Le journalisme indépendant a besoin d’une bouée de sauvetage pour survivre, alors que Google incite les lecteurs à se tourner vers des résumés générés par l’IA au lieu de liens vers des articles de journalistes.
Source : Truthout, Negin Owliaei, Maya Schenwar, Ziggy West Jeffery
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
Le mois dernier, Google a fait une annonce susceptible de bouleverser le monde du journalisme, en accélérant la transition d’Internet vers un paysage largement dominé par l’intelligence artificielle et en servant ainsi la stratégie de Trump visant à museler les médias.
Lors de sa conférence des développeurs en mai, l’entreprise a annoncé les changements les plus disruptifs apportés à Google Search depuis plus de 25 ans. Google Search va réduire encore davantage l’importance de son index Web (cette liste de liens que les internautes peuvent explorer à leur guise). Au lieu d’afficher les liens en évidence, il deviendra de plus en plus une plateforme qui répond directement aux questions grâce à l’IA, en ne renvoyant qu’aux sources qu’il décide de mentionner dans son aperçu. Dans la majorité de nos tests, l’aperçu généré par l’IA était suivi d’un bloc important de résultats sponsorisés et d’un mélange de vidéos, de courts extraits, de publications tendance et de discussions. Les liens d’index (par exemple, vers des articles sur des sites d’actualités et des études de recherche) ne se voyaient attribuer qu’une infime partie de l’espace. De plus, Google incite fortement les lecteurs à utiliser le mode IA, qui supprime complètement les liens d’index.
Concrètement, cela signifie que les utilisateurs du plus grand moteur de recherche au monde verront s’afficher, en réponse à leurs requêtes, un résumé généré par un robot basé sur l’IA, développé par un géant du secteur entretenant des liens étroits avec l’administration Trump.
Cette évolution majeure s’inscrit dans la continuité du lancement d’« AI Overview » en 2024 et d’« AI Mode » en 2025, et s’oriente vers une quasi-suppression de la capacité de l’utilisateur à effectuer des recherches de manière autonome, pour aboutir à une expérience d’Internet (et, par conséquent, pour beaucoup, de la vie) largement dictée par l’IA.
Il faut tenir compte du contexte politique dans lequel s’inscrit cette évolution. Alphabet (la société mère de Google), tout comme la société mère de Facebook (Meta), ainsi qu’Amazon, Apple, Microsoft et Nvidia, figuraient parmi les grandes entreprises technologiques qui ont fait des dons pour l’investiture du président Donald Trump. Elles ont également systématiquement cédé aux récentes manœuvres de Trump.
L’automne dernier, YouTube, filiale d’Alphabet, a accepté un accord à l’amiable de 24,5 millions de dollars dans le cadre d’un procès lié à la suspension de la chaîne YouTube de Trump par la plateforme. La majeure partie de cette somme sera affectée à la désormais tristement célèbre salle de bal de la Maison Blanche de Trump. De même, Meta a accepté un règlement de 25 millions de dollars en 2025. Sur cette somme, 22 millions de dollars ont été affectés à la bibliothèque présidentielle de Trump.
À l’instar de Google, Meta prend depuis longtemps des mesures qui ont profondément déstabilisé le secteur de l’information. En 2018, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a décidé que la plateforme donnerait la priorité à l’affichage des publications de leurs amis pour les utilisateurs de Facebook, réduisant ainsi considérablement leur capacité à voir les publications des organes de presse qu’ils avaient choisi de suivre. En d’autres termes, à la suite d’un simple changement d’algorithme, les plus de 758 000 personnes qui s’étaient alors inscrites avec enthousiasme pour recevoir des liens vers tous les articles de Truthout dans leur fil d’actualité Facebook ont soudainement cessé de voir la majorité de nos publications. Cela a entraîné une baisse considérable du trafic sur l’ensemble des sites d’information, dont beaucoup avaient été constamment encouragés par Facebook à développer leur présence sur la plateforme. Chez Truthout, plus de 90 % de notre trafic provenant de Facebook a disparu, ce qui a réduit notre trafic global de 40 % et, par conséquent, les dons dont nous dépendons pour survivre.
Les bouleversements chaotiques survenus chez Twitter ont également contribué à déstabiliser l’écosystème journalistique. En 2022, lorsque Elon Musk a finalisé le rachat de cette plateforme, cette opération a rapidement transformé le réseau social en un repaire de trolls d’extrême droite, de désinformation et de contenu généré par des robots. Cette spirale de toxicité et de désinformation a contraint de nombreuses personnes de gauche à quitter X, ce qui a entraîné une baisse du trafic vers les sites web progressistes provenant de la plateforme.
Au fil de ces changements, les organes de presse comme le nôtre ont eu du mal à faire face à la baisse considérable du nombre de lecteurs et des revenus qui en a résulté, ainsi qu’à la perte de confiance, tout à fait compréhensible, de nos lecteurs envers les réseaux sociaux et les moteurs de recherche qui nous avaient initialement permis de nous développer. Les changements algorithmiques soudains, la dépriorisation de l’actualité et le recours accru aux résumés générés par l’IA ébranlent les fondements économiques mêmes du journalisme. Parallèlement, on fait croire aux éditeurs qu’ils peuvent réduire leurs coûts en remplaçant leur personnel par l’IA.
Les liens avec le programme de Trump ne sont pas difficiles à voir. Trump n’a jamais caché sa critique des médias, en particulier ceux qui sont de gauche et qui critiquent son administration. Facebook et Google censurent le journalisme sur leurs plateformes et affaiblissent la capacité des médias à demander des comptes à Trump, tout en faisant des dons à Trump et en réglant des procès de plusieurs millions de dollars en sa faveur.
Que Facebook et Google cèdent à Trump par crainte de représailles économiques, par affinités politiques, par souci de faire grimper le cours de leurs actions ou pour rester à la pointe de la technologie, les conséquences sont désastreuses pour le journalisme et la démocratie.
L’IA sape le journalisme et brouille la vérité
Nous avons déjà vu certains éditeurs privés tenter de prendre le train de l’IA en marche, en affirmant que l’IA finira tôt ou tard par s’imposer dans notre secteur, coûteux mais indispensable. Ils présentent l’IA comme un moyen de résoudre le problème le plus épineux du journalisme : le coût du reportage. Mais en réalité, ils proposent une vision du journalisme qui s’apparente à du contenu sans journalistes, juste un ramassis d’informations régurgitées, d’une exactitude variable.
Prenons un exemple très médiatisé de l’année dernière : à peine deux mois après que le Chicago Sun-Times eut licencié 20 % de son personnel, le journal a publié une liste de lectures estivales générée par l’IA et fournie par une société tierce. Un problème majeur : plusieurs des livres figurant sur la liste n’existaient pas réellement. Certains médias vont jusqu’à créer des « auteurs » générés par l’IA, avec de faux noms et de fausses photos, pour rédiger leurs articles générés par l’IA. Et dans un cas notable, une initiative d’actualités basée sur l’IA, destinée à fournir davantage d’informations dans des zones où l’accès aux actualités locales est limité, a été abandonnée après avoir plagié à plusieurs reprises les journalistes locaux qui effectuaient réellement ce travail.
L’ironie, c’est que la désinformation et les fausses nouvelles générés par l’IA rendent le rôle des journalistes plus indispensable que jamais. Par exemple, au plus fort de la guerre contre l’Iran, nous avons vu des fausses informations générées par l’IA semer le chaos dans le domaine de l’information publique. Et il n’est guère surprenant que Grok, le robot conversationnel IA d’Elon Musk surtout connu pour ses propos racistes et la diffusion de contenus pédopornographiques, ait propagé davantage d’inexactitudes lorsque des utilisateurs l’ont sollicité pour vérifier des faits. À l’heure actuelle, ceux d’entre nous qui sommes de vrais journalistes humains, seront nous encore en mesure de faire barrage aux erreurs introduites par l’IA, que se passera-t-il lorsque nous ne serons plus là ?
Ces inexactitudes sont peut-être l’une des raisons pour lesquelles les gens hésitent, au départ, à s’informer via des robots conversationnels basés sur l’IA. Ne vous y trompez pas : ces changements sont imposés à un public réticent. Moins de 1 % des Américains déclarent préférer s’informer via des robots conversationnels plutôt que par d’autres sources d’information, selon une récente enquête du Pew Research Center. Parmi les personnes qui utilisent effectivement des robots conversationnels pour s’informer, environ un tiers d’entre elles affirment avoir du mal à déterminer ce qui est réellement vrai, et près de la moitié déclarent voir dans les informations fournies par ces robots des éléments qu’elles jugent inexacts.
Ils ont raison d’être sceptiques. Une étude récente menée par la société de recherche en Forum IA a révélé que les réponses fournies par les meilleurs robots conversationnels de l’IA à des questions sur les élections étaient truffées d’erreurs ; plus d’un tiers des réponses comportaient des inexactitudes factuelles d’une sorte ou d’une autre. Souvent, ces erreurs semblaient incroyablement précises, selon l’étude, ce qui conférait un air de confiance injustifié à des inexactitudes factuelles. Ces robots conversationnels s’appuyaient également régulièrement sur des sources commerciales dans leurs résumés, allant même jusqu’à utiliser des sites web comme celui du détaillant d’armes à feu Ammo.com pour répondre à des questions sur le contrôle des armes à feu, ont découvert les chercheurs.
Les médias de référence ont mis en place des procédures pour publier des rectificatifs et des précisions. Les publications comme la nôtre disposent de procédures et de canaux permettant de proposer ces rectificatifs et de recueillir des commentaires. À qui un lecteur peut-il demander des comptes si un résumé généré par l’IA de Google est erroné ? Compte tenu du risque d’erreurs factuelles, cette absence de responsabilité a des implications terrifiantes.
À un niveau plus profond, l’hyperindividualisation des robots conversationnels soulève également des questions inquiétantes quant à la fragmentation croissante de notre perception commune de la réalité. Depuis des années, les critiques des médias tirent la sonnette d’alarme sur la manière dont les réseaux sociaux ont contribué à propager les fausses informations beaucoup plus loin et à une vitesse bien plus grande. De plus, les géants de la tech, conscients que leurs résultats financiers dépendent de la capacité à retenir les utilisateurs sur leurs plateformes le plus longtemps possible, ont conçu des algorithmes qui nous fournissent des informations aussi addictives que possible en nous enfermant dans des chambres d’écho.
Aujourd’hui, l’IA pourrait nous isoler encore davantage. Étude après étude, il a été démontré que les robots conversationnels basés sur l’IA sont flagorneurs, couvrant les utilisateurs d’éloges excessifs et leur disant ce qu’ils veulent entendre. Et le moment choisi (à l’approche d’une élection cruciale, à un moment où la confiance dans les médias est au plus bas et à une époque où l’avenir même du journalisme est menacé) ne pourrait être pire.
Une menace existentielle pour le journalisme
À mesure que les changements apportés à la recherche Google feront sentir leurs effets, nous assisterons très probablement à une nouvelle vague de mesures d’économie dans les rédactions d’existence ancienne. Ces mesures comprendront probablement des licenciements massifs et des réductions d’effectifs, des stratégies de génération de revenus plus agressives, des fusions, des regroupements et des fermetures. Il sera plus difficile pour les sites d’information existants de continuer à publier, et il sera pratiquement impossible pour les nouvelles rédactions d’atteindre une audience suffisamment large pour devenir financièrement viables.
Les organisations telles que Truthout [ou Élucid, ou d’autres] (celles qui dépendent du renforcement de leur communauté et de l’élargissement de leur audience pour poursuivre leur action) seront parmi les plus touchées.
Depuis 25 ans, Truthout survit grâce à la publication d’articles d’investigation et d’analyses percutants, à la diffusion d’éditions complètes 365 jours par an et à la constitution d’une communauté de lecteurs qui nous soutiennent par de modestes dons, fruits de leur dur labeur.
80 % de notre budget annuel de 3 millions de dollars provient exclusivement de petits donateurs. Parmi eux, 8 000 lecteurs nous soutiennent par des dons mensuels. En 2018, lorsque Facebook a décidé de limiter la diffusion des publications des organisations, empêchant ainsi les lecteurs de voir de nombreux articles partagés par les médias qu’ils avaient choisi de suivre, le trafic total de Truthout a chuté de 40 %, car la quasi-totalité de notre trafic provenant de cette plateforme a disparu.
Les conséquences des changements imminents apportés au moteur de recherche de Google s’annoncent encore plus spectaculaires. Google Search est notre principale source de trafic ; c’est par ce biais que 27 % de nos lecteurs nous trouvent. Et les visiteurs qui nous trouvent via Google Search sont plus enclins à rester plus longtemps, à s’intéresser à notre travail et à faire un don que ceux qui nous trouvent via les réseaux sociaux.
Si ne serait-ce que la moitié de ces 27 % venait à disparaître, cela aurait un impact dévastateur sur notre journalisme.
Truthout n’est qu’un exemple parmi d’autres ; les organes de presse de tous horizons seront durement touchés par cette nouvelle initiative de Google, tout comme ils l’ont été par le changement algorithmique soudain opéré par Meta. C’est l’ensemble de l’écosystème journalistique qui en subira les conséquences, en particulier les éditeurs indépendants et les sites d’information qui dépendent du trafic et ne bénéficient pas du soutien financier des grandes entreprises.
Comment résister ?
Le changement soudain opéré par Google Search nous pose une question cruciale, qui ne concerne pas seulement le journalisme, mais aussi l’avenir de l’humanité : quelle part de notre autonomie allons-nous céder à l’IA ? Dans quelle mesure allons-nous adopter une attitude résignée du genre « tant pis » ? Ou bien chercherons-nous des moyens créatifs de résister, même lorsqu’il peut sembler impossible de s’opposer aux plus grandes entreprises de la planète ?
Nous ne devons pas nous laisser piéger par une vision des choses fondée sur l’inévitabilité.
Lorsqu’on se penche sur les questions relatives à l’avenir de l’IA, il est utile de se rappeler comment les gens (oui, de vrais êtres humains) perçoivent tout cela. En réalité, la plupart des Américains s’inquiètent de l’IA. En effet, dans un pays profondément divisé, l’IA est en quelque sorte une cause fédératrice. Une large majorité d’Américains estime que les « risques sociétaux » liés à l’IA sont élevés, et la plupart craignent que l’IA ne perturbe les relations humaines et n’entrave la créativité. Dans ce pays, les gens sont nettement plus inquiets qu’enthousiastes face à l’imbrication de l’IA dans la vie quotidienne. Parallèlement, tous bords politiques confondus, la plupart des Américains s’opposent à la construction de centres de données dans leurs communautés. Il s’agit là d’une base mobilisable.
Pourquoi un avenir entièrement dominé par l’IA serait-il inévitable, alors que la plupart des gens n’en veulent pas vraiment ? Au lieu de considérer que les dés sont jetés, imaginons un monde dans lequel la vague de menaces liées à l’IA servirait de catalyseur à un vaste mouvement.
Ce mouvement n’est pas seulement une aspiration : il a déjà commencé. C’est dans les luttes locales contre les centres de données que l’on observe certaines des initiatives les plus prometteuses de ces dernières années. Les communautés s’opposent à des géants du monde des affaires tels que Blackstone, BlackRock et xAI. Et de l’Arizona à New York, en passant par le Wisconsin et au-delà, elles remportent souvent la victoire. Selon Data Center Watch, en 2025, les efforts d’opposition locale ont empêché ou retardé la construction de dizaines de centres de données, représentant au total environ 156 milliards de dollars d’investissements.
En attendant, nous pouvons tous réagir à l’orientation prise par Google vers l’IA en prenant des mesures concrètes pour soutenir les médias indépendants et rejeter l’idée selon laquelle cette évolution serait « inévitable ».
Au lieu de nous précipiter sur les réseaux sociaux ou un moteur de recherche pour nous informer, revenons à la consultation directe des sites d’actualités. Chacun d’entre nous peut dresser une liste de publications de confiance à consulter chaque jour. Ajoutez vos sites préférés à vos favoris et revenez-y régulièrement. Abonnez-vous aux newsletters de vos publications de confiance et créez des filtres pour que ces newsletters arrivent dans votre boîte de réception principale plutôt que dans le dossier « spam » ou « promotions ». Abonnez-vous à des publications papier. Engagez-vous à simplement lire les actualités.
Misez davantage sur l’éducation aux médias, en faisant preuve de discernement et d’esprit critique lorsque vous lisez ou regardez les actualités. À une époque où les grandes entreprises tentent littéralement de nous dicter ce que nous devons croire, ces engagements constituent des actes de rébellion.
De plus, étant donné que la priorité écrasante accordée à l’IA par Google Search aura de graves répercussions sur les revenus de nombreux médias, il est temps de soutenir le journalisme indépendant non seulement par votre lecture, mais aussi par vos dons. Si vous en avez les moyens, faites un don, quel qu’en soit le montant. Sans le soutien financier des lecteurs et des spectateurs, de nombreux organes de presse indépendants seront laissés pour compte face à l’avancée fulgurante de l’IA.
Pour les fondations et les grands donateurs, le message est clair : il est temps de soutenir financièrement nos organes de presse pendant que nous expérimentons et recherchons de nouvelles façons d’élargir notre audience et de générer du trafic. Nous avons besoin d’une marge de manœuvre pour tenter de nouvelles approches, pour tester des stratégies visant à explorer un univers en ligne au-delà de Google.
Le financement de ces expériences ne profite pas seulement à une seule organisation, ni même à un seul secteur : à mesure que les organes de presse mettent au point de nouvelles méthodes pour toucher leurs lecteurs, nous pouvons partager ces stratégies avec d’autres groupes, élargissant ainsi les possibilités pour les associations locales, les syndicats et bien d’autres encore d’entrer en contact avec les gens d’une manière qui ne soit pas dictée par les caprices des plateformes des grandes entreprises.
Le journalisme d’investigation est un bien public essentiel, et alors que Google et Meta mènent une guerre algorithmique contre lui, il est primordial de le protéger. Les fondations, les donateurs et les acteurs du monde des affaires devraient accorder la priorité au journalisme au même titre qu’à d’autres enjeux urgents, en reconnaissant que l’information fiable constitue un rempart contre la montée du fascisme.
Enfin, nous devons tous adopter un état d’esprit de résistance face à la pente glissante de l’IA. Chaque jour, nous avons la possibilité de choisir une autre voie. Résistons à l’idée que tout est inévitable. Résistons à l’inertie.
Notre capacité à accéder aux faits — et à distinguer la vérité de la désinformation — est en jeu. Comment allons-nous riposter ?
*
Negin Owliaei est rédactrice en chef de Truthout. Journaliste primée, elle a auparavant travaillé pour « The Take », le podcast d’actualité quotidien phare d’Al Jazeera.
Maya Schenwar est directrice du Centre Truthout pour le journalisme citoyen. Elle est également présidente du conseil d’administration de Truthout. Elle est coéditrice de *We Grow the World Together: Parenting Toward Abolition* ; coauteure de *Prison by Any Other Name: The Harmful Consequences of Popular Reforms ; autrice de Locked Down, Locked Out: Why Prison Doesn’t Work and How We Can Do Better ; et coéditrice de l’anthologie de Truthout Who Do You Serve, Who Do You Protect? Police Violence and Resistance in the United States. Outre Truthout, les travaux de Maya ont été publiés dans de nombreux médias, notamment The New York Times, The Guardian, NBC News et The Nation, et elle est intervenue dans Democracy Now!, MSNBC, C-SPAN, NPR et d’autres émissions de télévision et de radio. Maya est cofondatrice de la Movement Media Alliance (MMA) et de Media Against Apartheid and Displacement (MAAD). Elle vit à Chicago.
Ziggy West Jeffery est directeur général de Truthout et coprésident du conseil d’administration de The Real News Network. Il est un fervent défenseur des médias indépendants et de la justice sociale. Vous pouvez le suivre sur Bluesky.
Source : Truthout, Negin Owliaei, Maya Schenwar, Ziggy West Jeffery, 09-06-2026
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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