On va résumer brièvement : ça commence à sentir très très mauvais…

La guerre se rapproche, vraiment.

Dans un débat de géopolitique la semaine passée, j’ai entendu un intervenant officiel russe déclarer très calmement que si la Turquie passait la frontière syrienne, ce serait la guerre.

Je vous jure, ça a jeté un très très grand froid – ça fait bizarre à entendre…

Syrie : la Turquie et l’Arabie saoudite prêtes à envoyer des troupes contre l’EI

Source : Libération, AFP, 13-02-2016

Les deux pays seraient prêts à combattre l’Etat Islamique. Photo Ahmad al-Rubaye.AFP

La Turquie et l’Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre le groupe Etat islamique (EI) en territoire syrien, a annoncé samedi le chef de la diplomatie turque, ce qui pourrait encore compliquer la donne en vue d’un dénouement de la crise.

A Munich (sud de l’Allemagne), où il participe à la conférence sur la sécurité, le secrétaire d’Etat John Kerry a rappelé que le dossier syrien se trouvait à un «moment charnière» entre guerre et paix.

«S’il y a une stratégie (contre l’EI), alors la Turquie et l’Arabie saoudite pourraient participer à une opération terrestre», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, lui-même de retour de Munich.

Selon lui l’Arabie saoudite, qui est devenue au cours des derniers mois l’un des plus proches alliés de la Turquie, va également déployer des avions de chasse sur la base militaire stratégique d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, où se trouvent déjà des avions de la coalition conduite par les Américains.

Des responsables saoudiens «sont venus et ont effectué une reconnaissance de la base. Pour le moment, il n’est pas encore clair combien d’avions» seront déployés, a dit le ministre turc en évoquant «une coalition islamique contre la terreur». D’après lui, Ryad a indiqué être prêt à «envoyer des troupes quand le temps viendra pour une opération terrestre».

L’annonce du ministre turc intervient au lendemain de déclarations incendiaires du président syrien Bachar al-Assad contre la Turquie et l’Arabie saoudite, qu’il a accusées de soutenir le «terrorisme». Dans une interview à l’AFP, il a affirmé vouloir reconquérir toute la Syrie, quitte à mener de «longs» combats.

L’Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ de Bachar Al-Assad est indispensable pour une solution en Syrie, où la guerre a fait plus de 260.000 morts en près de cinq ans et jeté sur les routes plus de la moitié de la population. Les deux pays soutiennent les rebelles et craignent que l’Occident n’assouplisse sa position à l’égard du président syrien, considéré comme un moindre mal face aux jihadistes.

«Ne menacez personne»

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Ryad Adel al-Jubeir a annoncé cette semaine que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre l’EI. Et Washington, par la voix de responsables du Pentagone, a dit voir d’un bon oeil cette offre saoudienne.

Mais le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a mis en garde samedi contre toute intervention au sol des pays membres de la coalition emmenée par les Etats-Unis.

«Ne menacez personne avec une opération au sol», a-t-il déclaré lors d’un discours à la conférence de Munich, au cours duquel il a affirmé que le monde était entré dans une nouvelle guerre froide.

La Russie a annoncé samedi l’envoi en Méditerranée d’une corvette lance-missiles, le Zelyony Dol, et celle-ci se dirigerait vers les côtes de la Syrie, selon des informations de presse.

Le départ du Zelyony Dol pour la Méditerranée intervient alors que les Etats-Unis et la Russie viennent de tomber d’accord sur une «cessation des hostilités» en Syrie dans un délai d’une semaine, à l’exception de l’offensive contre les jihadistes, afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

Les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir «exacerbé» le conflit en Syrie par son appui militaire aux forces gouvernementales, notamment dans l’offensive en cours contre les rebelles à Alep, la grande ville du nord.

Et John Kerry a appelé samedi Moscou à «changer de cibles»militaires sur le terrain. «Aujourd’hui la très grande majorité des attaques russes se concentrent sur les groupes d’opposition légitimes. Pour adhérer à l’accord (sur la trêve), il est essentiel que la Russie change de cibles» en Syrie, a-t-il dit.

AFP

Source : Libération, AFP, 13-02-2016

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La Turquie bombarde des secteurs kurdes dans le nord de la Syrie

Source : L’Express, AFP, 14-02-2016

Des militants de gauche manifestent à Ankara le 13 février 2016 pour la fin des hostilités entre les forces militaires turques et les rebelles kurdes afp.com/ADEM ALTAN

Istanbul – La Turquie, mettant en application ses menaces, a bombardé samedi des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, des frappes qui devraient encore un peu plus compliquer la donne en vue d’un dénouement de la crise.

Le département d’Etat américain a aussitôt réagi, exhortant la Turquie à “cesser ces tirs“.

A Munich, où il participe à la conférence sur la sécurité, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait auparavant averti que le dossier syrien se trouvait à un “moment charnière” entre guerre et paix, quelques jours après que Washington et Moscou sont tombés d’accord sur une prochaine “cessation des hostilités“.

L’agence officielle Anatolie a rapporté samedi soir que l’armée turque avait frappé des cibles du Parti kurde de l’union démocratique (PYD) et du régime syrien.

Les forces armées turques ont frappé des cibles du PYD près de la ville d’Azaz, dans la province d’Alep, selon une source militaire citée par Anatolie. L’armée turque a également riposté à des tirs de forces du régime syrien sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie), selon la même source.

Nous avons pressé les Kurdes syriens et d’autres forces affiliées aux YPG (les Unités de protection du peuple kurde liées au PYD, le Parti kurde de l’union démocratique, Ndlr) de ne pas profiter de la confusion en s’emparant de nouveaux territoires. Nous avons aussi vu des informations concernant des tirs d’artillerie depuis le côté turc de la frontière et avons exhorté la Turquie à cesser ces tirs“, a déclaré dans la soirée le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, qui se trouvait à Munich.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), l’artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d’Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale force kurde en Syrie ont récemment repris à des rebelles islamistes.

Une source au sein des YPG a indiqué à l’AFP que les bombardements avaient notamment visé l’aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.

Situé à une dizaine de km de la frontière turque, l’aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d’Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord.

Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

C’est à quelques km plus au sud de cette zone que le régime syrien, fort du soutien de l’aviation russe, mène une offensive d’envergure contre les rebelles.

Cette offensive, lancée le 1er février, a provoqué l’exode de dizaines de milliers de personnes qui restent notamment bloquées au nord d’Azaz, tout près de la frontière turque, espérant que les autorités turques les laissent entrer.

Au nord d’Alep, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, ont lancé samedi une offensive sur Tall Rifaat, aux mains d’autres rebelles, a rapporté l’OSDH, précisant que l’aviation russe avait mené samedi au moins 20 frappes sur cette ville.

– Opération terrestre ‘ –

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avait menacé plus tôt samedi de lancer une opération militaire contre le PYD, la branche politique des YPG.

La Turquie considère le PYD et les YPG comme des branches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi le soutien militaire des Etats-Unis à ses ennemis kurdes de Syrie.

Les Turcs redoutent qu’un soutien étranger permette aux Kurdes syriens, qui occupent déjà une grande partie du nord de la Syrie, d’étendre encore leur influence et de contrôler ainsi la quasi-totalité de la zone frontalière avec la Turquie.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a par ailleurs indiqué samedi que son pays et l’Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre l’EI en Syrie.

Selon lui, l’Arabie saoudite, devenue ces derniers mois l’un des plus proches alliés de la Turquie, va déployer des avions de chasse sur la base militaire stratégique d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, où se trouvent déjà des avions de la coalition antijihadistes conduite par les Américains.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, avait annoncé cette semaine que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie dans le cadre de la coalition antijihadistes.

– ‘Guerre froide’ –

L’Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ du président syrien Bachar Al-Assad est indispensable pour une solution en Syrie, où la guerre a fait plus de 260.000 morts en près de cinq ans et jeté sur les routes plus de la moitié de la population.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a mis en garde samedi contre toute intervention au sol des pays de la coalition lors d’un discours à la conférence de Munich, au cours duquel il a affirmé que le monde était entré dans une “nouvelle guerre froide“.

Les Etats-Unis accusent de leur côté la Russie d’avoir “exacerbé” le conflit par son appui militaire aux forces gouvernementales, notamment dans l’offensive contre les rebelles dans la région d’Alep.

Source : L’Express, AFP, 14-02-2016

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Syrie : le ton monte entre alliés et adversaires de Damas

Source : Le Parisien, 14/02/2016

Malgré les promesses de trêve, une résolution du conflit syrien semblait ce dimanche de plus en plus illusoire, les différents acteurs internationaux, dont la Turquie et la Russie, s’accusant mutuellement de jeter de l’huile sur le feu.

• La Syrie en veut aux Turcs qui bombardent les Kurdes. L’armée turque a bombardé au mortier ce dimanche pour la deuxième journée consécutive des positions kurdes dans le nord de la Syrie, aux alentours de la ville syrienne d’Azaz dans la province d’Alep.

 Le gouvernement syrien a condamné «les attaques répétées de la Turquie à l’encontre (…) de l’intégrité territoriale de la Syrie», appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à «mettre un terme aux crimes du régime turc».

• Les Etats-Unis et la France font la leçon à la Turquie. En menant de nouveaux bombardements, Ankara a fait fi de l’appel à les «cesser» lancé par les Etats-Unis, son allié et partenaire au sein de l’Otan. La France a appelé dimanche à la «cessation immédiate des bombardements» de la Turquie dans les zones kurdes de Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

• La Turquie ne veut pas de Kurdes forts à sa frontière. Les Turcs expriment régulièrement leur frustration face au soutien militaire apporté par Washington aux groupes kurdes, notamment des Unités de protection du peuple (YPG). Ils redoutent que ces derniers, qui contrôlent déjà une grande partie du nord de la Syrie, n’étendent leur influence à la quasi-totalité de la zone frontalière. La progression des YPG à l’ouest de l’Euphrate en Syrie constitue «une ligne rouge», a expliqué le vice-Premier ministre turc Yalcin Akdogan. «Il s’agit de questions qui touchent à la sécurité nationale (…) La Turquie n’est pas une nation qui va regarder ce qui se passe les bras croisés», a-t-il prévenu.

• Vers une offensive au sol turco-saoudienne contre l’EI.Farouchement hostile au régime de Bachar al-Assad et en froid avec la Russie, la Turquie envisage de lancer avec l’Arabie saoudite une opération terrestre en Syrie officiellement destinée à combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), selon le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Des forces «spéciales» saoudiennes pourraient être ainsi déployées dans le cadre de la coalition antidjihadistes conduite par les Etats-Unis, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, sans donner de détails. Ces déclarations coïncident avec le déploiement d’avions de combat saoudiens sur la base turque d’Incirlik afin d’«intensifier les opérations aériennes» contre l’EI, selon un haut responsable saoudien de la Défense.

• L’Arabie Saoudite met en garde la Russie. Adel al-Jubeir a parallèlement vivement critiqué l’action de la Russie en Syrie, affirmant qu’elle ne parviendra «pas à sauver Bachar al-Assad». Son départ «est une question de temps et, tôt ou tard, son régime tombera», a-t-il prédit.

• Turquie et Arabie Saoudite soutiennent des insurgés sunnites en perte de vitesse. L’engagement accru de Ryad et Ankara survient alors que les groupes rebelles soutenus par les deux puissances sunnites ne cessent de perdre du terrain face aux Kurdes mais aussi et surtout face aux forces du régime.

• La triple alliance Iran-Russie-Syrie montre les muscles. L’Iran (chiite) et la Russie, les principaux alliés de Damas (alaouite), ont mis en garde la Turquie et l’Arabie Saoudite (sunnites) contre l’envoi de troupes en Syrie. «Nous ne permettrons certainement pas que la situation en Syrie évolue conformément à la volonté des pays rebelles. Nous prendrons les décisions nécessaires le moment venu», a averti l’adjoint du chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri.

• Syriens, Russes et Kurdes concentrent le feu à Alep. Sur le terrain, l’armée syrienne continue de progresser au nord d’Alep et ne se trouvait plus dimanche qu’à environ trois kilomètres au sud de Tall Rifaat, l’un des trois bastions qui restent aux insurgés dans cette région. La localité, qui a été visée samedi par plus de 20 raids russes, est également attaquée à l’est par les Kurdes. L’offensive lancée le 1er février par le régime a provoqué l’exode de dizaines de milliers de personnes qui restent notamment bloquées au nord d’Azaz, tout près de la frontière turque, espérant que les autorités turques les laissent entrer.

• Le jeu des grandes puissances. Dans ce contexte, les présidens américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine se sont parlés au téléphone et ont fait, selon le Kremlin, une «évaluation positive» de l’accord conclu vendredi par les grandes puissances à Munich sur une trêve pour la semaine prochaine. Cet accord a été vivement dénoncé dimanche par le coordinateur de l’opposition syrienne, Riad Hijab, pour qui il permet la poursuite des bombardements russes. «Celui qui protège Daech (acronyme arabe de l’EI) aujourd’hui, c’est la Russie», a jugé Riad Hijab. L’influent sénateur républicain américain John McCain a également jugé que l’accord de Munich ne ferait que soutenir «l’agression militaire» de la Russie, qui «veut exacerber la crise des migrants pour diviser l’alliance transatlantique et miner le projet européen».

Qui fait quoi en Syrie ?– Les insurgés sunnites sont soutenus par la Turquie et l’Arabie Saoudite.
– Les insurgés sunnites luttent à la fois contre le régime de Bachar al-Assad et l’Etat Islamique (EI).
– Le régime de Bachar al-Assad est soutenu par l’Iran (chiite), le Hezbollah libanais (chiite), la Russie.
– L’armée de Bachar al-Assad lutte à la fois contre l’Etat Islamique (EI) et les insurgés sunnites (Front al-Nosra lié à Al-Qaïda, Armée syrienne libre, etc).
– L’Etat Islamique (EI) est sous le feu de l’armée de Bachar al-Assad et de ses alliés (Russie, Hezbollah), de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, des insurgés sunnites, des Kurdes (YPG).
– Les Kurdes (YPG) combattent l’Etat Islamique (EI) mais sont bombardés par la Turquie qui soutient les insurgés sunnites et ne veut pas d’une entité kurde à sa frontière.
– La coalition internationale cible l’EI mais ne veut pas d’un maintien de Bachar al-Assad au pouvoir en Syrie.
– La Russie défend le régime de Bachar al-Assad qui lui assure une porte ouverte sur la Méditerranée (port de Tartous).
– L’Iran défend la Syrie afin de préserver sa propre puissance et ses intérêts dans la région, face à son éternel rival saoudien.

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Et donc dimanche matin :

Et on voit l’influence désormais quasi-végétale des États-Unis :

Eh bien si quelqu’un ne fait pas preuve d’une réelle violence envers la Turquie pour qu’elle se calme, on va bientôt connaitre la 14e guerre Russo-Turque :

  1. Guerre russo-turque de 1568-1570
  2. Guerre russo-turque de 1676-1681
  3. Guerre russo-turque de 1686-1700
  4. Guerre russo-turque de 1710-1711
  5. Guerre russo-turque de 1735-1739 ou « guerre austro-russe contre la Turquie de 1736-1739 »
  6. Guerre russo-turque de 1768-1774
  7. Guerre russo-turque de 1787-1792 ou « guerre austro-russe contre la Turquie de 1787-1792 »
  8. Guerre russo-turque de 1806-1812
  9. Guerre russo-turque de 1828-1829
  10. Guerre russo-turque de 1853-1856 ou guerre de Crimée
  11. Guerre russo-turque de 1877-1878 ou « dixième guerre russo-turque » (la guerre de Crimée n’ayant pas été prise en compte dans la numérotation initiale).

On y ajoute les deux conflits suivants :

81 réponses à [Guerre 1] Syrie : la Turquie et l’Arabie saoudite prêtes à envoyer des troupes contre l’EI

Commentaires recommandés

wesson Le 15 février 2016 à 04h14

la presse française :
quand la Russie bombarde al qaeda : “la russie bombarde les population civiles”

quand la turquie bombarde ceux qui combattent al qaeda au sol :”la situation se complique”

moi au contraire je trouve que la situation se clarifie parfaitement.

  1. Ailleret Le 15 février 2016 à 02h34
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    Pauvre Syrie. Après cinq ans de souffrances, elle est devenue le foyer d’une tourmente qui menace d’engloutir le monde. Mais nous, ici, avons-nous mérité la paix ? Nos mensonges et nos lâchetés n’ont fait qu’aggraver ce cancer…

    Reste une arme à notre portée : dire et redire la vérité. Quoi qu’il arrive, le mensonge doit être combattu et il sera finalement démasqué. Espérons donc, contre toute espérance…


  2. Spectre Le 15 février 2016 à 02h40
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    Il serait grand temps de calmer Adolf Erdogan, et il ne faut pas compter sur la diplomatie vassale “européenne” pour cela (surtout avec le chantage au passage des migrants).

    Voilà où mène le fait de laisser intacte la poudrière de l’OTAN… les furieux comme Erdogan se croient ensuite autorisés à faire tout et n’importe quoi. Les États-Unis feraient bien de tirer un peu plus sévèrement sur la laisse.


    • Bordron Georges Le 15 février 2016 à 18h25
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      En tous cas malgré la désapprobation US, Erdogan (membre de l’OTAN comme chacun sait), attaque et bombarde les combattants kurdes. Pourquoi? Parce que les russes et les syriens sont en train de bloquer complètement le trafic de la Turquie avec l’EI dans le nord de la Syrie.
      Erdogan essaie donc d’urgence d’ouvrir un nouveau passage à travers la zone contrôlée par les kurdes.
      Cela démontre l’importance stratégique de ce trafic.


      • Bordron Georges Le 15 février 2016 à 18h35
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        D’ailleurs, les US essaient de rétablir le même trafic mais à travers des négociations qui sous prétexte d’humanitaire, contraindrait la Russie à maintenir un couloir.


  3. odjo Le 15 février 2016 à 03h13
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    Est-ce que c’est une blague Saoudo-Turc?
    Elle n’est certainement pas ce que je peut constater dans la realite .
    Est-ce que ces deux pays sont tout bonnement pres a arreter leur support militaire a tous ces auto -proclames opposants ?


  4. wesson Le 15 février 2016 à 04h14
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    la presse française :
    quand la Russie bombarde al qaeda : “la russie bombarde les population civiles”

    quand la turquie bombarde ceux qui combattent al qaeda au sol :”la situation se complique”

    moi au contraire je trouve que la situation se clarifie parfaitement.


  5. DUGUESCLIN Le 15 février 2016 à 06h33
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    La tension monte c’est évident, chacun veut montrer sa détermination avec l’espoir de décourager l’autre.
    Mais il serait plus juste de dire “les tensions”.
    En fond de tableau, deux gros rivaux, de force à peu prêt équivalente, s’affrontent.
    L’empire ottoman et l’empire perse.
    La Syrie et l’Irak étant pris en otage dan cette guerre de domination.
    En premier plan du tableau, mais volontairement flouté, l’impérialisme américain héritier de l’impérialisme anglo-saxons, qui s’oppose à l’empire russe héritier du Tsar de toutes les Russies.
    D’un côté le monde unipolaire sous la domination de la haute finance internationale, de l’autre le monde multipolaire du respect des souverainetés et des alliances librement consenties.
    D’un côté la domination du monde par la finance, de l’autre le développement par le partenariat.
    La Turquie joue son avenir et est prête à tout et n’importe quoi contre l’empire perse renaissant qui de son côté ne peut accepter que l’Assyrie et la Mésopotamie tombent sous la domination ottomane.


    • francois marquet Le 15 février 2016 à 10h06
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      Depuis la mise à sac de Dehli, en 1739, la Perse (l’Iran depuis 1935) est restée dans ses frontières. Qui peut en dire autant chez les donneurs de leçon: les US, la France, les britanniques, les allemands, les japonais, les turcs, les israéliens, les saoudiens? Il y a une légitime aspiration à être une puissance régionale chez l’Iran, pas à reconstruire un empire comme les turcs ou plutôt Erdogan.


      • FBH Le 15 février 2016 à 22h54
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        Méfions-nous des visées régionalistes de l’Iran : l’Iran contrôle déjà Téhéran !

        Dixit le sénateur Cotton, Arkansas, cité par William Blum qui analyse les performances des haut-diplômés US.
        “Moreover, we have to stand up to Iran’s attempts to drive for regional dominance. They already control Tehran and, increasingly, they control Damascus and Beirut and Baghdad. And now, Sana’a as well.”

        link to williamblum.org


    • Pavlo Le 15 février 2016 à 11h21
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      “La Turquie joue son avenir”
      Et bien elle le joue très mal!

      La Turquie risque, par ses actions débiles, de perdre ses frontières actuelles (qui lui sont très favorables, et qu’elle a eu grâce à l’appui de l’URSS).
      En cas de guerre importante, la Turquie risque de perdre Constantinople et le Bosphore, sans parler des zones kurdes et arméniennes, ainsi que d’Alexandrette.

      La Turquie devrait se pencher sur l’historie de l’Allemagne et ses pertes territoriales suite à ses dernières aventures guerrières.


  6. DUGUESCLIN Le 15 février 2016 à 06h34
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    Pour le moment chacun est dans le défi, dans le bluff, avant l’éventuel combat.
    Seul un consensus sous médiation russe peut calmer la Turquie pour peu qu’elle s’excuse de ses exactions et accepte une paix qui serait un moindre mal. Mais les américains veulent rester maîtres du jeu et s’y opposent dangereusement, ils préfèrent le chaos et l’enlisement avec les armées des autres. Les russes le savent et feront encore des propositions de paix dans l’intérêt de tous mais ne reculeront pas du fait de leur position favorable sur le plan stratégique.
    La Turquie joue gros dans cette affaire..


  7. J Le 15 février 2016 à 06h58
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    Le rappel historique des conflits russo-turcs est intéressant. Les empires russe et austro-hongrois ont donc fait plier, en plusieurs siècles, l’Empire Ottoman. Pour la Guerre de Crimée de 1853-56, l’alliance franco-anglaise a permis aux Ottomans de se tirer d’affaire (autrement ils perdaient Istanbul, leur flotte ayant été détruite par les Russes). Napoléon III se serait aussi bien allié aux Russes contre les Turcs et les Anglais, mais le Tsar de l’époque Nicolas Ier a répondu que “jamais un Romanov ne s’alliera à un Bonaparte” (Poutine et Medvedev ont certainement retenu la leçon). On note aussi que cette alliance franco-anglaise s’est faite en exigeant et obtenant l’abolition de l’esclavage et du statut de dhimmi (ce qui par contrecoup a ouvert la voie à l’installation massive de Juifs en Palestine dans les décennies suivantes).

    Bref, ce n’est pas d’aujourd’hui que cette région est un sac de nœuds et de jeux tordus au point de jonction de l’Europe et du Moyen-Orient.


  8. LBSSO Le 15 février 2016 à 07h52
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    La Turquie essaie d’avancer ses pions avant la bataille de Mossoul ,situé sur un territoire contrôlé par les kurdes en Irak.Apparemment,en plus des forces strictement kurdes ,il semble que les forces irakiennes rassemblées en soient essentiellement constituées.D’autre part ,es USA s’engageront de manière accrue ( link to wsws.org ) dans cette offensive.Si elle est un succès ,elle donnerait alors aux kurdes une certaine aura internationale compliquant ainsi la position de la Turquie qui a donc intérêt a prendre les devants au Kurdistan syrien (avant d’assister passivement à une éventuelle unification) .

    PS 1:Les alliés ont peur que l’EI fasse sauter le barrage de Mossoul ce qui engendrerait une vague de 10m sur la ville.
    link to france24.com
    PS2 Pour apporter un peu de complexité supplémentaire,je ne suis pas certain que l’Iran voit d’un bon œil l’émergence d’un Kurdistan (link to fr.wikipedia.org).


    • Homère d'Allore Le 15 février 2016 à 13h51
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      Bonjour LBSSO.

      Un autre barrage qui pourrait être la cible d’un sabotage (ou d’un raid aérien plus ou moins identifié), c’est celui de Tabqa, en amont de Raqqa, qui retient le lac Assad.

      Sa rupture serait dévastatrice.


  9. jean-marie Le 15 février 2016 à 07h59
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  10. Astatruc Le 15 février 2016 à 08h29
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    “Poutine et Medvedev ont certainement retenu la leçon”

    cette leçon là ou cette autre:

    link to fr.wikipedia.org

    “L’alliance franco-russe prévoyait une mobilisation mutuelle dans les deux pays en cas de mobilisation d’une des puissances de la Triplice ; une intervention russe contre l’Allemagne si l’Allemagne ou l’Italie (soutenue par l’Allemagne) attaquait la France ; une intervention française contre l’Allemagne si l’Allemagne ou l’Autriche-Hongrie (soutenue par l’Allemagne) attaquait la Russie.”


  11. Eric83 Le 15 février 2016 à 08h31
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    L’entrée en jeu de l’OTAN – dont ce n’est absolument pas le rôle – pour soi-disant “limiter” le flux migratoire maritime à partir de la Turquie a provoqué naturellement la riposte russe par l’envoi de navires en Méditerranée.

    link to fr.sputniknews.com

    Petite lueur d’espoir :

    link to fr.sputniknews.com


  12. bluetonga Le 15 février 2016 à 08h33
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    Erdogan et les Saouds sont acculés.Où ils admettent leur défaite, rentrent à la niche et attendent la facture de leur inconséquence (chute électorale d’un côté, regime change de l’autre, dislocation dans tous les cas), ou ils tentent le gambit en allumant la mèche du baril de poudre – et en espérant entrainer l’OTAN à leurs côtés. La Syrie (et ses alliés) joue le légalisme, dépose une plainte officielle à l’ONU, et vont fixer une ligne rouge (tout en se démenant dans les coulisses, au niveau diplomatique). Ni les Turcs ni les Saoudiens ne rassembleront suffisamment de suffrages en leur faveur, ils n’auront pas la légitimité, et devront se replier, après quelques bobos et beaucoup de ridicule. Washington et le Pentagone ne veulent probablement pas de confrontation directe, mais il faut voir où en sont les néocons, qui eux-même sont confrontés à une érosion de leur mainmise sur la politique extérieure et intérieure américaine. Eux aussi jouent leur peau dans cette affaire, et le sang des autres n’est pas pour les embarrasser.


    • gotoul Le 15 février 2016 à 18h33
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      La Turquie et l’Arabie Saoudite font partie de l’OTAN. Ça me parait très improbable qu’ils avancent leurs pions sans le feu vert de l’OTAN. Les pions de ces 2 pays sont des pions de l’OTAN et donc des USA.


      • Homère d'Allore Le 15 février 2016 à 19h28
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        C’est moins mécanique que cela.

        D’abord le royaume des Séoud ne fait pas partie de l’OTAN et a une alliance spécifique avec les Etats Unis depuis le pacte du Quincy.

        link to fr.m.wikipedia.org

        Les termes de l’accord sont bien moins déséquilibrés.

        Ensuite, ce n’est pas parce-que un pays est allié des Etats Unis qu’il suit aveuglement les injonctions de Washington. Les exemples de L’Iran du Shah, ou plus récemment d’Israěl ou de l’Egypte d’Al-Sissi, pourtant tous deux tributaires de l’aide militaire US, le prouvent.


  13. Balthazar Le 15 février 2016 à 09h16
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    Comment dire ?
    Les tyrans sont aux abois.
    Il va y avoir du changement (pas forcément provoqué par une révolution colorée hehehe) en Turquie et en Arabie.
    Et encore une fois qui profite le plus de ces guerres ? Les marchands de mort US.
    Et qui va morfler ? Les populations.
    Qui viendra “reconstruire” ces villes détruites, ruinées, endettées, mais riches en pétrole ?
    Les grands groupes internationaux.
    Bref, que la mondialisation a du bon !


  14. dupontg Le 15 février 2016 à 09h28
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    dommage que le traite de Sevres n’ait pas ete imposé plus fermement à la turquie en 1920..
    ça aurait evité une partie des problemes en Armenie et au Kurdistan.

    Finalement le traite de Lausanne en 1923 cedera au turcs


  15. Sébastienc Le 15 février 2016 à 09h33
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    Je suis un peu perdu

    Quand les russes bombardent les positions de Daesh en Syrie, les dirigeants atlantistes les accusent d’aider Assad. Bon, ok.

    Mais quand les turcs bombardent les kurdes, qui combattent l’Etat Islamique, ils aident…l’Etat Islamique, non ?

    Sachant que l’Etat Islamique est notre ennemi, ceux qui aident l’Etat Islamique devraient aussi être nos ennemis, non ?

    Et là, on voit cette merveilleuse invention qu’est l’OTAN : puisque l’on doit soutenir et aider un pays qui aide nos ennemis qui ont tué plus de 130 personnes il y a tout juste 3 mois.


    • J Le 15 février 2016 à 10h12
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      L’OTAN a été créée pour faire face à la pression du bloc communiste. La Turquie se trouvait alors en première ligne. Elle a notamment, comme la France et bien d’autres, envoyé des soldats en Corée. Par contre, aujourd’hui, on peut se demander quelle est la finalité de cette alliance.


      • Sébastienc Le 15 février 2016 à 11h50
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        ça avait du sens après 45, oui.
        ça aurait du disparaître en même temps que le Pacte de Varsovie.
        L’OTAN n’a rien à faire dans cette histoire, d’abord, c’est un pacte d’alliance, si l’un des membres est attaqué, on s’associe pour le défendre. Mais ici la Turquie n’est pas agressée.
        Et il devrait y avoir un droit de regard, de sanction, voire d’exclusion des membres, s’ils agissent contre les intérêts des autres membres de l’Alliance, ce qui est clairement le cas aujourd’hui.


        • Subotai Le 15 février 2016 à 17h42
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          “”ça aurait du disparaître en même temps que le Pacte de Varsovie””
          *************
          Le Pacte de Varsovie étant une réponse à la création de l’OTAN (et non l’inverse), il n’y avait aucune raison.
          La raison impériale restant.


          • Pavlo Le 16 février 2016 à 13h20
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            merci de rappeler cette vérité historique.

            Le pacte de Varsovie (et le mur de Berlin, aussi) furent crées en réponse (et en défense) des actions agressives impériales, et non l’inverse.

            Il est normal, lorsque l’on sait ceci, que l’OTAN aie continué après le démantèlement aussi bien du pacte de Varsovie que de la république démocratique allemande.
            Mais pourtant après disparition de l’URSS l’OTAN a continué et est même devenu plus arrogant.

            Les faits pointent vers une seule conclusion: le but de l’OTAN, et ce dès sa création, est l’anéantissement du peuple russe en tant que nation (ensemble de population avec des références culturelles et historiques communes).

            Les russes semble-t il ont fini par arriver à la même conclusion.

            On aurait pu croire que le but de l’OTAN était d’anéantir l’URSS.


      • LBSSO Le 15 février 2016 à 19h56
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        Bonsoir J
        “Par contre, aujourd’hui, on peut se demander quelle est la finalité de cette alliance”.

        -Lorsque le mur de Berlin est tombé dans les années qui suivirent ,il y a eu un débat aux USA pour savoir si il fallait abandonner ce “truc un peu lourd de la guerre froide”. La seule raison pour laquelle l’organisation a été conservé à l’époque c’est parce qu’elle constituerait un
        moyen de domination politique de l’Europe.

        -Enfin ,pour m’éloigner de votre commentaire et faire une remarque générale.Il faut noter qu’il s’agit de bombardements d’Artillerie ce qui évite aux turcs de rentrer en contact direct avec l’aviation russe.Il y a donc à la fois engrenage et prudence.


  16. naz Le 15 février 2016 à 09h35
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    Tout ça pour du gaz!
    Et la France qui ne peut pas dire qu’elle n’achètera de toutes façons pas du gaz qatari, car elle compte sur eux pour acheter ses avions, ses armes et notre patrimoine!
    Peut-être nous, peuple, pouvons-nous dire quelque chose?


  17. DVA Le 15 février 2016 à 10h17
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    «Celui qui protège Daech (acronyme arabe de l’EI) aujourd’hui, c’est la Russie», a jugé Riad Hijab..
    Riad Hijab…( personnage sulfureux de l’opposition ) me demande si il arrive encore à bien dormir ce gars là? Car quand même, si il avait été intègre avant sa défection en juillet 2012 …qu’eût été la suite des événements?


    • Chris Le 15 février 2016 à 13h08
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      link to rt.com
      Riyad Hijab : un ministre à qui 5,8 millions furent offerts pour passer dans l’opposition syrienne.
      A sa décharge,rappelons l’attentat qui couta la vie à 5 personnalités du Gvt de Bachar Al Assad le 18 juillet 2012 :
      link to lefigaro.fr

      link to fr.wikipedia.org
      “Le Front al-Nosra a revendiqué la responsabilité de 57 des 70 attentats-suicides recensés jusqu’en avril 20131. Ces attentats ont fait de très nombreuses victimes civiles.

      Al Nosra, ceux dont Fabius félicitait le “bon boulot” et que MacCain décorait…


  18. Gier 13. Le 15 février 2016 à 11h16
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    Il est quelques perles qui font rêver. Je trouve celle-ci délicieuse : “les groupes d’opposition légitimes”
    Il est donc légitime de prendre les armes contre un gouvernement en place. Il faudra s’en souvenir quand elles se retourneront contre les occidentaux. Quand on sait de quoi est composée cette opposition légitime, ça fait froid dans le dos.

    Celle-là n’est pas mal non plus, Kerry (je crois ?) qualifiant l’intervention Russe d’ «agression militaire» ! Donc un état légitime qui intervient au titre de ses alliances pour soutenir un autre état légitime attaqué par des terroristes obscurantistes devient l’agresseur.
    Mais on nous prend vraiment pour des blaireaux !


  19. christian gedeon Le 15 février 2016 à 11h19
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    ben çà va être chaud…il va de soi que turcs et saoudiens n’ont aucune intention de taper sur l’EI,qui est leur créature. Le turc va essayer de détruire l’embryon d’état kurde en train de se constituer,et le saoudien va essayer d’apporter tout le soutien qu’il peut à l’EI et à Al Nosra tout en faisant semblant de bombarder l’EI,évidemment.La raison la plus minime semble avoir déserté les esprits,si esprit il y a, de ces deux protagonistes de l’affaire syrienne. Si l’action de Poutine a une raison d’être ,c’est bien d’avoir fait sortir les chacals du bois,en quelque sorte,et d’obliger la diplomatie US à intervenir pour stopper ses alliés fous. La situation a échappé à son contrôle,si contrôle il y a eu un jour.La vraie guerre de Syrie vient de commencer…les US veulent,mais ne savent pas comment l’arrêter,cette fois ci. Un accident est si vite arrivé…


  20. Scrib Le 15 février 2016 à 11h47
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    Si on résume les derniers faits :
    La Turquie frappe les Kurdes en Syrie au motif de risposte.
    Les Kurdes et l’OSDH dénoncent une agression gratuite.
    Les US, la France (et surement d’autres) intiment à la Turquie d’arrêter le tir.

    Les questions en suspends :
    Les Kurdes ont-il réellement attaqué des positions en Turquie ?
    Si oui, avec quel moyen (si c’est un jet de pierre, ou un missile on réponds pas de la même manière)
    Si oui, quelle a été la cible des Kurdes en Turquie ? (une base arrière de l’EI serait franchement du top niveau)
    Pourquoi la Turquie n’a t-elle pas condamné cette attaque, ou tout simplement demandé aux alliés des Kurdes de les contrôler ? (ce qui aurait été de la plus grande sagesse au demeurant selon moi)

    Si vous trouvez des réponses… j’ai pas encore trouvé pour ma part.


    • Eric83 Le 15 février 2016 à 13h23
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      Les Kurdes se rapprochent de la jonction entre leurs positions Est et Ouest, empêchant les allées et venues de combattants, d’armes…etc…entre la Turquie et la Syrie.
      Sachant que l’espace aérien à la frontière est protégé par les systèmes russes, la Turquie ne pourrait plus intervenir en Syrie.
      Le gouvernement Turc a donc manifestement décidé d’empêché cette jonction par les armes.

      link to romandie.com

      L’escalade se poursuit malgré les “appels” des US et de la France à l’arrêt des bombardements turcs.

      J’ai revu récemment le film “13 jours” qui retrace les évènements de 1962 qui ont failli provoquer la 3ème guerre mondiale. J’ai le sentiment que l’Histoire se répète mais l’issue en sera-t-elle la même ?


    • Scrib Le 15 février 2016 à 14h07
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      Quelques réponses :
      “des tirs sur un poste militaire dans la région de Hatay, dans le sud de la Turquie”
      “Mais on attend toujours confirmation de ces affirmations”
      “Conformément aux règles internationales d’engagement militaire, la Turquie se réserve le droit de riposter à des tirs en direction de son territoire”

      sources : link to france24.com

      Les esprits s’échauffent… on va devoir faire une frise chronologique bientôt pour garder les évènements qui arrivent dans le bon ordre…


  21. Alae Le 15 février 2016 à 12h08
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    Si je peux me permettre, j’aimerais corriger le titre.
    “Syrie : paniquées par les progrès de l’armée syrienne sous couverture aérienne russe, la Turquie et l’Arabie Saoudite prêtes à envoyer des troupes en renfort de l’EI”
    Voilà.
    Qu’on nous prenne à ce point pour des crétins, ça devient agaçant.


    • dupontg Le 15 février 2016 à 12h31
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      “on” nous prend pour des cretins,parce que ça marche..


  22. willybear Le 15 février 2016 à 13h00
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    D´accord avec Alae, Gier13 et beaucoup d´autres,
    on (c´est a dire beaucoup de ceux qui usurpent la qualification de journalistes aujourd´hui) nous prend vraiment pour des abrutis et a ce degré de désinformation, c´est de la pure propagande guerrière, mais rien ne m´étonne plus venu de ce torchon qui ose s´appeler libération.

    Relisons aussi cette impressionnante traitrise de Sam Jones dans le FT, qui n´a pas hésité a manipuler sans vergogne les propos de Mr Ban Ki Moon, seulement secrétaire général de l´ONU, qu´il interviewait officiellement en sachant que tout était enregistré.

    link to dedefensa.org
    link to dedefensa.org

    Cela s´est un peu vu quand même, et cela démontre le degré de mépris pour les lecteurs et la certitude d´impunité de ces suppôts de la ploutocratie en place.
    Quand a tous ces remugles guerriers, ils vont bien finir par faire sauter le couvercle de la fosse a purin, hélas…


  23. tim Le 15 février 2016 à 13h12
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    Je remercie Poutine qui en 4 mois nous a revele ce que la coalition USA, UK, F, nous endormait depuis 2 ans.
    Merci Poutine de nous avoir reveille et montrer toute la salete cachee derriere le mot OTAN.


    • Lysbeth Lévy Le 15 février 2016 à 14h04
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      Oui Tim, et si on riait un peu ? Voilà que la France utilise des images de “frappes russes” sur le terrain pour faire croire qu’elle “gagne” : cocorico !

      link to le-blog-sam-la-touch.over-blog.com

      En vérité il faut crier Hourra ! La on peux dire merci les russes…


      • tim Le 15 février 2016 à 16h22
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        @Lysbeth Lévy, et bien on va continuer a rire avec cet article
        link to informationclearinghouse.info
        et aussi avec cette video ou le gouvernement britanique prepare la population a la ww III.
        Voila un film realise par la BBC2 de la pure propagande!!
        link to informationclearinghouse.info
        Si la video ne se lance pas, clicker sur la phrase soulignee que j’ai recopie ci-dessous

        World War Three: Inside the War Room, (here on BBC Two, for UK only)


        • Lysbeth Lévy Le 15 février 2016 à 16h52
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          Oui Tim, mais ça rappelle les années de la guerre froide, ou l’on nous passait des films ou les “méchants cocos”, sans foi, ni loi, attaquait le “monde libre”! Comme l’a bien expliqué Medvedev, on est revenu a cette époque, avec la peur pour moteur, si il fallait y aller. La peur sert à cela et on fait croire que les méchants dans l’affaire c’est “les autres” ..

          Je parlais du film qui prépare à une guerre possible. Moi je pense qu’il peux y en avoir une surtout depuis l’affaire ukrainienne. Ce pays si proche, agressé parce que la Russie n’a pas voulu laisser faire les Usa en Syrie, car les deux guerres sont liées. Evidemment ces pas fait pour rassurer, mais je loue le “sang froid” des russes car les Usa ont tout fait pour les faire “chuter”ou piéger….


          • christian gedeon Le 15 février 2016 à 18h36
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            Mais chère Lysbeth,certains cocos étaient de vrais méchants,à cette époque.Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie,en Irak ou en Lybie ne doit pas nous conduire à absoudre tout de go les Mao,Staline,Kim,Hodja et autres Pol Pot de leurs cimes insensés…je vois de ci de là surgir des nostalgiques de la “bonne vieille époque”,oublieux de la folie sanglante qui ‘était emparée des dirigeants “rouges “… C’est,entre autres choses,faire le jeu des neocons,dont le discours sans cesse martelé est justement de faire passer la Russie actuelle pour l’ancienne et défunte URSS impérialiste… l’enfer est pavé de bonnes intentions,n’est ce pas?


            • Lysbeth Lévy Le 15 février 2016 à 19h19
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              Pardon, mais je répondais à Tim, et je ne suis pas d’accord avec vous les “méchants cocos” dont vous parlez ont surtout existé que grâce à Hollywood et la propagande occidentale, et encore, après que cette noble institution “ai été purgée” de ces éléments “cocos” dans les années de la Red Scare o: link to en.wikipedia.org
              Evidemment on nous en parle pas mais ce fût une époque terrible pour les syndicalistes, militants ouvriers, communistes surtout qui furent chassés, harcelés, et même assassinés. ont perdu leur emploi, persécutés. De nos jours “communiste” est un gros mot !
              Cela débute dès que 1919 après la révolution russe, le communisme s’est répandu avec l’espoir d’une vie meilleure. La deuxième Red Scare eu lieu dans les années d’après guerre, ou là encore les nombreux émigrés juifs surtout ont emmenés dans leurs bagages le socialisme.
              La réponse du gouvernement américain fut terrible avec le Mac Carthysme, la chasse aux sorcière, a tout légitimé :
              link to fr.wikipedia.org


            • Lysbeth Lévy Le 15 février 2016 à 19h35
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              Il serait temps d’en finir avec la propagande, celle dont parle Chomsky “la fabrique du consentement” pour enfin réfléchir, penser..Oui la terrible chasse aux sorcières de sieur “Mac Carthy” a fait de nombreuses victimes, une vraie dictature s’est abattu sur les Usa certains artistes ont préféré partir : link to fr.wikipedia.org
              Le parti communiste a été interdit et les syndicalistes, surveillés comme autant de dangereux terroristes. Contre le socialisme ou le communisme, de nombreuses exagérations. Désolé de vous décevoir mais si le mot “communiste” est une insulte, c’est qu’il y a une bonne raison. La classe ouvrière à terriblement souffert :link to fr.wikipedia.org La peur qu’avaient les patrons, latifundiaires, banquiers de ce nouveau système a libéré le fascisme aux Usa. Le fascisme étant inhérent au Capitalisme…Bonne soirée Gédéon…


            • Silk Le 15 février 2016 à 23h23
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              cependant Lysbeth, ce n’est pas car “l’ennemi” à réussi à faire passer les termes socialisme, communisme et quelques autres pour des insultes qu’il faut l’accepter.
              Au USA, socialiste est une insulte.
              Ici quand on “traite” quelqu’un de “(sale) coco” c’est encore une tentative d’amalgamer les principes à des derives : typiquement le communiste est stalinien ^^.
              Accepter de rentrer dans ce jeu et considérer que c’est une insulte c’est déjà perdre sur les mots et par la suite perdre sur les idées.
              Il ne faut créer aucun terrain : reconnaitre les erreurs pour mieux défendre les points essentiels.
              Il faut refuser l’amalgame.


  24. Louis Robert Le 15 février 2016 à 13h18
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    SOUS TOUTES RÉSERVES je vous soumets ceci. — Je ne peux faire mieux pour l’instant.

    1. “Fighting has begun”

    link to superstation95.com

    2. “FLASH: Russian Government Issues URGENT Message — Russian Citizens URGED to Leave Turkey Within 24 Hours”

    link to superstation95.com

    Il se peut en effet que quelque chose de très sérieux se prépare fiévreusement. Le plus inquiétant, c’est que ce sont les potins, le superficiel qui dominent, … et ce silence de mort sur l’essentiel.

    Nous verrons bien.


    • Louis Robert Le 15 février 2016 à 16h29
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      Mise à jour sous les mêmes réserves.

      Propagande incessante et silence n’augurent rien de bon quant à ce début de guerre manifestement imminente. Les événements semblent se précipiter.

      +

      “MORE FIGHTING As Saudis and Turks Attack Syria”

      link to superstation95.com

      Recommandé:

      “EDITOR’S CHOICE — Notice How Quiet Russia Has Been Over Syria? The Middle East is about to find out “No” means “No” “


      • sg Le 15 février 2016 à 17h27
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        Super lien, merci beaucoup.

        On y apprend que les rebelles syriens ont obtenu un ravitaillement d’armes, en particulier des missiles sol-sol (un lien avec l’attaque de l’hopital MSF qui a été détruit par 4 missiles sol-sol?), et que les présidents russe et américain se sont entretenu par téléphone DANS LA NUIT, ce qui n’augure vraiment rien de bon du tout…


        • sg Le 15 février 2016 à 20h16
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          Après une revue du reste du site, il semble qu’il soit, comment dire, un peu beaucoup biaisé quand même (surtout ceux du “comité éditorial”)…

          Donc les informations sont à prendre avec des pincettes (surtout qu’elles ne sont pas sourcées), même si certaines se sont déjà révélées vraies après coup (comme les bombardement de la Turquie sur le nord de la Syrie).

          Mais une chose est sûre, quelque chose se prépare, il y a des tractations et des combats sur le terrain dont on n’a aucune info à l’heure actuelle (c’est quand même bizarre non? On risque une guerre très importante, peut-être mondiale, et aucune info, comme s’il ne se passait rien du tout…).


  25. Sabine Ferguson Le 15 février 2016 à 13h19
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    Deux extraits d’article qui exposent un peu plus avant la propagande nouveau cru: (…)
    “Ankara menace l’UE d’ouvrir tout grand les portes de l’Europe(…) aux dizaines de milliers de civils qui ont fui l’offensive du régime syrien, épaulé par l’aviation russe, sur la ville d’Alep (nord).” link to euractiv.fr
    Plus ça, signé Soros, le pépère pervers des Femens : “Poutine contre l’Europe
    (…) Poutine veut maintenant encourager la désintégration de l’UE (…)l’inonder sous un flot de réfugiés syriens.(…)Les avions russes ont bombardé la population civile du sud du pays(…)
    La Russie(..) attaque aérienne de grande envergure contre les civils au nord de la Syrie (…) fuite de 70 000 civils vers la Turquie. (…) suivi d’une attaque au sol des forces de Bachar Al-Assad contre Alep (…)Les réfugiés syriens ne s’arrêteront peut-être pas en Turquie. La chancelière Angela Merkel s’est rendue à Ankara le 9 février pour prendre des décisions d’urgence avec le gouvernement turc (…)”
    link to project-syndicate.org


    • Lysbeth Lévy Le 15 février 2016 à 17h12
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      C’est du chantage que fait Erdogan, ayant échappé de justesse à un “Maidan” turc qu’il a réprimé durement, il ose tirer sur les kurdes qui devaient occuper d’après le “plan du nouveau moyen-orient”, le nord de la Syrie et l’Irak, un “Kurdistan.” Contre les américains qui sont pourtant leur amis ce qui complique tout.Voilà a quoi sont réduit les populations de divers pays bombardés a servir d’otages entre grandes puissances ! Soros jouant sur “tous les tableaux” s’occupent des “damnés de la terre” en philanthrope après les avoir fait bombarder d’un autre côté de sorte que ces gens sont obligés de partir ailleurs, dont en Europe.

      Bien sur sa bête noire, Poutine va servir de bouc émissaire, depuis l’intervention de l’aviation russe, le grand plan du moyen-orient a pris vaguement l’eau. Et il a “une dent” (si il lui en reste) contre Poutine, celui-ci l’ayant empêché de “voler” plus d’argent au moment de la grande crise de 1998 !


    • Lavau Le 16 février 2016 à 19h06
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      Quelques antécédents de Gyorgy Soros :
      link to citoyens.deontolog.org


  26. asheloup Le 15 février 2016 à 13h58
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    Les USA n’ont pas honte d’exhorter les kurdes à cesser les combats contre les groupes djihadistes d’Al Nosra et de Ahrar Al-Sham ?

    Pour rappel, ce qui a déclenché les tirs ballistiques turcs de l’autre côté de la frontière, c’est les récentes victoires des forces syriennes démocratiques (composées en majorité de kurdes) sur ces deux groupes salafistes, le premier d’entre eux étant affilié à Al Qaïda.

    Les USA soutiennent donc, une fois de plus, le mauvais camp, tout en protestant timidement contre la Turquie. Ces prises de position schizophréniques (officiellement les USA soutiennent les kurdes contre l’état islamique) sont une fois de plus… à l’avantage des russes qui légitiment ainsi leurs actions en Syrie.

    La Turquie n’osera évidemment pas traverser la frontière syrienne. Ce n’est pas une puissance nucléaire (même si dans le cadre de l’OTAN elle dispose théoriquement de la protection nucléaire) mais cherchera à tout prix à déstabiliser les forces kurdes de Syrie et à financer leurs adversaires…


  27. Marion Le 15 février 2016 à 14h06
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    Tout le monde pretend se battre contre l’etat islamique… Alors dans ce cas, pourquoi ne sommes nous pas tous allies? Comme c’est etrange…


  28. Garibaldi2 Le 15 février 2016 à 14h09
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    Ne vous inquiétez pas outre mesure, hier c’était l’Ukraine qui devait mettre le feu aux poudres, nous étions au bord de l’affrontement Russie vs Otan, et patali et patala, et maintenant c’est la situation en Syrie qui revient sur le devant de la scène, pendant que plus personne ne parle du Yemen. La Corée du Nord est venu entre-temps faire un petit coucou sur nos écrans. Tout ça passe et passera. Il n’est de l’intérêt de personne qu’un conflit dégénère, surtout pas pour l’Empire qui veut avant tout placer ses pions et son équipement militaire (nous aussi d’ailleurs). La Russie est hors de ses frontières pour la première fois depuis la guerre d’Afghanistan, soit depuis 25 ans (je ne parle pas des opérations type Ossétie à sa frontière). Pendant ce temps là, le chômage ne baisse pas globalement en Europe, l’économie US est toujours encalminée, le Japon traîne sa dette domestique de 250% du PIB, …


  29. Furax Le 15 février 2016 à 14h16
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    L’Arabie Saoudite est strictement incapable de mener une opération terrestre en Syrie.

    Les saoudiens sont déjà infichus d’atteindre leurs objectifs au Yemen. Sur le papier, l’Arabie Saoudite a des métariels rutilants. C’est comme s’ils avaient 5 écuries de formule 1. Sauf que pour utiliser ces bagnoles de course, ils ont des gens aussi aguerris que ma grand-tante en matière de course automobile.

    Et Les irakiens chiites ne les laisseront pas passer.

    Quant aux turcs, s’ils ont la folie d’envoyer des troupes au sol au Kurdistan, non seulement ils vont se faire tirer comme des lapins par l’aviation russe, mais en plus la Russie obtiendra un mandat de l’ONU pour protéger la souveraineté syrienne et la Turquie se verra mettre en accusation pour agression, tout en se faisant suspendre de l’OTAN.


    • jules Le 15 février 2016 à 16h49
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      Oui, ça, c’est la logique du type qui raisonne avec lucidité en gardant la tête froide.

      Maintenant, il y en a une autre : celle du neuneu de circonstance qui panique parce qu’il vient de se foutre dans la merde et qui, comme une bête blessée, mord sans discernement en essayant de sauver les meubles…


    • anne jordan Le 15 février 2016 à 18h26
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      d’ailleurs , pour aller dans votre sens , @furax , les saoudiens n’ont même pas été capables de garder leurs superbes chevaux de course ! les pur sang arabes n’ont jamais été aussi mal nommés : ils viennent tous de haras européens et les cheiks les achètent à grand prix et les jettent à la moindre défaite.. ( ” ce que vous faites au plus petit d’entre nous … ” )


    • aleksandar Le 16 février 2016 à 19h38
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      Excellente analyse.
      Concernant l’OTAN, objet de moult fantasmes c’est une institution a vocation défensive qui prend ses devisions a l’unanimité.
      Et qui, malgré la pression américaine, a refusé de participer a l’agression contre l’Irak.
      Penser qu’aujourd’hui des pays comme la Pologne, le Hongrie, la Slovaquie , la Tchéquie ou même la Belgique ou la Hollande donneraient leur accord a une intervention de l’OTAN en cas d’agression turque en Syrie est tout simplement invraisemblable.
      D’autre part une intervention turque en Syrie demanderait une couverture aérienne, je doute que les Russes résistent à l’envie de descendre les avions turcs.
      Dernier point et non des moindres, les gesticulations d’Erdogan c’est un chose, mais derrière il y a des généraux et eux savent parfaitement que l’armée turque serait détruite en deux semaines.


  30. philbrasov Le 15 février 2016 à 14h35
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    Tout ce qui est dit ici est intéressant mais voyons un coup plus loin
    certains disent l’iran n’acceptera jamais un kurdistan unifie?
    qu’en savons nous? les russes a la manœuvre ont sans doute prévu ce coup et négocie avec les iraniens qq matériels sensibles type S400 pour contrer , non pas les velléités israéliennes mais les velléités salafistes de l’A Saoudite et ses fantoches qataris..
    Lavrov joue sur du velours, car les USA officiellement aident les kurdes irakiens et syriens.. et les turcs les bombardent…
    Faudrait une crise majeure pour que SOUDAINEMENT les USA retournent leur veste.
    Je doute de cela dans les prochains mois.
    personne ne mourra pour Ankara…..
    Si nous devions mourir de quelque chose, ce serait, pour un dernier feu d;artifice avant la mort certaine du dollar…face au désintérêt, des brics de la Russie et de la chine en particulier pour ce papier cul…
    Une bourse au pétrole en avril se fera a st petersbourg et Une bourse de l’or a Shangai…
    C’est ce qui inquiète le plus les USA,,,, et pas l’avenir des kurdes et de la Turquie..
    Entre temps et dans peu de temps, la question syrienne sera réglée… les troupes de l’ASS sont déjà aux portes de Raqqa…. et personne n’ a rien vu… Dans les médias s’entend….


    • anne jordan Le 15 février 2016 à 18h29
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      comme je ne mange pas de pétrole ( et ne prends quasi jamais ma voiture )
      je tiens à signaler ceci :
      link to fr.sputniknews.com

      la Russie en pointe sur la production agricole !
      hé , hé M. le Foll , où êtes vous ?


      • Suzanne Le 16 février 2016 à 00h21
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        Tout le monde mange du pétrole. Comment ont été acheminés les produits de votre supermarché? Combien d’entre eux sont des produits locaux?
        Demandez-vous combien de jours la France pourrait tenir. Deux semaines?


    • luc Le 15 février 2016 à 22h34
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      l’iran n’acceptera jamais un pseudo-kurdistan pseudo-unifié, qui serait :

      -allié avec israel et les usa, tel que l’est le gouvernement kurde irakien, liens datant de la guerre froide…
      -ni allié avec les francais et les anglais, comme une partie traitre des kurdes de syrie

      afin d’en tirer profit, israel, le royaume uni, la turquie et la france poussent à la création d’un kurdistan à cheval sur le nord de la syrie et de l’irak, ou la turquie pourrait y déporter les siens, mais les russes s’opposeront à un démembrement de la syrie

      ces kurdes de syrie qui sont d’ailleurs bombardés en ce moment par les turcs par dessus la frontiere, ils ne sont en syrie qu’en transit normalement, venus de turquie après la guerre civile turque, ils ont comme projet historique de retourner dans leur région en turquie et d’y obtenir l’autonomie, ce que “n’acceptera jamais” erdogan… ces kurdes de turquie en transit en syrie ont été aidé par les syriens, tels des réfugiés qu’ils étaient, et une partie d’entre eux ont la nationalité syrienne, et se battent effectivement au côté de al assad… et c’est encore plus compliqué maintenant qu’une partie de ces kurdes de syrie ont trahi leur idée originelle de retour en turquie, et acceptent l’idée du démembrement de la syrie, en complicité avec la france et l’angleterre…


  31. Pampita Le 15 février 2016 à 14h36
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    Les Turcos-saoudiens jouent leur va-tout pour peser sur l’après-guerre alors que les forces loyalistes mettent au supplice leurs protégés djihadistes : link to chroniquesdugrandjeu.com


  32. Jacques F. Le 15 février 2016 à 15h04
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    Et sinon, ça en est où la candidature de la Turquie dans l’Union Européenne ?


    • christian gedeon Le 15 février 2016 à 16h35
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      On va d’abord faire renter,sans rire,la Bosnie ,base arrière de la Qaïda et maintenant de l’EI…bof,ce ne sera pas pire que le Belgikistan.


  33. triari Le 15 février 2016 à 15h24
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    Je me demande où en sont les américains : eux qui soutiennent depuis toujours les kurdes…et du côté des turcs qui font partie de l’OTAN. Là, ils vont avoir à choisir.
    Comme souvent en matière de politique internationale, ce sont les calculs de boutiquier qui priment :

    S’ils soutiennent le sultan Erdogan :
    _les kurdes pourraient massacrer leurs “conseillers militaires américains” ou les prendre en otage.
    _ils seront obligés de déclarer la guerre à la Russie…ce qui ouvre par ricochet sur la guerre à l’arme nucléaire…certes les trucs ont l’hypothétique bouclier nucléaire américain mais…pas leurs troupes au sol en Syrie.
    _les kurdes d’Irak (et l’Irak elle-même, puisque des turcs sont déjà présents illégalement au nord) se rallieront à l’Iran & à la Russie.
    _les saoudiens se trouveront confortés dans leur politique de pression pétrolière et les américains devront se débarrasser de leur “miraculeuse” indépendance énergétique “grâce” au gaz de schiste.

    (à suivre)


  34. triari Le 15 février 2016 à 15h32
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    [Modéré : Commentaire intéressant supprimé : si on vous demande de limiter la taille des commentaires, c’est pour une bonne raison. 2 commentaires = triche. Triche => bannissement au prochain coup]


  35. tim Le 15 février 2016 à 16h56
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    Enfin quelques articles qui disent la verite

    link to sputniknews.com

    link to sputniknews.com


  36. Alae Le 15 février 2016 à 17h29
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    Une bonne analyse d’Alexander Mercouris. En gros, sans l’aval de Washington, les Saoudiens et les Turcs ne feront rien de plus que de la provocation à bonne distance.
    L’axe de la guerre semble aujourd’hui la prise de Raqqa, “capitale” de Daech. Les premiers arrivés détermineront le sort de la Syrie : ceux qui veulent la démembrer (USA, Arabie Saoudite, Turquie) contre ceux qui veulent la réunifier (Syrie, Russie, Iran, Hezbollah). Les Syriens ont quelques bonnes longueurs d’avance, d’où l’idée turco-saudienne de dernière minute d’envahir la Syrie pour prendre Raqqa les premiers, mais les USA sont paralysés par leur crainte de déclencher une guerre ouverte contre la Russie aux côtés de Daech. Ce serait affreusement auto-destructeur auprès du public américain.
    link to russia-insider.com


  37. Pampita Le 15 février 2016 à 20h57
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    Pas de panique. Les tirs turcs n’empêchent pas les Kurdes d’avancer tandis que le nuage d’avions saoudiens à Incirlik se résumera au faramineux total de… quatre F16 !
    link to chroniquesdugrandjeu.com


  38. Torboyo Le 16 février 2016 à 00h51
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    Les kurdes ont déjà changé trois fois de religion. Il serait stratégique qu’ils réintègre la première …


    • J Le 22 février 2016 à 14h55
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      Heu, autant que je sache les Kurdes sont passés majoritairement du Yézidisme (qui leur venait de leurs ancêtres mèdes) à l’Islam. La troisième, curiosité, c’est quoi ? Zoroastrisme ? Ils n’ont pas eu le temps d’être christianisés, ou marginalement.


  39. Charlie Bermude Le 16 février 2016 à 10h44
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    On est tous contraint de pratiquer la novlangue , puisque c’est la langue fourchue de ceux qui nous parlent avec des hauts parleurs .
    On a tous compris qu’en fait le titre : faut inverser le sens ; Turquie et Arabie prétes à envoyer des troupes contre la Syrie ( du coup les Russes et les Kurdes et les Irakiens Chiites ) et pour l’EI .


  40. Ming Le 16 février 2016 à 17h27
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    A travers les tentatives turques de créer un casus belli avec la Russie impliquant l’OTAN par l’article 5, on peut se demander si la Turquie est instrumentalisée par les USA ou si c’est l’inverse? Outre la rancoeur des dirgeants turcs privés par l’intervention russe de revenus juteux du traffic du pétrole par Daesh , la Turquie cherche s’oppose à l’édification d’un gazoduc entre la Syrie, l’irak et l’iran où la Syrie deviendrait un couloir énergétique alternatif à la Turquie et à ceux de l’ONU

    Malgré la baisse des cours du pétrole initiée par l’Arabie Saoudite qui a affecté les revenus pétroliers de la Russie et fait chuter significativement le cours du rouble, la Russie a conclu un accord avec la Syrie pour l’exploitation de gisements à HOMS ; les traités signés entre Israel et Chypre. sur le partage des eaux territoriales, riches en gaz, la Russie trouvera un neutralité objective de la part d’Israel qui a conclu des accords militaires avec la Turquie.Aussi tout laisse penser que la Turquie et l’Arabie Saoudite sont plus dans la gesticulation que dans la volonté de faire éclater un grand conflit même si Medvedev a lancé une mise en garde.


  41. Ming Le 16 février 2016 à 17h48
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    A travers les tentatives turques de créer un casus belli avec la Russie impliquant l’OTAN par l’article 5, on peut se demander si la Turquie est instrumentalisée par les USA ou si c’est l’inverse? Outre la rancœur des dirigeants turcs, privés par l’intervention russe, de revenus juteux du trafic du pétrole par Daesh, la Turquie cherche à s’opposer à l’édification d’un gazoduc entre la Syrie, l’Irak et l’Iran où la Syrie deviendrait un couloir énergétique alternatif à la Turquie et à ceux de l’ONU

    Malgré la baisse des cours du pétrole initiée par l’Arabie Saoudite qui a affecté les revenus pétroliers de la Russie et fait chuter significativement le cours du rouble, la Russie a conclu un accord avec la Syrie pour l’exploitation de gisements à HOMS ; les traités signés entre Israël et Chypre. sur le partage des eaux territoriales, riches en gaz, la Russie trouvera une neutralité objective de la part d’Israël qui a par ailleurs conclu des accords militaires avec la Turquie. Aussi tout laisse à penser que la Turquie et l’Arabie Saoudite sont plus dans la gesticulation que dans la volonté de faire éclater un grand conflit même si Medvedev a lancé une mise en garde.


  42. Grognard Le 16 février 2016 à 23h49
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    Erdogan est-il suffisamment assuré de son armée pour tenter un pari au sol en Syrie?
    Un coup d’état militaire arrangerait tout le monde.


  43. Charles Le 17 février 2016 à 21h52
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    Parler n’est pas jouer. Toute tentative par des troupes étrangères de pénétrer en Syrie – bien sûr pas pour combattre Daech, mais pour venir au secours des terroristes, impliquera une réplique adéquate de la Russie. L’aviation a déjà détruit une colonne de terroristes venant pour renforcer leurs collègues de la région d’Alep. Seuls des tarés peuvent dans ces conditions se lancer dans une pareille aventure. Maintenant effectivement Erdogan [Modéré] risque de commettre l’irréparable. Tant pis pour lui. Et l’Arabie, pas besoin d’en parler: des fantoches qui sont tout juste capables de tuer des civils yéménites.


    • Olivier Berruyer Le 17 février 2016 à 22h03
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      “Tant pis pour lui.”

      Je ne sais pas si les gens se rendent bien compte de ce que veut dire un conflit russo-turc, qui risque d’entrainer l’Arabie et l’Iran, si ce n’est l’Otan…

      Je ne parle bien entendu même pas du système financier à ce stade, ni du fait qu’on parle de la moitié du pétrole mondial là.


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