Nicolas Doze m’a invité à son émission sur BFM Business.

Avec le grand Jacques Sapir et Henri Pigeat, ancien PDG de l’AFP.

Voici la vidéo :

Partie 1 :

 

Partie 2 :

Bonus : un petit rappel historique (regardez au moins le début, cela améliorera en plus la visibilité de cette vidéo et lui faire un peu de pub – c’est probablement la seule fois où on a présenté des images chocs sur l’Ukraine dans un grand média)

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Quelques extraits de l’émission (comme BFM passe du temps à les découper, au moins qu’on les diffuse…):

Déficit de la sécurité sociale :

Les djihadistes sont fabriqués par les politiques occidentales :

L’euro :


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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

Utilisez aussi Twitter : https://twitter.com/NicolasDOZE

32 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 29 septembre

  1. Fabrice Le 07 octobre 2014 à 07h03
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    très bonne intervention d’ailleurs jacques Sapir le souligne en partie :

    http://russeurope.hypotheses.org/2850

    bien que je doute de sa théorie, pour expliquer une grande partie du déficit de la sécurité sociale émise dans l’émission sur la pénibilité (bien qu’existante mais à ce point), vous avez du grandement discuter pour qu’il rejoigne :

    http://leseconoclastes.fr/2014/10/rentree-econoclastes/

    bien que ce soit logique d’autant que vous aviez mis 4 articles sur l’Ukraine sur le site peu de temps avant et beaucoup des éconoclastes sont proches de son analyse économique.

    Par contre il faudra m’expliquer pourquoi Nicolas Doze a mis ce pauvre Henri Pigeat en opposition face à vous deux soit il lui en voulait soit il voulait être son complice pour équilibrer ce qui explique qu’il fait beaucoup de questions et réponses.


    • RGT Le 07 octobre 2014 à 19h10
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      @Fabrice:

      “bien que je doute de sa théorie, pour expliquer une grande partie du déficit de la sécurité sociale émise dans l’émission sur la pénibilité”

      Si je suis certain d’une chose, c’est bien de la pénibilité au travail.
      Je ne suis plus très jeune et j’ai commencé à travailler (job d’étudiant) dans les années 70, puis je me suis réellement inséré dans le monde du travail dans les années 80.

      tout au long de ma carrière, j’ai constaté un changement de pénibilité : Au début, il s’agissait d’une pénibilité physique “brute”, puis la pénibilité psychologique a commencé à poindre à la fin des années 80, pour ensuite s’envoler dans les années 90/2000.

      Cette augmentation de pénibilité a strictement suivi celle du chômage, pour une raison fort simple : Lorsque le taux de chômage est bas, un salarié n’hésite pas à envoyer promener un employeur car il est certain de trouver rapidement un nouveau travail.

      Quand le travail se fait rare, l’employeur (et surtout son garde-chiourme) profite de la situation pour stresser le salarié en sachant que ce dernier devra baisser la tête.

      Les salariés sont désormais les otages des employeurs, et de la pire manière.
      Alors ils somatisent, certains plus sensibles vont vomir aux toilettes en arrivant sur leur lieu de travail !!!
      Et je peux vous garantir que les chaffaillons sadiques savent bien les repérer : Ce sont des victimes idéales car ils sont déjà grandement fragilisés et ne se plaindront jamais.

      A force de somatiser, on les voit se flétrir rapidement, puis c’est la longue descente aux enfers : antidepresseurs, santé qui vacille, arrêts maladie (avec un accueil chaleureux à leur retour – le cheffaillon n’ayant son souffre-douleur favori…).

      De plus, hormis le désastre humain, cette stratégie de “management par le stress” est totalement improductive pour l’entreprise car un salarié stressé devient totalement improductif.
      Allez donc expliquer ça à un crétin qui grâce à ce subterfuge est ENFIN devenu important !!!

      J’ai fait ce constat il y a bien longtemps…

      Renseignez-vous sur les taux d’arrêts maladie dans certaines professions : Vous comprendrez sûrement pourquoi les salariés de pôle-emploi, les enseignants, les travailleurs précaires ou peu qualifiés comptent un tel taux d’arrêts maladie.
      Ce ne sont pas des “profiteurs”, non.
      Ce sont simplement des êtres humains qui ne peuvent plus supporter leurs conditions de travail.

      S’ils avaient le choix et s’ils pouvaient être PDG de Renault ou directeur de la BNP ils n’hésiteraient pas un seul instant.

      Par contre je doute fortement que le PDG de Renault tiendrait une demi-journée dans la peau d’un simple “manard”.


      • Fabrice Le 07 octobre 2014 à 20h08
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        RGT ma remarque porte bien sur la part évoquée pas sur la réalité de la pénibilitée, le problème fréquent sont ceux qui croient que le managériat c’est inné, mais n’est pas napoléon qui veut sauf à devenir un mini dictateur sans talent.

        Je ne reviendrais pas sur les manques de moyens qui rendent parfois le travail comme un calvaire voir même un champ de mine au quotidien, non mon doute c’est la part évoquée par Jacques Sapir, je veux bien croire que cela participe mais pas au point que ce soit le point essentiel source du déficit de la sécurité sociale.


      • Louve Bleue Le 08 octobre 2014 à 23h24
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        Oui, j’ai constaté cela aussi. à mon travail en hôpital public mais aussi nombreux témoignages partout. La bêtise et la perversité sont dans les politiques de management et enseignées !
        …Vomissements et suicides… Et on s’étonne que les jeunes se saoulent à mort ou deviennent djihadistes ? >C’est le contraire qui serait surprenant.


  2. saturne75 Le 07 octobre 2014 à 07h22
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  3. BA Le 07 octobre 2014 à 07h28
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    Dans le système actuel, les profits des entreprises vont directement dans la poche des actionnaires.

    Mardi 7 octobre 2014 :

    Wall Street reverse presque tous ses profits aux actionnaires.

    Les entreprises américaines sont aux petits soins avec leurs actionnaires. Elles devraient distribuer environ 914 milliards de dollars cette année en rachats d’actions et dividendes. Cela équivaut ni plus ni moins à 95 % des bénéfices estimés des entreprises du S&P 500, selon les calculs de Bloomberg et S&P Dow Jones Indices. Les versements aux actionnaires ont même dépassé 100 % des profits au premier trimestre. Et cette situation pourrait se reproduire au troisième trimestre.

    Et en France ?

    En France, c’est le même système.

    La France championne des versements de dividendes.

    Les dividendes versés par les entreprises cotées ont fortement progressé dans le monde au deuxième trimestre, de 11,7 % par rapport à l’année précédente, selon une étude publiée lundi 18 août. Ils s’enregistrent à 426,8 milliards de dollars (environ 318 milliards d’euros).

    C’est en Europe et au Japon que les dividendes ont le plus progressé entre avril et juin, augmentant respectivement de 18,2 % et 18,5 %. Dans les pays émergents, au contraire, ils ont connu une chute de 14,6 % malgré d’excellentes performances à Hongkong, indique cette enquête du gestionnaire d’actifs Henderson Global Investors (HGI).

    C’est en France que la rémunération distribuée aux actionnaires connaît la plus forte hausse, avec 40,7 milliards de dollars distribués (+ 30,3 %), ce qui fait du pays le plus important payeur de dividendes en Europe, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni, révèle l’étude.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/08/20/la-france-championne-du-monde-des-versements-de-dividendes_4474014_3234.html

    Et pendant que les actionnaires se goinfrent de façon scandaleuse, le pouvoir d’achat des Français est en chute libre.

    Lundi 6 octobre 2014 :

    France : le commerce de détail en baisse record en septembre (indice PMI).

    Le commerce de détail en France a enregistré une baisse record de ses ventes en septembre, pâtissant de la baisse du pouvoir d’achat et de la conjoncture économique morose, selon l’enquête mensuelle du cabinet Markit.

    L’indice PMI, qui mesure les variations mensuelles de ventes d’un panel de 300 commerçants de détail français, allant de la grande distribution au détaillant indépendant, est ainsi passé de 45,5 en août à 41,8 en septembre.

    Il s’agit de la plus “forte baisse mensuelle depuis un an et demi”, note le cabinet. Et sur une base annuelle, “l’activité enregistre son plus fort repli depuis le début de l’enquête”, soit depuis janvier 2004, est-il ajouté.

    Selon les entreprises interrogées, cette baisse record des ventes s’explique par la conjoncture économique morose, qui fait reculer aussi bien le pouvoir d’achat que les envies d’achats des Français, entrainant une baisse de fréquentation des magasins.


    • Fabrice Le 07 octobre 2014 à 10h58
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      des entreprises allant même jusqu’à emprunter pour payer des dividendes, si, si je vous assure cherchez bien 😉


      • Surya Le 07 octobre 2014 à 12h38
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        pas en France. Un emprunt ne sort pas en résultat.


        • Fabrice Le 07 octobre 2014 à 14h26
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          Mdr oui en théorie :-D, mais…


          • Surya Le 07 octobre 2014 à 16h00
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            Quelle boite française s’endette pour payer des dividendes ? C’est potentiellement vrai à l’étranger par contre (Apple)


            • Fabrice Le 07 octobre 2014 à 17h03
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              si si en cherchant vous trouveriez, je peux pas le dire mais si vous tapez entreprise française empruntant pour payer les dividendes 😉


            • Balthazar Le 07 octobre 2014 à 17h28
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              Au hasard une boîte de télécoms fortement endettée qui payait son dividende parmi les plus élevés du cac. En cherchant bien on trouve !


            • Surya Le 07 octobre 2014 à 17h48
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              Vous confondez plusieurs choses alors :

              – le fait de s’endetter pour sortir du résultat
              – le fait de s’endetter pour payer des dividendes (faire de la tréso à l’instant t) qui correspondent à des profits passés ce qui n’a pas grand chose de choquant


            • Fabrice Le 07 octobre 2014 à 18h53
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              Balthazar 😉

              Saurya : sauf si les dividendes grèvent des investissements et le désendettement, pour faire face à l’avenir et que le 1e vote des actionnaires autres que l’état est annulé pour passer en 2e vote.


            • Poulpor Le 08 octobre 2014 à 00h49
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              Bonjour,

              Je confirme de mon côté. La situation de cash ne dépend pas que du résultat de l’entreprise. Et s’il y a résultat, il y a potentiellement dividende selon le désir des actionnaires.

              Par exemple, je peux avoir fait 1 million de résultat mais avoir un cash négatif car :
              – je n’ai pas relancé mes clients mais j’ai payé mes fournisseurs (décalage de bfr)
              – j’ai investi de gros montant lors de l’exercice
              – je viens de rembourser une annuité de dette importante
              – mon résultat n’a pas généré de cash, par exemple un résultat positif dû à une reprise de provision importante

              Donc oui on peut imaginer emprunter en France pour payer des dividendes. Et en plus, je ne vois rien de génant… Si ce n’est que je trouve cela curieux à priori: siffoner le cash de sa boîte est un acte qui mettra sa boîte en difficulté.


  4. Perekop Le 07 octobre 2014 à 12h56
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    A OB : cf le passage sur l’Ukraine (bravo pour avoir réussi à asséner tout ce que vous avez dit sans être interrompu, ça change !), une phrase m’a stupéfiée. Vous concluez en disant “il y a tout ce qu’il faut pour mettre le feu en Ukraine de l’est”… il me semble que c’est déjà fait depuis longtemps, non ?


    • Yannick Le 07 octobre 2014 à 14h03
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      Cette vidéo date du 17 mars…
      A l’époque les terroristes pro-russes n’attaquaient pas encore les bombes ukrainiennes avec le toit de leur maison…


  5. DLG Le 07 octobre 2014 à 14h02
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    pour l’intervention de sapir pour le stress au travail, j’ai retrouvé l’étude qu’il mentionne pour la suisse:

    http://www.seco.admin.ch/dokumentation/publikation/00008/00022/01511/?lang=fr

    Les données utilisées ont 16 ans (1998), pour la suisse on était à 2.3% de PIB, pour la France on était alors à 0.6%, soit pour un PIB de 1321.1 Mrds € en 1998, un coût de 7,926 Mrds €. La situation est certainement pire aujourd’hui, mais même en restant à la même fraction du PIB (qui a lui augmenté de 50% dans l’intervalle), pour un PIB de 2054.7 Mrds € en 2013, on aurait un coût de 12,3282 Mrds €… Pour rappel, le déficit du régime général en 2013…12.5 Mrds € !

    http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,2322/le-deficit-du-regime-general-de-la,17183.html


  6. millesime Le 07 octobre 2014 à 15h50
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    a noter que la baisse actuelle de l’euro démontre la totale inadaptation de la monnaie unique européenne à la situation des Etats qui l’ont adopté, d’où la nécessité d’en finir avec l’union monétaire forcé, qui s’impose même à l’Allemagne que la politique laxiste de BCE ne sauvera pas de la dislocation.
    D’autant que toutes les manipulations possibles imaginables ayant déjà été employées à mauvais escient pour gagner du temps, il n’y a plus grand chose à faire afin d’éviter l’issue finale qui aurait d’ailleurs dû se produire il y a déjà longtemps.


  7. Fool Prophet Le 07 octobre 2014 à 18h55
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    Bon, je ne contesterai pas votre présence sur ce plateau où vos propos et ceux de Sapir sont toujours un plaisir de lucidité et de tolérance.
    Là encore, Sapir aussi bien sur la pénibilité psychologique au travail et les maladies liées à celles-ci ainsi que sur son interprétation du phénomène low cost à venir si on se réfère à ce qu’il décrit aux Etats Unis m’a semblé très bon.

    Après, c’est certainement bien que Doze offre la possibilité de parler aux différentes tendances… Sorti de cela, ce personnage me paraît systématiquement abject dans son choix du parler “vrai”.

    Monsieur “Ch’mise blanche immaculée” qui nous parle de la nécessité pour tous les pauvres pékins de consentir tous les efforts de la terre pour racheter leurs péchés et la dette de la France, c’est vraiment répugnant.

    Cette façon de se moquer du retour au plein emploi avec une morgue détestable… pour les 5 millions qui en sont privés.

    Cette façon de se moquer des dépenses de santé pour ceux qui n’arrivent même plus à se soigner les dents… Saloperies de “sans dents” sans doute.

    Cette façon de se moquer des retraites quand on sait que beaucoup de retraités sont de plus en plus pénalisés et ont de la peine à boucler leurs fins de mois.

    Cette façon de faire porter la misère de la dette sur le dos de ceux qui ne l’ont creusée en rien.

    Le courage de parler vrai ????

    Ben qu’il parle donc de la dette, de sa genèse, des intérêts de la dette que font peser sur notre pays les politiques corrompus et leurs amis banksters qui dans notre pays comme ailleurs ont contribué volontairement à nous ruiner pour s’enrichir !

    Qu’il parle courageusement de faire payer les fossoyeurs… sans doute les partenaires économique de cette chaîne US-like qui nous chante les louanges de l’austérité et de l’économie libérale.

    Il gagne combien lui ? C’est pas un nanti lui ? On prévoit pas du journaliste low cost encore ? Déjà qu’ils sont low brain…


  8. Milsabor Le 07 octobre 2014 à 20h09
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    « Les maladies psychosomatiques liées au stress au travail coûtent 2 pts de PIB »
    Bravo Jacques Sapir.
    J’ai, dans ma clientèle de psychiatre, un producteur d’une grande entreprise agro-alimentaire qui souffre de ses conditions de travail depuis l’introduction des méthodes modernes de « management » il y a quelques années. Dernière trouvaille du système : il reçoit deux fois par an une fiche détaillant ce qu’il « coûte » à l’entreprise : cotisations sociales, congés d’ancienneté, arrêts-maladies, primes, heures supplémentaires et que sais-je… Mon patient se sent humilié. On le serait à moins. C’est dégueulasse.
    J’étais assez fan de Sapir, là je suis menacé de tomber dans la sapirolâtrie.


  9. Jacques Le 07 octobre 2014 à 21h52
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    de très bonnes interventions au côté de J. Sapir, dans un cadre, BFM TV où vous détonnez, ça permet peut-être de toucher un public plus routinier que celui de ce blog.
    A propos du déficit de la Sécu, il est surprenant que personne n’ai évoqué la fraude patronale aux cotisations, qui est largement du même ordre. Quant à l’aggravation des conditions de travail et à ses répercussions sur la santé, on ne peut qu’approuver, il suffit de penser à sa propre expérience professionnelle et à celle de ses connaissances.


  10. Scorpionbleu75 Le 07 octobre 2014 à 23h52
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    La question soulevée par Jacques Sapir concernant les conséquences des conditions de travail actuelles est une question fondamentale qui coute en effet beaucoup d’argent à notre société que ce soit par la manière dont les ouvriers et les employés craquent, mais aussi par le burn out, les dépressions des cadres moyens et supérieurs. Le coût est très élevé dans la Fonction publique également.

    Aucun des intervenants n’évoquent la questions du non-paiement des cotisations patronales, essentiellement celles des grandes entreprises..qui viennent plomber les comptes.

    De tutes façons tout est fait pour que le système s’effondre et passe au privé.


  11. Poulpor Le 08 octobre 2014 à 00h56
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    Bonjour,

    Je vous invite à chaque voyage à l’étranger de vérifier les points suivants :
    – combien de personnes pour le portique de l’aéroport
    – combien de garçons de café pour 10 tables
    – …

    Bref, essayer de vérifier par des données habituelles le niveau de productivité demandé. J ‘ai l’impression qu’en France, on en demande plus aux salariés.


  12. Mianne Le 08 octobre 2014 à 13h43
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    Cela me hérisse toujours le poil d’entendre des jeunes se plaindre d’avoir , disent-ils, à payer nos pensions d’anciens petits fonctionnaires (y compris certains BAC+4), de moins de 1500 euros mensuels, au titre de la “dette de l’état”. Nous avons cotisé pendant plus de 42 ans et ce n’est pas notre catégorie sociale, qui n’a jamais spéculé mais placé , trop rarement hélas, ses maigres économies sur un livret d’épargne (livret A), qui a vidé le compte de l’Etat dédié aux futures pensions de retraites . Nos pensions de retraite, NOUS LES AVONS PAYEES NOUS-MEMES A L’AVANCE pendant 42 ans sans faire de dettes, et n’avons pas à subir CES PAROLES HUMILIANTES de la part de jeunes que nous avons élevés dans le confort en nous privant de tout . Grâce à notre contribution de parents aux impôts locaux, nos jeunes n’ont pas connu comme nous les taudis des quartiers défavorisés sans salle d’eau ni WC ( ou même, en ce qui me concerne, sans eau ni évier du tout) de notre enfance de pauvres, avec un mauvais chauffage dans une seule pièce du logement et toute la famille qui s’entassait dans une seule chambre . Ils n’ont pas connu non plus notre longue attente de nos premiers salaires pour connaître le premier départ en vacances de notre vie. Pas plus que nos parents, nous n’avons jamais réclamé la moindre aide sociale et nous sommes privés de loisirs et du superflu pour le confort et les études de nos propres enfants. Alors que ce soit clair: nos pensions de retraite nous les avons payées à l’avance pendant 42 ans et si elles figurent aujourd’hui au titre de la dette de l’Etat, c’est parce que des spéculateurs ( de la génération suivante ?) ont vidé le compte réservé aux pensions d’état par des placements risqués.


    • Marcel Le 08 octobre 2014 à 18h13
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      A 83 ans et derrière moi une carrière de professeur d’ enseignement général angliciste, je suis en complet accord avec cette déclaration de Mianne. Nous n’avons pas volé notre retraite !
      Mon père n’est jamais parti en vacances..


    • Surya Le 08 octobre 2014 à 19h49
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      Nos pensions de retraite, NOUS LES AVONS PAYEES NOUS-MEMES A L’AVANCE

      hmmm, il semble que vous n’ayez pas compris le principe du système de retraite par répartition…

      Je laisse le soin à notre ancien premier ministre Jean Marc Ayrault de vous l’expliquer : http://www.dailymotion.com/video/x13rgjt_reforme-des-retraites-garantir-notre-systeme-corriger-les-injustices_news

      c’est dans les 30 premières secondes


    • Surya Le 08 octobre 2014 à 19h53
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      Et puis ne vous plaigniez pas, je cotise pour une retraite au montant incroyable de 300€/mois (régime microsocial simplifié), donc une pension de 1500€/mois me laisse rêveur…


      • Mianne Le 08 octobre 2014 à 20h47
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        Chère Surya, vos cotisations sont à peu près les mêmes que les nôtres actualisées . Entre 900 et 1500 euros mensuels, c’est le montant de la pension des petits fonctionnaires d’Etat. Evidemment, nous avons tous cotisé pour le minimum vieillesse, y compris pour certains fonctionnaires victimes des aléas de la vie. On nous a dit que nos traitements minables de petits fonctionnaires par rapport à ceux des autres pays européens ( à l’exception du Portugal, le seul derrière nous) et aux salaires du privé, à égalité de diplômes, auraient pour compensation des pensions d’Etat correctes, celles que l’on nous reproche aujourd’hui. Le montant mensuel des pensions des fonctionnaires était basé sur une espérance de vie de 30 ans après la cessation du travail. Aujourd’hui nos gouvernants prennent le prétexte d’un prétendu allongement de la vie (des cols blancs) pour retarder le départ de tous à la retraite . Plus on oblige les gens à travailler et à cotiser longtemps, moins ils bénéficieront d’années de retraite J’espère sincèrement qu’il n’y aura plus de voyous pour vider les caisses de retraite du privé comme du public par des placements risqués et que vos enfants n’oublieront pas que vous avez payé vos retraites ( et celles de tous, principe de la répartition) à l’avance.
        Les retraites, du public comme du privé, ont été payées à l’avance par leurs bénéficiaires.


        • Surya Le 08 octobre 2014 à 22h10
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          Vous pouvez répéter votre dernière phrase à l’envie, ça n’en fera pas une vérité. Vos cotisations ont payé les retraites de vos prédécesseurs, et vos retraites sont payées par les actifs actuels. C’est le principe de base du système.


  13. Titus Le 08 octobre 2014 à 22h55
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    Très juste: les cotisations des actifs sont redistribuées très rapidement aux retraités (sous 1 à 2 jours je crois, à confirmer…), sans passer par la case casino boursier, au grand désarroi de la grande finance privée qui rêve jour et nuit de mettre la main sur ce pactole pour le refiler à ses traders (365Md€ en 2013 pour l’ensemble des cotisations Sécu, quand même…)


    • Titus Le 08 octobre 2014 à 23h06
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      Néanmoins, cela n’enlève rien à la profonde bêtise égoïste “des jeunes [qui se plaignent] d’avoir, disent-ils, à payer nos pensions d’anciens petits fonctionnaires”.


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