permettre d’achever l’évaluation de l’accord courant et de donner le temps d’élaborer un nouvel accord probable  ;
  3. La Grèce soumettra immédiatement une liste de ‘réformes’ qui seront évaluées par les ‘institutions’ et sur lesquelles un accord sera conclu au mois d’avril. Si l’évaluation est positive, les fonds qui n’ont pas encore été donnés au titre de l’accord courant seront dégagés, de même que seront restitués les bénéfices réalisés par la BCE ;
  4. Les fonds disponibles au Fonds de stabilité financière (ESF) serviront exclusivement à couvrir les besoins des banques et ne seront plus sous contrôle grec.
  5. La Grèce s’engage de remplir pleinement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires.
  6. La Grèce s’engage à assurer les excédents ‘adéquats’ afin de garantir la viabilité de la dette sur la base des résolutions de l’Eurogroupe de novembre 2012. L’excédent 2015 tiendra compte de la conjoncture économique de 2015.
  7. La Grèce ne révoquera pas de mesures, ne procèdera pas à de changements unilatéraux susceptibles d’avoir un effet négatif sur les objectifs budgétaires, la reprise économique ou la stabilité financière tels qu’évalués par les ‘institutions’.

Sur cette base, l’Eurogroupe entamera les procédures nationales en vue d’une prorogation de quatre mois de l’accord en cours et invite les autorités grecques à engager immédiatement la procédure en vue de la réalisation de son évaluation.

Il est difficile de discerner comment, au travers de cet accord, il sera possible de réaliser les mesures annoncées à Thessalonique qui incluent l’annulation de la majorité de la dette et le remplacement immédiat des mémorandums par le Plan national de reconstruction.

Nous qui avons été élus avec Syriza, nous nous sommes engagés pour la réalisation de ce Plan indépendamment des négociations concernant la dette car nous estimons nécessaire de relancer l’économie et de soulager les souffrances de la société. Il est donc nécessaire à présent d’expliquer comment cela sera réalisé et comment le nouveau gouvernement sera en mesure de changer la situation tragique dont il a hérité.

Pour être plus précis, le Plan national de reconstruction incluait quatre piliers représentant, pour la première année, le coût suivant :

  1. Lutte contre la crise humanitaire (1,9 milliards).
  2. Relance de l’économie par le biais d’allègements fiscaux, le remaniement des ‘prêts au rouge’, la création d’une banque de développement, la restauration du salaire minimum à la somme de 751 euros (total : 6,6 milliards).
  3. Plan pour l’emploi public, impliquant 300.000 emplois (3 milliards pour la première année et 2 autres milliards à la seconde).
  4. Changement du système politique par le biais d’interventions dans les collectivités locales et au Parlement.

Les sources de financement prévues pour la première année, étaient les suivantes :

  1. Liquidation des dettes envers le fisc (3 milliards)
  2. Lutte contre l’évasion fiscale et le trafic de marchandises (3 milliards)
  3. Fonds de stabilité financière (3 milliards)
  4. Cadre national stratégique pour le développement et autres programmes communautaires (3 milliards)

Compte tenu de la communication de l’Eurogroupe, je pose les questions suivantes :

Plan national de reconstruction

Comment le Plan national de reconstruction sera-t-il financé si les 3 milliards du Fonds de stabilité financière sont dorénavant hors du contrôle grec ? Ces fonds n’étant plus disponibles, il sera d’autant plus impérieux de collecter des sommes importantes grâce à la lutte contre l’évasion fiscale et à la liquidation des dettes envers le fisc, dans un très bref délai. Combien cette perspective est-elle réalisable ?

Annulation de la dette

Comment l’annulation de la dette pourra-t-elle avancer si la Grèce s’engage à rembourser intégralement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires ?

Levée de l’austérité

Comment pourra-t-il y avoir une levée de l’austérité si la Grèce s’engage de réaliser des excédents primaires ‘adéquats’ afin de rendre ‘viable’ l’énorme dette courante ? La ‘viabilité’ de la dette –telle qu’estimée par la troïka – était précisément la raison de la chasse absurde aux excédents primaires. Étant donné que la dette ne sera pas significativement réduite, comment arrêterons-nous d’avoir des excédents primaires qui sont catastrophiques pour l’économie grecque et qui constituent l’essence de l’austérité ?

Surveillance et coût budgétaire

Comment sera-t-il possible de réaliser des changements progressistes dans le pays si les ‘institutions’ exercent une surveillance stricte et interdisent les actions unilatérales ? Les ‘institutions’ permettront-elles de réaliser les piliers du programme de Thessalonique étant donné qu’ils ont un impact budgétaire direct ou indirect ?

La négociation future

Qu’est-ce qui aura précisément changé dans les quatre mois de la ‘prorogation’ pour que la nouvelle négociation avec nos partenaires ait lieu à partir de nouvelles positions meilleures ? Qu’est-ce qui évitera la dégradation de la situation politique, économique et sociale du pays ?

Les moments sont absolument cruciaux pour la société, la nation et, bien entendu, pour la Gauche. La légitimité démocratique du gouvernement est fondée sur le programme de Syriza. La moindre des choses est d’avoir un débat ouvert dans les organes du parti et dans le groupe parlementaire. Nous devons fournir immédiatement des réponses pertinentes à ces questions pour conserver le soutien et la dynamique que le peuple grec nous imprime. Les réponses qui seront données dans les jours qui suivent jugeront de l’avenir du pays et de la société.

Source : OkeaNews, repris et traduit depuis le blog de K. Lapavistas, le 23 février 2015.

72 réponses à Les critiques et les 5 questions au gouvernement de K. Lapavitsas, économiste et député Syriza

Commentaires recommandés

vérité2015 Le 25 février 2015 à 01h54

Quelle bande de naifs…sortez de l’Euro,reprenez votre indépendance,sortez de l’UE et offrez au plus offrant votre position militaire stratégique(qui vaut très cher).Négociez avec Poutine pour prolonger le futur turkstream(droits de passage et transit canon/ gaz),moyen de négociation pour ne pas dire chantage avec l’UE(à chacun son tour).Développez le tourisme sans abîmer trop le beau paysage Grec.Rentrez dans les BRICS avec Chypre,créez une zone franche ou carrément un Luxembourg du Sud pour faire ch…l’ex Troika et développer les services.Pour l’industrie et les ports,faire affaire avec la Chine comme porte d’entrée en Europe,ils seront surement intéressés.
Un ‘win win’ sans troika,multipolaire,la liberté retrouvée,la fierté après des années d’humiliation et de privation.De plus il y aurait beaucoup de pétrole dans les eaux territoriales de Grèce et de Chypre…la Grèce dans dix ans avec ce plan,plus riche que la Finlande.
Osez..

  1. georges glise Le 25 février 2015 à 01h52
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    si j’ai bien compris le propos de m. lapavitsas, syriza est au pied du mur, la situation n’a pas évolué, la troika n’a fait aucune concession sérieuse permettant d’atténuer l’austérité. j’espère que tsipras va réagir: dans une négociation, généralement chacun fait des concessions. apparemment l’eurogroupe n’en a fait aucune: pas de réduction de la dette, poursuite de la tutelle de la troika. inacceptable pour les grecs. apparemment, le ministre des finances yaroufakis a accepté de passer sous les fourches caudines de l’eurogroupe, il doit démissionner.


    • vérité2015 Le 25 février 2015 à 01h58
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      Ils ont juste changé le terme ‘troika’…cool ?Ca va leur faire une belle jambe aux Grecs non?


      • anne jordan Le 25 février 2015 à 18h46
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        pour ceux qui ne l’ont pas vu , cette enquête accablante diffusée – tard – sur la très européiste Arte …
        http://www.tv-replay.fr/puissante-et-incontrolee-la-troika/


        • Andrea Le 25 février 2015 à 20h44
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          Arte et d’autres docs. etc. de la TV francaise ne sont souvent pas dispo en dehors de la France. Ou quand c’est le cas, p. ex. Arte, cela ne marche pas même avec super-débit-internet et tout ce qu’il faut.

          Pourquoi? Ces documentaires coutent cher, mais ont, semble-t-il, une diffusion très limitée. Je peux comprendre que les réalisateurs espèrent vendre leur truc, mais c’est rarement le cas (imho, mais? au Canada év?), et tout cela tombe dans l’oubli, l’insignifiance. Incompréhensible.


          • pan2fire Le 26 février 2015 à 04h53
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            Andrea, essayez de télécharger ave le logiciel gratuit Captvty ( http://captvty.fr/ ).
            Je suis en Australie avec un mauvais débit. Captvty marche très bien pour Arte et beaucoup d’autres chaînes françaises.


            • Andrea Le 26 février 2015 à 15h35
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              merci, j’ai pu voir.


    • Alain Le 25 février 2015 à 09h59
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      Une négociation est une épreuve de force, pour obtenir des concessions il faut avoir un couteau derrière la porte (oubliez la “coopération” européenne); Syriza devait donc venir avait une volonté affichée de quitter l’euro (ils auraient donc dû mettre en place un contrôle des sorties de capitaux dès le premier jour pour éviter le bank run qui les a affaiblis) et de répudier unilatéralement une partie de ses dettes.

      De plus, ils ont cru qu’ils pourraient avoir le soutien des pays du sud qui auraient pu prendre la Grèce comme précédent; grosse erreur de jugement, pour les gouvernements du sud, un succès de Syriza signifierait avant tout des défaites électorales mémorables face aux partis nouveaux comme Syriza, leur but n’est pas de soulager leur population mais leur prouver qu’il n’y a pas d’alternatives pour rester au pouvoir.

      Ces deux erreurs fondamentales ne pouvaient qu’entraîner leur échec, difficilement rattrapable car ils se refusent à envisager de sortir de la prison de l’euro qui leur maintiendra la tête sous l’eau


      • chios Le 25 février 2015 à 14h03
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        Je crois que voir un conflit en termes de “rapports de force” est juste, mais c’est oublier qu’il y a plusieurs “lignes de force”.
        De même, voir ce conflit en termes binaires, euro ou pas euro.

        En termes monétaires et financiers, certes, la Grèce est dans de mauvais draps.
        Mais elle a des atouts, surtout à l’heure où, apparamment du moins, l’empire financier, et sa cohésion, vacillent.

        1. C’est un pays qui a une image [BRAND] des plus prestigieuses:sa beauté, son art de vivre, son “passé mythique”….Ce sont des “valeurs permanentes”, qui pourraient compter tout autant qu’un avantage potentiellement éphémère en termes de performance économique
        2. Potentiel “hydrocarbures”
        3. Une position géographique au milieu de la méditerranée. Il suffit de penser à la Grèce, comme “électron libre”, et les “possibilités” que cela soulève en tant que “levier de négociation”. Etats-Unis, Chine, Russie. Par ex. un anti-Hong-Kong chinois, dans quelques années, quand la Chine sera devenue la première puissance?
        4. Une expérience et savoir faire millénaire dans les domaines du “trade”, “shipping” etc.
        Ces entreprises pourraient bien revenir au bercail.

        Je trouve que la sortie “hostile” de la Grèce a de quoi faire peur au bloc occidental.

        Alors, je trouve que les propositions de Syriza sont à prendre au sérieux
        e.a., intérêts sur la dette en fonction de la croissance et Grexit ordonné, par ex,, une dévaluation progressive et en pente douce, remboursement en drachme, avec intérêt des créditeurs à la réussite économique de la Grèce…
        En échange, la Grèce reste en bons termes avec l’Europe, reste dans l’OTAN etc.

        L’UE, ou l’Europe, je ne sais trop, pourrait-elle accepter sans regret de voir s’éloigner un de ses plus purs joyaux?


  2. vérité2015 Le 25 février 2015 à 01h54
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    Quelle bande de naifs…sortez de l’Euro,reprenez votre indépendance,sortez de l’UE et offrez au plus offrant votre position militaire stratégique(qui vaut très cher).Négociez avec Poutine pour prolonger le futur turkstream(droits de passage et transit canon/ gaz),moyen de négociation pour ne pas dire chantage avec l’UE(à chacun son tour).Développez le tourisme sans abîmer trop le beau paysage Grec.Rentrez dans les BRICS avec Chypre,créez une zone franche ou carrément un Luxembourg du Sud pour faire ch…l’ex Troika et développer les services.Pour l’industrie et les ports,faire affaire avec la Chine comme porte d’entrée en Europe,ils seront surement intéressés.
    Un ‘win win’ sans troika,multipolaire,la liberté retrouvée,la fierté après des années d’humiliation et de privation.De plus il y aurait beaucoup de pétrole dans les eaux territoriales de Grèce et de Chypre…la Grèce dans dix ans avec ce plan,plus riche que la Finlande.
    Osez..


    • Kiwixar Le 25 février 2015 à 02h49
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      J’aime votre façon de penser, vérité2015. Optimiste, créative et audacieuse, c’est comme ça qu’on bâtit (et qu’on défend) une nation… 🙂


      • valles Le 25 février 2015 à 09h19
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        Moi c’est les trois premiers mots que je trouve pertinents.
        C’est bien de théoriser le monde dans sa partie écomonie (désolé, j’ai revisionné Idiocraty hier soir) mais même avec les pointures de ce blog, le gros problème est que vos avis sont, ou noyés dans la masse, ou récupérer par fragments pour faire de l’audience à ceux pour qui la vie n’est qu’un métier.
        Avoir de bonne idées c’est bien, se poser la question de leurs inopérances ce n’est pas mal aussi.
        Etiennes, Etiennes, Etiennes…. à quand ta garde prétorienne


    • Timothée Le 25 février 2015 à 08h12
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      On ne fera QUE ce que la majorité décidera. Soyez-en certain.

      Et pour l’instant, la majorité est très loin de ces petits jeux de rôle géopolitiques.
      Ils ont des fins de mois à assurer, voyez-vous…


    • Jean Sérien Le 25 février 2015 à 08h44
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      En même temps, si la Grèce fait défaut sur sa dette, vous pensez sérieusement qu’elle échappera à une sorte de blocus économique de la part de l’UE? Pour que le port du Pirée intéresse les Chinois, encore faut-il que la Grèce soit insérée dans un espace de libre-échange avec le reste de l’UE… Sinon les conteneurs de marchandises “made in China” resteront à quai.


      • Leterrible Le 25 février 2015 à 16h10
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        Vous écrivez :
        …” ” si la Grèce fait défaut sur sa dette, vous pensez sérieusement qu’elle échappera à une sorte de blocus économique de la part de l’UE? Pour que le port du Pirée intéresse les Chinois, encore faut-il que la Grèce soit insérée dans un espace de libre-échange avec le reste de l’UE… Sinon les conteneurs de marchandises “made in China” resteront à quai.” “…
        Merci de ne jamais vous lasser de l’écrire et de le réécrire…peut-être que tous nos amis “YAKA-FAUKON” le comprendront un jour…
        La seule solution éventuellement envisageable pour les nouvelles autorités grecques est de se “faire éjecter manu militari” de la zône-€ (pour décisions budgétaires de type “humanitaire” ) , entrainant à l’intérieur un état d’urgence sans colonels qui souderait un maximum d’électeurs derrière elles avec des élections et/ou un référendum explicite , et à l’extérieur des manifestations de soutien de(s) peuple(s) européen(s) conscientisé(s) ….(par les mêmes “YAKA-FAUKON” ?)


    • Chris Le 25 février 2015 à 12h10
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      Peut-être que je pèche par optimisme (pourtant ce n’est pas ma dominante), mais je pense que Tsipras a tout simplement gagné du temps pour mettre en place la sortie de la Grèce, autant dans son intérêt que dans l’intérêt de l’UE pour éviter une attaque des marchés, telle qu’elle connut en 2011.
      Car un fait demeure, peu importe dans quel sens on le tourne : la Grèce est incapable de rembourser sa dette, mais en vendant tous ses actifs pour la plus grande joie des hyènes jappante qui n’attendent que ça.
      L’Europe politique et économique est morte. Le coroner n’a juste pas encore délivré l’acte de décès de la défunte encore branchée à la BCE. Et ça peut durer encore un bon moment.


    • achriline Le 25 février 2015 à 13h24
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      “De plus il y aurait beaucoup de pétrole dans les eaux territoriales de Grèce et de Chypre…”

      Et si c’était pour ça que Goldman Sachs avait aidé à la ruine de la Grèce afin que les compagnies pétrolières américaines puissent mettre la main sur les gisements à bon compte. Complotiste mais pas si aberrant sachant à qui on a à faire. Toujours chercher à qui profite le crime.


    • Krystyna Hawrot Le 25 février 2015 à 14h46
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      Oui mais alors il peut y avoir Maidan, coup d’état et autres joyeusetés… N’oubliez pas l’état de l’Etat grec.

      La première des choses à faire aurait été une réforme très approfondie de l’Etat – justement une bonne épuration de la police de tous les éléments douteux et vendus.Pour l’armée Tsipras serait bien inspiré de demander à Poutine comment celui-ci s’est assuré de sa fidélité au début des années 2000 quand les bombes pleuvaient dans Moscou et que personne ne donnait cher de sa survie politique.
      Comment Poutine a réussi à réformer ce qui restait de l’armée russe?

      Pour s’assurer qu’il n’y ait pas de Maidan, Tsipras doit quand même donner à manger à sa population, soit retour au SMIC à 600 euros ( et ce n’est pas beaucoup, les prix à Athènes sont sensiblement les mêmes qu’à Paris sauf les loyers), retour au code du travail et conventions collectives. Reconstruction là aussi d’un appareil d’Etat manquant: inspection du travail musclé pour s’assurer que les cotisations sociales et impôts rentrent et que les entreprises arrêtent de penser que l’Etat n’existe que pour donner sans rien recevoir en retour.

      Si Tsipras arrivait à faire cela, il n’y aurait pas de Maidan car la classe moyenne le suivrait.


    • georges dubuis Le 25 février 2015 à 14h53
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      En vérité2015, c’est le principe d’ Archimède ,un grec, donnez moi un point d’appui et je soulèverais ce monde
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Archim%C3%A8de


    • Andrea Le 25 février 2015 à 21h24
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      Oui le post de Vérité est super, je suis d’accord, je vois que le post à un énoorme no. de + y compris le mien.

      Mais regardons l’autre coté de la medaille.

      Sans vouloir excuser Syriza, ou être supporteur, je suppose que Syriza, jeux politiciards, semi-mensonges, etc. est consciente de certains dangers.

      Il y a actuellement deux guerres en Europe, une contre la Grèce, l’autre contre l’Ukraine. Les deux sont largement la responsabilité de l’UE -> Allemagne. L’Ukraine est fichue, partiellemt détruite, et va l’être encore plus, bcp plus, cela sera un champ de ruines horrible… Mettre les causes de la guerre civile en Ukraine sur les Ukrainiens et les neo-conservateurs de l’US (ou alors sur la Russie, ou une combinaison) est un peu facile (je n’accuse personne ici) et voile le jeux de l’EU. Si la Grèce peut éviter cela, c’est déjà une victoire.

      Les conséquences pour la Grèce de quitter l’EU, ou d’être bottée dehors, risquent d’être très très graves.

      Type blocus économique total (l’Ouest ne peut pas le faire pour le moment envers la Russie, pour la Grèce, pas de prob, cela sera un exercise), prise de controle de la Meditrerranée autour, etc. Les autres grandes puissances, telles que Russie et Chine ont déjà signalé une vague sympathie, un intéret distant, mais ont également montré que jamais ils confronteraient l’EU – USA sur un tel sujet (amha.) Dans un premier temps, Obama a enjoint l’EU à ‘garder’ la Grèce, et a eu des mots en faveur de la Grèce, pour ensuite se retracter.


  3. Crapaud Rouge Le 25 février 2015 à 05h33
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    Question cruciale : “Qu’est-ce qui aura précisément changé dans les quatre mois de la ‘prorogation’ pour que la nouvelle négociation avec nos partenaires ait lieu à partir de nouvelles positions meilleures ?” : si la liste d’hier est acceptée, c’est qu’elle ne dérange pas trop “les institutions”, donc qu’elle ne comporte rien qui change vraiment la donne. Le même dilemme persiste : si Syriza est crédible pour l’Eurogroupe, il y a tout lieu de craindre qu’il ne le soit pas sur la base de son programme électoral, et réciproquement.


  4. Irribarria Franck Le 25 février 2015 à 06h37
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    Bonjour vérité 2015,

    Voici d’excelentes proposition pour la Grèce, et pour son peuple, humiliez et meurtris par les Euros-

    fachos depuis bien trop longtemps.

    À tout hazard, vous n’aurriez rien pour nous, en France ???

    Cordialement

    Franck


  5. FifiBrind_acier Le 25 février 2015 à 06h48
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    Encore un naïf, qui croit que les peuples décident de quelque chose…

    Si nous sommes toujours dans l’ UE et dans la mouise, c’est bien grâce à tous ceux qui ont gobé 40 ans de propagande sur “l’ Europe de la prospérité et de la paix”, et qui n’arrivent pas à ouvrir les yeux sur la réalité. Leur rêve européen s’effondre, ils préfèrent rester dans le déni.
    ça se soigne, docteur?


    • Chris Le 25 février 2015 à 12h25
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      “tous ceux qui ont gobé 40 ans de propagande sur “l’ Europe de la prospérité et de la paix”
      C’était l’antienne indispensable pour mettre en place le format géopolitico-économique de la globalisation/mondialisation/nouvel ordre mondial des USA.
      L’UE n’est qu’une courroie de transmission de cette doctrine néocoloniale abusivement qualifiée “néolibérale”, sauf que là, nous faisons partie… des colonisés encadrés par les apparatchiks gouverneurs de la taule UE.


  6. fabien775 Le 25 février 2015 à 07h28
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    Avec l’ euro, c’est une situation impossible à résoudre. La Grèce sortira de ce merdier en quittant cette union mortifère et anti-démocratique.


  7. bluetonga Le 25 février 2015 à 08h04
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    “Y a qu’à” est toujours plus facile que de pédaler et tenir le guidon. Il n’empêche que si les Grecs n’envisagent pas de sortir du cadre, une “métasolution” plutôt qu’une solution dans le système, autant chercher à résoudre la quadrature du cercle.

    La dette n’est jamais qu’une convention – comme la propriété privée d’ailleurs. Quand une partie contractante est grugée de manière flagrante, n’est-il pas compréhensible qu’elle veuille se retirer de la partie? Le pouvoir des Grecs repose dans le système sur la menace de claquer la porte et de donner le mauvais exemple aux autres dindons de la farce. Ça demande un peu de cojones de jouer cette carte là, mais il n’y a pas vraiment d’autre choix. En dehors du système, c’est de rejoindre les grands parias de la terre (coucou Vlad!), ce qui implique également des cojones mais aussi de la cervelle. Une chose est sûre : si la Grèce lève le doigt pour demander la permission de, elle n’aura rien. Il est temps de devenir désagréable.

    Tiens, à propos de désagréable, qu’aurait donc fait Vlad à leur place?


  8. Un naïf Le 25 février 2015 à 08h59
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    Pavé dans la mare : la liste des propositions grecques n’a pas été rédigée par le gouvernement Tsipras

    L’Eurogroupe a donc accepté les propositions du gouvernement Syriza écrites par la commission de Bruxelles. OK on comprend mieux !!

    http://www.politis.fr/Pave-dans-la-mare-la-liste-des,30187.html


  9. Vladimir KOMAR Le 25 février 2015 à 09h07
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    Pourquoi les “institutions” ne crient pas victoire , Syriza a survecu a l’epreuve du feu :

    La BCE a appliqué en Grèce exactement le même type de chantage qu’à Chypre en 2013 et en Irlande en 2010

    …..Premièrement, par la pression énorme exercée d’emblée par les institutions européennes. Ça a commencé le 4 février quand la Banque européenne a annoncé que le refinancement des banques grecques était stoppé, car elle n’acceptait plus les bons de la dette grecque, quand dans le même temps un mouvement massif de retraits de liquidités s’opérait en Grèce.

    Calculé à environ 2 milliards d’euros par semaine, il aurait atteint selon des sources fiables 1,5 milliard par jour ces derniers jours. Selon les informations que j’ai reçues d’Athènes, les banques grecques n’auraient pas pu ouvrir dès mardi si la Grèce n’était pas parvenue à un accord. La BCE a appliqué en Grèce exactement le même type de chantage qu’à Chypre en 2013 et en Irlande en 2010.

    Il y a une strangulation mise en place contre le gouvernement grec via le maillon le plus faible qui est le système bancaire. La pression est allée croissante lors des réunions de l’Eurogroupe pour que la Grèce accepte le cadre memorandaire, et si l’Allemagne a été la plus vindicative — avec la part de spectacle qui accompagne ces moments — aucune différenciation n’est apparue de la part des autres pays européens. Personne ne s’est opposé à l’Allemagne…

    https://ijsbergmagazine.com/politique/article/18309-syriza-echec-ue-negociations-bilan/

    Il semble que lundi 23 a 16h.,toutes les banques grecques se soient trouvées en faillite,et n’ont été “sauvées” qu’apres minuit.. par la BCE, au reçu du compromis signé. Le chantage a fonctionné au bord du precipice… mais devient insupportable……car les depots bancaires ne sont toujours pas garantis….d’ou poursuite du bank run rampant, sans panique visible. Mais a la difference de Chypre,sans punition monétaire.

    Cette petite victoire est passée sans bruit, l’objectif d’aneantissement politique de Syriza a été raté ou retardé ?


    • Thomas Le 25 février 2015 à 09h30
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      Merci Vladimir pour ce commentaire intéressant, dommage juste que dans votre post ce ne soit pas explicite que votre texte est une citation-reformulation de l’interview mise en lien.

      Il serait bon je crois qu’Olivier publie cet entretien qui est très riche, montrant la position d’un membre de Syriza parlant d'”erreur de diagnostic”, pointant les risques de désintégration de Syriza, ou encore, à propos des bases de l’Union Européenne :

      “Ces institutions ont été créées pour verrouiller les politiques néo-libérales et les soustraire au contrôle populaire. On ne peut pas rompre avec les politiques d’austérité et les mécanismes de mémorandum sans entrer dans une confrontation avec l’Union européenne, et le cas échéant sortir de la zone euro. La Grèce a montré lors des négociations qu’elle craignait plus le « Grexit » que ses interlocuteurs, et ça, c’est une erreur fatale.”


      • Jeanne L. Le 25 février 2015 à 10h17
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        @Thomas: plutôt qu’une réponse à votre commentaire, c’est une question que je me pose après sa lecture:
        Vous mettez en évidence la phrase “la Grèce a montré lors des négociations qu’elle craignait plus le “grexit” que ses interlocuteurs et ça, c’est une erreur fatale”. je pense que vous avez raison car on a l’impression de voir une partie de poker où il s’agit de bluffer.
        Mais je rapproche cette dérobade de l’analyse de Jacques Sapir disant dans son billet d’hier :
        “On sait que la Grèce a atteint un excédent budgétaire primaire (soit hors les remboursements de la dette). Cela veut dire que si la Grèce faisait défaut sur sa dette, estimant que les intérêts payés depuis 2009 ont éteint une grande partie de cette dernière, elle pourrait financer sur ses propres bases ses dépenses publiques. En d’autres termes, si la Grèce fait défaut, et si elle sort de l’Euro, elle n’a plus besoin d’emprunter pour boucler son budget. C’est un premier point qu’il faut avoir à l’esprit quand on parle d’un possible GREXIT. La Banque Centrale de Grèce n’aurait pas à monétiser des sommes importantes, ce qui exclut le risque d’hyperinflation qui est souvent avancé par les adversaires de la solution du Grexit.”

        Comment alors comprendre la “dérobade”, “l’illusion” selon les termes de Glezos, dans laquelle ont été pris (ou ont construit ce qui serait une vraie trahison) les négociateurs grecs ?

        L’autre question totalement différente que je me pose c’est celle de l’importance catastrophique qu’ont eu les jeux olympiques dans les questions économiques (et politiques) et je me dis que cette économie du sport est tout de même bien destructrice.
        A la fois elle propose un développement de la construction, du tourisme, des transports, met en branle l”amitié entre les peuples et la saine compétition”, mais d’un autre le côté agonistique, finalement destructeur et totalement “vain” type “il a eu un record avec un centième de seconde de moins que le suivant” paraît ahurissant .
        On a l’impression que cela laisse bien des pays exsangues et non seulement endettés, mais comme abandonnés et vidés une fois le reflux passé.


        • Farfie Le 25 février 2015 à 10h37
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          D’accord avec vous,Jeanne,il a fallu 27 ans à Grenoble pour rembourser ses emprunts “Olympiques” de 1968:
          http://www.wedemain.fr/Jeux-olympiques-La-malediction-des-elephants-blancs_a422.html


        • SD Nocontent Le 25 février 2015 à 11h15
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          Comment alors comprendre la “dérobade, l’illusion ” selon les termes de Glezos, dans laquelle ont été pris (ou ont construit ce qui serait une vraie trahison) les négociateurs grecs ?

          Je pense que l’on doit tenir compte dans les analyses que seulement 30% des Grecs veulent quitter l’EU, qu’à cause de cela Syriza est bloqué dans ses promesses de campagne (avec ce % une révolution dite Orange peut avoir lieu) ils ont eus des rencontres avec l’EU ,les US avant la campagne, les Russes, et les Chinois, ils ont une vue d’ensemble de leurs possibilités d’actions, quitter l’EU aura des conséquences, pour cela ils doivent transformer ces 30% à plus de 50%, K. Lapavitsas et d’autres lancent le débat ( technique du bon et du gentil ) pour changer le rapport de force, la suite dépendra de la modification du rapport de force en gréce.


      • Vladimir KOMAR Le 25 février 2015 à 10h53
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        Bonjour,

        Vu de loin, il me semble qu’ un bilan de Syriza et du nouveau gouvernement ne peut etre encore établi, il manque beaucoup d’elements et l’inventaire complet est en cours…?

        l’emission d’Arte d’hier soir

        PUISSANTE ET INCONTRÔLÉE : LA TROÏKA

        mardi 24 février à 22h30 (90 min)

        http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika

        doit nous interpeller sur l’irresponsabilité de tous les acteurs d’avant ,surtout quand la majorité conservatrice du Parlement europeen interdit toute commission d’enquete sur la Troika ..


        • LBSSO Le 25 février 2015 à 22h00
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          Merci Vladimir Komar d’avoir signalé ce reportage.

          J’ignorais les manœuvres du FMI qui a modifié en douce son règlement interne.

          Et si il n’y avait que ça…


    • FifiBrind_acier Le 25 février 2015 à 17h22
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      Vladimir
      Il y a bien eu un précédent dans la restructuration de la dette irlandaise, ce que la BCE refuse aujourd’hui à la Grèce. Analyse et comparaison :

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150128trib8834744bb/quand-la-bce-acceptait-une-restructuration-de-la-dette-irlandaise.html


      • Leterrible Le 26 février 2015 à 12h03
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        Vraiment intéressant article , bien lisible… Merci.


  10. Rose du sud Le 25 février 2015 à 10h11
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    Le principe du vote soit disant “démocratique” n’est basé que sur la séduction. Il faut plaire pour être élus surtout si nous sommes nouveaux et qu’on n’a rien réalisé de concret c’est pourquoi on dit avec vérité nous votons pour des gens qui ensuite nous mentiront!
    Ce principe n’est pas démocratique car il faudrait voter pour des gens qui ont réalisés des choses importantes.
    “Il faut que” ” il faudrait que” “ils ont trahi” , toutes ces belles formules sont ridicules!

    Pour ma part, je pense qu’il faut que le peuple grec soutienne à fond son nouveau gouvernement afin s’il est vraiment honnête, à savoir défendre les “malheureux” qu’il puisse enfin réaliser déjà une partie de son programme. Les gens pressés dans cette situation sont ridicules.

    J’ai aimé cette subtile remarque: “Si les chinois ne peuvent que laisser leurs produits sur les quais grecs, ils ne voudront même plus venir en Grèce! ” Alors le commerce marchera-t-il mieux dans ces conditions??

    Il faut être réaliste et pour changer les choses sans guerre, par la concertation, il faut de la patience, c’est tout.
    En 4 mois nous avons tous compris que Hollande trahissait ses électeurs! Lui c’est l’escalade du pire mais sa chère femme nous l’avait bien dit “François n’a jamais rien fait !” alors on était prévenu!

    le gouvernement nouveau grec a bien écrit ses intentions::::”Il ne faut surtout pas se sentir bien avec les riches qui nous paient quelques faveurs pour mieux nous soumettre” et aussi il faut être sur d’être soutenu pour sortir du système!”
    Modestement, je pense pour juger sereinement qu’il faut déjà donner une direction et faire des chose, pour voir après 4 mois ce que cela donne!


    • lairderien Le 25 février 2015 à 11h40
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      @ Rose du sud

      Je crois que votre commentaire est plein de bon sens;

      Je lis ce qu’écrit J. Sapir sur la Grèce. Pour l’instant en réalité rien n’est réglé sur le fond. Syrisa ne s’est pas renié, le gouvernement grec bien seul dans son combat ne peut vaincre l’UE en quelques jours au risque de devoir quitter l’euro en catastrophe et sans préparations.
      4 mois de gagnés c’est à peine suffisant pour se préparer matériellement à une sortie de l’euro si les négociations échouent et surtout préparer les grecs qui s’accrochent encore à l’euro.

      Bref patience rien n’est joué.


  11. hema Le 25 février 2015 à 10h53
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    Bonjour,
    Cit joint, en lien, un intéressant portrait de Yanis VAROUFLAKIS fait par un économiste qui a fait un peu parler de lui grâce à son livre “l’imposture économique”, Steve KEEN.
    http://www.forbes.com/sites/stevekeen/2015/02/19/a-lawyers-mindset-where-an-economists-is-needed/

    On y comprend que Yanis est plutôt un type bien qui considère, à juste titre à mon sens, que la coopération l’emporte sur l’individualisme. Il se trouve que ce n’est pas la pensée commune des ses confrères “économistes mainstream et affidés” et que pour l’instant ce sont eux qui ont les manettes.

    -Je ne sais pas si l’appel à la raison sera suffisant pour combattre les dogmes (j’ai une idée , mais,…)
    -Je ne sais pas si Yanis a lu Sun Tzu http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Art_de_la_guerre, sinon il lui reste 4 mois, …. sinon je crains qu’il ne retourne en Australie faire des cours d’économie hétérodoxe, ce qui n’est déjà pas si mal,… pas à la hauteur des enjeux, mais pas si mal,…


  12. chios Le 25 février 2015 à 10h57
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    “aucune différenciation n’est apparue de la part des autres pays européens. Personne ne s’est opposé à l’Allemagne…”

    C’est ce qui est le plus désespérant.
    Mais cela concerne les dirigeants.
    Il faudrait savoir ce qu’est l’opinion dans les pays du sud, où la presse n’ a pas relayé ces évènements avec autant de passion que dans le monde anglo-saxon, alors que ce sont les plus concernés.

    Je crois qu’en tant que “partenaires” dans l’Eurozone, il est vital de ne pas lâcher la Grèce au niveau de l’information dans les mois qui viennent, car leur pire ennemi, c’est l’indifférence, et les bras de fer qui passent inaperçus, alors que leur “popularité” dans les pays du sud, (France comprise) menace le pouvoir en place dans tous ces pays.

    Je trouve que Varoufakis est une chance pour l’Europe, pour la réflexion sur les principes économiques qui nous gouvernent, bien plus que les manoeuvres de parti comme relatés dans cet article.

    Voici un article du Guardian, en cas d’échec des négociations, un bitcoin à l’envers, pour remplacer ou pourquoi pas en parallèle à l’Euro…
    If things go badly for Greece, finance minister Yanis Varoufakis has said he would consider creating a parallel digital currency, using Bitcoin’s digital security and transparency, but doing the exact opposite of what the money fundamentalists intend.
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/feb/22/can-a-parallel-digital-currency-solve-the-greek-financial-crisis


    • Kiwixar Le 25 février 2015 à 11h24
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      Cet article me conforte dans l’espoir (optimiste) que le gouvernement grec est prêt à trouver des solutions non-conventionnelles au problème grec qui est aussi le problème de 80% de la population occidentale (le servage financier). Restons patients.


    • Andrea Le 25 février 2015 à 22h00
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      If things go badly for Greece, finance minister Yanis Varoufakis has said he would consider creating a parallel digital currency, using Bitcoin’s digital security and transparency, but doing the exact opposite of what the money fundamentalists intend.

      Ce que propose là Yanis V est simplement une monnaie paralllèle, peu importe si c’est des drachmes imprimés (billets), ou a une allure moderne type ‘bitcoin, internet.’ Et la dernière phrase citée est opaque…

      Je ne connais pas les règlements de l’UE, la BCE, là-dessus, mais je doute que cela soit permis, les pays de l’Eurozone ne peuvent pas se mettre à adopter le dollar, le yen, ou une monnaie locale nouvellement inventée ou re-confirmée…Mais bon les textes je ne les connais pas. C’est, amha, de la poudre aux yeux..

      Des petites incursions, type billets d’échange de services, ou pour petit commerce, qui sont ‘type bon d’échange local’ sont tolérés. Il y en a en France, en Espagne, ailleurs.

      Dans la plupart des Etats en Europe, seul la Banque Nationale (et la BCE pour l’Eurozone) a le droit de frapper monnaie. La Suisse, p. ex. fait figure d’exception, cela n’est pas interdit, elle n’est pas dans l’UE, et il y a une monnaie parallèle qui fonctionne très bien, le Wir. Mais c’est exceptionnel.


  13. Mathieu Le 25 février 2015 à 11h41
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    Si le but du gouvernement grec est de sortir de la zone euro, l’accord actuel fait (encore) sens: le but pourrait simplement être de gagner quelques mois pour organiser la sortie un minimum pour en limiter le border qui s’en suivra inévitablement.

    Mais en même temps, ce qu’on voit est aussi compatible avec un accord de Syriza avec l’eurogroupe. Il faut bien voir (en tout cas si je comprends bien ce qu’écrit par ex Jacques Sapir) que Tsipras a quand même obtenu que le surplus primaire affecté au remboursement de la dette soit nul pour 2015, ce qui est non négligeable. Et que pour 2016 tout reste encore à négocier. Bref l’accord ne redonne certainement pas la souveraineté aux grecs (ce qui est clairement un échec), mais donne un peu d’air à court terme.

    Bref, au total, bien malin qui peut deviner quelles sont les véritables intentions du gouvernement grec.


    • chios Le 25 février 2015 à 20h47
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      “c’est quand même du déficit – façon “cagnotte” chiraquienne…”

      En principe, si je comprends bien, la Grèce est un pays dont les échanges sont équilibrés.
      Ils importent autant qu’ils exportent et donc sont “viables” au niveau économique au Temps 0, quand Syriza est élue, et il faut bien concéder que ce fait, qui leur est favorable est dû aux politiques d’austérité.
      Et la situation est maintenant insoutenable, mendiants, SDF et leurs caisses de carton, suicides,.asphyxies dans les appartements ,manifs violentes, flammes, casques,pancartes pour se limiter à l’aspect visuel, témoins d’une situation de désespoir

      Le “hic” , c’est qu’ils ont une DETTE….qui est un “héritage”.

      Il serait absurde de faire une analogie entre la famille et une nation, comme si il y avait un changement de génération tous les 4 ou 6 ans, mais avouons que en droit privé, je ne suis pas obligée, lors de la mort de mes parents, d’accepter leur “héritage”…car je ne suis pas responsable du comportement financier de mes parents.
      Et la loi est faite ainsi.

      La dette, clé de voûte du système, et “impératif moral”. au profit de l’épargnant ou du rentier.ce mini capitaliste qui croit que sa maison est un investissement, et qui achète avidement des actions dans l’espoir que “ça lui rapportera”.


  14. bizmarco Le 25 février 2015 à 12h41
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    L’article de jacque SAPIR sur le GREXIT
    http://russeurope.hypotheses.org/3492


  15. Kiwixar Le 25 février 2015 à 12h57
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    Et pendant ce temps, les obligations US à 10 ans sont passées de 1.6% à 2.16% (+35%) en 1 mois.


  16. Lysbethe Levy Le 25 février 2015 à 13h48
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    J’avais déjà signalé le fait que Varoufakis avait bossé au Texas et que lui et Tsipra ont été invité avant de prendre le pouvoir aux Usa et qu’il y avait possibilité d’une trahison envers le peuple grec car ils sont trop “proche” des financiers aux Usa mais voici ce que je trouve là :
    http://www.strategic-culture.org/news/2015/01/29/a-soros-trojan-horse-inside-the-new-greek-government.html Ne faudrait il pas étudier le problème de l’actuel gouvernement Syriza a la lumière du passé de Varoufakis ?

    Son CV décrit dans cet article ne plaiderai t’il pas en la faveur d’une “possible connexion” dès le début entres “initiés” ? En tout cas quand on sait que des ukrainien-américains sont entrés dans le gouvernement de Porochenko ou en Bulgarie devrait nous alerter sur la prétendue indépendance de ces “élites” qui semblent bosser plus pour le géant américain que pour leur propre peuples respectifs…IL y a tant de magouilles que je suis prête à le croire.

    Pardon pour l’Espoir de tous pour un réglement pacifique……


  17. PhildeFer Le 25 février 2015 à 13h57
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    Tsipras, ça ne voudrait pas dire “vaseline” en grec, par hasard? 🙂


  18. Vladimir KOMAR Le 25 février 2015 à 14h11
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    A quelques jours (vendredi ?) du vote du parlement allemand, Schaeuble pousse indirectement au NON :

    Germany’s Schaeuble: credibility of new Greek plan still in doubt

    BERLIN Wed Feb 25, 2015 8:46am GMT

    Feb 25 (Reuters) – Germany’s Wolfgang Schaeuble said on Wednesday it had not been an easy decision for euro zone finance ministers to extend the Greek rescue plan by four months and much doubt remained about how credible Athens’ latest reform commitments really were.
    “It wasn’t easy an easy decision for us but neither was it easy for the Greek government because (they) had told the people something completely different in the campaign and afterwards,” the German finance minister told SWR2 radio in an interview.
    “The question now is whether one can believe the Greek government’s assurances or not. There’s a lot of doubt in Germany, that has to be understood,” said Schaeuble. Despite his misgivings, he has urged German lawmakers to approve the Greek extension in a vote in parliament expected on Friday. (Reporting by Stephen Brown and Madeline Chambers)

    http://uk.reuters.com/article/2015/02/25/eurozone-greece-schaeuble-idUKB4N0PT01I20150225


  19. Leterrible Le 25 février 2015 à 14h36
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    vital de voir ceci pour comprendre cela :

    http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika
    disponible encore cinq jours…….???…c’est tellement puissant et épouvantable que c’est difficile de croire que le “système” tolèrera son maintien….!
    Quoique COSTA-GAVRAS , présent, doit avoir ses entrées (et sorties).
    INDISPENSABLE avant toute autre considération sur les nouveaux dirigeants de la Grèce..
    C’est l’Himalaya à déplacer….faut du temps et pousser d’abord “petit-bras”.


  20. Gribouille Le 25 février 2015 à 15h10
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    je crois, en définitive, que les deux leçons de l’échec grec lors des négociations sont que :

    1) Un pays qui souhaite négocier avec l’Eurogroupe ne peut imposer son point de vue s’il se refuse d’office à envisager une sortie de l’Euro. Il sera intéressant dans cette perspective de voir l’évolution des discours de l’extrême gauche qui reste attachée à l’idée de réformer l’union Européenne de l’intérieur en restant dans l’Euro, en particulier Podemos en Espagne. Aurons nous un infléchissement des programmes ? et, quelles conséquences électorales pour les droites souverainistes qui prônent une sortie de l’Euro (report des voix de l’extrême gauche vers l’extrême droite) ?

    2) Le plan de la Grèce ne visait pas simplement à faire une politique de relance pour sortir de la dépression. C’était aussi une ultime tentative de revenir sur une trajectoire de soutenabilité de la dette publique avec l’idée que le surplus de croissance attendu de cette politique aurait permis de dégager les recettes budgétaires nécessaires pour assurer le paiement des échéances.
    Cette épisode ne fait que remettre en lumière que la politique d’austérité ne permettra pas à la Grèce de rembourser sa dette. Et l’Europe, en refusant de soutenir l’alternative d’un remboursement de la dette par une politique de soutien à la croissance, ne laisse en définitive d’autre choix à la Grèce que le défaut comme seule perspective visible.


    • Vladimir KOMAR Le 25 février 2015 à 15h59
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      Desolè, aucun échec ..

      La partie de poker de l’ombre :

      La BCE craint que la Grèce interdise aux banques de spéculer !

      23 FÉVRIER 2015 |  PAR BRIGITTE PASCALL

      http://blogs.mediapart.fr/blog/brigitte-pascall/230215/la-bce-craint-que-la-grece-interdise-aux-banques-de-speculer


      • Gribouille Le 25 février 2015 à 17h30
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        Je n’évoquais que l’échec de la Grèce lors des négociations. Le processus de dislocation du bloc or dans les années 30 me laisse toujours penser que Syriza pourrait décider de sortie de la zone Euro suite à un processus de tâtonnement qui durera quelques mois. Si on croit aux modèles historiques qui se répètent dans le temps, la décision de sortie de l’Euro sera inévitable.


  21. BA Le 25 février 2015 à 16h06
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    Mercredi 25 février 2015 :

    Grèce : après l’accord, les questions qui fâchent.

    Quelle forme prendra le “nouveau contrat” que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d’ici fin juin ? Le journal allemand Rheinische Post faisait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d’aide, 20 milliards d’euros, sur la foi de sources proches de la coalition au pouvoir à Berlin.
    Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions draconiennes et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont transformé le pays en “colonie de la dette” et volé leur “dignité” aux Grecs, selon les dires du bouillant ministre des Finances Yanis Varoufakis.
    La Grèce préférerait une ligne de crédit, mais “il est plus probable qu’on aille sur un nouveau programme qu’une ligne de crédit”, confiait mardi un haut responsable européen.

    http://www.lepoint.fr/economie/grece-apres-l-accord-les-questions-qui-fachent-25-02-2015-1907739_28.php

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    Si le troisième programme d’aide est mis en place en juillet, la dette publique de la Grèce augmentera de 20 milliards d’euros.

    La dette atteindrait environ 335 milliards d’euros, soit environ 187 % du PIB.

    De toute façon, la Grèce est en faillite, alors un peu plus ou un peu moins …


  22. Roscanvel Le 25 février 2015 à 16h24
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    Bien que partisan de la sortie de l’UE pour la France, je me m’autorise pas à critiquer Syrisa. Dès le résultat connu des élections grecques, j’ai toujours pensé que c’était dans le mouvement que les choses bougeraient en Grèce. Encore une fois, ce n’est pas inutile de rappeler que la majorité du peuple grec est favorable au maintien de la Grèce dans l’UE. Par contre il souhaite la fin de l’austérité, la fin des diktats de la troïka.
    C’est de la confrontation avec les instances européennes, c’est devant les insultes à la démocratie de ces mêmes instances que les grecs auront à réagir. C’est à partir de cette confrontation que les consciences évolueront, pas seulement en Grèce, mais aussi dans tous les pays de la Communauté européenne. C’est de cela que nos eurocrates ont peur;
    Voici la position de JL.Melenchon, ainsi qu’un article montrant le débat à l’intérieur de Syrisa.

    http://www.legrandsoir.info/le-probleme-en-europe-c-est-l-allemagne-de-merkel.html

    http://www.dedefensa.org/article-le_rendez-vous_de_juillet_25_02_2015.html


    • Vladimir KOMAR Le 25 février 2015 à 16h32
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      les choses s’eclairent au fil des heures ,la parole se libére :

      Je repete, aucun échec, juste une clarification qui ouvre un debat de masse jamais vu :

      nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière

      Dimitris Alexakis, Athènes, mardi 24 février 2015 PUBLIÉ LE 25/02/2015 PAR OU LA VIE SAUVAGE

      https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/02/25/nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere/


      • Leterrible Le 25 février 2015 à 16h48
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        Merci pour vos différentes contributions.
        Dans celle-ci , que je diffuse , je relève :

        ..” “Si la violence des institutions européennes apparaît aujourd’hui à nu, si l’Europe s’est trouvée acculée à répondre par la violence, le déni de la démocratie, le chantage, aux exigences du gouvernement grec, il faudrait prendre garde de ne pas oublier qu’elle l’a fait en réponse et par réaction aux élections grecques et à la stratégie suivie par le gouvernement après les élections — une stratégie reposant d’une certaine façon sur un «comme si» :
        «Faisons comme si l’Europe était démocratique ;
        faisons comme si une véritable négociation pouvait avoir lieu ;
        faisons comme si les revendications d’un gouvernement élu pouvaient être entendues ; faisons comme si l’Europe pouvait prendre en compte la crise humanitaire qui ravage la société grecque ;
        faisons comme si l’Europe pouvait entendre la voix de la raison. »

        et enfin:

        …” “Maintenant, quelque chose a eu lieu : une grande majorité de Grecs ont soutenu les tentatives du gouvernement à Paris, à Londres, à Rome, à Bruxelles, et se sont avec lui heurtés à un mur.
        Maintenant, les choses sont sensiblement différentes.
        Maintenant, nous ne sommes plus seulement dans l’ «après» et l’espérance des élections mais dans l’ «après» et le réel de l’accord de Bruxelles et du chantage.
        Maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus croire que cette Europe-là laisse la place à autre chose qu’à l’asphyxie politique et à la barbarie néo-libérale.

        Nous essayons de tirer les conséquences des événements qui viennent de s’écouler, nous parlons, nous parlons sans cesse, nous ne cessons de lire et ce que nous disons et ce que nous entendons, dans la rue, au travail, en discutant avec des amis ou des inconnus, c’est : soit une autre Europe, soit la sortie de l’euro.

        Ce sont des sujets dont la société doit s’emparer et discuter — pas seulement une fraction, minoritaire ou majoritaire, et pas seulement les instances d’un parti, mais la société tout entière.

        Et il n’est pas exclu (c’est en tous cas mon espoir) que le repli du gouvernement après la signature de l’accord de Bruxelles puis l’envoi à la Troïka de l’essentiel du programme de Thessalonique ouvrent la voie à ce débat-là — dans la société grecque, déjà, mais aussi, bien sûr, au-delà.

        Nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière” ” “……


    • Caramba! Le 25 février 2015 à 21h06
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      Roscanvel.

      “les insultes à la démocratie”
      Dans le doc sur Arte, incroyable réalité: l’exigence de la Troïka de licencier 3000 sur 5000 personnes dans les soins médicaux.
      Rien que ça devrait nous alerter sur sa légitimité.

      Y a un iceberg dans ce doc, je pense que tout le monde l’a vu.
      🙂


  23. pat Le 25 février 2015 à 17h04
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    http://www.okeanews.fr/20150225-nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere
    choisir c’est renoncer…..
    4 mois pour poser le débat au peuple, choisir……et (peut etre) ecrire son Histoire
    wait &see


  24. FifiBrind_acier Le 25 février 2015 à 17h27
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    • Andrea Le 25 février 2015 à 22h35
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      Ces pays, Irlande, Portugal, Espagne, se sont soumis et ils en tirent une fiérté, ils espèrent récolter des points bonus, des accolades, des faveurs. De la part des maitres puissants, leurs dominateurs, superviseurs !

      Après tout, ils ont donné, souffert un max, ont prouvé allegiance, cela compte, ils sont de la partie! Alors, voyons!

      Comme toujours, les soumis, les vassaux, les compradores, les 20% (non les 1%) qui collaborent ou se couchent, condamnent celui, ici un pays, la Grèce, qui s’oppose ou prend un autre chemin.


  25. OFJ Le 25 février 2015 à 18h27
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    La bataille sera nécessairement très rude, car tous les fonctionnaires de la BCE, voire tous les fonctionnaires et élus de l’UE, risquent leur job et leur confortable rémunération, bien sûr non imposable, dans l’affaire.


  26. Jean-Paul B. Le 25 février 2015 à 19h40
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    Comment le gouvernement grec pourra-t-il mettre fin aux politiques d’austérité sans sortir de la zone Euro?
    Tous les traités signés par les gouvernements (PS et Droite confondus) ont pour conséquence de limiter la souveraineté des Etats.
    Quel que soit le gouvernement, il ne peut plus appliquer un programme économique et social autre que celui validé par la Commission et l’Euro-groupe sous tutelle allemande.
    Après Chypre, c’est le tour de la Grèce: il est maintenant clair pour tous que nous sommes sortis de la Démocratie, puisque le choix d’un peuple, si le pays reste dans la zone Euro, sera annulé par les “élites” qui gouvernent l’Europe.


  27. rakosky Le 25 février 2015 à 22h38
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    Il est tout à fait normal et salutaire que le débat se mène au sein de Syriza.,les questions soulevées ici sont de celles qui concernent la survie d’un peuple et d’une nation.
    Toute l’aide que nous pouvons apporter comme français et européens commence par la désignation claire des coupables, ceux qui soumettent la Grèce à un ignoble chantage
    Hollande et Moscovici partagent avec Merkel la responsabilité du diktat imposé à la Grèce,comme ils sont les agents de l’Union européenne qui vient de rappeler l’exigence des Réformes imposées à la France.
    La Loi Macron,c’est notre mémorandum,le meilleur service que nous puissions rendre aux grecs et à nous mêms,c’est de bloquer ce gouvernement,de réaliser le Tous ensemble qui brisera la politique d’austérité


  28. alfred Le 25 février 2015 à 23h35
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    vous ne trouvez pas siderante la comparaison entre l’attitude du fmi et de l’ue envers l’ukraine d’une part et envers la grece d’autre part? Credit open bar pour le gouvernement en pleine guerre civile (pour qu’il puisse continuer) et clé de bras pour le gouvernement qui envisage des mesures humanitaires ou de simple justice …
    Nooooonn ces institutions ne sont pas les ennemies des peuples..
    L’ue a déjà le nobel de la paix il ne reste plus qu’a le donner au fmi.


    • Lysbethe Levy Le 26 février 2015 à 09h53
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      Oui bien vu, car le projet Ukraine était déjà en piste dès la fin de l’Urss, la diaspora ukrainienne canadienne, américaine, anglaise s’est impliquée politiquement, culturellement.

      Et financièrement aidé par le State of Département Us dès l’opération “paper-clip”, avec les “réseaux Gelhen”, Odessa, et les descendants ont été éduqués, scolarisés dans des Universités “ukrainienne” dans un esprit revanchard et les éléments les plus fascistes Bandera, et exilés galiciens pour préparer la “nouvelle Ukraine” basée sur l’histoire revisitée par Thimothy Snyder : http://ukrweekly.com/archive/pdf3/2010/The_Ukrainian_Weekly_2010-05.pdf

      Dans ce plan ou le polonais-russophobe Zbigniew Brzezinski était présent toutes ces années afin de mener à bien ce projet anti-russe qu’il soit soviétique ou simplement la Russie de poutine…Cette Ukraine “uniate”, et revancharde biberonnée au banderisme est en construction minutieuse, depuis 25 ans selon Soros et elle est le “trojan” vers et contre la Russie ex-Urss….

      Taras Kuzio sur l’histoire d’une guerre des nerfs et plus ou moins souterraine : http://www.taraskuzio.net/International%20Relations_files/Kuzio_Prolog.pdf

      La Grèce étant déjà sous influence juste après la guerre, la révolution rouge grecque ayant été pacifié par les “Usa, l’UK par la violence a basculé à l’occident grace à l’instauration du régime des colonels.

      ..On connait la suite, avec L’Allemagne en tête de pont vers un nouveau “Drang nacht osten” toujours plus à l’est et contre l’immense Russie.! La Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, pays baltes ou là aussi les “anciens Ss” ou collaborateurs ont été réhabilités..

      .Vers quoi allons nous ?..


  29. rakosky Le 26 février 2015 à 01h22
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    Il convient pour nous comme militants ou sympathisants de la gauche française,de nous demander quelle aide et quelle contribution nous pouvons apporter au peuple grec.
    En premier lieu,avant d’attaquer ou de remettre en cause la politique de Syriza et du gouvernement grec,nous devons clairement identifier les auteurs et la nature du coup de force mené contre le peuple grec dans ces négociations qui ont été un traquenard.
    Comme militants français,nous devons établir et dire la vérité,celle de l’engagement total de notre gouvernement,des Hollande et Moscovici,dans l’ignoble chantage auquel a été soumis la délégation grecque.
    Dire la vérité,c’est aussi dire que notre gouvernement,celui du 49ter et de la Loi Macron,se situe dans le camp de ceux qui disent aux dirigeants grecs qu’ils doivent aller jusqu’au bout de la capitulation,aller jusqu’au bout de l’application des réformes,quel qu’en soit le prix pour le peuple grec,quelles que soient les souffrances et le martyr déjà infligés à tout un peuple.
    Chacun se souvient que M Mélenchon avait demandé a être reçu par Hollande pour que celui-ci « fasse entendre la voix de la France »,chacun se souvient que Pierre Laurent en avait appelé à la BCE et aux institutions européennes pour qu’elles s’engagent dans la voie d’ « une Europe plus juste et solidaire.. ».
    Le verdict est tombé,la « voix de la France s’est mêlée aux ordres aboyés par Schauble et les « institutions européennes »,sans fard et sans masque ont montré leur vrai visage,celui de la dictature du capital financier,faisant mettre un genou à terre aux représentants d’un gouvernement démocratiquement élu.
    Il est des défaites qui sont plus honorables que bien des victoires et tout le déshonneur et l’infamie de cette signature extorquée à des hommes qui avaient un pistolet sur la tempe,retombe sur ces dirigeants qui veulent précipiter la Grèce dans l’abîme de misère où ils veulent faire plonger leur propre peuple.
    Le lendemain de ce jour de honte,la presse bourgeoise se réjouissait sans vergogne de la « capitulation » de Syriza,pendant qu’à l’unisson Hollande,Paul Laurent ou Mélenchon saluaient la victoire de la démocratie.
    Beaucoup de questions restent posées,toutes les questions restent posées et certaines inquiétudes commencent à être exprimées,le carnage annoncé,le festin des capitalistes et des banquiers semble encore soumis à quelques conditions ?
    En premier lieu,jusqu’où Tsipras et Varouflakis sont-ils prêts à aller dans la voie qui leur est ouverte par Merkel et Hollande ? Aucune réponse certaine à cette question et la rupture reste possible à tout moment,parce qu’aller jusqu’au bout de l’écrasement de son propre peuple,piétiner tous les espoirs et toutes les attentes de ceux qui vous ont élus,il faut avoir les « qualités morales « d’un Valls ou d’un Cambadélis pour assumer ce choix.
    Une autre question posée est celle de la réaction des militants et des dirigeants de Syriza qui ne se pose pas en terme d’opposition à Tsipras ou de remise en cause de sa légitimité.
    Ce que disent les militants,ce n’est pas « Tsipras nous a trahis . » .Ce que disent les militants,c’est qu’ils doivent aider ce gouvernement à résister à ces bandits de la Troïka,qu’ils doivent mettre tout leur poids dans la balance,y compris par la mobilisation populaire,pour barrer la voie au retour des pillards.
    Des millions de travailleurs grecs sont prêts à descendre dans la rue,mais pas contre le gouvernement qu’ils voient encore comme leur gouvernement.
    Les dernières déclarations des dirigeants de la CDU,l’exigence renouvelée avec tant de hargne que le Mémorandum soit appliqué jusqu’au bout et dans sa totalité,ce déchaînement brutal d’une haine de classe dirigée contre tout un peuple,tout cela est repris et commenté par la presse grecque et discuté avec gravité par toute la population et chacun en tire les conclusions d’un affrontement inévitable.
    Le calcul de ces voyous politiques était d’obtenir la capitulation de Syriza pour barrer la voie à toute issue politique,ils n’ont pas fait la moitié du chemin dans cette voie,ils ont au contraire crée les conditions d’un surgissement révolutionnaire d’un soulèvement de tout un peuple.
    N’en déplaise à MM Laurent ou Mélenchon,quand le peuple descendra dans les rues d’Athènes il est probable que nous verrons brûler beaucoup de drapeaux de l’Union européenne et que les mots d’ordre qui souderont les cortèges ne seront pas ceux de l’humanisation de la BCE ou de l’exigence d’une Europe plus sociale adressée à …Merkel et Hollande,mais plus prosaïquement :
    A bas l’Union Européenne !
    A bas la Troïka !
    Quand un peuple combat pour sa survie,certaines vérités essentielles s’imposent à lui.
    Ce 9 Mars 2015,les confédérations CGT,CGT-FO et Solidaires appelent à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations,contre les politiques d’austérité,contre la Loi Macron.
    Déjà dans de nombreux départements les UD Cgt et Fo lancent des appels communs à la grève et à la manifestation,un mouvement de fond est engagé dans la voie de la résistance,pour bloquer la politique du gouvernement.
    Athènes ou Paris,une même alternative,accepter les Réformes ou les combattre,résister ou sombrer .


    • georges dubuis Le 26 février 2015 à 13h04
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      Et “Pompidou des sous” Rakosky, c’est qui nous, vous ? Arrêtez de brailler sur place vos ultimatums morbides, la désertion çà existe ! La révolution du rire est en marche dans ce monde dérisoire, la 4eme religion, le marxisme, qui relie le ressentiment, est en déroute.


  30. Farfie Le 26 février 2015 à 06h19
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    C’est sûrement le moment pour les grecs d’organiser un référendum sur la sortie de l’UE et de l’Euro..Ils sauront si la population est d’accord.


  31. Damien Le 26 février 2015 à 18h04
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    Je ne pense pas que l’espoir d’une stratégie de Syriza pour gagner du temps et finir par tenir ses engagements soit de mise

    http://leblogalupus.com/2015/02/25/geopolitique-friction-du-mercredi-25-fevrier-2015-grece-la-gueule-de-bois-la-coupe-jusqua-la-lie-un-terrible-revelateur-par-bruno-bertez/


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