Le sujet ayant suscité pour la première fois plus de 300 commentaires cette semaine (ah, le jour où il se trouvera autant de défenseurs des plus pauvres que des plus riches, nous aurons bien avancé…) , voici l’analyse de Thomas Piketty. Je maintiens toutefois entièrement ma proposition de limiter les rémunérations des très hauts dirigeants, pour leur faire retrouver leur niveau des années 1980. Pas tant par un souci de justice fiscale ou par je ne sais quel populisme, mais simplement par un souci de sécurité économique, il faut que ces pilotes précieux retrouvent le sens du long terme (leur rémunération n’étant qu’une des voies nécessaires, mais elle est très importante).

Je termine d’ailleurs par un clin d’oeil aux libéraux :

« La disparition du sens critique fait peser une sérieuse menace sur l’avenir de la civilisation. Elle permet aux discoureurs de mystifier le peuple. Il est à remarquer que les couches évoluées sont plus crédules que les moins évoluées. » [Ludwig Von Mises, La Bureaucratie, 1955]

et cette phrase que j’aime beaucoup de quelqu’un qui n’est pourtant pas mon maître à penser :

« La première tâche consiste à nous libérer de l’obscurantisme contemporain qui essaie de nous faire croire que ce que nous avons fait dans le passé récent était sage ou inévitable. » [F.A. Hayek, La route de la servitude, 1946]

 

Proche de la gauche, l’économiste Thomas Piketty (chroniqueur pour Libération) ne cache pas sa déception face au « bricolage fiscal » du gouvernement. Pour lui, il faut arrêter «la poudre aux yeux» et engager sans attendre une réforme fiscale plus ambitieuse.

La censure de la taxation à 75% des plus hauts revenus par le Conseil constitutionnel était-elle prévisible ?

Juridiquement, ce revers était effectivement prévisible* . Si l’on y regarde de près, le Conseil constitutionnel n’a pas censuré la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d’euros – un niveau d’imposition que l’on a déjà connu en France par le passé – mais le fait que cette réforme ne s’appliquait pas de manière cohérente entre l’impôt sur le revenu d’un côté et cette taxe exceptionnelle de l’autre. L’impôt sur le revenu est toujours calculé sur le revenu du foyer alors que la taxe était prévue sur le revenu individuel ! Cette différence d’assiette est une erreur juridique majeure qui aurait évidemment pu être évitée.

Le conseil aurait pu ajouter une autre incohérence générale : cette taxe s’appliquait uniquement aux revenus d’activité et non à l’ensemble des revenus soumis à l’impôt. Mais le plus absurde c’est que l’on passait d’un seul coup de 45% d’imposition au-delà de 150 000 euros, la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu, à 75% au-delà de 1 million d’euros… ce qui veut dire qu’à 999 000 euros le riche contribuable était toujours imposé à 45% ! Cette passoire fiscale entre hauts et très hauts revenus n’est absolument pas cohérente, ni d’un point de vue politique ni d’un point de vue économique, social ou symbolique.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a-t-il fait preuve d’amateurisme dans cette affaire ?

[…]

Source : Libération, Interview recueillie par Jean-Christophe Féraud

dessin humour cartoon

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

160 réponses à [Reprise] Une improvisation fiscale consternante, par Thomas Piketty

  1. Opps' Le 01 janvier 2013 à 04h46
    Afficher/Masquer

    Mauvais esprit d’après réveillon

    “Juridiquement, ce revers était effectivement prévisible* ” dit-il… quoique ce soit mieux de le dire … avant 😉

    “Malheureusement je crois que le gouvernement Ayrault n’ a ni la volonté ni le courage politique nécessaires pour se lancer dans un grand soir fiscal en 2013” : Ca par contre c’était encore beaucoup plus facile à prévoir

    Ps/ “Avoir des taux de 75% et plus qui ne rapportent rien, ça ne sert à rien ni à personne.” : audacieux comme remarque ! (aurait-il oublié que c’est pour la “Morale”)


    • Armand Le 01 janvier 2013 à 09h45
      Afficher/Masquer

      @Opps’
      Le député UMP Gilles Carrez, qui est sans doute le meilleur fiscaliste de France (dire ça n’est pas dire que je suis d’accord avec lui, hein !), avait prévenu par avance que la mesure telle qu’elle était (mal) ficelée ne tenait juridiquement pas la route – et ceci indépendamment de l’opinion qu’il en avait, à savoir que c’était une mauvaise mesure. Mais le problème de ce gouvernement, ce n’est pas seulement sa faiblesse ni ses orientations plus libérales-libérales que libérales-socialistes, c’est qu’il était seulement sourd et que le voilà devenu parfaitement autiste…


      • Ermisse Le 01 janvier 2013 à 10h32
        Afficher/Masquer

        Normal, son chef suprême est major de l’Ecole nationale d’autisme (ENA) !


  2. Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 05h16
    Afficher/Masquer

    Olivier vous écrivez “Je maintiens toutefois entièrement ma proposition de limiter les rémunérations des très hauts dirigeants”

    Votre proposition reste cohérente avec toutes vos analyses dans vos billets sur la France et également sur les USA.

    C’est une bonne proposition.

    Avec un peu de persévérance, tous vos efforts finiront par payer.

    Cordialement.


    • dadone Le 01 janvier 2013 à 11h16
      Afficher/Masquer

      “Je maintiens toutefois entièrement ma proposition de limiter les rémunérations des très hauts dirigeants”
      Non, non et non le remède est faux ainsi que le diagnostique….
      Au niveau du diagnostique, c’est la création monétaire en continue depuis plus de 30 ans qui a créée cette inflation salariale sans cette création il n’y aurait jamais eut cette inflation.
      Au niveau du remède, si c’est seulement la France qui adopte cette mesure les multinationales auront vite faite de trouver des solutions pour éviter ce problème.
      C’est une tout autre approche qu’il faut prendre a commencer par uen réforme monéta


      • dadone Le 01 janvier 2013 à 11h18
        Afficher/Masquer

        .. a commencer par une reforme monétaire qui évite la pyramide de Ponzi constitué des prêts bancaires…


        • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 11h45
          Afficher/Masquer

          inutile d’aller prendre et de recopier un petit bout d’idée de Paul Jorion “une réforme monétaire” sans comprendre l’ensemble de son concept.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 12h47
            Afficher/Masquer

            Pour quelqu’un qui ne lit jamais Paul Jorion et qui ne s’intéresse pas au personnage, votre attitude est très surprenante.

            Vous avez pris la peine de lui écrire un mail, de lire l’avis de trucmuche inconnu au bataillon et d’aller creuser tout un article sur lui et de connaître même un lien!!!!??????????????????????????????????????????????????????????????

            POUF, dis donc heureusement que vous ne vous intéressez pas DU TOUT à lui!

            Pour ma part, quand quelqu’un ne m’intéresse pas, je ne prends pas la peine de lui écrire un mail,
            de lire tout un article sur lui etc., de lui accorder une quelconque attention! .

            Bref.

            La proposition d’Olivier est tout à fait honorable et justifiable de part ses analyses.


          • dadone Le 01 janvier 2013 à 15h38
            Afficher/Masquer

            Vous confondez beaucoup de choses.
            Ce n’est pas Paul Jorion que j’écoutais mais France Culture…et comme je respecte beaucoup ses journalistes le fait qu’il ait été impoli m’a fait réagir pour défendre ces journalistes…
            Ce n’est pas Paul Jorion que je lit sur le blog d’Onubre Einz mais le ce que dit ce remarquable blog, le meilleur en économie tout blogs confondus…(d’ailleurs sur cet aspect précis de polémique sur Paul Jorion je me suis permis de dire que Einz perdait un peu son temps, mais c’est son problème…)

            Et pour revenir au fond de mon intervention
            “La proposition d’Olivier est tout à fait honorable et justifiable de part ses analyses.”
            Je ne suis pas d’accord, cette proposition n’est pas applicable et elle se servirait à rien, sur ce point et sur biens d’autres Olivier a tort


          • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 16h14
            Afficher/Masquer

            Ecoutez Monsieur, si vous avez du temps à perdre, pas moi.

            Vos histoires à dormir debout complètement incohérentes ne m’intéressent pas.

            Vous employez un “Non, non et non “,
            “je ne suis pas d’accord” sans rien développer.

            juste des mots les uns après les autres qui n’aboutissent à rien

            J’ai jamais pris la peine d’écrire un mail à quelqu’un qui ne m’intéresse point et pris autant de peine comme vous pour quelqu’un qui ne m’intéresse pas.


          • dadone Le 01 janvier 2013 à 17h30
            Afficher/Masquer

            “San rien développer ?
            alors la phrase suivante que j’ai écrit c’est quoi ?
            “…, c’est la création monétaire en continue depuis plus de 30 ans qui a créée cette inflation salariale sans cette création il n’y aurait jamais eut cette inflation.”
            C’est assez claire, non ?
            Maintenant vous pouvez ne pas être d’accord, et je suis prêt à débattre avec vous…
            [Modéré : bon on arrête maintenant svp, ce n’est pas un forum privé – merci]


          • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 17h57
            Afficher/Masquer

            vous exprimez “c’est la création monétaire en continue depuis plus de 30 ans qui a créée cette inflation salariale”

            une inflation salariale?

            comment expliquez-vous alors que tous les salaires n’ont pas augmenté?


          • dadone Le 01 janvier 2013 à 19h25
            Afficher/Masquer

            Les salaires n’ont pas augmentés, vous plaisantez ?
            Prenons un footballeur professionnel des années 80, Platini par exemple et comparez son salaire avec Messi et vous me direz si il n’a pas augmenté…
            Les rémunérations du top 10, 1 et 0,1 ont respectivement augmentés, très fortement augmentées, explosées sur les trente dernières années…et c’est effectivement au détriment de l’endettement et de l’appauvrissement de tout le reste de la population..
            C’est donc et avant tout la création monétaire qui la responsable de toutes les inégalités…
            Encore une fois lisez le blog de Onubre Einz sur la rivalité patrimoniale aux USA et vous comprendrez pour qu’elles raisons les USA sont en train de s’effondrer. C’est la même chose en Europe.


          • dadone Le 01 janvier 2013 à 19h36
            Afficher/Masquer

            Que je sois clair, les hautes rémunérations (top 10, 1, 0,1) sont une des raisons majeures des dysfonctionnements économiques et comme telles elles doivent être combattues.
            C’est sur la manière de les combattre où je ne suis pas d’accord.
            Arrêtons déjà la création monétaire, l’inflation salariale s’arrêtera en partie et si ce n’est pas suffisant, mettons en place d’autres moyens…
            Mais décréter brûle pour point qu’il faut un salaire maximum dans une société ouverte et où tout le monde est en concurrence contre tout le monde cela n’a pas de sens…en plus une bonne partie des revenus du top 1 et 0,1 est constitué du capital et non du salaire…


          • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 21h27
            Afficher/Masquer

            MA QUESTION ETAIT
            une inflation salariale?
            comment TOUS LES salaires n’ont pas augmenté?

            Sincèrement, vous avez besoin de lire une étude pour connaître la rémunération des footballeurs vous?
            Pour ma part, pas besoin.

            Pour les USA et l’Europe etc., je vous remercie, j’ai déjà analysé, notamment en épluchant tous les billets d’Olivier Berruyer.


          • dadone Le 01 janvier 2013 à 22h41
            Afficher/Masquer

            Je ne comprends pas bien votre question
            “comment TOUS LES salaires n’ont pas augmenté?”
            Si tous les salaires augmentent alors les prix suivent on a simplement de l’inflation. Au résultat personne n’est plus riche, et il n’y a aucune croissance.
            A contrario si on veut combattre l’inflation “sur le panier moyen de la ménagère” il faut augmenter les revenues uniquement du top 10, 1 et 0,1.
            C’est ce qui a été fait au début ds années 80 et cette pour cette raison qu’il y eut baisse de l’imposition et la dérégulation financière…et croissance mais uniquement pour les 10, 1 et 0,1…je me suis maintes fois exprimé sur ce sujet et j’ai même envoyé tout un article à Olivier sur ce sujet, article qu’il n’a jamais publié ce qui est son droit le plus stricte.


  3. Patrick Luder Le 01 janvier 2013 à 07h28
    Afficher/Masquer

    Olivier, malgré tout le respect et le mérite que je te reconnais, ce sujet pêche sur un point important !!!

    => la liberté c’est quoi ? Ou commence-t’elle et s’arrête t’elle ?

    Vivons-nous dans une économie libre ? Pouvons-nous librement créer notre propre entreprise ? Ou commencent et ou s’arrête la liberté des petits et grands patrons ?

    C’est sur ce thème de la liberté qu’il faut travailler. Si un patron, toute sa famille et tous ses descendants sont pleinement responsables des pertes et profits, s’ils s’engagent à supporter toutes les pertes possible, prenannt sur eux et sur leurs descendants ces risques et profits, alors il n’y a nul besoin de mettre une limite.

    Par contre si une entreprise peut limiter ses pertes (par exemple pour une Société Anonyme), alors il faut aussi créer une limite pour ses gains. Si une entreprise (ou une banque) peut faire supporter toutes ses pertes à l’Etat (et donc au peuple), alors tous ses gains doivent aussi revenir à l’Etat (et donc au peuple).

    Vouloir “juste” limiter les gains de manière directe ou fiscale, c’est prendre le problème à l’envers, c’est combattre un symptôme plutôt que la maladie.

    Il y a un énorme travail à faire un matière de droit des entreprise. Si un petit patron part de zéro, puis engage un employé, puis un deuxième … quand commence t’il à devoir rendre des comptes et à qui ? Voilà les questions essentielles à se poser => juste poser des yeux brillants sur les hauts revenus s’apparente à de la jalousie, à du l’intérêt mal placé … et illégal tant que le droit des entreprises n’est pas modifié !


    • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 08h17
      Afficher/Masquer

      Bonjour,

      Marrant ce discours, d’autant plus que la liberté que vous vous accordez à vous même vous ne savez déjà pas placer une limite.

      Faites donc déjà l’expérience sur vous même et par la suite aux autres.

      De plus, vous abordez plutôt des petites à moyennes entreprises qui ne correspondent pas à la proposition faite.

      Et votre discours très amusant sur les yeux brillants, s’apparente à vos écrits sur les financiers et ingénieurs financiers, votre jalousie démesurante.

      L’effort doit être fait sur la répartition de la richesse créée par tous.

      Cordialement.


    • Téji Le 01 janvier 2013 à 11h59
      Afficher/Masquer

      à Patrick, qui demande :
      “la liberté c’est quoi ? Ou commence-t’elle et s’arrête t’elle ?”

      je soumets cette phrase, qui fut écrite sur ce blog même par “Jean-Baptiste B” :
      “Il faut renverser le postulat libéral sous-tendant notre compréhension de la société : ce n’est pas parce que chacun est libre de faire ce qu’il veut, que tout s’arrange pour le mieux, mais parce qu’on restreint la liberté suffisamment pour que tout s’arrange pour le mieux, que chacun est libre de faire ce qu’il veut.”
      J’avais même mis de côté ce commentaire de “CrapaudRouge” :
      “C’est la première fois que je vois la restriction des libertés mise au service de la liberté. Je saurai m’en souvenir.”
      Dans un monde fini, il me semble qu’il ne peut y avoir pour l’un augmentation de quelque chose de commun (fut-ce la liberté), sans que ce soit au détriment d’un autre. Sauf pour une notion comme l’amour, qui ne peut avoir de ‘prix’, dont la ‘détention’ ne coûte pas, qui ne diminue pas quand on la donne, qui ne nuit pas à autrui, même contre son gré…

      Bonne question pour commencer l’année 😉


    • fourminus Le 01 janvier 2013 à 12h01
      Afficher/Masquer

      Une vraie réforme de la fiscalité ?
      Il y en a une expliquée dans ce doc sur le revenu de base :
      http://youtu.be/-cwdVDcm-Z0


      • Thibaud Le 02 janvier 2013 à 22h56
        Afficher/Masquer

        J’ai découvert cette idée aujourd’hui et je la trouve très, très intéressante. Je me demande comment je suis passé à côté.

        J’ai tout de même un problème dans ce documentaire. Je pense avoir bien compris l’idée de la TVA comme unique impôt, mais qu’en est-il des très hauts revenus, qui s’ils ne sont plus imposés, vont conduire à augmenter les inégalités de patrimoine ? Ce n’est pas explicité. Impôt sur la consommation + impôt sur le patrimoine ?


        • Christophe Vieren Le 03 janvier 2013 à 20h48
          Afficher/Masquer

          @Thibaud : oui je crois que tu as donné la bonne réponse. c’est u peu ce que propose Piketty en fusionnant un certain nombre de taxe (IR, CSG, ….) et la progressivité de ce nouvel impôts global.

          Par exemple, la Suède, qui s’en sort plutôt bien à une part de 34% (avec un taux marginal à 61%) de l’IR dans ses prélèvements obligatoires, contre 17% pour la France.


          • Michel Martin Le 04 janvier 2013 à 08h50
            Afficher/Masquer

            Le problème que je vois dans l’approche de Piketty, c’est qu’il voit très bien le versant de la régulation des inégalités, mais pas du tout celui de la politique économique, ce qui le conduit à rejeter la TVA de substitution et à ne pas nous proposer de moyen clair de nous débarrasser des niches qui mitent toutes les bonnes intentions (les niches contribuent très fortement à compliquer le système, ce qui profite à tous ceux qui ont les moyens d’optimiser, particuliers ou entreprises).


            • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 09h21
              Afficher/Masquer

              Oui bien sûr tu as raison, les propositions de Piketty ne sont pas toutes à prendre. Je le cite car leur site (il n’est pas tout seul) pour une révolution fiscale foisonnent de données, de propositions, possibilité de simulation de sa propre situation, de barème d’impôts. Heureusement qu’il reste des chercheurs publics tourné plus vers le citoyen que vers leur carrière (ce genre de site c’est beaucoup de boulot et peu de gratification pour les chercheurs)


    • Christophe Vieren Le 02 janvier 2013 à 12h24
      Afficher/Masquer

      C’est pourtant assez simple à comprendre. Les rémunérations indécentes s’appellent tout simplement du PROFIT (selon l’analyse marxiste : issu de l’exploitation de l’homme par l’homme). C’est la base de l’économie capitaliste.

      Or profiter n’est à mon sens pas une valeur à encourager sauf, parce que l’économie capitaliste fonctionne sur ce fondement, pour rémunérer une prise de risque qui n’aurait pas été prise en absence de la perspective de ce profit.

      Donc à partir du moment où l’on estime que ce n’est ni la prise de risque (si tant est qu’elle était nécessaire), ni le travail qui est rémunéré, alors au delà c’est illégitime.

      De la même manière, quoique les banques n’ont pourtant rien fait d’illégal (ou alors certaine à la marge), il était nécessaire de les sauver.

      Si l’on est dans une économie libérale, ni l’un (taxation progressive des revenus), ni l’autre (sauvetage des banques) ne sont légitimes. Mais puisqu’un autre choix a été fait – et ce depuis bien longtemps et dans la quasi totalité des pays développés du monde – lorsque l’on sauve les banques (socialisation des pertes) on doit aussi taxer les profits (socialisation des gains).

      Maintenant, si la méthode est discutable (on s’attaque en effet aux effets et non pas aux causes), c’est ce que l’on a trouvé de moins pire. La solution serait en effet une socialisation des moyens de production qui, hélas, n’a pas à ce jour encore fait ses preuves. Entre deux maux , il faut donc choisir le moindre.

      Je rappelle qu’un très riche qui se sent victime de spoliation parce qu’il est trop riche, a une solution très simple : réduire ses rémunérations et/ou son patrimoine. Et pour cela il y a de nombreuses solutions, avec la plus extrême : s’arrêter de travailler (ou prendre un emploi moins rémunérateur) et de vivre de ses rentes. D’autant que les ultra riches concernés en ont souvent hérités d’une partie, et pas seulement des Bettencourt mais aussi des Arnault et consorts.


  4. Lozere Le 01 janvier 2013 à 08h31
    Afficher/Masquer

    Parcequ’augmenter les impôts diminuera la pauvreté ?

    La pauvreté dans notre pays a principalement pour origine le prix de l’immobilier, mais là on y touche pas car ça ne concerne pas seulement ces sales riches.

    Il est d’ailleurs symptomatique de constater que la plus value réalisée à la vente d’une entreprise sera trois fois plus taxée que celle réalisée sur de l’immobilier. Le bon impôt c’est celui qu’on ne paye pas.

    Mais adoptons cette mesure et prenons par l’impôt 100% des revenus des plus riches. Même si ce n’est pas le but de l’impôt, le politique, dans sa grande générosité, va reverser cette somme aux plus pauvres.

    Quel serait concrètement l’impact d’une telle redistribution ? Le CA de la FDJ augmenterait, les ventes de tablettes se porterait à merveille etc…

    Que se passerait-il ensuite quand les riches auront limité leur revenu ou délocalisé leur entreprise hors de france ? L’Etat empruntera pour payer le dû des pauvres (ou augmentera les impots de la population qui en paye).

    Ce qu’il faut au contraire dans notre pays c’est diminuer la solidarité pour redonner une valeur aux bas salaires et obliger les personnes âgées à bouffer leur capital en diminuant des pensions qui sont acquises au détriment des actifs.


    • toutouadi Le 01 janvier 2013 à 21h20
      Afficher/Masquer

      Les entrepreneurs ont besoins de financement pour couvrir leurs investissements mais il ont aussi et surtout besoin de clients solvables, or cette solvabilité est capté par la rente financière.
      Même Henry Ford sympathisant nazi l’avait compris.


    • Christophe Vieren Le 02 janvier 2013 à 13h01
      Afficher/Masquer

      @Lozere : “Parcequ’augmenter les impôts diminuera la pauvreté ?”

      Ben ouais. Un rapport de l’OCDE (2011, cf lien ci-dessous) t’en apportera si ce n’est des preuves, tout au moins un très bon éclairage de mécanisme qui font que les dépenses publiques (auxquelles correspondent des recettes, fiscale en particulier) réduise en moyenne de 25% les inégalités calculé d’une part sur les revenus marchands (avant taxations et prestations) et d’autre part sur les revenus disponibles. En France c’est même 30% (Et même plus si l’on tient compte des services publics dont l’éducation).

      Par exemple en Suède, qui dispose du meilleur Gini des revenus disponibles de l’OCDE, dont les dépenses publiques – et donc les prélèvements obligatoires – sont voisins de celles de la France, la part de l’IR représente le double de celle prise en France (33,9% contre 17,1%, cf : Pourquoi la Suède s’en sort (plutôt) bien ).

      Pour les effets de la redistribution, voir ce récent (2011) rapport de l’OCDE proposé ici « Toujours plus d’inégalités : pourquoi les écarts se creusent », 1er document proposé : Tour d’horizon des inégalités croissantes de revenus dans les pays de l’OCDE


      • chris06 Le 02 janvier 2013 à 14h08
        Afficher/Masquer

        @christophe,

        tu confonds “diminuer la pauvreté” et “réduire les inégalités”.

        Exemple: si les 1% des plus riches français s’en vont tous (ou même une partie significative parce que le différentiel d’imposition par rapport aux pays voisins ou aux niveaux de vie similaires dépasse les bornes), la France aura réduit les inégalités, c’est pas pour autant qu’elle aura diminué la pauvreté (sans doute le contraire car il y aura encore moins de rentrées fiscales à redistribuer).


        • Christophe Vieren Le 03 janvier 2013 à 20h46
          Afficher/Masquer

          @Chris : un autre exemple : si 0,13% (valeur de 2002 à 2009) des assujettis à l’ISF s’en vont, alors la réduction des inégalités coïncide avec la réduction de la pauvreté absolue (car la pauvreté relative ne change pas puisque qu’elle est calculée par rapport aux revenu median qui baissent si les riches s’en vont).

          En outre, il faudrait que si ces riches s’en vont, la plus value ne soit pas créée par d’autres moins riches mais plus nombreux. Exercice : donner des valeurs de n et X pour que les impôts de 1 très riche imposé à n * X% soient égal aux impôts de 2 riches imposé à X% (pour faire court), les 2 riches se partageant les revenus du riche parti au Luxembourg ou en Russie ?


  5. odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 08h39
    Afficher/Masquer

    Bigre, je veux bien croire que l’on peut s’y perdre parmi + de 300 commentaires, en ce qui me concerne (j’ai pas fais de stats parmi les 300 commentaires ceci dis) il n’est pas question de + défendre les riches que les pauvres, je suis plutôt partisan d’une vision globale et d’un ordre de priorité des problèmes à traiter quant à leur impact pour l’ENSEMBLE de la société.

    Je ne vais pas en remettre une couche de calculs indigestes, mais une réforme de l’Etat à la sauce suèdoise aura bien plus d’effets bénéfiques pour tous qu’une louche de sauce « hollandaise » périmée.

    On aura plus d’impact pour aider « les pauvres » en faisant un meilleur usage des centaines et des centaines de milliards de dépenses pas forcément judicieuses sur des décennies pour des millions de personnes que de juste se focaliser sur les 1500, les 0,1% ect ect.

    Et la liste des gabegies spécifiquement made in France avec un monde administratif multi-couches par exemple est un élément parmi des milliers d’autres.

    Un euro d’impôt versé, il en reste combien au bout en % qui soit vraiment rendu en service au citoyen ? Olivier, vous ne croyez que ca vaut le coup de se poser cette question ? et de comparer l’ordre de grandeur de l’impact par rapport retombées de la tranche à 75%.

    Il est simplement question d’un retour sur investissement de l’effort politique, fiscale, budgétaire.

    J’avais dans le billet d’avant hier, expliqué en long et en large à Christophe Vieren avec de nombreux liens qui expliquent pourquoi la piste Suèdoise méritait que l’on s’y attarde, un problème technique peut-être, le ton me semblait tout à fait mesuré et courtois.


    • Lozere Le 01 janvier 2013 à 10h35
      Afficher/Masquer

      Pour compléter le commentaire d’Odeur de Sapin, un article toujours d’actualité : http://www.lefigaro.fr/magazine/20070803.MAG000000345_les_privilegies_de_la_republique.html


      • odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 11h46
        Afficher/Masquer

        Vous savez je ne me fais guère d’illusions, la moindre réformette, remarque , critique est perçue comme une atteinte inhumaine à la personne et l’on ne voit plus l’intérêt général.

        Uniquement lorsque le fourrage fournit par les entreprises va commencer à manquer que le mammouth évoluera peut-être vers quelque chose de plus adapté et mieux ajusté.

        Sinon pourquoi faire un régime, tant que l’on peut s’acheter un vêtement plus large ?

        Bon, je vais aller manger un bout de chocolat 🙂


    • JPL Le 01 janvier 2013 à 12h37
      Afficher/Masquer

      @OdS : le vrai sujet, de mon avis, c’est dans quel but seront utilisés les impots prélevés. Sans objectif clair il n’y a pas d’adhésion, et sans adhésion il n’y a aucun espoir d’améliorer quoique ce soit.

      Mon constat est qu’aujourd’hui le leitmotiv est de prendre plus d’argent, mais personne ne sait pourquoi faire, si ce n’est pour distribuer.

      Exemple1, on parle des assistés (je n’aime pas ce terme) mais pourquoi de nombreux français sont fatigués de payer pour eux ? Car il n’y a aucun espoir que cela s’arrete en raison de flux migratoires incessants, sauf à faire une différence d’aide entre les francais et les étrangers (mais là c’est un sujet chaud). Egalement, pour une personne au SMIC tout est fait pour qu’elle passe dans la dépendance aux aides sans travailler car si on cumule tous les avantages (y compris le temps libre pour travailler au noir) alors pourquoi encore travailler.

      Exemple2, une personne fortunée est très mobile, mais au-delà de prendre des décisions de résidence fiscale purement comptables, il y a aussi le cadre de vie et celui pour ses proches. Au Brésil, les gens fortunés doivent sortir sous protection afin d’éviter les enlévements. J’en connais qui seraient près à payer beaucoup plus d’impots si la sécurité était au rendez-vous. Revenons à la France, l’insécurité s’y développe et cela dégrade le cadre de vie et pèse aussi dans les décisions d’exil fiscal.

      S’il y avait un cap au gouvernement (et pas spécifiquement que sur la sécurité) alors il n’y aurait plus uniquement des critères comptables qui seraient pris en compte.

      Voila pourquoi ma conviction est que ce gouvernement doit évoluer ou être remplacé par une équipe issue de la société civile et de la fonction publique (mais sans aucun haut fonctionnaire).

      Je partage donc votre commentaire qui me semble aller dans le meme sens que mon propos.


      • Hijak Le 02 janvier 2013 à 21h14
        Afficher/Masquer

        De toute façon on a pas mille possibilités. Il faut soit un changement au niveau mondial, voir Européen, soit un protectionnisme national.
        Et pour l’instant leurs seuls objectifs est d’équilibrer la balance commercial en appauvrissant les peuples (les plus riches ou les plus pauvres, là est le choix “démocratique” actuellement…) et de faire semblant de stabiliser la dette. En clair, ils sont à mille lieux des choix qui comptent vraiment.


  6. Michel Le 01 janvier 2013 à 08h39
    Afficher/Masquer

    Tiens.
    A lire les commentaire, il apparaît que, si l’année à changé, la propagande “libérale” est toujours la même.
    Priez donc votre dieu le dimanche (ça peut servir) , et le Saint marché le reste de la semaine (ça peut rapporter).


    • odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 09h12
      Afficher/Masquer

      C’est vrai et en même temps .. ..dites vous qu’un bon 1/3 de votre confort de vie proposé par la société est emprunté par l’Etat auprès du Saint Marché … vous me faites pensez à ces ados qui vivent chez leurs parents, tous frais payés et qui se mettent à table en maugréant «la bouffe est dégueu ! ».

      Ou alors vous vous passez d’1/3 de ce que l’Etat vous propose pour ne pas avoir à bénéficier du Saint Marché et rester cohérent. Au choix.


      • step Le 02 janvier 2013 à 20h04
        Afficher/Masquer

        heu le 1/3 de confort est une dette, sauf exception les parents ne demandent pas le remboursement de la bouffe à leurs enfants + intérêts.


    • Lozere Le 01 janvier 2013 à 09h17
      Afficher/Masquer

      Car la liberté individuelle est un mauvais idéal ?

      Il vaut mieux une société uniformisée et dirigée par une poignée d’élus qui dictent la vie des citoyens de A à Z ? (En Europe nous sommes bien plus proches de ce type de société que du libéralisme, malheureusement…)


      • Surya Le 01 janvier 2013 à 09h44
        Afficher/Masquer

        Selon vous augmenter les impôts pour une certaine catégorie de contribuables nous amène sur le chemin de la dictature ?

        Répétez après moi

        L’Etat c’est le mal.
        L’Etat c’est le mal.
        L’Etat c’est le mal.
        L’Etat c’est le mal.
        L’Etat c’est le mal.
        L’Etat c’est le mal.

        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation
        Les impôts c’est de la spoliation

        Amen.


        • Lozere Le 01 janvier 2013 à 09h57
          Afficher/Masquer

          Quel rapport avec l’impôt ? je répondais simplement à Michel qui semblait s’offusquer de la propagande libérale, comme si la liberté individuelle était une bien mauvaise chose pour lui.

          Je me trompe peut être mais pour moi un monde libéral est un monde où l’individu est placé au centre du jeu et où le politique a donc peu de pouvoirs, ce qui ne rime pas obligatoirement avec taux d’imposition bas.

          On pourrait tout à fait imaginer un pays libéral où les citoyens décideraient de façon éclairée d’un taux d’imposition important sur plusieurs années pour réaliser la grande transition énergétique nécessaire ou d’autres projets communs.


        • odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 13h14
          Afficher/Masquer

          🙂

          Répétez après moi ( et dites le au gouvernement)

          Un euro d’impôt gâché, c’est 5 fois mal.
          Un euro d’impôt gâché, c’est 5 fois mal.
          Un euro d’impôt gâché, c’est 5 fois mal.
          Un euro d’impôt gâché, c’est 5 fois mal.
          Un euro d’impôt gâché, c’est 5 fois mal.

          1 fois parce que le contribuable ne l’a plus et a perdu son énergie.
          2 fois parce que cela crée un manque de respect pour l’argent public
          3 fois parce que l’euro gâché on va le « rattraper » avec un euro d’endettement
          4 fois parce que va créer un climat de défiance envers la fonction publique
          5 fois parce que qu’il faut instaurer une tranche à 75%, ET on va encore gâcher des euros supplémentaires pour des A/R législatifs inutiles

          et donc oui …j’oubliais c’est 6 fois mal, parce du coup le rejet de la tranche à 75% ca énerve Olivier, ce qui est ttttrrrrèèèèsssss mal 🙂

          du coup il va y avoir du sport en 2013 …ce qui est au final très bien. 🙂


          • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 13h44
            Afficher/Masquer

            vous avez confondu un lion avec un bout de chocolat


  7. Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 08h58
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Dans les années précédentes, d’autres tranches ont été augmentées, cela n’a jamais été remis en cause.

    Cette mesure devait s’appliquer uniquement sur les revenus 2012 et 2013 afin de compenser un tout petit peu tous les énormes allégements d’impôts que cette tranche a bénéficié durant des années et qui leur a permis d’investir pour eux-même et de s’enrichir davantage sans une répartition de la richesse plus équitable.

    Les autres tranches ont été augmentées, aucun conseil constitutionnel a annulé les mesures.

    Cordialement.


  8. odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 09h00
    Afficher/Masquer

    Ceci dit, il faut peut-être souhaiter que l’ensemble des mesures fiscales passent, et même passer de 75 à 80 ou 90% … augmenter encore les taux d’imposition sur les sociétés et les charges … et ensuite regarder « la tronche » du pays dans 3 ans par exemple.

    La pauvreté aura-t-elle diminué, le chômage aura-t-il baissé, la balance commerciale sera-t-elle- positive ? Le monde entier enverra-t-il leurs gestionnaires étudiées le miracle social et économique français ?

    Si ca marche, allons z’y à fond, je ne fais aucun refus idéologique, j’ai toujours aimé de tant en tant faire quelques mélanges chimiques détonants juste pour voir …


    • yoyo6963 Le 02 janvier 2013 à 10h14
      Afficher/Masquer

      L’aveuglement idéologique qui nous envoie dans le mur plus vite, c’est aussi mon seul espoir dans ce gouvernement 🙂

      A noter que je ne fait pas une grosse différence avec les gouvernements des 40 années précédentes , période qu’on pourrait appeler “Variations sur un thème socialiste”, à la différence près que comme en 1981 il est aujourd’hui pleinement assumé, et en plus avec tous les pouvoirs, donc normalement pleinement “efficace” 🙂

      … Bon ils ont quelques ratés et arrivent encore à se faire censurer, l’excès de confiance et ses fautes d’étourderies sans doute, j’espère donc qu’ils vont se reprendre et y aller à fond !


  9. Titi91 Le 01 janvier 2013 à 10h11
    Afficher/Masquer

    Bonjour,
    Après lecture de l’article et des commentaires, je trouve qu’un point important, c’est une meilleure utilisation des rentrées d’argent. De l’impôt, les français en payent, mais la collectivité le dépense sans contrôle. On entend souvent le problème de la formation professionnelle, du mille feuilles administratif, des emplois aidés qui ne servent à rien, des rond points à foison, des panneaux de signalisation tous les 50 mètres etc…
    Bref faire mieux avec la somme dont on dispose, supprimer toutes ces niches fiscales, revoir les droits de succession ( c’est le moment idéal pour faire de la redistribution de richesses accumulées) , cela me parait réaliste.


  10. Le Yéti Le 01 janvier 2013 à 10h37
    Afficher/Masquer

    “Pas tant par un souci de justice fiscale ou par je ne sais quel populisme”

    Et pourquoi pas ??? Dans quel monde vivons-nous où de simples mots discréditent d’avance des sujets de discussion. Les point Godwin qui culpabilisent tous ceux désireux de faire référence à une période cruciale de notre histoire, le populisme qui rend tabou toute préoccupation sociale et populaire.
    Eh bien moi, je le revendique haut et fort mon “populisme”, qui fut en des temps plus heureux, une qualité.
    Bonne année à tous !


  11. maheo Le 01 janvier 2013 à 11h06
    Afficher/Masquer

    le capital est plus taxé que sur le revenu
    je partage cette analyse
    Piketty oublie de dire que les dividendes ont déjà payé l’impôt sur le bénéfice (dividendes distribués après impôts sur les stés payés)
    qu’ils paient aussi la CSG
    si on l’inclus dans l’impôt total
    les dividendes paient deux fois l’impôt !
    donc le capital est taxé deux fois !


    • Helios Le 01 janvier 2013 à 12h01
      Afficher/Masquer

      Avec des raisonnements semblables on peut scientifiquement prouver qu’on est taxés à 100%.

      Exemple : avec mon salaire S, je paye 20% de TVA sur ce que j’achète, donc en fait je n’ai gagné que 0,8 fois mon salaire : 0,8.S
      Le reste 0,8.S sert à payer des salaires, qui seront eux-mêmes utilisés pour acheter des trucs taxés à 20%, donc ce qui n’est pas parti en taxes représente (0,8)^2.S.
      Mais ces (0,8)^2.S servent eux-mêmes à payer des salaires….etc

      Finalement ce qui n’est pas parti en taxes représente la limite de (0,8)^n.S quand n tend vers l’infini, c’est-à-dire zéro.


      • JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 13h12
        Afficher/Masquer

        C’est d’ailleurs ce que m’expliquent beaucoup de gens aisés. Je suis impitoyable, je leur réponds qu’ils ont fini par croire leur déclaration d’impôts !


  12. Bernard Samson Le 01 janvier 2013 à 11h36
    Afficher/Masquer

    Tous mes voeux, Olivier!
    Tous mes voeux pour que votre combat porte ses fruits.
    Tous mes remerciements pour la qualité de votre travail.
    Et toute ma sympathie pour les efforts que vous faites en plus pour lire et commenter tous ces trolls plus ou moins libéraux – maniaques qui fréquentent votre blog (en service commandé?) et n’en retirent manifestement aucun profit.


    • odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 12h05
      Afficher/Masquer

      C’est un courant de liberté d’abord, inspiré d’une certaine bienveillance ensuite, parfois habillé d’une certaine intransigeance qui pourra peut-être nous amener vers des meilleures lendemains. Le conformisme, la peur de changer et la stigmatisation stérile nous conduira en enfer. Faites votre choix.


    • odeur_de_sapin Le 01 janvier 2013 à 12h06
      Afficher/Masquer

      Mon cher Bernard, à mon sens une des grandes qualités parmi d’autres de ce blog, c’est la liberté de penser et de l’exprimer, en respectant bien sur un minimum la forme, s’il était évident qu’il y a qu’une seule chose à faire, que c’est la bonne et qu’il n’y à pas d’alternatives ou d’émergences créatives possibles … ce serait bien triste.


  13. Didier Le 01 janvier 2013 à 11h48
    Afficher/Masquer

    Comment se fait-t-il qu’on n’entende pas Monsieur Bérruyer sur le point qui est soulevé par Lozere, à savoir que l’imposition des plus values sur les détenteurs de part d’entreprises est en France scandaleuse, notamment comparée à celle sur les plus-values immobilières réalisées par les particuliers ?

    Comment se fait il qu’un actionnaire qui a permis pendant plus de 30 ans à une société familiale de vivre, employant plus de 50 personnes, généreusement rémunérées, servant de vache à lait à un Etat et des collectivités locales (IR, ISF …), doive repasser à la caisse par l’imposition de sa plus-value lorsqu’il cède son entreprise ou qu’il souhaite la fermer ? Et ce alors que M. ou Mme Michu qui achètent un appartement à Paris et réalisent 200 % de plus value sont totalement exonérés de plus-value au bout d’un certain nombre d’années.

    Au fait M. Bérruyer vous n’auriez pas acheté un appartement à Paris ? Comme dit plus haut le bon impôt est celui qu’on ne paye pas …


    • Vénus-Etoile du Berger Le 01 janvier 2013 à 13h36
      Afficher/Masquer

      Il existe différents statuts juridiques pour une entreprise.

      Cela dépend du statut juridique de votre entreprise.

      La SARL est soumise à l’impôt sur les sociétés.

      Vous pouvez transformer le statut juridique de votre entreprise passage d’une SARL en SA.


  14. JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 12h04
    Afficher/Masquer

    Piketty a absolument raison. Le système actuel est complètement délirant, et plus grave il aboutit à terme à ce qu’un très petit nombre de personnes possède la quasi-totalité de la richesse d’un pays, ce qui est anti-économique pour beaucoup d’auteurs. Par rapport au couplet nauséabond sur la reconnaissance de l’effort d’entreprendre et des talents, je n’ai qu’une seule chose à dire : combien aurait-il fallu donner alors aux grands bienfaiteurs de l’humanité que furent Pasteur, Marie Curie et d’autres ?
    Olivier a raison, il faut défendre les pauvres et non les riches, parce qu’il est insupportable de cautionner des injustices permanentes. Les riches savent très bien se défendre tout seuls. Quand on n’est pas vraiment riche mais aisé et qu’on cautionne tout ce système, on ne fait que s’allier avec ceux qui sont contre soi !
    Toutes les personnes aisées ont tendance à raisonner comme si elles faisaient partie de l’aristocratie dans l’Ancien Régime, alors qu’elle auraient été pour la plupart des roturiers.
    Je n’ai pas envie de vivre dans un pays ravagé par la crise, le chômage et la pauvreté.


    • Letaulier Le 01 janvier 2013 à 12h20
      Afficher/Masquer

      Moi j’ai pas envie de vivre dans un pays qui ressemble à Cuba, la Corée du Nord ou feu l’Union soviétique.


      • JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 13h06
        Afficher/Masquer

        N’importe quoi !!!


      • Inox Le 01 janvier 2013 à 16h57
        Afficher/Masquer

        A ce niveau là, aucun débat n’est possible avec vous. C’est le point Godwin Stalinien à chaque fois. Il faut arrêter la paranoïa.


      • lisezkeynes Le 01 janvier 2013 à 17h16
        Afficher/Masquer

        le bras visible (proposé par eloi laurent) est plus intéressant


      • Surya Le 01 janvier 2013 à 18h19
        Afficher/Masquer

        Ce néant intellectuel quand même 😀

        Le Code Général des Impôts a-t-il été écrit par des nostalgiques des goulags ?


  15. JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 12h08
    Afficher/Masquer

    Cherchant des données sur Hayek (dont je reconnais n’avoir lu que les résumés donnés sur le web) je tombe sur ce paragraphe :

    Pour Hayek, il est essentiel que les prix soient libres et les marchés soumis à la concurrence, ce qui n’exclut pas l’État comme acteur légitime de l’économie. Il reconnaît même «Rien, sans doute, n’a autant nui à la cause libérale que les libéraux qui insistent sur certaines règles, particulièrement le principe de laisser-faire »2. L’État peut par exemple légitimement contrôler et règlementer certaines productions nuisibles (toxiques par exemple) ou encore limiter la durée du travail sans que cela ne menace la concurrence. La liberté qui lui est chère nécessite de « disposer d’un minimum vital pour sa subsistance, [de] se sentir à l’abri des privations physiques élémentaires ». Ainsi l’État peut aussi organiser un système d’assurances sociales et doit se soucier de la politique monétaire.

    Et pourtant on ne peut l’accuser d’être socialiste !


    • Surya Le 01 janvier 2013 à 18h20
      Afficher/Masquer

      C’est dans la route de la servitude non ?


      • JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 19h42
        Afficher/Masquer

        Oui d’après wikipedia. Je ne pense pas que la citation soit fausse. Olivier ne me paraît pas si loin que ça de Hayek, il ne se dit pas anti-libéral, il dit qu’un état libéral ne peut permettre aux plus riches de faire n’importe quoi, ce que semble dire également Hayek.


        • Surya Le 01 janvier 2013 à 20h49
          Afficher/Masquer

          Le fait que ce bouquin n’ait pas été une apologie du libéralisme lui a été reproché d’ailleurs.

          Il faudra que je prenne le temps de lire “la mentalité anti-capitaliste” de Ludwig Von Mises un de ces jours.


    • Benjamin Franklin Le 01 janvier 2013 à 21h52
      Afficher/Masquer

      Evitons de tordre la pensée d’Hayek dans tous les sens.

      L’action du gouvernement qu’il envisage dans la Route de la Servitude, c’est essentiellement la lutte contre les externalités négatives, ce qui est éminement libéral. Une des missions régaliennes d’un Etat minarchiste étant la protection de la propriété privée, rien de plus logique.

      Et quand il déclare
      “There is no reason why, in a society which has reached the general level of wealth ours has, the first kind of security should not be guaranteed to all without endangering general freedom; that is: some minimum of food, shelter and clothing, sufficient to preserve health. Nor is there any reason why the state should not help to organize a comprehensive system of social insurance in providing for those common hazards of life against which few can make adequate provision.”
      il ne fait pas trop dans le détail. Entre un revenu minimum universel relativement bas, assuré par un impôt négatif, et des services sociaux “publics” extensifs, il y a un gouffre libéral.

      Hayek est aussi revenu sur son idée d’intervention de l’Etat dans la politique monétaire.

      Je ne me risquerais pas à dire que la Route de la Servitude est d’abord un pamphlet destiné à ratisser large parmi les sympathisants sociaux-démocrates pour les détourner d’une surenchère interventionniste… mais presque.


  16. Letaulier Le 01 janvier 2013 à 12h18
    Afficher/Masquer

    Moi la question que je me pose est de savoir si le gouvernement avait conscience que ce projet était mal ficelé ou si ils sont si incompétent de cela?

    Peut-être un peu des deux mais quoi qu’il en soit c’est grave d’avoir des gens comme cela à la tête de la France..

    Plus globalement on devrait faire comme aux USA, des juges suprêmes choisis selon leurs compétences juridiques et avec consensus (accord du sénat et de la chambre des députés avec un majorité qualifiée de 55 ou 60% ).


    • lisezkeynes Le 01 janvier 2013 à 17h20
      Afficher/Masquer

      en quoi une compétence juridique fait elle une politique économique????

      mireless est-il juriste? de même pour emmanue saez??


  17. Letaulier Le 01 janvier 2013 à 12h28
    Afficher/Masquer

    “(ah, le jour où il se trouvera autant de défenseurs des plus pauvres que des plus riches, nous aurons bien avancé…) ”

    Je fais parti des gens qui ce sentent visés par cette petite phrase.
    Je ne défends pas les “riches”, je défends un système qui même s’il n’est pas parfait est de loin le meilleur. Je préfère vivre dans un pays avec des fortes inégalités mais où chacun peut trouver son bonheur que dans un pays où tous le monde est égal dans la pauvreté avec des magasins sont vides (sauf pour une poignée d’apparatchiks).


    • Helios Le 01 janvier 2013 à 12h44
      Afficher/Masquer

      Des pays “avec des fortes inégalités mais où chacun peut trouver son bonheur” il ne doit pas y en avoir des masses, je ne vois que certains pays nordiques, peut-être Singapour. Et le choix ne se résume pas à deux systèmes: le nôtre et la Corée du Nord.


    • Inox Le 01 janvier 2013 à 17h19
      Afficher/Masquer

      Bien dit ! Pour moi c’est:

      Je préfère vivre dans un pays avec de faibles inégalités mais où chacun peut trouver son bonheur que dans un pays avec de fortes inégalités où seulement une partie trouvera son bonheur au détriment de l’autre.

      Ça existe pas encore, faut l’inventer. Exit l’ultra-libéralisme et le communisme extrême, c’est foireux.


      • Patrick Juignet Le 01 janvier 2013 à 19h45
        Afficher/Masquer

        “Je préfère vivre dans un pays avec de faibles inégalités mais où chacun peut trouver son bonheur que dans un pays avec de fortes inégalités où seulement une partie trouvera son bonheur au détriment de l’autre.”

        Moi aussi !!!!!
        Mais nous ne sommes pas très nombreux à avoir ce point de vue


      • Lozere Le 01 janvier 2013 à 19h57
        Afficher/Masquer

        Car le bonheur est déterminé par l’argent ? première nouvelle.

        Qu’allez vous faire dans votre pays utopique pour compenser les autres inégalités. Par exemple le fait que certaines personnes soient atteint de graves maladies et souffrent tout au long de leur courte de vie (tout en étant parfois très riche) pendant que d’autres ont une santé de fer ?

        C’est un exemple parmi d’autres, le monde est inégal, c’est ainsi. Il faut être avare pour ne voir la vie que sous le prisme de l’argent.


        • Inox Le 01 janvier 2013 à 20h28
          Afficher/Masquer

          A aucun moment j’ai certifié que seul l’argent permet l’accès au bonheur. Il y a en effet des inégalités “naturelles” bien malheureuses, alors justement, inutile d’en fabriquer d’autres et d’en rajouter une couche.

          Rien à voir avec de l’utopie, ce n’est qu’une question de volonté et de détermination. Avec une bonne dose de remise en question.


  18. Marcus Le 01 janvier 2013 à 13h03
    Afficher/Masquer

    Faut voir aussi que le Conseil Constitutionnel est une organisation très partisane, très à droite.

    Après ça il ne faut pas s’étonner que tout ce qu’ils retoquent ce sont des mesures progressistes … !


  19. Incognitototo Le 01 janvier 2013 à 14h02
    Afficher/Masquer

    Ça se confirme… Moscovici nous a avoué qu’il n’était pas banquier, il vient également de démontrer qu’il n’est pas fiscaliste… Mais qu’est-ce qu’il fait à ce poste de Ministre de l’Économie ??? Je pense qu’il va nous réitérer l’exploit de Lagarde de n’avoir pas su faire une seule réforme qui changerait quelque chose…


  20. BA Le 01 janvier 2013 à 15h24
    Afficher/Masquer

    Bonne année 2013 !

    Mardi 1er janvier 2013 :

    France : 77 % des ouvriers regrettent le Franc.

    Lisez cet article :

    Selon un sondage de l’Ifop, 62 % des Français regrettent le Franc.

    Les plus nostalgiques sont les femmes qui sont 70 % à regretter l’ancienne monnaie nationale, et les ouvriers avec 77 % des déçus de l’euro.

    Ce taux tombe à 41 % chez les cadres supérieurs et les professions libérales.

    Cette année, la défiance vis-à-vis de l’euro peut s’expliquer par les multiples crises de la monnaie unique notamment à l’occasion du dossier grec. Les sceptiques de l’euro étaient seulement 39 % en 2002, juste après l’entrée en vigueur de la monnaie unique pour grimper par la suite à 48 % en juin de la même année.

    En 2005, les insatisfaits représentaient 61 % des sondés, avant de monter à un pic de 69 % en 2010 en raison de la crise.

    http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/01/1526787-sondage-les-francais-regrettent-le-franc.html


    • Letaulier Le 01 janvier 2013 à 15h39
      Afficher/Masquer

      Sondage bidon!

      Qu’est-ce que cela signifier “regretter le Franc”? Est-ce que cela veut dire que 62% des Français veulent l’abandon de l’Euro? Je ne le crois pas. Est-ce que cela signifie que 62 des Français pensent qu’avec le Franc on s’en sortirait mieux? je ne le crois pas non plus.


      • BA Le 01 janvier 2013 à 17h17
        Afficher/Masquer

        Sondage bidon ?

        Sondage révélateur.


        • bizbee Le 02 janvier 2013 à 11h41
          Afficher/Masquer

          Sondage révélateur?

          Hors contexte : info intéressante quoique,…

          Dans votre bouche; info popagandiste servant la cause des nonistes et autres constructeurs de murs.


          • BA Le 02 janvier 2013 à 12h46
            Afficher/Masquer

            Mais non.

            C’est un sondage révélateur car il parle des classes sociales.

            En clair :

            C’est un sondage qui montre quelles sont les classes sociales qui n’ont pas profité de la construction européenne et qui ne sont pas satisfaites de la construction européenne : les ouvriers, les pauvres, les classes populaires.

            Et c’est un sondage qui montre quelles sont les classes sociales qui ont profité de la construction européenne : les cadres supérieurs et les professions libérales.

            Selon un sondage de l’Ifop, 62 % des Français regrettent le Franc.

            Les plus nostalgiques sont les femmes qui sont 70 % à regretter l’ancienne monnaie nationale, et les ouvriers avec 77 % des déçus de l’euro.

            Ce taux tombe à 41 % chez les cadres supérieurs et les professions libérales.

            http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/01/1526787-sondage-les-francais-regrettent-le-franc.html


          • bizbee Le 02 janvier 2013 à 14h28
            Afficher/Masquer

            ah, donc selon vous euro = construction européenne ???????????????

            Voilà qu’enfin apparait transparent ce nonisme de chapelle, ce nonisme d’assimilation, ce nonisme qui fourre tout les pb dans un seul et unique bouc-émissaire bien pratique; l’europe.

            Mais à qui profite ces crimes?
            – celui de l’euro, symbole d’un libre-échangisme de mondialistes bisounours?
            – celui des nonistes, nationalistes conservateurs ne révant qu’à construire un bunker dans leur jardin?

            mais qui sont ces destructeurs de morale, héritiers du laisser-fairisme?

            mais qui sont ces destructeurs de confiance, diffusant leur peur du voisin?

            Deux camps opposés et pourtant si proches dans leur aveuglement idéologique…

            Entre bisounours mondialiste et peureux constructeurs de murs, n’existe-t-il pas une autre voie, bien que loin d’être toute tracée…?

            Continuons de nier les inégalités européenne et à se prosterner devant l’euro.

            Continuons de croire qu’il n’existe aucun intérêt communs entre italiens, polonais et suédois.

            Continuons d’oublier que l’europe n’est pas hors du monde.

            Continuons d’oublier que le reste du monde n’a aucune raison d’être tendre avec l’Europe.

            Et surtout continuons cette logique binaire constructive…

            PS: Dsl pour le plagiat du BA style, et le HS dans ce forum, as usual BA…


          • chris06 Le 02 janvier 2013 à 14h29
            Afficher/Masquer

            @BA,

            si je comprends bien, tu déduis aussi de ce sondage que les femmes (qui regrettent le franc à 70%) ont beaucoup moins “profité de la construction européenne” que les hommes?

            C’est vrai qu’avant la construction européenne, c’était tellement mieux pour les françaises.


          • BA Le 02 janvier 2013 à 14h48
            Afficher/Masquer

            Mercredi 2 janvier 2013 :

            Un sondage très important concernant la monnaie unique, l’euro, et l’ancienne monnaie de la France, le franc.

            Question : “Regrettez-vous le franc ?”

            Réponse :

            Les Français âgés de 18 à 24 ans répondent “oui” à 60 %.

            Les Français âgés de 25 à 34 ans répondent “oui” à 69 %.

            Les Français âgés de 35 à 49 ans répondent “oui” à 71 %.

            Les Français âgés de 50 à 64 ans répondent “oui” à 68 %.

            Les Français âgés de 65 ans et plus répondent “oui” à seulement 37 %.

            En clair : l’euro, c’est une monnaie de vieux, créée par des vieux, pour des vieux, et qui plaît aux vieux.

            Concernant les professions des personnes interrogées dans ce sondage :

            Les ouvriers répondent “oui” à 80 %.

            Les employés répondent “oui” à 75 %.

            Les artisans et les commerçants répondent “oui” à 72 %.

            Les chômeurs répondent “oui” à 70 %.

            Les retraités répondent “oui” à seulement 46 %.

            Les professions libérales et les cadres supérieurs répondent “oui” à seulement 41 %.

            Concernant les revenus des personnes interrogées dans ce sondage :

            Les Français qui gagnent moins de 1499 euros par mois répondent “oui” à 74 %.

            Les Français qui gagnent de 1500 à 2299 euros par mois répondent “oui” à 70 %.

            Les Français qui gagnent de 2300 à 2999 euros par mois répondent “oui” à 61 %.

            Les Français qui gagnent de 3000 à 4500 euros par mois répondent “oui” à 54 %.

            Les Français qui gagnent plus de 4500 euros par mois répondent “oui” à seulement 35 %.

            En clair : l’euro, c’est une monnaie de vieux riches, créée par des vieux riches, pour des vieux riches, et qui plaît aux vieux riches.

            http://www.atlantico.fr/sites/default/files/u19487/tableaugros_0.png


          • bizbee Le 02 janvier 2013 à 15h37
            Afficher/Masquer

            oh mais t’as pas besoin de ma baudruche pour étaler ta propagande à toute les sauces, dans tout les forums et dans tout les blogs pseudo-économique ayant un minimum de popularité.

            J’ai tendance à penser que;
            – sois tu fais partis des rentiers que tu dénonces (parce qu’avec autant de post je vois pas comment tu as le temps de gagner ta croûte)
            – sois t’es payé pour faire ça

            Et que;
            – t’es sacrément obtu, parce que ton discours n’a pas évolué d’un poil depuis 3 ans…
            – celui-ci est par conséquent aussi sacrément ennuyeux

            Pourtant je suis convaincu qu’avec des procédés de réthoriques aussi évolué, t’as les moyens d’apporter aux débats bien plus que tu ne le fais, mais peut-être que tu te contentes de regarder ça de haut.


          • BA Le 02 janvier 2013 à 15h56
            Afficher/Masquer

            J’ai des plaisirs simples : dégonfler les baudruches pleines de vent comme bizbee, par exemple.


          • Opps' Le 02 janvier 2013 à 17h50
            Afficher/Masquer

            BA est peut-être une simple bulle mais il ne roule que pour lui …

            Reste que franchement -même si ça paraît monstrueusement risqué, un retour à des monnaies locales adaptées à leur zones d’influence , permettrait quand même aux peuples à la fois de souffler et d’être mis en face des conséquences de leur choix , de façon positive : c.a.d. avec une porte de sortie par le travail et la production de valeur.

            Franchement l’Europe … du moins dans la forme précise actuelle , (même si je pense qu’une partie de l’austérité est saine) quel désastre final !

            Pour soi-disant se protéger de quelques écueils plus où moins imaginaires (de 45 à 2000 on a quand même bien survécu non ?) , on se crée un méga risque colossal, avec une perspective de 20 ans de marasme !


          • bizbee Le 02 janvier 2013 à 18h16
            Afficher/Masquer

            ” Reste que franchement -même si ça paraît monstrueusement risqué, un retour à des monnaies locales adaptées à leur zones d’influence , permettrait quand même aux peuples à la fois de souffler et d’être mis en face des conséquences de leur choix , de façon positive : c.a.d. avec une porte de sortie par le travail et la production de valeur. ”
            OK

            “Franchement l’Europe … du moins dans la forme précise actuelle , (même si je pense qu’une partie de l’austérité est saine) quel désastre final ! ”
            OK

            “Pour soi-disant se protéger de quelques écueils plus où moins imaginaires (de 45 à 2000 on a quand même bien survécu non ?) , on se crée un méga risque colossal, avec une perspective de 20 ans de marasme !”

            Méga risque colossal? –> Tout dépend de la structure politico-économique retenue, l’actuelle n’est clairement pas satisfaisante, avec une monnaie mutualisée et des dettes publiques individualisées… manque encore bcp trop de cohérence…

            Ce qui est sur par rapport à 45-00, c’est que face aux ré-équilibrages mondiaux, on ne peut plus se payer le luxe de luttes intestines dont on se sort affaiblit:
            l’europe doit tirer dans le mm sens si elle veut survivre.


  21. Luc van Mulders Le 01 janvier 2013 à 16h57
    Afficher/Masquer

    Bonjour à tous en ce 1 jour de l’an,

    Nous ici en Belgique nous apprécions tes écrits Olivier et ceux de tes intervenants qui semblent être bien différents de certains autres blogs français.

    La situation ne sera pas facile en 2013 mais heureusement tu le sais et tu continues à nous le faire savoir d’une façon magistrale. Encore merci pour cela.

    Dans l’attente de ta venue sur mon humble blog (généralement en mode privé, désolé) qui j’ose le dire commence à être apprécié par tes compatriotes, je te souhaite une merveilleuse année 2013.

    Quelques petites phrases bien à propos …

    “Qui n’est pas prêt à risquer l’inhabituel devra se contenter de l’ordinaire”.

    “Puisque tout le monde se plaint arrêtons de faire comme tout le monde”.

    “Il n’existe pas de plus grand plaisir que de réussir là où tout le monde vous voyait échouer”.

    “Toute vérité traverse 3 étapes : – Elle est d’abord tournée en ridicule – Puis elle est farouchement combattue – Et finalement, elle devient une évidence …”

    Luc van Mulders


  22. jaicruvoir Le 01 janvier 2013 à 17h10
    Afficher/Masquer

    Les plus nombreux sont les pauvres comme avec la pollution c’est chez les pauvres qu’on fera les recettes et la baisse de la pollution.
    Taxons tous le momde à 10% même les revenus sociales.
    Tout le monde participe à hauteur des ses revenus même les indemnités des hommes politiques pas exception!


  23. Taxator Le 01 janvier 2013 à 17h38
    Afficher/Masquer

    Le seuil proposé dans le billet précédent pour une imposition marginale à 70% parait faible. Parle t’on de 86 k€ bruts? Les “euros 2011” tiennent ils vraiment compte de l’evolution du prix de l’immobilier et de l’énergie? Si c’est le cas, comment arrivait on à l’époque à acquérir un toit?

    En ce qui concerne la fiscalité sur les revenus, il devrait y avoir une premiere tranche symbolique n’épargnant aucun contribuable (tout le monde doit sentir “passer” les dépenses de l’état, histoire d’en avoir bien conscience). L’effort ne pouvant être véritablement porté que par ceux qui en ont les moyens, les tranches successives peuvent aller sans problème jusqu’à 75%, reste à définir intelligemment l’ensemble des taux et seuils.

    Il faut taxer jusqu’à atteindre l’équilibre budgétaire! Si cela s’avère insupportable pour tout le monde, alors l’état et les collectivités seront motivés par nous, contribuables, pour réduire leurs trains de vie.

    Reste le problème de l’épargne “fictive” constituée des 1800 M€ de dettes que nous sommes sensés rembourser (mais ne peut on pas voir également dans le niveau de prix actuel de l’immobilier une certaine forme d’épargne fictive?). Très égoïstement, je suis pour une purge à court termes. Au moins ma génération, qui n’a pas voté l’ensemble de ces déficits, aura encore le temps de se refaire. Alors que si le problème dure comme au Japon, ma génération sera bien dans la merde: 20-30 ans de récession suivis d’une catastrophe économique alors que nous approchons de la retraite. Non merci.

    Enfin, pour les ministres et leurs staffs qui ont réussi à planter la mesure phare du candidat Hollande, ce devrait être la porte sans parachute doré. Mais que va faire notre bon “Normal 1er”? Probablement rien, comme il n’a rien fait au sujet de la séparation des banques, autre promesse de campagne non tenue…


  24. Valérie Le 01 janvier 2013 à 17h57
    Afficher/Masquer

    Pendant des mois voire des années avant son accession à la présidence, on disait de François Hollande “qu’il avait beaucoup réfléchi aux questions de fiscalité”. Il me semble qu’il avait même pondu une réforme avec des idées cohérentes (présentée en 2010 ou 2011, je ne me souviens plus). Donc, on se demande bien pourquoi un tel “amateurisme” de sa part une fois à la présidence, et au pouvoir à tous les niveaux avec le PS (donc normalement avec les coudées franches pour pouvoir mettre en oeuvre ses idées, aussi “réformatrices” qu’elles soient).

    A la lecture de cet article ou de la réaction d’Olivier, ou des réactions des divers ministres dans les médias (mais euh, le méchant conseil constitutionnel!), j’ai vraiment cette impression que ni FH ni le PS n’avaient vraiment l’intention de réformer quoi que ce soit. Une “réforme” aussi mal ficelée, à l’efficacité juste symbolique, sans cohérence avec d’autres lois, c’est vraiment du grand n’importe quoi. Ou alors, François Hollande n’avait pas tant que ça “travaillé aux questions de fiscalité”. Lui et son gouvernement semblent tétanisés par on ne sait quoi. Je crois vraiment que pour le grand soir fiscal, ou quelque réforme d’envergure dans ce pays, on repassera…

    Une dernière chose qui m’a consternée, surtout en tant que Belge, c’est la piètre intégration européenne. On a entendu certains députés wallons (ceux-là même qui viendront pleurer après la France lorsque les Flamands se seront définitivement barrés) dire “qu’il fallait renforcer notre attrait fiscal pour les étrangers” (alors que, comme rappelé encore ici, la Belgique n’est pas exactement un paradis fiscal pour les travailleurs et les gens ordinaires). A *aucun* moment on n’a entendu une voix demandant un débat européen sur ces questions. En Belgique, je n’ai entendu que des hommes politiques ravis d’accueillir des riches français ! Lamentable de chez lamentable.


    • Letaulier Le 01 janvier 2013 à 18h08
      Afficher/Masquer

      Est-ce que les Français demandent un “débat européen” pour réclamer la fin de la navette du parlement européen entre Bruxelles et Strasbourg?

      Est-ce que les Français ont demandé un “débat européen” quand Renault a fermé Vilvorde au lieu d’une usine en France?


      • Inox Le 01 janvier 2013 à 20h01
        Afficher/Masquer

        Eh bien que les Etats organisent des référendums, et on verra bien.

        Qu’on ne me dise pas que c’est trop difficile, à notre époque ultra-communiquant, d’avoir régulièrement un avis officiel de la population sur divers sujets.


    • JPS1827 Le 01 janvier 2013 à 19h56
      Afficher/Masquer

      François Hollande avait travaillé les questions de fiscalité, on a plusieurs vidéos de débat entre lui et Piketty. Moi j’ai plutôt l’impression que nos gouvernements crèvent de peur devant ceux qui à la fois les ont aidés pour leurs campagnes électorales et détiennent une partie de la dette française. Quand des factions vous menacent sans cesse de risque systémique, et que vous avez peur de la foule dans la rue, il faut un courage hors du commun. Ne rien changer permet de gagner du temps en conservant la paix sociale, surtout si on explique qu’il suffira de quelques efforts pour sortir de la crise.
      Je vois bien chaque jour que personne ne croit à de possibles bouleversements. Ceux qui ne veulent pas payer plus d’impôts (spoliation etc.) ne peuvent imaginer un instant que leur épargne puisse disparaître d’un coup dans une grande faillite, ce n’est pas évident de modifier l’idée qu’on a du monde où l’on vit (Orlov passe très régulièrement pour un farceur).


  25. Lozere Le 01 janvier 2013 à 20h38
    Afficher/Masquer

    “Il faut taxer jusqu’à atteindre l’équilibre budgétaire! Si cela s’avère insupportable pour tout le monde, alors l’état et les collectivités seront motivés par nous, contribuables, pour réduire leurs trains de vie.”

    Un équilibre budgétaire décidé par qui ? par ceux qui veulent siphonner le fruit du travail d’autrui ? tout le problème est là, les personnes qui dépendent de l’état ne reviendront pas sur leurs acquis, même si pour les maintenir l’état doit emprunter ou plumer totalement certains français. C’est un système totalement démagogique.

    Parlons ensuite des inégalités de revenu et particulièrement des revenus du capital, puisque c’est cela qui semble gêner beaucoup de monde.

    – Une personne travaille et épargne de l’argent, sur ce travail elle aura déjà versé un tribu important à l’état, que ce soit sous forme de charges sociales et d’impôt (si elle a hérité le constat reste le même puisque l’état prend aussi sa part)
    – Avec cet argent, cette personne souhaite investir dans des entreprises, pour faire fructifier son capital et/ou pour permettre à une entreprise de se développer
    – Avec cet argent, l’entreprise peut se développer et créer de l’emploi, en échange l’entreprise reverse une partie des bénéfices aux actionnaires (ou rembourse un “crédit” s’il s’agit d’une obligation d’entreprise) après que l’était ait pris sa part
    – Sur ce dividende, l’état prend encore sa part, une part qui ne cesse d’augmenter et qui inclus en plus une partie sociale

    L’investissement d’entreprise est pourtant utile au bien commun, il permet de développer de nouvelles technologies et de créer de l’emploi. Par ces taxations diverses et variées, on punit la personne qui souhaite investir dans des entreprises, c’est un non sens.

    On peut trouver que le partage des bénéfices de son entreprise n’est pas bon, dans ce cas il faut se concerter avec le patronat pour trouver un meilleur équilibre.

    D’un autre côté, on a l’immobilier… L’investissement dans la pierre (le parpaing serait plus juste) est tellement utile pour préparer l’avenir que c’est le placement qui est le plus encouragé !

    Certains parlent d’effacer la dette, je suis d’accord avec vous, c’est une très bonne idée. Nous jeunes n’avons pas à supporter les dettes contractées par les générations précédentes.

    Commençons donc par faire défaut sur celle détenue par les français, c’est à dire chaque personne possédant une assurance vie. On va rire !

    “Ceux qui ne veulent pas payer plus d’impôts (spoliation etc.) ne peuvent imaginer un instant que leur épargne puisse disparaître d’un coup dans une grande faillite, ce n’est pas évident de modifier l’idée qu’on a du monde où l’on vit (Orlov passe très régulièrement pour un farceur).”

    Si si, elles se l’imaginent tout à fait. C’est d’ailleurs pour ça qu’elles achètent de l’or… et que bercy a mis en place une base de données recensant tout ceux qui achètent de l’or, au cas où il sera ainsi facile de venir le confisquer.


    • Taxator Le 01 janvier 2013 à 23h24
      Afficher/Masquer

      En quoi c’est être démagogique que d’exiger un équilibre budgétaire?? A titre personnel, cet équilibre s’impose bien à nous tous. Pourquoi faudrait il donner carte blanche à l’état pour creuser un déficit abyssal et laisser aux générations futures le soin de rembourser?

      Si vous estimez qu’un taux marginal de 75% est trop élevé, pas de problème, mais la contrepartie, c’est un coup de frein sêrieux sur les dépenses de l’état.

      Si les prélèvements fiscaux nécessaires à cet équilibre sont trop désagréables pour l’ensemble des contribuables, alors ces derniers commenceront peut être à s’intéresser au problème des dépenses publiques et à demander des comptes à leurs élus. Combien de contribuables ont en tête l’ordre de grandeur des recettes de l’état, des dépenses et de leurs affectations?

      En ce qui concerne les revenus du capital, le taux d’imposition devrait être proche de zéro (le capital a déjà été taxé, les sociétés ont déjà acquitées un impôts sur leurs bénéfices). Par contre, l’imposition sur les successions devrait lui être excessivement élevé. Sinon, les cartes ne sont jamais rebattues et votre potentiel “richesse” est uniquement fixé par les avoirs de vos parents et non pas de votre travail et de vos investissements.

      Au sujet de la fausse épargne liée aux dettes souveraines, il va bien falloir que quelqu’un en supporte la destruction. Il semble préférable d’attaquer le problème en se tournant d’abord vers ceux qui “peuvent” financièrement supporter ce choc (défaut ciblé ou super taxe) et qui ont déjà tiré un certain profit de cette épargne fictive (absence d’imposition en ligne avec les dépenses de l’état), plutôt qu’en bousillant le bien commun qu’est notre monnaie avec des “bail out” aveugles et illimités par la BCE.


      • Lozere Le 02 janvier 2013 à 10h49
        Afficher/Masquer

        “En quoi c’est être démagogique que d’exiger un équilibre budgétaire?? A titre personnel, cet équilibre s’impose bien à nous tous. Pourquoi faudrait il donner carte blanche à l’état pour creuser un déficit abyssal et laisser aux générations futures le soin de rembourser?”

        Je n’ai sans doute pas été très clair, veuillez m’en excuser.

        Bien sûr qu’un équilibre budgétaire doit être la norme mais comment voulez-vous revenir à l’équilibre quand les dépenses sont liées à des masses de population.

        Le retraité acceptera-t-il un retour à l’équilibre si celui-ci rime avec une baisse de 10% de sa retraite ?

        Le fonctionnaire acceptera-t-il un retour à l’équilibre si celui-ci rime avec une baisse de 10% de son salaire ?

        etc… etc…

        “Il semble préférable d’attaquer le problème en se tournant d’abord vers ceux qui “peuvent” financièrement supporter ce choc (défaut ciblé ou super taxe) et qui ont déjà tiré un certain profit de cette épargne fictive (absence d’imposition en ligne avec les dépenses de l’état), plutôt qu’en bousillant le bien commun qu’est notre monnaie avec des “bail out” aveugles et illimités par la BCE.”

        Justement, rien ne dit que Bernard Arnault et Liliane Bettencourt sont investis en bons du trésor français.

        Par contre toutes les compagnies d’assurance et tous les produits d’assurance vie détiennent des bons du trésor français, ça c’est une certitude. Nous avons également comme client des fonds de pension américains ou d’autres pays.

        Je ne pense pas que ce soient des milliardaires qui détiennent les bons du trésor français mais des masses d’épargnants dans le monde entier.


        • lisezkeynes Le 02 janvier 2013 à 15h36
          Afficher/Masquer

          pourquoi l’équilibre budgétaire doit etre la norme???

          pas les excédents? c’est aussi stupide

          l’équilibre budgétaire n’a aucun sens en éco (dixit jp fitoussi)

          c’est nier 60 ans de théorie économique


        • Taxator Le 02 janvier 2013 à 15h48
          Afficher/Masquer

          Si je vous comprends bien, il est urgent de ne rien faire car il ne faut surtout pas mécontenter les contribuables électeurs. Continuons donc gaiement à creuser le déficit publique en confiant aux générations futures le soin de régler la note.

          On parle tout de même de 100 M€ de dette supplémentaire par an, à comparer à une recette totale de 250 M€ ! Laisser faire est une solution suicidaire et très orientée sur le court terme. A quand une vision un plus long terme que la prochaine échéance électorale?

          Face à la dette publique, il ne semble pas y avoir 36 solutions :
          – soit nous décidons de la rembourser et alors il faut taxer fortement le patrimoine de Liliane, Bernard & Co. A eux de comprendre qu’ils n’ont pas payé assez d’impôt ces dernières années (les recettes de l’état étant largement inférieures à ses dépenses) et qu’ils ont « fauté » en laissant faire ou en encourageant nos politiques ;
          – soit cette dette n’est pas remboursable et alors il faut la faire rouler à vie pour éviter le défaut tant redouté. Cela ne nous dispense pas d’atteindre rapidement l’équilibre budgétaire. Donc je maintiens, il faut plus d’impôts et moins de dépenses, que cela plaise ou non aux contribuables.


          • lisezkeynes Le 03 janvier 2013 à 14h43
            Afficher/Masquer

            faux

            le détte publique ne sera pas à règler par les générations futures

            c’est de l’économie bisounours que vous nous racontez


      • Opps' Le 02 janvier 2013 à 17h38
        Afficher/Masquer

        Lorsque la fausse richesse (qui fait des dégâts bien réels) – par cette création monétaire qui ne crée que des faux-droits qu’ils soient en marchandises ou bien en confort social (je ne discute pas de leur légitimité ni de leur nobles intentions) , est sortie du tube dentifrice , difficile de la faire rentrer dedans.

        Reprendre à tous ceux qui ont bénéficié de cette fausse richesse est comparable au nettoyage des écuries d’Augias. Bon bien sûr taxer les riches … oui , bien sûr , certes , ce serait mieux que rien , mais question efficacité c’est limitée (surtout avec l’idéologie du 75% dont on avoue que ça ne rapportera pas 1 centimes !)
        Mais surtout ça ne tape pas vraiment au coeur de la richesse diffusée , et objectivement ça comporte de nombreux risques et dommages collatéraux difficiles à doser c’est vrai, parce que plus ou moins invisibles.
        Car il faudrait redéfaire l’écheveau ce qui est techniquement monstrueux .

        La seule solution est de ruiner les riches , comme Joseph Paris y arriva lorsque le ‘système de Ponzi de Law éclata ! Sauf qu’à présent l’enchevêtrement des choses rend cette solution quasi impossible : les désordres qui en résulteraient feraient sauter tout gouvernement avant de porter leurs fruits.
        Il y a aussi la solution de l’inflation , mais elle est redoutable pour ceux qui n’ont rien , en attendant que le ‘regain’ d’activité lui aussi porte ses fruits ! (Sans parler du piège de la stagflation …)

        En France , comme nous sommes un pays riche , avec une épargne importante , peut-être que, lorsque nous y serons forcé , nous nous battrons bec et ongle pour nous sortir de la seringue , mais ce sera d’abord sur le dos des autres : il n’y a pas de solution magique. Notre poids historique , au coeur de l’Europe devrait , avec un peu de chantage au allemands (J’imagine que Hollande sera habile dans ce domaine) nous y aider.

        On ne peut pas effacer d’un coup des années de complaisance et d’illusion. Et il faudra se serrer la ceinture , bien plus encore qu’aujourd’hui .. où l’on commence à réellement depuis 1 an à sentir la brise qui devient le vent froid bise , en forme de gifle 😉 !

        Reste bien sûr les nationalisations , ou le défaut consistant à tenter de faire porter le financement de la Dette par les autres là aussi l’écheveau paraît insurmontable (il faudra 10 ans pour démanteler Fortis je crois) : il faudra être au fond du gouffre pour que les pays (et derrière leur populations : car les plus faibles seront -rapport de force oblige- , forcément les plus perdant) acceptent cela .

        Reste donc se serrer la ceinture individuellement (en France par expl) : ce serait encore des plus injustes (A un moment il faut constater et payer ses erreurs) mais le plus payant d’un point de vue égoïstement national , car on a encore des marges de manœuvres considérables (Gisement productif dans la fonction publique territoriale surtout, épargne, capacité d’innovation redoutable) : c’est sûr que ce serait un jeu personnel , mais à terme il peut aider “les pestiférés” comme dit Bertez ! , plutôt que de s’enfoncer avec eux.

        Oui c’est vrai lorsque je déploie le fil de ma pensée je me découvre très réactionnaire, (Ca me fait peur … 😉 ) , mais très sincèrement : qui a la recette pour vraiment déconcentrer la richesse par l’impôt ? et même la redéconcentrer tout court , sauf en fermant le robinet QE qui alimente d’abord … la richesse elle-même ?


        • bizbee Le 02 janvier 2013 à 19h10
          Afficher/Masquer

          Je me permet la dessus qq commentaires, éminament criticable.

          le pb n’est pas selon moi de faire “rentrer le dentifrice dans son tube”…

          le dentifrice ici est virtuel, ou presque, en fait la confiance qu’on lui accorde est encore 10*fois sa valeur réelle: il est largement dilué à l’eau.

          bref, lorsque la confiance (globale) en l’avenir redescendra a des niveaux terrestres, cette fausse richesse partira en fumée (défaut, hyperinflation, déflation?) aussi surement que toute bulle se dégonfle. Ca a d’ailleurs bien commencé à purger depuis 2008, et ce malgré les QE successifs…

          Aussi il serait bien mal aviser selon moi de vouloir se serrer la ceinture pour empêcher le phénomène et ainsi entretenir l’asservissement par la rente. Sans compter qu’un serrage de ceinture touche bcp plus le travail que la rente. Sauf à vouloir une chute “amortie”, mais c’est risqué.

          Du coup concernant les colatéraux;

          – pt de vue finance
          Si l’on considère l’imbrication des actifs financiers, il y a fort à parier que si une des base de la pyramide cède (d’où viendra la cassure n’a que peu d’importance), c’est tout l’ensemble qui partira en fumée; l’assèchement soudain du marché mondial qui suivra fait qu’il faudra alors regarder le déficit primaire des états (puisqu’ils n’auront plus la possibilité de se financer, sauf à risquer l’hyperinflation et un appauvrissement généralisé par la planche à billet, ce qui est politiquement suicidaire):

          – pt de vue géopolitique et économie nationale
          au vu du déficit primaire et du marché intérieur en zone euro (qui ne sera ptètre plus qu’une CEE, qu’importe); clairement après un défaut, l’europe peut se relever (certe ça sera douloureux).
          Ce n’est pas le cas des US (là je mise sur une perte de confiance totale dans le dollar) et du RU (respectivement -7 et -6% !), ni de la chine (qui verra la crise démographique lui péter dans la gueule avec 1 actif pour 1 retraité et qui vit encore trop de ses exportations aux US)
          Seul la démographie US sera sérieux un atout pour se refaire à plus long terme, et probablement reprendre leur leadership…dés 2030
          je ne mise pas un copec sur la chine à long terme, ou alors pour un temps seulement, genre 2015-2025 (trop gros pb démographique et écologique – chute de la production agricole, accès à l’eau)

          – pt de vue individuel et générationnel (crise démographique principalement)
          A mon avis proportionnellement, ce sont bien les possédants qui perdront le plus; puisque leur actifs sont tous (à quelques exceptions près) largement surévalués (notamment à cause du dentifrice qu’on a pressé).
          Mais je suis d’accord que “dans les faits” c’est pour les non possédants que ça sera (pour un temps) vraiment la misère, et surtt un terreau au populisme…
          mais peut-on encore l’éviter, j’en doute.
          Doit-on l’éviter en tentant encore le remède néo-keynesio-libéro de la ri-lance: pour l’intérêt des générations futures (et pas dans celui de nos petites RTT et notre retraire à 62 ans), clairement non.

          bonne soirée


    • Franck Le 02 janvier 2013 à 07h36
      Afficher/Masquer

      Il me semble quand même que le coût du logement est très élevé en France et que cela contribue pour une bonne partie à la cherté du travail. Inciter à investir dans l’immobilier n’est pas une idée si absurde en soi.
      Le problème, c’est surtout que le marché immobilier ne se régule pas pour autant et continue de saturer au niveau plus que maximal de capacité de financement des ménages. Impossible de faire progresser une économie dans ces conditions ; ça doit un peu ressembler à une “trappe à liquidités” comme lorsqu’une banque centrale émet des liquidités qui ne relancent pas la demande mais sont stockées en titres d’épargne.

      Pour la logique de l’actionnariat d’entreprise, le scénario que vous proposez est idéal ; dans la pratique :
      – il est très difficile de savoir dans quelle entreprise investir si on n’est pas un professionnel de la bourse,
      – les dividendes sont généralement très faibles et n’ont vraiment un sens que si on dispose d’une participation qui permet de décider de la direction suivie par l’entreprise (mais dans ce cas, ce n’est plus la même logique d’investisseur qui prévaut ; on gère la filiale d’un groupe ou on est l’actionnaire principal de l’entreprise),
      – si une tendance se crée sur le marché, elle est exploitée par les professionnels du secteur au détriment de l’épargnant (cf. la possibilité de délit d’initié à la µ-seconde à cause du trading haute-fréquence, de la manipulation de cours par cette même technique et par les fonds d’investissements genre hedge-funds),
      – l’entreprise essuie une difficulté qui fait baisser son cours et l’épargnant souhaite être solidaire et attendre qu’elle remonte ? Il a toutes les chances qu’une OPA le dépouille de son investissement au niveau le plus bas.

      Ca me semble hasardeux de vouloir faire croire aux bienfaits de l’épargne en actions ou obligations d’entreprises. Même Marc Fiorantino – pourtant très loin des positions d’Olivier – prévient que la bourse est un désormais un monde de professionnels dont il vaut mieux rester éloigné si l’on ne veut pas se brûler les ailes inutilement, et que les modèles d’épargne de l’après-guerre ne sont plus une réalité à laquelle il faut croire.


  26. G L Le 01 janvier 2013 à 21h54
    Afficher/Masquer

    Piketty a raison de dire que le gouvernement n’a d’autre ambition qu’ajouter un étage inutile à un édifice fiscal qui ne tient plus debout depuis longtemps, ce dont tout le monde devrait convenir quelque soit le système politique dont il est partisan. Mis à part pour la toute petite partie de la population qui y trouve des avantages parce qu’elle peut y échapper, il est indéfendable !

    Malheureusement Hollande ne peut pas concevoir un ensemble de mesures fiscales qui corresponde aux ambitions qu’il affiche: il est dans la même situation que Louis XVI dont les ministres successifs s’efforcèrent en vain et pendant des années de redresser la situation financière du royaume sans remettre en cause le reste d’un édifice social dépassé.


  27. Benjamin Franklin Le 01 janvier 2013 à 21h59
    Afficher/Masquer

    Je crois que le seul fait d’être associé à présent à Hayek et Mises plutôt qu’à l’Ecole de Chicago, aux néoclassiques, au FMI ou à Bruxelles, c’est déjà une satisfaction considérable pour les libéraux !

    Bonne année à tous !


    • Surya Le 01 janvier 2013 à 22h37
      Afficher/Masquer

      Ils étaient pas libéraux ceux de l’école de Chicago ? (Milton Friedman tout ça…)

      😀


      • Casquette Le 01 janvier 2013 à 23h03
        Afficher/Masquer

        @Suraya

        Si mais ils cherchaient à rompre (en parti) avec le libéralisme des anciens d’où le terme de néoliberal dont la paternité est accordé à Hayek , voir le colloque de Lippmann :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Colloque_Walter_Lippmann


        • Casquette Le 01 janvier 2013 à 23h31
          Afficher/Masquer

          Auto correction : Louis Marlio et Auguste Detœuf sont les inventeurs du mot.


      • Benjamin Franklin Le 02 janvier 2013 à 10h50
        Afficher/Masquer

        C’étaient surtout des comiques monétaristes qui croyaient aux modèles mathématiques.


        • Opp' Le 02 janvier 2013 à 11h56
          Afficher/Masquer

          Très peu de mathématique chez Mises et Hayek … , mais beaucoup de réflexion socio-philo-économique sur les fondements de l’action humaine. (on a le droit de ne pas aimer , mais c’est assez cohérent et aussi solide et faux (quelque part) que la pensée marxiste et keynésienne, cette dernière n’étant d’ailleurs pas très solide malgré son (faux) succès)

          Leur (très relatif et ambigu) succès (celui des néo-libéraux) provient d’une sorte de réaction caricaturale face à la méconnaissance de l’intérêt du concept de marché , qui , tout en n’étant cet espace magique où opérerait une main magique , est néanmoins un espace possible dynamique de détermination de la Valeur sous toutes ses formes.

          Si on refuse le marché , il n’y a plus que la pensée étatique .

          Maintenant si tu penses que la pensée étatique ne peut-être forcément , oingt par le sacro-saint système démocratique , que Vérité qui va automatiquement vers l’exigence et le haut-niveau , effectivement le marché c’est le mal (car j’avoue que le marché ne règle en rien les possibles manipulations et que même les régulations les plus sincères créent une inévitable distorsion ) .

          Et partant de là , bien sûr, le marché des idées , controverses et recherches doit lui-aussi être mis sous la coupe d’une pensée issue de la Puissance Publique , expression naturelle de la Démocratie, via le Suffrage Universel … 😉


          • Benjamin Franklin Le 02 janvier 2013 à 13h33
            Afficher/Masquer

            Je crois qu’on s’est mal compris…

            Je suis en train de dire que les modèles mathématiques n’ont rien à faire dans la pensée économique, et que la gestion de la monnaie par l’Etat est une hérésie.
            Et donc accessoirement, que l’Ecole de Chicago, ce sont des libéraux du dimanche, et que l’essence de la pensée libérale classique a été reprise par l’Ecole de Vienne et pas par Friedman.

            Il n’y a qu’à voir la compréhension qu’a Friedman de la crise de 29 (“ces boulets de la Fed ont détruit de la monnaie au lieu d’en créer à la pelle !”), ou de la théorie des cycles, pour s’en convaincre.


          • bizbee Le 02 janvier 2013 à 14h54
            Afficher/Masquer

            merci pour ce commentaire Opp’

            depuis 1,5 ans sur ce blog; ben y a de quoi être confiant quant à l’évolution des prises de conscience…
            un sentiment de grand dépouissiérage idéologique, alors parfois ça fait tousser, mais globalement ça monte, doucement mais surement…

            sauf si ça n’était qu’un épi-phénomène d’aspiration de commentateurs d’anciens blogs usagés… Mais ce n’est pas ce que je crois.


          • lisezkeynes Le 02 janvier 2013 à 15h40
            Afficher/Masquer

            de quels modèles parlez-vous? soyez précis

            rejetez les modèles en économie c’est se priver d’un instrument? c’est stupide

            personne ne dit qu’ils représentent la réalité

            ils aident parfois à comprendre

            stupide alors de s’en priver totalement

            ps : donnez moi un nom de modèle précis


          • Opps' Le 02 janvier 2013 à 16h31
            Afficher/Masquer

            Merci de ton commentaire Bizbee …

            malheureusement je crois que le mensonge et le travestissement du mensonge par les bons sentiments , a de beaux jour devant lui. La bonne conscience indignée a un fondement inébranlable. C’est sans fin.
            Et les manipulés , pourtant sympathiques, ne peuvent comprendre puisqu’ils se sont positionnés bien au chaud au coeur du mensonge.

            Souvent d’ailleurs ils nous prennent pour des ‘c…’ tellement bêtes que nous n’arriverions pas à voir où est notre intérêt matériel le plus évident. Ca les dépasse complètement … et la notion d’ailleurs d’intérêt purement matériel leur vient alors à la bouche comme si c’était un argument décisif et imparable …
            Il leur échappe totalement que nous aussi pouvons avoir un oeil à la limite bien plus critique que le leur sur le ‘système’. C’est un thème qui revient souvent : nous serions conditionnés par nos bourreaux pour les aimer , et aimer notre servitude et notre malheur.

            Ceci dit , je suis et je reste gaulois, c’est à dire que j’aime bien qu’on ne soit pas d’accord avec moi , c’est stimulant personnellement (même si c’est consternant globalement) , ça permet d’affuter et d’aller plus au fond des choses …

            … bon , mais c’est vrai que l’inanité de la vulgate de ‘gauche’ , avec toutes ses déclinaisons , même si c’est intéressant dans la partie analytique de la gauche radicale encore humaniste, nous fixe aussi dans un ron-ron un peu facile et complaisant.

            (J’ai vraiment l’impression que les conservateurs ce sont eux : soit c’est une constestation de pacotille de peu d’intérêt ni profondeur , soit une contestation anarchique en dehors de toute réalité -cf les fulgurances désordonnées et prédictions flach-mob du nouveau penseur Todd , dès qu’il quitte son coeur de métier ! 😉 – )

            Bien à toi !


        • Opp' Le 02 janvier 2013 à 15h56
          Afficher/Masquer

          Désolé Benjamin
          Ta pensée est subtile et je ne lis pas tout le fil.

          Oui Friedman déclarait également “A présent nous sommes tous keynésiens !” . C’est un peu comme s’il avait pris le plus mauvais de chaque côté.

          De toutes façons il y a quelque chose de vicié dans la pensée américaine en ce sens qu’elle perd très souvent , en pratique, son côté empirique anglo-saxon, pour devenir une idéologie au service de sa stricte puissance et de son intérêt géopolitique , en tout cas d’une lucidité intéressée redoutable.

          Leur domination du monde (même si je n’oublie pas qu’ils ont été un relatif rempart face à l’abjection fleurie du monde communiste) est déstructurante : ils créent la vrai pauvreté , non pas seulement celle qui se compte en dollars pour survivre , mais celle qui détruit les cultures et prive les personnes du ‘Sens’ même s’il est relatif.

          Quand on regarde la façon dont la France a mis en valeur ses colonies -même si une partie consistait en une certaine exploitation , et même si par bien des aspects le statut de colonisé comportait des aspects archaïques- , on se dit qu’il n’y a pas photo. La France , et même les plus fachos, ont aimé nos anciennes colonies charnellement et pas que par pur intérêt.

          Pour revenir et généraliser encore plus , je pense que chaque pays ne peut que suivre son pur intérêt géo-politique. Et tout autant qu’ailleurs dans les pays démocratique à fondement sur le suffrage universel : les français ne laisseront au pouvoir que le parti dont il pense qu’il lui permet de conserver son ‘niveau de vie’ , sa ‘croissance’ . Le cadenassage est impitoyable.

          La singularité de la France (par rapport aux autres pays qui assument plus lucidement leur cynisme) est que le message est brouillé par un certain pseudo “idéal” qui, lorsqu’il se déconnecte idéologiquement de la réalité des choses sociétales , mène à des actions politiques et à des organisations brouillonnes , incohérentes et au final destructrices de “valeur” … aboutissant en général à une capitulation devant le réel et les autres (l’extérieur, les autres pays …) pire que tout.

          La politique assez hallucinante du PS (renforcé par la nature psychologique de Hollande) en est un exemple prodigieux , ni de gauche ni de droite , sorte de magma ne satisfaisant personne, ne préparant rien , sauvant juste in extrémis les choses … et procédant à une travail purement idéologique de présentation/perception/manipulation des choses (“Feignons d’être les organisateurs de choses qui nous dépassent”) sur lesquelles on a encore moins d’influence que dans le passé récent sarkosien.

          On est passé de l’agitation qui mimait l’action à l’inaction qui singe la maîtrise.
          La première avait l’avantage de conserver une marge de manœuvre , la seconde , en l’épuisant aura peut-être celle de nous mettre , à un moment donné, au pied du mur.
          Quand François n’aura plus de porte de sortie et de rideaux lui permettant de ne rien décider vraiment, peut-être (et sûrement même) prendra-t-il tout simplement les décisions de “bon sens” … quoique ce sera dans l’espace restreint de ce qui nous restera de souveraineté et de poids)

          Je goûterais alors ce subtil plaisir de voir les contorsion idéologiques et le travestissement du reniement de mes nombreux amis qui pensent de travers en penchant à ‘gauche’ , et à ce moment là , quand il sera en charpie , je défendrais avec une onctuosité semi-consterné Moi-Normal1er-Président.

          Il est vrai que le Mensonge , habilement éclairé et appuyé sur un solide QEx peut durer longtemps …


      • Opps' Le 02 janvier 2013 à 22h39
        Afficher/Masquer

        Oui les dégâts de Milton Friedman sont assez considérables.
        Peut-on les comparer à ceux de Sartre par exemple ?

        Difficile à dire .

        Mais c’est l’auteur de cette phrase merveilleuse :
        “Si vous êtes d’accord avec moi c’est que je me suis certainement mal exprimé”

        Sartre , en tout cas , avec sa critique de la raison dialectique , avait beaucoup moins d’humour.


  28. Michel Martin Le 02 janvier 2013 à 09h31
    Afficher/Masquer

    Je ne crois pas que Piketty soit la meilleure source d’inspiration d’une révolution fiscale qui remettrait tout à plat et permettrait de nous doter d’une fiscalité simplifiée favorable à l’emploi, à une meilleure justice sociale et efficace sur le plan de la conduite économique. Je préfère de très loin cette analyse et ces propositions d’un fiscaliste chevronné et bon connaisseur des entreprises.:
    http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c—imprecis-precis-de-fiscalite-pour-en-finir-avec-les-croyances-populaires-si-c-est-possible-97266361-comments.html
    D’autant que Piketty ne tire pas les conséquences pour la TVA de l’excellent graphique dont il est à l’origine repris ici:
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2012/10/05/la-gauche-dans-le-role-de-l-idiot-utile-aux-plus-aises-sur-l.html faisant de lui l’idiot utile des plus nantis.


  29. GUS Le 02 janvier 2013 à 09h58
    Afficher/Masquer

    Le PS, composé d’élus locaux ventripotents plus occupés à gérer leurs fiefs locaux, avec le parlement européen et le Conseil économique et social comme assurance chômage, a cessé de travailler depuis longtemps. La fin du cumul est vraiment une réforme fondamentale, au sens propre, car elle aura des conséquences fortes sur d’autres aspects de la vie démocratique.


  30. Opp' Le 02 janvier 2013 à 11h17
    Afficher/Masquer

    Olivier a raison 😉

    Y’a un problème ?
    Faisons une LOI qui interdit que …

    Dans la grande tradition de la fauche mélenchonesque !


    • step Le 02 janvier 2013 à 19h31
      Afficher/Masquer

      la fauche ne sert à rien sur du gazon mais peu aider face à des broussailles. La encore le choix de l’outil ne doit pas se faire sans savoir à quoi on s’attaque.


  31. Opp' Le 02 janvier 2013 à 11h25
    Afficher/Masquer

    Ce matin , les intervenants toujours satisfaits d’eux-même , de leur bon goût et de leur indignation , de France-Inter débattaient du thème germanopratin des salaires scandaleux de certains artistes français …

    Et l’un d’eux lache alors cette phrase merveilleuses :

    “… en même temps ils ne peuvent pas refuser les salaires qu’on leur offre … ”

    Voilà , tout est dit

    ===

    Puis , la conversation proposa alors rapidement que les véritables et principaux fautifs soient les agents des acteurs … ,quelle belle contorsion … [ illustrant par ailleurs l’inanité profonde et la couardise de la pensée globale de notre charmante station de France-Inter ! ]


  32. tchoo Le 02 janvier 2013 à 14h28
    Afficher/Masquer

    Ah le monde merveilleux des assistés
    Viendez, viendez, on y est bien, et on emmerde le bourgeois!


  33. chris06 Le 02 janvier 2013 à 15h22
    Afficher/Masquer

    @Olivier,

    a t’on le droit de ne pas être targué de “défenseur des riches” même si on est opposé aux mesures fiscales qui sont discutées ici?

    Si je m’oppose à ces mesures, ce n’est absolument pas en défense des riches, mais parce que je pense sincèrement qu’elles entraîneront un appauvrissement généralisé des français. Disons que cela ne fera qu’empirer les choses pour les français qui restent.

    Dans le monde ouvert qui est le nôtre, si le différentiel d’imposition sur les riches (taux marginal à 75%, ISF, impôts sur les plus values, sur les dividendes, les successions) par rapport à nos pays voisins et aux niveaux de vie similaires dépasse les bornes, les riches (qu’ils soient français ou non) vendront leurs investissements en France et partiront vivre et investir ailleurs. Ceci ne fera qu’accélérer l’augmentation du chômage encore plus, diminuer les recettes fiscales, en bref, appauvrir la France.

    Alors que cela soit clair une bonne fois pour toutes, puisque je note parfois certains procès d’intentions malhonnêtes, je me contrefout des riches et je n’en fais pas partie. Simplement, je n’ai pas envie de voir ce pays péricliter à vitesse accélérée à cause de l’amateurisme de nos gouvernants et des mesures fiscales pleines de bonnes intentions mais qui auront l’effet inverse à celui escompté.

    C’est tout.


    • lisezkeynes Le 02 janvier 2013 à 15h43
      Afficher/Masquer

      c’est faux. les d”cisions sont bien plus complexes. le coût fiscal est un coût parmi d’autres

      lisez les travaux de la nouvelle éco géographique

      les effets d’agglomération existent

      ps : tout le monde ne vote pas avec ses pieds (cf thiebout)


    • odeur_de_sapin Le 02 janvier 2013 à 17h56
      Afficher/Masquer

      Mais mon cher Chris , il VA péricliter. Citez moi un seul, un seul indicateur économique important qui puisse pousser à l’optimisme.

      Taux de chômage : mauvais
      Balance commerciale : la plus mauvaise d’Europe il me semble
      Exil fiscal : en nette hausse
      Vente de véhicules utilitaires : (très révélateur) en chute de 10% en 2012
      Le logement : chute de 23% en 2012

      Nous sommes dirigés par des autistes idéologues. Ce qu’il y a de pire, ils préféreront le chaos plutôt que de se renier.

      Il faudra les déloger manu militari je crains, si des élections anticipés n’ont pas lieu.


      • Christophe Vieren Le 02 janvier 2013 à 19h36
        Afficher/Masquer

        @OdS : le pire c’est que toute l’Europe est gouverné par des autistes, de droirte mais des autistes quand même : chute des ventes en novembre 2012 (dernière statistiques dispo) : chute de 10?3% des ventes de véhicules individuels (source PASSENGER CAR registrations: -7.6% over 11 months; -10.3% in November).
        Les plus mauvais élèves étant l’Espagne (gouverné par des idéologues de droite) et l’Italie (gouverné par des idéologue de droite).

        Conclusion : ce n’est pas une histoire d’idéologie. A moins que ce ne soit celle de l’idéologie néolibérale qui a dérégulé la finance, idéologie adoptée par nos partis UMP-S depuis 30 ans (relire l’article de notre ami Olivier B. : 30 ans de dérégulation financière”. Et également idéologie de la croissance éternelle qui permet de s’endetter (relire sur ce même site : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger »

        Parce que n’oublions pas qu’avant un certain septembre 2008, tout allait (presque) bien. En tout cas les indicateurs décriés ici par OdS et mis sur le compte du PS (pour qui je ne vote jamais au premier tour, soit dit en passant) non jamais été aussi mauvais depuis 32 ans d’alternance “gauche”/droite. Je sais c’est de l’histoire ancienne puisque c’était au début du 21e siècle, il y a déjà au moins 4 ans !


        • Macha Le 02 janvier 2013 à 22h39
          Afficher/Masquer

          intéressant
          dans votre premier lien sur les vente de voiture, un seul grand marché en progression,
          le Royaume Unis
          New car registrations in November were up 11.3% in the UK, while declining in all other significant markets …(France -20%)

          même chose sur la presque totalité 2012

          From January to November, the picture was somewhat similar, with the UK being the only major market to expand (+5.4%)….( France -13,8%)

          ce n’est pas une histoire d’idéologie? difficile à prédire mais déjà l’effet monnaie parait flagrant.
          la frilosité accélérée des acheteurs de voitures neuves de l’ensemble zone euros, qui empile les besoins de prêts en garantie, avec un pari sur le pire et partant,

          l’optimisme des consommateurs UK face au futur,

          une retombée positive des réformes décisives engagées par le gouvernement de David Cameron?
          c’est mon sentiment.


          • Christophe Vieren Le 03 janvier 2013 à 20h17
            Afficher/Masquer

            @macha : ne pas oublier non plus l’effet rebond des primes à la casse (une vraie connerie écologique, dont je ne suis pas certain qu’elle ait bénéficié aux salariés de l’automobile qui plus est) : le parc s’est renouvelé prématurément de 2008 à 2010. Le coup ne peut évidemment être rejoué !


        • odeur_de_sapin Le 02 janvier 2013 à 22h45
          Afficher/Masquer

          Quand je disais autiste idéologue, je ne m’arrêtais même pas à la couleur politique. Il faudrait un gouvernement ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais un gouvernement PRAG-MA-Ti-QUE.

          Vous choisissez N paramètres économiques et sociaux, vous nommez un responsable pour chacun, si dans l’année ce paramètre ne s’arrange il est viré !

          Il faut secouer ces types, il faut qu’ils ressortent carboniser de leur quinquennat, ils ont toujours pas compris l’état des lieux on dirait.

          On s’en tape de leurs discours lénifiants, on veut des résultats ! pas du blabla.

          Il faut des personnes de la société civile à la tête du pays, des personnes de terrain, qui ont trimé dans les entreprises, qui ont bossé à l’international, on peut pas s’en sortir en faisant du nombrilisme.

          Il faut une direction claire, il faut de l’ouverture au monde, il faut une combativité de tous les instants, du charisme, je dirais presque de la férocité, une volonté indomptable.

          Il faut des gens qui connaissent la pression pour tenir des délais et des niveaux de qualité irréprochables, des pros, pas des animateurs de colonies de vacances (des gens bien aussi bien sur, mais c’est pas de ce genre de compétences dont on a besoin actuellement).


          • lisezkeynes Le 02 janvier 2013 à 23h12
            Afficher/Masquer

            vous confondez commerce et économie

            la poltique c’est un métier


          • Hijak Le 03 janvier 2013 à 00h44
            Afficher/Masquer

            Un gouvernement de guerre économique en somme mais pour cela il faut supprimer la démocratie représentative (en tout cas sous cette forme)

            Sinon regardez comme ils sont contents, “ON A GAGNE” disent t-il (c’est un docu qui a fuité, publication non voulu pas la direction)

            La victoire de François Hollande à l'intérieur… par LeLab_E1


          • Tikehau Le 03 janvier 2013 à 07h59
            Afficher/Masquer

            Bien envoyé odeur_de_sapin ! Je rajouterai tirage au sort pour nos représentants et terminé le professionnalisme politique.

            J’irais beaucoup plus loin que de les secouer !


          • chris06 Le 03 janvier 2013 à 09h28
            Afficher/Masquer

            Tout à fait d’accord avec Olivier, quand la politique est un métier, ça nous donne des politiciens qui n’ont qu’une connaissance très superficielle et sans aucune expérience personnelle des sujets qu’ils traitent et qui s’entourent de multiples conseillers qui finissent tous dans les mains des lobbies et autres groupes de pression.

            Si Roosevelt avait su mettre en place des réformes radicales dans le secteur bancaire, c’est parce que la banque, il la connaissait bien, ça avait été son métier. Aujourd’hui on a des Sarkozy, Hollande, Moscovici qui sont des politiciens de carrière et ne connaissent rien au système bancaire et financier, et bien évidemment, ils sont dans les mains des lobbies bancaires.


          • Christophe Vieren Le 03 janvier 2013 à 20h35
            Afficher/Masquer

            @Ods : tu oublies in fondamental. En économie capitaliste, il y a principalement deux classes : d’un côté les capitalistes (certains les appelleraient selon un jugement de valeur : les exploiteurs) et de l’autre les prolétaires, essentiellement les salariés (certains les appellent les exploités). Leurs intérêts sont contradictoires : plus on élève la part de la plus value pour les premiers plus elle est faible pour les seconds. Et, pour les premiers, la situation est loin d’être mauvaise à en croire la croissance de leurs revenus depuis l’avénement de la crise. En outre, sous prétexte de réduire les dettes et déficits publics qui ont explosé suite à la crise financière*, cela permet à ceux-ci d’accéder à leur rêves : obtenir les “réformes structurelles”, c’est à dire le démantèlement du code du travail et en particulier de ce satané CDI qui les empêche de rendre les travailleurs corvéable à merci. A quand le retour aux journaliers ?

            Depuis 40 ans, tu as raison, l’idéologie de l’UMP-S est en faveur des premiers. ce n’est pas une question de pargmatisem u pas, c’est bien une question d’idéologie. La politique, c’est avant tout de l’idéologie qui pourrait se définir ici par : que doit apporter l’économie aux peuples (et accessoirement aux capitalistes qu’il faut ménager car on a encore besoin faute de mieux) ?

            Cette stratégie a été appelée par Naomi Klein la stratégie du Choc (relire <a href="http://www.les-crises.fr/la-strategie-du-choc/"l'article sur ce même site).

            Bien évidemment depuis l’avènement du capitalisme il y a plus 200 ans, la barrière esst beaucoup moins nets, la lutte de classe et le développement de certaines activités économiques brouillent les pistes, nombreux se croyant du côté des premiers alors qu’ils ne sont en réalité que le top 1% (le boulanger du coin même avec 2 salariés n’en fait évidemment pas partie, pas plus que le pote à Yoyo).
            ____________________________________
            * la faute à qui la crise financière ? Aux banquiers (à ranger du côté des catpitaliste) ou aux salariés ?


          • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 08h33
            Afficher/Masquer

            Sinon, je suis d’accord avec OdS, Olivier, Chris, … : la politique ne saurait être un métier. Et pourquoi pas en effet une dose de stochocratie pour un meilleur renouvellement et représentativité. Pas pour les Ministres, en nombre trop restreints et nécessitant nu minimum d’expérience du pouvoir mais pour les représentants élus du peuple chargés en théorie d’être force de proposition, pas une courroie de transmissions des décisions du Pdt de la République.


      • step Le 02 janvier 2013 à 19h41
        Afficher/Masquer

        et même sans taxe à 75% il périclitera. Donc bon, comme on est au printemps des conneries, on peut se faire plaisir avec un cache sexe de gauche de plus dans la récolte 🙂 On regreterait après la purge de pas avoir pu tenter cette connerie de +.


      • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 11h36
        Afficher/Masquer

        Au regard de l’évolution des immatriculations de voitures dans l’UE par pays entre 1985 et 2012, (page 14 du rapport annuel 2012 de la CCFA, l’on s’aperçoit que la France ces 5 dernières années (2007-2011) a fait plutôt mieux que l’Allemagne ou le R.U., si tant est que vendre plus de voitures soient une bonne nouvelle eu égard aux problèmes écologiques qu’elles engendrent. La (très peu écologique) prime à la casse a bien sûr joué son rôle de 2008 à 2010 mais le coup ne peut évidemment être rejoué.


  34. Hijak Le 03 janvier 2013 à 00h00
    Afficher/Masquer

    Rappelons par exemple que l’État islandais a été placé sur la liste des États terroriste par les anglais après avoir refusé de rembourser les citoyens anglais qui possédaient un compte dans les banques islandaise nationalisés (ils les ont finalement remboursé partiellement je crois).


  35. Antoine Le 03 janvier 2013 à 18h06
    Afficher/Masquer

    “Je maintiens toutefois entièrement ma proposition de limiter les rémunérations des très hauts dirigeants, pour leur faire retrouver leur niveau des années 1980.”

    cela me rappelle la remarque d’une journaliste, à l’émission Les Experts, sur BFM, il y a au moins deux ans,… quand les histoires de salaires et de bonus des banquiers étaient en première ligne dans l’actualité.

    Les banques insistaient visiblement sur cet argument : “si on ne les payent pas avec des sommes très élevées, on ne pourra pas retenir les meilleurs, et ils vont aller à la concurrence.”

    la journaliste avait fait remarquer : “vu ce qu’ils ont fait, et vu les résultats qu’ils ont eu (subprimes, etc…), on aurait peut être pu en prendre des moins chers…”

    cela vaut encore aujourd’hui, …

    avec ceux qui ont besoin d’être payés des sommes enormes, on n’est pas sur d’avoir les meilleurs,… mais on est sur d’avoir les plus avides d’argent.


  36. ouvel Le 04 janvier 2013 à 11h03
    Afficher/Masquer

    Oui, à quand les banquiers Low-cost ?
    Lidl n’en propose t’il pas ?
    Plus généralement, a t’on fait une enquête publiable (rendue publique) qui examine en quoi les emprunts effectués récemment, donc les dettes contractées, par l’état français pourraient être déclarés de dettes Odieuses ? (une notion inventée par les U.S. lorsque ça les arrange.)


  37. groumpf Le 04 janvier 2013 à 19h08
    Afficher/Masquer

    Question naive : mais pourquoi l’impôt n’est pas proportionnel (suppression des tranches) ?
    Est-ce difficile au 21ème siècle de faire une règle de 3 ?
    On pourrait même faire plus compliqué (oua, attention rester assis) en choisissant une fonction exponentielle (plus on gagne plus on paye eh eh, normal quoi).


    • Christophe Vieren Le 04 janvier 2013 à 21h17
      Afficher/Masquer

      Tu fais les questions réponses ? En effet la fonction exponentielle, à l’ère des teraflops et des simulateurs en ligne, ne poserait aucun problème.


      • groumpf Le 08 janvier 2013 à 20h37
        Afficher/Masquer

        J’ai dis “on pourrait” mais on ne le fait pas, la question est : pourquoi ?


        • Christophe Vieren Le 09 janvier 2013 à 09h16
          Afficher/Masquer

          @groumpf : pourquoi ne le fait-on pas ? Parce que nos gouvernants n’en ont pas la volonté politique parce que nos gouvernants (les mêmes à peu près) ont cru (ou fait semblant de croire) à la mondialisation heureuse pour tous alors qu’elle n’est que la mise en concurrence de tous les prolétaires (oui, oui, prolétaires. Faisons fi de la novlangue) du monde. Remettre un impôt très fortement progressif – pour instaurer un Revenu Maximal Admissible dans un seul pays, c’est comme instaurer le socialisme dans un seul pays, impossible. Combien de grand cerveaux soviétiques, mathématiciens en particulier, après avoir été formés gracieusement par leur pays se sont-ils vu offrir un pont d’or pour traverser l’Atlantique ? Et si nombreux ont accepté, ce n’était pas que pour fuir le totalitarisme, mais aussi parce que l’échelle des revenus y étaient particulièrement resserrés. Donc resserrer l’échelle des revenus n’est possible que dans une certaine mesure tenant compte de la concurrence extérieure. A chaque pays de faire le premier pas si tant est que leur population mette la pression sur les gouvernants (ou mieux , change de gouvernants. Adieu UMP-S !). Comme disait Roosevelt aux représentants syndicaux : “aidez-moi, descendez dans la rue !” (revoir video la stratégie du choc de Naomi Klein sur ce site)


  38. BOURDEAUX Le 04 janvier 2013 à 21h16
    Afficher/Masquer

    Assez favorable à un plafonnement des rémunérations.
    Montesquieu écrivait que chaque régime avait un principe directeur: celui des monarchies était l’honneur, celui des despotismes était la terreur, et celui des républiques était la vertu. Certaines rémunérations devraient, à mon avis faire s’interroger chacun sur le niveau de vertu d’une société qui les acceptent et même les justifie.Je tiens pour de grossiers sophismes les arguments qui sont utilisés pour expliquer pourquoi certains travailleurs doivent perçevoir en un mois ce qu’un maçon mettra 4 ans à gagner. De tels écarts ne peuvent provenir que d’un profond dérèglement du jugement, d’un pourrissement de la morale publique.


    • Michel Martin Le 05 janvier 2013 à 11h23
      Afficher/Masquer

      d’accord avec ce commentaire.
      C’est assez difficile de tolérer qu’un footballeur ou un acteur ou un PDG puisse regarder le président de la république de haut de ce point de vue des rémunérations.


      • Taxator Le 06 janvier 2013 à 00h30
        Afficher/Masquer

        Le président de la république n’a fait que gagner un concours de popularité à un instant donné. Pour gagner ce concours, tous les moyens sont bons, pour preuve la liste des promesses électorales non tenues. Alors pourquoi son titre de président lui donnerait le droit au plus haut salaire? 13000 euros d’argent de poche par mois parraissent plus que suffisants, surtout que c’est l’argent des français.


        • Michel Martin Le 06 janvier 2013 à 04h35
          Afficher/Masquer

          @Taxator,
          je ne crois pas que vous saisissez ce qu’est une institution ni un contrat social.
          Le rôle du président peut avoir un impact collectif considérable.


          • Taxator Le 06 janvier 2013 à 13h01
            Afficher/Masquer

            Contrat social?? Je ne connais pas. Le contrat entre le président et les français c’est l’application de son programme de campagne une fois élu. A chacun de juger si ce contrat est respecté ou non.

            Pourquoi le salaire du président de la république devrait être considéré comme une borne haute? Objectivement, son salaire actuel parait approprié. Il était d’ailleurs bien inférieur jusqu’en 2007 et cela n’avait pas posé de problèmes aux prédécesseurs de M. Sarkozy.

            Le problème n’est pas tant le niveau de rémunération que sa décorrélation par rapport aux efforts, aux résultats et aux bénéfices apportés.

            Il est effectivement scandaleux de voir certains grands patrons se retrouver à la tête d’empires, qu’ils n’ont pas créés et qu’ils se permettent de piller voire de détruire. Leur salaire est alors injustifié par rapport à leur performance.

            De même, puisque vous prenez l’exemple des footballeurs, le problème n’est pas tant leurs rémunérations dans leurs clubs respectifs (ils sont bien soumis à une concurrence forte, à une obligation de résultats et génèrent des bénéfices importants pour leurs clubs), que le fait de voir certains des nos footballeux jouer en équipe de France sans envie ni âme, sachant que malgré cette attitude déplorable et leur manque de résultats, ils touchent des primes de match astronomiques.


            • Christophe Vieren Le 06 janvier 2013 à 15h22
              Afficher/Masquer

              Comme quoi, s’agissant des trop hauts revenus des footballeurs eu égard à leur “performance”, c’est que l loi de la concurrence libre non faussée n’est pas aussi efficiente qu’on ne le dit. Doit y avoir des biais quelque part, non ? Comme pour les acteurs, les PDG, et tout ces gens qui auraient des revenus en rapport avec leur “mérite”. Ne seraient-ils pas en fait des rentiers déguisés ? Les rentiers sont-il utiles au bien-être des peuples ?


            • Tikehau Le 06 janvier 2013 à 16h28
              Afficher/Masquer

              C’est bien de la rente dont le système économique est malade et la première rente c’est celle de la monnaie contrepartie de notre travail et pour laquelle on doit payer des intérêts et des frais bancaires. En cause une indisponibilité monétaire provoquée. Un paradoxe alors que la masse monétaire (virtuelle) est pléthorique.


            • Incognitototo Le 08 janvier 2013 à 18h04
              Afficher/Masquer
          • Michel Martin Le 06 janvier 2013 à 13h51
            Afficher/Masquer

            “Le problème n’est pas tant le niveau de rémunération que sa décorrélation par rapport aux efforts, aux résultats et aux bénéfices apportés.”
            Je suis d’accord jusqu’à un certain point. On ne peut dissocier chaque individu de la collectivité.


Charte de modérations des commentaires