18 juin 2014 – L’Irak a-t-elle fait oublier l’Ukraine ? Ou, question posée autrement, de façon plus appuyée : la crise irakienne est-elle survenue à point pour faire oublier la crise ukrainienne ? On a fort peu lu ni entendu d’explications bien informées sur une sorte de “stratégie de crises” comme il est coutume d’envisager parfois. C’est un exercice dialectique qui ne déplaît pas d’habitude aux mêmes esprits qui échafaudent les scénarios explicatifs des divers Grands Jeux et “complots” manipulateurs (en général du chef des USA) expliquant tel ou tel événement inattendu. On n’a guère entendu ni lu, par exemple, d’hypothèses concernant la corrélation possible entre la crise irakienne et la crise ukrainienne, notamment du point de vue de la communication ; puisque certains en sont à dire que l’offensive d’ISIS en Irak a été manipulée par les mains obscures et expertes qu’on sait, pourquoi ne pas pousser l’hypothèse et avancer que la crise irakienne vient à point pour détourner l’attention de l’Ukraine alors que la bande de Kiev poursuit son entreprise de liquidation (de tentative de liquidation) de la révolte du Donbass ? Ainsi les belles âmes humanitaires du bloc BAO n’auraient-elles pas quelque vague remord à détourner le regard des bombardements divers des villes et villages de la zone, puisque la crise irakienne force à ce détournement, le rend presque nécessaire et le justifie parfaitement.

… Mais l’hypothèse est absurde, parce que “les belles âmes humanitaires” n’éprouvent aucun “vague remord”, ignorant parfaitement ce qu’il faut ignorer en Ukraine et s’en tenant à la narrative de l’“agression russe” assaisonnée du mutisme le plus complet pour ce qui concerne la situation en Ukraine russophone, et notamment la campagne de terreur des force “contre-terroristes” de Kiev. Aussi nous abstiendrons-nous à ce point de quelque hypothèse que ce soit, pour en venir au constat qu’il est difficile, à cause des événements eux-mêmes et de la tournure qu’ils prennent, de ne pas envisager une situation où ces deux crises se trouveraient à leur paroxysme en même temps, – et, dans ce cas, que fait-on, que se passe-t-il ?

Cette proximité chronologique de paroxysme est-elle possible ? Il semble bien que oui. En effet, les deux crises, qui ont déjà connu un paroxysme initial qui caractérise toute crise normalement constituée, semblent dans une situation qui pourrait mener à un second paroxysme, éventuellement en parallèle, la crise irakienne rattrapant à grands pas le temps perdu. (On se trouve là devant le caractère exceptionnel des “crises” dans ce temps crisique, où le Système fait partout feu de toute sa surpuissance et où les arrangements métahistoriques influent directement sur les événements. Les “crises” ne se résument plus à un paroxysme suivi d’un apaisement et de leur résolution, dans un sens ou l’autre, mais bien à des crises qui se transforment très rapidement, après leur “paroxysme initial”, en une situation chronique où d’autres paroxysmes se manifestent, tout cela dans le cadre de ce que nous nommons infrastructure crisique.)

• D’une part, on connaît la situation en Irak, qui peut être résumée selon le constat que le premier choc de l’invasion d’ISIS (paroxysme initial) a établi une situation de crise mais n’a pas résolu cette crise. Le régime Maliki ne s’est pas effondré, la débandade de l’armée irakienne a été contenue, une situation d’un certain équilibre se rétablit et l’affrontement se met en place. Au contraire, Maliki, loin d’accepter la défensive sinon la contrition et éventuellement les conseils nécessairement éclairés de Washington, choisit la résistance agressive, dans tous les cas au niveau de la communication et, espère-t-il, sur le terrain avec une mobilisation générale des ressources guerrières annexes de la population chiite (milices, “armées” spécifiques, etc.). Maliki réagit dans un mouvement d’humeur, sinon de révolte, aux “conseils nécessairement éclairés de Washington”, comme le rapporte ZeroHedge.com le 17 juin 2014 :

«Shortly after the US revealed that, in addition to aircraft carriers and amphibious assault ships it was also sending a few hundred “special forces” on the ground in Iraq, contrary to what Obama had stated previously, Washington made quite clear it wants Prime Minister Nuri al-Maliki to embrace Sunni politicians as a condition of U.S. support to fight a lightning advance by forces from the Islamic State of Iraq and the Levant. Then something unexpected happened: Iraq’s Shi’ite rulers defied Western calls on Tuesday to reach out to Sunnis to defuse the uprising in the north of the country, declaring a boycott of Iraq’s main Sunni political bloc and accusing Sunni power Saudi Arabia of promoting “genocide.” In fact, as Reuters reported moments ago, the Shi’ite prime minister has moved in the opposite direction of Obama’s demands, announcing a crackdown on politicians and officers he considers “traitors” and lashing out at neighbouring Sunni countries for stoking militancy.»

Outre l’attitude de Maliki vis-à-vis de BHO, ce qui est intéressant, dans cette situation c’est l’accusation du même Maliki contre l’Arabie. Cela pourrait signifier que l’Irakien cherche à impliquer l’Arabie en exposant au grand jour son “Grand Jeu” déstabilisateur développé depuis 2-3 ans, notamment en Syrie et depuis bien plus longtemps, derrière tous les groupes terroristes. L’ironie de la chose est bien que cette circonstance se produit au moment où l’Arabie, après la liquidation en douceur de Prince Bandar qui a officiellement perdu en avril son poste de maître déstabilisateur à la tête des SR, semble tentée de changer de stratégie pour une position plus défensive et plus conciliante, et alors l’agressivité de l’Irak à son encontre ne facilite pas ses affaires. Cette tension à la fois extrême et confuse sur cet axe Bagdad-Ryad ne facilite pas la tâche des washingtoniens, qui est de décider quelque chose, alors que l’offensive d’ISIS a divisé d’une façon extraordinaire le camp interventionniste, – avec le symbole effectivement extraordinaire des sénateurs-siamois Graham et McCain s’opposant, pour et contre une coopération USA-Iran contre ISIS dans la crise irakienne. On voit de quel côté, aujourd’hui, se trouvent la confusion, l’indécision, la paralysie, alors que l’Iran est partout sollicité par le bloc BAO pour tenir le rôle qu’il entend naturellement jouer, de protecteur du régime Maliki contre l’ISIS et la révolte sunnite. Washington-Système envoie un porte-avions dans le Golfe, – c’est peu pour une crise de cette puissance mais il n’en a guère plus à disposition, – et barbote dans l’impuissance et dans les querelles internes du pouvoir américaniste.

• En même temps, il apparaît possible que la crise ukrainienne se dirige rapidement, elle aussi, vers un nouveau paroxysme. La tension entre l’Ukraine et la Russie a progressé à pas de géant ces derniers jours. Pêle-mêle, on citera la poursuite de la campagne dite-“anti-terroriste” en Ukraine russophone ; l’interruption de livraison de gaz russe à l’Ukraine ; l’attaque contre l’ambassade russe à Kiev, avec l’étrange performance du ministre des affaires étrangères ukrainien au milieu de la foule ; la mort de deux journalistes russes en Ukraine russophone, au cours d’une attaque d’éléments ukrainiens dont on peut croire que l’opinion publique russe jugera qu’elle était préméditée…

L’opinion publique russe, justement… Dans ce pays souvent présenté, dans les salons parisiens où l’on cultive la parabole surréaliste, comme étant avec Poutine dans un régime de dictature à l’égal de celle de Staline, il se trouve que cela compte, l’opinion publique, comme dans une vulgaire démocratie occidentale, et peut-être plus encore. Effectivement, nous avons toujours pensé que l’un des grands problèmes de Poutine, dans sa tactique de containment face aux pressions et aux provocations ukrainiennes, ce serait l’impatience de l’opinion publique. L’une des grandes réussites de Poutine dans cette crise, le rassemblement patriotique autour de lui, peut s’avérer être la pression décisive qui le forcerait à changer sa politique. C’est notamment l’appréciation du Saker, de The Vineyard of the Saker, qui juge, le 17 juin 2014, que Poutine ne pourra plus, très, très rapidement, écarter l’option de l’intervention…

«…Second, the level of outrage in Russia over the apparent Russian non-action in the face of what has now clearly become a systematic terror campaign against the people of Novorossia is immense. If Putin does not take action very soon he will face a very serious challenge from many sectors of Russian society including the media, the Duma and even his own party “United Russia”. My personal opinion is that this “wait and see” game was probably aimed at deliberately getting the Russian public opinion in a state of rage similar to the one which preceded the 2nd Chechen war but if that is so, then now the Russian society has reached boiling point and that if Putin does not act very soon a political explosion will take place in Russia. Every day now I see already “not so veiled at all” criticisms and expressions of disbelief at the Kremlin’s “shameful passivity”, and I am not talking about some small extremist party websites, but of the most watched and best known TV news and talkshows of mainstream Russian TV. Reporters which used to be very pro-Putin are now clearly and openly expressing frustration maybe not at Putin personally (yet), but at “Moscow”. But the writing is on the wall for Putin now. Furthermore, representatives of Novorussian authorities are now spending their time in Moscow going from one talk-show to another and making truly dramatic pleas for help. In other words, Putin is days away from what will become his political suicide unless he takes action. I would say that things have become so bad that even if the Novorossian Defense Forces have what it takes to keep the neo-Nazi death-squads mostly in check (and I believe that they do), the humanitarian situation is so bad (over 110.000 refugees already) that the pressure to have Russia intervene will continue to grow regardless of the military equation.»

On sait que la thèse la plus courante de la situation ukrainienne hors des narrative et de la presse-Système, c’est celle de la pression et de la manipulation US de la direction ukrainienne pour provoquer à toute force une intervention russe en Ukraine russophone, de façon à pouvoir mettre la Russie en accusation, éventuellement aggraver la situation en Russie même, etc., avec au bout du compte l’habituelle perspective du regime change. (…Et plus encore, avec le mot de l’ancien chef du renseignement russe, Leonid Chebarchine, selon lequel «l’Ouest ne veut qu’une seule chose de la Russie : que la Russie n’existe plus.»). D’une certaine façon, on pourrait dire que la crise en Irak facilite, en en détournant l’attention, la mission du pouvoir de Kiev, pour ce qui regarde la campagne “anti-terroriste”. (Quoique l’on peut discuter ce jugement du simple fait que, dans tous les cas, même lorsque l’attention était fixée sur l’Ukraine, l’aveuglement volontaire du bloc BAO sur les événements en Ukraine russophone faisait fort bien l’affaire…) Bien évidemment, si la pression interne pousse Poutine à l’intervention, – sous la forme d’un “corridor humanitaire” en Ukraine orientale, par exemple, – l’argument se retourne et c’est la Russie qui profite du détournement d’attention.

De toutes les façons, la pression de la crise irakienne est si énorme qu’on voit mal comment un nouveau paroxysme ukrainien (intervention russe) pourrait ramener la concentration des moyens de guerre de la communication, et d’autres styles de guerre plus ou moins “douce”, contre la Russie. On peut même imaginer que certains acteurs des deux crises, surtout dans le camp anti-US, ou antiSystème si l’on veut, peuvent être amenés à jouer de cette “concurrence” des tensions. Dans tous les cas, on découvre alors des possibilités extraordinaires de contradictions antagonistes lorsqu’on considère les positions respectives et relatives des uns et des autres : ici, les USA dans une position aventuriste de provocation directe de la Russie à l’aide d’une direction ukrainienne complètement faussaire ; là, les USA dans la position de quémander une aide de l’Iran, éventuellement de la Syrie, pour soutenir un régime qu’ils critiquent contre des groupes terroristes qu’ils ont eux-mêmes financés, – tout cela, alors qu’on sait les liens unissant la Russie d’une part, la Syrie, l’Irak et l’Iran de l’autre. Qu’on imagine également les “concurrences” de priorité à Washington, où déjà l’idée de “coopérer” avec l’Iran divise le War Party en son cœur même … Tout cela, alors que les moyens militaires de pression des USA, voire pour un affrontement, sont notablement amenuisés.

(Comme on l’a rappelé plus haut, on a beaucoup annoncé, comme pour signaler la puissance US, le déploiement dans le Golfe du USS George H.W. Bush, le bien-nommé et le plus récent [CVN-77] des grands porte-avions d’attaque de l’US Navy. Ce déploiement signale au contraire l’extraordinaire faiblesse de l’US Navy par rapport à ses missions et à ses structures historiques depuis 1945, puisque cette unité est le seul porte-avions US pour toute la zone Méditerranée-Océan Indien, au lieu des 2-4 présents jusqu’à ces dernières années selon les crises en cours ou non. [Voir le déploiement des porte-avions US restant en service sur ZeroHedge.com, le 13 juin 2014.] On découvre à cette occasion que les USA n’ont plus d’unité centrale de contrôle et de projection de force déployée en permanence dans le Golfe comme ce fut le cas depuis 9/11 jusque fin 2013 et les premiers effets de la séquestration.)

Connexion des paroxysmes

Toute réflexion stratégique sensée inscrit parmi ses grands principes le précepte de ne pas ouvrir de second front lorsqu’on est déjà suffisamment occupé avec un premier. Mais comme nous soupçonnons les USA de beaucoup moins planifier et manigancer tous les événements du monde à la façon que nous annoncent les analystes du complot, nous ne jugerons pas que les USA sont en l’occurrence coupables de déroger à cette règle essentielle du second front. Pour nous, la crise ukrainienne reste, dans sa mécanique, dans son déclenchement, dans son “exploitation”, le travail de centres de pouvoir et d’individualités (Nuland & Co) hors de toute coordination et planification centralisées ; idem pour la crise irakienne, qui est le produit d’un monstre de plus accouché par les USA-Système (ISIS et sa nébuleuse diverse), et dont on a évidemment complètement perdu le contrôle. Voilà à quoi se résume “leurs plans” divers et, par conséquent, le “second front” n’est pas de leur propos. Il n’empêche que si les deux crises parviennent, comme on en fait l’hypothèse, à un paroxysme parallèle et chronologiquement aligné, les conséquences deviennent absolument imprévisibles et hors de tout contrôle. (Et nous parlons, notamment et principalement, d’abord des conséquences à Washington même.)

Dans les deux crises, la faiblesse des USA, principaux instigateurs inconscients des causes et des conséquences, sinon de l’acte lui-même, tient en ce qui sembla jusqu’alors faire leur force. Dans des crises qui impliquent des acteurs régionaux, qui ont pour la plupart leurs destins engagés, ils figurent comme un acteurs global, désengagé quant à l’essentiel de leur destin voire de leur ontologie ; c’était jusqu’alors leur puissance apparente, puisqu’ils semblaient ne pas risquer trop dans chaque crise ainsi déclenchée, mais c’est désormais leur faiblesse parce que, à cause de la dissolution interne de leur puissance, jusqu’à la comptabilité de la quincaillerie (les porte-avions), les USA apparaissent comme un acteur global qui a perdu sa capacité globale d’intervention, comme un usurpateur dépassé par le poids de ses usurpations. S’il n’y avait qu’une seule crise, – l’ukrainienne, pour prendre le cas chronologique dominant, – on pourrait débattre sur leur capacité à donner le change. Mais, dès posé ce cas des deux fronts ouverts en même temps, avec possible rencontre des paroxysmes, les USA se trouvent affaiblis sur les deux fronts, et sans l’irrésistible ardeur que donne le sentiment de lutter pour son propre destin, justement.

Comme on a vu plus haut, nous bannissons de notre analyse toute hypothèse sérieuse, centrale, d’une planification réellement élaborée selon des buts stratégiques sérieux et réalistes, – de la part de tous les acteurs d’ailleurs, y compris des bandits de la clique de Kiev et des allumés de ISIS… (Il est entendu que nous ne pouvons désigner comme un “but stratégique sérieux et réaliste” l’ambition de mettre en place un pseudo-califat djihadiste, non parce qu’il ne peut pas se faire mais parce qu’il ne peut l’être que par l’effet d’une violence nourrie par la surpuissance des dynamiques en cours, donc à considérer comme un accident de la crise générale d’effondrement.) Les seuls acteurs sérieux, la Russie et l’Iran principalement dans chacune des deux crises, ne font que réagir, n’ayant en rien déclenché les crises, parce que leurs diplomaties repoussent par leur nature même le procédé de la crise, parce que leur raison politique a horreur du procédé de la déstructuration et de la dissolution.

Cela nous laisse avec deux crises, et peut-être deux paroxysmes de crise interconnectés en une espèce de super-crise touchant tout le Système, sans manipulateur, sans ordonnateur humain, sans Grand Jeu comme règle du jeu. Nous-mêmes, nous nous en passons bien, sans rien laisser pour autant au hasard. Notre appréciation est métahistorique, comme nous aimons à le répéter, et l’activité métahistorique se manifeste aujourd’hui directement, dans des ensembles d’événements qui interfèrent avec une puissance considérable dans les rangements humains (trop-humains) qui relèvent de plus en plus souvent de la narrative de convenance. Le résultat est que les événements eux-mêmes dévoilent les terribles vérités de situation, et notamment les tromperies d’inversions ; ainsi, en ne cessant de vouloir manifester leur puissance qui n’est plus qu’une narrative, les USA ne cessent de manifester leur impuissance.

Pour nous, il s’agit, dans le chef de ces deux crises et, surtout, de la possibilité d’une conjonction de leurs paroxysmes, d’une de ces grandes conjonctions d’événements déstabilisateurs des dynamiques de surpuissance nées du Système ; et l’on sent évidemment que ces “grandes conjonctions” sont de plus en plus fréquentes à s’esquisser, à se préparer, à s’offrir en opportunité. Dans ce cas, on admettra que l’opportunité est considérable et recèle, si elle se développe jusqu’à l’opérationnalité complète, des effets non moins considérables, et d’abord dans le coeur des terres pseudo-impériales. L’establishment, le War Party dominant, sont déjà dans des positions extrêmement difficiles, à Washington même, un peu comme le sont les USA dans le monde : s’accrochant à l’affirmation de leur toute-puissance, alors qu’il ne leur reste plus que l’impuissance qui se révèle avec la division dans leurs rangs eux-mêmes. Des revers extérieurs, dans l’une ou l’autre crise en cours, dans un enchaînement dont nul ne peut s’assurer du contrôle, auraient un effet direct au cœur même de l’establishment et dans le public, avec la possibilité d’une concrétisation intérieure et institutionnelle presque instantanée lors des élections mid-term de novembre. A cet égard, la défaite d’Eric Cantor (voir le 12 juin 2014) constitue un avertissement extrêmement sérieux, et un signe de la rapidité que peuvent acquérir certaines dynamiques de bouleversement, même au sein des appareils-Système qui semblent les mieux verrouillés.

Dans les deux cas de crise, Washington joue très gros, et cette mise est d’autant plus fragile qu’elle est répétée deux fois, dans les deux crises, dans les mêmes conditions à la fois d’incertitude et d’improvisation. Washington est divisée, incertain, fatigué, contraint au poison psychologique de l’affirmation d’une puissance (la doctrine de l’exceptionnalisme, si l’on veut) qui n’existe certainement plus au niveau où on la proclame, pourtant incapable de vivre, sinon de survivre, sans cette drogue de l’affirmation sans fin de son hybris. La mise a la grandeur et l’importance des voies qui ménageraient une évolution fulgurante vers le cœur de la crise d’effondrement. Ce qui domine aujourd’hui dans la perception de cette énorme surpuissance qui tourne presque à vide, c’est sa fragilité, c’est-à-dire le moyen d’une évolution décisive vers l’autodestruction.

P Grasset

 

87 réponses à [Reprise] Crise sur deux fronts

  1. Chris Le 19 juin 2014 à 16h43
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    Oui excellent papier qui remet en perspective l’actualité mondiale.


  2. Nicolas Le 19 juin 2014 à 16h45
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    La situation s’empire d’heure en heure autour de Donetsk et de Lougansk. D’après Gubarev, si la Russie n’entre pas en guerre, ce sera très bientôt fini.
    On peut s’attendre à un nettoyage ethnique de la région…


  3. luci2/29 Le 19 juin 2014 à 16h47
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    Oui ,très riche et très pertinent.
    En un mot,j’y vois :
    “la Babylone” du “Livre”,la superbe,grande,orgueilleuse…
    et son fracas dans un écroulement tel que décrit.dans cette Bible.


  4. Eructite Le 19 juin 2014 à 16h51
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    Il est à craindre que si la Russie entre en guerre, ça sera également très bientôt fini mais à une tout autre échelle.


    • Nicolas Le 19 juin 2014 à 17h18
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      Je pense que le calcul était que les résistants tiendraient suffisamment longtemps pour que le mécontentement général emporte la junte. Ils seront probablement emportés par le prochain Maïdan, mais dans un an. Et encore, ils peuvent s’en sortir en disant que l’effondrement de leur niveau de vie, qui arrivera au niveau des pays pauvres d’Afrique (on part d’un salaire minimum de 100€ par mois, et leur industrie et leur agriculture vont être anéantis par l’arrêt des commandes industrielles russes et par l’intégration européenne) est entièrement de la faute des Russes. La 5ème chaîne est très très très forte à ce jeu.
      Maintenant, il reste le fait que Parashenka a promis de reprendre la Crimée. L’entrée d’un tank sur le sol criméen serait une déclaration de guerre. Combien de tanks sont entre le mains de psychopathes du secteur droit? Et même si la réponse est 0, après des mois de propagande massive anti-russe, et des promesses de reprendre la Crimée, il est possible qu’une division prenne l’initiative d’attaquer (gonflés par leur succès face à des hommes armés de carabines et de Kalash).


      • OlegM Le 19 juin 2014 à 17h31
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        Depuis l’hiver que je lis dans la presse, réseaux sociaux, etc russes que personne ne veut se battre coté ukrainien, que la junte est condamnée, l’économie va s’effondrer sous peu…. Et pourtant la réalité est toute autre et elle évolue dans le sens opposé. J’attends impatientant quand on commencera à se poser des questions sur la perception de la réalité chez certains.
        Pour la confirmation voir un forum des pro-russes en Ukraine, très connu d’ailleurs: http://forum.for-ua.com/list.php?1
        Euphorie du mois de mars et d’avril est loin derrière. Une partie traite Poutine de traitre et l’autre (le plus souvent de Russie) le justifie en disant que les ukrainiens de l’est ne sont pas assez nombreux à se battre contre la “junte” ce qui signifie qu’ils ne veulent pas d’indépendance. Très instructifs sur l’état d’esprit réel, vraiment.


    • Louis Le 19 juin 2014 à 17h34
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      Pourquoi entrer en guère maintenant? L’UE est en fin de cycle, l’euro ne marche pas, le dollar est branlant.

      Pourquoi Poutine a pris la Crimée? Parce qu’il aimait les Criméens? Non. Parce qu’il avait le droit international pour lui et qu’il y avait un sacré pactole à rafler? Oui.

      Mais le Donbass? Le Donbass n’a pas demandé à être Russe, et puis à part un peu de gaz de schiste …

      La Russie n’est pas une œuvre de charité publique et le temps joue plus en sa faveur qu’en celle du bloc occidental. Poutine pourrait presque suivre le proverbe chinois : “Assieds-toi au bord du fleuve, et bientôt tu verras passer le cadavre de ton ennemi”

      L’Ukraine c’est comme une grosse cuillerée de poison que l’Europe veut à tout prix avaler. Poutine va pas nous en empêcher.


      • Louis Le 19 juin 2014 à 17h48
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        Et j’ajouterai que si il avait bien une seule chose qui pourrait véritablement rassembler l’occident à l’heure actuelle ce serait un ennemi commun. Poutine serait bien bête d’accepter ce rôle, ce serait vraiment le rôle du con.

        Au contraire montrer patte blanche jusqu’à la fin et continuer les appels à l’arrêt des violences est la meilleure attitude possible.


      • Nicolas Le 19 juin 2014 à 17h53
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        “Assieds-toi au bord du fleuve, et bientôt tu verras passer le cadavre de ton ennemi”
        Peut-être, mais d’ici là, sans coup de théâtre, on verra aussi les cadavres de Gubarev, Strelkov, Babaï, Motorola, de la belle rousse de Kramatorsk, de tous ceux de Lougansk, et de très nombreux combats anonymes, et encore plus de civils.


      • canfrarus Le 19 juin 2014 à 19h26
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        Une blague russe qui circule actuellement sur le réseau:
        – Dis, qu’est-ce qui se passe en Ukraine ?
        – l’Ukraine est en guerre contre la Russie.
        – Et alors, comment ça se passe ?
        – l’Ukraine a perdu 2 millions de population civile, la presqu’Île Crimée, quelques hélicos, un avion, deux dizaines de blindés de transport, quelques militaires et deux grandes régions de l’Est sont sur le point de se séparer et se tourner vers la Russie.
        – Et les Russes ?
        – Tu ne vas le croire, mais ils ne sont même pas venus.


      • DOZIER Le 19 juin 2014 à 20h43
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        “La Russie n’est pas une œuvre de charité publique et le temps joue plus en sa faveur qu’en celle du bloc occidental. Poutine pourrait presque suivre le proverbe chinois : “Assieds-toi au bord du fleuve, et bientôt tu verras passer le cadavre de ton ennemi”

        “L’Ukraine c’est comme une grosse cuillerée de poison que l’Europe veut à tout prix avaler. Poutine va pas nous en empêcher.”

        C’est raisonner à courte vue. Si V Poutine laisse faire, dans 3 ans les bases de l’OTAN sont aux portes de la Crimée.

        Le poison est destiné aux européens pas aux américains (remember, fuck the EU)

        Assieds-toi au bord du fleuve et bientôt tu verras passer le cadavre de ton frère, puis de ton père, ect…


    • Ras Le 19 juin 2014 à 18h00
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      Pas besoin de rentrer en guerre contre l’Ukraine.

      Il suffirait de décréter une zone d’exclusion aérienne sur les province séparatiste afin de protéger les populations civiles russophone des bombardements.

      Rien n’empêche d’intervenir ponctuellement contre les troupes au sol, mais juste par opportunité ou en réponse à une provocation.

      Pas un soldat russe en territoire Ukrainien. Ça marche plutôt bien, regardez en Libye.


    • L'architecte Le 19 juin 2014 à 23h07
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      Poutine sert les intérêts de la Russie avant tout autre chose et ne bougera donc pas, fusse au prix du sang des ukrainiens, russophone ou pas.

      Il a déjà beaucoup gagné jusqu’ici et maintenant que le temps joue pour lui il n’a rien d’autre a faire que de jouer le pourrissement d’une situation qui est désormais devenu un problème pour l’Europe.


    • cording Le 20 juin 2014 à 13h03
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      Si la Russie devait entrer en guerre, à son corps défendant, il lui faudrait employer de grands moyens pour faire plier le pouvoir ukrainien dans les plus brefs délais. Ce qui n’est même pas sûr étant donné la pathologie ultranationaliste, et leur russophobie maladive.
      Quand je parle de grands moyens il s’agirait de s’en prendre directement à la source du mal : le pouvoir à Kiev depuis le 22 février. Poutine pourrait y être obligé suite à une provocation grossière des extrémistes ukrainiens comme l’attaque de l’ambassade russe à Kiev et une opinion russe chauffée à blanc par cela. Grands moyens serait une attaque aérienne massive par bombardements suffisants pour détruire le pouvoir ultranationaliste en place à Kiev. Cependant une guerre, on sait toujours comment elle commence jamais comment elle finit. Poutine n’y aurait recours qu’en toute dernière limite, faute de pouvoir faire autrement.
      J’espère que ce scénario-catastrophe n’aura pas lieu!


  5. mescalito22 Le 19 juin 2014 à 17h01
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    Eructite a écrit:
    “Il est à craindre que si la Russie entre en guerre, ça sera également très bientôt fini mais à une tout autre échelle.”
    Ah Bon? Perso, j’ai tendance à faire confiance aux commandants du Donbass, sur le terrain.
    Pas vous?
    Si les russes “bougent”, comme vous dites mon cher monsieur…il se passera quoi d’après vous, et à quelle échelle?
    J’espère que Poutine est entouré de géostratèges d’un autre calibre et que ce n’est pas cette option double zéro que je vais cautionner en réclamant samedi “la paix en Ukraine”?
    Ne rien faire, ce n’est pas “L’art de la guerre” selon Sun-Tzu, c’est un “Munich” inversé!


    • Nicolas Le 19 juin 2014 à 17h24
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      mescalito22, lisez attentivement, c’est Gubarev lui-même qui dit qu’ils ne peuvent plus rien sans une entrée en guerre immédiate de la Russie.
      Il avait écrit un message hier ou avant-hier affirmant qu’il a reçu des tanks, mais il est possible qu’ils ne soient pas en état de fonctionnement ou qu’ils manquent de tankistes.
      L’OUN assiège Donetsk et Lougansk de près.


      • Nicolas Le 19 juin 2014 à 17h39
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        J’ai vérifié, parce que je me suis dit que j’avais peut-être rêvé:
        Visible sur VK, avant-hier soir (l’heure est l’heure française, il me semble, +1 à Donetsk)
        Павел Губарев
        17 июн 2014 в 23:25
        Павел Губарев:
        Помните, я обмолвился о танках. Теперь они у нас есть, и много.
        Traduction:
        “Vous vous souvenez, j’ai mentionné des tanks. Maintenant nous en avons, et beaucoup.”
        Ce qui renforce l’autre info que j’avais lu parlant de 250 tanks venant d’une ou de plusieurs bases militaires de la région, mais qu’ils n’ont pas de tankistes (ou de batteries etc).


        • VladP Le 19 juin 2014 à 20h07
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          Les russes ne veulent pas entrer en guerre précisément, comme le dit OlegM plus haut, parce qu’il n’y a pas assez d’ukrainiens russophones qui se battent contre Kiev.
          J’ai lu que la réflexion est la suivante: Avec les forces armées appuyées par la marine, l’aviation et les missiles, la Russie pourrait balayer l’Ukraine en 24 heures. Le problème n’est pas là, mais c’est APRÈS. Comme, effectivement, IL N’Y A PAS ASSEZ D’UKRAINIENS RUSSOPHONES QUI SE BATTENT CONTRE KIEV, ça laisse penser que la Russie sera obligée en suite d’OCCUPER l’Ukraine MILITAIREMENT, avec son cortège d’attentats, de représailles, d’appareil policier de répression, etc. et une bonne partie de la population serait alors confortée dans l’idée que la Russie est bien l’agresseur. Les EU-USA n’auraient plus grand-chose à faire ensuite pour déstabiliser la Russie CHEZ ELLE.
          Si Odessa était aussi entrée en résistance armée à la suite des crimes de la maison des syndicats, et qu’une grande partie des hommes russophones avait pris les armes et constitué un front uni et puissant avec le Dombass contre Kiev, cela aurait montré une cohésion de l’Ukraine russophone contre les bandits du Pravy Sector et autorisé la Russie à penser qu’en cas d’intervention militaire de sa part, elle n’aurait pas été considérée ensuite comme un agresseur et un occupant par une large partie de la population.
          Et c’est vrai: Même dans le Dombass, il n’y a pas assez d’hommes qui se mobilisent pour combattre. La grande majorité compte les coups, filment, s’indignent, mais ne bougent pas.
          Or, pour valider leur indépendance votée il y a peu, TOUT LE MONDE, et pas seulement quelques milices aurait dû montrer qu’ils étaient prêts à se battre, et le cas échéant à mourir pour cette nouvelle indépendance affirmée. Poser un bulletin de vote dans une urne c’est bien, mais ça ne suffit pas. Quand on brûle des gens, quand on bombarde des hôpitaux pour enfant, qu’on assassine des médecins et des infirmières pour achever des blessés dans les hôpitaux, les responsables de ces crimes ne devraient pas pouvoir rentrer tranquillement chez eux ensuite.
          Si les ukrainiens russophones voulaient une intervention massive de l’armée russe, ils auraient déjà dû montrer un front ferme, uni et décidé, en vertu du principe: Aide-toi d’abord et APRÈS on t’aidera.
          La Russie ne peut donc qu’offrir un abris aux réfugiés, fournir un peu d’aide ici ou là, et c’est à peu près tout.
          Pourtant, les services de renseignements russes publient jusqu’aux noms, aux grades, aux adresses des pilotes des avions qui bombardent les civils au phosphore, mais rien n’y fait! Ils retournent chez eux, retrouvent leurs maisons, et… RIEN! ça veut TOUT dire!


          • cording Le 20 juin 2014 à 13h21
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            Détruire l’actuel pouvoir à Kiev serait décisif pour aider la rébellion des russophones. L’intérêt de la Russie n’est pas de prendre le contrôle total (impossible) ou partiel donc de la seule partie de l’Ukraine susceptible de l’accepter. Cependant l’intérêt de la Russie est une Ukraine fédérale, neutre et non hostile (ni UE, ni OTAN) pour un compromis acceptable pour les 2 parties. La pire des solutions est la guerre et une partition de l’Ukraine.


          • Nicolas Le 20 juin 2014 à 13h34
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            “Les russes ne veulent pas entrer en guerre précisément, comme le dit OlegM plus haut, parce qu’il n’y a pas assez d’ukrainiens russophones qui se battent contre Kiev.”
            Euh… s’il y avait des armes, des vraies, des blindés, des batteries de “Grad”, tous les hommes se battraient. Il n’y a simplement pas assez d’armes. Il sont déjà plusieurs milliers à se battre, volontairement, à risquer leur vie sans aucun salaire. Hier 4000 étaient engagés dans la plus grande bataille de cette guerre, 300 seraient morts. Donc je ne vois pas trop à quoi vous faites allusion.


            • VladP Le 20 juin 2014 à 13h55
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              Bonjour,
              Je suis navré autant que tout le monde qui suis ce blog, et, mon opinion varie chaque jour au vu des crimes perpétrés. Un jour je souhaite l’entrée en Guerre de la Russie et l’écrasement des criminels fascites et le lendemain, je peste contre la réaction “trop faible” des victimes. Je ne peut pas rester indifférent…
              Je suis derrière mon clavier… C’est facile… Je suis tellement désolé; d’autant que c’est de là que venait ma famille.
              Mais il reste une constante: une puissance militaire occupante doit TOUJOURS s’appuyer sur un état policier pour maintenir son emprise, et là, il n’y a pas de “bonne” cause.
              Propagande or not propagande, une part plus ou moins importante de la population ukrainienne pensera toujours que les russes sont les occupants et les agresseurs. Quoi qu’ils fassent.
              Et constituer un Etat policier a un gros inconvénient: C’est contagieux!
              La Russie ne tarderait pas à devoir imposer la politique de la force, aussi chez elle.
              Or elle sort d’en prendre! Et je ne pense pas qu’elle veuille y retourner de sitôt.


    • Eructite Le 19 juin 2014 à 19h29
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      Pensez vous que si la Russie se mets sur les rangs contre Kiev, les Etats Unis ( qui n’attendent que çà ) resteront les bras croisés en regardant leurs pantins se faire éjecter ?
      Quelle serait la conclusion d’une telle escalade de la violence entre deux super puissances ?

      La seule solution serait que le peuple Ukrainien éjecte le gouvernement pour lequel il vient de voter… impensable.

      Et si la Russie reste les bras croisés, oui, on assistera à un véritable génocide ( enfin pas en direct, les méRdias ne nous informerons certainement pas sur les exactions de ceux qu’ils nous ont montré pendant des mois comme étant les sauveurs de l’Ukraine ).

      A mon sens la situation est bel et bien bloquée. On assistera certainement à des démonstrations de force des 2 côtés durant les jours à venir mais qui sera assez fou pour déclencher une guerre majeure entre la Russie et l’Ukraine et surtout en sachant les puissances prêtes à entrer en jeu ?


      • Nicolas Le 19 juin 2014 à 19h33
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        Reste la guerilla urbaine. J’y crois pas trop, mais quelques SPG-9 (antichars portatifs) bien placés dans les immeubles, avec des commandos dans le maquis…


        • nicolas Le 20 juin 2014 à 00h38
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          comme en syrie, lybie, irak, kosovo… on sait comment ça finit…


        • Jub Le 20 juin 2014 à 16h20
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          Pourquoi urbaine, la guérilla tout court. La guérilla espagnole a fait plier l’armée de Napoléon qui a fini par se retirer de “guerre lasse”.

          Les ukrainiens vont s’user à envoyer des troupes qui seront défaites partout car ils sont en pays conquis. Il suffit que les insurgés tiennent bon et à la longue c’est le pouvoir de Kiev qui demandera la fin des hostilités et se résignera à la fédéralisation.


      • Babbelghem Le 20 juin 2014 à 00h49
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        “La seule solution serait que le peuple Ukrainien éjecte le gouvernement pour lequel il vient de voter… impensable.”

        Mon petit doigt et quelques amis à Kiev me disent qu’un nouveau Maidan pourrait arriver plus tôt qu’on ne le pense.


        • Eructite Le 20 juin 2014 à 01h19
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          Et à ce moment là quelle minorité du pays prendrait l’aval sur les autres ?
          Car on l’a bien vu, c’est ce qui s’est passé la dernière fois. Il semblerait que les Ukrainiens ne valent pas mieux que les français pour les élections. On regarde le sens du vent pour savoir a qui donner sa voix

          Quand la désinformation et la manipulation passent au 20 h, la liberté de penser se désagrège….


  6. srdhermeland Le 19 juin 2014 à 17h04
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    Déjà lu ce très bon papier sur le non moins très bon site De Defensa, repris ici par vous Olivier, bis repetita (logique ; )… Ceci ne serait il pas plutôt une fuite en avant pour masquer la perte totale de contrôle du système macro-économique par la Fed e tuti quanti. Le “Système” est à deux doigts de la rupture. Ahhh si tout les Berruyer, Delamarche, Bechade, et Sapir du monde pouvaient se donner la main : ) Ce serait beau….Ce n’est qu’un combat continuons le début comme disait l’autre petit gars en salopette inventeur de restos à visage humain ! Pensons à nos enfants, arretons ce vol manifeste organisé par les 1%Que la bête meure personne ne la regretera, pas moi en tout cas, ni vous j’en suis sûr.


    • perceval78 Le 19 juin 2014 à 17h39
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      Ne pas confondre les Comanches et les Commandes ce n’est pas une Opération de l’OTAN, mais tu voulais peut être parler de bras cassés dans un”coma” sans activité notoire .


    • Olposoch Le 19 juin 2014 à 17h47
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      bras cassés, bras cassés mouais, je veux bien…
      Mais la théorie de l’incompétence a ses limites, largement dépassées selon moi…
      D’autre blogs très cultivés ont prêché l’incompétence, nous ont sermonnés pour notre enclin à y voir de la “malice”, avant de tomber dans la théorie du mensonge et du calcul…


    • captain america Le 19 juin 2014 à 18h46
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      Bonsoir,

      OB: S’il pouvait y avoir surtout moins de bras cassés aux commandes…

      65 millions de Français représentant moins de 1 % de la population mondiale .

      il y a les objectifs souhaitables /possibles , et le chemin pour y parvenir en tenant compte des contraintes et des moyens du moment . Si vous avez La ( voire des) solution pour avancer dans ce merdier en minimisant la casse ,sans déclencher des révolutions ,et surtout sans faire rire le reste du monde qui en profiterait pour essuyer leur grôle sur notre gueule, vous pouvez demander à rejoindre Madame Laurence Boone pour aider le PR , vous ne serez amha pas de trop , ils seront ravis .

      que le constat soit assez bien établi ( rapport meadows, problème environnementale, energétique , démographique , bref crise systémique ) est une chose ,que tout le monde adhère à une solution , pour avancer de manière responsable dans la transition , s’en est une autre .


    • cording Le 20 juin 2014 à 13h11
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      On ne peut pas compter du tout sur les bras cassés aux commandes! Il faudra comme l’a dit remplacer cette élite, comme le pense aussi Todd, qui a failli et qui est incapable de résoudre les problèmes. Bossuet disait “Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes”.


  7. Bruno Le 19 juin 2014 à 17h15
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    Je recommande chaudement le suivi du site dedefensa (www.dedefensa.org).
    Au début, la lecture en est “un peu” ardue mais une fois que les concepts utilisés sont compris (et le vocabulaire qui va avec) le site devient très enrichissant.


  8. Carole G Le 19 juin 2014 à 17h22
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    Personnellement , cela fait plusieurs années que je souscris aux thèses défendues par dedefensa: l empire s affaisse
    intérieurement , d abord; à coté des grands poles de richesses que constituent les cotes est et ouest du pays, l interieur est sinistré; dans certains endroits, les infrastructures sont dignes d un pays du tiers monde, ( dixit des américains eux memes), la pauvreté progresse
    extérieurement, ils fomentent des crises ( Ukraine, irak, etc…) dont ils ne maitrisent pas grand chose; ils font penser à un canard sans tete, qui court partout, gérant les choses au coup par coup; bref, le monde leur échappe…et les populations crèvent!
    mais enfin, pour rester Franco Français, je suis effarée, que pas un seul politique( je ne parle meme pas des journalistes ) ne mettent sur le tapis, nos orientations de politique étrangère, spécialement le ” retour sur investissement” des différents engagements militaires: Libye, Centrafrique ( ou on se demande bien pourquoi on y est , les massacres se poursuivant à grande échelle), mali ou ça va mal; etc…


  9. Crapaud Rouge Le 19 juin 2014 à 17h38
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    Le problème, si Poutine intervient en Ukraine, (même pacifiquement), c’est qu’en Occident ça va méchamment crier : “On vous l’avait bien dit !” Il sera traité d’agresseur et d’occupant, (les US et Israël n’agressant ni n’occupant jamais personne), les “sanctions” vont pleuvoir, (Mistral, gel des avoirs russes à l’étranger,…), l’Allemagne va exiger de la “fermeté”, la Pologne et les pays baltes vont hurler, l’OTAN va se mettre en alerte rouge, les navires occidentaux ne quitteront plus la mer Noire, (violation des accords de séjour), une aide militaire d’urgence sera débloquée pour Kiev et des avions qui ne seront pas russes occuperont le ciel ukrainien. A partir de là, soit l’Ukraine (de l’Est) est radicalement perdue pour la Russie, soit elle entre en guerre. C’est peut-être exagéré comme point de vue, mais pas de beaucoup.


    • Nicolas Le 19 juin 2014 à 17h43
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      Pour le coup Israël reste neutre, parce que des jeunes gens répandant l’idéologie national socialiste, qui dessinent des svastikas partout (souvent en tatouages), ça passe un peu mal.


    • perceval78 Le 19 juin 2014 à 17h59
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      Je suis d’accord @Crapaud Rouge, mais c’est vrai aussi que l’OTAN est un peu comme un gamin qui braille, qui braille et a un moment donné si les parents ne font pas comprendre que maintenant ça suffit, il y a des chances qu’il va jamais s’arrêter de brailler. Il ne s’agit pas de donner une fessée, mais simplement de monter un peu la voix.


    • cording Le 20 juin 2014 à 13h29
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      La Russie n’interviendra militairement que si elle ne peut faire autrement. Autrement dit étant les conséquences de cette intervention sous tous ses aspects il y aura une conséquence politique : la partition de l’Ukraine à savoir qu’une partie de l’est, dont l’importance ne peut être déterminée dès maintenant, rejoindrait la Russie.


  10. perceval78 Le 19 juin 2014 à 17h41
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    Test simple, Google actu 17 30 moins de 24h mot irak 61 pages , mot ukraine 32 pages.


  11. perceval78 Le 19 juin 2014 à 17h54
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    Pour ceux que ça intéresse Philippe Grasset, c’est lui qui rédige la plupart des articles de dedefensa a écrit 2 bouquins :

    http://lesamesdeverdun.com/
    http://livre.fnac.com/a6564764/Philippe-Grasset-La-grâce-de-l-histoire-le-troisième-cercle

    Il prend comme pivot de sa réflexion la guerre 14-18 et développe toute une théorie autour .

    Il s’est lancé depuis peu dans des entretiens vidéos disponibles sur son site (du petit lait).


  12. Philou Le 19 juin 2014 à 18h10
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    Il y a – dans l’oeuvre au noir du site dedefensa (Philippe Grasset) – une philosophie (plus qu’idéologie) anti-moderne voire anti-Lumières (mais raisonnée), à la Joseph de Maistre, dont l’analyste se réclame d’ailleurs fréquemment. Avec parfois des accents barrésiens mais non point maurrassiens (on l’espère !).

    En tout cas, c’est une réflexion qui reconnaît la dimension eschatologique et spirituelle (irruption supra-humaine de la “méta-histoire”) dans une vraie “fin de l’histoire” (ni hégélienne ni fukuyamesque), qui me paraît très ancienne et très neuve, passionnante pour tout dire !

    Et il est vrai que nous vivons bien une “fin des temps” où toutes les crises se conjuguent pour aller former la “perfect storm” qui va tout emporter d’ici à 30 ans (au pire), sans qu’on puisse distinguer – pour l’heure – le moindre signe du “monde d’après”.

    Il n’est d’ailleurs pas du tout nécessaire de l’imaginer, car il nous faut simplement “pousser à la roue” pour que le Système s’effondre dans le fracas de son impuissante surpuissance…

    Je vois ce blog comme un instrument virulent dans le cadre de ce nécessaire projet d’aggravation de l’effondrement-système. Je le soutiens donc tout à fait.

    “Times are a-changing”…

    (Philou, cherche l’heure, à ses heures perdues, au CNRS)


  13. theuric Le 19 juin 2014 à 18h33
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    Excellent papier?
    Splendide, plutôt!
    Enfin je lis quelque chose mettant l’ensemble des informations en parallèle en un tout logique et cohérent.
    Les peuples dominés sont un peu comme les cocus, ils ne s’aperçoivent de la nature de leur domination que lorsque cet empire ne peut plus supporter le poids de cette colonisation comme le cocu s’aperçoit d’être trompé que quand la relation extra-conjugale prend fin ou est sur le point de cesser.
    En vrai, nous percevons la recomposition des deux anciens empires centraux, de ce qui fut l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie d’antan et nous verrons bientôt la recomposition des accords Londres-paris avec une extension méditerranéenne sud et nord.
    Cela ne tient qu’à la faiblesse des U.S.A. et aux logiques qui ont conduit à la construction, pour ne pas dire la constitution de l’Union-Européenne.
    Les délires ukrainiens comme la monté en puissance de l’Islam Sunnite fondamentaliste violent au Proche-Orient viennent là encore de cette faiblesse étasunienne.
    Je pensais que ces événements surviendraient qu’après que les effondrements boursiers mondiaux adviennent.
    Lors, j’avais idée que les U.S.A. achèveraient leur déliquescence qu’à la suite de ces effondrements sans comprendre que ceux-ci ne feraient que les accompagner: les bourses mondiales ne font que suivre l’évolution des Amériques.
    Il est à remarquer que la relève politique, en France, est en cours, même si les trois partis qui la représentent ne paraissent pas encore comprendre la porté réelle de ce lourd affaiblissement U.S.: P.D.G., D.R. et U.P.R..
    Ce n’est pas tant la disparition de cet empire qui génère déjà ces tensions dans notre pays et dans l’union mais la fin d’une pensée politique essentiellement centrée sur une idéologie qui s’est développé depuis plus de deux siècles, près de trois, et plaçant l’économie au-devant de toute autre considération politique et dont le néolibéralisme est le dernier et ultime avatar (l’économisme dogmatique).
    Ce que nous pouvons apercevoir, surtout en Ukraine, c’est la confrontation entre d’anciennes perceptions du monde, les extrêmes droites sont, en effet, l’aspect le plus grimaçant et morbide de cet économisme dogmatique, l’existence du F.N. obéit aux mêmes principes.
    Les intégrismes religieux de tous ordres viennent de la confrontation exacerbée entre une logique religieuse ancienne et une modernité encore à se chercher, voire à se rechercher.
    Ce qu’il se passe aux portes de l’Europe c’est donc le retour à la politique dans ce qu’elle peut avoir de triviale, là où les notions de patrie étaient les plus fragiles.
    Les actions américano-européennes en ces lieux étaient sur ce point logiques puisque il s’agissait de déstabiliser deux région et ces pays en étaient les plus fragiles.
    Au-delà de ce que peuvent être les ressentis des peuples pour leur pays et leur nation, ce sont celles de patrie qui va peu ou prou se trouver au centre de toutes les émotions.
    Nous nous devons, dès lors, considérer les fondements de la politique dans leurs dimensions les plus hautement honorables, fondements, là encore, en voie de gestation, en comprenant que la patrie peut autant renvoyer à un imaginaire qu’à l’imagination des peuples (imaginaire pouvant se lier au fantasme quand l’imagination est plus de la dimension de la création, le pervers vit dans l’imaginaire, c’est pourquoi il manipule, il essaie de faire coller la réalité au monde réel quand l’artiste fait appel à son imagination pour transcender ce réel au travers de son œuvre).
    Pour finir, Monsieur Todd a raison de se pencher sur le cas allemand, étant entendu que cette faiblesse américaine en constante croissance tend à donner à la puissance centrale de l’Union-Européenne qu’est l’Allemagne une influence et une domination sur tous les autres pays de cette union, autant sur le plan monétaire, économique que politique, qui est en train de déstabiliser toutes les nations ne composant pas ce qui fut les empires centraux du début du XX° siècle.


  14. mescalito22 Le 19 juin 2014 à 18h35
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    @ Tous
    Vos commentaires surestiment largement les possibilités américaines et encore plus celles de L’OTAN.
    Qu’ont ils fait en 2008 en Ossétie du Sud?
    Poutine doit faire la même chose: protéger la population russophone de L’Est et…regarder “les chiens” occidentaux aboyer au passage de la caravane.
    Ils ne peuvent et ne voudront RIEn faire de sérieux.
    Les allemands ne sont pas fous pour saborder leur économie avec celle des russes pour qu’Obama tire les marrons du feu …et les GI’s ne vont pas débarquer comme au vietnam!
    Poutine est déjà diabolisé et n’a rien à perdre de ce côté-là. Ou plutôt, ce qui était à perdre notamment concernant le volet Européen de son Union “supranationale” Eurasienne l’est déja!
    Mais c’est provisoire.
    En revanche, il doit envoyer un message de sérieux et de fermeté à la fois à sa population, à ses alliés et à ses ennemis, faute de quoi ce sera justement un “provisoire qui dure”…
    S’il faut attendre que le dollar s’écroule et l’empire US avec lui, il peut attendre encore une bonne 10zaine d’années voire plus. dans l’intervalle, l’influence russe aura reflué là ôu elle était en 1997, si même elle existe encore parce-que enhardis par l’éventuel succès Ukrainien, les occidenntaux pousseront leur avantage plus loin, toujours plus loin…
    Poutine a viré certaines ONG américaines, mais il en reste encore!
    Voyez comment tout commence par des manifs “pacifiques” de qualques centaines de “charlots” pro-UE…et comment ça se finit.
    A Moscou, “ils” utiliseront les mafias du Caucase bientôt rejoints par les djihadistes de Syrie, d’Irak, les saoudiens etc…
    C’est maintenant que c’est le moins dangereux pour REAGIR et “entendre” les appels au secours en provenance du Donbass.


    • Crapaud Rouge Le 19 juin 2014 à 18h55
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      @mescalito22 : si les Russes déclenchent une opération militaire d’envergure, ils peuvent prendre l’Est sans plus de casse que la Crimée. Mais ce serait politiquement dangereux : les Américains imposeraient des sanctions énormes, la Russie serait probablement traitée en “état voyou”, et ce serait catastrophique pour la France et l’Allemagne.


      • Bigtof Le 19 juin 2014 à 19h46
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        Les USA n’ont plus les moyens de prendre des sanctions économiques contre la Russie (ni d’ailleurs contre aucun pays non occidental )
        En revanche, pris par leur peur pabique du déclin, les fanatiques étasuniens peuvent déclencher une guerre nuke contre la Russie (voir post précédent)
        Comme l’avait d’ailleurs dit Lincoln ” Si les USA étaient menacés de disparition par des bellegérants, personnes d’autre que les USA eux-mêmes ne pourraient en décider, même si tout devait disparaitre du même coup”
        En clair, des fanatiques…


        • Crapaud Rouge Le 19 juin 2014 à 22h44
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          Les USA n’ont plus les moyens de prendre des sanctions économiques contre la Russie (ni d’ailleurs contre aucun pays non occidental )” : regardez ce qui se passe avec la BNP ! Quiconque fait du commerce en dollars avec un ennemi des US devient ipso facto un ennemi des US ! Dans le système mondial actuel, ils ont encore tous les moyens qu’ils veulent, mais des sanctions graves frapperaient l’UE par ricochet, ce qui ouvre le questionnement sur sa docilité qui n’est peut-être pas infinie… En tout cas, la France devrait sûrement renoncer à livrer ses Mistral, et l’Allemagne n’en aurait rien à cirer.


  15. Janna Le 19 juin 2014 à 18h42
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    Un volontaire de la République tchèque est venu pour aider les pro-russes à Donbass .
    Il dit qu’il y a beaucoup de gens de différents pays du monde: l’Italie, la République tchèque, la Serbie… Il y a un groupe international à Donbass. Il dit qu’il est venu ici après avoir appris les événements à Odessa, et est très choqué.

    http://www.youtube.com/watch?v=Cp_rfM1o5dE


    • Nicolas Le 19 juin 2014 à 18h44
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      étonnament, les premiers “internationaux” étaient des polonais. Il y a aussi au moins un Arménien. Ils attendent des Français et des Canadiens.


  16. Scrofulator Bubonique Le 19 juin 2014 à 19h14
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    Il fut un temps où l’internationale antifasciste se constituait en brigades internationales.
    En ce temps là l’antifascisme existait bel et bien.
    Aujourd’hui, heuu… on attend que la Russie, qui certes a écrasé le fascisme aille mettre une fois de plus les mains dans le cambouis.
    Allez comprendre…
    La solution existe pourtant sans mettre la Russie en danger.


    • Rouméas Le 20 juin 2014 à 10h42
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      Vous dites : la solution existe pourtant. Donnez-la nous !
      Les brigades internationales n’ont pas empêché Franco de gagner !
      A quoi pensez-vous comme solution ?


      • Nicolas Le 20 juin 2014 à 11h29
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        “Les brigades internationales n’ont pas empêché Franco de gagner !”
        Ouais enfin en 1936 comme en 2014, les fa chauds (ya un filtre sur ce mot) avaient le soutien matériel des États-Unis (en 1936, celui de l’Allemagne aussi, mais Franco n’aurait pas gagné sans carburant américain, ça vole pas bien un avion avec du jus de tomates dans le réservoir).
        Les É-U sont quand même très fort pour être du mauvais côté de l’histoire dans les conflits. Depuis 69 ans, c’est un sans faute il me semble. Grèce, Honduras, Cuba, Brésil, Chili, Honduras, Vietnam, Cambodge, Laos, Grenade, guerre avec la drogue, Apartheid, Serbie, Iraq… Ah ouais pardon ya le printemps de Prague et le mur de Berlin. Ça leur fait quoi, 2% d’erreur?


  17. Alain34 Le 19 juin 2014 à 19h35
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    Je le met là…
    C. Fourest au Grand Journal sur C+… et hop, une attaque a propos de sites sur internet qui se permettent de dire n’importe quoi….


    • Alae Le 19 juin 2014 à 23h22
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      Alain34, c’est que vous ne comprenez rien à l’angle de la grandE penseurE CarolinE Fourest. Laissez-moi vous expliquer ça en clair : que des gens, des civils, des femmes, des enfants, des personnes âgées se fassent tuer par milliers, on s’en fiche comme de sa première chemise. Que des néo-nazis prennent le pouvoir dans un pays, on s’en contrefiche encore plus, si c’est possible. La seule chose qui compte, la seule, vous entendez, c’est que Poutine soit ho-mo-phobe ! et sûrement même pro-vie !

      Rhâââ, elle et son pote Béachelle, je les supporte plus !


  18. Bigtof Le 19 juin 2014 à 19h39
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    Les crises arrivent en effet à leur paroxysme et nous sommes sur un volcan :
    D’un coté l’empire qui s’effondre de toutes parts, de l’autre coté des pays qui font plus que ré-émerger : Russie, mais aussi Chine, Inde, Brésil, tous plus ou moins opposés aux USA, tous conscient de sa déficience.
    MAIS… La doctrine US en matière nucléaire a changé : de dissuasive pendant la guerre froide, elle est devenue défensive avec les début de la Guerre des Étoiles, puis aujourd’hui agressive avec le bouclier anti-missile. Aujourd’hui, des Étasuniens envisagent sérieusement des attaques nucléaires préventives sur la Russie et la Chine, dont ils pensent ensuite que les capacités de riposte seront trop faibles et pourront donc être contenues par le bouclier anti-missile (Doctrine de Full Spectrum Dominance)

    http://rt.com/shows/the-truthseeker/162864-us-plans-strike-russia/
    http://www.paulcraigroberts.org/2014/06/03/ready-nuclear-war-paul-craig-roberts/
    http://www.paulcraigroberts.org/2014/05/30/lethality-nuclear-weapons/
    http://consortiumnews.com/2014/06/05/hillary-clintons-hawkish-legacy/

    Et ça, ça fait vraiment peur…


  19. wesson Le 19 juin 2014 à 19h43
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    Deux remarques sur ce papier.

    Pour l’auteur, la crise Ukrainienne était plutôt planifiée par les USA, alors que la crise Irakienne leur a explosé à la figure.

    Mais à l’unisson de la pensée d’Emmanuel Todd, il est tout à fait possible que pour la crise Ukrainienne, les USA s’y soient fait entraîner en fait par les Européens – disons les Allemands. Ok il y a l’argent dépensé pour “aider à la démocratie”, mais au final ça représente assez peu (5 milliards en 20 ans), et surtout cela provient de groupe de pression conservateurs qui ne sont pas actuellement au pouvoir aux USA. John Mc Cain est certes un sénateur Américain, mais il ne représente pas la politique étrangère Américaine.

    Bref, j’en conclu que en définitive, tant sur l’ISIL que sur l’Ukraine, même si ils en sont à l’origine les Américains n’ont pas choisi lorsque ça a pété, et ne contrôlent maintenant pas grand chose des monstres qu’ils ont créés (j’ai quand même du mal à croire que les USA conseillent au gouvernement Ukrainien de se comporter comme une bande de collégiens en pleine crise d’adolescence).

    Seconde remarque, l’intervention Russe qui se devrait d’être imminente. Le principal problème qui se poserait immédiatement, c’est qui mettre à Kiev à la place de la cours de récrée qui y officie actuellement ? Les communistes sont interdits, le parti des régions est pratiquement passé dans la clandestinité, pour l’instant en Ukraine il n’y a que les nationalistes qui ont la parole, et maintenant des armes. Bref, une garantie d’une anarchie violente de laquelle rien de bon ne pourrait surgir, pour personne. Je crois que l’opinion publique Russe – même si effectivement elle est bien chauffé à une intervention – comprends à quelle régression elle pourrait mener.

    Je pense que les Russes ne sont clairement pas mur pour une intervention d’envergure, même si ils s’y préparent objectivement. Il faudra vraiment quelque chose de tellement gros que les médias Occidentaux ne pourraient ignorer pour qu’ils se lancent.

    Quand à Kiev, il n’est même pas certain qu’ils contrôlent eux-même vraiment la répression qui s’exerce à l’Est,


    • moderato si cantabile Le 19 juin 2014 à 20h23
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      vous avez raison Wesson, sauf que, en Russie comme par chez nous…ceux qui “chauffent” les foules se trouvent en à la télé.
      Enfin, chez nous c’est “la télé unique”, chez eux….c’est la télé subventionnée par les divers fonds NED, USAID, Soros…et les autres.
      Donc, chez nous la dictature médiatique, c’est normale.
      Chez eux….si les intérêts vrais de la population russe s’expriment…ben, c’est de “l’anti-démocratie à notre dictature”.
      C’est terrible et pour y avoir vécu (un peu) je peux vous dire que notre “démocratie” est bien plus inhumaine que ce qu’était leur dictature. Je parle de ce qu’était le bloc de l’Est et l’URSS en 1989, car ça n’avait rien à voir avec l’époque Staline. Il me semble d’ailleurs que les premiers à en avoir parlé c’étaient les allemands de l’Est…Adieu Lénine fut un film “dérangeant” pour ceux de l’Ouest.
      Il y en a un tel enfumage et il dure depuis si longtemps et ça commence à faire vachement plus de victime dans le “bloc d’en face”, que ça commence à se voir.
      Si on pense aussi que la “drogue” de la consommation commence à se transformer en “drogués” en manque, par chute du pouvoir d’achat…ça en promet des horreurs.


    • lukianoff Le 19 juin 2014 à 20h43
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      je suis assez d’accord avec vos 2 remarques et la plupart des autres intervenants, en en ajoutant 2 autres :

      – ancien du KGB et – plus encore – depuis qu’il est Président de la Russie (1999 avec un “interlude” Medvedev) jusque … 2024, Poutine connaît les forces et faiblesses de part et d’autre ; Obama lui sera out dans un peu plus de 2 ans …
      – il a au moins 1 coup d’avance sur tous ses adversaires, ce qui est suffisant pour la gagne … finale


      • Thomas13 Le 20 juin 2014 à 12h30
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        Le papier est bon aussi parce qu’il expose bien que la situation devient hors de contrôle pour tous les acteurs. Poutine compris, même s’il va falloir qu’il intervienne à un moment ou a un autre. Il ne faut pas justement le surestimer, la crise ukrainienne lui a été imposée. L’intervention militaire pourrait aussi lui être imposée de l’intérieur.

        La seule stratégie américaine qui marche, c’est la stratégie du chaos généralisé. N’oubliez pas la crise des monaies qui vient s’ajouter. Au final, les US obligent les émergents à réagir en s’affirmant et se protégeant. BRICS+Iran. Deux camps se constituent comme dans les pires films catastrophe. De nombreux pays-charnière pourraient changer de camp, dont la France.


      • lukianoff Le 21 juin 2014 à 08h50
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        Tout à fait Thomas13 et Olivier 🙂

        Le dernier évènement en date (la suspension de la livraison de gaz russe à l’Ukraine) va changer la donne dans les semaines/mois à venir, l’argent ayant toujours été le nerf de la guerre : Poutine a su se montrer patient mais trop c’est trop…

        Cela fait des années (depuis la fin de l’URSS en 1992) que l’Ukraine vit aux crochets de la Russie avec un prix du gaz à prix réduit de 40% et une dette de plusieurs dizaines de milliards d’€, pour venir ensuite lui cracher à la figure tout en rêvant d’une aide européenne qui est davantage une aumône à ce jour et une promesse d’aide future sous conditions bien plus drastiques que celle accordée par la Russie …

        Plus fort encore, en dépit du putsch de Maïdan et de massacres de Russophones, l’Ukraine exige que la Russie perpétue ces largesses à son égard : le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière russe …, là où il y a de la gêne y a pas de plaisir et j’en passe de meilleures …

        Résident belge, “j’exige” que mon fournisseur de gazole de chauffage (TOTAL pour ne point le citer) m’octroie un rabais de 40% et m’accorde un délai illimité pour régler les futures factures : ce n’est qu’un rêve car je n’obtiendrai jamais ce rabais et s’il m’arrive d’être en retard de paiement de 2 acomptes mensuels sur la facture annuelle, TOTAL cessera ses livraisons séance tenante, sans sommation …


  20. Vidal Le 19 juin 2014 à 19h48
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    Depuis des mois la Russie gagne en puissance géopolitique, parcequ’elle joue mais n’intervient pas, usant, de ce que tout le monde craint à chaque partie, qu’elle soit capable d’agir.
    Ce n’est pas maintenant alors qu’elle joue sa futur puissance pour les décennies à venir et qu’elle gagne du terrain, uniquement sur ce que les autres perdent, qu’elle va bouger.
    Ukraine de l’est = Domages collatéraux.
    Poutine ne bougera pas.


    • Crapaud Rouge Le 19 juin 2014 à 20h27
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      @Vidal: Je suis plutôt de votre avis. Si la Russie intervient “faiblement”, l’US/UE escalade aussi sec, et si elle occupe l’Est, les Américains ont une bonne raison de la traiter en paria comme l’Iran, et obliger les Européens à les suivre. De plus, Poutine se montre inébranlable pour soutenir Bachar en dépit des atrocités commises en Syrie, et vient de faire ami-ami avec la Chine qui tient en horreur les ingérences étrangères. S’il aide le Donbass, ce ne pourra être qu’en douce et avec une prudence de Sioux, ou bien après un drame horrible que les merdias occidentaux n’auront pas pu occulter.


    • Thomas13 Le 21 juin 2014 à 07h11
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      Ce que vous dites est vrai mais l’article explique bien que Poutine pourrait rapidement être contraint à agir. Il y a aussi une autre limite intrinsèque : pour se faire respecter (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui), Poutine et son armée son dans l’obligation d’être prêts à agir et devront à un moment ou à un autre le montrer. Cependant, cette démonstration (qui a sûrement lieu déjà sur le terrain dans une certaine mesure, ne soyons pas trop naïfs) peut prendre bien des formes avant le conflit armé ouvert. La Russie est sur son terrain. Le KGB et le GPU peuvent agir de bien des manières.

      L’article n’aborde pas l’autre considération capitale : ce que pensent les divers ukrainiens. Plus la situation pourrira, moins le nouveau président aura de crédit, plus la Russie sera reconsidérée.


  21. SRDHERMELAND Le 19 juin 2014 à 20h04
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    ” Des bras cassés aux commandes” seraient la possibilité la plus optimiste et la plus salutaire mais malheureusement je crains qu’il ne s’agisse plutôt que de HAUTE TRAHISON et d’intérêts individuels et corporatistes bien sentis de gens qui ne représentent plus qu’eux même et leurs “Maîtres” de la Finance partout dans le vaste monde. Contrairement à ce que dit un des comparses de BFM le matin “entre le Machiavélisme et la C…. moi je crois volontiers au Machiavélisme (autant de gens si instruits et si rusés qui se trompent collectivement aussi souvent, j’ai arrêté de croire aux histoires pour enfants depuis longtemps. Longue vie à votre blog et aux Econoclastes. Et bon repos bien mérité.


  22. NeverMore Le 19 juin 2014 à 20h07
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    Beaucoup d’artiicles essentiels sur dedefensa

    Sur la banalisation de “l’option nucléaire”
    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_danger_pr_sent__09_06_2014.html

    Et ce dernier d’une grande lucidité
    http://www.dedefensa.org/article-chronique_du_19_courant_sous_le_regard_des_barbares_19_06_2014.html

    C’est un de mes sites préférés d’INFORMATION, qui n’enlève rien (au contraire) au site les-crises d’Oliver Berruyer. Pour les non initiés, les billets de Phippe Grasset doivent être lus avec une très grande attention, éventuellement plusieurs fois pour en saisir la (très – très) substantifique moelle.
    Ne vous privez pas de ce privilège pour tous.


    • Louis Le 20 juin 2014 à 06h38
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      Très anxiogène l’article sur l’action au Département d’État Américain de Hillary Clinton. Ces gens là sont désormais dans une psychose totale, c’est impressionnant de voir comment ils se sont convaincus d’une menace Russo Chinoise et qu’ils voient dans l’usage de cette “première frappe” le salut pour l’Amérique. C’est pire que ce que j’imaginais.

      Il ne faut pas que cette femme devienne présidente des États Unis.


  23. Globule rouge Le 19 juin 2014 à 20h18
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    Conference sur la bielorussie et l’ukraine a L’ENS datant de mars 2011 (archive audio).

    http://archives.diffusion.ens.fr/index.php?res=cycles&idcycle=274

    Et je conseille entre autre l’intervention de delphine bechtel que je trouve assez eclairante par rapport a la situation actuelle.

    La Galicie et la ville de Lviv comme lieu de confins
    http://archives.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1160


  24. mescalito22 Le 19 juin 2014 à 21h07
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    Dans son message de 20h07 (je précise because ave la modération aléatoire, les posts s’entassent pêle-même sans ordre, ni raison), Vlad P MARQUE UN POINT quand il pointe le nombre insuffisant de combattants actifs d


    • mescalito22 Le 19 juin 2014 à 21h15
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      dans le Donbass…
      Je n’ai pas assez d’infos sur la question, mais il peut avoir raison et ce serait la seule justification stratégique à l’attentisme de Poutine.
      OK.
      Parce-qu’effectivement, il ne doit pas occuper militairement la région Est.
      Il devrait “reconnaître” les républiques indépendantes et les armer en douce:(armes, munitions, encadrement ) etc…
      C’est peut-être ce qu’il fait déjà et il aurait raison de le faire.
      Si le “nettoyage ethnique” se précise , il devra intervenir temporairement pour sauver les populations, pas “annexer” la région.
      Et c’est là que le nombre de gens prêts à combattre Kiev est important pour que l’armée russe effectivement n’ait pas à s’éterniser en Ukraine.
      Il aura soufflé le chaud, puis le froid et les relations avec ses adversaires seront pareil qu’aujourd’hui.
      un embargo sur l’Iran ou l’irak n’a rien à voir pour les occidentaux avec le suicide collectif que représenteraient de VRAIES sanctions éco sur les russo-chinois!
      Et les allemands ne l’accepteront pas.
      Il doit jouer sa partie d’échecs comme il sait le faire sans se préoccuper outre mesure du grand bluff US-OTANesque!


      • Vidal Le 20 juin 2014 à 06h25
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        Le seul moyen de pousser Poutine à rentrer en guerre ça serrait pour l’Ukraine d’envahir la Crimée. Mais son armée le peut elle?
        Il faudrait sans doute pour cela l’aide de l’OTAN.
        Mais le risque de conflit mondial deviendrait instantanément bien réel.
        Les US y sont ils prêt?
        Le peuple américain sûrement pas.
        L’Irak augmente considérablement les risques des impondérables
        Le basculement de cette période charnière, vers l’inconnu, ne devrait plus tarder.


  25. Nicolas Le 19 juin 2014 à 21h25
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    http://www.vesti.ru/doc.html?id=1703609
    Je reviens sur le bataillon Aydar, qi s’est illustré en tuant plus de 60 personnes à Schastie, et par le meurtre de 2 journalistes (ils ont été délibérément visés). Ils ont été écrasé, et les maquisards leur ont pris 2 tanks, un blindé, une voiture de soutien, et une snaïpeuse (femme sniper) parmi les 8 prisonniers.
    Les prisonniers s’attendent à une exécution sommaire, étant donné le lavage de cerveau qu’on leur impose (ils n’ont pas entendu parlé des centaines de soldats relâchés par les résistants).
    Reste à savoir s’ils peuvent utiliser ces 2 tanks. Il faut apparemment 4 tankistes pour chaque. Ça ne pousse pas sous la chenille d’un tank, un tankiste.
    Vesti parle de 400000 réfugiés en Russie, dans les zones frontalières. Ça me parait énorme, RT (neutre) parlait de 19000, il me semble, aujourd’hui. Mais c’est le responsable du service fédéral des migrations (OFII, en France) qui avance 400000!


  26. Nicolas Le 19 juin 2014 à 21h54
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  27. archanonyme Le 19 juin 2014 à 21h58
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    L’autre solution pour poutine serait d’envoyer massivement des mercenaires pour créer une contre offensive pour débloquer le siège de Salviansk


  28. archanonyme Le 19 juin 2014 à 22h17
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    le bataillon “Idar” de la Garde Nationale/secteur droit serait en grande partie détruit https://www.youtube.com/watch?v=efMosh4xCow


  29. moderato si cantabile Le 19 juin 2014 à 22h47
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    Et puis…j’aimerais bien qu’il y en ait des russes ou des ..descendants des russes, qui puissent parler aussi de cette “Russie et environs” des années 2010…et même des années ’80-’90, afin de remettre un peu les pendules à l’heure du jour.
    Par ex., il y a ce chanteur russe de Lettonie, j’ai trouvé exceptionnel sa musique, son clip aussi. Mais j’aimerais bien que quelqu’un m’explique de quoi il parle, de quel bord il est.

    https://www.youtube.com/watch?v=tITWIcNeTjw

    Il y a eu du grand cinéma du temps de l’URSS, même pas que le dissident. Comme par ex. “Moscou ne croit pas aux larmes” – oui c’était du cinéma de propagande, comme par ici, mais quel beau cinéma, quand même, celui qui embellissait la vie des pauvres gens…comme par ici. Ça ressemble au cinéma italien, avant que Hollywood l’aspire et le démolisse.

    http://filmeonline365.net/moscova-nu-crede-in-lacrimi-1980-online-download


    • moderato si cantabile Le 19 juin 2014 à 23h30
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      vous devez voir …rouge.
      Il y a eu Tarkovski aussi, Mikalkov…et il y en a eu un beau bouquet de cinéastes et d’acteurs dont les “noms” n’ont jamais été traduits en alphabet latino-américain.
      Tout comme un grand panel de la littérature universelle et de la plus grande musique.
      Revoyez votre signification du “rouge”, côté “action”.

      Solaris par Tarkovski…ben, c’est le grand pied pour traduire Stanislav Lem

      https://www.youtube.com/watch?v=FcglyhUre4w


  30. Macarel Le 19 juin 2014 à 23h06
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    C’est toujours le blackout dans nos médias sur le situation réelle dans l’Est de l’Ukraine.

    Comme en 1936, lors de la guerre d’Espagne, les bourgeoisies des démocraties occidentales laissent les fascistes et les nazis faire le sale bouleau, qui pensent-elles, va leur permettre de sauvegarder leurs intérêts de “bon capitalistes”.

    Entendu ce soir dans “Du grain à moudre” sur France Culture minute 39

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4868494

    Dans les régimes autoritaires, comme le régime iranien ou comme le régime saoudien, il y a une tentation d’accuser un ennemi de l’extérieur pour se déresponsabiliser . C’est un classique de tous les régimes autoritaires, c’est comme Bachar El Hassad qui lutte contre des terroristes, c’est comme El Maliki qui lutte contre des terroristes, chaque fois qu’il y a un soulèvement populaire, une contestation, des revendications de minorités quelles quelles soient, dans tous les régimes autoritaires on accuse un ennemi extérieur pour se déresponsabiliser.”

    Comme c’est curieux, c’est exactement la façon dont se comporte le régime de Kiev, vis à vis de la contestation populaire dans l’Est du pays.
    Kiev lutte aussi contre des “terroristes”.
    Et ceux qui sont actuellement au pouvoir à Kiev étaient eux-mêmes taxés de terroristes par le gouvernement de Ianoukovytch, il n’y a pas si longtemps.
    Et là nos donneurs de leçons se taisent !


    • Macarel Le 19 juin 2014 à 23h17
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      Terroristes du Donbass sponsorisés par un ennemi extérieur : la Russie bien entendu !

      Alors que les terroristes de l’ouest du pays ne sont sponsorisés par personne, cela va de soit. Aucune ingérence extérieure à l’ouest, bien entendu !
      L’UE et les USA sont blancs comme neige…


  31. Janna Le 20 juin 2014 à 00h14
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    https://www.youtube.com/watch?v=zawp-qGOg4k

    En Lugansk, un échange de cadavres entre les forces pro-kiev et pro-russe …


  32. nicolas Le 20 juin 2014 à 01h00
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    pensées pèle mêle:

    “écraser” les djahadistes pour mieux les disséminer partout en eurasie (pourquoi pas en ukraine ?)

    refaire “copain copain ” avec l’iran pour couper l’herbe sous les pieds à poutine et tenter de le mettre en colère

    détourner l’attention de l’ukraine pour que le sang coule un peu plus et pousser définitivement poutine à la faute (qu’elle ne fera pas)

    pousser la russie à exploser et attaquer les usa pour: «l’Ouest ne veut qu’une seule chose de la Russie : que la Russie n’existe plus.»

    exécuter les usa en un coup: guerre extérieure+intérieure, catastrophe climatique, catastrophe financière (pour ça, elle est déjà bien avancée :))

    vendre des armes encore et encore et encore…

    les enfoirés dans leur tour d’ivoire veulent morceler le monde (cahos – dissolution) pour le reformer comme ils l’entendent (coagulation). je pense que dans leurs plans, les usa ne font pas exception et doivent être décomposés également, mais en dernier hein !

    personnellement ce que je vois c’est que le cahos s’étend inexorablement et s’intensifie.

    seul ceux qui agissent en coulisse, qui sont sans foi ni loi, peuvent comprendre quelque-chose (http://vahineblog.over-blog.com/2014/06/conference-a-huis-clos-chez-rothschild.html)

    les cartes sont brouillées, bientôt coupées pour être redistribuées…

    peut-être suis-je trop endoctriné, mais je ne parviens pas à croire que ceux qui ont lancé le mouvement ne le contrôle pas… si on se perd dans les détails alors oui c’est le bord**… si on prend de la distance sur 200 ans, c’est une progression implacable des oligarques sur le monde. ils ont eu des défaites mais dans l’ensemble je pense qu’ils sont entrain de remporter les dernières batailles…


  33. VladimirK Le 20 juin 2014 à 02h27
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    l’Ukraine fait oublier les échecs en Syrie et en Afghanistan, l’Irak fera peut-être oublier l’Ukraine (ce que Boko Haram n’a pas réussi)… qui seront les suivants ?


  34. Louis Le 20 juin 2014 à 07h58
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    Dans l’hypothèse d’une forte pression populaire en Russie,

    s’il n’est pas possible de faire la guerre dans la mesure ou c’est tout ce que les USA attendent,

    s’il n’est pas possible d’arrêter les milices de Kiev de manière pacifique,

    je vois bien une troisième voie, mais là on rentre dans le domaine du mystique comme dirait Audiard …

    On pourrait imaginer Poutine enfiler le costume d’un Moise du XXIeme siècle et appeler le peuple du Donbass à franchir la frontière en masse et venir en Russie. Farfelu je sais mais à partir de là il pourrait se passer plein de choses intéressantes …


  35. Martine Le 20 juin 2014 à 11h08
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    Bizarre non, il faut lire la presse étrangère pour savior que Hollande et Fabius ont fait des déclarations sur la situation en Irak!

    http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/0/104194/World/0/France-discusses-military-options-for-Iraq,-Syria.aspx
    http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/8/104223/World/Region/France-for-unity-govt-in-Iraq-with-or-without-Mali.aspx

    Pour la traduction les non-anglophones peuvent essayer Yandex Translate


  36. Nicolas Le 20 juin 2014 à 14h02
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    A Lougansk, la résistance a déplacé ses maigres forces blindés: 3 tanks, quelques blindés de transport de troupe, un petit canon. Le rapport de forces est au moins de 20 contre 1 sans parler des forces aériennes. Tout ça avec le plein soutien de l’OTAN qui parle d’aider l’Ukraine à se renforcer. Comme si l’aide n’était pas arrivée.
    https://www.youtube.com/watch?v=P8KJpmK6bgw


    • Jub Le 20 juin 2014 à 23h35
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      nicolas,

      Vos contacts sont précieux pour nous tenir informés de ce qu’il se passe dans l’Est Ukraine.

      Une question : Qu’en est-il actuellement de la situation après cet appel de Porochenko ?

      http://www.vedomosti.ru/politics/news/28002651/poroshenko-obyavil-o-prekraschenii-boevyh-dejstvij-na

      Merci !


      • Nicolas Le 21 juin 2014 à 00h44
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        @Jub, en fait je ne fait que lire Vesti, Lenta, et les pages VK (le “Facebook russe”, comme on dit) des différents groupes (polkdonbassa, pravoslavnuydonbass etc). L’offre de Parashenka est un piège assez grossier. Il a besoin de temps pour relever les troupes, leur apporter de nouveaux blindés, etc. La république de Lougansk a immédiatement dit qu’elle ne poserait pas les armes tant que les troupes ukrainiennes seraient sur son son (Cf. Vesti). Le célèbre Kazaque Babaï (kazak_babaj sur VK) dit la même chose, en parlant du petit porc Poroshenko. Il souligne au passage que le porc veut utiliser le jour du 22 juin à ses fins (renforcer les troupes etc). Le 22 juin, c’est l’invasion de l’URSS par Hitler, symbole important.
        Note linguistique: Le nom Poroshenko permet 2 jeux de mots: Parashenka (qui pour les russes se prononce pareil à la dernière lettre près), diminutif de “chiotte” (ou seau à déjection, d’après le dico, mais je pense que les russes pensent d’abord au chiotte au fond du jardin, à la datcha, un truc bien sale et puant en tous cas), et Parasenko, qui se prononce comme petit cochon. Les résistants ne se privent pas. Oui c’est pas bien de se moquer des noms des gens, mais bombarder la population de son propre pays c’est pas joli-joli non plus.


      • Nicolas Le 21 juin 2014 à 00h46
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        zut, j’ai utilisé un mot modéré apparemment. Cet appel est un piège pour renforcer les positions ukrainiennes, relever les troupes etc. C’est comme ça que l’ont pris la LNR (Cf. Vesti), et Babaï (kazak_babaj sur VK).


        • Jub Le 21 juin 2014 à 01h01
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          On s’en doutais…
          Rien a espérer de franc de ce gouvernement fantoche…
          C’est désespérant.


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