« La situation grecque appelle décision forte rapide », estime Valéry Giscard d'Estaing
« La situation grecque appelle une décision forte et rapide », estime Valéry Giscard d’Estaing

L’ancien chef de l’Etat Valéry Giscard d’Estaing prône une « friendly exit » de la Grèce pour éviter une crise plus grave. Il juge que l’économie grecque ne peut se redresser sans une monnaie dévaluée.

Valéry Giscard d’Estaing (Ancien président de la République)

L’Europe apporte-t-elle les bonnes réponses au problème de la Grèce ?

Le problème est mal posé depuis l’origine. La question fondamentale est de savoir si l’économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l’euro. La réponse est clairement négative. Mais au lieu de se concentrer sur ce sujet de fond et d’y répondre, les Européens se focalisent sur la dette grecque. Bien sûr, il est envisageable de soulager un peu le budget grec, en jouant sur le niveau des taux d’intérêt et sur les maturités. Mais là n’est pas l’essentiel. Cela ne résoudra pas le problème de fond auquel est confronté ce pays.

La Grèce doit-elle sortir de l’euro ?
La proposition implicite du nouveau gouvernement grec suppose une dévaluation de la monnaie. Tout simplement parce que le programme sur lequel il a été élu est irréalisable avec une monnaie forte. La production de la Grèce ne peut redevenir compétitive avec le niveau actuel de l’euro. Par conséquent, elle n’est pas en mesure d’appliquer son programme économique notamment la hausse du salaire minimum et l’extension des avantages sociaux. L’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente. J’étais contre à l’époque et je l’ai dit. Les Allemands étaient contre eux aussi. Ils l’ont acceptée parce que d’autres, notamment la France, ont insisté en ce sens. La Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd’hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même. Il est absurde de dire qu’il s’agirait d’un échec de l’Europe. D’ailleurs, ces jours derniers, la cote de l’euro est remontée. La Grèce a toute sa place dans l’Union européenne. En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une « friendly exit », une sortie dans un esprit amical. La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s’aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère.

Pourquoi cette hypothèse n’est-elle pas posée par les leaders européens selon vous ?
Peut-être par manque de compétence en matière monétaire et en raison de la pression des milieux spéculatifs. On nous dit que les Grecs ne souhaitent pas quitter l’euro et que le nouveau gouvernement a écarté cette hypothèse pendant la campagne électorale. Certes. Mais ce n’est pas la première fois que des dirigeants se font élire avec un programme inapplicable qu’ils proposent à l’opinion. C’est même chose courante : voyez ce qu’est devenue la promesse du gouvernement français de faire baisser le chômage…

La sortie de la Grèce de l’euro ne risquerait-elle pas d’inciter d’autres pays à la suivre ?
Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune agitation particulière dans la zone euro. La situation de la Grèce est singulière et extrême: son taux d’endettement par rapport à la richesse nationale, autour de 175% du PIB, est très supérieur à celui du deuxième pays européen le plus endetté, qui se situe autour de 125%.

Cependant, il faudrait aussi réfléchir aux institutions de la zone euro pour les compléter le moment venu par la création d’un Trésor de la zone euro. Mais ce sont là des questions de plus long terme. La situation grecque appelle une décision forte et rapide permettant au programme politique et social qu’elle s’est donnée de disposer d’une monnaie qui soit dévaluable.

Source : Nicolas Chéron, pour Les Echos

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74 réponses à Valéry Giscard d’Estaing : “La Grèce doit sortir de l’Euro”

Commentaires recommandés

BA Le 20 février 2015 à 09h34

Les européistes vivent dans le monde merveilleux des petits bisounours.

Par exemple : la Grèce.

A la fin des années 1970, l’européiste Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument faire entrer la Grèce dans la Communauté européenne. Il disait qu’ « on ne fait pas jouer Platon en deuxième division ».

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-grece-et-l-union-europeenne-un-mariage-de-deraison_1039728.html

En 1992, Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument voter « oui » au traité de Maastricht, parce que ça allait créer une monnaie unique, parce que les nations européennes pouvaient avoir la même monnaie, ET DONC ça allait soi-disant créer de la croissance économique, du progrès social, des créations d’emplois, du dynamisme industriel, des progrès démocratiques, la baisse du chômage, et patati, et patata.

« Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’une Europe sans la Grèce, c’est comme un enfant sans certificat de naissance.

Valéry Giscard d’Estaing, par ailleurs l’un des fondateurs du système monétaire européen en 1979, se souvient qu’à la fin des années 1970, l’Allemagne s’était déjà montrée très réticente à accueillir la République hellénique au sein de ce qu’on appelait alors la CEE. «Mais une Europe sans la Grèce aurait été comme un enfant sans certificat de naissance», illustre l’ancien président, qui fait référence à l’héritage culturel laissé par les penseurs, poètes, philosophes ou encore dramaturges grecs qui ont forgé les bases de notre culture.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1485efe2-53cd-11df-8dcb-75ec5496a186/LUnion_europ%C3%A9enne_na_pas_accompli_son_devoir_dans_la_crise_grecque

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui, Valéry Giscard d’Estaing panique : il veut que la Grèce sorte de la zone euro !

C’est ça, le problème des européistes : ils vivent dans le monde des bisounours. Sur le moment, les européistes sont incapables de voir le monde réel.

Ils commencent à apercevoir le monde réel 40 ans après.

Il leur faut 40 ans pour comprendre le monde réel.

  1. BA Le 20 février 2015 à 09h34
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    Les européistes vivent dans le monde merveilleux des petits bisounours.

    Par exemple : la Grèce.

    A la fin des années 1970, l’européiste Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument faire entrer la Grèce dans la Communauté européenne. Il disait qu’ « on ne fait pas jouer Platon en deuxième division ».

    http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-grece-et-l-union-europeenne-un-mariage-de-deraison_1039728.html

    En 1992, Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument voter « oui » au traité de Maastricht, parce que ça allait créer une monnaie unique, parce que les nations européennes pouvaient avoir la même monnaie, ET DONC ça allait soi-disant créer de la croissance économique, du progrès social, des créations d’emplois, du dynamisme industriel, des progrès démocratiques, la baisse du chômage, et patati, et patata.

    « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’une Europe sans la Grèce, c’est comme un enfant sans certificat de naissance.

    Valéry Giscard d’Estaing, par ailleurs l’un des fondateurs du système monétaire européen en 1979, se souvient qu’à la fin des années 1970, l’Allemagne s’était déjà montrée très réticente à accueillir la République hellénique au sein de ce qu’on appelait alors la CEE. «Mais une Europe sans la Grèce aurait été comme un enfant sans certificat de naissance», illustre l’ancien président, qui fait référence à l’héritage culturel laissé par les penseurs, poètes, philosophes ou encore dramaturges grecs qui ont forgé les bases de notre culture.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1485efe2-53cd-11df-8dcb-75ec5496a186/LUnion_europ%C3%A9enne_na_pas_accompli_son_devoir_dans_la_crise_grecque

    Mais ça, c’était avant.

    Aujourd’hui, Valéry Giscard d’Estaing panique : il veut que la Grèce sorte de la zone euro !

    C’est ça, le problème des européistes : ils vivent dans le monde des bisounours. Sur le moment, les européistes sont incapables de voir le monde réel.

    Ils commencent à apercevoir le monde réel 40 ans après.

    Il leur faut 40 ans pour comprendre le monde réel.


    • Macarel Le 20 février 2015 à 09h40
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      Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et pour l’instant les imbéciles sont plutôt au gouvernement !


      • Astrolabe Le 20 février 2015 à 12h18
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        Bien dit. Rappelons-nous “l’ancien”, Edgar Faure à qui on disait qu’il changeait d’avis comme une girouette et qui repondit “Monsieur, ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent !”


      • Serge Le 20 février 2015 à 21h28
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        “Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”.

        C’est le genre de phrase valise,bateau ,qu’on peut coller n’importe où
        Et que dès lors ,si on ne la relie pas aux faits et au contexte ,elle ne veut rien dire en soi puisque tout le monde peut l’approuver .Comme “la guerre c’est mal parce que ça tue” ,”la pluie ça mouille,vant mieux être à l’abri” etc …
        Parce que tout de même ,ce Giscard n’a pas fait que donner un simple avis,avant .
        Lui,c’est quand même un des principaux responsables politique de tout le merdier dans lequel la France est plongée aujourd’hui !
        Alors ,c’est peut-être lucide de dire cela aujourd’hui,mais moi je n’oublie rien sur ces gens là .Surtout lui !
        D’autant que son souci est encore par cette suggestion,de sauver sa construction européenne et l’Euro .


    • Herve F Le 20 février 2015 à 20h08
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      Pas d’accord avec vous. Vous confondez l’appartenance a l’Europe et à l’Euro. La Grèce a sa place dans l’Europe mais pas dans l’Euro. Je trouve les propos de VGS très sensés.


      • Carabistouille Le 20 février 2015 à 20h16
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        Vous trouvez sensé une sortie de l’euro sans restructuration de la dette?
        Vous trouvez sensé de parler de sortie sympathique si les créanciers doivent s’assoir sur leur créance?


  2. Nerouiev Le 20 février 2015 à 09h40
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    Le creux des mains tourné vers l’interlocuteur, il est donc sincère. Son propos me plaît car il souligne qu’on se focalise trop sur la dette et pas du tout sur la relance d’une part et d’autre part un principe qui semble être de plus en plus oublié et qui contient les conditions économiques d’entrée dans l’Europe. C’est oublié par une volonté autre, celle de l’extension à l’Est voulue par l’Otan pour “contenir” la Russie. C’est devenu obsessionnel, prouvant la forte empreinte de Washington sur l’Europe et la peur qu’elle lui échappe.
    Mais n’oublions pas que c’est VGE qui est à l’origine, en 1976, de la création des Young Leasers et des dégâts qu’ils font actuellement. Il ne pouvait peut-être pas deviner les conséquences désastreuses qui allaient suivre.


    • noel Le 20 février 2015 à 09h55
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      oui, mais en attendant “les conséquences désastreuses” lui et les siens ne les subissent pas !


      • Nerouiev Le 20 février 2015 à 10h34
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        C’est souvent le cas. J’ai fait une faute en écrivant Leaser au lieu de Leader. Peut-être déjà un pas vers looser ?


        • Choupinet Le 20 février 2015 à 12h17
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          @Nerouiev

          Tu veux dire “loser”.
          Loser, c’est un perdant (du verbe to lose)
          Loose, c’est relâché, mal ajusté (du verbe to loosen up)

          C’était la minute de Mc Cappelly (un cousin de Me Capello)


          • Nerouiev Le 20 février 2015 à 12h39
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            OUI bien sûr (et pas plus large) ! je suis mal réveillé, merci.


    • Julie Le 20 février 2015 à 11h06
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      C’est vraiment débile cette religion de l’analyse du “body language”. Et si les communicants leur ont dit de placer leurs mains comme ça, ils sont toujours sincères?


      • Kiwixar Le 20 février 2015 à 11h30
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        C’est utile sur des gens qui ne font pas attention ou qui n’ont jamais étudié ça. Mais il ne faut surtout pas s’en servir pour étudier des politiciens ou des commerciaux, ils contrôlent très bien leur gestuelle, c’est leur métier.


        • Gaïa Le 20 février 2015 à 17h10
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          Tout cela pour nous faire avaler des reculs sociétaux inimaginables. L’irrationalité vendue comme raisonnable a besoin de s’accompagner en effet d’une gestuelle de plus en plus étudiée et techniquement soutenue pour s’imposer. Mais même ce cirque ne suffit plus puisque pour imposer la loi macron notre gouvernement fait fi des processus démocratiques tout comme l’UE vis-à-vis de la Grèce et de l’Ukraine. Après la gestuelle, place aux forceps en quelque sorte!


      • farigoulette Le 20 février 2015 à 12h48
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        Bonne remarque car les privilégiés sont les premiers à apprendre les clés de la communication manipulatrice verbale et gestuelle. Ceci dit, c’est très bien je trouve que le conseil de sortir de l’Europe vienne de lui justement. Car en plus il démontre que ce serait mieux pour la Grèce, socialement et économiquement parlant.


      • arkantz Le 20 février 2015 à 15h54
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        On ne peut mentir avec le langage du corps 55 % de la communication, 38% par la façon de parler (intonation, silence, diction) les 7% restants passent par les mots. Avec le non-verbal, le naturel revient au galop. Essayez de tricher avec votre inconscient !


      • Choupinet Le 20 février 2015 à 18h49
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        Surtout que cette photo n’a pas forcément été prise pendant l’entretien.

        En fait, c’est une image de 2008 prise en Georgie. Hehehe. Désolé, pas pu m’empêcher.

        La sincérité d’une photo de presse peut-être issue d’une banque d’image, c’est pas pour dire, mais… et encore pire, la sincérité d’un politicien ultra-entraîné à calculer le moindre geste…

        (c’était un jour où son petit-fils lui lançait un ballon, en vrai. Je le sais : il l’a raté et c’était moi le vitrier)


    • Carabistouille Le 20 février 2015 à 11h12
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      @Julie,

      c’est pas forcément débile mais on peut savoir s’en servir. Par exemple, dans la vente, on apprend à maîtriser le plus possible les signes “positifs” et éviter au maximum des négatifs. Donc, ça ne veut strictement rien dire.
      En plus, cette communication non verbale n’est qu’une théorie comme une autre, et en aucun cas une science exacte.


      • farigoulette Le 20 février 2015 à 12h50
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        En tout cas c’est une science maintes fois vérifiée et les communicateurs de la caste au pouvoir s’en serve tout le temps. Essayez vous verrez, avant d’affirmer quoi que ce soit.


  3. Bertrand Le 20 février 2015 à 09h51
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    Évident que la Grèce et tous les autres doivent pouvoir devaluer ,l’euro sans fiscalité commune et sans économies convergees doit être reserve aux échanges hors zone euro,pour les échanges inzone chacun doit avoir sa parité.


  4. P.Lacroix Le 20 février 2015 à 09h56
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    Il sent le sapin et voudrait TOUJOURS être du bon côté du manche, après.
    En tant que Croyant, j’ avais crû comprendre que l’ AU-DELÀ c’ était les intérêts du capital investi TOUTE la vie !


  5. Julian Le 20 février 2015 à 10h12
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    Giscard ?
    Ah Ah Ah Ah Ah Ah !
    Oh Oh Oh Oh Oh Oh !
    A se taper les cuisses jusqu’au sang !

    Le grand europathe nous fait une crise de lucidité tardive !

    Quant au début d’un commencement d’autocritique, c’est bien trop demander à Sa Suffisance.


    • Roscanvel Le 20 février 2015 à 16h34
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      VGE ne fera pas d’autocritique, car il raisonne (résonne aussi car il est l’écho de certains) toujours par rapport à la politique de l’instant, toujours au bénéfice de ses amis de la finance. Ne croyez pas que c’est une politique à courte vue. Non, il faut que tout soit bien huilé.
      Il a été à l’école de Pinay.


  6. LS92 Le 20 février 2015 à 10h26
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    La situation grecque me rappelle cette citation de DE Gaulle:

    Dans « La tragédie du Général » de JR TOURNOUX, publié en 1967, au paragraphe intitulé « Le fétichisme du droit », les propos suivants sont attribués à De Gaulle
    « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit ‘je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp !’Ce sont des histoire de juristes et de diplomates, tout ça ».
    « Je ne veux pas laisser la France mourir par respect pour le juridisme.

Ne faites pas du juridisme. Quand on veut en sortir, on en sort, même si les textes ne l’ont pas prévu.

 Qu’on laisse éclater un conflit entre le juridisme et le bons sens, entre les hommes de loi et le bon sens, alors toujours le bon sens est roulé, à moins que les pouvoirs publics n’interviennent à temps pour donner un coup de main.




  7. Kiwixar Le 20 février 2015 à 10h29
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    En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté.

    En quittant l’usage de l’euro, la Grèce quitterait aussi automatiquement l’UE (article 50), elle ne ferait que rejoindre une foultitude de pays qui ne font pas parti de l’UERSS et qui ne s’en portent pas plus mal. Ou alors elle quitterait l’UE mais aurait droit à une “quick track” lui permettant de postuler son entrée dans l’UE et d’être acceptée dans la journée ?

    Les Turcs vont être content, depuis le temps qu’on les fait mariner pour passer de leur statut de membre de l’Union Douanière européenne (croissance de la Turquie en 2010 : +9.1%, 2011 : +8.5%) à membre de l’UE. Euh, à ce propos, quels sont les avantages de faire partie de l’UE (30.3% du PIB mondial en 2005, 23.12% en 2013) par rapport à faire partie de l’Union Douanière européenne (libre échange) uniquement ?


    • LS Le 20 février 2015 à 12h47
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      Une sortie négociée et organisée avec l’euroland comme le déclare VGE pourra parfaitement se faire sans quitter l’UE. Pour l’aspect légal, voir le commentaire de LS92 (c’est pas moi). Ce ne sera pas la première fois que l’euroland s’assoit sur des articles d’un accord.
      Par contre, si la sortie est unilatérale et accompagnée d’un défaut, il faudra mettre en place des mesures de contrôle de mouvements de capitaux drastiques effectivement incompatibles avec l’UE.
      Que cette sortie de l’UE soit également conflictuelle, au point que l’on passe par dessus l’Art.50, est de peu d’intérêts.


  8. Drômois Le 20 février 2015 à 10h38
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    France : ” Rapporté à la population française la dette publique par habitant est de 30 385 € en 2014.”
    source =”http://www.planetoscope.com/comptes-publics/315-compteur-de-la-dette-publique-de-la-france.html”

    Grèce: 321,7 milliards d’euros de dette pour une population de 11 121 687 soit 28 925 €.
    source= “http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/26/la-dette-priorite-du-nouveau-gouvernement-grec_4563198_3234.html”
    source = “http://countrymeters.info/fr/Greece”

    La Grèce serait donc mieux gérée que la France et si un pays doit partir n’est ce pas la France ?

    La Grèce “devrait” 42 milliards d’euros à la France: La France avec plus de 2 000 milliards de dette est bien incapable de “prêter” un centime d’euro a qui que que ce soit.
    La France est seulement capable d’emprunter 42 milliards pour les “prêter” à la Grèce.(sortis des planches à billets US et Japonaise ?)
    “Au total, les besoins de financement de la France s’élèvent à 176,4 milliards d’euros pour l’an prochain, couverts pour l’essentiel par les 173 milliards d’emprunts, complétés par des ressources annexes. La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.
    source= “http://www.latribune.fr/actualites/economie/20131220trib000802142/la-france-va-emprunter-173-miliards-d-euros-en-2014.html”

    En conclusion la France ne pratique-t-elle pas la “cavalerie”: elle emprunte pour payer les intérêts mais ne rembourse jamais le capital de cette dette qui croît sans cesse chaque année.

    Pourquoi la Grèce devrait elle rembourser à la France ces 42 milliards fruit de ces escroqueries financières ?

    Je n’ai aucune formation en économie donc pardonnez moi si je dis des bêtises !


  9. DUGUESGLIN Le 20 février 2015 à 10h40
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    VGE propose une “sortie amicale” de la Grèce. (friendly exit) Et pourquoi pas une sortie amicale de tous les pays de l’UE. Ce qui permettrait d’en finir avec cet européisme soumis et anti-européen. Ce qui permettrait une vraie Europe, celle des nations avec la Russie, principale nation d’Europe.
    L’Europe de la courtoisie du respect et de l’union des intérêts des peuples (qui ont plus de convergences qu’on ne le laisse croire). Bref, l’Europe des peuples et non celle des oligarques et des technocrates ahuris aux ordres.


    • Kiwixar Le 20 février 2015 à 11h02
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      Très simple et en 2 temps 3 mouvements :
      – dissolution de l’UE, les ex-eurocrates reçoivent une pension du niveau du SMIC (ou pas)
      – dissolution de l’euro, chacun s’occupe de sa propre monnaie, en décidant s’il souhaite une Banque Centrale “indépendante” des citoyens, ou bien “indépendante” des banquiers oligarques
      – tout le monde dans l’Union Douanière européenne (comme la Turquie actuellement) : aucun changement au niveau du commerce et des marchandises
      – des accords souples (même pas des Traités) bilatéraux de libre-circulation des personnes, sur le modèle d’accord informel entre l’Australie et la NZ (Trans-Tasman agreement)… libre à chacun de décider s’il souhaite signer des accords bilatéraux avec des pays ayant un PIB/habitant de 20% plus bas, ou 30% plus bas, ou pire
      – ensuite : “chacun se gère”


      • Ripaton Le 20 février 2015 à 21h07
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        Cool ! Je vois déjà ça en panavision. Mais avant il nous faut faire le premier pas…


  10. arkao Le 20 février 2015 à 11h15
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    On devrait proposer à VGE une sortie amicale du très avantageux système de retraite dont il bénéficie


  11. K Le 20 février 2015 à 11h19
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    VGE fait semblant de ne pas comprendre l’enjeu.
    Bien sur que c’est dans l’intérêt de la Grèce qu’elle sorte de l’euro. Mais ce serait alors la fin d’un tabou. Les spéculateurs comprendraient que la fin de l’euro n’est plus un épouvantail. Les taux d’emprunt des pays fragiles augmenteraient car les spéculateurs leur factureraient un risque de change lié à leur éventuelle sortie de l’euro. De ce point de vue, les QE n’y changerait rien : même si vous êtes une banque gavée de liquidité, vous ne prêtez pas bon marché à un un état sur le point de dévaluer.
    Ce serait une panique et il n’y aurait alors que 2 solutions (en gros) :
    – Soit la BCE devient le prêteur de tous les états du sud (à la place des marchés qui ne prêteraient plus)
    – Soit ces états sortiraient à leur tour de l’euro pour rééquilibrer les balance des paiements et pour pouvoir se passer d’une importation de capitaux. Et ce serait la fin de l’euro.

    D’ailleurs, il aurait été intéressant de demander à VGE pourquoi il limite son analyse à la Grèce. Il aurait pu le généraliser à tous les pays européens dont la monnaie est surévaluée (à des degrés divers), et donc à la France.


  12. Rodriguez Le 20 février 2015 à 11h44
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    De toute évidence la Grèce s’en sortira beaucoup mieux avec une monnaie correspondante avec son économie, productivité et compétitivité …. les europeistes n’ont aucun intérêt à que la vérité éclate en plein jour : que l’euro est une devise toxique qui ne sert que les interets de la finance et le systeme bancaire privée qui est à l’origine de ce projet scélérat, et que tout pays qui récupérera son indépendance monétaire se portera beaucoup mieux


  13. nicolasjaisson Le 20 février 2015 à 11h51
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    Les arguments pour la sortie de la Grèce de VGE sont aussi peu sérieux que ceux en faveur de son entrée dans l’UE dans les années soixante-dix. Comparer la Grèce actuelle à la Grèce antique de Platon est une ânerie. Comme si le peuple grec actuel avait quoi que ce soit en commun avec les descendants de Périclès, alors que les Hellènes ont disparu de la carte du fait de leurs guerres intestines et de leur effondrement démographique complété par des siècles d’occupation ottomane. Il reste les monuments et quelques parchemins. Mais la comparaison s’arrête-là. On remarquera que VGE ne prend pas la peine, et pour cause, de considérer le retour sur investissement de l’argent versé par l’UE à la Grèce, au titre des aides et autres subventions, depuis 1976, date de démarrage du processus de pré-adhésion. Combien de dizaines de milliards disparus dans la nature mais certainement pas perdus pour tout le monde? Quid du processsus d’intégration win-win à l’intérieur du Marché unique, cher à Jacques Delors et autres théoriciens de l’optimisation des zones économiques intégrées? Le petit jeu de l’adhésion a surtout consisté à se positionner aux points stratégiques pour capter la manne européenne, bien antérieure aux crédits bancaires qui ont défrayé la chronique assez récemment. Il est vrai que l’UE ne rend JAMAIS compte de l’argent dépensé, à tel point que la Cour des Comptes ne valide plus les comptes européens depuis des dizaines d’années; A quoi sert-elle? Mystère, tout comme l’OLAF chargé de lutter contre la fraude. Et concernant la Grèce les piles s’entassent sur les bureaux fermés à double tour. Ce manque de considération pour le contribuable est typique des économistes monétaristes qui savent trop bien quelle est l’origine des ressources budgétaires pour trahir les secrets de fabrication de la monnaie. Donc VGE n’est aucunement responsable du fiasco actuel, qui serait dû à des politiques irresponsables,, mais pas lui bien entendu,qui s’y connaît en matière de création monétaire.


  14. arthur78 Le 20 février 2015 à 11h54
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    On notera cet article de 1936 sur la devaluation du Franc, ecrit par le père de Giscard, Edmond.
    Ce serait intéressant de voir si ce qu’il disait à l’époque était justifié ou pas, défendait il des interets particuliers, quel est le bilan de cette devaluation avec un recul de 80 ans.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k176862/f912.image.r=bloc%20AND%20or%20AND%20Le%20AND%20pays%20AND%20n%E2%80%99a%20AND%20pas%20AND%20%C3%A0%20AND%20attendre%20AND%20de%20AND%20nous%20AND%20ni%20AND%20%C3%A0%20AND%20redouter%20AND%20de%20AND%20nous%20AND%20que%20AND%20nous%20AND%20couvrions%20AND%20blum%20.langFR

    Cette détermination est extrêmement grave. Elle montre
    la légèreté avec laquelle les intérêts les plus hauts de l’État
    sont envisagés. Les engagements les plus formels sont repoussés,
    alors que l’encre avec laquelle ils ont été écrits n’est pas encore
    sèche. Comment s’étonner que le crédit de l’État soit ébranlé,
    quand on voit la désinvolture avec laquelle les engagements
    publics sont reniés? Il est vrai qu’on allait en voir bien d’autres
    avec la proposition du Gouvernement de dévaluer immédia-
    tement le franc. Tel était en effet l’aboutissement inévitable
    de toute une série de mesures mal étudiées, mal préparées
    et appliquées dans un désordre grandissant.

    Nous vivons de plus en plus au milieu d’innombrables
    mensonges verbaux. Ce serait vraiment un soulagement
    général et le seul moyen d’arriver à s’entendre que de dire les
    choses telles qu’elles sont. Appelons un chat un chat et la
    dévaluation présente du franc une faillite, qui est en même
    temps la faillite d’un système.

    Quant aux classes moyennes, si lourdement frappées, leur
    sort devient tragique. M. Caillaux a condamné de façon impres-
    sionnante le sans-gêne avec lequel le Gouvernement traitait
    les commerçants et artisans, ainsi que la paysannerie fran-
    çaise. Il a dépeint en des termes irréfutables le paradoxe d’une
    politique économique qui crée un petit nombre de privilégiés
    pour se détourner de la grande masse de la Nation. La situa-
    tion de l’immense foule des cultivateurs, que l’on pourrait
    justement appeler « la Grande Muette », est pitoyable. Quand
    il s’agit d’accroître le bien-être populaire, de faire des condi-
    tions de vie plus faciles à tous les travailleurs, ouvriers et
    paysans, l’unanimité se fait instantanément dans notre pays
    généreux. Mais, hélas, les uns sont trompés, et les autres res-
    tent malheureux. C’est là le drame essentiel et la cause pro-
    fonde du malentendu qui règne aujourd’hui en France. Nous
    ne pouvons mieux faire, pour le résumer, que de reproduire le
    jugement porté, le 24 septembre, par M. E. Roche, qui fut un
    des artisans les plus enthousiastes du Front Populaire
    « La France est un pays de petites entreprises. Des centaines
    de milliers de chefs de petites affaires sont angoissés. Les
    délais de paiement ne leur apportent qu’un répit dont ils
    voient approcher le terme avec terreur. La plupart ont voté
    pour nous. qui, pourtant, les frappons comme jamais
    Gouvernement réactionnaire n’osa le faire. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Giscard_d%27Estaing


  15. BELLEMAIN Serge Le 20 février 2015 à 12h21
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    Ah! VGE…celui qui a participé à l’écriture du Projet de constitution européenne, rejeté par 55% des français et imposé sous forme de Traité, par la conjonction des socio-libéraux, des libéro-sociaux et des libéraux tout court…et surtout celui qui a dit, commentant son projet, qu’il ne permettrait plus le socialisme en Europe!!! De bien grands démocrates, nos libéraux de toutes tendances. Il est vrai que pour eux la Liberté d’entreprendre est supérieure à toutes les autres, et à ce titre, qu’il est juste de tordre le coup à la démocratie quand elle bascule vers un autre bord que le leur.


    • Macarel Le 20 février 2015 à 17h21
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      Oui, mais je crois que ce n’est pas lui qui a fait enlever du préambule :

      « Notre Constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du peuple tout entier. »

      http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-06-09-Canfora

      Même, si cette citation attribuée à Thucydide, s’avère fausse, il n’en demeure pas moins, qu’il fallait
      l’enlever, car l’UE est tout sauf une démocratie.

      L’UE, c’est une maison de correction.


  16. Julien Le 20 février 2015 à 12h47
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    La politique c’est d’anticiper….. ou pas


  17. Homère d'Allore Le 20 février 2015 à 12h51
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    Ça sent la fin de partie.

    Schäuble est félicité par la presse conservatrice allemande.

    http://www.bild.de/politik/ausland/wolfgang-schaeuble/deutschland-sagt-danke-wolfgang-schaeuble-39843002.bild.html

    Ce qui ne devrait pas aider Merkel à trouver une solution médiane.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150219tribf1d4a4d20/grece-berlin-veut-pousser-son-avantage.html

    Si Syriza ne veut pas manger son chapeau au bout d’un mois, c’est le Grexit.

    Assez bonne analyse dans “la vie des idées” sur Syriza.

    http://www.laviedesidees.fr/Le-phenomene-Syriza.html

    Le chêne du péloponnèse ne pliera pas. Mais il va se rompre…


    • nicolasjaisson Le 20 février 2015 à 14h41
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      Je n’y crois pas, car la Grèce n’a pas intérêt à forcer les choses, si ce n’est à sombrer dans l’hyperinflation et le chaos social. Certes ils pourront embaucher des milliers de fonctionnaires payés en monnaie de singe et rétablir les prestations sociales tombées dans les coupes sombres de la Troïka, mais ce n’est pas cela qui redonnera un niveau décent à leur population réduite à déplacer des brouettes pour acheter un litre de lait. Visiblement Syriza essaie de gagner du temps en essayant de nouer des relations constructives avec des partenaires économiques lui permettant de sortir du carcan de l’UE. Car les limitations posées par l’UME ne sont pas seulement monétaires mais aussi économiques et sociales à travers les accords d’intégration dans le Marché unique qui condamne la Grèce à un rôle mineur d’importateurs de marchandises fabriqués dans les pays industrialisés de l’UE. C’est toute la donne économique et sociale qu’il faut revoir à travers une renégociation des traités européens et l’ouverture à l’Eurasie. Seulement celle-ci ne se décrète pas. Ces processus de changement prennent du temps, le temps notamment de lever les sanctions contre la Russie et de reconstituer le tissu économique de l’Ukraine.


    • Leterrible Le 20 février 2015 à 15h31
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      Peut-être que c’est un peu plus subtil dans l’ambiguité…….

      (Synthèse sur @si</b< , extrait.)
      ——————————-
      ……" " "
      NOTRE NOUVEL AMI LE MFAFA….

      Que contient donc cette lettre signée Yanis Varoufakis, disponible ici en anglais, et que personne ne lit de la même façon ? Là encore, tout dépend du média que vous consultez. Pour Les Echos cités plus haut, “le gouvernement grec a proposé à Bruxelles une prolongation de six mois de «l’accord de prêt» européen qui n’inclut pas la prorogation du «mémorandum» en cours, synonyme d’austérité, mais s’engage durant cette période à l’équilibre budgétaire”. De même, selon le site du Monde qui analyse la lettre quasiment de la même façon, “le gouvernement grec verrait d’un œil positif certaines des exigences de la «troïka» telles que le lancement de réformes visant à renforcer l’indépendance de l’administration fiscale et la modernisation du système judiciaire afin de lutter contre les oligarques”. Rien qui ressemble à une capitulation en rase campagne.

      Mieux : les deux titres soulignent la position grecque assez futée. En effet, dans la lettre, Varoufakis inaugure un nouveau concept : le Master Financial Assistance Facility Agreement ou MFAFA (prononcez-le à voix haute, vous verrez, c’est rigolo). Kesako ? Pour Les Echos, “la question est de savoir si le terme utilisé porte uniquement sur l’accord de prêt conclu entre Athènes et ses créanciers ou s’il inclut tout ou partie du«mémorandum» qui lui est associé”. Mais à en croire le porte-parole de Juncker, ce MFAFA est “le terme utilisé pour décrire le programme dans sa forme existante.” De son côté, pour Le Monde, qui s’appuie sur un responsable grec cité par Reuters, “la demande de prolongation de l’aide porte sur le dispositif d’aide financière obtenu auprès du Fonds européen de stabilité (FESF). Dans ce cadre, les conditions associées au versement de cette aide différeraient de celles auxquelles la Grèce est soumise dans le cadre du programme d’aide géré par la troïka”. En clair : la Grèce veut bien l’oseille mais pas les réfomes décidées par la troïka en son temps.

      Enfin, les deux titres s’accordent à dire que la Grèce rejette l’austérité. Pour preuve, comme l’écrivaient hier Les Echos, le vote aujourd’hui au Parlement grec de “plusieurs mesures sociales promises durant la campagne électorale et destinées à aider les ménages les plus démunis. L’une vise à interdire les saisies immobilières et la mise aux enchères des résidences principales des ménages surendettés tandis que les foyers privés d’électricité pour impayés pourraient être à nouveau raccordés au réseau”. Idem pour Le Monde qui assure que “le pays refuse toute nouvelle baisse des retraites, hausse de la TVA ou flexibilisation du droit du travail… Et ne veut pas entendre parler de mesures unilatérales“. Pourtant, rien n’indique dans la lettre que la Grèce refuse ces réformes.

      refuser les “mesures unilatérales” : oui, mais lesquelles ?

      Particulièrement représentatif des divergences d’interprétation sur la lettre : le refus des “mesures unilatérales”. Dans sa proposition, Varoufakis écrit que le but de l’accord est “d’assurer, en étroite collaboration avec nos partenaires européens et internationaux, que les nouvelles mesures soient entièrement financées tout en évitant toute action unilatérale qui viendrait compromettre les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière”. Que comprendre ? On peut certes penser, comme Le Monde, que la Grèce refuse toutes mesures qui viendraient exclusivement de Bruxelles et qui pourraient nuire à l’application du programme de Syriza. Mais on peut aussi comprendre l’inverse, à savoir que la Grèce promet de ne pas mettre en place ses mesures sociales sans l’aval de Bruxelles. C’est ainsi qu’ailleurs que l’a compris Romaric Godin, le journaliste de La Tribune , qui ne partage pas du tout l’analyse de ses confrères. S’il réfute le terme de “capitulation complète”, il concède qu’elle est quand même partielle, et pas qu’un peu : pour lui, Tsipras a cédé sur des points importants comme “la reconnaissance des engagements passés” ou la “poursuite d’un contrôle par les institutions”, une façon de “faire revivre une forme nouvelle de troïka.”

      Conclusion de Godin : “la démocratie en zone euro deviendra une démocratie encadrée par des règles destinées à appliquer certaines politiques économiques plutôt que d’autres. Wolfgang Schäuble est sur le point de réussir son pari”. C’est sensiblement la même conclusion que formule différemment Quatremer dans une analyse sur la leçon grecque publiée hier sur le site Hémicycle : “ce qui se passe en Grèce permettra peut-être à l’ensemble des responsables européens de comprendre, avant d’arriver aux affaires, que, dans le domaine des compétences partagées au niveau européen, on ne peut plus promettre autre chose que de s’engager à essayer de convaincre ses partenaires. Dure leçon.”…………………” ” ”
      ————————————————————————
      Bref , il est urgent de s’armer de patience. °(^!^)°


  18. BA Le 20 février 2015 à 13h08
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    Le sort de la zone euro se joue ce vendredi.

    Lisez cet article :

    Wolfgang Schäuble est l’artisan de la nouvelle gouvernance européenne mise en place après 2011 et qui s’appuie sur les directives Two-Pack, Six-Pack, sur le semestre européen, sur le traité instaurant le pacte budgétaire. La zone euro ainsi redéfinie établit comme priorité la stabilité budgétaire. Toute remise en cause de cet ordre ainsi établi représente, du point de vue allemand, le danger d’une nouvelle crise de la dette. Il y a donc nécessité de briser dans l’œuf toute tentative de modifier cette logique. Le combat devient alors politique. Il s’agit de montrer aux électeurs des pays européens qu’il est impossible de disposer de l’euro et de mener des politiques de relance ou des politiques économiques alternatives à celles promues désormais par les structures de la zone euro.

    Vider le programme politique de Syriza.

    Il faut donc absolument non seulement faire un exemple dans le cas grec en prouvant que ces politiques sont impossibles. Voici pourquoi les concessions grecques, qui cherchent évidemment à ménager des marges de manœuvre pour l’application du programme de Syriza, ne peuvent satisfaire Berlin. Ce qu’il faut, c’est réduire à néant ce programme. Voici la vraie raison de l’attachement allemand au « programme actuel. » Il s’agit de montrer que l’élection du 25 janvier n’a absolument rien modifié. Qu’elle est neutre et n’a pas eu d’impact. Hier, dans le texte du refus allemand, on aura ainsi pu remarquer que Berlin posait deux conditions à son feu vert : que le gouvernement grec accepte le programme actuel en reprenant in extenso trois phrases dictée par le gouvernement fédéral et que ce gouvernement renonce aux « lois votées par le parlement cette semaine » concernant les mesures sociales et la hausse du salaire minimum.

    Accepter la culture de stabilité ou sortir.

    L’objectif principal qui semble conduire le comportement allemand est donc celui d’une réduction à néant du programme de Syriza. Ainsi, l’architecture de la zone euro ne sera plus jamais menacée. Le choix qui se dissimule derrière cette détermination est moins un déni de démocratie qu’une mise au pas de la zone euro. Le choix pour les électeurs est alors, soit de rester dans la zone euro en acceptant la « culture de stabilité allemande », soit d’en sortir pour mener d’autres expériences. C’est la raison pour laquelle le sort de la zone euro se joue ce vendredi.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib1c1bb8175/grece-que-veut-l-allemagne.html


    • Kiwixar Le 20 février 2015 à 14h25
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      En fait, les Allemands pourraient très bien dire aux autres pays de l’eurozone : “l’euro c’est notre monnaie, et votre problème”.


    • vérité2015 Le 20 février 2015 à 14h44
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      Cela va se retourner contre eux très vite,car si un parti à la Syriza(dans un autre pays) veut dans le futur être crédible en parlant de fin d’austérité,il devra annoncer la couleur soit quitter la prison Euro,seule solution à toute nouvelle politique.En résumé la dictature austéritaire allemande à perpette ou la liberté retrouvée.
      Il n’y aura plus besoin de tourner autour du pot avec des promesses(entendues depuis 30 ans) du style:”europe sociale,changeons l’europe,une autre europe etc etc”
      On attend toujours le changement,la croissance,le plein emploi etc…et bientôt si ça continue ils vont nous déclencher une guerre(leur dernier argument,l’UE c’est ‘la paix’).


  19. BA Le 20 février 2015 à 13h56
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    Vendredi après-midi, sur le site du journal DER SPIEGEL, un article intitulé “La BCE se préparerait à une sortie de la Grèce de la zone euro.”


  20. Michel LONCIN Le 20 février 2015 à 14h36
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    VGE restera dans l’Histoire l’homme qui a TRAHI De Gaulle en 1969 et l’homme qui a porté sur des fonds baptismaux biaisés la défunte “Constitution européenne” entendant passe sous silence (c’est-à-dire NIER) les racines chrétiennes de l’Europe !!!
    Quant à sa compétence économique (il fut ministre des Finances sous De Gaulle) … son passé et sa présidence de la république (qui a réussi la “performance” de rendre impopulaire le meilleur économiste de son temps – Raymond Barre -) sont indélébilement dans toutes les mémoires !!!


  21. vérité2015 Le 20 février 2015 à 14h36
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    Grèce: comme Berlin, Lisbonne insiste sur le respect du programme.

    Assez comique de voir ce vendredi le Portugal qui est dans une situation proche de celle de la Grèce et s’il on tient compte des dettes privées bien pire,se ranger dans le club des talibans austéritaires.

    Il n’y a plus rien à attendre des partis de droite et de fausse gauche (genre PS),ni des centristes et écolos(ultra pro européistes,c’est une religion pour eux,ils veulent même supprimer la France).

    Ce qui ne nous donne plus comme choix que les extrêmes,mais qui pour moi font partie du système(Fn et FDG/PCF),un peu comme des idiots utiles de service.Les petits partis souverainistes n’ont que très peu de visibilité ou sont censurés.

    Reste une initiative citoyenne réelle(pas besoin de M Soros),venant de la base,mais malheureusement la situation de crise n’est pas encore assez grave pour l’instant,les gens vivent soit dans la peur de perdre le peu qui leurs reste,les ‘1 pct’ eux vont très bien merci pour eux.

    http://www.romandie.com/news/Grece-comme-Berlin-Lisbonne-insiste-sur-le-respect-du-programme/567896.rom


    • Timothée Le 20 février 2015 à 16h08
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      Le Portugal, comme l’Espagne, comme d’autres, s’alignent sur une position politique, à mon avis.
      Ils ont surtout la trouille que demain ce sera leur tour.

      Les partis souverainistes font d’excellents alliés dans les situations difficiles et peuvent apporter leur aide utile : voyez ANEL en Grèce !


      • Ripaton Le 20 février 2015 à 21h32
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        J’aurais dit EPAM.


  22. mescalito22 Le 20 février 2015 à 14h40
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    Comme Roland Dumas (aujourd’hui) ou François Mitterrand à la fin de sa vie (confidences à G.M Benhamou sur la guerre invisible et “sans morts apparents” à laquelle sont confrontés les français), certains vieux politiciens, sachant n’avoir plus rien à perdre, lâchent parfois quelques vérités politiquement ou économiquement incorrectes…
    Rappelons que V.G.E, oeuvrait au profit de “La Paneurope/France” (dont G.Pompidou fut longtemps le trésorier) en défendant bec et ongles le principe d’une monnaie unique dès les 60s…
    Il sent le vent tourner et se rappelle au bon souvenir de ses anciens amis!
    Pour laisser une toute petite trace dans l’histoire du naufrage de la Ve république ou simplement se mettre en paix avec sa conscience…
    PITOYABLE et INUTILE, RIEN DE PLUS HELAS xD


  23. FifiBrind_acier Le 20 février 2015 à 15h13
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    La BCE prépare un plan de sortie de la Grèce de l’euro avec un contrôle des capitaux pour éviter leur fuite.
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/comment-la-bce-se-prepare-a-une-sortie-de-la-grece-de-la-zone-euro-864931.html


    • Chris Le 20 février 2015 à 16h06
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      Alors ce sera ce week-end pour adoucir un bank run ! Semblable au scénario chypriote.


      • vérité2015 Le 20 février 2015 à 16h48
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        C’est jour férié lundi en Grèce…


    • Serge Le 20 février 2015 à 22h00
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      Dans ce cas ,alors ,ce ne serait pas un simple avis fortuit de la part de Giscard.


  24. Macarel Le 20 février 2015 à 15h52
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  25. Timothée Le 20 février 2015 à 16h17
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    Quand je lis l’analyse de VGE, elle me fait penser que le problème principal n’est pas la Grèce, mais la cohérence politique Européenne.

    Dit avec d’autres mots, ni l’UE ni l’Euro ne peuvent fonctionner avec des pays ayant des politiques nationales diamétralement opposés : il faut qu’elles soient concordantes. Ces structures nécessitent un monopartisme, le pluralisme démocratique est leur ennemi.

    Je les laisse se démerder avec ça, on verra bien comment ils vont s’en sortir. Ou pas.


  26. Achille Tendon Le 20 février 2015 à 16h32
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    N’est-ce pas le même génie qui donna son nom à un fameux emprunt finalement indexé sur l’or?

    Wikipedia:
    “Cet emprunt a la réputation d’avoir été particulièrement coûteux pour les finances publiques : pour 7,5 milliards de francs emprunté pour 15 ans, l’État dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs.”

    Et Tonton voudrait donner des leçons: vive l’accordéon !!!


  27. vérité2015 Le 20 février 2015 à 16h47
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    Dans sa guerre contre les travailleurs grecs l’Union européenne ne cède pas un pouce de terrain.

    Il aura fallu moins de quatre semaines au gouvernement mené par Syriza pour totalement révéler au grand jour la faillite d’une perspective réformiste de la classe moyenne en période révolutionnaire ou contre-révolutionnaire.

    L’offensive de la classe dirigeante ne peut être vaincue que par des moyens révolutionnaires : la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière contre le capitalisme dans toute l’Europe et au plan international. Syriza et les divers partis de la pseudo-gauche qui le soutiennent sont des obstacles à cette lutte. La construction d’une nouvelle direction révolutionnaire de la classe ouvrière doit s’effectuer dans une lutte contre eux.
    http://www.wsws.org/fr/articles/2015/fev2015/pers-f19.shtml


  28. Macarel Le 20 février 2015 à 17h13
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    Ah ! Giscard, c’est aussi l’affaire des avions renifleurs…

    On a beau être en haut de la chaîne alimentaire, on peut se faire “couillonner” par des escrocs
    malins.


  29. arthur78 Le 20 février 2015 à 17h22
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    J-P. Chevènement @chevenement · 23 h il y a 23 heures

    On peut s’attendre à de grosses secousses et il faudra aller vers les solutions amicales dont parle VGE! (vers une monnaie commune) #ConfCRE


  30. Fox 23 Le 20 février 2015 à 17h26
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    Prestation pitoyable d’un vieillard dans sa dernière ligne droite, oubliant ses anciennes prises de position, comme déjà souligné, mais n’omettant pas de citer 2001 comme date de l’erreur initiale au niveau de la Grèce, date ou comme par hasard le décideur Français s’appelait Chirac, un si grand ami !
    Même dans des situations difficiles pour l’Europe qu’ils ont tant voulu et dont ils ont tant truqué la montée en puissance, c’est le règlement de comptes personnels qui prime sur le reste.


  31. Ouranos Le 20 février 2015 à 17h33
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    Trop naïfs ces politiciens !… ou plutôt trop complices !… à l’époque, ils étaient déjà aux ordres des Goldman Sachs, des Société générale… et autres affidées du grand casino de la finance…
    Ils le sont toujours, mais la catastrophe étant arrivée (et toujours à venir) celà se voit comme le nez au milieu de la figure. Politicien, un métier pour la vie, à condition de savoir piétiner la vertu et l’honneur de servir…


  32. JaySWD Le 20 février 2015 à 19h18
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    Pour rappel,VGE:
    -Fondateur de la Frenc American Fondation(et son élevage d’Oies américanolâtres dites “Young Leaders)
    -Membre du Bohemian Grove…En compagnie de Rocard,ils en sont les deux seuls membres français…Rocard,principale source d’inspiration du trés limité mais néanmoins fier à bras Catalan.

    Sans commentaires.


  33. vérité2015 Le 20 février 2015 à 20h15
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    Le faux parti d’opposition SYRIZA vient de capituler comme prévu…curieux de voir la réaction de leurs électeurs trahis une fois de plus.Merkel et les eurocrates viennent d’ouvrir tout grand la porte à Aube Dorée…bravo vive la démocratie européenne,voter ne sert plus à rien visiblement comme disait Juncker.

    Bruno Waterfield is in Brussels, and thinks Greece have been forced to concede a lot of ground to creditors.

    In particular, deposit flight from the country’s banks may now be reaching more than 1bn euros a day, which means the country could hit its ceiling on emergency funding from the ECB on Tuesday.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11424343/Greece-crunch-eurozone-meeting-live.html

    Après ‘le changement c’est maintenant’ voici un nouveau tube..’la trahison c’est maintenant’.


    • Timothée Le 20 février 2015 à 20h26
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      Ne faites pas confiance à Waterfield, si vous voulez mon avis. Croisez vos infos, sinon vous allez être perdu.


      • vérité2015 Le 20 février 2015 à 20h36
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        Reports from Greek television that Spain and Portugal had strong objections to the tabled agreement.

        It also seems Greece is being asked to submit reforms which continue to meet its existing budget surplus targets of a 3pc surplus this year, followed by 4.5pc the next.

        Previously, the Greek government had claimed such a fiscal straitjacket would make it impossible for the country to get back to economic health.

        DT


        • Timothée Le 20 février 2015 à 22h50
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          Eh bien, l’accord et là et il n’y a rien sur l’excédent budgétaire…
          Pour être plus précis, l’accord ne prévoit aucun engagement de la Grèce sur l’excédent budgétaire pour être validé (“successful”) et empocher le dernier tiers d’aide.
          Seule concession (mais qui n’en est pas une, vu qu’elle a toujours fait partie de la proposition grecque initiale) est que la Grèce ne prendra aucune mesure qui aggraverait le déficit budgétaire, sans proposer des mesures d’équilibre simultanées.


  34. vérité2015 Le 20 février 2015 à 20h26
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    RIP Syriza

    Voici pourquoi la Grèce ne sortira JAMAIS de l’Euro ni aucun autre pays,même si nous devons tous être ruinés,ils ne le feront JAMAIS.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-02-20/330-billion-reasons-why-grexit-can-was-kicked-down-road

    From Channel 4’s economics editor Paul Mason: “This is – if reports are true – complete capitulation for now from Greece, doesn’t solve the fundamental problems.”

    Source DT

    Podemos deja visé par des attaques sous la ceinture en Espagne par la caste PP/PSOE:

    Podemos dénonce une “chasse aux sorcières”

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/20/97001-20150220FILWWW00379-podemos-denonce-une-chasse-aux-sorcieres.php


    • Timothée Le 20 février 2015 à 22h54
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      Attendez l’accord détaillé, car les détails sont loin de ce que vous pensez. Plus que trois-quatre jours.


  35. Chris Le 20 février 2015 à 23h00
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    Un article bien senti d’UPR : “Valéry Giscard d’Estaing brise trois dogmes de la religion européiste, mais cache encore l’essentiel”
    http://www.upr.fr/actualite/europe/valery-giscard-destaing-brise-trois-dogmes-de-la-religion-europeiste-mais-cache-encore-lessentiel.

    La conclusion est des plus intéressantes, car elle montre véritable le noeud du problème :
    “LE BRAS DE FER DANS LES COULISSES
    Il faut souligner que les déclarations de l’ancien président de la République s’inscrivent dans la droite ligne des analyses des dirigeants allemands, qui militent presque ouvertement désormais pour la sortie de la Grèce de l’euro.
    Cependant, il faut aussi rappeler que les souhaits profonds de l’Allemagne en la matière sont contrecarrés par ceux de Washington et des élites euro-atlantistes. Ces derniers craignent en effet, par-dessus tout, l’effet de contagion qu’une sortie de la Grèce de l’euro pourrait très rapidement entraîner dans toute la zone euro.

    Un tel effet domino pourrait alors conduire à l’effondrement de tout le glacis géopolitique établi par les États-Unis depuis 1945 sur l’Europe continentale.

    Le bras de fer qui se joue actuellement dans les coulisses oppose les tenants de ces deux Europe : celle voulue par Berlin – qui souhaite que la Grèce sorte de l’euro – et celle voulue par Washington – qui souhaite que la Grèce y reste.


  36. ulule Le 21 février 2015 à 18h11
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    “On peut, et on doit, y voir l’écho lointain de la défaite de 1940, et de l’abandon au pire dont les élites françaises, tant de droite que de gauche se sont alors rendues coupables.” Annie Lacroix-Riz
    Petit rappel de ce que fut la synarchie de l’entre-deux-guerres et en particulier de l’efficacité extrême du combat qu’elle conduisit contre les salariés français en corrompant le syndicalisme compréhensif- ( Interview  par le Canard Républicain du 07 Avril 2012 et publication sur le site http://www.agoravox.tv
    http://www.historiographie.info/synarchie.pdf


  37. ulule Le 21 février 2015 à 18h14
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    Anne Lacroix-Riz –
    LA NOUVELLE QUESTION ALLEMANDE … Vous trouverez ici transcription du débat « sur la nouvelle question allemande : La tentation impériale » qui a eu lieu entre Jacques Nikonoff et moi-même (Annie Lacroix-Riz ) le dimanche 29 Octobre 2011 à Sommières (30), à l’occasion de l’université d’automne 2011 du M’PEP.
    L’histoire permet de faire le point sur les réalités de la présumée « union européenne » et du « modèle allemand », à nouveau prescrit par ceux qui nous dirigent, comme dans la crise précédente.
    http://www.dailymotion.com/video/xmtf11_la-nouvelle-question-allemande_news
    Date de publication 07/12/2011


  38. Mickael Le 25 février 2015 à 16h47
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    La Grèce ne sortira pas de la zone euro, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement… Si cela venait à se dérouler, la Grèce ne serait pas alors le dernier pays à quitter à la zone euro, c’est certain.


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