Fin des interviews d’Emmanuel Todd – en vidéo aujourd’hui


Emmanuel Todd chez Taddéi


Emmanuel Todd sur BFMTV avec Jean-Jacques Bourdin


Emmanuel Todd sur BFMTV avec Ruth Elkrieff


Emmanuel Todd interviewé par Médiapart


Emmanuel Todd avec Alain Minc et Michel Onfray

Plus orienté sur son livre :


Emmanuel Todd sur France Info


Emmanuel Todd et Franz-Olivier Giesbert

11 réponses à [Vidéos] Emmanuel Todd (3/3)

  1. toutouadi Le 27 décembre 2012 à 16h03
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    Le génie du libéralisme c’est d’avoir inversé la charge de la preuve.
    C’est à dire d’avoir fait croire que les investissements sont dépendants de l’épargne et ainsi de justifier la rente.
    En réalité c’est l’épargne et son corollaire rentier qui a besoin de l’investissement comme justification.

    Endettements souverains et privés, subprimes, dérives des établissements financiers, arrogance du système libéral etc… Ne sont que les symptômes d’une crise.
    Les causes réelles de cette crise sont :

    -La compétition exacerbée.
    -Les déséquilibres des rapports de forces sociaux défavorables au salariat au profit de la rente, initiés dans les années 70 par la saturation des marchés (surproduction, donc fin des 30 glorieuses par déficience de la demande et échec des théories ricardiennes et des politiques d’offres adossées à l’innovation).
    La financiarisation de l’économie n’étant que la réponse de la rente qui ne trouve plus suffisamment de débouchés dans les investissements industriels à l’intérieur d’un système axé sur la compétition.

    Ce processus engendrant automatiquement une hyper-concentration du patrimoine, donc du pouvoir politique réel, et de ce fait la propriété privée devient hégémonique (oligarchique? Ploutocratique?) et complètement rétif à toutes formes de régulations tant sociales qu’écologiques, d’où sa probable destruction par manque d’agents régulateurs .

    A mon avis l’origine du problème provient du financement des activités économiques par l’épargne privée (capitalisme) en lieu et place d’un financement mutualisé (banque publique).

    Cyniquement je dirais: Le problème c’est le capitalisme, la financiarisation de l’économie n’étant que sa phase inéluctable et suicidaire donc la solution.


  2. BA Le 27 décembre 2012 à 17h38
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    1er juillet 2012 – 31 décembre 2012 : Chypre assure la présidence de l’Union Européenne.

    1er janvier 2013 – 30 juin 2013 : l’Irlande assure la présidence de l’Union Européenne.

    Or Chypre et l’Irlande sont deux Etats qui sont en faillite !

    Quel symbole hilarant !

    Chypre et l’Irlande viennent de déclarer qu’ils sont incapables de renflouer leurs banques privées en faillite.

    Chypre et l’Irlande viennent de déclarer qu’ils sont incapables de rembourser leur dette.

    Enfin, Chypre et l’Irlande sont incapables de se financer en lançant des emprunts sur les marchés internationaux.

    Vendredi 21 décembre 2012 :

    Six mois après avoir sollicité le sauvetage financier de l’Union européenne (UE), Chypre est au bord du défaut de paiement.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé vendredi – pour la troisième fois en cinq mois – de deux crans la note souveraine de Chypre, gratifiée d’un « CCC+ ».

    Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Les tractations vont se poursuivre. Jean-Claude Juncker espère avoir «pratiquement fini» de s’occuper de Chypre pour la réunion de l’Eurogroupe du 21 janvier, avant l’élection présidentielle chypriote du 17 février. Le temps presse. L’État chypriote en est déjà réduit à puiser dans des fonds de pension pour payer ses fonctionnaires.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/21/20002-20121221ARTFIG00625-toujours-pas-d-aide-pour-chypre-au-bord-de-la-faillite.php

    Samedi 8 décembre 2012 :

    L’Irlande ne peut pas rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du plan de sauvetage : “le délai de remboursement devrait être considérablement allongé” annonce Patrick Honohan.

    L’Irlande “a besoin de plus de temps” pour rembourser l’argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé aujourd’hui dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Patrick Honohan.

    “Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela”, a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    L’Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l’Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI. Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d’euros d’aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d’austérité.

    “Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s’opérer sur une période plus longue”, a affirmé M. Honohan. Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande a plaidé pour la recherche d’une “solution durable”, qui n’aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    “En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé”, a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.


  3. totor Le 27 décembre 2012 à 18h02
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    Et si on aide encore une fois l’Irlande sans lui forcer la main sur son ISS à 13%, je vais finir par désespérer définitivement de l’Union Européenne… et douter de plus en plus de la bonne fois de nos élites sur leur volonté de mettre en œuvre la convergence fiscale. En tant que citoyen français, je trouve indécent d’aider l’Irlande tant qu’ils nous pompent les sièges fiscaux des multinationales et participent à “l’optimisation fiscale des profits”.


  4. Dan Le 27 décembre 2012 à 18h23
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    Il faut se rendre à l’évidence que l’oligarchie financière pratique depuis des décennies la gestion à la Madoff qui consiste à compter les poubelles qui entrent et qui sortent, ils ont créer de la valeur à partir de rien qui consiste à transformer pe papier en or , leurs banques n’ont plus de capital ,elles détruisent l’épargne des citoyens et des entreprises . En conclusion tous leurs fonctionnement ne reposent que sur du vent et ne répond à aucune règle c’est le casino de Las Vegas !!


  5. Téji Le 27 décembre 2012 à 18h52
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    Dommage que les vidéos ne soient pas datées…
    Même si j’adhère à certains de ses propos, je trouve que Todd ne différentie que trop peu Sarkozy d’Hollande, et le déroulement des faits depuis la présidentielle montre que ce dernier n’a pas, loin s’en faut, fait front face à l’Allemagne et surtout face à la finance ! En ce sens, il est bien un compère de l’oligarchie sarkoziste que Todd décrit, et sans doute pas un homme ‘de gauche’, notion qui pour moi ne veut plus rien dire depuis des lustres.
    Pour illustrer cette même oligarchie, lire l’article Atlantico.ca sur les “young leaders” :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/gouvernement-hollande-formation-plus-atlantiste-qu-on-pourrait-croire-benjamin-dormann-366638.html


  6. FJa Le 27 décembre 2012 à 18h58
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    Le site est fort bien, le “travail” plus que méritoire, mais vraiment cette sélection de vidéos apparaît d’entrée comme étant chronophage, donc, on l’ignore.
    Deux lignes explicatives par item seraient un minimum pour éventuellement faire un choix.


  7. Patrick Luder Le 28 décembre 2012 à 00h54
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    Todd essaie de le démontrer dans tous ses discours: La monnaie n’est qu’un moyen d’échange. L’Euro est un faux discours. La monnaie ne crée rien … la monnaie unique permet juste d’accélérer le flux vertical de ses dérives.

    Les fondamentaux durables de l’économie sont la vie active réelle et non des moyens artificiels de s’accaparer une plus grand part du gâteau de noce.

    Comparons l’économie à une communauté de brousse en période de disette. La sagesse demande de préserver et partager le solde du capital vivrier … et non de rechercher un faux système ou chacun pourrait s’en approprier la plus grande part !


  8. guyomette Le 28 décembre 2012 à 10h42
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    Faudrait faire un film “Dans la peau d’Alain Minc”. Ce type est stupéfiant, on devrait le mettre à Sèvres.


  9. guyomette Le 28 décembre 2012 à 11h13
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    C’est la première fois que “je l’ouvre” pour tenter de dire quelque chose de sérieux. Voilà : en psychanalyse, il est courant de présenter le psychisme comme une “économie”. Un système, plus ou moins stable, de productions, d’échange et de… limites.
    Cela fait bien longtemps que je vois notre économie actuelle comme un psychisme pervers.
    Comme un pervers, il n’admet aucune limite, aucune loi. De récentes études en imagerie neurologique ont d’ailleurs montré que les traders avaient des réactions identiques à celles de psychopathes (oui !). Toutefois, ce qui se passe aujourd’hui est positif : sous la plume d’Olivier B, dans la bouche de Todd et d’autres, on entend des mots qui qualifient les choses : “absence de limite”, “ressort de la psychiatrie”, “pervers”. Il s’agit bien de cela, tout a des limites, y compris la finance folle… Il faut s’atteler à la tâche qui consiste à “défaire” à se déprendre du discours paralysant, sidérant et qui “empêche de penser” (le but du pervers pour fondre sur sa proie) pour re-penser un système ou le cadre, l’encadrement, les règles n’empêchent pas la vie en société, mais au contraire la permettent et la facilitent.


  10. fabien775 Le 28 décembre 2012 à 14h52
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    On a fait entrer dans l’esprit des gens que le bonheur se trouvait dans la possession de biens matériel, si possible, plus chers que ceux du voisin. Il en a suivi à tout les niveaux une compétition sans fin qui en fait ne mène nulle part et surtout pas au bonheur. Cela n’a entrainé que de la jalousie, de l’envie, de l’amertume, de l’égoïsme, de l’égocentrisme, etc. Les valeurs qui font d’ une société un espace de vraies libertés disparaissent de jour en jour avec l’ avancé à marche forcée du matérialisme représenté par l’argent qui détruit tout sur son passage. C’est tout sauf ce qu’on appelle la vie au sens réel du terme.


  11. Alain2 Le 28 décembre 2012 à 15h38
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    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rRHp3cEPv-Q

    Ce qui est intéressant dans cette vidéo c’est la vision (main stream) de l’economiste en face de Todd qui voudrait bien transformer la France en pays de villégiature pour riches étrangers à la Grèce, avec en face un Todd qui remet un peu de bon sens dans ce discours médiocratique.


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