Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

 

Dans la confrontation actuelle entre Russie et Occident sur la crise ukrainienne, l’image de la guerre froide vient inévitablement à l’esprit et les médias en sont évidemment friands. Or, contrairement à ce qu’ils laissent sous-entendre, ce n’est pas la Russie qui cherche le retour d’un rideau de fer mais bel et bien les États-Unis. Un rideau de fer séparant anciennes puissances et pays émergents, monde d’avant et monde d’après, débiteurs et créditeurs. Et ce dans l’espoir un peu fou de préserver l’American way of life et l’influence des États-Unis sur « leur » camp à défaut de pouvoir l’imposer sur le monde entier. En d’autres termes, sombrer avec le plus de compagnons possible pour avoir l’impression de ne pas sombrer.

Pour les États-Unis, c’est en effet l’enjeu actuel : entraîner avec eux tout le camp occidental pour pouvoir continuer à dominer et à commercer avec suffisamment de pays. On assiste ainsi à une formidable opération de retournement d’opinions et de leaders en Europe afin d’assurer des gouvernants dociles et compréhensifs vis-à-vis du patron américain, soutenue par une blitzkrieg pour les lier définitivement avec le TTIP et pour les couper de ce qui pourrait être leur planche de salut, à savoir les BRICS, leurs immenses marchés, leurs dynamiques d’avenir, leur lien avec les pays en voie de développement, etc. Nous analysons tous ces aspects dans ce numéro du GEAB, ainsi que l’utilisation subtile de la crainte d’une déflation pour convaincre les Européens d’adopter les méthodes US.

À la lumière de la dangerosité extrême des méthodes employées par les États-Unis, il va sans dire que quitter le navire US ne serait pas un acte de trahison de la part de l’Europe, mais bien une avancée majeure pour le monde comme nous l’avons déjà longuement analysé dans de précédents numéros du GEAB (1). Malheureusement les dirigeants européens les plus raisonnables sont complètement paralysés et la meilleure stratégie qu’ils soient encore capables de mettre en œuvre actuellement, dans le meilleur des cas, semble être une simple temporisation (2), certes utile et bienvenue mais guère suffisante…

Plan de l’article complet : (15 avril 2014)

1. BAS LES MASQUES

2. VITE UN TTIP

3. UNE ABERRATION ÉCONOMIQUE

4. INSTILLER LA PEUR DE LA DÉFLATION EN EUROPE, LA SECONDE ARME US

5. DÉBITEURS CONTRE CRÉDITEURS, LE MONDE COUPÉ EN DEUX

Nous présentons dans ce communiqué public des extraits des parties 1 et 2.

BAS LES MASQUES

À l’heure d’internet et des affaires de type « -leaks », garder un secret est devenu difficile pour les agents secrets et pour les pays aux mains sales. Outre les révélations de Snowden ou de Wikileaks, on a encore appris récemment que les États-Unis étaient derrière un réseau social à Cuba visant à déstabiliser le pouvoir en place (3). Ou on a pu visionner cette vidéo fuitée opportunément sur Youtube (4) montrant les Américains à la manœuvre derrière le coup d’État en Ukraine. Ou encore, il semblerait qu’ils ne soient pas innocents dans la déstabilisation actuelle d’Erdoğan en Turquie (5), pays dont nous détaillerons la situation dans le prochain GEAB (6)… Les masques tombent… sur des évidences certes, mais que plus personne ne peut ignorer.

Mais les États-Unis ne se contentent plus des pays en développement ou des républiques bananières… En Europe, ils parviennent également à retourner les dirigeants les uns après les autres, afin qu’ils suivent les intérêts américains docilement. Ce n’est plus « Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l’Amérique » comme le déclarait Charles Wilson (ex-PDG de GM) en 1953, mais « Ce qui est bon pour les États-Unis est bon pour l’Europe ». Ils avaient déjà le soutien de Cameron, Rajoy, Barroso, Ashton… Ils ont réussi à obtenir celui de la Pologne de Donald Tusk alors que celui-ci était fortement réfractaire en début de mandat (7), celui de l’Italie grâce au coup d’État opportun de Renzi (8), et de la France de Hollande/Valls grâce en particulier au remaniement ministériel et un premier ministre peu suspect d’antiaméricanisme. Contrairement au début de son mandat où il jouait la carte de l’indépendance, sur le Mali ou sur d’autres fronts, François Hollande semble maintenant complètement soumis aux États-Unis. Quelles pressions a-t-il subies ? L’Allemagne, quant à elle, résiste encore un peu mais pour combien de temps (9) ? Nous approfondissons cette réflexion à la partie Télescope.

L’Europe est ainsi entraînée vers l’intérêt US qui n’est pas le sien, ni en termes de politique, ni de géopolitique, ni de commerce comme nous le verrons. Alors que les BRICS ont choisi une voie opposée et cherchent à se dégager à tout prix de l’influence désormais profondément néfaste des États-Unis, l’Europe est pour l’instant le dindon de la farce. En témoigne par exemple l’achat par la Belgique de 130 milliards de dollars de bons du Trésor américain en trois mois d’octobre 2013 à janvier 2014 (dernière donnée disponible (10)), soit un rythme annuel supérieur à son PIB (11)… Ce n’est certainement pas la Belgique elle-même qui est responsable de cette aberration, mais bien sûr Bruxelles, c’est-à-dire l’UE en tant que petit soldat US.

Politiquement l’Europe est donc étouffée par les États-Unis qui peuvent s’en donner à cœur joie en l’absence de tout leadership. Et le moyen de sceller définitivement cette mainmise américaine sur l’Europe s’appelle TTIP…

VITE UN TTIP

Nous l’avons déjà amplement documenté : contrairement aux discours triomphants de la « reprise » reposant sur les prix immobiliers qui remontent et la bourse qui est au plus haut, l’économie réelle US est aux abois. Le taux de privation alimentaire est plus élevé qu’en Grèce.

Pourcentage de la population qui ne peut se permettre suffisamment de nourriture

À droite, pourcentage de la population qui ne peut se permettre suffisamment de nourriture, par pays (à gauche, évolution 2007-2012). Source : Bloomberg / OCDE.

Les magasins, même bon marché, mettent la clé sous la porte faute de clients (12). Les demandes d’emprunt immobilier sont au plus bas, ce qui augure mal de la suite et présage un retournement imminent comme nous l’avons anticipé au GEAB n°81.

[…]

Mais, comme nous l’avons déjà dit, là n’est pas l’essentiel. L’enjeu majeur du TTIP, c’est la préservation du dollar dans les échanges commerciaux et le maintien de l’Europe dans le giron US afin d’éviter que ne se constitue un bloc Euro-BRICS capable de faire contrepoids aux États-Unis.

Ainsi la crise ukrainienne, sous le prétexte de l’agressivité russe et de l’approvisionnement gazier, est un bon moyen, dans la panique, d’imposer l’agenda des États-Unis et des lobbies face à des dirigeants européens trop faibles pour agir. Ce qui n’était pas prévu, c’est que l’intérêt de ces lobbies ne va pas forcément dans le sens qu’on croit…

[…]

———-
Notes :

1 Et comme la Chine, en particulier, lui enjoint de faire via ses accords de swap par exemple.

2 En attendant les élections européennes, notamment.

3 Source : The Guardian, 03/04/2014.

4 Source : Reuters, 06/02/2014.

5 Suite à l’utilisation par les États-Unis des réseaux sociaux à Cuba comme mentionné précédemment, pas étonnant qu’Erdoğan ait décidé de couper Twitter en Turquie. Par ailleurs, le Turc Fethullah Gülen, instigateur du mouvement Gülen s’opposant au gouvernement Erdoğan, réside… aux États-Unis. Sources : Aljazeera (13/03/2014), Wikipédia.

6 Petite parenthèse : notre équipe ne peut s’empêcher de penser que si De Gaulle, si admiré en France, gouvernait aujourd’hui, il serait lui aussi considéré comme un autocrate à renverser, à l’instar d’Erdoğan ou Poutine… Diriger efficacement dans l’intérêt de son pays semble maintenant considéré comme incompatible avec la démocratie sous sa forme actuelle, qui se doit d’être faible…

7 Source : Wikipédia. Donald Tusk est maintenant un fervent supporteur du gaz de schiste en Pologne et s’élève contre la Russie. Sources : Wall Street Journal (11/03/2014), DnaIndia (05/04/2014).

8 Lire aussi RT, 01/04/2014.

9 Source : EUObserver, 10/04/2014.

10 Source : US Treasury.

11 Son excédent commercial d’environ 1% du PIB aura du mal à expliquer cette capacité d’achat à lui tout seul…

12 Voir par exemple ABCNews, 10/04/2014.


Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

17 réponses à [Reprise] GEAB N°84 : L’Europe entraînée dans une division du monde entre débiteurs et créditeurs : les solutions désespérées des États-Unis pour ne pas sombrer seuls

  1. BA Le 06 mai 2014 à 07h26
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    A gauche, Pierre Mendes-France était contre le traité de Rome en 1957.

    A droite, Charles de Gaulle était contre le traité de Rome en 1957.

    Charles de Gaulle avait déjà annoncé la réalité de la construction européenne dès les années 1950 et les années 1960.

    Le 23 juillet 1964, Charles de Gaulle attaque les partisans de la construction européenne.

    Dans ce discours, Charles de Gaulle avait déjà prévu qu’une “Organisation Européenne” serait automatiquement rattachée au leadership des Etats-Unis :

    « On a donc vu nombre d’esprits, souvent d’ailleurs valables et sincères, préconiser pour l’Europe, non point une politique indépendante, qu’en vérité ils n’imaginent pas, mais une organisation inapte à en avoir une, rattachée dans ce domaine, comme dans celui de la défense et celui de l’économie, à un système atlantique, c’est-à-dire américain, et subordonnée, par conséquent, à ce que les Etats-Unis appellent leur « leadership ».

    (Charles de Gaulle, “Discours et messages”, édition Plon, tome 4, page 228)

    De même, dans le discours du 27 avril 1965, Charles de Gaulle attaque les partisans de la construction européenne.

    Charles de Gaulle avait déjà prévu qu’une “Organisation Européenne” serait automatiquement subordonnée aux Etats-Unis :

    « Les mêmes, dans la même intention, entendaient que notre pays, au lieu qu’il participât, ainsi qu’il est naturel, à une coopération organisée des nations libres de l’Ancien continent, fût littéralement dissous dans une Europe dite intégrée et qui, faute des ressorts que sont la souveraineté des peuples et la responsabilité des Etats, serait automatiquement subordonnée au protecteur d’outre-Océan. Ainsi, resterait-il, sans doute, des ouvriers, des paysans, des ingénieurs, des professeurs, des fonctionnaires, des députés, des ministres, français. Mais il n’y aurait plus la France. Eh bien ! le fait capital de ces sept dernières années c’est que nous avons résisté aux sirènes de l’abandon et choisi l’indépendance. »

    (page 355)

    Mais ça, c’était il y a 50 ans.

    Le LEAP2020 vient juste de s’en rendre compte, 50 ans après !

    Ce que Charles de Gaulle, les gaullistes, les réalistes, les souverainistes voient depuis 50 ans, le LEAP2020 commence juste à le voir, 50 ans après !

    Le LEAP2020 voit le monde réel avec 50 ans de retard !


  2. Lamarck Le 06 mai 2014 à 07h50
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    Je ne vois pas bien dans la raisonnement du GEAB, leur théorie d’un rideau de fer entre les BRICS et le monde occidentale. L’économie de la Chine et des USA étant étroitement inter-dépendantes. Si quelqu’un a compris , je suis intéressé


    • LBBSSO Le 06 mai 2014 à 10h06
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      Bonjour,
      l’évolution depuis quelques années est nette . Pour être rapide:
      -dans les années 90 les USA font de la Chine l’atelier de leurs multinationales. Dans le même temps la Chine achète des obligations américaine et finance leurs déficits. C’est la chinamérica.
      -les gouvernants écrivent noir sur blanc dans leur Plan en 2006 que leur stratégie dorénavant est dans l’innovation ,les technologies, la recherche….Les américains comprennent alors clairement que les chinois veulent s’émanciper.
      -concrètement: accords monétaires bilatéraux pour contourner le dollar, mise en place de plateformes financières, concurrence sur les matières premières ,hausse des dépenses d’armement, constitution de groupes nationaux puissants avant ouverture des frontières(ex :technologies internet),….
      Enfin ce n’est pas parce que des pays sont imbriqués commercialement qu’ils ne finissent pas par se combattre. C’est ce que nous a montré la première guerre ,et que nous ne racontent pas les documentaires télévisés sur cette période.
      Hasard ?
      Bonne journée


      • neuroneo Le 06 mai 2014 à 13h18
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        oui les US croyaient d’abord que la Chine leur ouvrirait leur marché et sont obligé de constater que la Chine réserve son marché intérieur aux Chinois. D’où le revirement.


  3. Omar Le 06 mai 2014 à 08h25
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    Bonjour Olivier.

    Je viens de vous voir et vous entendre sur une vidéo. Juste un point : un État n’entre pas en faillite s’il ne paye pas ses dettes. Du moins c’est ce que j’ai appris en cours de macro lorsqu’on faisait la comparaison entre le régime économique des ménages, des entreprises et des États…

    Cordialement.


    • step Le 06 mai 2014 à 11h14
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      c’est sémantique mais essentiel. Une faillite d’état et l’activité continue, les enfants vont à l’école et l’électricité va dans les maisons, les gendarmes assurent la sécurité publique, le droit continue d’être dit. Une entreprise qui fait faillite arrête ses activités, un état les continue, sinon ce sera très vite le chaos. Il n’y a que les néo-lib les plus fanatiques qui devant la nature non commerciale (et donc incompréhensible pour eux) d’un état souhaitent le chaos afin que le monde s’adapte à leur pensée.


      • JB Le 06 mai 2014 à 17h45
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        Faillite pour une société ne signifie pas forcement cessation d’activité.
        De même “faillite” d’un état et l’activité ne continue pas comme avant.( cf Grèce par ex)


      • Christophe Vieren Le 06 mai 2014 à 18h16
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        Tout à fait, la nuance est loin d’être sémantique. Le défaut (de paiement d’un Etat) serait même plutôt le contraire de “faillite” : une entreprise ou un ménage qui fait faillite est dépouillé des biens qu’il lui reste. Il n’a pas le choix. Un état (trop endetté (c’est à dire tous les plus importants) qui décide de ne pas faire défaut, est un état qui décide de rembourser en soldant ses biens solvables : entreprises publiques, patrimoines, infrastructures (les autoroutes c’est déjà fait ou presque), . . . et qui à la fin finit par faire défaut (comment peut-on imaginer rembourser ainsi 100% du PIB ?).
        Alors pourquoi ne fait-on pas défaut : pour la même raison que l’on ne s’attaque pas aux dettes écologiques sur lesquelles il sera pourtant IM-POS-SI-BLE de faire défaut et nous mèneront, pour le coup, à la vraie faillite. On ne s’y attaque pas car cela réduirait – sur le court terme (= un quinquennat) – notre “pouvoir d’achat” (oui le bio c’est plus cher, oui les énergies renouvelabled c’est plus cher, oui les transports en commun c’est pas pratique, oui, une (petite) maison isolée avec mitoyenneté c’est moins bien qu’un (grand) pavillon, même si c’est une passoire thermique, …. ).

        Et quelle est donc cette raison : faire défaut c’est induire de brutales turbulences avant retour au calme. Quel parti politique oserait faire cela sans la pression de la rue (comme en Argentine) ? Car le parti qui le fera n’accédera plus aux manettes tant que le retour au calme, qui peut prendre une décennie ou plus, ne sera pas réalisé. Le(s) successeur(s) qui devront gérer le défaut auront beau jeu de dire : c’est pas notre faute mais c’est la faute au gouvernement précédent. Un peu comme Hollande dit : c’est la faute à Sarko si notre dette à considérablement augmentée, s’exonérant ainsi de s’attaquer à la finance, une des causes réelles du soudain plongeon.


        • Surya Le 06 mai 2014 à 18h38
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          La procédure de faillite (liquidation / réalisation des actifs) d’un Etat c’est la guerre.


        • olivier69: Le 06 mai 2014 à 19h09
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          Bonjour Christophe,
          Au passage, vous demandez une urbanisation encore plus marquée ? Avec ses dérives et ses problèmes sociaux (par exemple : la promiscuité) !
          Si vous trouvez que les villes sont un espoir pour l’environnement, alors vous faites “fausse route”. Les dettes écologiques sont en partie, justement, le résultat de l’urbanisation. C’est une conception de la société : concentration des richesses et des hommes !
          Comment voulez-vous être proche de l’environnement (la nature) en étant aussi loin de celui-ci (la ville) ? Faudrait que l’on m’explique (l’environnement : ami ou ennemi ? et donc la place de l’homme)…..
          ps : c’est sémantique notamment par rapport au complément du nom : publique (d’état) ou privé (d’entreprises, de ménages).
          Par conséquent, Institutionnelle et forcément essentielle.
          Ccl : “sémantique” par rapport à la conception du commerce et à la définition de l’échange.
          ps : La ville ou le pays ?
          Cdlt


  4. ANNA Le 06 mai 2014 à 10h12
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    La Moldavie ! (un pays -confetti)
    Le 5 mai !
    Le ruban de St Georges GIGANTESQUE ! (soutien pour la Russie) !

    Personne n’en parle en Europe !

    http://glav.su/files/messages/2014/05/06/2320348_7452816d54be817dee4d90714059b9d1.jpg

    http://www.youtube.com/watch?v=yXJ0io4PzP4 lien


  5. FDS Le 06 mai 2014 à 13h57
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    Comment introduire le ver dans la pomme ?

    En démontrant que l’accumulation de richesse n’est pas dû au mérite, à l’effort, au seul travail pour faire court.

    Ce faisant, “le ver dévore la pomme néo-conservatrice”, dont c’est justement l’argument principal !!!!!!!!

    Voir les liens suivants :

    1 > http://www.nytimes.com/2014/04/25/opinion/krugman-the-piketty-panic.html

    “No, what’s really new about “Capital” is the way it demolishes that most cherished of conservative myths, the insistence that we’re living in a meritocracy in which great wealth is earned and deserved.”

    “No, la auténtica novedad de El capital es la manera en que echa por tierra el más preciado de los mitos conservadores: el empeño en que vivimos en una meritocracia en la que las grandes fortunas se ganan y son merecidas.”

    2 > http://krugman.blogs.nytimes.com/2014/03/14/notes-on-piketty-wonkish/?_php=true&_type=blogs&_r=0

    Comme il fallait s’y attendre, la réponse “des néo-cons” la voilà :

    3 > http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0203478649466-apres-la-pikettymania-ce-qui-restera-du-livre-de-piketty-668951.php


  6. samuel Le 06 mai 2014 à 19h46
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    Un peu hors sujet, mais quand je vois la dizaine de vue d’Olivier Passet sur Xerfi Canal (et qui plafonne en général à une centaine de vue) et les quelques milliers de vues de Jean-Michel Naulot : “Crise de l’euro – Quelles solutions ?, j’ai besoin d’en faire la promotion.
    Cela n’enlève rien aux problèmes géopolitiques actuels, mais j’aurai l’impression qu’à une plus petite échèle le monde tourne plus rond.


  7. VladimirK Le 07 mai 2014 à 05h33
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    Même en lisant cet article, il y a une chose que je ne comprends toujours pas :

    Les gouvernements européens ont tous des conseillers, des services de renseignement, donc tout ce plan foireux que nous prépare l’administration Obama, ils ne peuvent être qu’au courant. Ce qu’il se passe en Ukraine, si nous voyons les vidéos, ils les voient aussi….

    Quel intérêt ont les gouvernements Européens à se laisser faire ainsi ?

    Ont-ils peur des États-Unis ? Mais pourquoi ? Il suffit de regarder Zone Interdite sur M6 pour voir que le pays va mal… bon Ok, Zone Interdite, ce n’est pas vraiment une référence… plus sérieusement, il suffit de faire un tour aux États-Unis pour comprendre. Même des endroits réputés chics comme Honolulu ou Palo Alto (Silicon Valley) sont ravagés par la pauvreté et/ou la précarité.

    Que se passe-t-il dans la tête de nos politiques ? Ont-ils des intérêts personnels que nous ne connaissons pas ?


  8. Corbaz Pierre Le 07 mai 2014 à 19h28
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    Les intérêts me semblent économiques. Vous avez raison, nos gouvernements n’ignorent rien, mais rampent devant les EU. Regardez le président français. Il en a même trop fait, à tel point qu’il a été la risée d’Obama. Et lors de son voyage en Israël. L’avez-vous entendu dire que s’il devait chanter, ce serait un chant d’amour pour Israël. Du grand n’importe quoi. Un chant d’amour pour un pays qui ne connaît que le fric!


  9. BA Le 09 mai 2014 à 06h23
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    Le peuple français est en train de basculer.

    Malgré la propagande des médias français, le peuple commence à comprendre que la construction européenne n’est pas du tout ce qu’on lui raconte.

    Les sondages de mai 2014 sont très intéressants : l’opinion publique est en train de se retourner.

    Le vent tourne.

    Jeudi 8 mai 2014 :

    Seuls 51% des Français favorables à l’appartenance à l’Union européenne.

    http://www.leparisien.fr/elections-europeennes/seuls-51-des-francais-sont-favorables-a-l-appartenance-a-l-union-europeenne-08-05-2014-3825761.php


  10. P.Lacroix Le 09 mai 2014 à 14h22
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    Déjà en 1992, Maastricht n’ a été adopté qu’ à un peu plus de 50 % par la France. On a fait revoter les Hollandais qui avaient voté non, eux, à un peu plus de 50 %!


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