Ils sont forts quand même les eurocrates…

Mais bon, comme Syriza n’est pas prête à sortir de l’euro, elle n’obtiendra en effet rien de plus que ces petits assouplissements – qui ne sont certes pas négligeables non plus…

Ca devrait quand même swinger à Athènes ce we…

Ca relève quand même de la psychiatrie cette volonté de garder une monnaie totalement inadaptée à son économie…

À suivre lundi pour la conclusion (après tout, on verra ce que les Grecs proposent et si la kommandantur l’accepte…) – et à voir dans 4 mois.

Un compromis a été trouvé in fine. Le président de l’eurogroupe parle d’une confiance retrouvée. Mais elle est encore très fragile. Lundi, le gouvernement grec doit déposer la liste de ses réformes.

Est-ce enfin la bonne? Un peu avant 21 heures, les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus à un compromis sur le sauvetage de la Grèce . Enfermés depuis le début d’après-midi dans le Justus Lipsius, le siège du Conseil européen, les grands argentiers se sont entendus sur un texte d’accord sur la prolongation du plan d’aides à Athènes qui expire le 28 février prochain.

Un texte rigoureux qui encadre le processus de négociations avec les Grecs dans un corsage très serré. Un texte négocié avant même le début officiel de la réunion par Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe (l’instance réunissant les ministres des Finances de la zone euro) avec les principaux acteurs du dossier (BCE, FMI, Allemagne, et Grèce). L’extension accordée ne vaut finalement que pour 4 mois jusqu’à fin juin. Pour le gouvernement grec, la couleuvre à avaler est rude. Dès lundi, ils doivent soumettre leur programme de réformes et les trois institutions, Commission européenne, FMI et BCE doivent juger s’il est suffisamment solide pour que ce programme soit jugé comme un « point de départ valide » pour aller vers une conclusion positive du programme. Si c’est oui, l’Eurogroupe donnera par téléphone son feu vert à l’extension du programme.

Si c’est non, il faudra convoquer un nouvel Eurogroupe mardi. Mais chacun est déterminé à tout faire pour l’éviter. Le ministre des finances grecs a beau eu déclaré qu’il se réjouissait d’avoir la liberté d’écrire son propre scénario et non celui imposé dans l’ancien programme, son stylo sera sous contrôle.

Pour le reste, la Grèce accepte l’accord, promet de rembourser ses créanciers, devra se conformer aux anciennes procédures, et donc n’obtiendra d’argent que si elle obtient un feu vert des institutions fin avril. Elle s’engage à ne prendre aucune mesure de manière unilatérale, ni à revenir en arrière sur les réformes déjà accomplies. Le FMI confirme sa place tandis que la BCE obtient de bloquer 10 milliards d’euros d’aides pour la recapitalisation des banques, alors que cette somme était disponible pour le budget avant les élections grecques. Mais les chiffres ont parlé, ne laissant au premier ministre Alexis Tsipras que peu de choix. Les Grecs ont retiré 2 milliards d’euros de leurs comptes bancaires en une semaine, la télévision grecque évoquant même un milliard de retrait au cours des deux derniers jours. Pour les banques grecques, la situation devenait insoutenable dès la semaine prochaine. Grâce à l’accord, on évite un contrôle des capitaux imminent, se réjouissait une source proche de la BCE.

Dans ce contexte, la réunion a démarré dans un incroyable niveau de tension. Lors de négociations difficiles, il est d’usage que les principaux protagonistes se retrouvent seuls dans une pièce isolée, avant la réunion entre les 19 ministres, pour rapprocher leurs points de vue. Une petite table, pas de témoins, et une discussion à bâtons rompus pour aplanir les difficultés. C’est ce qui passé vendredi avec Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis… sauf que les deux ministres n’étaient même pas dans la même pièce. Jeroen Dijsselbloem, le président de l’eurogroupe, Pierre Moscovici, le commissaire en charge des affaires économiques et Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, en étaient réduits à faire la navette entre les deux protagonistes, qui ne peuvent visiblement plus se souffrir. « Il ne faut plus que Schäuble et Varoufakis soient dans la même pièce, il faut sortir de ce psychodrame », avait prévenu un officiel européen de haut rang deux jours avant la réunion.

Le ministre allemand n’est toutefois pas le seul à peu goûter les méthodes du très médiatique dirigeant grec. En entrant dans le bâtiment du Conseil, Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission, assénait sans langue de bois que « la rhétorique changeante des autorités grecques a sapé la confiance ». Il faut dire que le nouveau gouvernement Syriza a visiblement des manières assez déroutantes. Devant le refus net provoqué côté allemand par sa lettre de demande d’extension envoyée jeudi, les Grecs ont songé vendredi à une manœuvre abracadabrantesque : prétendre que le courrier envoyé la veille n’était pas le bon, et renvoyer une nouvelle missive, bien plus conforme aux demandes allemandes, en assurant que celle-ci était la bonne depuis le début. Un subterfuge digne d’un collégien, auxquels les Grecs ont finalement renoncé, mais qui a malgré tout été ébruité par le quotidien allemand « Bild ».

Yanis Varoufakis a démenti cette nouvelle sur twitter vendredi après-midi, mais le niveau de défiance avait atteint un point de non retour. Au point que ce dernier a été évincé au fil des discussions de vendredi. Jeroen Dijsselbloem a très vite appelé directement à Athènes Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, pour régler les détails de l’accord, selon des sources européennes. Angela Merkel est aussi intervenue par-dessus le dos de son ministre des finances, Wolfgang Schauble, trop remonté contre la Grèce pour parvenir au moindre compromis. En petit comité, l’accord a ainsi été élaboré, avant d’être présenté à l’ensemble des ministres des finances de la zone euro dont la plupart attendaient la fumée blanche à l’écart.

Quand ils sont entrés dans la salle de réunion vers 19 heures, il leur a fallu examiner ligne par ligne ce texte que les Européens tentent désespérément d’écrire depuis deux semaines. Après un premier tour de table fastidieux, un second a permis de lever les malentendus. Athènes a obtenu un répit, avant de nouvelles négociations, cette fois pour un nouveau plan d’aides. Les prochains mois promettent donc d’être encore difficiles pour Athènes et la question de la sortie du pays de la zone euro devrait encore continuer à flotter quelque temps. Car Jeroen Dijsselbloem a beau eu se féliciter que cette dernière réunion ait permis de rebâtir la confiance, une ligne a été franchie. « Je crois qu’on a atteint un point où [les pays les plus remontés] vont dire à la Grèce : “si vous voulez vraiment partir, et bien partez !” », avait averti avant la réunion Edward Scicluna, le ministre maltais des Finances.

Anne Bauer et Renaud Honoré (à Bruxelles), Les Echos, 20/02/2015

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La Grèce devra remettre sa copie lundi

Ce projet indique que la Grèce demande «une extension» de l’accord-cadre d’assistance financière (MFAFA) garantissant sa survie financière et «inclut des éléments qui éclaircissent» ses engagements. Athènes a accepté d’aller bien plus loin qu’elle ne l’entendait au début des négociations, entamées il y a dix jours.

Athènes devra présenter lundi soir ses réformes structurelles (lutte contre la fraude fiscale, corruption et administration publique). «Les institutions (UE, BCE et FMI) donneront ensuite une première opinion pour dire si cela est suffisant comme point de départ pour terminer la revue» des créanciers, a indiqué la zone euro dans un communiqué.

L’Eurogroupe se prononcera ensuite sur ce paquet de mesures, probablement par téléconférence, a laissé entendre le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. «Nous avons franchi une étape importante. Il en reste d’autres jusqu’au 28 février (date initiale de la fin du programme grec, Ndlr). Il en restera beaucoup d’autres», a-t-il ajouté.

«La Grèce laisse le mémorandum derrière elle et devient coauteur des réformes et de sa destinée», a estimé Yanis Varoufakis à l’issue d’une réunion de l’ Eurogroupe qui a permis de trouver un compromis indispensable au maintien de son pays dans la zone euro.

«Le gouvernement grec va poursuivre calmement son travail, la société grecque à ses côtés, et poursuivra les négociations jusqu’à un accord final cet été», a ajouté une source gouvernementale. (Le Parisien)

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Accord officiel :

Eurogroup statement on Greece – 20/02/2015 21:00

The Eurogroup reiterates its appreciation for the remarkable adjustment efforts undertaken by Greece and the Greek people over the last years. During the last few weeks, we have, together with the institutions, engaged in an intensive and constructive dialogue with the new Greek authorities and reached common ground today.

The Eurogroup notes, in the framework of the existing arrangement, the request from the Greek authorities for an extension of the Master Financial Assistance Facility Agreement (MFFA), which is underpinned by a set of commitments. The purpose of the extension is the successful completion of the review on the basis of the conditions in the current arrangement, making best use of the given flexibility which will be considered jointly with the Greek authorities and the institutions. This extension would also bridge the time for discussions on a possible follow-up arrangement between the Eurogroup, the institutions and Greece.

The Greek authorities will present a first list of reform measures, based on the current arrangement, by the end of Monday February 23. The institutions will provide a first view whether this is sufficiently comprehensive to be a valid starting point for a successful conclusion of the review. This list will be further specified and then agreed with the institutions by the end of April.

Only approval of the conclusion of the review of the extended arrangement by the institutions in turn will allow for any disbursement of the outstanding tranche of the current EFSF programme and the transfer of the 2014 SMP profits. Both are again subject to approval by the Eurogroup.

In view of the assessment of the institutions the Eurogroup agrees that the funds, so far available in the HFSF buffer, should be held by the EFSF, free of third party rights for the duration of the MFFA extension. The funds continue to be available for the duration of the MFFA extension and can only be used for bank recapitalisation and resolution costs. They will only be released on request by the ECB/SSM.

In this light, we welcome the commitment by the Greek authorities to work in close agreement with European and international institutions and partners. Against this background we recall the independence of the European Central Bank. We also agreed that the IMF would continue to play its role.

The Greek authorities have expressed their strong commitment to a broader and deeper structural reform process aimed at durably improving growth and employment prospects, ensuring stability and resilience of the financial sector and enhancing social fairness. The authorities commit to implementing long overdue reforms to tackle corruption and tax evasion, and improving the efficiency of the public sector. In this context, the Greek authorities undertake to make best use of the continued provision of technical assistance.

The Greek authorities reiterate their unequivocal commitment to honour their financial obligations to all their creditors fully and timely.

The Greek authorities have also committed to ensure the appropriate primary fiscal surpluses or financing proceeds required to guarantee debt sustainability in line with the November 2012 Eurogroup statement. The institutions will, for the 2015 primary surplus target, take the economic circumstances in 2015 into account.

In light of these commitments, we welcome that in a number of areas the Greek policy priorities can contribute to a strengthening and better implementation of the current arrangement. The Greek authorities commit to refrain from any rollback of measures and unilateral changes to the policies and structural reforms that would negatively impact fiscal targets, economic recovery or financial stability, as assessed by the institutions.

On the basis of the request, the commitments by the Greek authorities, the advice of the institutions, and today’s agreement, we will launch the national procedures with a view to reaching a final decision on the extension of the current EFSF Master Financial Assistance Facility Agreement for up to four months by the EFSF Board of Directors. We also invite the institutions and the Greek authorities to resume immediately the work that would allow the successful conclusion of the review.

We remain committed to provide adequate support to Greece until it has regained full market access as long as it honours its commitments within the agreed framework.

Source

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Analyse en anglais dans ce billet de Paul Mason si vous souhaitez approfondir

239 réponses à [Capitulation ?] La zone euro impose à la Grèce le prix fort pour prolonger son aide de 4 mois

Commentaires recommandés

Un naïf Le 21 février 2015 à 09h45

Comme prévu, THERE IS NO ALTERNATIVE !
Un jour peut-être, les gens comprendront ce qu’est la dictature de l’UE…

  1. Lage Le 21 février 2015 à 09h45
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    La BCE et l’Allemagne exigent donc du gouvernement grec qu’il leur donnent une liste plus ou moins prédéfinie de ce qui sera voté à l’Assemblée Nationale grecque dans les prochaines années. Autant dire que la démocratie n’existe plus en Grèce.

    J’espère que tout cela n’est qu’une ruse côté grec pour préparer la sortie de l’euro, mais j’en doute de plus en plus. Tsipras n’a obtenu que des peccadilles, et semble content de lui. Incompréhensible !


    • Kiwixar Le 21 février 2015 à 10h58
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      Vision optimiste : gagner quelques mois pourrait être une manière de préparer le terrain (exemple trouver un imprimeur pour les billets) pour réintroduire la drachme. Un changement de devise ne se fait pas en quelques jours.


      • Lage Le 21 février 2015 à 11h17
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        Trouver un imprimeur n’est pas le problème clef. Beaucoup plus important est :
        1) la Grèce ne pourra évidemment plus emprunter sur les marchés. Elle a donc besoin de ne pas être trop en déficit – elle pourra certes toujours se refinancer auprès de sa propre banque centrale, mais le risque inflationniste sera alors très fort. Elle l’était, mais il semblerait qu’elle ne le soit plus du fait de mauvaises rentrées d’impôts.
        2) d’empêcher la fuite des capitaux. Sinon, toutes les banques grecques vont se retrouver en faillite immédiate. Et les plus riches se retrouveront 25% plus riches encore du fait qu’ils auront la veille de la sortie de l’euro mis leurs économies en Allemagne avant de les rapatrier le lendemain de la dévaluation…

        Donc, claquer la porte après une grosse crise avec l’eurogroupe serait une erreur tragique. Si les grecs veulent sortir de l’euro, ils ne peuvent le faire qu’à un moment favorable et, surtout, ils ne peuvent le faire que par surprise…


      • V_Parlier Le 21 février 2015 à 11h18
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        Que ce serait bien !


        • Lage Le 22 février 2015 à 01h18
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          Mais ont-ils intérêt à trop abîmer leur relation avec l’Allemagne et sortir de l’euro ? Pour moi, c’est loin d’être aussi évident. Certes, ce serait amusant d’imaginer la tronche de Merkel en lisant la nouvelle dans Die Zeit, mais au-delà de ce petit plaisir, il faut aussi admettre que :

          1) une partie des grecs riches ayant déjà mis leur fortune à l’étranger, celle ci se retrouvera grandie instantanément du fait de la dévaluation… pas génial pour lutter contre l’oligarchie. En fait, certains très riches grecs pourraient pousser à la sortie de l’euro – ce serait du moins logique si les seuls intérêts qu’ils ont en Grèce c’est leur femme de ménage, leur gardien, leur chauffeur et la garde grand-mère !

          2) Enfin, cela aggraverait un type d’inégalité que la Grèce connaît déjà, que la Tunisie connaît à fond : celle entre l’émigré et celui qui est resté là. Le professeur resté au village sera beaucoup plus pauvre que son cousin serveur à Berlin, avec tout ce que cela peut entraîner de frustration, de déséquilibre…

          3) Enfin, face à une Turquie de plus en plus prospère et de plus en plus puissante militairement, la Grèce n’a aucun intérêt à s’éloigner trop de l’Europe. En cas de guerre avec la Turquie, il est évident que l’Allemagne et l’Europe entière se rangera côté grec. Idem si jamais les cinglés de Daech en Lybie se lancent dans la piraterie au large de la Crète. Poutine, avec qui beaucoup ici souhaitent voir la Grèce s’allier, ne pourra sans doute pas faire grand chose…


          • Kiwixar Le 22 février 2015 à 08h36
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            “il est évident que l’Allemagne et l’Europe entière se rangera côté grec. […] Poutine, avec qui beaucoup ici souhaitent voir la Grèce s’allier, ne pourra sans doute pas faire grand chose”

            L’exemple ukrainien montre qu’il vaut mieux être soutenu par la Russie (ne menace pas, tape directement) que par l’UE (que de la gueule). Quant aux sanctions contre la Turquie, c’est un gros marché pour l’UE… il “suffirait” que le conflit Grèce-Turquie soit initié, comme la majorité des conflits, par un false flag ou un mauvais prétexte (la Grèce qui ne rembourse pas sa dette à la Turquie), et faudra pas trop compter sur les gouvernements français et allemands, et encore moins sur leurs populations pour aller se frotter aux Turcs.


            • Lage Le 22 février 2015 à 13h28
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              Je ne suis pas d’accord avec vous. Poutine est je suppose un dirigeant raisonnable pour qui, objectivement, avoir la Grèce pour allié est moins intéressant qu’avoir la Turquie pour allié…

              Un coup d’oeil sur la carte montre que les grecs ont fondamentalement intérêt à nouer des alliances militaires avec l’Occident…

              En fait, l’intérêt des grecs, si cela est possible (je dis bien si cela est possible) est de rester dans le bloc occidental et de profiter d’une monnaie dévaluée et d’une main d’oeuvre bien formée pour se faire une place sur les marchés de l’UE à notre détriment.

              Son intérêt est en un sens fondamentalement différent de la Russie qui a intérêt à s’ouvrir à l’Asie et a un marché intérieur assez profond pour soutenir la production locale. Franchement, qu’est ce que la Grèce aurait à vendre à la Russie ? Et quel soutien militaire peut-elle attendre d’elle ? Pas grand chose…


            • Kiwixar Le 22 février 2015 à 22h28
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              Il est possible d’avoir et la Grèce et la Turquie pour alliés, ou de manière plus large, avoir les deux pays faisant partie de l’OCS, comme l’Inde et le Pakistan (en cours d’adhésion) qui pourtant sont à couteaux tirés.

              Vendre à l’UE : pas besoin de faire partie de l’UE pour ça, voir la Turquie qui fait partie de l’association de libre-échange européenne.


      • LA ROQUE Le 21 février 2015 à 11h40
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        Selon moi c’est la seule raison pour laquelle ils ont accepté de se coucher pour le moment, car sans contrôle des capitaux la situation des banques Grecs sera encore plus dépendante de la BCE dans les mois à venir. Le temps peut être également de sceller un soutien avec Poutine.


        • Lage Le 22 février 2015 à 01h26
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          “Sceller un soutien avec Poutine”. Ce n’est pas l’intérêt grec. L’ennemi numéro un pour les grecs, c’est la Turquie ! Plus peuplée, de plus en plus riche, nationaliste et militairement puissante, la Turquie est une menace pour la Grèce.

          Et pour se protéger des turcs, les grecs ont besoin des alliances européenne et américaine. Poutine, si bien intentionné soit-il envers ses frères orthodoxes, ne déclarera pas la guerre à Istamboul pour sauver Athènes. Berlin et Paris, si mal intentionnés soient-ils, le feraient évidemment, ne serait-ce que par intérêt.

          Enfin, l’instabilité lybienne, et le risque grandissant de piraterie en Méditerranée, plaide aussi en faveur d’une alliance forte avec l’Italie, la France, Israël et les USA. Cela ne vous plaît peut-être pas mais c’est objectivement l’intérêt grec : s’allier avec les puissances maritimes du coin pour protéger son flanc Sud, et les armées occidentales pour protéger son flanc Est…


      • luc Le 21 février 2015 à 12h01
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        gagner quelques mois… triste!

        “Pour obtenir l’accord des Allemands à la prolongation d’aide à la Grèce, Alexis Tsipras a du annoncer qu’il renonçait momentanément à faire voter sa proposition de texte sur l’interdiction des expulsions pour les foyers insolvables.”

        dans le genre :

        “deux femmes sont mortes, l’une à Athènes et la deuxième en Grèce du nord vendredi 20 février, suite au fonctionnement erratique de leurs moyens de chauffage et des émanations, depuis que le mémorandum de l’Eurogroupe 2010 et 2012 a fait disparaître le chauffage central pour un bon nombre de foyers en Grèce (journal radiophonique de 105,5, le 21 février).”


    • Ankou Le 21 février 2015 à 13h28
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      “Autant dire que la démocratie n’existe plus en Grèce” Je ne suis pas de votre avis.

      La démocratie existe toujours en Grèce, berceau mondial de la Démocratie, même si on peut ne pas être d’accord avec le choix de son peuple.

      Par contre elle n’existe plus eu Europe, mais a-t-elle jamais existé?


      • Bouddha vert Le 21 février 2015 à 22h36
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        Bonsoir,

        Une Europe sans la Grèce mais avec l’Ukraine,
        Voilà certainement un bout de masque qui tombe,
        Une Europe pour quoi faire déjà?


    • 1Direct Le 21 février 2015 à 14h49
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      Il est incompréhensible qu’avant d’être élu Tsipras / Syriza n’ont pas prévu de scénarios de sorties de l’Euro, à minima le blocage de la sortie des capitaux (mouvements bancaire plafonnés, retraits, etc. ).
      Même sans parler de sortie de l’Euro , pour la “santé financière” de la Grèce, même le candide que je suis aurait mis en place un contrôle des capitaux etc. le soir même de l’élection.
      Vu les réactions prévisibles des grecs les plus riches , des banques, assurances etc. et de l’Eurogroupe ce la me semblerait une sécurité minimum et peut-être même un moyen de pression pour la négociation.
      Mais ça, bien sur, ce n’est valable que si les intentions et promesses électorales de Tsipras sont sincères.

      Osera t’il soumettre les termes de la négociation à un vote préalable des grecs? Révons!

      Imaginez la tête de Merkel, du FMI et de l’asservi gouvernement Hollande (avec un Sarkozy ce serait pareil).
      En France d’où croyais que vient “l’inspiration” de la loi fourre-tout Macron.
      Pourquoi est ce loi loi fourre-tout? (Exemple: Comme en Grèce vente des aéroports -bénéficiaires-). Une loi ayant pour seul objectif de donner un signe fort (d’où le 49-3) de la soumission de la France au dictat de l’Euro.
      Coïncidence!! Au moment du passage de cette loi la France a obtenu, Ô miracle, un délai de 3 ans pour mettre ses finances “d’aplomb”.

      Désolé je m’égare du sujet. Mais cela confirme que l’Eurogroupe ne lâchera rien et Tsipras rendra les armes sous une forme ou une autre.

      Comment réagiront les grecs devant ces faits loin des promesses électorales.
      Aube dorée, les Généraux, les deux?


    • thorop Le 21 février 2015 à 17h04
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      Je pense que tout cela fait parti d’un plan,

      Les grecs ne font aucun effort même si leurs marges de manœuvre sont très faible, voire envenime les relations (demander les réparations de guerre à l’Allemagne…).
      Je suis persuadé que les grecs, jouent la montre, pour mettre en place une autre alternative, qui a déjà été décidée. Ils veulent se faire exclure de la zone euro, mais ne veulent que ce soit fait explicitement par eux.
      Les bras de la Russie et de la Chine sont grand ouvert ainsi que leurs carnets de chèques.
      Géopolitiquement parlant, la Grèce est le maillon faible de l’europe, la sortie de la Grèce de la zone euro, de l’euro et de l’otan sera un séisme qui sonnera le glas de l’ue.

      La Russie et la Chine ne va certainement pas se passer de cette opportunité et de cet atout maître.

      Nous en saurons plus dans les jours et les mois prochains.


    • Greco Le 22 février 2015 à 00h44
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      Salut a tous les amis francais d’Athenes.
      je voudrais preciser 2-3 choses:
      – Vous parlez de Tsipras et de Varoufakis , mais Syriza est un parti plus proche de NPA que de FDG. Le parti est controle par le bureau politique ( 40% de communistes) qui peuvent virer Tsipras dans 2 jours, et mettre un autre a ca place , qui automatiquement devient premier ministre.
      -Les mesures qui va presenter le gouvernement lundi vont etre un petit soulagement economique pour nous, mais en gagnant 4 mois de temps Syriza va pouvoir controler l’Etat ( la police surtout qui vote a 50% le neonazis- les crs et les forces speciales a 80%!!!). Si le Eurogroup n’accepte pas ces mesures, ca change, parceque Tsipras va eter oblige de durcir le ton et .on verra …..
      -N’oubliez pas que il peut bloquer les sanctions contre la Russie, que 2,5milions de grecs votent aux USA, et que si ils nous mettent en faillite , on ne va pas payer rien….)
      La situation est tres compliqué, parceque apres 5 ans d’atroce austerite, il est tres dificile de sortir de l’Euro, parcequ’ils nous faut 2-3 ans pour que les avantages de l’abandon de cette merde d’Euro, soient visibles et que l’economie redemarre.
      mais on va se battre. Avec tous les moyens. Et Poutine veut des allies et un acces au port de Thessalonique pour des navires militaires.
      ON VA GAGNER, on a l’habitude de se battre, la violence ici n’est pas verbal seulement….
      Il fallait qu’ils pensent (France et Allemagne avant de nous vendre tant des armes+ les armes comme TOR et S-300 Russes).
      La guerre civile a ete perdue, mais le 2eme tour se prepare…
      (pardonnez moi les fautes orthographiques, je travaille a ce moment parceque selon les lois de la Troika mon patron a le droit de me licencier avec un sms ….et si je passe au chomage -260e/mois- je dois payer des taxes meme pour cette somme)
      Salut a tous les amis de la France


      • 1Direct Le 26 février 2015 à 13h50
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        @Greco
        “… Le parti est controle par le bureau politique ( 40% de communistes) qui peuvent virer Tsipras dans 2 jours, et mettre un autre a ca place , qui automatiquement devient premier ministre. …”

        Merci pour cette précision technique qui, j’en suis sûr, sont quasi totalement inconnu par les français.
        Reste à savoir si le bureau politique aura le courage et la volonté dans le cas ou il (le bureau) constaterait que ce n’est pas ce qui est prévu et désiré.
        Les bureaux politiques sont souvent des “machins” très compliqués où se mêle des conflits personnels, la sauvegarde d’intérêts privés ainsi que des “convictions” historiques divergentes et bien d’autres choses.
        Souvent, dans tous les pays et tous les partis, les bureaux politiques sont de gros b… bazards. Il est difficile de prévoir dans quel sens ils vont voter.

        Courage à vous Athéniens!
        Vous allez en avoir besoin car c’est loin d’être fini.


  2. Un naïf Le 21 février 2015 à 09h45
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    Comme prévu, THERE IS NO ALTERNATIVE !
    Un jour peut-être, les gens comprendront ce qu’est la dictature de l’UE…


    • Francois Le 21 février 2015 à 10h26
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      UE ou autre, la nature du pouvoir est, in fine, monétaire.


      • Papagateau Le 21 février 2015 à 12h12
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        Oui, le pouvoir est toujours, à la fin, monétaire (sauf guerre civile) mais pas forcément contre la démocratie, ni contre le peuple.


        • luc Le 22 février 2015 à 00h11
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          désolé papagateau, mais le pouvoir monétaire comme tu dis, il permet en premier lieu de manipuler les idées du peuple, et se présenter ainsi comme démocratique, il faut te réveiller car c’est basique

          la démocratie est une illusion dans un système capitaliste libéral, tout s’achète et en premier lieu les médias, et ensuite les actions politiques, notamment l’éducation etc etc

          alors le peuple…

          il faudrait un jour se réveiller… tu connais l’expression du pain et des jeux j’espère

          si on donne la même importance aux idéaux qu’a chaque français, on a une moyenne qui va tourner autour de zidane, lady gaga et claire chazal

          ce qui influencera leur vote sera l’évolution de la politique des radars automatiques et les prises de position courageuses contre les péages autoroutiers et les immigrés

          chaque chose en son temps, il se trouve qu’actuellement, les décisions politiques, les lois à voter etc, sont bien trop incompréhensibles pour les populations, et il est contre productif de leur demander leur avis

          d’ailleurs, on ne leur demande pas leur avis sur les idées, mais sur les charismes des personnes, sur les auras historiques des mouvements

          d’abord les boeufs, ensuite la charrue, c’est à dire l’éducation avant la démocratie

          lors de conflits politiques, on assiste effectivement à des rapport de forces de dirigeants qui se disputent le “pouvoir monétaire”, et les uns comme les autres sont largement coupés de la population…

          c’est ainsi que tsipras renonce à imposer une loi interdisant l’expulsion des personnes insolvables, sous la pression des allemands, et en supportant sur le coup largement la pression du peuple

          les gens ne font pas de différence entre des besoins vitaux tel que celui d’avoir un toit, et des décisions uniquement politiques comme celles des allemands qui pronent avant tout une rigueur

          il faut dire que les nationalismes sont beaucoup trop forts pour que la population allemande se soucie du sort de la population grecque

          et surtout, les sdf sont nombreux en allemagne, prendre soin de la population n’est pas la priorité de toutes ces politiques démocratiques, parce que les peuples ne sont pas sains d’esprit

          sur ce bonsoir


    • 1Direct Le 21 février 2015 à 15h14
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      Beaucoup commencent à s’en rendre compte mais la peur de perdre le peu que l’on possède, la peur de l’inconnu, la peur d’avoir encore moins même pour ceux qui n’ont quasiment plus rien.
      Nos dirigeants trouvent le moyen de faire peur à ceux qui n’ont rien (pas grand chose) … Ils leurs suggèrent qu’ils pourraient avoir moins que rien. Tristesse !

      Une peur allumée, attisée, entretenue par tous les politiques et les autres pour mieux soumettre.
      La peur est L’ARME MAÎTRESSE des dirigeants

      Dicton: “la peur est mauvaise conseillère”
      Rare sont ceux capables de dominer la peur.


      • Sam Le 21 février 2015 à 16h51
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        Tout à fait, à tous les niveaux, c’est la peur qui est utilisée pour nous bailloner, nous controler, nous faire mentir, nous faire plier, et le dernière en date, nous transformer en soldat de la gestapo.

        T’es pas Charlie ?

        houuuu gare à toi, je vais te dénoncer, et c’est bien ce qui est arrivé à plusieurs professeurs, dénoncés par des parents mais même par des élèves, le comble, car ce sont eux une fois chez eux devant leur écran qui revendiquent la liberté d’expression sur internet.

        Le pire ennemi, c’est nous, et non les élites mafieuses, ces derniers ne sont pas nombreux, alors que les collabo, eux, sont légions.


      • 1Direct Le 21 février 2015 à 18h20
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        Dans ce sens … LA PEUR !!
        Un exemple de plus:
        Lors de sa visite au salon de l’agriculture Hollande a déclaré que si le FN passait et sortait la la France de l’Europe, les agriculteurs n’auraient plus les subventions de la PAC.
        WOUAH !!
        Seulement voilà:
        1) au nom de la PAC, la France est déficitaire entre ses cotisations et les subventions recues.
        2) Le FN a toujours dit que les subventions des agriculteurs continueraient à être assurées à même hauteurs même dans le cas d’une sortie de l’Europe.
        4) Qu’il est planifié que les subventions pour la France iront en diminuant. Enfin sauf pour les gros, les très gros comme (Ô hasard) les fermes industrielles. N’est ce pas M. BELIN, Président de la FNSEA, vous largement impliqué et très intéressé dans les mises en routes de ces fermes.
        5) LE POMPON ! (à plus d’un titre) Le FN ne parle plus de sortir de l’Euro et de l’Europe. Juste un “éventuellement, peut-être, si on nous botte les fesses vers la sortie, qu’on ait pas le choix (etc. ), il est possible que là (évidemment) on sortira de l’UE.

        Eh oui!
        Le tout bien relayé en boucle par les médias.


  3. Julian Le 21 février 2015 à 09h49
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    La partie décisive peut donc se jouer dans 4 mois, en juin.

    Toute la question est de savoir si Varoufakis aura pu dégagé d’ici là la moindre marge de manœuvre budgétaire…


    • MJ Le 21 février 2015 à 10h06
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      il a 4 mois pour trouver des soutiens ailleurs.
      à l’est et encore plus à l’est …
      ensuite il pourra peut être claquer la porte.


      • Gaïa Le 21 février 2015 à 14h03
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        C’est à mon avis une autre camisole de force qui ne pourra être vivable pour le peuple grec. Je ne donne pas un mois avant que cet accord ne tombe à l’eau car les engagements de cette entente seront sous haute surveillance et le robinet peut se fermer à tout moment s’ils ne sont pas respectés. On en revient un peu à la case de départ. Tout au plus ces engagements qui contredisent totalement les attentes du peuple grec devraient permettre à ce dernier de ce rendre enfin compte qu’une sortie de l’euro est la seule issue possible pour donner un avenir à leur pays.


      • 1Direct Le 21 février 2015 à 15h22
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        Pas à l’Est.
        Du moins pas pour l’instant car Poutine a les pieds emmêlés avec l’Ukraine et les négociations avec l’Europe.
        Donc je ne pense pas qu’à court ou moyen terme Tsipras trouvera un appui Russe.
        Surtout que le jeu du chat et la souris se passe aussi dans notre espace aérien les avions russes faisant quelques incursions pour tester nos défenses.


  4. richard Le 21 février 2015 à 09h57
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    Bonjour,
    la Grèce ne peut pas payer et ses créanciers et/ou garants ne peuvent faire face à cette perte.
    La seule solution possible pour les deux parties, c’est de gagner du temps…mais jusqu’à quand?

    Bonne journée


    • Chris Le 21 février 2015 à 15h01
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      A Pâques… ou à la Trinité ?


  5. Macarel Le 21 février 2015 à 09h59
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    Qui qu’avait raison ? : Lordon, et Sapir. Syriza se couche. La porte est ouverte pour l’Aube Dorée.

    A ne pas vouloir retrouver sa souveraineté, l’on se retrouve avec le fascisme, ou le néo-nazisme.

    L’UE, comme incubateur du fascisme, c’est pas mal, pour un projet qui se voulait de paix et de démocratie. D’ailleurs dans l’Ukraine de l’Ouest, sponsorisée par l’UE, les néo-nazis sont aux affaires.

    Vous allez voir en France le score du FN, lors des prochaines cantonales, le “socialisme” européiste est l’antichambre du fascisme.

    Bravo les artistes, l’histoire vous jugera, mais en attendant ce sont les peuples qui trinquent.

    Même, le “vieux VGE”, a compris que la Grèce aurait intérêt à sortir de l’euro, les eurocrates, et la gauche alternative ne semble pas avoir compris.


    • Crapaud Rouge Le 21 février 2015 à 13h00
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      Lordon et Sapir n’ont pas pronostiqué que la Grèce cèderait. Ils ont seulement dit, comme d’autres, que si elle le faisait ce serait la porte ouverte pour “Aube Dorée”.


    • 1Direct Le 21 février 2015 à 15h30
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      @Macarel:
      “…. le “socialisme” européiste … “

      Vous faites une (grosse) erreur car Gauche ou Droite rien ne change à l’affaire.
      Ils sont tous des européistes idolâtres, limite sectaire et intéressés (certains plus que d’autres c’est peut être la seule différence).
      Ce n’est plus du tout une question de parti politique. Si un jour ça l’a été.


      • Balthazar Le 21 février 2015 à 22h54
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        Non, il n’y a pas grande erreur…faut juste comprendre le “socialisme” dont on parle.
        Moi je le vois comme abandon du nationalisme, du souverainisme, du particularisme pour le fameux modèle européen. Qui aboutit au fascisme in fine.


        • 1Direct Le 21 février 2015 à 23h28
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          … Moi je le vois comme abandon du nationalisme, du souverainisme, du particularisme pour le fameux modèle européen. …
          Tiens c’est exactement la même chose que sous l’ancien quinquennat donc pas de différence. Avec l’OTAN en prime des 2 cotés.
          C’est ce que dis.


    • Carabistouille Le 21 février 2015 à 21h13
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      Votre naïveté et votre méconnaissance du phénomène d’extrême droite seraient touchant s’ils n’étaient si dangereux.
      Le nazisme est arrivé avec tambour et trompette, mais le fachisme vient toujours à visage masqué en prétendant défendre les “travailleurs” contre le capital et à chaque fois, au pouvoir, ils bottent les fesses des travailleurs pour faire plaisir au capital.
      Le discours “anti-système” de MLP n’est qu’un artifice de F. Philippot pour attirer à gauche du PS. D’ailleurs à la plus grande colère du vrai noyau FN.
      L’ADN principal reste anti fonctionnaire, anti immigré, anti syndicat, anti contre-pouvoir, anti corps intermédiaire, et une grande passion pour l”ordre, et surtout lordre en considérant qu’il faut faire obéir…le voisin. La vision historique des votants FN retient toujours la même narrative de diabolisation de la révolution Française, de Robespierre, de la Commune, des la IIIe République, du front Popu, du mépris pour les(je cite) “soit disant résistant”, une détestation viscérale de mai 68 et l”obsession haineuse du bobo. La justification de l’entreprise coloniale, la négation des crimes des guerres coloniales . La détestation anti-gaulliste de l’extrême droite française fait ressortir en permanence la même antienne : ” le sort des Harkis , je vous ai compris, ‘lAlgérie restera française.”.
      C’est ça l’extrême droite française, le fascisme à la française tel qu’on a pu le connaître non pas du fait de l’occupation allemande mais du régime de Vichy. Car on confond toujours, à tort, les deux. Le fascisme de Hitler n’était pas celui de Mussolini qui n’avait rien à voir avec celui de Horty, lui même totalement différent de celui de Franco, différent aussi de celui de Pinochet, de Videla ou de Suharto. Et j’en passe.
      Il y a un fascisme à la française. Et MLP a beau essayer de repeindre en rouge les trop plein de brun du propos frontiste, la ficelle est habituelle et trop grosse pour passer.


      • boduos Le 21 février 2015 à 22h33
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        @carabistouille
        on veut bien te suivre mais qui préconises-tu ?


        • Carabistouille Le 22 février 2015 à 17h41
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          Je préconise que je suis assez désespéré. Les politiques, c’est bien. Un peuple citoyen intelligent, ardent et actif, c’est mieux.


          • Cédric Le 22 février 2015 à 23h46
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            mais ça n’existe pas. merci la télé. ( et la chute de l’Education Nationale, ça a peut-etre un but …)


      • toutouadi Le 22 février 2015 à 17h37
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        Ça c’est vraiment une belle synthèse mon Carabistouille ! Bravo !


  6. bigglop Le 21 février 2015 à 10h00
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    Quelles questions se retrouvent posées :
    – la souveraineté des pays.
    – la transcription des décisions démocratiques des peuples au niveau de l’UE et de l’Eurozone ou plutôt de l’Eurozonzon.


    • reneegate Le 21 février 2015 à 14h46
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      Plutôt oui. Impossible de trouver cet accord en français. Je suppose que l’accord n’est pas disponible en Grec non plus. A cela il faut rajouter une multitude d’acronymes qui sont différents en anglais. A nous de faire l’effort d’être correctement informé et on peut donc se poser la question de l’efficacité de l’aeropage de politiques et de conseillers dans l’UE. Mais évidemment (même en anglais) il n’est jamais question de faire des économies dans ce secteur là.
      Oui vous avez raison aucune transparence donc.
      Par contre gagner 4 mois quand on en souhaitais 6 c’est pas si mal pour l’instant et Sirysa apporte un air un peu plus frais :
      1 – prouve que Hollande n’a absolument rien tenté.
      2 – prouve que ces gens là s’affolent très vite lorsqu’on aborde les choses différemment
      3 – prennent des mesures qui font chaud au coeur : fin des centres de détention par exemple
      Je suis convaincu que la solution est hors de ce machin (EU) mais que Sirysa aura permis aux peuples européens de prendre un peu mieux conscience de ce qui se trame dans leurs dos et surtout à leurs dépends


  7. laurent jolivet Le 21 février 2015 à 10h00
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    Eh oui, encore une fois ces élus grecs de …..gauche…..se sont assis sur leurs promesses.
    Rien de bien étonnant…..ils sont allés à la soupe des USA !
    Pauvre peuple grec……il va encore souffrir
    Que de mensonges !


    • pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 11h24
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      un peut raide, le commentaire, Tsipras a tenu plus longtemps contre Angéla avec ses 10 millions d’habitants que Hollande avec ses 65 millions.


  8. Pedro Le 21 février 2015 à 10h01
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    j’ai tout de même l’impression que les propos de Tsipras au peuple Grec sont en train de voler en fumée. Est ce légitime de voir ce plan d’aide comme un poison ? Quels sont les critères de remboursement ?


  9. papy Le 21 février 2015 à 10h07
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    Je vous l’avez dit le 24 janvier …
    Souvenez-vous du référendum de Papandreou …
    Un ministre des finances australo-grec qui bosse au Texas …
    Les députés d’Aube dorée (les seuls opposants véritables à l’UE) en prison …
    Les grecs ne sortiront de l’euro que lorsque l’UE les éjectera … Ce qui signifiera prendre sa perte !!!
    Qui donnera le signal ? Les banques.
    Quand ? Lorsque le citron aura été suffisamment pressé ! C’est-à-dire qu’une bonne partie du patrimoine public aura été spolié par des privatisations à bon compte.
    Quelle alternative ? Supprimer toute l’oligarchie, la technocratie et le personnel politique en place. C’est pas fait !


  10. Rafa Le 21 février 2015 à 10h09
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    En fait tout dépend de la nature des “réformes structurelles” que va faire la Grèce non ?

    Cette expression fourre-tout ne veut rien dire en soit… Si la prolongation d’aide est acceptée seulement en échange de réformes permettant à la Grèce de se doter d’un bon système fiscal, alors c’est plutôt une victoire pour la Grèce car on ne parle plus de mesures d’austérité. Si en revanche il y a des mesures d’austérité dans les “réformes structurelles” que devra faire la Grèce, alors oui c’est clairement un échec par rapport au discours de Syriza, et fort regrettable.

    Je lis: “The authorities commit to implementing long overdue reforms to tackle corruption and tax evasion, and improving the efficiency of the public sector”.
    Franchement les deux premiers points étaient dans le programme de Syriza donc là on est en rien dans la capitulation. D’ailleurs, au lieu des mesures d’austérité complètement insensées, c’est la première chose que l’Europe aurait du exiger de la Grèce: un bon système fiscal, lutte contre la fraude etc.
    En revanche, “efficiency of public sector” c’est plus ambigu et de l’austérité s’il s’agit de coupes dans la dépense publique.


    • Léa Le 21 février 2015 à 16h47
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      Je prend le risque d’être modérée, à acquiescer vos propos, mais vous êtes le seul a souligner, qu’en dehors de l’austérité vis à vis de la population, Syriza a d’autres possibilités de réformes qui peuvent être soutenues par la population, comme la fraude fiscale et la corruption.

      Si seulement Hollande voulait bien s’en occuper chez nous on ramasserait de dizaines de milliards d’€.


  11. Carabistouille Le 21 février 2015 à 10h10
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    C’est un crève-coeur.
    Je ne sais plus qui disait “où Tsipras renverse la table ou il passe dessous”.

    ça y est, la première génuflexion est intervenu quand la Grèce a, PAR 2 FOIS, donné son aval à de nouvelles sanctions russes.
    La deuxième c’est là.
    Ils sont à genoux, ils n’ont plus qu’à s’exécuter.
    Effectivement, les mecs d’Aube Dorée doivent avoir le sourire sous leur colère.


  12. Arnold99 Le 21 février 2015 à 10h14
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    Deux points à signaler. Le premier, les dirigeants grecs ont été élus sur un programme, il doit être respecté. Cela s’appelle l’honnêteté et la démocratie.

    Le second, lorsqu’une personne doit de l’argent, il faut qu’il le rembourse mais nous entendons partout nous parler d’experts, de professionnels de la finance. Aussi, ces professionnels ont commis une faute professionnelle en prêtant à la Grèce.

    Lorsqu’il y surendettement, deux solutions échelonner ou laisser le débiteur se tourner vers d’autres banques (celles des BRICS par exemple).

    L’Europe ne peux accepter ni l’une ni l’autre soit pour des raisons internes (contagion) ou externes (géopolitique du grand frère américain).

    Reste donc la dernière méthode bien connue à Chicago, je me sers dans ce qui te reste et si tu protestes, je te casse les mains. Cela s’appelle un système mafieux.

    Plutôt que de parler du président de la commission, il serait plus opportun de parler du parrain de l’Europe.


    • Macarel Le 21 février 2015 à 10h28
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      Le second, lorsqu’une personne doit de l’argent, il faut qu’il le rembourse

      Mais un Etat n’est pas une personne physique, toujours la même confusion…


      • Arnold99 Le 21 février 2015 à 10h52
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        Depuis l’euro, il n’y à plus d’état car les états n’ont plus de banques centrales. Les états sont devenus des débiteurs de la finance internationale, c’était le but de l’opération européenne, d’ailleurs qui a aidé à ‘maquiller’ les comptes de la Grèce pour son entrée dans l’euro.


        • OFJ Le 21 février 2015 à 11h16
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          Erreur, les Etats de la zone euro ont toujours une banque centrale : l’euro a été créé en prévoyant que l’on aurait peut-être un jour à nouveau besoin des banques centrales … cela laisse songeur


        • bourdeaux Le 21 février 2015 à 13h51
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          Les états ont TOUJOURS été débiteurs envers la finance privée. Les dettes du trésor public envers les banques centrales ont toujours été de peu de poids.


        • reneegate Le 21 février 2015 à 14h55
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          Draggi au top de la BCE et à contribué à maquiller les comptes grecs comme Junker a participé à l’évasion fiscale grecque et européenne et il est président de la commission européenne.


      • score Le 21 février 2015 à 13h08
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        Dans beaucoup de pays du monde il existe la faillite personnelle pour les personnes physiques (notemment en allemagne) on perd tout et on recommence a zero … Mais pas en france, ou on finit surendette a vie (c est d ailleuirs pour ca que les banques francaises ont toujours refuse la creation d un fichier centralisant les credits par individu … ben oui, puisqu ils ne peuvent pas perdre a ce jeu … ils vont jusqu au bout c est a dire jusqu au moment ou la personne devient mauvais payeur, dans ce cas l alerte est donnee, mais il est generalement trop tard …) La troika s est beaucoup inspiree du systeme francais il me semble !


      • David D Le 21 février 2015 à 18h03
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        “L’Etat n’est pas une personne physique”, je ne comprends pas!
        Du point de vue de la loi, les individus humains, mais aussi les entreprises quelles qu’elles soient, et bien sûr les Etats, sont des personnalités juridiques avec une responsabilité morale et avec la possibilité de passer des contrats !
        En revanche, un Etat et ses habitants, c’est deux choses différentes, les habitants d’un pays ne gouvernent pas en général, ils sont gouvernés par les politiques et les puissants groupes financiers, ce qui fait que dans la crise c’est les politiques à la manoeuvre et les financiers au sens large les responsables, cas à part des élections et encore quand elles ont une incidence !


        • Macarel Le 21 février 2015 à 22h55
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          Un Etat a une durée de vie de plusieurs centaines ou milliers d’années, il peut donc être endetté de “manière perpétuelle”. Ce n’est pas le cas d’une personne physique, qui dans le cas général vit moins d’un siècle, malgré les progrès de la médecine.


        • Wilmotte Karim Le 27 février 2015 à 00h00
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          Un état est souverain, une personne physique, pas.
          Si l’état décrète qu’il n’a plus de dette, il n’en a plus (sauf à être capable de le contraindre, mais ça risque de manquer de tank).


  13. BA Le 21 février 2015 à 10h16
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    Chiffres Eurostat publiés le jeudi 22 janvier 2015 :

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.
    En clair : la Grèce est en faillite.
    Or que lisons-nous aujourd’hui ?
    « L’autre élément important, c’est que la BCE, puisqu’un accord a été trouvé, va pouvoir réintroduire la dérogation qui permettait aux banques grecques de se refinancer normalement à son guichet en utilisant les dettes d’Etat comme collatéraux, autrement dit comme garantie. Ceci permettra, in fine, à l’Etat de financer une partie de ses besoins par l’émission de bons à court terme. »

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib73620a4fa/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html

    Dans les quatre mois qui viennent, voici ce qui va se passer :
    1- La Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit.
    2- La Grèce va quand même continuer à émettre des obligations d’État.
    3- Les banques grecques vont quand même acheter ces obligations d’État.
    4- Ensuite, les banques grecques vont refourguer ces obligations d’État à la BCE comme collatéraux.
    5- La BCE va quand même accepter ces obligations pourries, et elle va quand même continuer à prêter des milliards d’euros aux banques grecques.
    6- La Grèce va continuer à se surendetter. De toute façon, elle ne remboursera pas sa dette.
    7- En Grèce, les européistes vont continuer à empiler des caisses de dynamite par-dessus les caisses de dynamite déjà existantes.

    Encore quatre mois à empiler des caisses de dynamite supplémentaires.

    Encore quatre mois de fuite en avant.


    • pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 11h30
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      N’es-ce pas ce que font tous les pays?


    • theuric Le 21 février 2015 à 18h44
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      Salut B.A.,
      Nous pouvons aussi imaginer un autre scénario:
      1) Après une monté au-delà des 18 300 points pour le seul Wall Street, celle-ci et l’ensemble des bourses mondiales commencent à chuter et perdent, chacune, de 1000 à 2000 points par jour;
      2) Les uns après les autres, les banques, fonds spéculatifs et d’investissement, les assurances font faillite partout dans le monde;
      3) En Union-Européenne se passe des événements étranges, suicides, discours délirants, crises d’hystéries et de violence de la part des gouvernants européens, nous voyons même se battre deux technocrates de l’U.E. devant les caméras;
      4) Tous les pays européens sont contraints de nationaliser leurs banques et assurances en catastrophe, ni le crédit, ni la monnaie n’étant plus disponible, ce sont toutes les économies qui s’effondrent;
      5) Le commerce international est totalement interrompu et Roissy ne voit plus s’envoler que moins d’un pour cent des avions du mois précédent, pareillement, tous les ports mondiaux sont vides de marchandises et les navires restent à quai;
      6) L’ensemble des retraites par capitalisation sont en faillite et les états sont contraints de les nationaliser, l’Allemagne est l’une des nations pour qui la situation est des plus périlleuses;
      7) Étonnamment, la Grèce est l’un des pays où le peuple a le moins à souffrir de cette situation du fait qu’il en est déjà habitué;
      8) Plus personne n’arrive à joindre le président U.S. ni aucun responsable, de graves émeutes se passent là-bas ainsi qu’en Europe, l’Angleterre est au bord de la guerre civile;
      9) plus personne n’écoute la direction de l’Union-Européenne et les députés rentent chez eux, ils ne perçoivent plus leurs allocations;
      10) Internet fonctionne avec de plus en plus de difficultés, les étasuniens ayant de graves problèmes d’approvisionnement en énergie;
      11) En France, c’est l’armée qui rétablit le calme dans certaines banlieues, contraint et forcé, le Président congédie le gouvernement en raison de son inefficacité foncière, certains ministres se trouve en maison de repos;
      12) La Chine également est en proie aux émeutes comme dans nombre de pays, en Europe, notamment;
      13) Dans le monde, les magasins sont vides, en France, il est impossible de trouver du savon et le papier toilette se fait rare, en catastrophe, le nouveau gouvernement met en place des tickets de rationnement et invite les chômeurs à aider les agriculteurs contre salaire versé par l’état, ceux-ci n’ayant plus de gasoil pour faire fonctionner leurs machines;
      14) Pour une dernière fois les gouvernements de l’U.E. se réunissent pour entériner ce qui était devenu évident, soit la fin de l’Union-Européenne et de l’euro, chacun étant déjà revenu à sa monnaie initiale;
      15) Une importante chasse à l’homme s’est mis en place pour interpeler les banquiers qui, pour un certain nombre d’entre-eux, avaient déjà fuit, les premiers arrêtés furent condamnés à de très lourdes peines, tous les journaux ne parlent que de ce scandale, enfin ceux qui n’ont pas accompagné leur propriétaire dans la faillite.
      Pas mal comme scénario, non?


      • BA Le 21 février 2015 à 20h10
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        Pas mal, Theuric, mais ça me rappelle un livre paru en 2013, un livre moins rigolo que ton post (ton point 3 m’a fait marrer !)

        Le 4 octobre 2013, l’économiste François Morin a publié “La grande saignée”, édition Lux, 10 euros.

        Ce livre est le livre le plus important de 2013.

        http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782895961734


  14. Val qui rit Le 21 février 2015 à 10h18
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    Une nouvelle trahison du peuple grec est actée.

    Il me semble que je commence à apercevoir le képi des colonels, là-bas, tout au fond, du côté de l’aube …


  15. lemoine001 Le 21 février 2015 à 10h20
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    L’Allemagne ne cesse de répéter le même comportement irrationnel. En 1914, arrivées en retard à la curée coloniale, les élites allemandes ont précipité le monde dans la guerre pour obtenir un repartage du monde. Elles présumaient de leurs forces.

    Dans les années 30, les extrémistes allemands, mis au pouvoir par le grand capital, ont voulu se tailler un empire dans l’Europe de l’est en exterminant ou en réduisant en esclavage les populations. Ils ont imposé des cartels défavorables à l’Europe de l’ouest qu’ils ont envahie et martyrisée. Cette fois encore l’Allemagne présumait de ses forces en croyant qu’une guerre se gagne en une bataille.

    Voilà l’Allemagne réunifiée qui veut aujourd’hui imposer des relations déséquilibrées à l’Europe entière. Elle a gagné la première bataille avec l’Euro. Elle peut faire plier un ministre mais ne peut pas vaincre le peuple grec. Une nouvelle fois sa présomption la conduit à préférer le chaos plutôt que de renoncer à ses prétentions. La fin sera la même. Pas plus qu’un pays ne peut dominer le monde, une puissance comme l’Allemagne ne peut dominer l’Europe. Elle court à sa perte.


    • Macarel Le 21 février 2015 à 10h26
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      L’Allemagne court à sa perte, et nous avec… puisque l’on est dans sa roue.


    • bourdeaux Le 21 février 2015 à 14h04
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      Tous ceux qui disent aujourd’hui que la Grèce devrait sortir de l’euro donnent rétrospectivement raison à l’Allemagne qui disait qu’elle ne devait pas y entrer.
      Je trouve très limite, et même choquant le mot “kommandantur” qu’utilise Olivier dans son commentaire. Il ne faut quand même pas exagérer : la monnaie unique et son cadre réglementaire n’ont pas été imposés par l’Allemagne au reste de l’Europe, pistolet sur la tempe, loin de là ! C’est s’en tirer à bon compte, je trouve, que d’habiller aujourd’hui les allemands du costume de tortionnaire ! Nous sommes ici face aux conséquences d’une connerie collective, ne l’oublions pas .


      • Wilmotte Karim Le 22 février 2015 à 12h07
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        La Grèce ne devait pas y entrer.

        Comme tout les pays en dehors de l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et l’Autriche (j’en ai peut-être oublié un ou deux).

        Par ailleurs, l’Euro a été développé comme un pari : les divergences entre états ne pouvaient (pour préserver l’euro) qu’imposer la mise en place de transfert de type nationaux.

        Ce pari est en train d’échouer (ce n’est pas fait non plus) et l’Allemagne est bien la nation Leader dans cet échec!


        • bourdeaux Le 24 février 2015 à 22h19
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          ” l’Allemagne est bien la nation Leader dans cet échec! ”
          Au contraire, si il y a bien un pays qui n’a sûrement jamais fait ce pari de l’Europe de transferts, c’est bien l’Allemagne; et si les allemands avaient cru que cela fut juste possible, il n’auraient jamais signé le moindre traité…


    • 1Direct Le 21 février 2015 à 15h50
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      @Lemoine:
      Vous avez raison.
      L’Euro est sa nouvelle arme de guerre.
      La cerise est que les gouvernements successifs français la (cette arme) lui ont largement construit.
      Décidément incurable ces gouvernants français !
      Comme la ligne Maginot ils ont cru que la construction d’une monnaie unique allez nous protéger et maitriser l’Allemagne.

      C’était (en partie) cela l’objectif de Mitterrand et précédents: Maitriser l’Allemagne.
      A s’étouffer de rire 🙂 🙂 🙂 … Maitriser l’Allemagne.
      Surtout lorsque l’on voit comment nos dirigeants ont négocié et ce qu’ils ont négocié.
      Ils préfèrent sauver “l’exception culturelle” au lieu d’avoir gardé nos industries, nos brevets et nos savoir-faire. C’est lamentable car ils continuent (c’est cons) la dernière fois ils ont utilisé leur seul véto pour “l’exception culturelle”.
      Tout cela parce qu’ils ont une chanteuse ou actrice dans leur lit .
      Si, si je suis sérieux, cherchez.

      J’enrage, je fulmine !!!


  16. Macarel Le 21 février 2015 à 10h25
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    A propos du totalitarisme de l’idéologie du libre marché, et de l’Eurocratie

    https://www.youtube.com/watch?v=HKbVO4cEINU#t=890

    Seules les 10-12 premières minutes sont à voir, après ça se répète…


  17. lm bernard Le 21 février 2015 à 10h28
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    Qui peut encore croire dans une révolution par les urnes?
    La leçon qu’il faudra tirer ce sera une fois de plus celle de la manipulation par le logos sophistique des démagogues dits partis populistes promettant la contradiction radicale à l’idéologie néo libérale.
    La servitude,la nouvelle,n’est pas celle de La Boetie,mais celle de l’humiliation,de la soumission,de l’éradication du peuple,de la piétaille.
    Adieu tout discours eurosceptique tant du FN que du PG,adieu MLP,adieu JLM,leur pseudo crédibilité se retrouverait confrontée comme Syriza au pragmatisme de TINA.
    Le désespoir cédera la place à la violence incontrôlée des idéologies révélées,racialistes,eugénistes.
    L’Europe implose,au sud la Grèce,à l’est l’Ukraine,un seul espoir…l’Esprit Charlie.


    • Maurice Le 21 février 2015 à 13h40
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      Ne pas oublier que “votre esprit charlie” c’est, tout au plus et dans le meilleur des cas, ce que les Psy nomment la phase “pipi-caca” et qu’à la fin c’est vraisemblablement là que nous allons retourner, tous ensemble!


  18. régis Le 21 février 2015 à 10h36
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    Les grecs ont au moins gagné décrire leur austérité, leur réformes. Je pense que cela change tout car on c’est bien que bruxelle est un nid de lobbyiste qui ne pensent qu’à leurs intérêts. Tsipras avait promis des réformes aux grecs et il va tenté de les faire. Je ne suis pas d’accord avec les journalistes qui pensent que c’est Bruxelle qui a gagné, car Tsipras a gagné le fait d’être un acteur et non un suiveur. Vous me direz que sa copie est contrôlé, oui mais, plus l’économie grecque se portera mieux moins on pourra corrigé sa copie. En étant acteur et non suiveur comme en France, si son économie repart il pourra être un contre poids politique sérieux aux allemands. Par contre s’il ne réussit pas c’est l’effondrement de la démocratie en Europe (les fort imposent au faible leurs intérêts et le taux de participation aux élections devient ridicule dans la plupart des pays) ce qui entraîne l’effondrement total de l’Europe qui ce targue d’être un modèle de démocratie.


    • Macarel Le 21 février 2015 à 10h43
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      Il faut y croire, il faut y croire…mais cela devient de plus en plus difficile, et l’aube qui se lèvera bientôt risque d’être dorée…


      • pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 11h34
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        Je ne pense pas que les gens sont passifs, mais plutôt contenus par les nombreuses difficultés.
        La différence est que la pression monte, monte… le couvercle finira bien par sauter!


        • lorsi Le 21 février 2015 à 17h19
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          mais je pense que les medias sont en cause ” ils ont achete la presse ” comme k ecrit benjamin DORMAIN dans la reedition de son livre


        • boduos Le 21 février 2015 à 22h51
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          Pour que ça bouge dans un pays,il faut le peuple + l’armée.
          la dernière fois,les colonels c’était pas terribles.

          Syrisa crois qu’il pourra reprendre la main et se faire sortir de l’euro par la troïka ,mais encore 4 mois et le peuple risque de le lâcher.

          a la place des colonels ,ils pourraient bien avoir L’OTAN (prétexte à trouver…ou à créer) ex: début d’insurrection avec A.D épaulée par une fraction de service d’ordre (des sous off cette fois )qui les rejoint. du coup,Appel au secours aux gendarmes de l’otan nouvellement constitués .

          bon c’est qu’un exemple parmi d’autres .


      • Maurice Le 21 février 2015 à 13h42
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        D’accord, mais beaucoup de siècles ont déjà passés ainsi…..
        La fin devrait donc se rapprocher, il me semble!


        • languedoc 30 Le 21 février 2015 à 15h52
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          Plus on s’approche de la fin et plus elle s’éloigne. J’espérais qu’il renverserait la table, ce qui aurait fait un bien fou à tout le monde, à commencer par eux. Ne reste t-il pas un petit espoir que Tsipras les envoie tous se faire….


    • lemoine001 Le 21 février 2015 à 11h05
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      Oui, aujourd’hui il est clair pour tout le monde que la Grèce ne peut pas rembourser sa dette. Aucune mesure si terrible soit-elle ne pourra lui permettre de dégager les excédents suffisants. Les purges imposées par la troïka n’ont fait qu’aggraver les choses. Il ne sert à rien de les prolonger.

      Le monde entier voit que le gouvernement allemand se comporte comme le hobereau prussien et qu’il est aussi borné que lui. Comment une économie pourrait-elle être viable quand un partenaire cumule les excédents tandis que les autres ont toujours une balance déficitaire ? N’importe quel commerçant sait qu’il fera faillite s’il ruine tous ses clients.

      L’hostilité envers l’Allemagne va se répandre en Europe et se traduira tôt ou tard dans les urnes. Le plus tôt sera le mieux.


    • Crapaud Rouge Le 21 février 2015 à 13h07
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      Dès lors que la “copie est contrôlée”, c’est foutu d’avance, parce que, de concession en concession, elle sera réduite à zéro.


    • achriline Le 21 février 2015 à 14h00
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      Attendons lundi pour voir si la Grèce n’a pas profité du week-end pour établir un contrôle des changes comme cela s’est fait pour Chypre et pour présenter un document en accord avec son programme.
      Il sera toujours temps de se désoler quand ils auront signé mais pas avant


      • FifiBrind_acier Le 21 février 2015 à 19h44
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        C’est interdit par les Traités européens, article 63, les capitaux doivent circuler librement à l’intérieur de l’ UE et à l’extérieur.

        Le contrôle des capitaux permettait de réguler les délocalisations, et de les limiter.
        Il permettait aussi de ne pas vendre le patrimoine aux fonds de pensions ou autres qatari.
        Avant Maastritch, Mittal n’aurait jamais pu acheter Arcelor et le dépecer comme il l’a fait.

        Sauf à Chypre, où la Troïka a violé ses propres lois en remettant un contrôle des capitaux pour siphonner les dépôts. De ce point de vue, la zone euro est déjà écornée, puisque les capitaux ne circulent plus librement à Chypre, en contradiction avec l’article 63.


  19. rakosky Le 21 février 2015 à 10h43
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    Avant d’accabler Tsipras,désignons les vrais coupables et leurs complices.
    Le gouvernement grec s’est retrouvé acculé par la coalition sans faille de tous les gouvernements,de toutes les institutions financières internationales.
    Ceux qui croient que l’impérialisme est une vue de l’esprit viennent d’avoir une démonstration éclatante.
    L’isolement politique de Syriza a été total,pour sa honte le SPD allemand est l’une des composantes de la coalition que dirige Merkel et le CDU
    Le Front de gauche et Mélenchon se sont tournés vers Hollande,pour qu’il fasse entendre la voix de la France,ils sont largement servis,Hollande a fait connaitre “la voix de la France” par le 49 ter et la capitulation imposée à la Grèce
    Et maintenant,ce qu’exige l’euroreich,c’est la poursuite des réformes,que Tsipras achève l’anéantissement du peuple grec,en a t-il les moyens,telle est la seule question
    La parole est maintenant au peuple grec ..


    • Macarel Le 21 février 2015 à 10h49
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      Il ne s’agit pas d’accabler Tsipras, il s’agit de constater que la lutte des classes existe, mais que ce sont les riches qui mènent la danse, et qui l’ont gagnée jusqu’à nouvel ordre, pour reprendre l’expression de Warren Buffet.
      Quant au peuple grec, il est à craindre qu’après le moment de déception passé, il ne se jette dans les bras de l’Aube Dorée, plutôt que de se lancer dans la lutte des classes.
      Faire l’union contre les étrangers, plutôt que contre ceux qui vous exploitent, ça marche toujours dans les temps difficile.


      • rakosky Le 21 février 2015 à 13h45
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        Rien n’est joué,il faut attendre le contenu des premières mesures prises par le gouvernement,suivre les débats internes à Syriza et au Parlement
        Beaucoup de grecs savent que leur gouvernement est soumis à une pression énorme et qu’il doit encore être soutenu
        Le peuple grec veut aider son gouvernement,pour qu’il résiste,,qu’il maintienne ce qu’il a promis
        L’impression n’est pas encore celle d’une trahison et la haine n’est pas dirigée contre TSIPRAS,mais contre ceux ceux qui le soumettent à un ignoble chantage
        L’aube dorée n’est pas encore pour demain,mais la menace est réelle


  20. Gribouille Le 21 février 2015 à 10h47
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    C’est surtout très confus tout ça.


  21. caroline Porteu Le 21 février 2015 à 10h49
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    Pas de conclusions hatives sur ce qui s’est passé Vendredi et pas de confiance immodérée dans les relations faites par la propagande staffel Européenne .

    Je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises :

    Et j’aime bien ce que twitte Sapir :
    Jacques Sapir ‏@russeurope 1 hil y a 1 heure
    L’accord accepte que les réformes seront celles que la #Grèce veut appliquer. Pas celles édictées à Bruxelles. #Différence #Souveraineté


    • Kiwixar Le 21 février 2015 à 11h07
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      Oui, je pense aussi que nous ne sommes pas au bout de nos surprises :

      1) le système financier mondial est prêt à faire un grand pas en avant vers le n’importe quoi, donc il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de négociation de la petite Grèce, la moindre poussette est capable de faire vaciller le système bancaire que tout le monde sait pourri jusqu’à la moëlle (y compris en Chine, voir les fuites de capitaux en cours, par les voies officielles)


      • Kiwixar Le 21 février 2015 à 11h11
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        2) Pas une bonne idée d’avoir déclaré la guerre économique à la Russie, autre pays orthodoxe, et qui est en train de mettre en place des voies alternatives (alternative au Swift, aux cartes bancaires occidentales, au FMI et à la Banque Mondiale via la Banque de Développement des BRICS avec un capital de 100 milliards de dollars)… La Russie pourrait très bien souhaiter venir en aide à la Grèce (orthodoxe) en utilisant ces 100 milliards pour gagner un avantage stratégique en fractionnant l’UERSS qui est venue la titiller en Ukraine (bravo Barroso pour tous ces morts).


        • chris Le 21 février 2015 à 14h09
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          N’oublions pas Poutine qui pourrait sortir ses 200 milliard au moment opportun si sa maladie d’asperger ne l’empêche pas de comprendre la situation ou si ses penchants homosexuels lui laisse quelque temps libre.


          • Lage Le 22 février 2015 à 01h29
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            Quel intérêt Poutine aurait à sortir de sa poche 1/10 du PIB russe pour sortir de la faillite un pays lointain qui n’est pas dans sa zone d’influence directe ? (Et retombera sans doute en faillite après !). Poutine s’occupe fort logiquement et pas si mal que cela de sa zone d’influence naturelle. Ne lui demandons pas l’impossible.


            • Kiwixar Le 22 février 2015 à 08h47
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              Chris plaisantait, en évoquant les racontars récents des merdias qui affirment que Poutine a une fortune PERSONNELLE de 200 milliards de dollars. L’intérêt de la Russie de s’occuper de la Grèce serait multiple :

              – scinder l’UE en deux (nord / sud), donc diviser pour régner… ne pas oublier que la guerre en Ukraine, c’est bien l’UE qui l’a initiée (Barroso) en allant leurrer l’Ukraine avec une entrée dans l’UE, tout en disant à la Russie que le sujet “ne les regardait pas”

              – faire une percée d’alliances vers le sud-ouest (Grèce, Turquie, Bulgarie, Serbie)

              – sans doute des grands intérêts liés au gaz en Méditerranée (Grèce, Syrie), couper l’approvisionnement européen en gaz depuis le Moyen-Orient ?

              – tête de pont chinoise en Europe (leur intérêt pour le port du Pirée)

              – permettre à la Grèce de faire défaut sur sa dette pour plomber le système financier occidental qui finance les menées de l’OTAN contre la Russie


        • pipo Le 21 février 2015 à 15h15
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          Ne pensez vous pas que c’est l’effondrement du dollar qui devrait intervenir en premier, Les USA ont toujours 10 ans de folie d’avance (ex: les QE)?
          Ne faudrait il pas que l’Euro tienne le plus longtemps possible, ceci expliquerait les retournements des divers gouvernements qui ont essayés de changer les règles (France Grèce …)?

          http://la-chronique-agora.com/euro-dollar-petrole-chine/


          • Leterrible Le 21 février 2015 à 17h57
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            Moi , j’y lit plutôt :
            …” “Que vaudront les obligations du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie une fois que la Grèce aura fait défaut ?
            Ce marché — la dette souveraine européenne — est plus important que le marché de l’immobilier US. Lorsqu’il craquera, il y aura des feux d’artifice. Parce qu’environ 26 000 milliards de dollars de produits dérivés y sont liés
            ” ” ….

            Tiens ça me rappelle que j’ai lu (trop) rapidement , il y a quelques jours , que fin de la semaine prochaine , dès le 01 mars 2015 , le marché des C.D.S. de sinistre mémoire ( pas pour tout le monde of course..) allait se trouver libéré d’une entrave…!!?
            Erreur de lecture..? Hasard et coincidence..?


        • boduos Le 21 février 2015 à 23h02
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          @kiwixar
          et ouvrir un base navale (tartous bis)
          ne pas négliger aussi que l’Europe centrale orthodoxe très mécontente de la tournure qu’a prise l’Europe (south stream,embargo,le Kosovo et la Serbie …et surtout traitement de choc infligé à l’Ukraine pour l’otaniser ) pourrait rejoindre une zone économique plus adéquate ,plus prometteuse en echange et moins contraignante.


          • Kiwixar Le 21 février 2015 à 23h13
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            Le mécontentement de l’Europe centrale est une chose, mais tant qu’ils continueront à recevoir du pognon de l’UE, ils seraient idiots de la quitter. C’est ce qu’il m’a semblé comprendre de la Hongrie : elle se tournera d’un coup vers l’Union Eurasienne dès qu’elle ne recevra plus d’argent de l’UE.

            Vu les chiffres ahurissants de l’appauvrissement de l’Allemagne (et de la France), je me demande vraiment quand est-ce que les populations de pays contributeurs nets au budget de l’UE (i.e. qui paient les pays de l’Est) diront “basta” à ces transferts financiers.

            Mais c’est sûr que les BRICS (3 milliards de personnes, PIB supérieur à celui de l’UE) et l’Union Eurasienne, ça me semble avoir plus d’avenir qu’une association US-UE. Au niveau énergétique déjà, mais aussi au niveau militaire (les US et leurs fers à repasser F35 et F22).


    • Macarel Le 21 février 2015 à 11h08
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      Certes Varoufakis est un spécialiste de la théorie des jeux, mais lorsqu’il y a un rapport de force très défavorable (euphémisme), il faut manoeuvrer, très, très, finement… On va voir, on va voir, si Syriza est une baudruche ou non, dans les mois ou les semaines qui viennent.
      En face c’est un système totalitaire, orwellien, qui embrigade les esprits des victimes 24h/24h grâce à des moyens médiatiques, et un clergé aux ordre, c’est une force de frappe considérable, contre laquelle même le plus intelligent des économistes grecs, peut se faire balayer comme fétu de paille.


    • Gribouille Le 21 février 2015 à 11h15
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      On peut noter que les sources des articles cités sont des journalistes en poste à Bruxelles pour les Echos, Le Parisien reprend l’AFP, et le dernier article choisi par Olivier est un communiqué de presse de l’Eurogroup. J’ai l’impression qu’on a plus la version officielle de la communication Bruxelloise. Il serait intéressant d’avoir la version d’Athènes sur l’accord d’hier et les confidences des participants à la négociation à la presse grecque pour avoir un autre éclairage.


  22. Colargol Le 21 février 2015 à 11h02
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    Je pense qu’il ne faut pas sous estimer le mépris de Tsipras pour la Troika et donc sa capacité au cynisme et à la manipulation pour gagner du temps…Je ne pense pas que ce soit un abandon mais une sorte de repli stratégique…Du moins je l’espère.


  23. Olivier MONTULET Le 21 février 2015 à 11h02
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    L’obscurantisme occidental est absolu. La fin de l’occident n’est que le fait de lui-même. lui et strictement lui seul (les seuls terroristes qui se terrorisent eux-mêmes avec délectation au non de leur estomac insaisissable égocentrique n’ayant que le désir de Possession et d’accumulation stérile). Qu’il ait au diable, bon débarras, sa seule réussite est d’avoir toujours écraser les autres , finalement il poursuit son œuvre en s’autodétruisant. Lamentable juste digne de lui. Mais où sont les intellectuels occidentaux???? les humanistes occidentaux??? les penseurs???? Il faut croire qu’il n’y en en plus en occident ou sont totalement aphones et isolés. J’en suis! L’effondrement, la catastrophe, de l’occident est d’une heureuse urgence. Cet effondrement permettra qu’émerge enfin du corps social des utopies dignes de nous et un avenir pour nos enfants. Vivement que homo-occidentalus disparaisse et qu’ainsi l’humanité ait une chance d’être sauvée en poursuivant sa route évolutive et non plus implosive.


    • Macarel Le 21 février 2015 à 11h22
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      Même au Kosovo, dont je croyais que la situation semblait florissante, depuis que “nous” l’avions libéré du joug serbe, les jeunes s’enfuient à travers la Serbie, pour atteindre la Hongrie dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais il est vrai qu’après nos bombardements humanitaires, ce sont les mafias les plus terribles qui ont proliféré, dans le cadre du libre marché, dont le marché des organes.
      Ne parlons pas des conséquences de nos guerres, ou ingérences “humanitaires” en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Yémen, et en Libye, partout après “nous” le désordre et la désolation, la prolifération des groupes armés et des mafias les plus sanguinaires de la planète.
      L’occident est moralement mort en ce début de XXIième siècle, mort à cause de son idéologie totalitaire du libre marché, au service d’une oligarchie de néo-féodaux de l’industrie et de la finance.
      Faire de Charlie Hebdo le symbole de “nos valeurs”, c’est d’ailleurs bien la manifestation que ce qui a fait par le passé notre grandeur sur le plan des idées, et de la réflexion, est bien mort.


      • Kiwixar Le 21 février 2015 à 11h38
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        “L’occident est moralement mort en ce début de XXIième siècle, mort à cause de son idéologie totalitaire du libre marché, au service d’une oligarchie de néo-féodaux de l’industrie et de la finance.
        Faire de Charlie Hebdo le symbole de “nos valeurs”, c’est d’ailleurs bien la manifestation que ce qui a fait par le passé notre grandeur sur le plan des idées, et de la réflexion, est bien mort.”

        Je suis hélas bien d’accord, et j’ajouterais que vu de l’extérieur (de Russie, de Chine ou du Moyen-Orient par exemple), la mort de l’Occident est désormais flagrante, et c’est nouveau pour eux. Tous ces pays, en commençant par les BRICS, mettront sur pieds un monde sans doute meilleur, c’est tout ce que je nous souhaite.


        • 1Direct Le 21 février 2015 à 16h16
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          ” … un monde meilleur … ”
          Hum !
          J’en doute. Pas par pessimisme mais par réalisme lorsque l’on regarde les faits dans le pays qui mène la danse: La Chine.
          Les inconvénients de l’occident additionné à ceux du totalitarisme Chinois. LE pied non !?

          Les autres pays ne me semblent que les “idiots utiles” de la Chine.
          Sincèrement ce que vous me dites ne me semble pas être un choix allant dans l’intérêt des populations.


          • Kiwixar Le 21 février 2015 à 23h21
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            Pas trop d’accord sur votre vue de la suprématie de la Chine dans les BRICS. La relation avec la Russie est symbiotique, pas parasitique.
            Et la Chine a des “énormes” problèmes :
            – énergétique (contrairement à la Russie)
            – démographique (1/3 de la population à la retraite dans 10 ans, et une pyramide des âges complètement folle)… je vois mal la Chine faire la guerre avec le Japon, les deux pays vendent plus de couches pour vieux que de couches pour bébés
            – environnementale : la population mange du poisson Seveso, l’air est irrespirable et ils ne pourront jamais nettoyer leurs terres
            – exode et fuite des capitaux : plus de la moitié des riches souhaitent quitter la Chine avant 5 ans


  24. valles Le 21 février 2015 à 11h13
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    Encore une belle démonstration de l’impossibilité d’un peuple a usé de son autodétermination face a l’EU , les mêmes ficelles sont toujours et encore actionnées et tout le monde plonge.
    Après notre Batman contre le monde la finance, les Grecs ont eu leur Robin contre le vilain dictateur Bruxellois.
    A force de croire que les personnages de BD existent, il ne faut pas s’étonner que l’on nous traite comme des irresponsables.


  25. Mephisto Le 21 février 2015 à 11h17
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    La difficulté dans cette affaire réside dans le fait que le peuple grec veut rester dans UE et Varoufakis le sait et Shauble aussi.
    Les choses changeront lorsque le peuple grec estimera majoritairement et une fois pour toutes qu’il ne veut plus et ne peut plus subir les mesures d’austérité et qu’ils doivent revoir le problème autrement…on verra la semaine prochaine comment les grecs vont réagir seront-ils capables d’assumer leur destin ou se le laisseront -il encore imposer? .
    Actuellement personne n’envisage une sortie de la zone euro car personne ne peut savoir à l’avance quelles en seront les conséquences mais tant que la Grèce accepte les décisions de l’Eurogroupe et qu’il lui reste encore de la laine à tondre elle aura sa place dans le club.
    Mais une chose est en train de changer.
    L’Eurogroupe a fait clairement savoir à la Grèce que si elle ne voulait plus être tondue elle devra partir d’elle même…Shauble dira à Varoufakis et Tsipras c’est vous qui voyez….La Grèce est considérée par l’Eurogroupe comme un fardeau dont elle aimerait se débarrasser.
    La Grèce se trouve dans la même situation qu’un chômeur en fin de droit et qui de ce fait ne sert plus à rien dans un système capitaliste, il ne peut plus être exploité, alors il peut crever…
    C’est çà le message que vient de faire passer L’Eurogroupe et ce qui explique le fait que Varoufakis et Shauble ne peuvent plus discuter face à face…Ils ne peuvent plus se parler sur un même plan d’égalité…dans ce cadre les Grecs seront toujours les perdants.


    • Macarel Le 21 février 2015 à 11h25
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      Les grecs n’ont pas compris qu’ils auraient intérêt à sortir de l’euro, la faute à qui ???


    • Kiwixar Le 21 février 2015 à 11h45
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      On peut avoir les avantages de l’UE (libre circulation des marchandises) en faisant comme la Turquie qui fait partie de l’association européenne de libre-échange. Quelqu’un pourrait m’expliquer ce que faire partie de l’UE apporte pour les pays (comme la France ou l’Allemagne) qui sont contributeurs nets au budget de l’UE (i.e. qui filent plus de pognon aux autres pays qu’ils n’en reçoivent) ?

      La pauvreté explose en Allemagne comme en France, c’est quoi le plan? Globaliser avec la Chine pour que les emplois partent là-bas, tout en filant du pognon à des pays de l’Est de l’Europe pour qu’ils puissent aussi fabriquer pour nous, tout en nous envoyant leurs ouvriers et leurs plombiers? Quelle consolation y a-t-il à savoir que les Allemands sont aussi cocus que nous?


  26. Gribouille Le 21 février 2015 à 11h30
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    Sur greek crisis aujourd’hui
    http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0412.html#deb

    extraits

    ““Cet accord ne concerne qu’une période de quatre mois, tandis que notre législature s’étale sur quatre ans, ne l’oublions pas” a toutefois voulu préciser Yanis. Le mémorandum est mort… vive “la restructuration intelligente”, terme nouveau, apparu ce soir.

    On comprendra que les négociations reprendront réellement dans quatre mois ; ou plutôt, les décisions deviendront alors urgentes. Et c’est alors ainsi que depuis l’Eurogroupe, les nouvelles mesures grecques… et bien modernes seront attendues pour validation. “Nous ne reprendrons plus de mesures imposées, concernant les retraites, la TVA, la Santé, par exemple, tout simplement, nos mesures n’affecteront pas l’équilibre budgétaire durant cette période. La Grèce sort ainsi de l’isolement causé par cinq années de mémorandum”, a encore déclaré par la suite notre Yanis… un peu moins hésitant.

    Il a enfin estimé que “nous avons pu concilier le respect des règles de l’Eurogroupe avec celui de la Démocratie, et cela signifie qu’un grand pas a été accompli en Europe. La Grèce laisse le mémorandum derrière elle et devient coauteur des réformes et de sa destinée” “


    • Chris Le 21 février 2015 à 15h21
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      Est-ce que les Grecs gobent ça ?


      • Wilmotte Karim Le 22 février 2015 à 12h40
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        Vous gobez bien qu’ils se sont rendu à tout les points de l’eurogroupe.


  27. Alae Le 21 février 2015 à 11h31
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    Mauvaise pour Podemos en Espagne, cette nouvelle. Cela signifie que rien n’est réellement possible sans sortie de l’euro/UE. Comme ils sont hauts dans les sondages sur un programme de négos avec l’UE de type Syriza, ça va tanguer at home…

    L’Espagne a le même complexe que la Grèce, à savoir une sorte d’eurolâtrie forcenée que je ne m’explique que par leur complexe de pays de seconde zone et leur impression d’avoir enfin accédé à la modernitude avec leur entrée dans l’UE.
    Rigolez pas, c’est aussi bête que ça.
    Bref, comment Pablo Iglesias va-t-il se débrouiller avec ce me… er ?


    • Macarel Le 21 février 2015 à 11h50
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      Cela fait déjà quelques années, lors d’un séjour en Espagne, j’avais demandé à des naturels du pays, comment ça allait chez eux, ils m’avaient répondu : très bien, maintenant que l’on est avec les riches.
      C’était à l’époque du boom économique immobilier, avant la grande crise de 2008.
      L’euro a apporté dans les pays du sud un effet de richesse artificiel, qui a rendu les gens très heureux dans un premier temps, ils pouvaient s’endetter à des taux allemands, pour acheter des maisons, par exemple. Et lorsque l’on sait comme le goût de la propriété est prononcé en Espagne… Puis est venue la grande crise de 2008, et les politiques d’austérité, et il est apparu qu’être avec les riches, n’avait pas que des avantages, lorsque l’effet de richesse artificielle se dégonfle. Les riches fourmis, veulent être remboursées, quoi qu’il en coûte aux cigales.
      Là, les choses commencent à tourner mal. Il est à noter, que les mêmes riches ont bien profité de la frivolité réelle ou supposée des cigales tant que la bise n’était pas venue.
      Dans cette affaire, les responsabilités sont partagées : les peuples du nord se sont bien gavés sur le dos des peuples du sud, et ceux du sud ont cru à une prospérité qui n’était que de façade.
      Ils faut, que les grecs, les espagnols et les autres comprennent, que l’on ne peut avoir le beurre, et l’argent du beurre : ou ils restent avec les “riches”, et ils en subiront la loi, au travers de l’euro, ou ils retrouvent leur souveraineté monétaire, certes, ce ne sera pas facile, mais, ils retrouveront des marges de manoeuvre qui leur permettrons de relancer leur économie dans un sens plus favorable à l’intérêt de leur population.


      • Alae Le 21 février 2015 à 12h39
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        Oui, Macarel. Le problème, c’est que le “maintenant que l’on est avec les riches” continue à leur troubler l’esprit. Aujourd’hui encore, il est très difficile de trouver un seul Espagnol qui soit contre l’euro/UE. Même le vote d’indépendance de la Catalogne portait sur une sécession de l’Espagne mais surtout, tout en restant dans l’UE. Pour eux, c’est malheureusement fondamental, de sorte que les politiques d’insoumission de leur extrême gauche sont probablement vouées à l’échec.
        Ils gobent toutes les “valeurs” de l’UE, même les plus destructrices envers eux. Et quand vous les interrogez sur le sujet, vous ne rencontrez qu’incompréhension et sourcils haussés…
        J’espère qu’ils vont y voir plus clair avec la mésaventure de Syriza, mais je me pose des grosses questions sur leur aptitude à accepter que ce “maintenant que l’on est avec les riches” soit devenu un piège.


        • Chris Le 21 février 2015 à 15h23
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          Qu’ils posent la question aussi à l’Ukraine, d’ici 6 mois.


        • Homère d'Allore Le 21 février 2015 à 18h28
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          Bonjour, Alae.
          A propos de l’Espagne et de leur idolâtrie de l’Union européenne, cela peut s’expliquer par des facteurs historiques simples et aussi par la gigantesque manne d’investissements dans les infrastructures de 1986 à 2008.

          Les raisons historiques, tout d’abord.

          Tenue à l’écart de la construction de la communauté européenne dans les années 60 et 70 en raison du franquisme, L’Espagne a regardé ce processus avec envie surtout que la croissance était au rendez-vous.

          Rejoindre les autres pays d’Europe était vu comme “l’ accession au club des riches” et aussi comme une garantie pour la démocratie.

          De plus, bien que faible la peseta ne permettait pas à l’économie espagnole de de devenir compétitive comme, par exemple, l’économie italienne.
          Donc, pas de nostalgie d’une politique monétaire indépendante.

          Et puis, il y a les investissements dans les infrastructures financées par les fonds européens.
          Madrid fut longtemps, avant l’extension de l’UE à l’Est, la principale bénéficiaire des fonds structurels et je me souviens, lors de mes séjours en Espagne dans les années 90 et jusqu’à 2008, avoir vu fleurir les panneaux “autoroute construite grâce à L’UE”, “pont rénové grâce à L’UE”

          Il leur est donc difficile de cracher dans la soupe maintenant, surtout qu’ils ont souvenir d’avoir eu bon appétit !

          Je crois, en revanche, que de nombreux espagnols seraient partants pour un “euro du sud” partagé avec la France et L’Italie.


          • Alae Le 21 février 2015 à 19h10
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            Bonjour, Homère. Totalement d’accord sur les raisons historiques. C’est exactement ça.
            J’étais en Espagne à la toute fin du franquisme et pendant la période de transition. C’était presque douloureux à voir, ce peuple qui se ruait littéralement sur TOUS les symboles du modernisme, pêle-mêle et sans la moindre distance.
            Leur peseta, ils en riaient. Pour eux, c’était un symbole d’obscurantisme et de pauvreté. J’ai vu des gens basculer dans un libéralisme économique outrancier, alors qu’ils n’en comprenaient pas les implications, par pur désir d’être “comme les autres” (entendons, les riches du nord).
            Forcément, avec cet état d’esprit, ils ont voté massivement oui à l’UE… et des années après, rien n’a encore changé.

            C’est terrible, ce que des années de fascisme font à un pays.


    • pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 12h01
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      Parmi de nombreuses autres explication de l’attachement des peuples à l’Europe,
      nous pouvons imaginer que quitter l’Europe c’est aussi acter son appartenance aux oligarques.
      A contrario en s’y accrochant, Syriza rappelle aux eurocrates qu’une Europe démocratique doit être dirigée par les Européens, tous. ( 1 citoyen, 1 vote).


    • FifiBrind_acier Le 21 février 2015 à 19h50
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      C’est mauvais pour tous ceux qui croient qu’ils peuvent aller vers ” Une autre Europe”.
      Et ils sont nombreux hélas.


    • janus Le 21 février 2015 à 20h43
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      @alae le constat est que l’EUROLATRIE , à gagné tous les pays , la FRANCE y compris, et pourtant

      elle ne se considère pas pays de seconde zone , en fait c’est un conditionnement voulu par les anglos-saxons , infiltrant les grandes écoles françaises notamment (l’ENA , sciences-po, polytechniques,)
      par des enseignants français formés par les universités américaines, le VER étant dans le fruit,
      nous assistons au pourrissement du cerveau des élites du vieux continent actuellement, avec les conséquences que nous constatons.


  28. Nerouiev Le 21 février 2015 à 11h32
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    Les propos anticipés, et qui s’avèrent malheureusement vérifiés, de Asselineau ne passent pas ici.

    MODERATION: oui, on en a carrément marre de ceux qui viennent faire de la retape pour l’UPR 10 fois par jour. Vraiment marre. Merci de relire la charte.


    • Nerouiev Le 21 février 2015 à 15h15
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      S’il vous plaît, sortez mon propos, vous êtes bêtement provocateur.


    • jbinet Le 21 février 2015 à 17h39
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      Bonjour Moderation,

      Je suis assez surpris de ce que vous dites. On parle de Melanchon, de Valls, de Sapir, de Lordon etc…. Quelle est en fait votre position vis a vis d’asselineau, c’est qu’il ne faut pas en parler? Ou pas en parler d’une certaine manière ou d’une autre?

      Je suis assez d’accord sur le fait qu’il serait lourd d’avoir l’armée de l’UPR (ou de tout autre parti) venir faire du prosélytisme et du spam sur le forum, mais en l’occurence, je trouve que pas que de mentionner ce qu’a dit Asselineau sur le sujet etre de a propagande pro UPR, ca me semble etre en lien avec le sujet (mais je peux me tromper)

      J’aimerais juste comprendre votre logique, merci d’avance

      MODERATION: et bien si vous étiez à la modération et que vous voyez passer 15 fois par jour des gens qui viennent laisser un post de une ligne avec un lien en disant ” ça à l’UPR ils le font”, “voilà ce que dit Asselineau” vous en auriez vite marre. Effectivement les gens parlent de Melechon, il représente 10% des votants. Quant à Lordon, il ne prétend pas à la politique, ça n’a rien à voir. Mais personne ne renvoie jamais sur un discours d’homme politique ou sur un parti politique. Jamais, ni le NPA, ni DLF, ni PC, ni Vert, ni FN ni personne. Chez Asselineau, c’est 15 fois par jour. Et c’est comme ça sur tous les blogs. L’invasion zélée permanente et maladroite UPR engendre une réaction qui peut paraître exagérée mais les militants n’ont qu’à se modérer eux même. Alors, phénomène de saturation et plus rien ne passe.


  29. Alae Le 21 février 2015 à 11h37
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    Ah oui : en français, “abracadabrant” suffit bien et permet d’économiser une syllabe superfétatoire. Accessoirement, c’est moins pédant (pédantesque ?).


  30. pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 11h47
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    Prenons un peut de recul…
    La division ne s’opère pas entre les Grecs et les autres Européens.
    La fracture se trouve entre les oligarques européens et leurs asservis.
    Ce n’est pas au peuple Grec de porter le fardeau de la bataille à livrer, nous devons nous y coller tous.
    Alors, que faisons nous en France pour contenir puis repousser nos oligarques?


    • Macarel Le 21 février 2015 à 11h51
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      Les français sont lobotomisés.


  31. Benjamin Franklin Le 21 février 2015 à 12h33
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    C’est quand même une vision très biaisée des faits.

    Les moyens de pression de la Grèce sur ses créanciers étaient en réalité à peu près nuls.

    Si la Grèce avait fait défaut, l’eurosystème aurait explosé ? La bonne blague.
    Une bonne partie de l’actif de la BCE serait parti en fumée, certes.
    Et les autres états de l’eurozone auraient alors levé 27 milliards d’euros de dette supplémentaire pour recapitaliser la BCE, et tout aurait continué comme avant.

    Ou presque : les peuples de la zone euro auraient reçu comme message que les grecs ayant refusé de payer leurs dettes, c’est eux qui ont dû la supporter. Sans parler bien sûr de la confiance des investisseurs internationaux passablement écornée.
    Pour l’eurozone, 27 milliards de recapitalisation, ça ne pèse pas grand chose. Pour la Grèce par contre, ça s’appelle un suicide diplomatique et commercial. Et encore, on ne parle là que de la dette détenue par la BCE.

    La raison pour laquelle les peuples veulent rejoindre l’euro, c’est parce que l’adhésion à l’euro signifie, pour les investisseurs, entrepreneurs et épargnants nationaux et internationaux, que le climat et le droit des affaires sont aux mêmes standards que ceux de l’Allemagne, et que le pays ne touchera pas plus à la planche à billets que l’Allemagne, dont l’orthodoxie est, disons, relativement réputée sur ce point là.

    La raison pour laquelle l’euro ne marche pas, ce n’est pas parce que c’est une monnaie unique, mais parce que c’est une banque centrale unique. L’Espagne, le Portugal, la Grèce, n’auraient jamais dû avoir des taux d’intérêts bancaires à 1.5% avec des taux de croissance supérieurs à 3% au début des années 2000.

    Les gens qui prétendent que la sortie de l’euro, avec les dévaluations monétaires qui suivront, serait la solution magique, sont des enfumeurs démagogues, qui oublient constamment de rappeler qu’une dévaluation monétaire est une déflation déguisée, et a exactement les mêmes effets sur le pouvoir d’achat de la population.

    Les dirigeants slovaques et baltes ont récemment rappelé que leurs pays ont subi la crise plus profondément que la Grèce, qu’ils étaient et sont toujours plus pauvres que la Grèce, qu’ils ont subi une austérité bien plus violente, et qu’ils s’en sont sorti.

    Si les dirigeants de Syriza se sont couchés, ce n’est pas à cause d’un complot du Graônd Capital Eurobruxellois. Ces grands enfants viennent juste de découvrir qu’on ne peut pas avoir en même temps d’un côté l’euro et la réputation commerciale de l’Allemagne, et de l’autre côté se foutre de la gueule de ses partenaires. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Le mur de la réalité est tenace.


    • Gribouille Le 21 février 2015 à 13h15
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      Super crédible votre argumentaire “une dévaluation monétaire est une déflation déguisée”.
      hum…….

      En principe, une baisse du taux de change provoque un regain d’inflation par le renchérissement des importations, et pas l’inverse. Cela provoque une baisse du pouvoir d’achat si les salaires ne suivent pas.
      Mais entre une dévaluation externe (dévaluation monétaire) et une dévaluation interne (baisse des salaires nominaux), l’impact sur le niveau de vie est bien plus négatif pour les populations dans le second cas que dans le premier.

      Quant à la compétitivité, je préfère nettement dévaluer la monnaie de 20% que faire baisser les salaires de 20%, car baisse des salaires ne signifie pas baisse des prix dans la même proportion (cela dépend de la part des salaires dans les coûts de production dans les secteurs soumis à la concurrence internationale, et de la décision des entreprises de restaurer leur marges plutôt que baisser les prix).


      • Surya Le 21 février 2015 à 13h35
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        Il y a une différence majeure des effets de l’inflation et la déflation : l’impact sur le système bancaire. La déflation tape directement dans les fonds propres par la baisse des actifs financiers et l’augmentation du coût du risque.


      • Benjamin Franklin Le 21 février 2015 à 13h55
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        “Mais entre une dévaluation externe (dévaluation monétaire) et une dévaluation interne (baisse des salaires nominaux), l’impact sur le niveau de vie est bien plus négatif pour les populations dans le second cas que dans le premier. ”

        Il faudra que vous m’expliquiez par quelle magie. Si le prix d’un produit grec en euros est le même après dévaluation monétaire ou après dévaluation interne, ça veut dire que la perte de pouvoir d’achat pour les grecs est exactement la même.

        En termes de démocratie, de justice sociale, d’efficacité économique, l’avantage de la déflation combinée aux défauts et faillites, c’est qu’on sait exactement qui a encaissé quelles pertes. La dévaluation monétaire, par l’inflation et la planche à billets, est un phénomène complètement opaque, qui en général profite aux puissants qui ont acheté les faveurs du gouvernement et se situent près de la pompe à crédit frais, et nuit à 99% de la population.

        Dévaluer la monnaie de 20%, ça signifie augmenter de 20% le prix de toutes les importations. Le degré d’autarcie de la Grèce pour produire des biens modernes est nul. Le renchérissement des importations sera entièrement répercuté par toutes les entreprises sur la stagnation des salaires et l’augmentation des prix.


        • Wilmotte Karim Le 21 février 2015 à 20h14
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          Vous avez un salaire de 100€ et des remboursements de 50€.

          Dévaluation interne :
          On baisse votre salaire de 25%, il vous reste 75€ et 50€ de remboursement.
          La déflation induite (production intérieur et produit de remplacement puisqu’il n’y a aucune raison pour que les prix des produites importés soient impactés) ne compense en rien .

          Déflation de la monnaie :
          Vous êtes désormais payé 100 Drachme et devez rembourser 50 Drachme.
          Il y a un effet d’inflation importée, si vous dévaluez de 50% et si on prend comme hypothèse que vous consommiez 30% de votre salaire en produit importé, les 30 € de biens et services importés deviennent 45 Drachme.

          “enfûmeurs démagogues, qui oublient constamment de rappeler qu’une dévaluation monétaire est une déflation déguisée, et a exactement les mêmes effets sur le pouvoir d’achat de la population.”

          Vous la voyez, la différence?
          Maintenant, en Grèce, quels sont les niveaux d’endettements des ménages, des entreprises non financières, entreprises financières, l’Etat et les autres collectivités publique?

          Il me semble que le niveau de dette cumulée de la nation Grecque explose les 200%.

          Au final, la dévaluation interne permet surtout aux riches et à leurs larbins les mieux placés de consommer des biens importés avec une monnaie forte tandis que le reste du peuple s’enfonce peu à peu.

          La dévaluation interne est intenable.
          Enfin, jusqu’à ce que les enfants monstrueux du libéralisme, l’autre côté de la pièce du capitalisme s’imposera. En Grèce ce sera peut-être Aube Dorée.


          • Benjamin Franklin Le 22 février 2015 à 14h36
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            Votre raisonnement se tient si on parle de problèmes d’endettement, mais là je parlais plutôt de problèmes de compétitivité.

            La Grèce vend 30% de sa production à l’export. Les produits exportés coûtent 100€ pièce, dont 50€ de salaires locaux et 50€ d’intrants importés. La concurrence vend les mêmes 75€.
            Le prix des intrants importés restera en euros quoi qu’il arrive. Deux méthodes :

            *Vous passez au drachme et dévaluez la monnaie de 50%. Les produits exportés coûtent désormais 75€ pièce, 50€ d’intrants importés et 50 drachmes = 25€ de salaires
            La Grèce importait 30% de sa consommation, donc vous avez réduit le niveau de l’ensemble des grecs de 50% de 30% soit 15% de perte de pouvoir d’achat pour tout le monde

            *Vous procédez à une dévaluation interne. Vous baissez les salaires des industries exportatrices de 50%. Les produits exportés coûtent désormais 75€ pièce, dont 25€ de salaires.
            Vous avez réduit le niveau de vie de 30% de la main d’oeuvre (celle employées à l’export) de 50%. A l’échelle de la Grèce, vous avez la même perte de pouvoir d’achat qu’avec la dévaluation monétaire, elle est juste beaucoup plus localisée.

            Les deux méthodes aboutissent à la même perte, sauf que pour la dévaluation monétaire, le reste de la population subventionnne les industries exportatrices inefficaces. Est-ce votre conception de la justice sociale ?

            Maintenant, si on revient au problème d’endettement, vous avez oublié une 3e solution :
            -vous devez 50€, vous gardez votre salaire, vous restez dans l’euro, vous faites défaut ou déclarez faillite sur 25€

            Cette solution était parfaitement envisageable au début de la crise, quand la dette publique grecque était détenue par des banques privées, et avant que l’Etat grec ne renfloue avec plus de dettes publics des acteurs privés plutôt que de les laisser faire faillite. On serait alors resté à des défauts touchant des particuliers qui avaient accepté contractuellement le risque de défaut quand ils ont acheté la dette.

            Aujourd’hui, parce que les Etats ont voulu se mêler de l’affaire en renflouant le privé plutôt qu’en le laissant très libéralement et capitalistiquement faire faillite comme il se doit, on se retrouve avec le contribuable grec qui doit de l’argent aux autres contribuables européens, dont les contribuables slovaques et baltes qui commencent sérieusement à s’énerver.


            • Wilmotte Karim Le 22 février 2015 à 16h04
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              Oui, la baisse des salaires induites par l’austérité est limitée aux industries exportatrices.

              La Grèce est la démonstration que c’est ainsi que cela se passe (ou pas).

              Quand à votre justice sociale qui consisterait à plonger les travailleurs des industries exportatrices dans la misère noire (rappelons qu’ils participent à la balance commerciale du pays…), je vous la laisse.


            • Benjamin Franklin Le 22 février 2015 à 17h23
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              Nous sommes donc au moins d’accord sur le fait que la perte de pouvoir d’achat global est la même par dévaluation monétaire et par dévaluation interne.

              Maintenant, les employés des industries exportatrices sont souvent les plus avantagés et les plus protégés d’un pays (les fameux “champions nationaux” …)

              Personnellement, je trouve nettement plus sain d’obliger les armateurs grecs et leurs employés à remettre en cause tous leurs petits avantages, quitte à sabrer de 50% leurs salaires, plutôt que de continuer à pressurer les femmes de ménage, les routiers et les éleveurs grecs pour assurer le confort de ces planqués.

              Mais c’est une opinion purement personnelle.


            • Wilmotte Karim Le 22 février 2015 à 22h03
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              Non, nous ne sommes pas d’accord!

              Ce n’est le cas qu’en excluant (ou s’ils sont très faible) les remboursements des ménages (et des entreprises nationales principalement active sur le territoire).

              Que l’état fasse défaut ne modifie pas d’un yota (de façon directe) la dette des ménages et entreprises sus-mentionnées.

              On ne prendra pas en compte ici qu’un défaut de l’état risque d’imposer une recapitalisation des banques. Ce qui passe soit par un financement extérieur qu’il faut obtenir, donc négocier. Soit par un réarmement de la banque nationale, donc un conflit majeur.

              Non, remarquons juste que les faillites des ménages et entreprises (sus-mentionnée) ou tout autre moyen de restructuration de ces dettes, implique des faillites bancaires et donc une recapitalisation.

              Sinon, peut-être que le problème est de croire qu’on peut ne pas prendre en compte (dans la situation actuelle) la dette et la compétitivité.

              Si vous résolvez le problème de “compétitivité” (dont la résolution globale est une impossibilité logique) en provoquant une explosion de la dette, tout cela dans le maintien de l’euro… vous aurez un désastre.


            • Benjamin Franklin Le 23 février 2015 à 10h32
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              La faillite bancaire ne signifie pas nécessairement recapitalisation par dette publique. Vous pouvez aussi laisser la banque crever, point. Les clients de la banque ont accepté contractuellement le risque de perte.

              C’est ce qu’a fait l’Islande, et c’est très libéral. Privatisation des profits ET des pertes.


            • Wilmotte Karim Le 23 février 2015 à 20h10
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              Quand toutes les banques font faillite sur votre territoire, non, vous ne pouvez pas. A minima, vous devez assurer la continuité des moyens de payement. Et gérer la récession qui va découler de l’effondrement bancaire (donc, moins de rentrée, risque sur la productivité, etc).

              Et on peut encore raconter 25 fois que l’Islande n’est pas intervenue dans son système bancaire, c’est faux!


            • Wilmotte Karim Le 23 février 2015 à 20h43
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              Faillite bancaire :

              Je le répète souvent mais c’est parce que c’est du vécu et ce fut momunental (surtout que le MR de Reynders voulait faire de la Belgique “ze” place financière via les intérêts notionnels*) :
              En Belgique TOUTES les grandes banques (soit la quasi-totalité du marché, des moyens de payement, de l’épargne en dépôt) étaient en situation de faillite. Du super géant Fortis à Deutshbank en passant par ING, Dexia, Citygroup, KBC. Sans compter les effets d’entrainements sur les plus petites banques et les assurances, les réassureurs, les hedges funds, les PME, etc.

              * Si vous avez aimez le Luxeleaks, si vous adorez le scandale HSBC, vous devez vous renseigner sur les intérêts notionnels belge. Vous allez A-DO-RER.


    • raloul Le 21 février 2015 à 15h41
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      Bonjour!

      Ravi de relire un peu de Benjamin Franklin sur ce blog, un peu de contradiction, c’est toujours rafraîchissant Je me permets juste quelques remarques: “les peuples veulent rejoindre l’euro,” est une affirmation un peu gratuite. Il y a plusieurs “peuples” comme les britanniques, les suisses, etc… qui ne veulent surtout pas rejoindre l’euro.

      Quand à votre ton paternaliste envers les dirigeants grecs, j’aimerais juste vous signaler que le “mur de la réalité” oblige à constater que les politiques imposées par l’UE à la Grèce sont une catastrophe économique d’une bêtise rare. Il n’y a rien de surprenant à ce que les grecs votent pour les partis qui leur promettent de sortir de cet enfer. Bien sûr, vous pouvez qualifier les promesses de Syriza de démagogiques, mais de là à dédouanner la clique bruxelloise…

      Nous verrons bien à quel point le “grexit” sera si horrible, à quel point une dévaluation et un défaut seront si terribles, par-rapport à continuer le même schéma…

      Je suis d’accord avec vous sur le fait que la Grèce n’aurait jamais dû pouvoir entrer dans l’eurozone. Mais, d’une part le mal est fait, trop tard… d’autre part il est facile de pointer du doigt la Grèce uniquement et nier la responsabilité des autres membres dans cette erreur et cet échec.

      P.s.: Pour info, dette extérieure slovaque en 2002 = 9,6 mia dollars, en 2012 = 73 mia dollars. Joli score! Parfait, bravo, continuez comme ça, pas de soucis… le bon exemple je suppose…


  32. interlibre Le 21 février 2015 à 12h56
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    Je leur laisse le bénéfice du doute avant de parler de renoncement ou de trahison. Ça fait même pas un mois qu’ils ont été élus !!
    Il faut du temps pour préparer des mesures, des audits, des referendums, imprimer des billets…


  33. Jacqueline 63 Le 21 février 2015 à 12h58
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    Je veux espérer qu’il s’agit d’une tactique de Tsipras pour gagner du temps et chercher des appuis ( Moscou leur en propose ) avant de lâcher l’Euro !! Ills ne tiendront pas s’ils y restent !!


  34. Timothée Le 21 février 2015 à 13h04
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    Ce qui est bien avec ce pré-accord, c’est que tout le monde trouve son compte.

    L’Allemagne pourra dire qu’elle a pu garder la rigueur budgétaire. Et la Grèce de mentionner que la phrase en question ne définit rien de précis, et que donc cette rigueur n’y est pas.
    Les uns soutiendront que Syriza s’est couché, pendant que d’autres ne trouveront rien de précis en ce sens.

    En fait, c’est une coquille vide. Prête à être remplie avec ce qui en découlera jusqu’à la fin du mois.

    Le seul qui a pu le voir est Krugman : http://krugman.blogs.nytimes.com/2015/02/20/delphic-demarche/?module=BlogPost-Title&version=Blog%20Main&contentCollection=Opinion&action=Click&pgtype=Blogs&region=Body

    Toutefois, rendons à César ce qui lui appartient : Syriza était à 18 contre 1, dans un continent où ses positions politiques font tâche et avec l’étau de la finance qui se refermait doucement. Sans parler de la pression médiatique.
    Malgré cela, il a réussi de se sortir de ce mauvais pas d’incertitude monétaire, la BCE a lâché du lest, les technocrates de l’Euro vont pouvoir affronter leur électeurs sans trop rougir, et….
    … et pendant ce temps Tsipras va pouvoir se mettre au boulot pour faire un max de ce qui avait été dit, organiser l’état et faire la chasse aux privilégiés laquais des financiers, et organiser la situation pour demain. Car il y a beaucoup de taf.

    On va voir le détail dans quelques jours, mais l’achat (symbolique) d’une trêve de quatre mois est forcément un succès politique. Les grecs apprécieront.


    • papy Le 21 février 2015 à 13h53
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      Foutaise !
      Syriza a voté la semaine dernière pour le nouveau président de centre droit selon le bon usage qui veut que l’on laisse le poste à l’opposition ou du moins à des alliés minoritaires …
      Est-ce que la situation de Grèce est telle qu’elle autorise la pérennité des pratiques politiques qui l’ont mené là où elle se trouve ? La réponse est non.
      Moralité : la Grèce va continuer à appliquer le programme de l’UE point-barre.
      L’électeur va continuer d’avaler et tout le monde rentre dans le rang !


      • Timothée Le 21 février 2015 à 15h21
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        Je ne vois pas le cheminement de pensée qui vous fait dire que le “bon usage en terme de Président” est lié avec “la situation où la Grèce se trouve” (sous-entendu quoi ? La pauvreté, le chômage ?).
        Pouvez-vous m’éclairer d’où vous sortez cette fameuse logique, qui vous fait dire : “Moralité,…ils vont appliquer le programme de l’UE, point barre” ?

        Je veux bien que vous ayez conclu cela, mais avec quelle logique ?


  35. vérité2015 Le 21 février 2015 à 13h19
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    Grèce : Le véritable problème est l’euro

    http://blogs.lecho.be/colmant/


    • Roscanvel Le 21 février 2015 à 14h19
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      Le vrai problème c’est l’UE…..l’Euro n’est qu’un outil au service de l’UE


      • Jérôme Le 21 février 2015 à 15h07
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        @ Roscanvel

        C’est de Mélenchon ça…

        Autant j’apprécie le personnage, autant je ne suis pas du tout d’accord avec cette analyse. L’euro est peut-être un outil, mais certainement pas un outil dans la main des grecs. C’est un outil allemand. C’est donc une devise forte, qui correspond à l’électeur allemand. Qu’y pouvez-vous, vous, électeur français? Rien, à moins de vouloir vous lancer dans une guerre avec l’Allemagne pour lui imposer une autre vision. Si vous n’êtes pas contents avec les traités signés, c’est votre seul choix. Ou alors vous pouvez aussi sortir de l’euro.

        Quoi qu’il en soit cette devise est trop chère pour tout le monde (à part l’Allemagne).


        • Wilmotte Karim Le 21 février 2015 à 20h20
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          Pire que cela.

          Si l’Allemagne avait mené sa politique de dévaluation compétitive (2003/2004) avec sa propre monnaie, les gains de compétitivité ainsi gagné auraient en grande partie été perdu sur les marchés de change par survalorisation du Mark.

          Comme nous sommes attachés à l’Allemagne via l’Euro, le poison s’est diffusé. Et au lieu de tuer l’Allemagne, il tue les “Pays du Sud”.


      • lorsi Le 21 février 2015 à 17h27
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        k euro c est un instrument de la souverainete , la souverainete monetaire , ceux qui ne font pas partie de la zone euro, s en portent bien, mais il faut avoir le courage de fanchir le rubicon


        • le Prolo du Biolo Le 21 février 2015 à 23h03
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          “Ceux qui ne sont pas en zone euro s’en sortent bien”.

          Comme l’Angleterre ?

          L’euro n’est qu’une monnaie. Tout dépend comment on la gère.


          • Jérôme Le 22 février 2015 à 19h21
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            C’est faux, c’est bien plus qu’une monnaie, prise au hasard. C’est la monnaie allemande. Pas la vôtre, ni celle des grecques, ni des italiens, ni des espagnols. C’est celle des allemands. Elle convient parfaitement à leurs besoins et surtout à leur histoire (peur ancestrale de la crise monétaire).

            Or vous n’êtes pas allemand, vous êtes français (je suppute). Vous n’avez donc pas la main sur votre devise c’est à dire ses taux d’intérêt (qui régule l’inflation ou la déflation), sa valeur (qui régule vos exportations et donc votre compétitivité) et le financement de vos besoins (à la différence des anglais ou des américains qui ont fait fonctionner la planche à billets lorsqu’ils en avaient besoin). D’ailleurs, vous critiquez les anglais mais regardez leur taux de croissance. En 2008 la livre sterling s’est effondrée de 30 pour cent suites aux interventions de la banque d’Angleterre. C’est autant de compétitivité gagnée.

            Bref, l’euro vous dépossède de votre indépendance financière. Et comme vous ne pourrez jamais décider à la place des allemands, maintenant que vous êtes dans Maastricht, vous ne pouvez rien d’autre que faire de l’austérité pour essayer d’aligner votre économie sur leur devise (en attendant des jours meilleurs); ou quitter l’euro.


  36. beslay hubert Le 21 février 2015 à 13h21
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    Peut on imaginer un sortie impromptue ce weekend…


  37. Mephisto Le 21 février 2015 à 13h52
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    @ Benjamin Franklin
    ” Le mur de la réalité est tenace”
    Le problème c’est que le mur est en train de s’effondrer et qu’une bonne couche de peinture ne l’empêchera pas de tomber.
    Ce que l’on voit c’est la faillite mondialisée du système. Un système dont le but premier est la production de marchandises pour faire de l’argent.C’ est un système pathologique.
    Sortir de l’Euro…dévaluer… mutualiser la dette tout ça revient à soigner un cancer avec de la tisane.
    “… la faute à la BCE…L’Espagne, le Portugal,la Grèce, n’auraient jamais dù avoir des taux d’intérêts bancaires à 1,5% avec des taux de croissance supérieurs à 3%au début des années 2000 …”
    Mais sans le crédit et sans les LTRO à venir en Europe comme au US le système serait déjà bas…pour l’instant ils servent de béquilles mais pour combien de temps?


    • Benjamin Franklin Le 21 février 2015 à 14h03
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      Le QE de la BCE est un énorme écran de fumée destiné à bluffer les journalistes biberonnés aux idées keynésiennes.

      Les allemands contrôlent toujours la BCE, et leur objectif à moyen terme est : inflation zéro, planche à billet zéro, déficits publics zéro, dette publique zéro, et utilisation de l’euro comme proxy à l’étalon or.

      Alors rassurez vous, du crédit facile, il n’y en aura plus bientôt en Europe.


      • Leterrible Le 21 février 2015 à 15h04
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        Vous écrivez : ……..” ” “Les allemands contrôlent toujours la BCE, et leur objectif à moyen terme est : inflation zéro, planche à billet zéro, déficits publics zéro, dette publique zéro, et utilisation de l’euro comme proxy à l’étalon or” ” “…….

        Et pourtant…. peut-être que chaque médaille a son revers….Dans le cas actuel , la source globale de l’ “intransigeance” allemande , son système assurantiel de pensions gloutonnes!….. :.
        http://www.agefi.fr/articles/l-assurance-vie-allemande-mise-en-danger-par-la-baisse-des-taux-1341803.html
        dont j’extrais :
        …” “Les assureurs vie allemands sont dans la délicate position de devoir verser à leurs clients un taux supérieur au rendement de leurs placements. Certains assureurs dégagent des marges négatives, explique même le FMI” “


        • Surya Le 21 février 2015 à 15h38
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          Il y a aussi ça à la marge en France (c’est rare mais il reste des contrats avec des rendements garantis)


      • Homère d'Allore Le 21 février 2015 à 16h57
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        “du crédit facile, il n’y en aura bientôt plus en Europe”

        Ok, Benjamin Franklin ! Votre analyse est cohérente.

        Mais trouvez-vous le resserrement du crédit une bonne chose ? D’accord, selon la théorie néo-classique, ça empêche la formation de bulles…

        Mais ça empêche pas mal d’autres choses, non ?

        Et une société où les rentiers seraient assis sur leur tas d’or (ou proxi or comme le nouvel hyperpère €), qu’ils ne préteraient que parcimonieusement, deboucherait vite sur de graves troubles sociaux.

        Il y a des moments où je finis par souhaiter cette politique du pire…


        • Benjamin Franklin Le 22 février 2015 à 14h46
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          Le resserrement du crédit n’est pas intrinsèquement une bonne chose. Le coût du crédit s’aligne naturellement sur la rentabilité potentielle des investissements, non pas pour des raisons mathématiques magiques, mais parce que les investisseurs n’ont pas intérêt à demander moins que le rendement du capital, et que les entrepreneurs n’ont pas les moyens de payer plus.

          Si vous forcez le crédit à être bon marché, vous rendez solvables des investissements peu rentables, c’est à dire des investissements qui génèrent peu de croissance. Les investissements d’aujourd’hui étant la croissance de demain, forcément vous plombez la croissance à long terme avec du crédit bon marché.

          Si le coût du crédit tombe à zéro, vous rendez solvables des investissements inutiles.
          Si le coût du crédit est négatif, vous gaspillez pour des investissements nuisibles des ressources que les gens auraient préféré consommer directement pour leur bien-être immédiat.

          Oubliez la monnaie un instant : les ressources peuvent servir soit à investir pour produire plus de ressources plus tard, soit à consommer pour assurer du bien-être maintenant. Elles ne peuvent pas être utilisées aux deux choses en même temps.


          • Homère d'Allore Le 22 février 2015 à 17h46
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            Vous parlez de “ressources”qui pourraient être consommées et non investies dans des projets peu ou pas rentables.Ces ressources peuvent être soit de la production réelle soit du crédit à la consommation par création de monnaie.
            J’imagine qu’en tant que bon néo classique, vous devez abhorrer le crédit à la consommation. Moi aussi d’ailleurs, mais pour d’autres raisons, sociales.
            Mais une société qui n’augmente plus les salaires et dont les débouchés à l’exportation dépendent de la demande extérieure d’économies qu’elle a elle-même mis à genoux et qui, de plus, proscrit le crédit à la consommation ferme un à un tous les moteurs de la croissance par pure idéologie monétariste.

            L’Allemagne, aujourd’hui, c’est cela. Elle a prospéré après Hartz IV par sa dévaluation des salaires ( enfin le patronat allemand, pas les salariés…) et écrasé ses concurrents surtout l’Italie et la France. Résultat des courses, son principal marché va finir par exploser car si la Grèce, c’est peanuts, la sortie quasi obligatoire à moyen terme de L’Italie de la zone € rebattera les cartes.

            Et, comme, horreur, il n’est pas question de revenir sur la modération salariale outre rhin, malgré les demandes pressantes de tous les autres membres du G8, on verra l’économie allemande exploser en plein vol quand ses produits haut de gamme ne rencontreront plus qu’un marché de pauvres clochards, rendus de plus vindicatifs par cette morgue teutonne.


            • Benjamin Franklin Le 22 février 2015 à 18h30
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              Je ne suis pas néoclassique, je suis autrichien. L’école néoclassique, c’est un truc de clowns si vous voulez mon avis. Et je ne connais pas d’autres ressources que de la production réelle. Le crédit à la consommation, ça n’est que de l’inflation, c’est à dire un transfert de ressources déjà existantes, pas une création.

              Oubliez encore la monnaie, mais d’une façon différente : un pays qui a un excédent commercial, comme l’Allemagne, c’est un pays qui offre au reste du monde des biens réels, et accepte en échange des petits bouts de papier. Autrement dit (et c’est de la comptabilité de base, parfaitement vérifiable), un pays avec un excédent commercial c’est un pays qui INVESTIT dans le reste du monde.

              L’Allemagne s’est mise à investir dans les pays du Sud avec la création de l’euro, parce que ces pays avaient à l’époque une forte croissance. C’était à l’époque parfaitement sain. Sauf que dans le monde réel, le nombre de bons placements à l’instant t est fini. Autrement dit, quand vous accumulez du capital dans des investissements, le rendement du capital décroît, et vous finissez par en gâcher.
              Dans un système sans banque centrale, les taux d’intérêts du crédit auraient dû être très élevés en Espagne, Portugal, Grèce, dans ces années là. Mais ce ne fut pas le cas, à cause de la BCE, qui devait imposer un taux directeur unique à toute l’Europe, et donc un taux trop faible pour ces pays. Les pays du Sud ont donc commencé à gâcher le capital prêté par les allemands, parce qu’il ne coûtait pas cher.

              Quand un pays a un déficit commercial, il doit le payer en fournissant à son créancier des actifs financiers. Les pays du Sud arrivant à court d’actifs financiers acceptés par les banques allemandes, ils auraient dû cesser d’importer en 2009/2010. Mais la BCE est intervenue, pour servir de garant entre l’Espagne et l’Allemagne : l’Espagne fournissait des actifs de plus en plus pourris à la BCE, qui payait l’Allemagne avec des soldes target2 apparemment sains.

              Que se passerait-il si l’Allemagne ne trouvait plus personne pour acheter ses produits ? Ce ne serait absolument pas une catastrophe pour elle, bien au contraire ! Comprenez bien que le niveau de vie actuel des allemands dépend non pas des biens réels qu’ils exportent, mais bien des 95% de biens réels QUI RESTENT CHEZ EUX. S’ils n’arrivent plus à exporter leur excédent, et bien les produits resteront sur place, et leur prix baissera jusqu’à ce qu’ils trouvent preneurs parmi les consommateurs allemands.

              Enfin, l’excédent commercial allemand (et ça s’observe dans les statistiques du PIB et du commerce) ne vient pas de ce qu’ils exportent trop, mais bien de ce qu’ils investissent leurs richesses à l’extérieur plutôt que chez eux (parce qu’avant 2006 c’était plus rentable). Quand ils se remettront à investir chez eux (et c’est en cours, les salaires allemands augmentent, comme l’investissement), leur épargne restera chez eux également.


          • Homère d'Allore Le 22 février 2015 à 19h37
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            Vous parlez de 95 % de biens réels qui restent chez eux…

            Mais les exportations allemandes c’est 45 % du PIB.

            Avec des positionnements bien spécifiques:

            – L’automobile haut de gamme
            – Les machines outils
            – La chimie et la pharmacie

            Pour les produits de consommation courante, il existe certes quelques niches comme le jouet ou certains équipements managers, haut de gamme, aussi.

            Mais, si, avec beaucoup d’efforts d’imagination, on peut concevoir que les salariés allemands, payés actuellement sur des mini-jobs créés par Hartz IV, se voient octroyer des augmentations leur permettant de s’acheter des Mercedes ou des Porsche ( allez, même des lave-linge Miele !), il reste impossible de voir ces mêmes consommateurs acheter des machines-outils.
            Comme la démographie allemande est ce qu’elle est, Playmobil aura du mal à vendre ses produits dans les maisons de retraite.

            Il me paraît donc difficilement soutenable que les débouchés de l’exportation peuvent être remplacés par le marché intérieur.

            Enfin, je remarque que vous pointez la monnaie unique et les taux d’intérêts uniformes entre L’Espagne et l’Allemagne comme l’une des causes de la crise économique actuelle.

            Alors pourquoi défendre la monnaie unique ?


            • reneegate Le 22 février 2015 à 19h55
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              et cela ça peut peut être ne pas correspondre au scénario de l’autrichien (avec respect tout de même benjamin vous n’êtes pas Schlaube j’espère?): http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204174006166-allemagne-125-millions-de-personnes-sous-le-seuil-de-pauvrete-un-record-1095316.php#xtor=CS1-26


            • Benjamin Franklin Le 22 février 2015 à 21h23
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              95%, ça correspond à leur PIB moins leur excédent commercial.
              S’ils ont un excédent commercial de 5% de PIB, ça veut dire que s’ils vendent pour 45% de PIB de berlines de luxe, de machines outils et de produits chimiques sont compensées, ils achètent aussi pour 40% de PIB d’une foultitudes d’autres biens à leurs partenaires commerciaux, ce qui solvabilise d’autant les partenaires en question.

              Ensuite, concernant le niveau de vie des allemands, vérifiez les données :
              http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/12/26/20002-20141226ARTFIG00030-plus-forte-hausse-des-salaires-en-allemagne-depuis-23-ans.php

              Enfin, il se trouve que l’indice de Gini de l’Allemagne est repassé en dessous de celui de la France. Donc les statistiques sont très relatives en termes de pauvreté.
              Une chose que vous devriez remarquer également, c’est que l’essentiel de la pauvreté en Allemagne est concentrée en ex-RDA. La RFA a absorbé en 1990 un pays en ruine de 17 millions d’habitants, et l’a remonté au niveau actuel. Les allemands de l’Est restent plus pauvres que ceux de l’Ouest, ils n’en sont pas moins nettement plus riches qu’en 1990, et également plus riches que les habitants des autres ex-républiques populaires. La France n’a pas eu un tel fardeau à gérer.

              Pourquoi défendre la monnaie unique ?
              Et bien je ne défends absolument pas la monnaie unique. Je fais simplement remarquer que les problèmes de la zone euro viennent du système à banque centrale, pas d’une monnaie commune. S’attaquer au caractère commun de l’euro c’est louper le vrai problème.
              L’or a été la monnaie unique de l’Occident et du monde pendant des millénaires. Ca n’a jamais posé de problèmes commerciaux aussi aigu que ceux de la zone euro. Pourquoi donc ?

              @reenegate
              cf ce que je dis à Homère sur le gini allemand vs le gini français, les augmentations salariales en Allemagne, et la pauvreté concentrée en ex-RDA.


            • reneegate Le 23 février 2015 à 08h55
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              Sur quels critères vous basez vous lorsque vous dites qu’en Allemagne de l’Est ils sont tout de même plus riches qu’avant la réunification? le logement, les aides sociales? Vous mentionnez (parfois) l’indice de Gini mais raisonnez tout le temps en terme de PIB comme Schlaube en quelque sorte. Je peux vous assurer que le niveau de vie en Allemagne de l’Est avant la réunification n’était aussi bas que le prétendait notre presse et que vous l’insinuez.


            • Wilmotte Karim Le 22 février 2015 à 22h32
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              Si vous vendez pour 45% de biens X, que ces biens ne se vendent plus…
              Vous partez du principe que la baisse sera absolument équivalente à l’excédent commercial allemand actuel.

              Il n’y a absolument aucune raison pour que ce soit le cas!

              Au final, l’effondrement des échanges implique bien une baisse généralisée des niveaux de vie. D’abord ailleurs, ensuite en Allemagne.


            • Benjamin Franklin Le 23 février 2015 à 10h23
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              @reenegate
              -les salaires ont augmenté en Allemagne de l’Est depuis la réunification, de même que les retraites, et ont rattrapé une partie du retard sur l’Ouest (j’ai trouvé comme chiffres 35% à 74% du niveau de l’Ouest pour les salaires et 40% à 79% pour les retraites, entre 90 et 95)
              -l’Ouest a transféré pour 2000 milliards d’euros vers l’Est. Plus qu’un an de PIB francais.
              -l’Ouest a épongé la dette que la RDA avait contracté envers l’Occident

              Et je confirme qu’aujourd’hui, en tenant compte de l’Est, l’Allemagne a un Gini inférieur à la France

              la RDA n’avait peut être pas de chômage, mais elle avait des camps de travaux forcés. Et comme toutes les républiques populaires, elle avait tendance à éliminer physiquement les “parasites”. Si la situation de la population a pu sembler meilleure dans les dernières années du régime, c’est parce que celui-ci s’est mis de plus en plus massivement à faire appel à des emprunts contractés en Occident.

              @Wilmotte Karim
              Si vous achetez pour 40% de PIB de biens X à l’étranger comme le fait l’Allemagne, vous solvabilisez l’étranger pour des achats à hauteur de 40% de PIB.

              Mais je suis heureux de voir que vous approuvez le commerce international comme source d’élévation du niveau de vie.


            • reneegate Le 23 février 2015 à 10h43
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              C’est bon j’ai compris. Le travail forcé, mais aussi le chômage forcé, et encore plus le fin du fin RSA (jamais payé d’ailleurs) existe aussi et surtout à l’Ouest et de + en +.
              Avant la réunification l’Allemagne de l’Est n’empruntait pas à l’Ouest et n’avait pas de dettes. Tous les allemands de l’Est avaient un toit et un travail ça je le tiens de plusieurs ingénieurs de l’est qui pourtant travaillaient à l’ouest pour gagner plus (disons donc pas partisans) .
              Ensuite si vous appelez dette les réductions d’impots qui ont permis à tous les industriels de l’ouest d’acquérir les usine de productions de l’Est avec leurs personnels qualifiés pour une misère, puis les on fait travailler pendant presque 10 ans à des couts salariaux nettement inférieurs alors oui ce type de dette est non seulement illégitime mais réversible. C’est l’allemagne de l’Ouest qui doit énormément à la réunification (j’y étais à l’ouest entre 1988 et 1995).
              Je ne comprends pas pourquoi vous vous prenez la tête avec tous ces chiffres alors que vous les analysez avec une telle conventionnalité qu’une lecture de toute presse actuelle vous soulagerait d’un tel labeur. Vous voulez vous faire embaucher?


            • Benjamin Franklin Le 23 février 2015 à 14h27
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              Les allemands de l’Est ont élu un parlement qui a voté la réunification. Ils devaient être sacrément masochistes.

              Pour un point de vue économique sur l’état de la RDA en 89 :
              http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/5-034.pdf

              L’endettement de la RDA est confirmé ici :
              http://www.monde-diplomatique.fr/1989/08/BAFOIL/41924

              6 milliards de dollars d’endettement en 1985, officiellement.

              Chose amusante que je viens de découvrir, la RDA assurait un niveau de vie correcte par rapport aux autres républiques soviétiques, en important du brut d’URSS, en le raffinant et en le revendant à l’Ouest. Magie du commerce.


            • Homère d'Allore Le 23 février 2015 à 14h43
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              Il n’est pas question de nier que la RDA commercait avec l’occident. C’est plutôt la propagande occidentale qui voulait dépeindre un pays autarcique genre Albanie d’Enver Hoxha.
              Et nul personne sur ce blog ne cherche à abolir tout commerce international !
              En revanche, vous ne pouvez pas utiliser l’indice de Gini pour une partie de votre démonstration et l’oublier après. Or, en Gini, la RDA allait très bien.

              Reenegate, Wilmotte Karim et moi défendons non pas la RDA ( qu’il ne faut toutefois pas caricaturer comme le Mal absolu !) mais l’arrêt des déséquilibres intrinsèques à la zone € liés à l’intransigeance allemande qui profite d’avoir une monnaie sous-évaluée relative pour ses exportations et force ainsi les autres pays ( du sud, surtout) à avoir une monnaie surévaluée relative !
              Il est somme toute logique que L’Allemagne engrange des excédents mais comme elle se refuse à toute solidarité ensuite, il faut que les pays perdants quittent la table sinon ils termineront ruinés.

              Et on verra bien, ensuite, si L’Allemagne réussit à fourguer sa production à son marché intérieur… Au demeurant, je leur souhaite ! Mais c’est leur affaire.


            • Benjamin Franklin Le 23 février 2015 à 15h07
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              J’utilise le Gini pour montrer que l’Allemagne d’aujourd’hui, malgré la compression salariale déclenchée en 2000 (compression salariale que d’ailleurs je ne défends pas), n’est pas plus inégalitaire que la France.
              La réunification allemande, pa le simple ajout d’une large population moins riche que la population de l’Ouest, a FORCEMENT fait augmenter les statistiques de pauvreté, vu que le taux de pauvreté est une estimation RELATIVE. Ca ne veut pas dire pour autant que les allemands de l’Est se sont appauvris, et ca ne remet pas non plus en cause le fait que la RDA avait un Gini très faible.

              La question serait : vaut-il être pauvre dans une société égalitaire, ou moins pauvre dans une société inégalitaire ? Mais c’est un autre (et vaste) débat.

              Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que l’Allemagne NE PROFITE PAS d’une monnaie sous-évaluée, bien au contraire. Avec une monnaie plus forte, ils auraient gardé leur épargne chez eux plutôt que de l’exporter en Espagne et en Grèce. Tout le problème à l’heure actuelle vient précisément du fait que les pays du Sud sont extrêmement dépendants des injections d’épargne allemande, qu’ils ne sont plus en mesure de payer des importations, et que c’est la BCE qui doit servir de garant entre le Sud et l’Allemagne pour que le flux de marchandises soit maintenu.

              La situation est en train de changer : les violentes réformes en Espagne et au Portugal ont restauré la compétitivité de ces deux pays, qui ont retrouvé l’équilibre commercial, même s’il leur reste une montagne de créances douteuses à purger. Le taux de chômage dans ces pays reflète surtout l’ampleur du travail au noir, bien plus répandu qu’en France. Et en parallèle, l’Allemagne lance des augmentations salariales de plus en plus massives depuis 2 ans, qui restaurent sa demande intérieure.

              Mais ces petits détails échappent aux observateurs restés bloqués dans la belle histoire de la méchante Allemagne venue voler des parts de marché au Sud à coup d’austérité.


            • Wilmotte Karim Le 23 février 2015 à 20h37
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              L’Allemagne profite sur le plan de son industrie exportatrice d’une monnaie sous évaluée vis-à-vis des pays hors zone euro.

              Et dans l’espace de la zone euro, le différentiel de compétitivité de l’Allemagne et l’existence de la zone euro comme zone sans dévaluation possible implique que les autres pays soit doivent faire comme l’Allemagne (baisser leur consommation, donc l’austérité), soit sortir de l’euro.

              Or, si tous font comme l’Allemagne, on va se payer “ze” récession. Et si comme vous le désirez, on laisse 95% du marché financier faire faillite, ça va valoir le détour.

              En fait, vous êtes le plus révolutionnaire de nous tous. Vous voulez faire votre grand soir, faire du passé table rase!


            • Benjamin Franklin Le 24 février 2015 à 10h31
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              Les industries exportatrices allemandes profitent d’une monnaie sous-évaluéem ca c’est certain. Les consommateurs allemands par contre en souffrent beaucoup. Si l’Allemagne sortait de l’euro avec un mark réévalué, les profits des industries exportatrices allemandes, jusqu’à présent réexporté sous forme d’investissements à l’étranger, seraient transférés en pouvoir d’achat vers les consommateurs allemands, ainsi qu’en investissement interne.

              Il se trouve justement que les autres pays de la zone euro ont appliqué l’austérité allemande, et ont massivement retrouvé un excédent commercial. Pourtant il n’y a pas eu de récession, en tous cas pas pire que la situation courante depuis 6 ans, et les choses auraient même tendance à se stabiliser dans pas mal de ces pays. Et l’Allemagne continue de bien se porter et d’avoir des excédents commerciaux.

              http://www.google.com/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=balance_of_payments_ratios_to_gdp&fdim_y=ratio_type:1&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&idim=country:DEU:ESP:PRT:IRL:GRC:ITA&ifdim=region&hl=fr&dl=fr&ind=false

              Et oui, je suis probablement le plus révolutionnaire ici, ca ne me surprend guère.


            • Homère d'Allore Le 24 février 2015 à 11h54
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              Ça, c’est sûr que quand on ne consomme plus et qu’on bosse pour pas cher, on retrouve un excédent commercial !

              Et bien, il est préférable que cette baisse d’importations et cette hausse d’exportation soient dues à une dévaluation monétaire qu’à un appauvrissement général de la population.

              Au moins, pour les produits fabriqués sur place, genre alimentaire et produits de première nécessité, c’est transparent…
              Si les gens changent de poste de TV un peu moins souvent, ils n’en souffriront que peu.


            • Wilmotte Karim Le 24 février 2015 à 17h39
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              “Pourtant il n’y a pas eu de récession, en tous cas pas pire que la situation courante depuis 6 ans,”

              De fait, 2 ans de choc causé par la crise et 4 ans d’austérité.

              Accessoirement, une zone économique est TOUJOURS a l’équilibre en interne. Donc, si vous importez moins, cela fait moins d’exportations pour les autres.


            • Benjamin Franklin Le 24 février 2015 à 17h48
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              Vous aurez le même appauvrissement par la dévaluation interne et par la dévaluation monétaire. La dévaluation interne a au moins le mérite d’être transparente.

              Ce qui fait le bien-être de la population, c’est la consommation, et donc notamment les importations. Si un pays exporte, ce n’est pas une fin en soi, c’est pour pouvoir payer ses importations. Si un pays exporte plus qu’il n’importe, c’est dans l’espoir de se payer plus d’importations dans l’avenir.

              Si la majorité des pays pratiquent le commerce international, c’est précisément parce qu’ils ne peuvent pas produire en interne de nombreux produits, ou alors pour très très cher. Si les importations grecques (ou espagnoles, ou portugaises) baissent, ça risque fort de ne pas concerner que des smartphones et des écrans plasma.
              Avec un peu plus de détail :
              http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=GRC
              http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/386720
              Il semblerait que le gros des importations, ce sont des hydrocarbures (que la Grèce réexporte en partie, raffinés), des produits chimiques (engrais agricoles compris), des produits pharmaceutiques, des machines-outils et du matériel de transport (y compris les camions et tracteurs).
              Je ne suis pas sûr que la sobriété sur les gadgets électroniques suffise à se passer de tout ça.


            • Benjamin Franklin Le 24 février 2015 à 18h01
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              Et je confirme que les pays du Sud de la zone euro ont retrouvé des excédents commerciaux depuis un à deux ans, et que l’Allemagne et les pays du Nord de la zone ne sont pas morts pour autant


            • Wilmotte Karim Le 24 février 2015 à 21h35
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              Montrez nous les chiffres intra-zone!


          • Homère d'Allore Le 22 février 2015 à 22h37
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            Donc, que préconisez vous ?

            Une monnaie sans banque centrale ? Le retour à l’étalon-or ?

            Et si Hartz IV a provoqué la montée de la pauvreté dans les lander de l’Est, les “réformes” ont aussi touché la classe moyenne de l’ouest et ce ne sont pas les dernières hausses de salaire ( prix à payer pour la coalition avec le SPD) qui vont rattraper 11 ans d’austérité salariale.

            Enfin, je crois que nous n’avons pas la même définition de la pauvreté.
            Vous citez le coefficient de Gini et puis ensuite vous affirmez dans la même démonstration que les pauvres de RDA sont moins pauvres aujourd’hui qu’en 1989…
            Or, si c’est peut-être vrai en valeur absolue ( et encore, il n’y avait pas de clochards en RDA), c’est totalement faux en coefficient de Gini pour la RDA de 1989, qui avait des défauts mais pas celui là !


            • Benjamin Franklin Le 23 février 2015 à 10h24
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              Je “préconise” une monnaie sans banque centrale, effectivement, ou à la limite un étalon or, ce qui s’en rapproche. C’est ce que l’Occident a globalement connu avant 1913, et ce n’était pas si mal que ça. Avec un tel système, les taux d’intérêts du crédit auraient naturellement suivi la croissance dans les pays du Sud, sans devoir augmenter ailleurs dans les pays à plus faible croissance, comme c’était le cas de l’Allemagne en 2000.

              Pour le reste, je vous invite à voir ma réponse, à reenegate et Wilmotte Karim.

              Et malgré Hartz IV, malgré l’Allemagne de l’Est, les salaires médians en Allemagne restent supérieurs à la France en pouvoir d’achat :
              http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF04264


          • Homère d'Allore Le 23 février 2015 à 18h10
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            J’ai l’impression que vous prenez les exemples de l’Espagne et du Portugal versus l’Allemagne parce qu’ils correspondent peu ou prou à votre thèse ( il est vrai que ce sont des investissements allemands qui ont permis la croissance espagnole dans les années 90 et début 2000) mais que vous omettez les principales victimes c’est à dire l’Italie et la France.

            Et, pour ces deux pays, les parts de marché ont bel et bien disparu ! Et seulement en raison de la baisse salariale de Hartz IV.

            Et là, pas d’épargne allemande qui a irrigué l’économie (comme en Espagne où elle a aidé à la formation de la bulle immobilière, d’ailleurs).

            Prenons deux exemples.

            Dans le marché des pressoirs viticoles, au début des années 2000, il y avait, en Europe deux acteurs majeurs concurrents l’allemand Willmes et le français Vaslin.

            Willmes était plus cher et plus haut de gamme.

            À partir de 2005, Willmes est devenu au même prix que Vaslin qui a ainsi perdu des parts de marché, a licencié pour tenter d’augmenter sa productivité mais à chaque fois, Willmes a repondu par de nouvelles baisses. Vaslin survit encore mais il est devenu un acteur mineur du marché.

            Dans le marché des chaudières à condensation, L’Etat français a, au début des années 2000, subventionné jusqu’à 40 % du prix de la chaudière par des dégrèvements d’impôt. Or, Bosch a racheté son concurrent français ELM Leblanc pour en faire une usine tournevis, toute la réelle valeur ajoutée venant d’Allemagne car les ouvriers étaient moins chers ( et aussi quelques pièces de Pologne, encore moins chères).
            Les autres acteurs du marché genre Chaffoteaux et Maury ont déposé le bilan où se sont réfugiés dans le très haut de gamme (Frisquet) mais totalement marginalisés. Et cela, avec l’argent du contribuable !

            J’ai moins d’exemples qui me viennent à l’esprit pour L’Italie mais je me souviens avoir lu dans “l’usine nouvelle” foultitude d’histoires similaires.

            Plus que L’Espagne, qui, après tout, comme Alae et moi le rappelions un peu plus haut dans le fil, a eu ses avantages avec l’euro, c’est plutôt L’Italie et la France qui ont intérêt à arrêter l’hémorragie iindustrielle.


            • Benjamin Franklin Le 24 février 2015 à 10h38
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              Je n’ai pas les données pour l’Italie, mais il semblerait bien que la France aussi ait profité de l’épargne allemande. Vous pouvez en voir une illustration sur ce billet de blog (ne vous fiez pas au ton second degré) : http://acrithene.net/2012/10/23/france-allemagne-la-cigale-et-la-fourmi/

              Les points forts de l’économie française, ce sont l’aéronautique, l’informatique, l’agroalimentaire, le tourisme et les produits pharmaceutiques. J’avoue humblement ne pas avoir épluché le détails des entreprises concernées, mais à mon avis c’est plutôt dans ces secteurs qu’il faut aller chercher les investissements allemands en France.


            • Homère d'Allore Le 24 février 2015 à 12h23
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              @ Benjamin Franklin

              Et puis, dans les investissements allemands, il y a eu beaucoup de prédateurs comme celui ci:

              http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0203472875955&fw=1

              Ou l’affaire ELM Leblanc déjà citée plus haut…


    • Carabistouille Le 21 février 2015 à 14h03
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      ça fait 5 ans qu’on pronostique la mort de l’euro pour demain…. cinq ans.

      En fait, avant, pour “unifier” une “nation” on utilisait la force militaire, ainsi la France s’est construite, le Royaume Uni aussi, l’Espagne de même, la Russie, tout comme l’Italie garibaldienne ou l’Allemagne de Bismark, même les USA ont eu besoin de leur guerre fondatrice, à ce jour, encore la plus meurtrière de son histoire. Le Saint Empire lui, n’a jamais eu la force militaire de fusionner ses composantes. Ceux qui n’ont pas eu la force de croitre ont disparu et ne sont revenu que grace à la complaisance de nations étrangères, royaume de Bohème, de Pologne, Belgique, Grèce.
      Et de quoi s’agit-il en fait?
      En fait, l’élément ethnico-culturo-linguistico-religieux plus homogène, démographiquement plus dynamique et militairement plus fort aspire les autres et les fusionnent de grès ou de force(99% de force).

      Et bien peut-être assiste-t-on à la même chose dans l’UE avec une domination de l’Allemagne. L’économie remplace les armées, l’euro remplace le sang.


  38. TC Le 21 février 2015 à 13h59
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    Bien sûr que Syriza a capitulé, certains ici s’en étonnent encore ! Pouvait-il en être autrement alors qu’ils souhaitent rester dans l’euro ?

    Quand comprendrez-vous que l’euro est inadapté pour l’économie grecque (et pas seulement pour ce pays) et que même si leur dette était effacée, ce problème d’endettement se représenterait encore et encore, inexorablement.

    Comparez la progression du PIB ou encore le taux de chômage global de la zone euro et de l’UE hors zone euro et vous comprendrez. Constatez que loin de converger, les économies des pays de la ZE n’ont cessé de diverger depuis la création de l’euro. Comprenez que le problème, c’est l’euro et quoique ces pays fassent, ils ne sortiront pas du cercle vicieux de l’endettement et de l’austérité. Une fois qu’on a admis ça, on ne peut qu’arriver à conclure qu’il faut sortir de l’euro et de l’UE, puisque le premier ne peut se faire juridiquement sans l’autre.


    • Jérôme Le 21 février 2015 à 14h56
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      Enfin une analyse clairvoyante. Ce que vous dites semble en effet absolument exacte.

      En même temps, il n’y a pas de grande union politique sans grand mythe fondateur. Regardez l’histoire de la naissance des nations: les USA, la France, l’Italie, l’URSS, et même l’Allemagne réunifiée.

      Les allemands d’aujourd’hui ne veulent pas en entendre parler. A la veille de la guerre civile américaine, les sudistes non plus. Si vous voyez ce que je veux dire!


  39. Grégoire Le 21 février 2015 à 14h10
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    Nous n’aons pas entendu encore mr Tsipars ni ce que va être la liste des réformes… et puis il n’est là que depuis le 26 janvier… mais peut être que lui aussi est un bon joueur d’échecs. Ce compromis… vaut et fait aussi souffler le FMI la BCE et la CE…ainsi que le nouveau gouvernement grec.
    Ce compromis est une urgence pour la troïka… mais rien ne dit encore que Tsipras a échoué, au contraire nous pouvons y voir un coup pour peaufiner des accords avec la Russie et la Chine peut être. Il faut parfois savoir ou faire mine de se replier pour et avant de lancer l’attaque.


    • Hellebora Le 21 février 2015 à 22h14
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      “La mise à mort de la Grèce” par James Petras
      http://mycatbirdseat.com/2015/02/the-assassination-of-greece/
      Analyse assez pessimiste venant de celui qui conseilla Papandreou de 1981 à 1984 : “The strangulation of Syriza is part and parcel of the decade long process of the EU’s assassination of Greece. A savage response to a heroic attempt by an entire people, hurled into destitution, condemned to be ruled by kleptocratic conservatives and social democrats. Empires do not surrender their colonies through reasonable arguments or by the bankruptcy of their regressive “reforms””. http://mycatbirdseat.com/2015/02/the-assassination-of-greece/


  40. Alain Le 21 février 2015 à 14h14
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    Les Grecs veulent le beurre et l’argent du beurre: l’euro et le redressement. C’est impossible, tant qu’ils ne l’auront pas compris et mis en place un contrôle des sorties de capitaux, ils ne feront que s’enfoncer.

    Syriza est un tigre de papier, l’alternative s’est révélée tout aussi illusoire que le programme de Hollande (renégociation du pacte d’austérité), que sera la suite? Aube dorée? république des colonels?

    C’est pour l’ensemble des Européens que l’horizon se bouche avec la démonstration éclatante de “vous pouvez changer de politiciens mais pas de politique”, ce qu’a cyniquement confirmé Juncker “il n’y a pas de choix démocratiques contre les traités européens” et donc plus de démocratie puisque ces traités veulent tout régler.


    • Timothée Le 21 février 2015 à 15h25
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      Contrôle des capitaux = sortie de l’Euro

      Vous devez comprendre cette simple équation.


      • Wilmotte Karim Le 21 février 2015 à 20h25
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        Chypre est sorti?


      • Alain Le 21 février 2015 à 20h25
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        C’est bien ce que je veux dire, si ce n’est que ce contrôle doit être mis en place avant l’annonce pour éviter le bankrun. On peut ensuite laisser quelques jours de négociation, le contrôle indiquant qu’on ne bluffe pas


        • Timothée Le 21 février 2015 à 22h56
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          Ce n’était pas possible dans le cas de la Grèce, à cause du blackout de la BCE.
          Çà aurait été perçu comme une déclaration de guerre, une rupture totale. Ils l’auraient fait s’ils avaient décidé de quitter l’Euro et de faire défaut.


  41. Nondidjou Le 21 février 2015 à 14h19
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    C’est bien, continuons de prêter à la Grèce! Le jour ou Elle fera défaut ce sera juste pire…
    Dans un pays, la partie riche ne prête pas à la partie pauvre, elle donne! On constate ici toute la solidarité entre pays européens


    • Wilmotte Karim Le 21 février 2015 à 20h26
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      Quand vous donnez, c’est de la charité.
      Quand vous mutualisez, c’est de la solidarité (sécurité sociale).


    • Alain Le 21 février 2015 à 20h31
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      La question n’est pas de prêter plus mais de cesser d’exiger un remboursement qui est matériellement impossible.

      Mais il faut exiger les vraies réformes dont la troïka s’est moquée puisqu’il s’agissait de simplement assurer le service de la dette. Ces réformes doivent être la réorganisation de l’administration pour être efficace, la mise en place d’un système d’impôt équitable (dont un cadastre) et lutter contre la fraude (plus long, changer les mentalités pour que la fraude cesse d’être légitime aux yeux de la population). Il faut offrir l’aide d’experts pour y arriver. Syriza devrait être plus crédible que les anciens partis corrompus pour atteindre ces objectifs.


  42. Tony A Le 21 février 2015 à 14h29
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    Dans ce genre de confrontation, seul le rapport de forces compte. Que la situation ne soit pas viable, importe peu, l’horizon des acteurs étant très court (calendrier électoral).

    Pour que les choses évoluent, il faut que ce rapport de forces soit modifié.

    Au sein de l’Eurogroupe, il n’y a rien à espérer. Si Tsipras avait quelques espoirs de ce côté, il a pu vérifier leur vanité.

    Reste donc la bombe atomique, la sortie de l’euro. Mais encore faut-il que ça ne se transforme pas en suicide politique pour le gouvernement grec.

    Il lui faut donc mettre à profit le délai de 4 mois (qui peut être politiquement écourté, si l’Allemagne en décide) :
    – pour démontrer à la partie encore hésitante de sa population qu’on ne peut pas avoir ET l’euro ET la fin de l’austérité.
    – pour rechercher une alternative au financement par la Troïka : Russie, Chine…
    – pour trouver des soutiens diplomatiques (USA…)

    Syriza en a-t-il la volonté ? A défaut, il ne restera plus aux grecs qu’à essayer… Aube dorée.


  43. Dredger Le 21 février 2015 à 14h38
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    Salut,
    Je n’ai pas lu tout les commentaires, manque de temps – mais je me posais une question un peu annexe concernant cette fameuse loi européenne qui permet à tout état dont la population souffre d’invoquer cet amendement pour ne pas rembourser les créancier car le bien être du peuple passe en priorité – vivant en belgique, j’ai régulièrement vu passer cette idée qui serait en toute apparence une carte maitresse que n’importe quel pays peu jouer si c’est nécessaire. Et je voulais savoir ce qu’il en est maintenant de cette option ? Est-ce juste un leurre et Tsipras l’aurait déjà brandie et qu’on lui aurait ri au nez ? Je peux supposer que vu que la finance internationale tient le pays par les c… ce genre d’idée/décision (donc de faire jouer un tel amendement) puisse se heurter à un chantage, du genre “ok, arrêtez de rembourser les intérêts de votre dette actuelle mais nous on ne vous prête plus rien” – est-ce aussi simple que ça ? Je ne suis pas financier, je veux juste comprendre les marges de manoeuvres, et si tel était la cas, cela prouverait, une x de plus, qu’ils n’ont rien à foutre que la populace souffre, ce qui importe c’est “rembourser la dette”. Finalement, je me demande si je n’ai pas moi-même répondu à ma question …

    Bon w-e


  44. Un naïf Le 21 février 2015 à 14h49
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  45. Mephisto Le 21 février 2015 à 14h51
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    @ Benjamin Franklin
    Les problèmes de la zone euro tentent à démonter que l’Euro ne remplacera jamais le dollar comme monnaie de réserve.
    Quant au crédit je ne vois pas venir pour l’instant de restriction. Dans tous les magasins on vous en propose et sans frais.


  46. Renaud Le 21 février 2015 à 15h12
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    @ Arnold99 le 21 février 201 à 10h52
    Exactement ! L’essentiel est dit. Le reste est du verbiage qui, finalement, entérine le système financier d’usuriers qui nous écrase et étend son mensonge en col blanc. Tout le monde est trompé, durablement.

    Né à Lyon, vivant en Provence depuis plus de 25 ans, j’ai toujours eu l’impression, depuis toujours, que l’Europe du Sud et l’Europe du Nord n’ont absolument rien en commun et ne doivent pas se mélanger si on ne veut pas faire de victimes graves à terme. Vouloir unifier ce continent revient à rouler pour une seule partie de celui-ci, c’est à dire surtout l’ Europe du Nord où ce système financier est souché. L’ “Europe” de Bruxelles qui nous ruine et nous coule est l’ “Europe” fomentée historiquement par le capitalisme financier usurier anglo-saxon de souche protestante. Ainsi l’Allemagne, 70 ans après son anéantissement, se trouve toujours (comme quasi toute l’ “Europe”!!) truffée d’installations et de bases américaines. L’Allemagne est désormais (en réalité ça fait plusieurs décennies) domestiquée au service de l’Ouest anglo-américain et tous ses suiveurs petits toutous de l’Ouest, France comprise. Cette dernière s’est mise, comme le dit si bien Emmanuel Todd, en servitude volontaire de ce système. Minables que nous sommes! Les français, plus pitoyables que jamais, sont devenus masochistes et ne vont pas bien du tout dans leur tête. Quel mépris, quelle pitié ! J’étais sûr que ce nouvel épisode grec allait se terminer misérablement. Comment pouvait-il en être autrement? Ça va trainer comme ça de trimestres en trimestres dans la vie végétative et les faux suspens, dans les renoncements et le déshonneur désormais devenus on ne peut plus banals. Comme toujours l’usure en sort triomphante…

    Puisse la Grèce conserver quelque ressort encore caché pour déclencher une régénération civilisationnelle salubre et salvatrice. La Grèce, qui fut l’un des principaux berceaux de notre civilisation, en particulier de la démocratie, la vraie, celle qui comporte, entre autre, le tirage au sort, des dirigeants et non pas la démocratie ploutocratique usurière actuelle, au service quasi exclusif des fausses fortunes, née en Angleterre à la fin du 17ème siècle avec le triomphe de l’usure régnant sur le monde.


    • Wilmotte Karim Le 21 février 2015 à 20h28
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      On peut parfaitement “unifier” tout ou partie du continent.
      Soit par la force.
      Soit pacifiquement, avec des mécanismes flexibles.

      L’Euro n’est pas un mécanisme flexible, il reste donc soit la force, soit l’échec.


      • Jérôme Le 22 février 2015 à 19h39
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        Ca semble en effet exact. Je pense d’ailleurs qu’on peut dès à présent éliminer l’échec. Même l’élection d’un gouvernement issu de la “vraie” gauche semble plier face à la logique de l’euro. Son assise démocratique (Maastricht); historique; institutionnel (quasiment aucune voie de recours parlementaire en cas de pépin); et populaire (une partie minoritaire des européens souhaite sortir de l’euro, même les grecs y adhèrent largement en dépit de tout ce qu’ils ont subi); tout cela semble rendre l’euro, malgré les impressions et toutes les prédictions pessimistes, presque indestructible.

        L’euro survivra donc semble-t-il indéfiniment mais évidemment, il faudra qu’il devienne une véritable union monétaire. C’est à dire appuyée sur une union politique unie.

        Nous devons donc nous rendre du point actuel A, visiblement catastrophique, au point B d’une union politique avec ce que cela implique de mécanismes de solidarité. On voit mal comment, démocratiquement, l’Allemagne pourrait arriver au point B. Ce sera donc, en toute vraisemblance et ainsi que vous le dites, par la force.


  47. Julian Le 21 février 2015 à 15h31
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    La Grèce ne peut pas, ne pourra pas, rembourser sa dette.

    La monnaie unique Euro telle qu’elle est bâtie ne peut pas, ne pourra jamais, servir les intérêts bien compris de tous les pays de la zone. Il y a, il y aura, gagnants et perdants.

    Les initiateurs et les soutiens de l’Euro ne peuvent pas, n’auront jamais la hauteur d’esprit de se déjuger. Ce serait lâcher leur pouvoir…

    Les plus habiles tacticiens ( Varoufakis en est certainement) ne peuvent trancher ce nœud gordien de contradictions.

    Le psychodrame de l’Euro, doublé de vrais et terribles drames humains,va donc se prolonger.

    L’issue, comme toujours imprévisible dans le flux de l’Histoire, sera donc très, très douloureuse.

    Sans compter que la perspective “colonels” ou “Aube dorée”, ou mixt des deux, ne saurait effrayer les europathes et les banques spéculatives : se seraient leurs meilleurs alliés. Comme toujours.

    Pour ces milieux là, mieux vaut l’ordre à poigne, que la liberté-foire d’empoigne.

    Pauvres grecs. Et demain, pauvres français.


    • lorsi Le 21 février 2015 à 17h34
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      cet acharnement s explique psychosociologiquement par la theorie du ” gel ou de l escalade d engagement ” bien decrite entre autres par JOULE et BEAUVOIS ? RESUME TELECHARGEABLE SUR GOOGLE


  48. pingouin-vigilant Le 21 février 2015 à 15h43
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    Ne nous noyons pas dans les détails:
    Je constate que:
    La productivité dans les usines a explosé durant les 50 dernières années.
    Les conditions de travail s’y dégradent
    Le nombre de milliardaires augmente (+7% entre 2013 et 2014)

    La conclusion est qu’il y a un problème de partage des ressources, et le M. Tsipras contrairement à Mme Merkel n’en est pas responsable.
    Alors je comprend que certains défendent Mme Merkel contre M. Tsipras, à condition qu’ils soient milliardaires ou espèrent le devenir.


  49. Hellebora Le 21 février 2015 à 15h49
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    – « Quel que soit le risque, les Grecs refuseront tout retour en arrière » entretien avec Olivier Delorme, écrivain et historien, sur le blog de Corale Delaume : http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/02/quel-que-soit-le-risque-les-grecs.html
    – Olivier Delorme : “Restons calme ! Ce qui s’est passé ce soir c’est un accord transitoire, sans concessions autres que de forme du gouvernement grec. On savait que Samaras avait accéléré le calendrier des élections pour forcer un probable gouvernement Syriza à capituler devant la nécessité de prolonger l’aide dès le 28 février, c’est-à-dire sitôt son entrée en fonction. Le gouvernement grec a su gérer au mieux cette contrainte de calendrier en obtenant cet
    accord pont sans concession majeure au terme d’un seul contre tous extrêmement serré. J’aurais préféré le clash dès ce soir. Intellectuellement c’eût été plus satisfaisant. Mais en même temps le répit peut être considéré comme indispensable pour préparer l’opinion grecque à la nécessaire sortie de l’euro, une fois mis en évidence les blocages consubstantiels à la nature de cette monnaie et à l’hégémonie bornée de l’Allemagne, et préparer techniquement , dans les conditions les moins chaotiques possibles, la salutaire sortie de cette monnaie imbécile qu’est l’euro. Pour ma part, je reste confiant.”


  50. Andrea Le 21 février 2015 à 15h55
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    Yanis V. a dit que la Grèce ne voulait plus de ‘bail-out’, d’aides. Sous entendu, il faut annuler / diminuer / échelloner / la dette, adopter d’autres schémas, priorités, une nouvelle Europe, etc., mais l’UE insiste pour qu’ils prennent l’argent.

    Heh 😉 et en Allemagne et pays Nordiques ils disent “On ne veut plus donner un euro à la Grèce!”

    Dire qu’on ne veut plus collaborer, se soumettre, on n’aime pas les règles, bien. Alors on quitte ..

    Bien sur l’argent part vers les créditeurs, c’est un système qui tourne en boucle, le nouveau Gvmt. Grec veut y échapper, mais ils ne sont qu’un noeud dans un système très complexe et très puissant et autoritaire.

    Quatre mois de statut quo, des nouvelles négotiations, cela ne se présente pas trop bien.

    En plus, tous ce ramdam autour de la dette (qui pourrait être annulée, basta), sert à obscurcir les vrais problèmes, que cela soit en Grèce (oligarches, familles puissantes, Eglise Orthodoxe deuxième propriétaire, grassement payé / exempté, fiscalité nulle, registre foncier quasi-inexistant, énorme et délirant client pour des armements, dépenses militaires massives, Marine Marchande peu/pas taxée, combines, etc.) et les problèmes de l’Eurozone, un système qui est en perfusion.


    • Jérôme Person Le 21 février 2015 à 18h10
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      Assez paradoxal cette position Grecque…

      Varoufakis ne peut pas ignorer ce que Mundell (triangle d’incompatibilité ou triangle de Mundell https://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_d%27incompatibilit%C3%A9) à posé comme cadre de contrainte. Comment analyser le discours, pré et post électoral dans ces conditions. Celui qui maîtrise le processus de création monétaire est maître du jeu, la BCE en est l’exemple en intégrant la “troïka”, encore que le rapport du parlement UE ‘http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2014-0149&language=FR) ait mis en évidence les incohérences de cette construction ainsi que les violations des traités, du moins leur “inapplicabilité”. Les règles peuvent être transgressées dans certains cas, pas dans d’autres… qui arbitre? pas les “peuples”, mais une autorité supérieure…. une sorte de re-création du veau d’or, croyance ou production contrôlée… telle est la question. Encore que la poser apporte une réponse. La post démocratie à l’oeuvre, ou bien ploutocratie triomphante, mais certainement plus l’expression de Lincoln, “gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple”.



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