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21.février.201521.2.2015 // Les Crises

[Capitulation ?] La zone euro impose à la Grèce le prix fort pour prolonger son aide de 4 mois

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Ils sont forts quand même les eurocrates…

Mais bon, comme Syriza n’est pas prête à sortir de l’euro, elle n’obtiendra en effet rien de plus que ces petits assouplissements – qui ne sont certes pas négligeables non plus…

Ca devrait quand même swinger à Athènes ce we…

Ca relève quand même de la psychiatrie cette volonté de garder une monnaie totalement inadaptée à son économie…

À suivre lundi pour la conclusion (après tout, on verra ce que les Grecs proposent et si la kommandantur l’accepte…) – et à voir dans 4 mois.

Un compromis a été trouvé in fine. Le président de l’eurogroupe parle d’une confiance retrouvée. Mais elle est encore très fragile. Lundi, le gouvernement grec doit déposer la liste de ses réformes.

Est-ce enfin la bonne? Un peu avant 21 heures, les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus à un compromis sur le sauvetage de la Grèce . Enfermés depuis le début d’après-midi dans le Justus Lipsius, le siège du Conseil européen, les grands argentiers se sont entendus sur un texte d’accord sur la prolongation du plan d’aides à Athènes qui expire le 28 février prochain.

Un texte rigoureux qui encadre le processus de négociations avec les Grecs dans un corsage très serré. Un texte négocié avant même le début officiel de la réunion par Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe (l’instance réunissant les ministres des Finances de la zone euro) avec les principaux acteurs du dossier (BCE, FMI, Allemagne, et Grèce). L’extension accordée ne vaut finalement que pour 4 mois jusqu’à fin juin. Pour le gouvernement grec, la couleuvre à avaler est rude. Dès lundi, ils doivent soumettre leur programme de réformes et les trois institutions, Commission européenne, FMI et BCE doivent juger s’il est suffisamment solide pour que ce programme soit jugé comme un « point de départ valide » pour aller vers une conclusion positive du programme. Si c’est oui, l’Eurogroupe donnera par téléphone son feu vert à l’extension du programme.

Si c’est non, il faudra convoquer un nouvel Eurogroupe mardi. Mais chacun est déterminé à tout faire pour l’éviter. Le ministre des finances grecs a beau eu déclaré qu’il se réjouissait d’avoir la liberté d’écrire son propre scénario et non celui imposé dans l’ancien programme, son stylo sera sous contrôle.

Pour le reste, la Grèce accepte l’accord, promet de rembourser ses créanciers, devra se conformer aux anciennes procédures, et donc n’obtiendra d’argent que si elle obtient un feu vert des institutions fin avril. Elle s’engage à ne prendre aucune mesure de manière unilatérale, ni à revenir en arrière sur les réformes déjà accomplies. Le FMI confirme sa place tandis que la BCE obtient de bloquer 10 milliards d’euros d’aides pour la recapitalisation des banques, alors que cette somme était disponible pour le budget avant les élections grecques. Mais les chiffres ont parlé, ne laissant au premier ministre Alexis Tsipras que peu de choix. Les Grecs ont retiré 2 milliards d’euros de leurs comptes bancaires en une semaine, la télévision grecque évoquant même un milliard de retrait au cours des deux derniers jours. Pour les banques grecques, la situation devenait insoutenable dès la semaine prochaine. Grâce à l’accord, on évite un contrôle des capitaux imminent, se réjouissait une source proche de la BCE.

Dans ce contexte, la réunion a démarré dans un incroyable niveau de tension. Lors de négociations difficiles, il est d’usage que les principaux protagonistes se retrouvent seuls dans une pièce isolée, avant la réunion entre les 19 ministres, pour rapprocher leurs points de vue. Une petite table, pas de témoins, et une discussion à bâtons rompus pour aplanir les difficultés. C’est ce qui passé vendredi avec Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis… sauf que les deux ministres n’étaient même pas dans la même pièce. Jeroen Dijsselbloem, le président de l’eurogroupe, Pierre Moscovici, le commissaire en charge des affaires économiques et Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, en étaient réduits à faire la navette entre les deux protagonistes, qui ne peuvent visiblement plus se souffrir. « Il ne faut plus que Schäuble et Varoufakis soient dans la même pièce, il faut sortir de ce psychodrame », avait prévenu un officiel européen de haut rang deux jours avant la réunion.

Le ministre allemand n’est toutefois pas le seul à peu goûter les méthodes du très médiatique dirigeant grec. En entrant dans le bâtiment du Conseil, Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission, assénait sans langue de bois que « la rhétorique changeante des autorités grecques a sapé la confiance ». Il faut dire que le nouveau gouvernement Syriza a visiblement des manières assez déroutantes. Devant le refus net provoqué côté allemand par sa lettre de demande d’extension envoyée jeudi, les Grecs ont songé vendredi à une manœuvre abracadabrantesque : prétendre que le courrier envoyé la veille n’était pas le bon, et renvoyer une nouvelle missive, bien plus conforme aux demandes allemandes, en assurant que celle-ci était la bonne depuis le début. Un subterfuge digne d’un collégien, auxquels les Grecs ont finalement renoncé, mais qui a malgré tout été ébruité par le quotidien allemand « Bild ».

Yanis Varoufakis a démenti cette nouvelle sur twitter vendredi après-midi, mais le niveau de défiance avait atteint un point de non retour. Au point que ce dernier a été évincé au fil des discussions de vendredi. Jeroen Dijsselbloem a très vite appelé directement à Athènes Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, pour régler les détails de l’accord, selon des sources européennes. Angela Merkel est aussi intervenue par-dessus le dos de son ministre des finances, Wolfgang Schauble, trop remonté contre la Grèce pour parvenir au moindre compromis. En petit comité, l’accord a ainsi été élaboré, avant d’être présenté à l’ensemble des ministres des finances de la zone euro dont la plupart attendaient la fumée blanche à l’écart.

Quand ils sont entrés dans la salle de réunion vers 19 heures, il leur a fallu examiner ligne par ligne ce texte que les Européens tentent désespérément d’écrire depuis deux semaines. Après un premier tour de table fastidieux, un second a permis de lever les malentendus. Athènes a obtenu un répit, avant de nouvelles négociations, cette fois pour un nouveau plan d’aides. Les prochains mois promettent donc d’être encore difficiles pour Athènes et la question de la sortie du pays de la zone euro devrait encore continuer à flotter quelque temps. Car Jeroen Dijsselbloem a beau eu se féliciter que cette dernière réunion ait permis de rebâtir la confiance, une ligne a été franchie. « Je crois qu’on a atteint un point où [les pays les plus remontés] vont dire à la Grèce : “si vous voulez vraiment partir, et bien partez !” », avait averti avant la réunion Edward Scicluna, le ministre maltais des Finances.

Anne Bauer et Renaud Honoré (à Bruxelles), Les Echos, 20/02/2015



La Grèce devra remettre sa copie lundi

Ce projet indique que la Grèce demande «une extension» de l’accord-cadre d’assistance financière (MFAFA) garantissant sa survie financière et «inclut des éléments qui éclaircissent» ses engagements. Athènes a accepté d’aller bien plus loin qu’elle ne l’entendait au début des négociations, entamées il y a dix jours.

Athènes devra présenter lundi soir ses réformes structurelles (lutte contre la fraude fiscale, corruption et administration publique). «Les institutions (UE, BCE et FMI) donneront ensuite une première opinion pour dire si cela est suffisant comme point de départ pour terminer la revue» des créanciers, a indiqué la zone euro dans un communiqué.

L’Eurogroupe se prononcera ensuite sur ce paquet de mesures, probablement par téléconférence, a laissé entendre le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. «Nous avons franchi une étape importante. Il en reste d’autres jusqu’au 28 février (date initiale de la fin du programme grec, Ndlr). Il en restera beaucoup d’autres», a-t-il ajouté.

«La Grèce laisse le mémorandum derrière elle et devient coauteur des réformes et de sa destinée», a estimé Yanis Varoufakis à l’issue d’une réunion de l’ Eurogroupe qui a permis de trouver un compromis indispensable au maintien de son pays dans la zone euro.

«Le gouvernement grec va poursuivre calmement son travail, la société grecque à ses côtés, et poursuivra les négociations jusqu’à un accord final cet été», a ajouté une source gouvernementale. (Le Parisien)


Accord officiel :

Eurogroup statement on Greece – 20/02/2015 21:00

The Eurogroup reiterates its appreciation for the remarkable adjustment efforts undertaken by Greece and the Greek people over the last years. During the last few weeks, we have, together with the institutions, engaged in an intensive and constructive dialogue with the new Greek authorities and reached common ground today.

The Eurogroup notes, in the framework of the existing arrangement, the request from the Greek authorities for an extension of the Master Financial Assistance Facility Agreement (MFFA), which is underpinned by a set of commitments. The purpose of the extension is the successful completion of the review on the basis of the conditions in the current arrangement, making best use of the given flexibility which will be considered jointly with the Greek authorities and the institutions. This extension would also bridge the time for discussions on a possible follow-up arrangement between the Eurogroup, the institutions and Greece.

The Greek authorities will present a first list of reform measures, based on the current arrangement, by the end of Monday February 23. The institutions will provide a first view whether this is sufficiently comprehensive to be a valid starting point for a successful conclusion of the review. This list will be further specified and then agreed with the institutions by the end of April.

Only approval of the conclusion of the review of the extended arrangement by the institutions in turn will allow for any disbursement of the outstanding tranche of the current EFSF programme and the transfer of the 2014 SMP profits. Both are again subject to approval by the Eurogroup.

In view of the assessment of the institutions the Eurogroup agrees that the funds, so far available in the HFSF buffer, should be held by the EFSF, free of third party rights for the duration of the MFFA extension. The funds continue to be available for the duration of the MFFA extension and can only be used for bank recapitalisation and resolution costs. They will only be released on request by the ECB/SSM.

In this light, we welcome the commitment by the Greek authorities to work in close agreement with European and international institutions and partners. Against this background we recall the independence of the European Central Bank. We also agreed that the IMF would continue to play its role.

The Greek authorities have expressed their strong commitment to a broader and deeper structural reform process aimed at durably improving growth and employment prospects, ensuring stability and resilience of the financial sector and enhancing social fairness. The authorities commit to implementing long overdue reforms to tackle corruption and tax evasion, and improving the efficiency of the public sector. In this context, the Greek authorities undertake to make best use of the continued provision of technical assistance.

The Greek authorities reiterate their unequivocal commitment to honour their financial obligations to all their creditors fully and timely.

The Greek authorities have also committed to ensure the appropriate primary fiscal surpluses or financing proceeds required to guarantee debt sustainability in line with the November 2012 Eurogroup statement. The institutions will, for the 2015 primary surplus target, take the economic circumstances in 2015 into account.

In light of these commitments, we welcome that in a number of areas the Greek policy priorities can contribute to a strengthening and better implementation of the current arrangement. The Greek authorities commit to refrain from any rollback of measures and unilateral changes to the policies and structural reforms that would negatively impact fiscal targets, economic recovery or financial stability, as assessed by the institutions.

On the basis of the request, the commitments by the Greek authorities, the advice of the institutions, and today’s agreement, we will launch the national procedures with a view to reaching a final decision on the extension of the current EFSF Master Financial Assistance Facility Agreement for up to four months by the EFSF Board of Directors. We also invite the institutions and the Greek authorities to resume immediately the work that would allow the successful conclusion of the review.

We remain committed to provide adequate support to Greece until it has regained full market access as long as it honours its commitments within the agreed framework.

Source


Analyse en anglais dans ce billet de Paul Mason si vous souhaitez approfondir

Commentaire recommandé

Un naïf // 21.02.2015 à 09h45

Comme prévu, THERE IS NO ALTERNATIVE !
Un jour peut-être, les gens comprendront ce qu’est la dictature de l’UE…

239 réactions et commentaires - Page 2

  • Vladimir KOMAR // 21.02.2015 à 15h57

    Sortie de l’Euro = 50% de devaluation, qui est candidat ?

    …..Le raisonnement de Lordon fait surtout apparaître une absence totale de sens stratégique. Il suffit de voir comment les porte-parole des dominants (Juncker, Lagarde, Moscovici, Schäuble, etc.) sont montés au créneau pour dénoncer le danger représenté par Syriza et réaffirmer la nécessité de respecter les engagements, pour comprendre qu’il existe un potentiel de rupture, et pas seulement en Grèce.

    Les dominants sont plus internationalistes que Lordon – ce qui n’est pas très difficile, il est vrai – et voient bien le risque d’une contagion dans d’autres pays. Et Syriza aussi, qui propose une « Conférence européenne de la dette » pour élargir la confrontation.

     La question de la dette est évidemment primordiale. La seule attitude possible pour « renverser la table » consiste à instaurer un moratoire immédiat et à consacrer les ressources ainsi dégagées à financer le programme social de Syriza (salaire minimum, services publics, etc.[2]).

    Le bras de fer serait alors engagé avec la légitimité acquise par une amélioration immédiate des conditions d’existence du peuple grec. La question serait alors politique, ce n’est plus une question de technique bancaire (l’intendance suivra !) et tout dépendrait alors du rapport de forces (y compris celui nécessaire pour qu’un gouvernement Syriza ne flanche pas).

    La sortie de l’euro serait de ce point de vue une ânerie stratégique majeure[3] parce que les « marchés » répliqueraient par une attaque brutale de la drachme qui serait dévaluée, non pas de 20 % comme le réclament les partisans d’une dévaluation compétitive, mais plutôt de 40 à 50 %. Et Syriza n’aurait plus à gérer que l’austérité rendue nécessaire par l’augmentation du prix des importations.

    Ce rapport de forces n’est pas seulement à construire dans l’espace national grec : il dépend aussi du soutien que l’expérience se gagnera dans d’autres pays, des manifestations et des mobilisations de soutien à la volonté d’un peuple de ne plus crever de l’austérité.

    Certes, on a le droit de penser que la petite Grèce ne fera pas le poids face au rouleau compresseur des institutions européennes et des capitaux. Ce pronostic pessimiste n’a cependant rien à voir avec la sortie ou non de l’euro, mais beaucoup avec la dispersion des résistances nationales face à la coordination des dominants. Et il est plus digne de contribuer, même si c’est modestement, à la réalisation d’un espoir et à son extension à l’ensemble de l’Europe, plutôt que de nous livrer le récit – boursouflé et atrabilaire – d’une défaite annoncée.

    http://alencontre.org/europe/grece/lordon-ou-le-syllogisme-de-la-defaite.html#more-26571

    Un pavé dans la marre ?

    Yanis Varoufakis : Comment je suis devenu un marxiste erratique

    Cet article est adapté d’une conférence donnée à l’origine au 6e Festival subversives à Zagreb en 2013

    http://www.informationclearinghouse.info/article41037.htm

    Les Grecs menacent de faire Fort Alamo
    Publié le février 18, 2015
    par europegrece

    « Si nous n’obtenons pas ce que nous voulons et ce à quoi nous avons droit de l’Eurozone, nous allons faire Koungui. »
    Tels sont les mots de Panos Kamménos, ministre de la défense grec, dirigeant des Grecs indépendants le 18 février 2015 en pleine négociation du ministre des finances Yanis Varoufakis avec ses homologues européens……

    https://europegrece.wordpress.com/2015/02/18/les-grecs-menacent-de-faire-fort-alamo/

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    • janus // 21.02.2015 à 21h13

      l’ISLANDE s’est sortie du piège tendu par la troika , pourquoi pas la GRECE , les petits pays

      ont la capacité de nous servir d’exemples, soyons attentifs

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      • FifiBrind_acier // 22.02.2015 à 06h37

        Parce que l’ Islande est une pays hors des Traités européens.
        Quand on est un pays, même minuscule, mais indépendant et souverain, on peut faire ce que décident les citoyens.

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  • TC // 21.02.2015 à 16h29

    @Vladimir Komar : “Sortie de l’Euro = 50% de devaluation, qui est candidat ?”

    C’est marrant, les adversaires d’une sortie l’euro, nous la font toujours celle-là mais ce qu’ils oublient de dire c’est qu’en restant dans l’euro, l’austérité imposée provoque elle aussi une dévaluation, interne cette fois et qui équivaut à une perte du pouvoir d’achat aussi importante mais généralisée tandis que la dévaluation monétaire ne l’affecte que sur les produits importés. CQFD !

    Allez juste pour “rire” même si ce n’est pas drôle, surtout pour les Grecs quelques chiffres très éclairants : http://www.okeanews.fr/20140507-austerite-en-grece-tous-les-chiffres

    Alors votre “Sortie de l’Euro = 50% de dévaluation, qui est candidat ?”, vous passerez pour nous la ressortir !

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    • Surya // 21.02.2015 à 18h32

      Surtout qu’on se demande d’où sort ce “50%”

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  • Sam // 21.02.2015 à 16h57

    A redécouvrir pour ceux qui l’ont déjà vu.

    Rien n’arrive par hasard, et si certains se demandent pourquoi les élites essaient de gagner du temps, et bien comme dirait Christine Lagarde, tout est une question de chiffres, ces gens dirigent le monde d’une manière que vous n’imaginez pas, cartésiens, eux ?
    Surement pas.

    http://img110.xooimage.com/files/9/3/a/economist-483a330.jpg

    Ce monde beigne dans les rituels en tout genre.

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  • FLANAGAN // 21.02.2015 à 17h10

    Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne (et le système en place qui bâillonne les populations) qui gagne
    Les rêveurs, les utopistes ou les sentimentaux n’ont plus droit de cité dans ce monde cynique où se sont toujours les mêmes qui gagnent parce qu’ils sont aux manettes et définissent leurs règles du jeu

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  • TC // 21.02.2015 à 17h15

    Rien n’est inéluctable, si les électeurs Grecs avaient choisi l’EPAM, par exemple, qui est le seul parti politique qui prône la sortie de l’euro et de l’UE en Grèce, ça aurait été autre chose !

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    • Carabistouille // 21.02.2015 à 17h17

      Visiblement, les Grecs ne veulent pas sortir de l’euro. Ils veulent avoir le droit de dire démocratiquement “merde” à ceux qui leur file du fric mais veulent quand même rester membre du club. Assez incohérent comme truc.

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      • TC // 22.02.2015 à 10h28

        Je crois plutôt que c’est parce que’ils sont dans l’ignorance des questions monétaires et économiques. Et cette ignorance est bien sûr entretenue par la propagande europeiste, il n’y à qu’ à voir en France, nous avons le même problème.

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  • arthur78 // 21.02.2015 à 17h21
  • FLANAGAN // 21.02.2015 à 18h10

    Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne (et le système en place qui bâillonne les populations)
    Les rêveurs, les utopistes ou les sentimentaux n’ont plus droit de cité dans ce monde cynique où ceux qui sont aux manettes définissent les règles du jeu à leur avantage et humilient les derniers irréductibles qui ne veulent pas s’y conformer .

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  • David D // 21.02.2015 à 18h29

    On peut résumer l’actualité de l’Union européenne en chanson, Carry that weight des Beatles

    https://www.youtube.com/watch?v=MjDVEp7HVxk

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  • vérité2015 // 21.02.2015 à 19h18

    La ‘crise’ est voulue depuis de début,la preuve:

    https://www.youtube.com/watch?v=X9u-Int1N34

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    • claude // 21.02.2015 à 21h41

      complètement d’accord, rien n’est un hasard.
      Il y a toujours une stratégie à mener pour franchir une étape, mais cela ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur.
      Les années à venir risquent d’être difficiles.
      De toute façon ça passe ou ça casse.

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  • henri // 21.02.2015 à 23h16

    la grece ne nous donne-t-elle pas le signal pour sortir de l’union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’otan?
    Y a-t-il un seul parti qui propose vraiment cette rupture?
    Ensuite rejoindre un accord avec la grece et les pays des brics donnant une alternative hors usa et dictature du dollar?
    Une alliance monétaire avec la russie ce serait une phénoménale dévaluation compétitive, une formidable ressource en matières premières?
    Et pourquoi pas même avec l’allemagne une nouvelle alliance sur de nouvelles bases en forme d’euroasie?
    Sur cette base d’autres pays européens suivraient certainement…

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    • Carabistouille // 21.02.2015 à 23h33

      HOU HOU… y a kêkun??? aux dernières nouvelles, la Grèce est toujours dans l’UE, toujours dans l’euro, toujours dans l’OTAN et associée aux sanctions contre la Russie. What else?

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  • henri // 22.02.2015 à 00h06

    la grece ne nous donne-t-elle pas le signal pour sortir de l’union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’otan?
    Y a-t-il un seul parti qui propose vraiment cette rupture?
    Ensuite rejoindre un accord avec la grece et les pays des brics donnant une alternative hors usa et dictature du dollar?
    Une alliance monétaire avec la russie ce serait une phénoménale dévaluation compétitive, une formidable ressource en matières premières?
    Et pourquoi pas même avec l’allemagne une nouvelle alliance sur de nouvelles bases en forme d’euroasie?
    Sur cette base d’autres pays européens suivraient certainement…

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  • tchoo // 22.02.2015 à 00h52

    Peut-être que Syriza n’ pas obtenu tout ce qu’il voulait, que l’acceptation de ce compromis peut être vu comme une capitulation.
    Mais svez vous quelles réformes ils veulent faire? quelles réformes ils vont proposer à la troïka?
    cela n’a rien à voir avec ce qui a été fait jusque là ‘diminuer les dépenses de l’état, les aides sociales, les retraites, les salaires des fonctionnaires) mais plutôt s’attaquer au secteur où sont les vrais richesses qui assèchent le pays.
    Ils est évident que sans contrôle des changes, des capitaux, rien ne sera vraiment possible

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    • ponso // 22.02.2015 à 01h24

      Trés gros problème pour Tsiripas qui ne veux a priori pas sortir de l’euro

      1) S’attaquer, comme il l’a promis au peuple, aux nantis de la Grèce,propriétaires sans scrupules,armateurs,hauts fonctionnaires vereux et entrepreneurs avides.

      2)appliquer le memento de la Troika :réduction des dépenses publiques=lynchage par le peuple

      3)Temporiser pendant 4 mois le temps d’une nouvelle aide?pour faire quoi aprés?

      Franchemment,il doit remettre sa copie lundi 23/02/2015 je n’aimerai pas être à sa place…

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  • Mahler // 22.02.2015 à 09h17

    Syriza se couche, comme prévu.
    Toutes mes félicitations à Aube Dorée pour leur prochain succès électoral et sauve qui peut… Quelle tristesse.

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  • henri // 22.02.2015 à 11h15

    Prise à la gorge par les fuites de capitaux, la Grece n’aurait-elle pas intérêt à inaugurer un nouveau schéma européen en sortant de l’euro pour prendre le rouble en ayant une phénoménale dévaluation compétitive?
    Parallèlement complètement quitter l’union européenne et l’otan pour adhérer à l’euroasie et se placer dans une alternative aux usa et au dollar?
    Se faisant ce serait un signal pour d’autres pays de quitter l’euro, l’otan, Bruxelles?
    Ainsi cette tentative d’une nouvelle configuration serait d’aller de “l’atlantique à l’oural” et même plus loin…sortir complètement du schéma inauguré par Mme Tchatcher de transformer le traité de Rome en zone de libre échange et briser l’Europe germano américaine?
    Car l’affaire de la Grece n’est elle pas le pendant économique de l’affaire ukrainienienne sur le volet militaire et le volet monétaire finalement de l’accord de libre échange euro-dollar en cours;;;
    Ainsi par le sud est, l’est, et l’ouest encercler l’Europe en la disloquant, pour en faire plus encore une colonie américaine, briser à chaque fois toute velleité d’indépendance et en complétant aussi par le sud ce verrouillage de la terreur et de l’intimidation; en agitant le fouet Daesh à 450 km de l’UE en Libye prroche de l’Italie. Et ainsi boucler la boucle en asphixiant par tous les bouts notre vieux continent?
    Ainsi la Grece ne serait qu’une pièce du puzzle de toute cette stratégie américaine qui concentre toutes les secousses en un seul point; l’Europe?
    Pour finir concentrer entre autres les contradictions sur Allemagne-Grèce c’est par dessus tout empêcher la première puissance économique de l’Europe de trop regarder vers Poutine et la Russie…

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  • Wilmotte Karim // 22.02.2015 à 12h51

    La propagande que nous subissons est tres claire : il n’y a pas d’alternative.
    Pourquoi la propagande DOIT-elle montrer qu’il n’y a pas d’alternative?

    Pour garder les peuples loin de la politique, pour que les peuples ne votent pas trop, ne militent pas, n’imposent pas des changements. Par ce qu’il existe la possibilité permanente de construire des alternatives.

    Aussi, il faut prendre avec d’infinies précautions les propos décrétant la capitulation grecque.
    Ils s’appuient sur des éléments de l’accord afin de détruire le regain d’espérance.
    Ils écartent les autres points ou les minorent.

    Le combat ne fait que commencer (le simple fait qu’il soit possible de mener combat implique que l’alternative existe) et il est bien trop tôt pour décréter un vainqueur.

    Rappelons juste ceci : l’extrême-droite se nourrit du désespoir.

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  • Rémy // 23.02.2015 à 01h25

    “Elle s’engage à ne prendre aucune mesure de manière unilatérale, ni à revenir en arrière sur les réformes déjà accomplies.”

    “Eurogroup Statement of 20 February

    In light of these commitments, we welcome that in a number of areas the Greek policy priorities can contribute to a strengthening and better implementation of the current arrangement. The Greek authorities commit to refrain from any rollback of measures and unilateral changes to the policies and structural reforms that would negatively impact fiscal targets, economic recovery or financial stability, as assessed by the institutions.

    Meaning: The Eurogroup admits that Athens has a point, that some measures in the programs were counterproductive and that important measures were not included.

    Changes: Unilateral actions were meant to be summarily prohibited in the rejected draft. Now, rollback of measures, and “unilateral changes to policies and structural reforms” are allowed, if they do not negatively impact fiscal targets, economic recovery or financial stability. This is a huge gain of policy authority by Athens. In the same vein, the phrase: “will work in close agreement with its European and international partners, especially in the field of tax policy, privatisation, labour market reforms, financial sector, and pensions” has been cut out, giving the government leeway to decide in these hotly contested fields by themselves as long as the above mentioned conditions are met.”

    http://norberthaering.de/index.php/de/newsblog2/27-german/news/274-worth-it#1-weiterlesen

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