Signalée par Discotonio sur son blog, j’ai découvert Jena-Michel Quatrepoint.

Comme j’ai beaucoup aimé sa vision, proche de la mienne, je me permets de vous la faire découvrir…

Il parle de son dernier livre : Mourir pour le Yuan ?

Depuis un quart de siècle, nous vivons sur le dogme d’une globalisation inéluctable, stade ultime du capitalisme, censée apporter bonheur et prospérité au plus grand nombre.
Or, ce monde global débouche sur une crise… globale. Comme il y a un siècle, lorsque la première globalisation s’est effondrée avec la première guerre mondiale. A l’époque, il ne manquait pas de bons esprits, à gauche comme à droite, pour prédire la fin des nations… grâce à l’internationalisation des échanges, des marchés et des capitaux facilitée par les nouvelles technologies et les moyens de communication.
L’interdépendance des économies rendait la guerre quasiment impossible, disait-on. On a vu ce qu’il advint de ces prophéties. Cette seconde globalisation, amorcée depuis un quart de siècle, a reproduit les mêmes erreurs. On a poussé les feux du libre échange jusqu’à l’absurde. Comme au XIXe siècle, l’hypertrophie du commerce mondial a débouché sur une financiarisation excessive. Nous avons assisté à une sorte d’alliance contre nature entre les multinationales, la finance internationale et la Chine.
Résultat : l’Occident a fait un marché de dupes, car il doit faire face désormais à une concurrence déloyale, à un dumping multiforme. Comment éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets et que cette seconde globalisation ne débouche, à son tour, sur une catastrophe mondiale ? Jean-Michel Quatrepoint analyse deux scénarios possibles : aller encore plus loin dans la voie du libre échange ou tenter une déglobalisation progressive, limitée, contrôlée.
Cette seconde voie passe par la redéfinition d’un monde multipolaire, où les frontières ne sont pas des obstacles. Pourquoi également ne pas relancer l’idée de la préférence communautaire ? Imposer une harmonisation fiscale au sein de l’Europe ?, etc. Ou bien le monde réussit à accoucher de nouvelles règles du jeu monétaires, fiscales, sociales, environnementales, avec quelques grands espaces régionaux, ou nous allons à la catastrophe, c’est-à-dire à la guerre.
Le paradigme dominant veut nous faire croire que le protectionnisme, quel qu’il soit, débouche inéluctablement sur la guerre. Mais pour Jean-Marie Quatrepoint, l’enjeu aujourd’hui est bien plutôt entre la déglobalisation… ou la guerre. (www.decitre.fr)

Je viens de finir ce livre :

Je vous le conseille vivement, c’est un excellent livre, un des meilleurs récents sur la Crise ! Avec une vraie perspective historique, et plein de perspectives. À ne pas louper !

Bon visionnage !

Extrait sur la 3e Guerre Mondiale de la conférence du 10 oct. 2011 à l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale).

Conférence intégrale – EXCELLENT RÉSUMÉ auquel je souscris pratiquement totalement :


Mourir pour le yuan? Comment éviter la guerre mondiale.

Le naufrage de la globalisation financière :

BFM 12 septembre 2011

Comment Wall Street a fait main basse sur Obama :

Entretien avec Nicolas Tarneaud :

84 réponses à [Vidéo] Jean-Michel Quatrepoint

  1. Marcus Le 04 janvier 2013 à 05h07
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    Oui, c’est très bon. Mais on n’évitera pas la 3ème guerre mondiale et Jean-Michel Quatrepoint le sait bien.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 04 janvier 2013 à 08h54
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      Bonjour,

      La 3ème guerre mondiale n’aura pas lieu.

      La Chine ne passera pas non plus devant les USA.

      Ce monsieur est aveugle, il passe à côté de ce qui est en train de se passer aux USA et ailleurs dans le monde.
      Il ne comprend pas l’importance de ce qui est en train de se dérouler aux USA car il a les yeux rivés sur la dette.

      Le coût du travail en Chine augmente.

      Les limites de la Chine vont s’entrevoir dans les années à venir.

      Son incapacité à permettre aux nouvelles générations de faire vivre ensemble les identités multiples va demeurer un frein à ses ambitions.

      Les meilleurs chercheurs ne sont pas en Chine.

      La Chine se contente uniquement de recopier avec une qualité moindre pour l’instant à bas coût mais pas pour longtemps car le peuple chinois commence à manifester son mécontentement, le coût du travail augmente.

      La Chine a essentiellement un très bon sens du commerce mais elle reste complètement hermétique aux autres cultures et aux autres modes de vie.

      Elle est en train d’investir partout gagne du terrain cependant le retour sur investissement risque d’être un peu compromis.

      Aux USA beaucoup de problématiques importantes sont à régler, les réformes ne seront pas faciles à mettre en place, il faudra un accord entre les deux partis.

      Juste un point où je rejoins ce monsieur c’est sur toute la partie concernant l’entrée de la Chine à l’OMC en novembre 2001.

      Cordialement.


      • Laurent K Le 04 janvier 2013 à 09h34
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        “La Chine se contente uniquement de recopier avec une qualité moindre pour l’instant à bas coût ”

        Ce n’est pas du tout l’expérience que j’ai avec les Chinois. Au contraire, je les trouve souvent plus efficaces que les Américains. Quant au coté “complètement hermétique aux autres cultures et aux autres modes de vie’, cela n’a pas empêché les Américains de prospérer pendant un siècle.

        D’accord qu’il y a une tension sur les salaires, que l’écart de coût va se réduire et que l’occident (pas juste les USA) va réagir mais la production est déjà là-bas. bref, ce n’est pas gagné.


      • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 09h56
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        “La Chine se contente uniquement de recopier avec une qualité moindre pour l’instant à bas coût mais pas pour longtemps.”

        Faux, la qualité de leurs produits n’est que le résultat de stratégies industrielles et commerciales.
        Croire que le monde occidentale est ou sera toujours dominant dans le domaine de l’ingénierie et de l’innovation est une grave erreur au relent de déterminisme.
        La maîtrise qualitatif des processus industriels est plutôt le reflet des structures en amont (éducation, université, recherche, niveau de vie etc …)
        Aujourd’hui, chez nous, ce type de structures se dégradent fortement.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 05 janvier 2013 à 09h25
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          L’éducation à la française, enviée outre-Atlantique

          Les anglo-saxonnes vont finir par nous détester: après French women don’t get fat (les Françaises ne grossissent pas) ou French women don’t sleep alone (les Françaises ne dorment pas seules), un nouveau livre sort fin janvier en Grande-Bretagne et mi-février aux Etats-Unis, intitulé French children don’t throw food (les enfants français ne jettent pas leur nourriture).

          Pamela Druckerman, une journaliste américaine qui vit avec son mari et ses enfants depuis plusieurs années à Paris, y raconte ses difficultés de mère face à la simplicité apparente avec laquelle les Françaises élèvent leurs enfants: tous ceux qu’elle connait «font leurs nuit à partir de deux ou trois mois alors que ceux de ses amis américains mettent un an ou plus à y arriver. Les enfants français mangent des repas complets qui ont plus tendance à inclure des poireaux braisés que des nuggets de poulet. Et alors que ses amies américaines passent leur temps à résoudre les petites disputes entre leurs enfants, ses amies françaises sirotent leur café pendant que leurs enfants jouent», détaille la 4e de couverture.

          Pour Docteur Caroline Thompson, une psychologue pour enfant basée à Paris mais née aux Etats-Unis et dont le père est anglais, les différences d’éducation viennent principalement de la façon dont les mères se voient:

          «Les femmes françaises ne se définissent pas comme des mères, et ne veulent pas être définies comme telles. Pour les femmes américaines et britanniques, la maternité est devenue un évènement si important dans nos vies. [...] Face à son enfant qui tape sur un piano, une mère anglo-saxon se dirait “qu’est-ce que mon enfant ressent?” là où une mère française se demanderait “qu’est-ce que je ressens?”»

          link to slate.fr


      • Helios Le 04 janvier 2013 à 10h44
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        Les deux partis qui alternent aux USA sont entièrement sous le contrôle de Wall-Street. Ils finissent donc toujours par se mettre d’accord. Mais c’est quasiment toujours au bénéfice des fameux 1% et au détriment des 99%.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 05 janvier 2013 à 09h08
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          @helios “Ils finissent donc toujours par se mettre d’accord. Mais c’est quasiment toujours au bénéfice des fameux 1% et au détriment des 99%.”

          Bonjour,

          je ne partage pas votre avis.

          Barack Obama souhaite augmenter les impôts des plus riches, les républicains s’opposent.

          Barack souhaite protéger les classes moyennes et les classes populaires d’une hausse d’impôt trop importante ainsi que les allocations chômage longue durée.

          Barack reste dans la continuité de Roosevelt, il se bat pour ne pas rater ce que Roosevelt n’a pas pu mettre en place.

          Les meilleurs chercheurs sont en France et aux USA.

          Barack vient de faire appel à l’expertise sur la pauvreté d’une chercheuse française. Esther Duflo va accompagner et conseiller(avec d’autres chercheurs) le président sur l’économie américaine du développement mondial.

          “Le plus grand danger est de laisser de nouveaux murs nous diviser. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre race et tribus, entre autochtones et immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout”. Barack Obama

          C’est tendre vers la capacité pour les nouvelles générations à faire vivre ensemble les identités différentes.

          Je lui souhaite bonne chance.

          Cordialement.


      • moomootman Le 04 janvier 2013 à 23h28
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        Attention! Les problèmes (sociaux économiques) en Chine pourrait bien se régler à la tunisienne, mais aussi à la syrienne. Les efforts des autorités chinoises pour détourner l’attention avec un nationalisme tout trouvé avec le Japon, les philippines et l’inde, sont de ceux qui peuvent dégénerer très rapidement dans le contexte actuel.
        Avec la Chine, nous parlons d’une puissance nucléaire capable d’entrainer le monde entier dans l’anéantissement (non, je n’éxagère pas, je compte le nombre de têtes nucléaires). Le risque n’est donc pas nul et les conséquences potentiellement apocalyptiques. Il suffirait d’un équivalent chinois de Qhadaffi, Sadam ou Assad, fou et donc prêt à envoyer le premier missile balistique. La suite est simple et moche. Merci de considérer la question aussi sérieusement que notre état major.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 05 janvier 2013 à 09h14
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          Merci pour votre réponse.
          Je partage votre avis, la question de notre état-major est très sérieuse.
          Toutefois, l’équivalent chinois sera neutralisé à temps.
          Cordialement.


          • Bernard Henry Botul Le 05 janvier 2013 à 20h15
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            2 franchouillards véléitaires qui défendent leur confetti territorial comme des coqs sur un tas de fumure…pathétique , on comprend a vous lire , que les chinois vont enfoncer votre ligne maginot economicoatlantiste comme du beurre…mouahahahah


          • Vénus-Etoile du Berger Le 06 janvier 2013 à 12h15
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            Pour votre information, je suis une jeune femme, passionnée parmi tant d’autres de Malraux, Charles Baudelaire, la Somalie, l’Ethiopie et Djibouti.
            Je suis authentique et cela ne fait pas que des euros.

            Vous faites des fautes d’orthographe et vous êtes difficilement compréhensible dans ce commentaire.

            Vous écrivez je vous cite
            “L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre…”
            est-ce votre unique philosophie?

            Pour Malraux et Baudelaire,

            “Le rêve secret d’une bonne partie de la France et de la plupart de ses intellectuels, c’est une guillotine sans guillotinés”. André Malraux 1967.

            “Le mal se fait sans effort, naturellement par fatalité; le bien est toujours le produit d’un art”. Charles Baudelaire.1852


        • Bernard Henry Botul Le 05 janvier 2013 à 20h18
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          saddam?
          Celui qui n avait que des lance pierre ,kadafhi assassiné par sarkozy ,assad qu ‘on veut renverser pour installer l islam des lumieres ???? dieu que c ‘est crédible un neo liberal…


          • moomootman Le 10 janvier 2013 à 17h46
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            Non pas celui là. Je parle du Saddam qui a tiré 88 Scuds modifié sur Israel, l’Arabie Saoudite et le Koweit en 1991. Je parle aussi du Kadhafi qui en a tiré 4 sur les rebelles et je parle aussi de l’Assad qui en a lui aussi tiré 5 sur les villes rebelles depuis le début de la révolution. Heureusement que contrairement aux chinois, leurs missiles balistiques n’étaient pas équipés de têtes nucléaires.
            Bref, tout ça pour dire que le jour où la dictature chinoise vacillera, si elle décide de s’accrocher elle en a les moyens les plus extrêmes. Et ça, c’est sérieux.


    • guyomette Le 04 janvier 2013 à 10h56
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      Bonne année à vous aussi !


  2. Patrick Luder Le 04 janvier 2013 à 06h43
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    Les guerres 1914-1918 et 1939-1945 étaient des guerres conquérantes. Ce qu’on risque un peu aujourd’hui ce sont de petites guerres civiles, mais le peuple est trop bien servis avec les assurances sociales (état-providence) pour songer à se soulever. Le plus grand risque de guerre serait peut-être des guerres pour les dernières ressources fossiles, mais nous avons tout de même d’autres perspectives devant nous.

    Il y a une guerre aujourd’hui qui fait rage et ravage, une guerre silencieuse et dont personne ne parle, c’est la guerre de l’humanité contre la nature => avec une extinction massive et rapide de la biodiversité ! Nous sommes en train de détruire la source de la vie, nous sommes en train de détruire la base même de notre vie sur terre … et personne ou presque ne réagit !


    • fabien775 Le 04 janvier 2013 à 07h51
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      Comme j’ai entendu dire, 29 c’était la grande dépression. Mais à cette époque, il y avait d’énormes relais de croissance. La crise de 2007 est une grande récession, mais il n’y a plus de relais de croissance dans les pays occidentaux. Le modèle allemand ne tiendra plus très longtemps et il n’est pas reproductible comme le pense certains. Les gens qui gouvernent ce monde ( les banquiers ) iront jusque au bout de leur démarche pour s’enrichir et je pense qu’ils savent très bien que ce système globalisé n’est pas tenable.


    • Nico Le 04 janvier 2013 à 10h51
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      Bien d’accord avec toi Patrick.
      Malheureusement je ne vois aucun pays prendre des mesures pour enrayer la crise écologique. Pourtant des solutions existent, mais elles demandent des hommes politiques un peu plus couillus que ceux qui sont au pouvoir.


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 19h54
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      @Patrick qui écrit : “le peuple est trop bien servis avec les assurances sociales (état-providence) pour songer à se soulever”. Remontons un peu le temps : combien de temps entre la crise de 1929 et la 2cde guerre mondiale ? La crise de 2008 , c’était il y a combien d’années ?

      Alors un peu de patience Patrick. La pauvreté augmente dans tous les pays de l’OCDE. Y compris dans les bons élèves ou présumés comme tel (Suède, Allemagne). La pression sur les matières premières et ressources alimentaires continuent à augmenter, même si du point de vue des énergies fossiles les gaz de schiste aux USA la réduisent momentanément (mais à quel prix environnemental ?). Et parallèlement et insidieusement, comme tu le fais pertinemment remarquer, l’environnement se dégrade. Alors, patience, Patrick, patience. Le basculement peut-être très rapide. Entre 1933 et 1939, il n’y a eu que 6 ans. La nouveau réside peut-être dans le chantage à l’arme nucléaire. Ca passera ou cela cassera. Le 27 octobre 1962, ca a passé ! Le monde ne pourra même pas être partagé entre puissances nucléaires, les pays les plus peuplés l’ont ou peuvent l’acquérir en quelques mois.


    • fx Le 04 janvier 2013 à 22h07
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      +1,
      je ne pense pas aussi à une guerre entre grandes nations sur la seule cause des déséquilibres commerciaux et des conséquences sociales, déjà parce que les citoyens ne discernent pas l’ennemi, et que du coup il y a plein d’opinions différentes, antagonistes, sur les causes du chômage et de la baisse du pouvoir d’achat (de marchandises chinoises). La situation en pays occidentaux ne va que se pourrir progressivement, les citoyens encaisseront progressivement, même s’ils râleront. Pas de guerre de ce coté là.

      + 1
      la bombe, la guerre, je pense aussi qu’elle viendra des ressources, notamment les hydrocarbures. Il n’y a pas d’alternatives aux ressources pétrolières. Là les Etats se feront la guerre, la vraie comme aux Malouines, en Irak Koweit etc. en pire. Peut-être même que des métaux (cuivre, que sais-je ?) seront cause de conflits. Le bois également, les phosphates aussi, enfin bref les ressources comme source de conflits, c’est possible.


    • niethil Le 04 janvier 2013 à 23h50
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      “‘Le temps des guerres de masse, menées à fond, est terminé’

      Je me permet d’être extrêmement sceptique sur cette croyance très répandue.

      D’abord je vois mal comment un monde de plus en plus peuplé et dont la population, de surcroît, est de plus en plus concentrée (urbanisée) comment ce monde, donc, laisserait son destin se jouer entre des groupes armés échantillonaires
      [...]
      Très concrètement, les scénarios possibles de guerre de masse ne sont pas morts. soucieux de ne pas froisser de nombreux amis sur plusieurs continents, je préfère laisser le lecteur compulser lui-même un atlas de stratégie, plutôt que de citer les protagonistes possibles des grands conflits à venir. Il suffit que deux d’entre eux en viennent aux mains pour voir revenir la guerre de masse, industrielle, ‘haute intensité’. Il en serait de même en cas d’intervention d’une armé occidentale dans l’un de ces conflits : la victoire appartient aux gros bataillons, ce n’est pas entièrement faux.”

      Général Michel Yakovleff, Tactique théorique (préambule, 11)


      • niethil Le 04 janvier 2013 à 23h56
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        Et également :
        “Ce pays a besoin d’une guerre victorieuse et brève pour endiguer le flot de la révolution”
        V.K. Plehve, ministre de l’Intérieur russe au général A.N.Kuropatkin, ministre de la Guerre en 1903, à la veille de la guerre russo-japonaise.


  3. celimen Le 04 janvier 2013 à 07h32
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    Il faut voir aussi que prôner la dé-globalisation, voire la décroissance pour certains, c’est ballot quand on peut enfin recueillir maintenant les fruits de l’accession à une énorme classe moyenne des pays émergents…
    tant pis, ce ne sera pas perdu pour tout le monde!


  4. anonyme Le 04 janvier 2013 à 08h37
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    J’apprécie la vision historique apportée par JM Quatrepoint.
    Effectivement, l’interdépendance croissante et la fluidification des échanges de biens, personnes et capitaux grâce aux nouvelles technologies n’ont pas empêché les précédentes guerres mondiales. On voit mal, de ce point de vue, où se situerait le seuil dans cette interdépendance dont on pourrait affirmer qu’au delà une nouvelle guerre n’est pas possible.
    Cependant, l’interdépendance n’est plus seulement en terme de ressources et d’économie (aspects positifs du destin des peuples), mais aussi en terme de destruction (aspects négatifs du destin des peuples).
    De ce point de vue en revanche, il me semble que les nouvelles armes – armes atomiques, chimiques, nanotechnologiques – constituent une vraie rupture par rapport à celles qu’on connaissait lors de la première guerre mondiale (qui laissaient déjà espérer une issue rapide).

    Je partage donc l’avis de Patrick Luder en cela que, si guerre il y a, ce seront des guerres civiles et non des guerres nation contre nation. Je ne partage pas en revanche l’idée que nos systèmes de protection sociale nous permettront de les éviter car ils sont eux-mêmes au bord de la rupture sous l’effet conjugué du chômage de masse, de l’allongement de la durée de vie et de l’absence de mesures fiscales ou règlementaires accompagnant ces bouleversements.

    Pour en revenir à JM Quatrepoint, effectivement, deux perspectives :
    – soit une guerre, potentiellement mondiale, mais civile, diffuse, et non nation contre nation. Parfaitement chaotique en ce qui concerne les modèles de société dont elle pourrait accoucher, et de toutes façons avec énormément d’externalités négatives entre temps
    – soit une transition plus douce et plus maîtrisée vers d’autres modèles de société.

    L’histoire nous montre que nous ne sommes pas capables de mettre en place des transitions douces tant que le système n’atteint pas “physiquement” ses limites, et ce notamment du fait des réflexes humains de conservation des intérêts acquis – qu’ensuite c’est forcément beaucoup plus aléatoire car le délai et donc les méthodes disponibles ne sont plus les mêmes.

    Il n’est cependant pas interdit -il est même recommandé- de rester optimiste, et surtout actif. Merci Olivier pour votre blog et votre association qui est un bon exemple.


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 20h08
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      Oui. De toute façon, l’optimisme de l’action est préférable au pessimisme de la pensée.
      Cependant quand je vois le “succès” que j’ai eu en sollicitant mon carnet d’adresse à faire trois clic et taper une trentaine de caractère pour signer la pétition de scission des banques, j’ai tout de même du mal à croire à l’action de nombre de citoyens. Même les plus revendicatifs de mes connaissances – y compris les plus anti-PS (ca peut motiver) – n’ont pas signé (on peut vérifier assez facilement). 17089 signatures à ce jour !!!!! Un français sur 4.000 !!!!


  5. draxredd Le 04 janvier 2013 à 09h48
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    Jean-Michel Quatrepoint, comme tant d’autres ne manque pas de lucidité ni de bonnes idées.

    Mais c’est le chemin critique pour mettre en oeuvre ces changements qui doit désormais être le centre du débat. Sortir de l’intellectualisme pour passer a l’activisme…

    Et ça c’est pas gagné.


  6. LEMOINE Le 04 janvier 2013 à 10h12
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    Au sujet de la Chine, je vous recommande la conférence de Milène Gaulard : les dangers de la sur-accumulation en Chine
    link to vimeo.com


  7. Philippe Le 04 janvier 2013 à 10h18
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    Et il me semble bien que ce determinisme un rien raciste etait dans les propos d Ernest Renan quand il predisait au XIX que jamais le Japon ne pourrait s industrialiser!


  8. chris06 Le 04 janvier 2013 à 11h50
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    Je partage tout à fait cette vision:

    “Cette seconde voie passe par la redéfinition d’un monde multipolaire, où les frontières ne sont pas des obstacles. Pourquoi également ne pas relancer l’idée de la préférence communautaire ? Imposer une harmonisation fiscale au sein de l’Europe ?, etc. Ou bien le monde réussit à accoucher de nouvelles règles du jeu monétaires, fiscales, sociales, environnementales, avec quelques grands espaces régionaux, ou nous allons à la catastrophe, c’est-à-dire à la guerre.”

    … et c’est bien pour cela que je suis un fédéraliste européen!


    • bizbee Le 04 janvier 2013 à 12h28
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      Il ne reste plus qu’à trouver la structure adéquate qui permettent à des peuples différents de collaborer sans avoir l’impression de se saigner pour le voisin, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui…

      Donc le fédéralisme est probablement nécessaire, et je suis bien placé (bi-nationalité) pour le souhaiter, mais les peuples n’en veulent pas.. Et je suis contre une construction européenne non-démocratique (ce qui est trop le cas aujourd’hui), il est encore long le chemin à parcourir…
      D’ailleurs, supprimer des programmes tels que erasmus ne va pas vraiment dans le bon sens.

      Comme le montre bien BA, (mais en dézinguant à chaque fois tout idée européenne; idéologie de la peur ou intérêts extérieurs?), actuellement la base voit plus d’inconvénients que d’avantage à “l’intégration européenne”; c’est donc là que les efforts doivent être portés. Une meilleure visibilité des avantages et nécessités de cette contruction.

      A mon avis le plus efficace, serait l’union face aux attaques extérieures… les attaques extérieurs existent bel et bien (guerre économique anglo-saxone et chinoise principalement), pq ne pas jouer la-dessus?

      Peut-être qu’ils existent d’autres leviers, comme le classique programme de “grand travaux”, mais cette fois sous un tutorat européen et non multinational…

      Mais le + gros pb qui restera toujours, c’est celui de la compréhension entre suédois, polonais, espagnols, et les nuls en langue que sont les français; on doit s’assoir un peu sur notre fierté “francophone” et travailler l’anglais; L’anglais doit être systématiquement et efficacement enseigné à la base.
      Le projet europe passera avant tout par une meilleurs éducation.


      • chris06 Le 04 janvier 2013 à 13h21
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        “mais les peuples n’en veulent pas..”

        celle là je l’ai entendue souvent, mais bizarrement, quand il s’agit de voter, ils choisissent très majoritairement des partis pro-européens, que cela soit en France, en Grèce ou ailleurs.

        Alors oui, les peuples ne veulent plus de cette Europe là et vont demander des changements radicaux au niveau européen, plus de démocratie, plus d’harmonisation fiscale et sociale (et par vers le moins-disant), la préférence communautaire, la réciprocité dans les échanges avec les principaux partenaires, mais dire que les peuples ne veulent pas qu’on avance dans la direction d’une Union fédérale, ça reste à prouver….


        • bizbee Le 04 janvier 2013 à 14h25
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          “ils choisissent très majoritairement des partis pro-européens”
          1) pas par choix pro-européen
          2) parce qu’ils n’avaient pas d’alternative crédible dans les partis non européens
          attends 5ans pour voir.

          “Alors oui, les peuples ne veulent plus de cette Europe là et vont demander des changements radicaux au niveau européen, plus de démocratie, plus d’harmonisation fiscale et sociale (et par vers le moins-disant), la préférence communautaire, la réciprocité dans les échanges avec les principaux partenaires, mais dire que les peuples ne veulent pas qu’on avance dans la direction d’une Union fédérale, ça reste à prouver….”

          Et qu’est-ce qui te fais croire ça? c’était vrai au temps où ils croyaient encore au projet européen. Maintenant on atteint un point critique, et j’ai plutôt tendance à penser que les peuples ne croient plus à “plus de démocratie, plus d’harmonisation fiscale et sociale, la réciprocité dans les échanges avec les principaux partenaires”, non, plus simplement, ils en sont à vouloir moins d’europe…

          mais encore une fois, j’en suis le premier touché…


          • chris06 Le 04 janvier 2013 à 16h51
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            “1) pas par choix pro-européen”

            ça on en sait rien.

            “attends 5ans pour voir”

            quoi, tu vas me dire qu’aux prochaines présidentielle/législatives, un nouveau parti anti-européen “crédible” va, comme surgissant du néant, emporter les élections et gouverner la France?

            ” c’était vrai au temps où ils croyaient encore au projet européen”
            mais qu’est ce qui te porte à croire qu’ils n’y croient plus, dans leur grande majorité?

            C’est quand même bizarre, non, sur cette question politique absolument essentielle concernant leur avenir, ils votent quand même pour des partis qui croient le contraire d’eux!


          • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 20h14
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            @Chris : j’aime ta prophétie “C’est cela qui doit et va changer dans les années qui viennent : plus de démocratie dans la gouvernance européenne.” qui hélas ne sera pas autoréalisatrice vu l’apathie de peuples.
            Même pas le courage de signer une pétition pour scinder les banques qui pourtant fais l’objet d’un large consensus, alors j’imagine mal faire le sièce de la commission européenne pour exiger plus de démocratie. Et chez les SGIIP (inversion volontaire), j’ai pas l’impression qu’il sont motivés par plus de démocratie. en tout cas cela ne se voit pas sur leurs banderoles !


        • Casquette Le 04 janvier 2013 à 16h04
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          Le meilleur indicateur ne sont les présidentielles mais les Européennes , et là les français ne vont carrément pas voter.
          Comparer le taux de participation entre les 2 élections est très instructif au passage !


          • chris06 Le 04 janvier 2013 à 17h06
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            non, c’est parce qu’ils ont bien compris que le parlement européen n’a que très peu de pouvoirs dans la gouvernance européenne qui elle se fait à Bruxelles par un gouvernement non élu et à Frankfurt par la BCE et par conciliabules secrets entre chefs d’Etats.

            C’est cela qui doit et va changer dans les années qui viennent : plus de démocratie dans la gouvernance européenne.

            Sinon, c’est clair, l’Union Européenne n’y survivra pas.


        • G L Le 04 janvier 2013 à 23h55
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          L’Europe que les fédéralistes souhaitent n’existe pas: pour qu’elle existe il faudrait non seulement qu’il soit normal d’acheter une voiture “étrangère” fabriquée en Europe (y compris des Mercedes à l’Élysée !) mais aussi qu’il soit normal d’aller travailler ailleurs en Europe sans avoir l’impression de partir pour l’étranger, qu’il soit aussi naturel à un finlandais de payer des impôts qui profitent aux siciliens qu’il l’est aux dunkerquois d’en payer qui profitent aux niçois et que le PIB de l’Allemagne et de la France n’ait pas plus d’intérêt que celui de la Bretagne et de l’Alsace.

          Un demi siècle après le début de l’entreprise on n’a l’impression que ça n’a pas avancé, les boches sont devenus des allemands, les ritals des italiens et on se comprend d’autant plus facilement qu’on a tous plus ou moins appris à se débrouiller en anglais mais ça n’a pas grand chose à voir.

          (Comme je suis né dans un merdier où les bombes anglaises visant les allemands alternaient avec les V1 ou V2 visant l’Angleterre, j’ai longtemps cru que l’Europe dont il était question était une bonne chose mais finalement j’ai l’impression que ça n’a pas grand chose à voir.)


  9. dadone Le 04 janvier 2013 à 12h15
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    “il y a deux moyens de conquérir une nation, l’une par l’épée l’autre par la dette”
    Cela conforte mon hypothèse.
    Les Chinois veulent reprendre un leadership millénaire sur le monde.
    Dans la guerre économique actuelle, l’obstacle à ce renouveau ce sont les USA.et leur puissance militaire. Donc il faut mettre hors jeu les USA.
    Par la guerre c’est impossible, reste par la dette….
    Une véritable stratégie de joueur de GO se met progressivement en place, lorsque le « partenaire » US sera étouffé sous les dettes et dans l’impossibilité de se redresser, il ne restera plus qu’a lancer l’estocade finale en disant publiquement qu’elle n’achètera plus de bon du trésor américains en raison de l’insolvabilité du pays. Et le $ s’effondrera…et les USA avec.
    Certes cette politique est coûteuse et sera coûteuse mais qu’ont fait les USA pour accélérer l’ effondrement de l’URSS ? Une course aux armements qui a fini de disloquer l’empire soviétique…
    On reprend le même jeu mais avec des acteurs différents…


    • chris06 Le 04 janvier 2013 à 12h37
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      un point que tu oublies c’est que la Chine détient pour plus de 3000 milliards de réserves de change principalement en bons du trésor et autres titres en dollars et en euros.

      Que se passerait il si les USA et la zone euro décidaient, conjointement, de faire défaut sur leurs dettes extérieures vis à vis de la Chine?


      • dadone Le 04 janvier 2013 à 13h31
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        Du jour au lendemain le commerce mondiale s’arrête, c’est l’effondrement complet de l’économie, l’effondrement du $ et probablement de l’euro, bref cela précipitera une catastrophe de tout manière inévitable…


        • chris06 Le 04 janvier 2013 à 17h20
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          Et quel pourrait être l’intérêt de la Chine, qui est quand même le plus gros bénéficiaire du commerce mondial, à provoquer un tel évènement en vendant massivement ses dolars et ses euros?

          C’est ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied, non?


    • G. Le 04 janvier 2013 à 12h58
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      Vous oubliez aussi de dire que les USA sont des CLIENTS des entreprises chinoises. Et pour gouverner, le pays a besoin de stabilité. Se retrouver du jour au lendemain avec des millions de chômeurs dans les rues, cela créerait trop de risques de tensions… et de putch interne au sein du “parti”.

      Les Chinois ont tout à gagner à adopter une phase mixe de croissance industrielle et de consommation interne (investissements en infrastructures, en biens de confort, etc…). Ils l’ont bien compris.


      • dadone Le 04 janvier 2013 à 13h26
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        Je ne connais de personne d’un peu sérieux qui pensent que les USA rembourseront leurs dettes.
        A partir de ce constat que les Chinois ont intégré, on fait quoi et dans quel but ?
        Continuer à accumuler des $ qui un beau jour ne vaudront plus rien, quel intérêt ?
        Maintenant si on se place au niveau géopolitique pour déstabiliser la puissance US, alors là on comprend pour qu’elles raisons les chinois continuent a acheter des bons du trésor…
        La Chine est consciente que le $ est à terme condamné, elle fait donc tout pour diversifier ses échanges hors $ jusqu’au jour la Chine fera une croix sur ces avoirs en $, mais avec le sentiment du devoir accompli, la fin de la domination des USA sur le monde, domination qui ne tient que par le $ et la puissance militaire que cette monnaie lui permet d’entretenir.
        Je veux bien d’autres hypothèses mas de grâce pas de propos lénifiant tel que les USA sont des clients car :
        1. les USA sont des adversaires
        2. ce sont des client insolvables, un client insolvable n’ aucun intérêt
        la statégie de la tension désoemiemer de Chine vient le rappeler


        • totor Le 04 janvier 2013 à 15h52
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          L’intérêt est simple: ils se sont appropriés en un temps record technologies, brevets, savoir-faires et industries au détriment des pays occidentaux. Ce n’est pas tant le dollar qui les intéresse( même s’ils préféreraient voir garder une certaine valeur à leurs réserves de change) que d’avoir pu industrialiser leur pays très rapidement. Maintenant, s’ils arrivent à recentrer leur production sur leur consommation intérieure, ils ne restera aux ricains que leurs yeux pour pleurer (et leurs dollars pour se moucher dedans). Tout cela avec la complicité plus ou moins moins passive de leur classe politique et la duplicité très active de leurs élites économiques qui ont profité de ce cadre géopolitique vicieux.

          Cela dit, on suit la même pente avec un peu de retard et avec de gros problèmes sur la pérennité de notre monnaie commune…


  10. bats0 Le 04 janvier 2013 à 12h49
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    La Chine et l’Allemagne sont tous deux des pays qui exportent beaucoup, et plus particulièrement sur les pays développés, donc tant que les pays développé auront la capacité de se fournir auprès de ces 2 fournisseurs, ces derniers pourront toujours accumuler des gains sur leur balance commerciale, en effet leur stratégie économique est similaire, mais leur modèle économique est tout de même différent : l”Allemagne a toujours su se développer par la fabrique de ses produits commerciaux en privilégiant la qualité et en respectant les sur-coûts de production (elle commence à en subir les retombée : la délocalisation, et le maintient de son relatif coût bas de la main d’oeuvre interne à son pays, ne favorise pas suffisamment la consommation intérieure) infligé par ce modèle économique; la Chine a le même objectif à travers ses exportations, mais au contraire de l’Allemagne, elle produit principalement toute sa marchandise dans son pays, à part quelques produits de technologie développée (mais elle s’y met doucement), tels l’électronique, et principalement les micro-processeurs, par contre elle bâtie toute sa croissance sur l’exportation grâce, pour l’instant à sa main d’oeuvre bon marché, mais très peu consciencieux au niveau de la qualité de la production, privilégiant le nombre d’heure à passer dans le travail (mais c’est en train de changer aussi; ils savent s’adapter).
    L’Allemagne et la Chine sont tous deux très dépendants des matières premières, et des ressources énergétiques : l’une privilégiant le nucléaire (dont ils sont en train d’être moins dépendant) et le gaz , et l’autre sur les mines de charbon, dont elle possède encore une des plus grandes quantités au monde avec le Canada, ainsi que l’énergie hydraulique, par contre, tous deux sont dépendant du pétrole, qui est indispensable pour le transport des marchandises produites.
    Leur point faible commun, est leur population vieillissante, ce qu’à très bien fait remarquer Jean-Michel Quatrepoint, dont je suis régulièrement ses interventions sur Xerfi Canal depuis que j’ai lu sa conférence à l’IHEDN), qui va devenir un frein d’autant plus important à leur croissance, que la demande des pays émergents et développés pourrait s’estomper.


  11. G. Le 04 janvier 2013 à 13h12
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    Je me méfie comme de la peste des “brandisseurs d’épouvantails”. Lorsque quelqu’un vous dit “il faut faire ça, sinon c’est la guerre!”, méfiez vous! Il tente certainement de faire vendre ses livres par la peur, car la peur est une bonne arme de vente.

    D’ailleurs, c’est assez drôle: monsieur Berruyer, vous critiquiez avec bonne humeur récemment les discours de certaines personnalités politiques, à propos de l’Europe et de l’Euro. Ces personnalités avançaient des choses (agenda libéral) sans justification, en disant “si on ne fait pas ça c’est la catastrophe-fin-du-monde-apocalypse-bwaaaaah!”. Vous aviez signalé avec humour le défaut de ce genre de raisonnement. Pourquoi ne pas avoir pris, ici aussi, ce même recul?

    Quelques idées en vrac pour démonter le discours de JM Quatrepoint:

    - Avec un peu d’humour: Où est la crise globale? Cela fait 4 ans qu’on nous bassine avec la fin du monde, économiquement et financièrement parlant. A moins d’avoir une boule de cristal, le pire n’est jamais certain…

    - Le parallèle avec le début du siècle dernier est-il justifié? Où sont les chiffres pour comparer vraiment les degrés d’interconnection économique? Quid du fait que le monde d’aujourd’hui soit beaucoup plus multi-polaire? Et les évolutions technologiques sur les moyens de transport, de production, on n’en tiens pas compte non plus? Je ne savais pas qu’on vivait comme en 1900 !

    - Quid d’internet, des réseaux sociaux? Des grandes organisations mondiales (OTAN, ONU, G20,…)? De la puissance et “relative” liberté des médias actuels? Ne semble t’il pas beaucoup moins facile de faire avaler des “prétextes de guerre” aux bonnes gens? Le printemps arabe n’est-il pas une illustration de ce genre de changement?

    Bref, sans être pour autant un optimiste béat, la liste des choses faisant douter du discours de JM Quatrepoint semble longue…


  12. Pablo Honey Le 04 janvier 2013 à 14h18
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    Et si la richesse de demain c’était l’altruisme et la culture ? Le tout basé sur une monnaie indexée sur le temps. Un exemple : http://www.tempoconnect.com


  13. Macha Le 04 janvier 2013 à 14h19
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    …quelque faiblesse aussi sur le raisonnement d’une défense de l’Europe essentiellement assurée par la France et Royaume Unis, l’Allemagne en bénéficiant par une économie budgétaire doit “rendre” quelque chose, des sous!

    Une défense militaire réelle, ce n’est jamais qu’un seul budget mais beaucoup plus une attitude collective.
    Pour les anglais l’histoire l’a prouvé, ils ont assurés et continueront à le faire.
    mais,
    Dire aux allemands que la grande France éternelle assure leur intégrité territoriale nationale et vous les faites tous exploser de rire :-)
    et non seulement eux,
    mais les polonais qui ont attendus vainement en 1939 l’ouverture d’un front ouest après la déclaration de guerre de l’Etat français suite au traité d’alliance passé,
    les tchèques même motif etc
    la fiabilité française en ce domaine est une risée générale… jusqu’au dégagement unilatéral afghan récemment.
    la valeurs des personnels n’est pas en cause.


  14. Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 14h48
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    J’avoue ne pas avoir lu le livre pour le moment, mais je m’interroge quand même : quel est le lien logique entre mondialisation et déclenchement d’une guerre mondiale ?
    Si on veut faire un parallèle avec 1914, on pourrait au contraire affirmer que si la 1e guerre mondiale n’a duré que 4 ans, au lieu d’un quart de siècle comme ont pu le faire les guerres de la Révolution et de l’Empire un siècle plus tôt, c’est précisément parce que l’un des deux camps s’est vu soudainement coupé de l’accès à la mondialisation alors que l’autre pouvait toujours pleinement en profiter.
    A partir du moment où les puissances centrales ne gagnaient pas rapidement sur le terrain, l’incapacité à alimenter leur économie en une multitude de produits auparavant issus du reste du monde les condamnait à un écrasement stratégique rapide. Plus de pétrole, plus d’huiles, pas assez de denrées alimentaires, pas assez de minerais, plus de caoutchouc… La mondialisation a fait triompher rapidement les Alliés et l’autarcie forcée a condamné l’Allemagne. Et même scénario pour la seconde guerre mondiale.

    A l’heure actuelle, dès qu’une puissance régionale veut jouer les gros bras, la “mondialisation” déclenche une série de phénomènes stabilisateurs qui calment les ardeurs des aspirants maîtres du monde.
    La Chine fait joujou avec des missiles et des sous-marins ? Le reste de la planète se met à creuser son sol pour mettre en exploitation des gisements de terres rares locaux histoire de contrebalancer rapidement l’avantage des chinois dans cette production. Et les dirigeants chinois se rappellent rapidement qu’ils doivent importer une bonne partie de leurs hydrocarbures…

    Le concept de grandes zones commerciales séparées limitant la mondialisation n’est pas un concept nouveau, il a été introduit par les stratèges pangermanistes dès la fin du XIXe siècle, quand ils ont découvert que la dépendance du progrès technique à la mondialisation du commerce limiterait singulièrement la capacité de l’Allemagne à faire la guerre dans la durée… et qu’il était donc urgent de se tailler un petit espace vital aux dimensions continentales.

    Si une guerre de grande ampleur devait avoir lieu de nos jours, le camp le plus réduit en terme d’espace commercial serait stratégiquement terrassé en quelques années. On peut toujours trouver des substituts aux produits stratégiques (ce qui a fait durer les 2 guerres mondiales quelques années au lieu de quelques mois), mais pendant que le camp autarcique s’épuise à en trouver, le camp mondialisé accroît son avance matérielle.

    « Si les marchandises ne traversent pas les frontières les soldats le feront ». Je vous laisse deviner l’auteur !


    • dadone Le 04 janvier 2013 à 15h00
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      Vous réécrivez l’histoire à votre sauce…
      L’Allemagne n’a pas perdu la guerre faute de matières premières (une ineptie),mais en raison de deux fronts Est et Ouest et quant il n’y a eut a eut plus qu’un front l’entrée en guerre des USA a fait pencher, in extremis, la balance du coté des alliées….et on peut même ajouter que si les Allemands avaient compris à temps l’intérêt des chars ils auraient gagnés la guerre avant l’arrivée des troupes US…


      • Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 15h56
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        Les allemands ont surtout manqué du pétrole nécessaire à faire avancer des chars. De même qu’ils manquaient du kérozène nécessaire à faire voler des avions, contrairement aux alliés. L’Allemagne était économiquement asphyxiée en 1918 et son peuple mourait de faim. Elle aurait été bien en peine de faire tourner les centaines de chars et d’avions et de produire les millions d’obus que les alliés ont utilisé pour repousser la Reichswehr.

        Mais je vous l’accorde, l’effet des matières premières stratégiques fut nettement plus fort lors de la seconde guerre.


        • dadone Le 04 janvier 2013 à 16h33
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          C’est inexact en ce début de 1918, l’Allemagne qui a rapatrié ses troupes du front Est procède à la plus grande offensive de la guerre. Devant l’avancée des troupes Allemandes le commandement de la Grande Bretagne désespéré accepte pour la première fois depuis la guerre de placer ses propres troupes sous commandement français. Le 3 juin les Allemands ne sont plus qu’à 90 km de Paris. Seules la présence des troupes US qui arrivent au rythme de 300 000 hommes par mois fera échoué cette dernière offensive.
          Sans les USA, les Alliés n’auraient jamais gagnés la guerre…


          • Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 17h41
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            Ludendorff a lancé ses offensives du printemps car il savait pertinemment que le temps travaillait contre lui, et que la fenêtre stratégique qu’offrait l’élimination du front Est serait étroite.

            Les USA ont certes fourni des soldats, mais relativement tard. Ils ont surtout fourni des ressources en très grande quantité aux alliés, et largement avant leur entrée en guerre effective. Ces ressources l’Allemagne n’a quasiment pas pu les acheter quand les USA étaient encore neutres.

            Dans tous les cas, c’est bien l’épuisement économique du Reich qui a provoqué la fin de la guerre. A l’automne 1918, l’Allemagne n’avait pas essuyé de pertes au même degré que la France l’avait fait, donc ce n’était pas un problème d’effectifs. Par contre les émeutes de la faim secouaient l’intérieur du pays et les munitions commençaient à manquer.

            L’Allemagne pouvait encore pallier son isolement économique en 1914. En 1918 c’était déjà nettement moins vrai. En 1939 c’était déjà foutu d’avance pour elle si la guerre devait durer.


    • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 15h41
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      ” je m’interroge quand même : quel est le lien logique entre mondialisation et déclenchement d’une guerre mondiale ?”

      Soyons encore fous mon cher ben !! Je tente une réponse aventureuse !!

      La misère ?


      • Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 16h04
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        A ba oui forcément.

        En 1914, les peuples européens étaient clairement plus miséreux qu’un siècle plus tôt.
        L’espérance de vie n’avait cessé de plonger, pendant que la fréquence des famines croissait. L’alphabétisation avait dégringolé, les gens du commun avaient progressivement perdu l’accès au train, au télégraphe, aux vêtements de coton bon marché, aux vaccins, aux boîtes de conserves, à l’éclairage électrique de nuit, à la radio, aux chaussures de cuir et aux journaux.


        • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 16h15
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          tsss !! ben… J’ai dit M I S E R E !!
          Ne confondrait-tu, pas hasard, avec pauvreté ?


          • Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 17h15
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            Alors détaille moi car j’ai du mal à saisir la nuance, et explique moi par la même occasion le lien mondialisation => guerre


        • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 16h35
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          La pauvreté n’entame pas la dignité.
          La misère commence là où sévit la honte, les frustrations, l’exclusion, le sentiment d’injustice.


          • Benjamin Franklin Le 04 janvier 2013 à 17h18
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            Ok, je n’avais pas encore vu les détails. Mais alors explique moi comment la misère aurait déclenché la première guerre mondiale ? Les allemands étaient jaloux de notre vin ?


          • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 17h44
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            @ben

            “Les allemands étaient jaloux de notre vin ?” Un peu mon neveu.

            Mais on parle, aussi, beaucoup du déclassement de la paysannerie française.

            Et bien sûr de nombreuses autres causes (les hussards noirs revanchards de la république, confrontations géopolitiques et coloniales etc..)

            Mais le pire !!! Des buveurs de bière et des bouffeurs de saucisses !!!!! Faut pas charrier quand même !!


          • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 17h56
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            Il me semble que le désespoir entame largement les processus de survies des individus (états dépressifs) et permet l’acceptation de décisions qui aboutirons à des suicides collectifs.


    • dadone Le 04 janvier 2013 à 18h05
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      “J’avoue ne pas avoir lu le livre pour le moment, mais je m’interroge quand même : quel est le lien logique entre mondialisation et déclenchement d’une guerre mondiale ?”
      On ne pas comparer 1914 et 2012 c’est absurde, si ce n’est que d’un point de vie Marxiste, la notion de les débouchés.
      Les causes de 14/18 sont connues, Guillaume II (à l’inverse de Bismarck) voulait une fois pour toute asseoir la domination Allemande sur le continent en ce faisant assurer des débouchés à l’Allemagne en s’accaparant de colonies une fois la paix revenue.
      C’est donc une vision impérialiste, ni plus ni moins avec en toile de fond un bon moyen de faire taire les revendication des socialistes qui prônaient une union des travailleurs internationale contre le capitale.
      De nos jours une guerre est impossible compte des armes de destruction massives, on se contenteras d’une guerre économique sans merci comme l’a dit clairement un colonel de l’armée Chinoise dans un livre qui a fait le buzz en Chine.
      link to abonnes.lemonde.fr


      • pasdefil Le 05 janvier 2013 à 00h43
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        @ dadone :

        ça vous arrive de vous relire ? vous faites tellement de fautes de français, d’oublis ou de confusions de mots- ou de répétitions – que votre discours devient pénible ….
        Exemples :
        “si ce n’est que d’un point de vie Marxiste, la notion de les débouchés.” ???
        ” On ne pas comparer 1914 et 2012 ”
        ” De nos jours une guerre est impossible compte des armes de destruction massives ”

        …. et j’en passe


  15. step Le 04 janvier 2013 à 16h02
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    bon on a de l’audio pour ce weekend :)


  16. Incognitototo Le 04 janvier 2013 à 16h33
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    Excellentes analyses géostratégiques, que je partage pour leurs plus grandes parties…

    Cependant, il y a 2 points qui manquent singulièrement de développements :
    - les solutions proposées sont vraiment très “légères”,
    - il ne nous explique pas pourquoi la France (et tant d’autres pays) a des dirigeants aussi c…

    Faire des constats, c’est bien, mais il faut se demander pourquoi, nous semblons incapables de répondre aux grands défis qui se posent à nous. Sinon ça revient à dire à un patient : voilà c’est ce cancer-là que vous avez, mais je ne sais pas pourquoi c’est vous qui l’avez, ni comment vous soigner…


    • toutouadi Le 04 janvier 2013 à 16h43
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      “il ne nous explique pas pourquoi la France (et tant d’autres pays) a des dirigeants aussi c…”

      P’être les certitudes et le mépris ?


    • dadone Le 04 janvier 2013 à 18h21
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      - les solutions proposées sont vraiment très “légères”,
      Par ce qu”il y en pas…
      “il ne nous explique pas pourquoi la France (et tant d’autres pays) a des dirigeants aussi c…”
      La je te laisse la responsabilité de la phrase car pour traiter les gens de c… faut être sur de ne pas en faire partie…et donc d’avoir des solutions à apporter qui ne seraient pas jugées comme telles….c’est pas gagné


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 21h06
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      Tant de pays ont des dirigeants aussi cons parce que insuffisamment de consommateurs, repus de pains et de jeux, sont citoyens. En résumé on a les politiques que l’ont mérite. Comme écrit dans mon précédent commentaires : 1 français sur 2.500 (je n’ose traduire en %) a signé la pétition “scinder les banques”.

      Pire que le bruit des bottes est le silence des pantoufles avait écrit Fritsch. Le choc de 2008 n’a pas été suffisant, et maintenant la marmite se remet à chauffer tout doucement (cf. La grenouille d’O. Clerc)


  17. Opps' Le 04 janvier 2013 à 19h14
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    Effectivement le lien entre Mondialisation/Crise ET Guerre est difficile à tenir.
    Trop de différences de contexte.

    Quatrepoint est à la fois intéressant dans sa tentative de géopolitisation , mais ça ne reste qu’un des scénarios parmi une multitude d’autres … il est vrai que le sensationnalisme devient à lui seul une sorte d’argument pour capter l’attention.

    Ce qui est intéressant c’est plutôt : que va-t-il se passer puisqu’une guerre est très peu probable ?

    En ce qui concerne l’Europe , là aussi c’est le même topo : l’Europe fédérale est une catastrophe -surtout sur le pan monétaire- . Mais son explosion serait pire encore probablement.
    Que va-t-il donc se passer … à la place ?

    A chaque fois on peut éventuellement “penser” une sorte de déflagration lente mais implacable (le japon en serait le précurseur) … le temps qu’une innovation technique majeur fasse redémarrer la machine ?


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 21h11
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      @Oops : “que va-t-il se passer puisqu’une guerre est très peu probable ? “ . Me voilà rassuré.

      Mais il est vrai que l’on peut aussi envisager des stratégies de réduction des populations, les classes dominantes se passeront volontiers des myriades de chômeurs. Sous quel forme ? La guerre classique sans trop abîmer les moyens de productions et les infrastructures. J’sais pas moi, la guerre chimique ou bactériologique ? Z’en pensez quoi ? Y a bien suffisamment d’îles confortables pour mettre à l’abri quelques dizaines de millions de nantis, généraux et officiers – sans oublier les putes et le champagne bien sûr – le temps de faire le ménage et de rincer tout cela.


      • Magyare Le 05 janvier 2013 à 00h18
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        Bonsoir, Christophe,
        Bien que je comprenne bien votre cynisme, je ne puis l’accepter.Nous ne nous arrêterions donc à si peu???Mais,nous sommes allés sur la Lune….


      • Opps' Le 05 janvier 2013 à 02h00
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        Oui tu as raison Christophe , je ne dis pas grand chose ;-) : sinon que compte tenu de l’ampleur de la Dette , il est difficilement pensable qu’il ne se passe rien de très profond ou très puissant

        Car le mystère est là , puisque nous sommes dans une situation historique inédite : QUE va-t-il se passer ? Par où cela va-t-il craquer ? Qui en supportera la charge maximale ? et sur combien de temps cela -t-il s’étaler.

        Saches quand même que la guerre bactériologique ou les îles ou se réfugierait la richesse n’ont aucun sens : la richesse ne se tire que des autres . La richesse n’existe pas sans nous .

        “Vous” êtes toujours victimes (toi et les autres … :-) , d’une espèce de réification de la Richesse et surtout de celle de la Monnaie (le Grand Equivalent Général) . Pour aller vite la richesse c’est faire travailler les autres et il n’y a pas mal à cela tant que la Réciprocité fonctionne (à peu près) .

        Mais cette réification dégénère encore plus considérablement lorsque certains analysent la crise … en la considérant comme une fatalité quasi-externe , presque de même nature que la crise écologique. (Et s’imaginent qu’il y a un trésor caché de la richesse à récupérer .
        Il ne s’agit pas de récupérer une richesse , mais de la détruire au contraire, par la destruction de cette fausse monnaie qui alimente le méga circuit financier . Et revenir à un mode de résolution des conflits plus brut mais plus sain où les ajustement se font au fur et à mesure , et ne sont pas engrangés dans le futur )

        Et ceux qui prophétisent la Guerre (comme l’église annonçait la peste comme une conséquence de tous nos manquements) l’annoncent comme si c’était une sorte de quasi punition inévitables.

        Or la crise n’est qu’un colossal désordre dans nos comptes , c’est donc du pur social . Il est vrai que c’est un social fondamental puisque ça touche le niveau de vie . Et donc il est probable que nous ne serons raisonnables qu’après de gros déboire et le testage de rapports de force , avant de trouver une solution.

        Pas de fin du monde. Pas de guerre.
        Quand à la crise écologique des ressources …. elle est différée (D’ailleurs même les écolos n’y croient pas sinon ils ne seraient à blablater sur le mariage homo ;-) )

        La hausse des température est bien plus inquiétante , mais si , comme il semblerait l’origine n’en est pas humaine mais solaire (Groenland = terre verte au moyen-age) alors nous n’y pourront pas grand chose sinon nous y préparer.


  18. Dan Le 04 janvier 2013 à 19h18
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    La troisième guerre mondiale a déjà commencé , notamment dans la destabilisation de moyen orient , le but recherché est le contrôle des approvisionnements pétroliers . Il est clair que cette guerre se propage
    notamment sur le plan financier , ou l’utilisation massive du quantitative easing a pour but de détruire les excédents d’exportation libellés en billets vert à néant d’un grand pays du monde de l’extrême orient.
    Il faut se rendre compte que nous assistons à la renaissance de la confrontation entrele bloc de la faucille et le marteau et le bloc de l’aigle


  19. Letaulier Le 04 janvier 2013 à 20h42
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    Les solutions proposées sont à se pisser dessus. Quartepoint semble ignorer que nous sommes dans une zone de libre échange et que nous sommes aussi membre de l’OMC.


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 21h14
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      Oui tout à fait, le Taulier, et aussi de l’ONU : les casques bleus veilent comme le oies sur le capitole. Dormez en paix braves gens.


  20. tchoo Le 04 janvier 2013 à 22h51
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    Bien malin qui pourrait dire de quoi demain sera fait
    ce qu’il ya de sur, c’est qu’une guerre entre deux visions du monde est entamée, et que la doxa néo-libérable profitable aux 1% les plus riche du monde ne se laissera pas dépouiller sans lutte dusse-t-il aller jusqu’a provoquer une guerre qui de toutes façons leur est toujours plus ou moins profitables.
    Regardez, rien qu’en Europe les antagonismes qui montent entre grecs et Allemands, entre Sud et Nord, cela laissera des traces, et pour longtemps, compte tenu que l’onva toujours vers la solution qui n’est pas une solution (20 ans de récession pour rien, et la destruction d’un état, déjà bien faible)

    Mais le pire n’est jamais inéluctable


  21. Magyare Le 05 janvier 2013 à 00h22
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    Le meilleur heureusement,
    N’est pas “inéluctable” non plus!
    Arfff, c’t'une insulte!!
    -Mais non!

    Better or not better?


  22. Macarel Le 05 janvier 2013 à 09h32
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    Pour l’instant les différents blocs régionaux, se livrent à une guerre des devises.
    Le Yuan est sous-évalué, le Dollar surévalué, l’Euro encore plus surévalué, les japonais, eux, avec le nouveau gouvernement entendent jouer le Yen à la baisse.
    Quant à l’Allemagne elle profite, du fait que ses partenaires, sont pieds et poings liés par la monnaie unique pour pratiquer la déflation compétitive, accumulant ainsi les excédents commerciaux.


  23. carel Le 06 janvier 2013 à 15h31
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    Martin Jacques: Understanding the rise of China

    Speaking at a TED Salon in London, economist Martin Jacques asks: How do we in the West make sense of China and its phenomenal rise? The author of “When China Rules the World,” he examines why the West often puzzles over the growing power of the Chinese economy, and offers three building blocks for understanding what China is and will become.

    Martin Jacques is the author of “When China Rules the World,” and a columnist for the Guardian and New Statesman. He was a co-founder of the think tank Demos.

    link to ted.com


  24. FrédéricLN Le 09 janvier 2013 à 22h18
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    Encore un pilier de l’Institut Xerfi et un promoteur de l’iconomie :-)


  25. Letaulier Le 04 janvier 2013 à 21h19
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    On va quitter l’UE ou l’OMC!

    Evite de dire cela sur Bfmtv sinon tu vas passer en boucle dans le zapping de la semaine et dans le bétisier 2013


  26. fx Le 04 janvier 2013 à 22h29
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    pour l’instant dans le bêtisier on a surtout des Strauss-khan, Minc, Lagarde, Fillon, Hollande, et j’en passe, qui nous sortaient que la crise est finie ! ha ha !


  27. Letaulier Le 05 janvier 2013 à 10h14
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    C’est vrai que les Européens en reviennent du libre-échange naïf mais faire marche arrière sur les accords passés est quasi impossible.


  28. Vénus-Etoile du Berger Le 05 janvier 2013 à 14h04
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    « impossible n’est pas français» Napoléon Bonaparte.


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