Je partage avec vous aujourd’hui l’introduction du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise…

Cet intitulé est inspiré du titre du premier livre de Franck Biancheri (inédit) rédigé en 1992 et dans lequel l’auteur montrait que les principes fondateurs du projet européen conçu à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (soit une communauté de pays se donnant les moyens de bâtir ensemble une paix durable et un continent prospère) pouvaient, si l’on n’y prenait garde, se retrouver marginalisés et les réflexes bien connus d’Europe-empire (colonisation européenne, Napoléon, Hitler,…) reprendre le dessus. En l’occurrence, Franck Biancheri estimait que ce qui devait permettre au projet de construction européenne de rester sur la voie de la communauté, c’était sa démocratisation.

Quelques années plus tard, avec le Traité de Maastricht qui rebaptisait la Communauté européenne en « Union européenne », Franck Biancheri, avec sa méfiance des « unions » de toutes natures, avaient estimé que ce choix n’était pas de très bon augure. Vingt-trois ans plus tard, rien n’a avancé sur le front de la démocratisation de l’Europe et la crise fournit le contexte propice au déraillement complet du projet de communauté. Nous allons montrer quels indicateurs permettent de dire que cette tendance (qui a toujours été là bien sûr, mais était encadrée dans une mécanique de garde-fous relativement efficace) est en train de resurgir. Mais nous nous refuserons à en faire encore une vraie anticipation, préférant mettre également l’accent sur les autres indicateurs, ceux qui permettent encore d’espérer un retournement de tendance (1).

Si nous parlons de « retournement de tendance », c’est que, après avoir passé près d’une année à voir une Europe à la « croisée des chemins » (2), nous estimons que cette rentrée marque son engagement sur la mauvaise voie, celle qui emmène vers le « scenario tragique » décrit par Franck Biancheri dans son ouvrage visionnaire « Crise mondiale : En route vers le monde d’après » publié en 2010 (3), dans lequel il mettait en avant les atouts considérables de l’Europe face à la crise et son potentiel de participation à l’émergence d’un « monde d’après » souhaitable ; mais aussi le risque majeur pesant sur l’Europe et les Européens dont les élites dirigeantes, non démocratiques (à Bruxelles) ou non européennes (dans les capitales), s’avèrent incapables de s’appuyer sur la crise pour parachever ce projet positif de construction européenne, toujours inabouti (4).

Comme nos fidèles lecteurs le savent, nous avons analysé la crise ukrainienne comme une opération dirigée par les États-Unis, et mise en œuvre par une poignée d’affidés bien placés dans les circuits décisionnels européens, dans le but, pour résumer, de sceller le destin de l’Europe à celui d’un camp occidental, emmené par les Américains. Cette opération a été menée comme une blitzkrieg dans une absence totale de capacité de réaction de la part du camp européen qui s’est brutalement retrouvé quasiment en guerre contre la Russie sans avoir compris pourquoi. Lorsque les Européens se sont réveillés de ce premier choc, une autre bataille, assez difficile à suivre, a eu lieu parmi les classes dirigeantes, entre les États européens et au sein des opinions publiques, entre les « anti-russes » et les « pro-russes », ou plutôt entre les « pro-américains » et les « anti-américains », mais en fait surtout entre les idéologues de l’Occident et les défenseurs de l’indépendance du continent européen.

Dans les deux derniers numéros du GEAB, nous avons mis l’accent sur le fait que les « conditions d’un sursaut » étaient réunies, relevant les indicateurs d’une reprise en main européenne des affaires. Mais l’été est passé par là, avec la perte de vigilance qui caractérise cette période de l’année. Et la rentrée nous fait découvrir un paysage a priori assez désolant, notamment sur trois points : le nouveau remaniement gouvernemental français, le projet de Commission de Juncker, et la grand-messe de l’OTAN à Newport. Nous tenterons une lecture de ces trois événements de rentrée. Puis nous passerons en revue d’autres thèmes importants de la rentrée (Irak, élections générales au Brésil, remaniement gouvernemental au Japon) que nous lirons à l’aune de la grande reconfiguration géopolitique globale, sachant que nous nous attachons désormais à repérer les indicateurs de précipitation d’une bipolarisation du monde – ou ceux de progrès dans l’émergence du monde multipolaire. Nous verrons ainsi que ce n’est pas seulement l’Europe qui risque de glisser vers la tentation de l’empire.

L’Europe joue son rôle dans cet accouchement pénible du monde de demain, mais il est certain que l’augmentation du risque de bipolarisation globale nourrit et est nourrie par la résurgence d’une idéologie de puissance (Europe-empire) au sein de ses élites (5).

L’hypothèse que nous faisons est que l’explosion de l’UE (6) peut donner lieu à deux types de réaction :

  • s’en réjouir et reprendre le projet de construction européenne là où il en était quand il a déraillé (lors de la chute du Mur), en repartant d’un noyau réduit et ultra-intégré d’États membres (l’Euroland) pour bâtir l’étape d’union politique et démocratique qui a été bloquée à l’époque (Europe-communauté) ;
  • ou bien s’en effrayer et bloquer le processus d’explosion en cours en renforçant tous les ressorts fondateurs de la deuxième période de construction (1989-2014) : ultra-libéralisme, endettement, élargissement, occidentalisme (Europe-empire).

Dans les deux cas, nous estimons que le politique est en train de faire son retour en Europe. Mais selon que c’est le premier ou le second scenario qui se met en place, ce politique n’aura bien entendu vraiment pas les mêmes caractéristiques.

Ces deux camps s’affrontent actuellement dans les couloirs décisionnels de l’UE, tant au niveau national qu’au niveau européen. Nous estimons que la piste de l’Europe-empire est en train de prendre le dessus mais ne désespérons pas encore de voir l’Europe-communauté gagner in fine.

Explosion de l’UE : referendum écossais, intégration ratée des pays d’Europe de l’Est

Oui l’UE explose. Nous avons déjà abondamment décrit les remises en question de nombreuses politiques par les États membres, en particulier la libre-circulation des biens et des personnes de l’espace Schengen (7) ; ou encore le projet de sortie de l’UE du Royaume-Uni, puissance structurante de l’UE depuis sa naissance en 1992.

Referendum écossais : Il nous faut désormais ajouter à cette liste le probable éclatement du Royaume-Uni causé par le referendum écossais. Nous avions pris le risque d’anticiper une victoire du oui il y a de nombreux mois déjà. Aujourd’hui, nous faisons une anticipation complémentaire : que le oui gagne ou non, de toute façon, ce referendum transforme le Royaume Uni. Londres avait dû espérer qu’une victoire retentissante du non renforcerait la cohésion de l’Union du Royaume. Mais, avec une certitude de résultat extrêmement serré, Cameron a déjà dû faire de telles concessions aux Écossais (8) que les autres membres de l’Union (Pays de Galle, Irlande du Nord) sont déjà sur les starting-blocks pour obtenir les mêmes avancées en matière d’autonomie (9).

Cela dit, en cohérence avec le principe de l’anticipation politique selon lequel les grandes tendances ne doivent pas être bloquées mais exploitées, nous estimons que le Royaume-Uni aurait tout à gagner à une évolution vers une structure fédérale. Nous avons souvent répété que les pays centralisés ne sont plus adaptés aux enjeux du monde du XXIe siècle.

Sans compter que les Anglais sont opportuns et savent rebondir. Pour preuve, le retournement de leur place financière vers les sukuks et le yuan (10), qui sauve la City. Une fédéralisation du Royaume-Uni donnerait à ses élites une belle occasion de montrer comment elles sont capables de tirer parti d’un tel coup du sort.

Quoiqu’il en soit une fédéralisation du Royaume-Uni change considérablement la donne pour l’UE.

Intégration ratée des pays de l’Est : L’UE est menacée de délitement également sur son front oriental.

Aujourd’hui en effet, l’UE en crise apparaît de moins en moins attractive pour les pays de l’Est et certains, sans remettre en question leur appartenance européenne, commencent à regarder avec intérêt ce qu’il se passe du côté du précédent envahisseur, la Russie. La Hongrie de Victor Orban est la plus avancée sur cette voie et l’on ferait bien de regarder plus en détail les idées de ce politique qui n’a rien d’un dictateur, même s’il a tout d’un homme fort, soucieux de l’indépendance de son pays… Mais, dans l’Europe de ces dernières années, regarder vers l’Est est passible de haute trahison.

D’autres, face à l’évidente faiblesse politique européenne, notamment en matière de politique de sécurité et de défense, ont entrepris par exemple de réfléchir entre eux à un système de défense qui leur soit propre. C’est ainsi que le groupe de Visegrad (d’ailleurs composé entre autres de la Hongrie, mais aussi de la Slovaquie qui a récemment déclaré ne pas vouloir de troupes étrangères sur son sol (11)), depuis plusieurs années, travaille à mettre en place un système de défense et de sécurité qui, d’une certaine manière, les autonomise (12). Nous sommes là clairement sur une conséquence directe de l’incapacité de l’UE à avoir pu proposer le moindre projet d’Europe de la Défense susceptible de rassurer les pays des confins de l’Europe.

La Bulgarie quant à elle exprime désormais son souhait de pouvoir coopérer avec la Russie dans le cadre de la construction du gazoduc de contournement de l’Ukraine qu’est la ligne South-Stream. Mais depuis la crise ukrainienne, Bruxelles lui interdit de construire son tronçon (13). Pourtant, la Bulgarie a un double intérêt à cette construction : d’une part, cela lui garantit son approvisionnement en énergie ; et d’autre part, cela lui ajoute une source non-négligeable de financement grâce au prélèvement d’un droit de péage sur le gaz russe.

Les taux de participation des pays de l’Est de l’Europe aux dernières élections européennes sont un indicateur clair du degré de ratage de l’intégration de ces pays. L’intégration s’est faite trop vite sur des considérations purement mercantiles et non politiques, ces pays ont souvent mélangé l’objectif d’intégration à l’UE avec celui d’intégration à l’OTAN ; quant à l’union économique, ils l’ont souvent vécue, à juste titre, comme une invasion d’entreprises occidentales ayant détruit leur économie locale.

Si la crise ukrainienne fournit peut-être l’occasion de mettre en place une Europe de la Défense dont il resterait à espérer qu’elle se fasse en concertation et non en opposition avec la Russie, tout échec sur ce point nous projette sur une perspective de défection de certains de ces pays à l’horizon 2020, ce qui serait encore un bel échec de cette UE qui n’a eu de cesse que d’élargir l’Europe en rejetant tout projet d’approfondissement de l’intégration, notamment politique et démocratique.


Notes :

(1) C’est ainsi que, contrairement à notre habitude, nous ne faisons pas un choix de scenario. Libre à nos lecteurs de se faire une idée par eux-mêmes.

(2) Une expression qui est souvent revenue dans les lignes du GEAB, en 2013 surtout.

(3) Et qui mérite une réédition à mi-chemin de la période anticipée (2010-2020), réédition à laquelle l’éditeur, Anticipolis, a accepté de se prêter. La relecture de cet ouvrage à la lumière des événements dramatiques qui dominent l’actualité en 2014 n’incite pas à l’optimisme.

(4) En fait, la construction européenne est à l’arrêt à peu près complet depuis le Traité de Maastricht : l’union économique réalisée, le seul projet d’avenir qui ait vu le jour depuis, c’est l’union monétaire dont la mise en place imposait de poursuivre le travail vers la gouvernance économique, l’union fiscale, l’union politique et la démocratisation. Mais nous nous sommes arrêtés au milieu du gué… et la crue arrive.

(5) Les parallèles historiques sont faciles. Parallèle avec l’Union soviétique : des puissances occidentales qui ne sont plus les meilleures dans la course économique mondiale et qui, telles l’URSS dans les années 50, préfèrent monter un mur entre elles et cette concurrence jugée déloyale ; mais aussi parallèle avec la montée du nazisme : un système économico-politique capitaliste dont les excès créent un rejet profond et qui peu à peu développe une idéologie de puissance justifiant la concentration de pouvoir et d’argent caractéristique de leur fonctionnement. De même que l’idéologie nazie était en effet bien partagée dans tous les circuits de pouvoir européens et pas seulement en Allemagne, l’idéologie de puissance véhiculée par les États-Unis séduit de nombreux Européens proches ou à l’intérieur des cercles de pouvoir, en particulier à Bruxelles (mais pas seulement). Après tout, ce genre d’idéologie a été européenne avant d’être américaine et les personnes qui la portent estiment que les État-Unis ne sont qu’une extension de l’Europe et que les deux doivent s’unir indissolublement pour faire échec à l’émergence de la Chine, en particulier, qui les effraie plus que tout. C’est ainsi qu’on peut suspecter certains technocrates européens de voir dans la signature d’un Traité de libre-échange avec les États-Unis un élargissement naturel de l’Europe aux États-Unis… vers une Europe des Rocheuses aux Balkans !

(6) Dans plusieurs numéros antérieurs du GEAB, nous avons anticipé cette explosion de l’UE, tout en montrant que l’UE n’était pas l’Europe, qu’elle était une forme d’organisation, née du Traité de Maastricht, qui avait échoué, et que l’on pouvait saluer positivement la naissance de l’Euroland dans la fin de l’UE. Cette émergence d’un projet européen alternatif à l’UE s’est mise en route dans le cadre de la gestion de la crise de l’Euro qui a en effet accéléré la structuration d’une gouvernance de la zone Euro. Mais si une crise de l’Euro renforçait naturellement la zone Euro, une crise géopolitique comme celle générée par la crise euro-russe renforce l’UE… et tous ses défauts.

(7) Par exemple : Deutsche Welle, 22/10/2012

(8) Source : DailyAdvance, 14/09/2014

(9) Source : BBC, 09/09/2014

(10) Source : Forbes, 14/09/2014

(11) Source : Reuters, 04/06/2014

(12) Source : Premier Ministre polonais, 14/10/2013

(13) Source : Financial Times, 25/08/2014


Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Europe 2020 – Communauté ou empire ?

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

54 réponses à [Reprise] GEAB N°87 : Europe 2020 – Communauté ou empire ?

  1. Klemens Le 07 octobre 2014 à 00h47
    Afficher/Masquer

    Dollar Going Supernova then Black-Rob Kirby
    http://usawatchdog.com/dollar-going-supernova-then-black-rob-kirby/


  2. Patrick Luder Le 07 octobre 2014 à 06h18
    Afficher/Masquer

    Encéphalogramme plat pour la démocratisation de l’Europe, je n’ai aucun espoir de revirement de situation. On dit que l’avenir appartiens aux jeunes, mais la génération entrante à les yeux et les doigts collés sur leurs maître personnel, ils ont donné leur âme à une vitre tactile => Une chance minime serait de pouvoir donner un électrochoc violent avec la destruction de la toile afin que les gens redescendent de leur piédestal et recommencent à se causer …


  3. Fabrice Le 07 octobre 2014 à 06h46
    Afficher/Masquer

    C’est le premier GEAB qui à mon avis fasse preuve d’autant de lucidité sur l’Europe.

    J’imagine que ce doit être dur pour ses auteurs de réaliser que les mauvais choix ont été fait et que désormais tous les idéaux ont été trahis (moi c’est depuis un moment mais je compatis surtout pour l’investissement de leur fondateur Franck Biancheri qui au final n’aura pas vu ces cauchemars se réaliser).


    • josephine Le 07 octobre 2014 à 08h15
      Afficher/Masquer

      Le GEAB a semble t il tj voulu maintenir au même niveau optimisme de la volonté et pessimisme de la raison. Au sujet de l’Europe, le premier l’emportait sur le second. Il ne faut pas oublier qu’il y a une dimension politique à l’entreprise de Biancheri, notamment avec le Newropeans, mais aussi avec l’illusion peut être d’être influents.


      • Dommage Le 07 octobre 2014 à 08h55
        Afficher/Masquer

        Bien dit.
        Plutôt l’espoir que l’illusion je pense. C’est justement la dimension politique que j’ai toujours aimé chez eux, ce sont des gens qui essayent (essayaient?) de faire quelque chose, pas juste d’observer et de commenter.


      • Balthazar Le 07 octobre 2014 à 10h02
        Afficher/Masquer

        Ils commencent à ouvrir les yeux au leap. Il était temps. Mais trop tard ?
        La guerre , c’est quand le gouvernement te dit qui est ton ennemi.
        La révolution, c’est quand tu te rends compte de qui est ton véritable ennemi.


        • Olivier M Le 07 octobre 2014 à 11h09
          Afficher/Masquer

          La vraie révolution, c’est quand tu as compris que tu es ton meilleur ennemi. Avidité, jalousie, narcissisme et égoïsme sont les principaux moteurs des dérives actuelles du capitalisme.

          Tant que la société -donc chacun d’entre nous- mettra en avant, en tant que modèle de réussite enviée, avoir un jardin, une belle voiture, partir en vacances au bout du monde au moins une fois par an, et avoir des enfants qui rentrent dans ce modèle, toute révolution n’aboutira que sur un transfert de pouvoir d’une oligarchie vers une autre.

          Tant que l’être humain ne se sera pas débarrassé de ses pulsions et de son désir de se faire plus gros que le boeuf, il sera toujours prêt à se soumettre et à s’abaisser pour obtenir de ses maîtres des avantages que n’ont pas ses voisins, et ce à tous les niveaux de la société.

          Nous vivons dans un système sectaire, celui du paraître, celui du “moi-je”. Les français ont même élu un “moi, président, je…”! Le système est à notre image, donc avant de prétendre le changer, il va falloir énormément nous remettre en cause collectivement.


          • gil Le 07 octobre 2014 à 12h19
            Afficher/Masquer

            Exact, c’est pour ça que ce n’est pas près de changer. ça dure depuis des milliers d’années !

            cf : L’appropriation d’un point d’eau eu début du film 2001 l’odyssée de l’espace en cognant sur “l’intrus”

            Cordialement


            • Olivier M Le 07 octobre 2014 à 23h57
              Afficher/Masquer

              Je suis moins pessimiste que vous.

              Il est encore à notre portée de faire en sorte de minimiser les moyens d’endoctrinement de la secte consumériste.

              Je me répète: interdiction de la publicité destinée aux mineurs, pour commencer…


          • beslay hubert Le 07 octobre 2014 à 14h02
            Afficher/Masquer

            Non le système n est pas à notre image, je crois que cela est le principal problème,le système ne permet pas la démocratie, il permet juste des oligarchies démocratiques…


            • Olivier M Le 07 octobre 2014 à 23h49
              Afficher/Masquer

              “oligarchies démocratiques” kesako???
              Ou les milliardaires qui le deviennent sans corruption et copinages. PTDR!

              Le peuple ne rêve pas de démocratie, il rêve de Liberté… et d’Amour.
              Quand la famille sera une démocratie, un système démocratique sera envisageable.

              Oui, le système est à notre image. Les libéraux communalisent leurs pertes, et les communistes s’arque-boutent sur leurs privilèges acquis, tous au détriment des autres.
              La recherche du bien commun, pourtant fondamentale à la démocratie, n’existe que chez une minorité d’entre nous. L’instinct de survie prime sur tout le reste en ce monde.


          • erde Le 07 octobre 2014 à 14h06
            Afficher/Masquer

            “”Tant que la société -donc chacun d’entre nous- mettra en avant, en tant que modèle de réussite enviée, avoir un jardin, une belle voiture, partir en vacances au bout du monde au moins une fois par an,””

            Avoir un jardin, n’est pas une preuve de “réussite” , juste une simple question de bon sens qui permet justement de revenir aux vraies valeurs et éviter la suite…
            Pour le reste entièrement d’accord avec vous !


            • Olivier M Le 07 octobre 2014 à 23h51
              Afficher/Masquer

              Un potager ne fait rêver que les bobos. Il est possible de faire pousser ses légumes hors-sol.


          • Van Le 08 octobre 2014 à 00h18
            Afficher/Masquer

            on ne peut pas reprocher a une personne de la populace ce qu’a fait sarkozy a des centaine de millier de libyens , certes nos sociétés sont malades de vices mais les décideurs le sont 1000 fois plus , et notre silence envers eux nous rend complice de leur crimes ,
            ils affaiblissent nos nations dans des crises pour ensuite par une politique de fuite en avant nous pousser a faire des saigné de plusieurs million de personne dans d’autre pays .
            dans la tète de nos décideur l’idée dune union s’est faite pour avoir plus de pouvoir ,de force militaire économique , de contrôle , pas pour faire plus de démocratie ou de civilisation , d’ailleurs ce n’est pas une crise démocratique qui fait vaciller lUE mais une crise économique .


  4. BA Le 07 octobre 2014 à 07h19
    Afficher/Masquer

    La construction européenne finira comme finissent toutes les constructions supranationales : un effondrement.

    La solidarité européenne, ça n’existe pas.

    La solidarité existe dans le cadre d’un couple, dans le cadre familial, dans le cadre amical, dans le cadre d’un quartier, dans le cadre d’un village, dans le cadre d’une ville, dans le cadre municipal, dans le cadre cantonal, dans le cadre départemental, dans le cadre régional, dans le cadre national, mais la solidarité n’existe pas au-delà du cadre national.

    Il n’existe pas de sentiment de solidarité à l’échelle de l’Europe.

    L’exemple le plus tragique est ce qui arrive à la Grèce depuis 2009 : les pays européens riches ont refusé de DONNER de l’argent à la Grèce depuis 2009.

    Mais en revanche les pays européens riches ont PRETE des dizaines de milliards d’euros à la Grèce, et ils lui ont imposé des “réformes” qui ont détruit la Grèce.

    Ce que les pays européens riches font subir à la Grèce depuis 2009 est un scandale insupportable.

    Cela confirme encore une fois que la soi-disant “solidarité européenne”, ça n’existe que dans les belles paroles, dans les belles phrases, dans les beaux discours. Mais au moment de DONNER de l’argent, il n’y a plus personne.

    L’Union Européenne va s’effondrer car elle a été construite sur des fondations qui n’existent pas dans le monde réel : il n’existe aucune solidarité à l’échelle d’un continent.


    • Julian Le 07 octobre 2014 à 09h31
      Afficher/Masquer

      La question des transferts financiers est au centre d’un projet fédéral, où que ce soit dans le monde et à quelque époque que ce soit.

      Cette question n’est jamais, jamais, jamais traitée par les fédéralistes européens, et pour cause !

      Parce qu’ils savent très bien que la “solidarité européenne” est une mythe, un mensonge, comme BA le rappelle opportunément à propos du sort réservé à la Grèce.

      Le projet fédéral européen est fondé sur un mensonge.

      Cela ne signifie pas qu’une “Europe des coopérations souverainement décidées par les différents peuples” ne soit pas concevable.

      Mais cela veut dire : quitter l’utopie et travailler avec ces réalités humaines, historiques et culturelles qui s’expriment,pour l’heure, dans le cadre démocratique des nations.


    • kenny Le 07 octobre 2014 à 10h35
      Afficher/Masquer

      La solidarite peut aller au dela du cadre national, au dela du cadre continental, au dela du cadre mondial meme: il suffit d’avoir un ennemi commun.
      Faute d’ennemi commun, le cadre de solidarite redevient local, culturel, linguistique ou religieux.


      • James Bernard Le 07 octobre 2014 à 15h49
        Afficher/Masquer

        Il suffit de remplacer “solidarité” par “intérêt commun”


    • Balthazar Le 07 octobre 2014 à 15h14
      Afficher/Masquer

      A BA :
      Si si les CONtribuables européens (dont moi même) ont donné de l’argent, beaucoup même. Mais à qui alors ?
      Aux banques (les fameuses, si fortes, qui ont résisté contre vents et marées, ce qui montre bien leur gestion rigoureuse pffffff…. Veuillez m’excuser de rire avant d’avoir fini cette bonne blague).
      Ah le fameux haircut, celui où les dirigeants européens ont tordu le bras aux vilains banquiers, avides de gains juteux.
      Ce fameux tour de passe passe qui a permis aux grecs de “respirer” leurs dettes passant de 120% du pib à 175 % aujourd’hui.
      Gérard Majax, c’est petits bras à coté.


      • niethil Le 07 octobre 2014 à 21h59
        Afficher/Masquer

        Les contribuables par définition ne donnent jamais d’argent qu’à l’État, qui le reçoit et le détruit. Les impôts ne financent jamais rien, ils sont intégralement voués à la destruction monétaire.

        Dans un système monétaire moderne, les dépenses publiques financent les recettes publiques, et pas l’inverse.


        • Olivier M Le 08 octobre 2014 à 00h10
          Afficher/Masquer

          Je suis très loin d’être convaincu. Si vous avez un peu de temps, merci d’expliciter ou de fournir des liens.


    • JBL1960 Le 08 octobre 2014 à 14h29
      Afficher/Masquer

      Oui, est c’est pourquoi il faut développer et pratiquer 3 choses essentielles au niveau local, puis en associations libres et volontaires :
      1) l’autosuffisance ; Contrôles des ressources pour défier les institutions.
      2) la réorganisation : Canaliser les énergies.
      3) le repositionnement : Comprendre qu’il est vain et futile de coopérer avec toute autorité institutionnelle. L’État et les institutions font parties du problème et non pas de la solution.
      Ce changement de paradigme, que beaucoup dont je fais partie, appellent de leur voeux est la meilleure solution car, pour moi, il n’y a pas de solution dans le système actuel. Et pour cela, nul n’est besoin de convaincre tout le monde ; Seuls 10% d’entre-nous pouvons faire basculer les choses.


  5. Barberousse Le 07 octobre 2014 à 09h01
    Afficher/Masquer

    Cette phrase : “les réflexes bien connus d’Europe-empire (colonisation européenne, Napoléon, Hitler,…)”, est absurde, ne veut strictement rien dire et ne renvoie qu’à des fantasmes culpabilisateurs. Les différents pays européens ont été impérialistes et belliqueux quand leur puissance relative le leur permettait, tout comme les USA, le Japon, la Chine, la turquie, les califes arabo-musulmans, la Perse, les tribus mongoles, les aztèques, etc, etc. Il n’y a pas là de spécificité européenne. Cette idée de l’europe, coupable de toute éternité de tous les crimes commis à l’encontre de pauvres populations pacifiques est une escroquerie, bien qu’elle soit devenu un dogme.


    • Judabrutus Le 07 octobre 2014 à 11h57
      Afficher/Masquer

      Il faut tout de même admettre qu’en matière de comportement impérialiste, les nations européennes et plus largement occidentales ont un lourd passif. Il ne s’ agit pas tant d ‘ ailleurs d’entretenir un quelconque sentiment de culpabilité que de renvoyer tout ce joli monde à ses responsabilités historiques : si nous suscitons tant d’animosité et de défiance parmi certaines nations, c’est quand même que nous sortons, à l’échelle du temps de l’Histoire, d’un très récent passé colonialiste , ce qui n’est pas le cas des Aztèques, des Perses ou encore des hordes de Gengis khan. C’est peut-être aussi que certains peuples n’ont pas vraiment l’impression d’en avoir tout à fait fini avec l’exploitation coloniale même si elle se présente affublée des oripeaux de la coopération économique. Enfin, s’ il est certain que toute puissance souveraine a pu être tentée par l’invasion impérialiste dès lors que l’opportunité s’ en présentait, à ma connaissance l’Europe est la seule entité culturelle qui ait prétendu se livrer à ces entreprises predatrices au nom de valeurs universelles, qui devaient être à la fois celle du colon et celle du colonisé. On a même vu le christianisme en rajouter une louche sur des questions aussi sensibles que l’esclavage et lui trouver des justifications. Les Romains qui furent des impérialistes notoires n’ont, me semble-t-il, jamais poussé le cynisme jusque là, et il était bien clair pour le Senat qui envoyait ses généraux en expédition que cela se faisait au profit exclusif de Rome .


    • Serge Le 07 octobre 2014 à 18h28
      Afficher/Masquer

      Entièrement d’accord avec vous ! Malheureusement,ce dogme semble assez partagé sur ce blog .
      De plus l’amalgame Hitler-Napoléon est ignoble et choquant .


      • Olivier M Le 08 octobre 2014 à 00h26
        Afficher/Masquer

        “…dogme semble assez partagé sur ce blog ”

        J’espère me tromper, mais je suppute que la majorité des lecteurs de ce blog sont furieux des dérives de la financiarisation de l’économie. Pourtant, ils sont probablement peut nombreux à comprendre qu’une partie de leur pouvoir d’achat a été financé par la création monétaire du système bancaire depuis 30 ans.

        BA l’a bien démontré: avant 1985, aux USA, le taux d’actifs n’a pas dépassé 59%, avant d’atteindre presque 70%, puis de revenir maintenant à 57%. En parallèle, les banques octroyaient des crédits à gogo! Les salaires en partie à crédit, c’est fini!!!!!


  6. nebul_eu Le 07 octobre 2014 à 09h02
    Afficher/Masquer
  7. cording Le 07 octobre 2014 à 09h12
    Afficher/Masquer

    Il y a encore bien des traces de cette naïveté pro-européenne : il n’y aura pas d’Europe-empire ni d’Europe-puissance parce qu’elle dirigée par des bureaucrates atlantistes donc soumis aux US avec des dogmes économiques stupides dont elle, seule au monde, s’est affligé, et qui paralyse voire détruit les économies des pays qui la compose.
    L’Europe va s’effondrer, tôt ou tard, sous le poids de ses contradictions, et du refus des peuples comme il est bien souligné; en France ce fût le vote Non le 29 mai 2005 au “TCE” bafoué par des élites anti-démocratiques et le vote du 25 ami dernier où Marine Le Pen a fait un score historique appelé à se développer.


  8. Toff de aix Le 07 octobre 2014 à 10h51
    Afficher/Masquer

    J’avais abandonné la lecture du geab mais je crois que je vais m’y remettre, le réveil à effectivement dû être difficile pour ce think thank qui afficha un europeisme béat, au delà de toute raison, de toute logique même. Maintenant que tout le monde est à peu près d’accord (=l’UE va se casser la figure, précédée de peu par les USA) restent juste deux grandes questions, deux grandes inconnues… Quand ? Et comment ? A la première c’est toujours pareil, il y a tellement de facteurs en jeu qu’à moins d’être devins, on ne peut y répondre. Par contre pour la seconde les pistes sont déjà là : morcellement progressif(Ecosse, catalogne….) mais aussi précipitation grâce à un point d’inflexion (élection d’un nationaliste plus agressif que les autres, guerre, allez savoir…)

    Au final ça ne répond pas à mes deux questions, mais ce que je sais c’est qu’il reste peu de temps (au mieux quelques années) avant la grande conflagration et que l’idéal est de se préparer au mieux de ses possibilités (lire rabhi, Piero Di San giorgio, etc..)

    Bon courage à tous


    • Balthazar Le 07 octobre 2014 à 15h23
      Afficher/Masquer

      Oui, moi aussi j’aime beaucoup M. Rabhi. Je valide ce jardin à cultiver que j’avais découvert lycéen lisant Candide de Voltaire.
      Mais le souci, c’est que Madmax, Waterworld, voire The Road (que j’ai quitté en cours de route, déprimé) risquent de venir vous “voler” votre bonheur.
      Cordialement.


      • erde Le 07 octobre 2014 à 22h36
        Afficher/Masquer

        ” the road” excellent ! Mais peu de gens tiennent jusqu’à la fin peut être parce qu’il se rapproche le plus de ce que pourrait être notre futur….
        Film à déconseiller aux déprimés du système !


  9. Casquette Le 07 octobre 2014 à 11h34
    Afficher/Masquer

    2 types de réaction seulement ?
    L’explosion de l’UE peut donner suite à une multitude de reconfigurations politiques qui peuvent être autre chose qu’ une poursuite de l’Europe de Maastricht ou le retour au Traité de Rome.
    Leur désenchentement à l’égard du projet européen dans sa dimension politique a beau gagner du terrain , leur foi pro-européenne par contre est restée intact , pourquoi devraient-on absolument s’unir contractuellement ?
    On peut bosser avec ses collègues sans avoir à se marier avec eux ?…Pas de sexe avant le mariage c’est ça ?
    Je comprends le rêve européen , je pense même qu’il existe un peuple européen , un “homo européus” et qu’il réside à l’espace Leopold , mais cette volonté de vivre sous un régime de biens communs m’échappe.


  10. Chris Le 07 octobre 2014 à 13h30
    Afficher/Masquer

    Le hic est que les Américains n’ont aucun intérêt à ce que l’Europe explose.
    Donc le processus va être retardé par tous les artifices, y compris la désignation d’ennemis communs tels une Russie indocile qui refuse de brader ses ressources et une Chine qui happe nos emplois.
    Nous sommes en guerre totale. Qui aura le dernier mot ?
    Les USA peuvent faire des dégâts terribles avant de déclarer forfait et usent sans vergogne de chantages divers.
    Jusqu’à quand les dirigeant de l’UE vont-ils se laisser intimider et corrompre et les peuples se laisser flouer sans réagir ?


    • Sébastien Le 07 octobre 2014 à 14h09
      Afficher/Masquer

      Les Américains feront exploser l’Europe si ça arrange leurs affaires, ou leur folie, au choix. Ils ne respectent rien ni personne.
      L’erreur monumentale est de combattre leur impérialisme avec un train de retard. On avait l’habitude de dire que les Américains ont vingt d’avance sur l’Europe. Normal, ce sont eux qui tirent les ficelles. Le refus de voir la réalité en face et dans sa globalité est la seule raison de notre impuissance.
      Pour les plus lucides, nous voyons avec horreur l’avenir qui se dessine. Pour ceux qui ont raté le train, je dis tant pis et trop tard.
      C’est comme le système éducatif. Au lieu de s’aligner sur les meilleurs, on s’est aligné sur les cancres. Qu’espérait-on ainsi? Tout ça pour dire que les actions menées ou l’absente d’action ont des conséquences parfaitement logiques et prévisibles


      • niethil Le 07 octobre 2014 à 22h04
        Afficher/Masquer

        Les américains feront beaucoup plus probablement exploser l’Europe par inadvertance, en conséquence imprévue d’une action quelconque sur un autre dossier, parce qu’ils sont bien incapables de maîtriser la complexité du système global.


        • erde Le 07 octobre 2014 à 22h41
          Afficher/Masquer

          “In God we trust” Et c’est bien là le problème des USA…..Alors imaginer qu’ils peuvent être compétents pour gérer une quelconque complexité serait pure utopie.


    • ioniosis Le 07 octobre 2014 à 15h13
      Afficher/Masquer

      comme le dit J.SAPIR dans un interview , les américains génèrent la guerre à l’extérieur,

      de crainte qu’elle ne vienne sur leur territoire.


  11. ioniosis Le 07 octobre 2014 à 14h21
    Afficher/Masquer

    « Les USA peuvent faire des dégâts terribles avant de déclarer forfait et usent sans vergogne de chantages divers. »

    Beaucoup plus que ce que les gens les plus avisés peuvent penser,

    Il ne faut pas occulter le terrorisme pratiqué par les USA , aussi bien diplomatique,

    Que militaire .il suffit de voir de quelle façon oba ma , a fait rentrer dans le rang

    Merkel , qui se tournait un peu trop vers les brics , notamment la chine qui lui proposait d’etre le terminus européen de la « route de la soie » ,

    Merkel voulant ignorer les remontrances d’obama le 10 septembre, une  explosion d’une puissance immense a détruit l’usine chimique près de Brême,

    L’ukraine est une autre évidence du terrorisme des usa ,qui est passée sous son contrôle , réduite à l’esclavage pour plusieurs décennies restera redevable à ses occupants de milliards de $, soumis à des intérêts bancaires, et l’occupant se présente en allié majeur. En SAUVEUR !

    Les européens si serviles ne sont pas épargnés , la France , a suspendue la livraison

    Des navires mistral à la russie , sur un simple sifflement d’obama à son toutou ,

    Coût 1,2 MDS € .
    Qu’a donc apporté en compensation washington ?

    La participation de la France à la coalition contre l’étât islamique.

    Cherchons l’intérêt français , nulle part , seul l’intérêt américain est présent !

    Alors comment les usa font-ils pour obtenir une telle servitude ?

    Par le terrorisme., médiatique, politique, militaire.

    Il y a une méthode employée par la cia , « la fenêtre d’overton »

    Comment accepter l’innaceptable.

    http://reseauinternational.net/overton-comment-accepter-linacceptable/


  12. Jean Le 07 octobre 2014 à 14h39
    Afficher/Masquer

    Vidéo Européenne sur la vision de Steven Woolfe et la réponse de Pierre Moscovici :
    http://www.youtube.com/watch?v=RmT6nF9I6ko


  13. BA Le 07 octobre 2014 à 16h11
    Afficher/Masquer

    En Europe, dans le passé, plusieurs neuneus ont essayé de bâtir une construction supranationale.

    Je cite quelques exemples de construction supranationale, rien qu’en Europe :

    1. l’Empire romain
    2. l’Empire carolingien
    3. l’Empire Plantagenêt
    4. le Saint Empire Romain Germanique
    5. le IIème Reich
    6. le IIIème Reich
    7. l’Empire napoléonien
    8. l’Autriche-Hongrie
    9. l’URSS
    10. la Tchécoslovaquie
    11. la Yougoslavie.

    Toutes ces constructions supranationales se sont toujours effondrées.

    Pourquoi ?

    Réponse :

    Parce qu’il n’y avait aucune solidarité entre les nations qui composaient ces constructions supranationales.

    A chaque fois, des neuneus ont empilé des nations les unes sur les autres EN PENSANT QUE CET EMPILEMENT DE NATIONS SERAIT SOLIDE.

    Malheureusement pour tous ces neuneus, aucune solidarité ne faisait tenir ensemble toutes ces nations.

    Et leur magnifique construction supranationale finissait toujours par s’effondrer, comme un château de cartes.

    A la fin, chaque nation reprenait son indépendance, chaque nation reprenait sa liberté, chaque nation reprenait le fil de son histoire nationale.

    Aujourd’hui, de plus en plus d’européistes commencent à apercevoir ce qui est en train d’apparaître à l’horizon : la mort de l’Union Européenne.

    Aujourd’hui, même le GEAB finit par écrire : “L’hypothèse que nous faisons est que l’explosion de l’Union Européenne peut donner lieu à deux types de réaction :
    – s’en réjouir et reprendre le projet de construction européenne là où il en était quand il a déraillé (lors de la chute du Mur), en repartant d’un noyau réduit et ultra-intégré d’États membres (l’Euroland) pour bâtir l’étape d’union politique et démocratique qui a été bloquée à l’époque (Europe-communauté) ;
    – ou bien s’en effrayer et bloquer le processus d’explosion en cours en renforçant tous les ressorts fondateurs de la deuxième période de construction (1989-2014) : ultra-libéralisme, endettement, élargissement, occidentalisme (Europe-empire).”

    Fin de citation.

    Même le GEAB commence à comprendre ce qui va se passer dans les années qui viennent : l’explosion de l’Union Européenne, causée par l’absence totale de solidarité entre les 28 nations, causée par les égoïsmes nationaux des 28 nations (l’égoïsme national qui, lui existe), causée par les fureurs populaires, causée par la raison d’Etat, (la raison d’Etat qui, elle, existe), etc.

    Comme toutes les constructions supranationales, l’Union Européenne s’effondrera.

    Le plus tôt sera le mieux.


    • Jean Le 07 octobre 2014 à 18h59
      Afficher/Masquer

      Neuneus ?

      Comme dit dans la vidéo commentaire précédent, Steven Woolfe à Pierre Moscovici et les autres hauts fonctionnaires carriéristes (et népotistes pour certains), ils vivent dans le grand confort en attendant, sans jamais avoir travaillés dans le monde réel (pour certains).

      Et combien de fois ce fut aussi le cas dans les autres empires (romain, carolingien, r eich, napoléonien,…) ?

      Si déjà rien que sur 1 génération des gens sont capables de commettre des exactions contraires à la majorité (mafi a, fa. naz. terr. fous de d…), juste pour plus de confort ou de pouvoir.
      Alors sur plusieurs générations et après en déménageant quand ça tourne vinaigre, c’est tout bénef en mode égoïste et à court terme !

      Les neuneus sont plutôt ceux qui entretiennent tous les parasitismes en payant sans rechigner.


    • K Le 07 octobre 2014 à 19h27
      Afficher/Masquer

      “L’hypothèse que nous faisons est que l’explosion de l’Union Européenne peut donner lieu à deux types de réaction.”
      Malheureusement, le GEAB ne veut pas voir la 3e solution, la seule solution pérenne à long terme : La suppression pure et simple de l’union européenne et un retour à la souveraineté de l’Etat-nation. Les européistes ne font plus rêver personnes, cependant ils continuent à imposer le fondement de leur idéologie selon laquelle la réhabilitation est une perspective nationaliste, donc hostile envers les étrangers. Mais bon sang, on peut vivre en bon voisinage dans son quartier sans pour autant faire toit commun ! On peut être amis avec ses voisin sans pour autant vivre “en communauté”.
      Comme dit Todd, une sortie de l’Union européenne aura des conséquences autant institutionnelle que psychologique : le peuple, désormais habitué à l’impuissance et à la fatalité, retrouve le pouvoir et comprend que son sort collectif dépend de ses choix présent, voilà qui redonne du moral !


    • Subotai Le 07 octobre 2014 à 19h53
      Afficher/Masquer

      Comme toute les constructions humaines, même les Nations se désagrègent.
      Quand le ventre est plein, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.
      Quand le ventre est vide, c’est moi contre mon frère, moi et mon frère contre mon cousin, moi, mon frère et mon cousin contre mon voisin, et ainsi de suite…
      Les choses se résoudront quand nous serons – 4 milliards.
      La seule question actuelle est de savoir qui fera partie de ces 4 milliards. Certains travaillent à ce que ce soit l’Afrique. Vidons le continent et à nous les trésors…


      • Van Le 08 octobre 2014 à 01h35
        Afficher/Masquer

        ya pas plus de trésors en Afrique quen Amérique du sud ou en Asie , ya pas de quoi être heureux de survivre et de faire partie de 4 milliard d’esclaves , les ressources du monde contrairement au mensonges martelé sont abondantes et peuvent suffire a tout le monde mais yen a qui veule les monopoliser , les usa et l’Europe jettent la moitie des aliment quelles produise esque cela reflète une pénurie de nourriture ??? , les guerre d’énergie des usa ne sont pas dans une logique de consommation interne ou de dépendance mais dans une logique de contrôle de la croissance mondiale par l’énergie .
        tu pourra être généreux et solidaire comme un bisounours ou un schtroumpf cela n’influencera rien d’autre que ta conscience .


    • Sébastien Le 07 octobre 2014 à 20h30
      Afficher/Masquer

      Le terme “égoïsme national” est particulièrement inapproprié.


    • persanfoi Le 10 octobre 2014 à 00h57
      Afficher/Masquer

      BA, vous semblez maitriser l’histoire. Ce peut-il que tous ces exemples d’empires européens, que vous énoncés, aient subi des fins tragiques pour des raisons similaires? Et, ont-ils été créés pour les mêmes raisons, ou en conclusions à des faits similaires. Ca serait intéressant.
      Je suis “euro-déçu” et je crois fermement que l’Europe ne se fera pas sans Europe politique. Les frontières me semblent être des notions abstraites et mouvantes, et je crois que les européens pourraient oublier leurs nationalités et leur nationalisme, si l’Europe était bien faite. L’histoire renferme-t’elle de tels exemples qui puissent nous donner des repères? S’en tenir aux nations comme entités légitimes est une conception chahutée par l’actualité, ne trouvez-vous pas?
      On dit souvent que l’Europe doit exister pour accéder au rang de super-puissance, ce qui lui permettrait de mieux résister aux empires déjà existants. Je crois que ce motif pourrait suffire à nous maintenir ensemble. A la condition, et je vous précède peut-être, que l’autonomie des provinces européennes s’accompagne d’une forte identité.


  14. J-P64 Le 07 octobre 2014 à 17h25
    Afficher/Masquer

    Bonjour.

    Un peu hors-sujet, mais à peine, pour vous signaler que le dénommé Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman – qui a déjà eu l’honneur d’un billet sur ce blog – a remis ça dans le style “l’Europe c’est la Paix”.

    http://www.espritcorsaire.com/?ID=459/Jean-Dominique_Giuliani/L%27Europe_d%C3%A9sarme

    Vous apprécierez sûrement entre autre “…les six conflits gelés que la Russie entretient à nos frontières…”


  15. Chris Le 07 octobre 2014 à 19h00
    Afficher/Masquer

    La solidarité entre nations est une utopie. Seuls les peuples peuvent exercer leur solidarité sur des sujets ponctuels et limités dans le temps.
    Un partenariat bien compris et qui progresse est fondé sur des projets, intérêts ET efforts qui convergent. Sinon tout se délite engendrant des rancunes, des divorces fracassants, voire des agressions et spoliations.
    L’association entre pays devrait marcher comme les clubs de football. Chaque joueur monte (ou descend !) les grades et change de clubs selon ses performances.
    Dans une association, les partenaires doivent être à égalité. Ce n’est pas le cas de l’Union européenne qui s’est élargie à des membres qui n’ont rien à y faire, qui plus est, dans un cadre supranational auto-bloquant.
    De Gaulle qui était un érudit en histoire, était absolument opposé à la supranationalité… mais les Américains le voulaient et l’ont imposé via l’Allemagne (traité de Bruxelles), principe qui fut consacré par le traité de Maastricht.


  16. Milsabor Le 07 octobre 2014 à 19h05
    Afficher/Masquer

    « – s’en réjouir et reprendre le projet de construction européenne là où il en était quand il a déraillé (lors de la chute du Mur), en repartant d’un noyau réduit et ultra-intégré d’États membres (l’Euroland) pour bâtir l’étape d’union politique et démocratique qui a été bloquée à l’époque (Europe-communauté) »
    Le premier terme de l’alternative ne tient pas compte de la cause du dérapage de l’Europe. Il ne tient pas compte de la corruption originaire du projet européen par les lobbys capitalistes ni des relations incestueuses des politiques avec ces lobbys qui ont aboutit à la constitution de cette caste économico-politique oligarchique dont plus rien de démocratique ne peut sortir dorénavant. En même temps que les institutions européennne il faut nettoyer le personnel politique dans son entier ! Penser une constitution qui guérisse de cet inceste permanent.


  17. tchoo Le 07 octobre 2014 à 19h20
    Afficher/Masquer

    Aujourd’hui, même le GEAB finit par écrire : “L’hypothèse que nous faisons est que l’explosion de l’Union Européenne peut donner lieu à deux types de réaction :
    – s’en réjouir et reprendre le projet de construction européenne là où il en était quand il a déraillé (lors de la chute du Mur), en repartant d’un noyau réduit et ultra-intégré d’États membres (l’Euroland) pour bâtir l’étape d’union politique et démocratique qui a été bloquée à l’époque (Europe-communauté) ;
    – ou bien s’en effrayer et bloquer le processus d’explosion en cours en renforçant tous les ressorts fondateurs de la deuxième période de construction (1989-2014) : ultra-libéralisme, endettement, élargissement, occidentalisme (Europe-empire).”

    ne serait-ce pas plutôt la perspective de l’explosion de l’UE
    parce que une fois explosée, les réactions supposées n’auront plus aucun effet.
    et ce qui est défait ne se refait rarement avant plusieurs décennies zt jamais pareil


  18. Jacques Le 07 octobre 2014 à 20h44
    Afficher/Masquer

    La “construction européenne” n’a jamais été un projet autonome des européens, mais par construction un outil de l’hégémonie américaine dès le début. L’UE ne peut pas être un moyen d’émancipation des peuples européens, ni même de défense minimale de leurs intérêts les plus élémentaires, comme on le voit avec l’affaire ukrainienne ou le TAFTA. Il en est de la démocratie en UE comme de “l’Europe sociale”, une impossibilité congénitale. Nos vieilles nations endurcies par les épreuves de nombreux siècles restent le cadre irremplaçable de la démocratie et de la solidarité. Le vote écossais est bien réconfortant à cet égard. Au passage, un score de 55 contre 45 avec 84% de votants n’est pas un vote de justesse. Les peuples sont plus sages que les politiciens.


  19. erde Le 07 octobre 2014 à 22h53
    Afficher/Masquer

    Faisons simple !
    Et si pour contrer cet abominable système générant son lot de guerres et d’injustices, l’on accordait simplement aux peuples qui constituent l’espèce humaine le droit à l’auto-détermination.
    Référendum bien évidement mis en place par les assemblées citoyennes et non par les politiques de quelques bords ils soient. Car chaque fois qu’ils s’en mêlent c’est le “bordel” ……
    Cela permettrait aussi d’en finir avec la “globalisation” et la “mondialisation” qui ne profitent qu’aux multinationales et de ré-localiser l’économie pour le bien des 99%.
    Car une idée simple, peut se réaliser alors que la complexité n’apporte que des inégalités parmi les sociétés.
    JDCJDR.


  20. yoananda Le 07 octobre 2014 à 22h56
    Afficher/Masquer

    Un “désolé on s’est totalement gouré pendant des années sur l’Europe” aurait suffit !


  21. nebul_eu Le 08 octobre 2014 à 08h37
    Afficher/Masquer

    simplifions , simplifions après l’empilement territorial ( spécialité française , pas si sûr)
    l’empilement juridique http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/10/08/affaire-vincent-lambert-pourquoi-la-grande-chambre-de-la-cedh-est-saisie_4502181_1651302.html

    ou comment obtenir plusieurs réponses à la même question ?


Charte de modérations des commentaires