Après avoir passé une année à démanteler le gouvernement américain, à déployer des forces armées dans les villes américaines et à bombarder au moins sept pays, l’administration Trump a donné le coup de départ de l’année 2026 en envahissant le Venezuela et en kidnappant son président, Nicolás Maduro, ainsi que son épouse, Cilia Flores. À la suite de cette attaque, le président Trump a redoublé d’efforts pour abandonner les positions isolationnistes qu’il était censé avoir auparavant, menaçant de mener des actions militaires contre la Colombie, Cuba, l’Iran et le Mexique. Il s’est ensuite juré que les États-Unis finiraient par « s’approprier » le Groenland, soit « par la manière douce », soit « par la manière forte ».
Source : Truthout, Patrick O. Strickland, TomDispatch
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

- Une personne tient une pancarte « Voici à quoi ressemble le fascisme » sur laquelle figure une photo de Donald Trump avec une moustache à la Hitler, lors d’une manifestation intitulée « ICE out of Minnesota : Day of Truth and Freedom » (ICE hors du Minnesota : Journée de la vérité et de la liberté) à Minneapolis, dans le Minnesota, le 23 janvier 2026. ROBERTO SCHMIDT / AFP via Getty Images
En réalité, l’impérialisme américain définit en grande partie l’histoire de ce pays, mais l’escalade actuelle intervient à un moment où des agents des services de l’immigration et des douanes sont également déployés dans tout le pays pour arrêter les immigrants dans les rue et les déporter dans des centres de détention. Pendant ce temps, Trump continue de prêcher son évangile nationaliste visant à mettre fin à l’arrivée de nouveaux réfugiés et migrants, tout en critiquant les gouvernements européens sur la question de l’immigration, alors même qu’il promet de lancer des campagnes militaires qui entraîneront sans aucun aucun doute de nouveaux déplacements massifs de population et la fuite de gens traversant les frontières en quête de sécurité.
Déstabiliser des pays partout dans le monde puis attaquer les gens qui fuient ces guerres n’est bien sûr pas nouveau. Selon une étude, entre les attentats du 11 septembre 2001 et septembre 2020, la guerre contre le terrorisme menée par ce pays a déplacé environ 37 millions de personnes dans huit pays. Et ce chiffre n’inclut même pas les plusieurs millions de personnes déplacées lors de conflits de moindre ampleur auxquels les États-Unis ont participé, du Tchad à la Tunisie, du Mali à l’Arabie saoudite. Pas plus qu’il n’inclut le nombre de personnes déplacées par les cinq guerres menées par Israël depuis 2008 dans et autour de la bande de Gaza, par son appropriation de terres en Cisjordanie occupée, ou par ses fréquentes frappes aériennes au Liban, en Syrie et même en Iran, toutes rendues possibles grâce au soutien financier et militaire de Washington.
Quand il s’agit pour Washington de diaboliser les personnes déplacées par ses armes, il suffit de demander aux Palestiniens. Des millions d’entre eux vivent dispersés au Moyen-Orient et au-delà, en raison de l’occupation militaire continue menée par Israël et des dollars provenant des impôts américains qui l’ont rendue possible.
« Huit vies, parties juste comme ça »
En mars 2015, j’étais assis à l’arrière d’un taxi en direction de Saïda, une ville côtière libanaise située à un peu moins d’une heure au sud de Beyrouth. Le taxi vrombissait sur l’autoroute, la mer défilait à toute vitesse derrière les vitres sur notre droite, puis nous avons bifurqué vers l’intérieur des terres. Saida se trouve à plus de 50 km au nord de la frontière avec Israël et à environ 80 km à l’ouest de la frontière avec la Syrie, mais même à cette distance du Liban, une frontière de facto est apparue devant le pare-brise. Le chauffeur a effectué une série de virages, a freiné et s’est approché lentement d’un poste de contrôle militaire juste avant Ain al-Hilweh, un camp de réfugiés palestiniens.
Des soldats libanais se tenaient de chaque côté du véhicule. Leur travail consistait à décider qui pouvait ou pas entrer dans le camp. Après avoir lu nos documents et s’être assurés que nous avions l’autorisation militaire nécessaire pour entrer dans le camp, les soldats ont fait signe au chauffeur d’avancer. Nous nous sommes glissés au milieu d’un ensemble de maisons délabrées, dont beaucoup étaient construites les unes sur les autres. C’était une journée poussiéreuse et humide, mais les rues étaient bondées. Des enfants se renvoyaient un ballon de football dans la rue. Les motos cahotaient sur les nids-de-poule. Des hommes se tenaient debout en petits groupes, fumant des cigarettes et buvant du café, tandis que d’autres passaient, kalachnikovs en bandoulière.
En compagnie d’un photographe américain et d’un journaliste libanais, je m’étais rendu à Ain al-Hilweh, le plus grand des 12 camps palestiniens du Liban, pour parler à des gens qui avaient été déplacés à deux reprises par la guerre en Syrie voisine. Alors que la guerre civile déchirait le pays, une guerre qui a entraîné l’intervention des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, d’Israël, de la Russie, de l’Iran et de plusieurs autres pays, les réfugiés palestiniens de Syrie se sont retrouvés contraints de fuir vers le Liban. La population d’Ain al-Hilweh à elle seule avait augmenté de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
De tous les Palestiniens que nous avons rencontrés ce jour-là, les seuls à avoir jamais mis les pieds dans leur patrie ancestrale étaient ceux qui étaient nés avant la guerre de 1948, laquelle avait conduit à la création d’Israël et qui y avaient survécu. Nous avons toutefois rapidement compris qu’un terme tel que « double déplacement » ne rendait pas compte de la mesure dans laquelle les frontières avaient régi tous les aspects de leur vie au cours de cet exil permanent et répété.
Dans une petite boutique aux étagères vides, nous avons trouvé Afaf Dashe assise sur une petite chaise près du comptoir. À 70 ans, elle avait survécu à la Nakba, mot arabe signifiant « catastrophe », terme utilisé par les Palestiniens pour décrire le nettoyage ethnique subi par leur pays depuis 1948, alors que sa famille s’était enfuie en Syrie et qu’elle n’avait que trois ans. Elle avait grandi dans la banlieue de Damas, s’était mariée et avait élevé ses enfants. Lorsque la guerre civile a commencé à ravager la Syrie en 2011, elle et sa famille ont résisté à quatre années de bombes barils, de frappes aériennes et de bombardements avant de finalement réussir à s’enfuir.
Si Ain al-Hilweh offrait un certain répit, ce n’était ni un lieu vraiment sûr ni stable. Au Liban, des décennies de répression étatique, d’interventions meurtrières israéliennes et de rébellions palestiniennes avortées avaient rendu ces réfugiés particulièrement vulnérables. Plutôt que de s’enraciner dans ce camp lugubre, Afaf expliqua que trois de ses filles, ainsi que cinq de ses petits-enfants, avaient décidé de tenter le long et souvent périlleux voyage vers l’Europe. Après avoir traversé la Syrie pour rejoindre le Liban, ils se sont séparés d’Afaf et ont continué par la mer jusqu’en Libye. Ils ont ensuite payé des passeurs pour monter à bord d’un bateau à destination de l’Italie. Lorsque Afaf est arrivée à ce moment de son récit, ses yeux se sont remplis de larmes et elle a fait une longue pause, le regard perdu dans le vide, avant de se tourner vers nous. Le bateau qui transportait sa famille, a-t-elle dit, avait chaviré en Méditerranée. « Huit vies, perdues juste comme ça. Toute ma vie, j’ai vu les Palestiniens vivre de tragédie en tragédie, et de nakba en nakba. »
Plus d’une fois dans sa vie, me suis-je dit, les guerres l’avaient poussée, elle, ses enfants et ses petits-enfants, à traverser des frontières et, dans un monde clairement en proie à des conflits, et ce sont les frontières qui ont déterminé vers où elle et ses proches pouvaient éventuellement se déplacer, où ils pouvaient vivre et où ils pouvaient mourir. J’ai pensé au passeport américain que j’avais dans la poche, à la relative facilité avec laquelle j’avais traversé les frontières tout au long de ma vie d’adulte, et aux impôts américains qui avaient contribué à condamner Afaf à une vie d’exil permanent. Elle était la première personne que je rencontrais qui avait perdu des êtres chers simplement parce qu’ils cherchaient à traverser une frontière pour trouver la sécurité, mais elle ne serait certainement pas la dernière.
Frontières violentes
Pour des dizaines de millions de personnes, les frontières ne sont pas seulement des lieux où il y a un risque de violence. Les frontières sont, par définition, violentes. Les frontières ne sont pas simplement des limites à franchir. Il faut y survivre et les subir. Les frontières ne sont pas seulement des murs et des barbelés. Les frontières, ce sont aussi des gardes et des policiers, des caméras de surveillance et des drones, des matraques et des balles. Pour ces dizaines de millions de personnes, les frontières ne s’arrêtent pas là où un pays finit et où un autre commence ; elles les traquent et les hantent sur des kilomètres et des années sans fin. Les frontières sont tout à la fois des scènes de crime et des crimes, avec le nationalisme comme mobile.
Pour les personnes contraintes à la fuite, la violence ne s’arrête pas une fois qu’elles ont échappé aux bombardements ou à l’étranglement économique de leur pays. Le voyage lui-même comporte son lot de dangers. L’Organisation internationale pour les migrations a recensé plus de 33 200 cas de réfugiés et de migrants morts ou disparus dans la seule mer Méditerranée depuis 2014. Entre 1994 et 2024, les groupes de défense des droits humains estiment que plus de 80 000 personnes sont mortes dans les déserts ou les rivières à la frontière entre les États-Unis et le Mexique et dans ses environs.
Au cours de la dernière décennie, j’ai parcouru la route européenne des réfugiés, m’arrêtant dans différents pays des Balkans et d’Europe centrale et occidentale, tout en réalisant des reportages dans des communautés américaines situées le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, laquelle est fortement militarisée. Partout où je suis allé, les personnes déplacées avaient des histoires horribles à raconter : des gens noyés en mer, des migrants abattus le long des frontières et d’autres qui avaient tout simplement disparu le long de la « route des réfugiés ». Dans un refuge à Belgrade, en Serbie, des Afghans qui avaient fui les retombées de la guerre menée par les États-Unis dans leur pays et parcouru à pied la route interminable depuis la Turquie m’ont parlé des policiers frontaliers bulgares qui les avaient arrêtés, menacés ou tabassés en cours de route. À la frontière serbe avec la Hongrie, des Marocains et des Algériens m’ont raconté que des policiers leur avaient frappé les pieds avec des matraques pour les dissuader de tenter à nouveau de franchir la frontière. En Grèce, des jeunes gens originaires du Soudan et de Somalie, bien connus pour avoir été la cible d’interventions américaines, ont décrit les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc dont ils ont été victimes à la frontière nord du pays avec la Macédoine. En Turquie, des Syriens m’ont parlé des chiens que la police des frontières bulgare avait lâchés à leurs trousses. En Arizona, des gens se souvenaient avoir marché si longtemps dans le désert mexicain que la semelle de leurs chaussures s’était décollée.
Peut-être plus que toute autre chose, l’idée de frontières fortes a alimenté la vague fasciste qui déferle actuellement sur les États-Unis et une grande partie de l’Europe. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2017, les partis d’extrême droite et ultranationalistes ont également gagné du terrain partout en Europe d’une manière qui aurait été inimaginable auparavant. Et là où l’extrême droite n’a pas encore pris le pouvoir, les partis de centre-gauche et libéraux ont souvent opéré un virage radical vers la droite dans leurs politiques d’immigration et de contrôle des frontières.
Dans le même temps, même les responsables du Parti démocrate américain, qui continuent de chanter les louanges de la démocratie libérale, promettent également de sévir contre l’immigration et de renforcer les contrôles aux frontières dans une tentative désespérée de se montrer plus fermes à l’ère de Donald Trump. Au Royaume-Uni, le Parti travailliste de centre-gauche a évincé les conservateurs en 2024, mais ce n’est que pour ensuite mettre en œuvre des politiques anti-immigrés qui s’alignent sur celles de la droite encore plus radicale, telles celles prônées par Nigel Farage et son Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni. En Grèce, même après l’interdiction du parti néonazi violent Aube dorée, à la suite d’années de violence anti-immigrés, le parti Nouvelle Démocratie, pourtant dit de centre-droit, a adopté et reformulé sa rhétorique sous une forme légèrement modifiée, tout en plaçant un ancien fasciste à la tête de son ministère de l’Immigration. Depuis les États-Unis jusqu’à l’Europe, l’immigration est de moins en moins souvent abordée comme une question humanitaire et de plus en plus souvent décrite en termes d’« invasion », transformant ainsi des civils désespérés en soldats armés.
Sur le plan politique, l’histoire de l’invasion est plus facile à digérer que les récits sombres et réalistes concernant des personnes déplacées. Sans surprise, elle a trouvé un public toujours plus large. Et cela est d’autant plus tragique que bon nombre des gens qui traversent les frontières des États-Unis et de l’Europe, avant même d’affronter des voyages périlleux en mer et des frontières militarisées, ont été chassés de leur pays, en partie à cause de l’implication américaine et européenne dans des violences de masse et des politiques visant à provoquer l’effondrement économique de leur pays d’origine.
Les récits faisant état d’une invasion par les immigrants ne sont bien sûr pas nouveaux, après des siècles au cours desquels le sentiment nationaliste prônant des frontières hermétiques a nourri tant de discours justifiant la guerre et la violence. En 1908, une décennie avant d’être elle-même expulsée des États-Unis, l’anarchiste lituano-américaine Emma Goldman a pointé du doigt la violence inhérente à ce nationalisme lors d’un discours à San Francisco. « Le patriotisme part du principe que notre globe est divisé en petits territoires, chacun entouré d’une grille d’acier », a-t-elle déclaré à son auditoire. « Ceux qui ont eu la chance de naître dans un endroit particulier se considèrent comme plus nobles, meilleurs, plus grands et plus intelligents que ceux qui vivent ailleurs. Il incombe donc à tous ceux qui vivent dans ce lieu privilégié de se battre, de tuer et de mourir pour imposer leur supériorité à tous les autres. »
L’espoir dans le rejet
Au cours de la décennie depuis que j’ai commencé à couvrir les questions de migration et de frontières, j’ai pu observer différentes formes de résistance à l’extrême droite anti-immigrés. En Grèce, des militants et des bénévoles, des anarchistes, des socialistes et des citoyens ordinaires ont uni leurs forces pour offrir une alternative à la triste réalité vécue par les personnes déplacées. Sur des îles grecques comme Lesbos, des humanitaires se sont rassemblés sur le rivage pour aider les personnes déplacées à débarquer des bateaux. D’autres sont partis en mer pour sauver des gens dont les bateaux étaient en train de couler. À Athènes, des anarchistes et d’autres militants de gauche ont occupé des bâtiments abandonnés pour les transformer en squats où les immigrants déplacés pouvaient vivre sans subir la surpopulation et les conditions de vie déplorables des camps officiels. En Allemagne, des citoyens ordinaires ont ouvert leurs maisons aux réfugiés nouvellement arrivés. À Austin, au Texas, les fidèles d’une église m’ont raconté avoir accueilli des demandeurs d’asile menacés d’expulsion.
Et aujourd’hui, les Américains, de Chicago à Los Angeles, se mobilisent pour s’opposer aux rafles menées par l’administration Trump contre les immigrés. Depuis qu’un agent de l’ICE a abattu Renee Good à Minneapolis en janvier, les manifestants sont de plus en plus nombreux à descendre dans les rues pour exprimer leur opposition aux meurtres commis avec l’aval de l’État et à la campagne de déportations massives menée par l’administration Trump, motivée davantage par la cruauté que par une quelconque préoccupation pour la sécurité du pays. Alors que le président renforce les déploiements fédéraux et menace d’utiliser l’armée contre ce qu’il appelle « l’invasion de l’intérieur », ces manifestants comprennent sans aucun doute que leur propre sort est lié à celui des immigrants et des réfugiés. Les squats, l’aide humanitaire et les manifestations de masse ne suffiront peut-être pas à arrêter la cruelle machine politique anti-immigrés, mais ils offrent une lueur d’espoir à un moment où celui-ci fait défaut.
Alors que nous sommes dans les premiers mois de l’année 2026, cet espoir pourrait être plus nécessaire que jamais, en partie parce que trop d’Américains et d’Européens continuent de donner du pouvoir à des politiciens qui recyclent l’argument éculé qui voudrait que s’il y avait moins d’immigrants, la vie dans leur pays serait plus prospère et plus paisible. À l’approche des élections de 2024, Donald Trump a crûment assuré aux Américains que les immigrants étaient des envahisseurs qui « empoisonnaient le sang de notre pays ». Au cours de la première année de son second mandat, son administration a raflé des étudiants étrangers dans les rues, séparé des familles et envoyé des immigrants dans des prisons à l’étranger. Pendant ce temps, il a continué à répéter aux Américains qu’ils étaient « envahis », un discours qui s’accompagne d’un douloureux bilan humain, tout en instrumentalisant ce qui se cache inévitablement derrière le nationalisme et le nativisme : la peur.
Dans son roman White Teeth, Zadie Smith résume ainsi cette situation : « Mais cela fait bien rire les immigrés d’entendre les craintes des nationalistes, qui redoutent la contagion, la perméabilité, le métissage, alors que ce ne sont que des broutilles, des futilités, comparées à ce que redoutent les immigrés : l’effacement, la disparition. »
L’année dernière, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé que plus de 122 millions de personnes à travers le monde avaient été déplacées suite à des guerres, des violences ou des persécutions, un chiffre qui a atteint son plus haut niveau depuis dix ans et qui marque également la dixième année consécutive d’augmentation du nombre total de personnes déplacées dans le monde. Pire encore, les guerres et les campagnes militaires continuent de chasser les populations de leurs foyers à l’échelle mondiale.
Tôt ou tard, ces guerres et autres catastrophes pousseront encore plus de personnes à chercher refuge en Europe et aux États-Unis. Lorsque cela se produira, il ne fait aucun doute que les dirigeants d’extrême droite, espérant se décharger de la responsabilité de leurs propres échecs, se présenteront une fois de plus devant nous et prétendront que la violence d’État est nécessaire pour protéger notre pays d’une « invasion ». Vous devrez alors faire un choix : vous pouvez adhérer à l’idée qui prétend que les pays les plus puissants de la planète sont victimes d’invasions, ou vous pouvez garder à l’esprit que des invasions réelles et des campagnes militaires qui créent des cycles mortels de déplacements massifs ont lieu dans de trop nombreux endroits sur cette planète. Ce choix permettra de déterminer dans quelle mesure il est possible d’espérer un monde où les personnes désespérées cherchant à échapper à des catastrophes dont elles ne sont pas responsables n’auront pas à envisager comme une question de survie le fait de franchir une frontière créée par l’homme..
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Patrick O. Strickland est journaliste indépendant, ses articles ont été publiés dans Al Jazeera English, Al-Akhbar English, CounterPunch, Middle East Monitor, Fair Observer et ailleurs. Il travaille actuellement sur son premier livre, une brève histoire de la résistance non violente en Palestine. Suivez-le sur Twitter : P_strickland_
Source : Truthout, Patrick O. Strickland, TomDispatch, 26-01-2026
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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