Dans cet article exceptionnel du Spiegel, traduit pour nous par Etienne, on apprend que des documents du gouvernement allemand récemment publiés révèlent que de nombreuses personnes au sein de la Chancellerie d’Helmut Kohl avaient émis de sérieux doutes à propos d’une monnaie unique Européenne, lorsque celle-ci fut introduite en 1998. Les experts avaient avant tout pointé du doigt l’Italie comme étant le maillon faible de l’Euro.

Les ministres allemands des affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher (gauche) and des finances Theo Waigel (droite) signant le traité de Maastricht

C’était peu après son départ pour Bruxelles, alors que le chancelier était submergé par l’ampleur des événements. Il déclarait alors que le “poids de l’histoire” deviendrait ce week-end là une réalité tangible; la décision de mettre en place une monnaie unique était, selon lui, un motif de “célébration de joie”.

Peu après, le 2 mai 1998, Kohl et ses homologues parvenaient à un accord essentiel. Onze pays allaient faire partie de la nouvelle monnaie Européenne : l’Allemagne, la France, les pays du Benelux — et l’Italie.

Aujourd’hui, 14 ans plus tard, le poids de l’histoire a en effet pris une tournure exceptionnelle. Mais plus personne n’est d’humeur à la fête. L’ambiance était d’ailleurs franchement maussade alors que l’actuelle chancelière Angela Merkel rencontrait son homologue italien Mario Monti à Rome, il y a six semaines.

Alors que les marchés étaient pourtant déjà occupés à fêter prématurément la fin de la crise de l’euro, la chancelière lançait un avertissement: “l’Europe n’a pas encore passé le cap”. Elle faisait également observer que de nouveaux défis surviendraient en permanence dans les années à venir. Son hôte a lui-même reconnu que son pays n’avait pas encore surmonté la phase la plus critique, et que le combat pour sauver la monnaie restait “un défi permanent”.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les inquiétudes des deux dirigeants s’avèrent justifiées. L’économie Espagnole a continué son déclin, les taux d’intérêts des obligations souveraines des pays du sud grimpent une fois de plus, et les résultats des élections en France et en Grèce ont montré que les citoyens en avaient assez des plans de rigueur. En résumé, nul n’est certain que l’union monétaire survivra à long terme.

Nombre des problèmes de l’euro peuvent être attribués à ses défauts de conception. Pour des raisons politiques, certains pays qui n’étaient pas prêts à l’époque ont été inclus. De plus, une monnaie unique ne peut survivre à long terme si elle ne s’appuie pas sur une union politique. Alors que l’euro était en train de naître, de nombreux experts avertirent que les membres de l’union monétaires n’étaient pas compatibles entre eux.

Avancer à tout prix

Mais il ne s’agissait pas seulement des experts. Des documents du gouvernement Kohl, restés secrets jusqu’à ce jour, montrent que les pères fondateurs de l’euro étaient bien conscients de ses tares. Et qu’ils ont malgré tout décidé de continuer le projet.

En réponse à une demande du Spiegel, le gouvernement allemand a pour la première fois publié des centaines de pages de documents allant de 1994 à 1998 relatifs à la mise en place de l’euro et à l’entrée de l’Italie dans la zone euro. Ils incluent des rapports de l’ambassade allemande à Rome, des notes internes et des lettres du gouvernement, ainsi que des comptes-rendus manuscrits de réunions du chancelier.

Les documents prouvent ce qu’on ne pouvait jusqu’à présent que supposer: l’Italie n’aurait jamais dû être acceptée dans la zone euro. La décision d’inviter Rome à y entrer fût basée presque exclusivement sur des considérations politiques et ce aux dépens des critères économiques. Ceci créa également un précédent qui conduira deux ans plus tard à une erreur encore plus grande : l’entrée de la Grèce dans la zone euro.

Au lieu d’attendre que les conditions économiques pour une monnaie commune soient satisfaites, Kohl souhaitait démontrer que l’Allemagne, même après sa réunification, restait profondément européenne dans son orientation. Il évoqua même, en parlant de la nouvelle monnaie “d’un élément de garantie pour la paix”.

Évidemment, les données financières ne jouent pas un grand rôle lorsqu’il s’agit de guerre et de paix. L’Italie est devenu l’exemple parfait illustrant la conviction inébranlable des hommes politiques qui voudrait que le développement économique finisse toujours par se conformer à la vision des dirigeants.

Le gouvernement Kohl ne peut pourtant pas plaider l’ignorance. Les documents montrent qu’il était en fait très bien informé de l’état des finances italiennes. Nombre des mesures de rigueur n’étaient que de la poudre aux yeux — soit il s’agissait d’artifices comptables, soit elles étaient immédiatement retirées dès que la pression politique s’estompait. La situation était paradoxale. Pendant que Kohl faisait passer en force la monnaie unique envers et contre tout, ses experts confirmaient notamment les estimations du centre gauche Gerhard Schröder, alors candidat à la chancellerie du Parti Social-Démocrate. Schröder qualifia alors l’euro de “grand prématuré”.

Une guérison miraculeuse

L’opération “d’auto-tromperie” débuta en décembre 1991, dans un bureau de Maastricht, capitale de la province de Limbourg, dans le sud-est des Pays-Bas. Les chefs d’états européens s’étaient rassemblés pour parvenir à la décision du siècle : l’introduction de l’euro d’ici 1999.

Afin d’assurer la stabilité de la nouvelles monnaie, on se mit d’accord sur de rigoureux critères d’adhésion. Afin d’être acceptés, les pays candidats devaient avoir un faible taux d’inflation, avoir réalisé peu d’emprunts récents et leur niveau de dettes devait être sous contrôle. La commission Européenne et le Fond Monétaire International (FMI) se devaient de suivre les évolutions, et les dirigeants européens devaient parvenir à un accord final au printemps de l’année 1998.

Comme par hasard, l’Italie parvint à remplir toutes les conditions alors que l’échéance se rapprochait — et ce de façon assez surprenante, sachant qu’elle était devenue célèbre pour ses budgets particulièrement en déséquilibre. Mais le pays avait fait l’objet d’une guérison miraculeuse — du moins sur le papier.

Certains fonctionnaires de la Chancellerie Allemande étaient sceptiques. En février 1997, à la suite d’un sommet Germano-Italien, un des fonctionnaires fit remarquer que le gouvernement Italien déclarait subitement, “à la grande surprise des Allemands”, que son déficit budgétaire était plus faible que celui cité par le Fonds Monétaire International (FMI) et par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Juste avant la réunion, un haut fonctionnaire allemand écrivait dans une note que les nouvelles règles comptables de calcul des taux d’intérêts avaient permis à elles seules une baisse de 0.26 pour cent du déficit budgétaire italien.

Quelques mois plus tard, Jürgen Stark, un secrétaire d’état aux finances allemand, rapportait que les gouvernements italiens et belges avaient “exercé des pressions à la tête de leur banque centrale, en contradiction avec la soi-disant indépendance de celles-ci”. Les hauts représentants financiers étaient apparemment censés s’assurer que les inspecteurs du FMI “ne se montreraient pas trop critiques” face aux niveaux de dettes des deux pays. Début 1998, le Trésor italien publia des chiffres sur le développement économique du pays tellement positifs, qu’un porte-parole du Trésor lui-même les qualifia d'”étonnants”.

À un rythme d’escargot

A Maastricht, Kohl et d’autres dirigeants européens s’étaient mis d’accord sur le fait que l’endettement total des candidats à l’euro ne pouvait pas dépasser 60 pour cent de leur PIB, “sauf si le taux d’endettement décroit suffisamment et se rapproche rapidement de la valeur de référence.”

Mais le taux d’endettement italien était supérieur de deux fois à ce niveau et le pays ne se rapprochait de la valeur de référence qu’à un rythme d’escargot. Entre 1994 et 1997, son taux d’endettement ne recula que de 3 points au total.

Stark affirme aujourd’hui qu'”un taux d’endettement de 120 pour cent indique que ce critère de convergence ne pouvait pas être respecté”. “Cependant, la question politiquement pertinente à l’époque, était la suivante: peut-on se permettre de laisser de côté des membres fondateurs de la Communauté Économique Européenne?”

Les experts au gouvernement connaissaient la réponse depuis bien longtemps. Selon Klaus Regling, alors directeur général aux relations économiques et financières européennes au ministère des finances : “jusqu’à fin 1997, nous, au ministère des finances, ne croyions pas que l’Italie serait capable de respecter le critère de convergence”. Regling est actuellement directeur du fonds de sauvetage provisoire de l’euro, le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF).

On retrouve bien ce scepticisme dans les documents cités. Le 3 février 1997, le ministre des finances allemand soulignait qu’à Rome, “on esquiva d’importantes mesures structurelles de réduction des dépenses, impensables pour l’opinion publique.” Le 22 avril, des notes de discours du Chancelier établirent qu’il n’y avait quasiment “aucune chance” que l’ “Italie répondent au critère de convergence”. Le 5 juin, le département d’économie de la chancellerie annonçait que les perspectives de croissance de l’Italie étaient “modérées” et que les progrès accomplis en termes de rééquilibrage étaient “surévalués”.

En 1998, l’année décisive de l’introduction de l’euro, l’état des lieux restait inchangé. Le secrétaire d’état Stark soulignait lors de la préparation d’une réunion avec la délégation du gouvernement italien, le 22 janvier, que “la pérennité de la solidité des finances publiques” n’était “pas encore assurée”.

“Jamais sans les Italiens”

Horst Köhler écrivit à la mi-mars au Chancelier. Ancien chef des négociations pour l’Allemagne lors des négociations du traité de Maastricht, Köhler fût ensuite nommé président de l’association des caisses d’épargne allemandes. Joint à ce courrier figurait une étude de l’Institut de recherche économique d’Hambourg qui parvenait à la conclusion que l’Italie n’avait pas rempli les conditions “nécessaires à une réduction stable et durable de ses déficits et de son endettement”, et que cela représentait “un risque particulier” pour l’euro.

Kohl débouta néanmoins son ancien conseiller. Bien sûr, les européens devraient poursuivre les réformes structurelles, répondait-t-il, mais il était convaincu que les gouvernements relèveraient le défi “dans les années qui viennent”.

Lors d’un sommet extraordinaire de l’Union Européenne, début mai 1998, Kohl sentit s’exercer le “poids de l’histoire” et apporta sans autre préalable son soutien absolu. “Jamais sans les Italiens, s’il vous plaît. C’était la devise politique”, relève Joachim Bitterlich, conseiller de Kohl en politique étrangère.

Les documents désormais publiés semblent indiquer que le gouvernement de Kohl trompa à la fois le public et la Cour constitutionnelle fédérale allemande. Quatre professeurs avaient à l’époque déposé un recours contre l’introduction de l’euro. Le recours était “manifestement dénué de fondement”, indiqua le gouvernement à la Cour, faisant valoir qu’il ne pouvait être justifié que dans l’éventualité d’un “écart significatif” par rapport au critères de Maastricht, et qu’un tel écart n’était “ni observé ni envisageable”.

Vraiment ? A la suite d’une réunion entre le chancelier, le ministre des finances Theo Waigel et le président de la Bundesbank Hans Tietmeyer, portant sur le recours devant la Cour constitutionnelle fédérale, le chef du département d’économie de la chancellerie Sighart Nehring, soulignait mi-mars 1998 que des “risques considérables” étaient inhérents aux “niveaux d’endettement élevés” de l’Italie. La structuration de sa dette, ajoutait-t-il, était “défavorable”, et les dépenses augmenteraient considérablement si les taux d’intérêts étaient amenés à croître, même en faible proportion.

Un amour envers l’Italie

La note n’eut cependant aucun effet. Le chancelier, semblait-t-il, n’était guère intéressé par les détails. Les politiciens disposaient d’une “flexibilité innée” dès qu’il s’agissait du critère de Maastricht, indique Dieter Kastrup, à l’époque ambassadeur allemand en Italie. L’Italie, après tout, était l’un des membres fondateurs de l’UE, et les italiens ne s’étaient jamais si mal comportés à Bruxelles comme avaient pu le faire les français sous la présidence de Charles de Gaulle, ou les britanniques sous le premier ministre Margaret Thatcher. Et puis, Goethe n’avait-t-il pas lui-même disserté sur l’Italie avec un certain lyrisme? “Nous partagions tous une affection particulière pour l’Italie”, affirme Bitterlich.

Les fonctionnaires à Bonn plaçaient tous leurs espoirs en deux hommes qui s’étaient donnés pour objectif de remettre de l’ordre en Italie: le premier ministre Romano Prodi, un discret professeur de Bologne, et son austère ministre du budget et à la programmation économique, Carlo Ciampi, qui fût gouverneur de la banque centrale d’Italie pendant de nombreuses années.

Les deux technocrates étaient arrivés au pouvoir après que l’ancien système des partis se soit retrouvé emporté dans les tourbillons de la corruption et des milieux mafieux. Prodi et son alliance centre-gauche “Ulivo” (“l’olivier”) avaient remporté les élections de 1996.

Kohl s’était enthousiasmé dès le début pour ce professeur libéral de taille modeste. Ciampi, qui avait fréquenté une école jésuite de Toscane, jouissait d’une bonne réputation parmi les allemands. “Sans Ciampi, l’Italie n’aurait jamais réussi à embarquer dans l’union monétaire à ses débuts”, affirme Waigel, l’ancien ministre des finances.

A cette époque, le pays était à la dérive et se dirigeait “vers la faillite financière”, écrit l’historien Hans Woller. Il fallait plus de 60 jours pour accomplir les démarches administratives nécessaires à la création d’une entreprise. Les Italiens ne pouvaient pas acheter le journal à midi, car ils n’étaient vendus que dans des kiosques, et ceux-ci fermaient durant l’heure du déjeuner. Les retraités surpassaient en nombre la population active, et nombre des personnes officiellement déclarées comme lourdement handicapées étaient en réalité en pleine forme.

À suivre demain dans ce billet

Source : Spiegel

47 réponses à [Traduction exclusive] Opération auto-tromperie : les malformations congénitales de l’Euro (1/2)

  1. Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 06h43
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    L’union européenne à été constituée avec des règles minimum et simples, mais elles sont toutes bafouées dans l’indifférence générale. Je demande instamment que les règles mises en places, déjà insuffisantes, soient au moins respectées !

    Dans le privé, le budget prévisionnel (pour les années à venir) ne compte pas, il n’est jamais pris en compte, seul le résultat final annuel est pris en compte sérieusement. Alors pourquoi dans le domaine public, c’est toujours le budget prévisionnel fictif qui est mentionné, les résultats finaux ne faisant le soin d’aucune attention ?

    Quand le résultat d’un exercice est inacceptable, il doit être refusé !
    Quand une règle n’est pas tenue, il doit y avoir sanction et correction !
    On ne soutiens pas un système en perpétuelle faillite !
    On doit combattre et refuser un système voué à l’échec !


    • pyrrhogaster Le 21 septembre 2013 à 07h50
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      @ Patrick Luder

      Car vous croyez encore que l’application des règles améliorerait la situation ?

      Il me semble pourtant que les politiques d’austérité imposées aux pays du sud et qui visent à leur faire respecter les règles aboutissent à des résultats effrayants.

      A ce propos je lis ici ou là des nouvelles brèves sur le comportement des représentants de la troïka en Grèce et je crois voir un pays occupé et vraiment tenu sous le joug de ces financiers. Pourquoi les médias importants ne nous donnent-ils jamais de reportage sur cette colonisation ? Par ce que cela montre une face inavouable de l’UE?….


      • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h15
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        Il faut garder les pieds sur terre …

        Les Etats ne peuvent pas indéfiniment dépenser plus que ce qu’ils ont.

        La politique d’austérité est une arnaque de l’Etat vis à vis des citoyens,
        on touche juste là ou cela fait mal au peuple, le social et la formation,
        mais on évite toute réflexion générale plus large,
        c’est à dire redimensionner (simplicité et efficacité) toutes les tâches de l’Etat.

        L’Etat doit arrêter de se substituer à l’économie,
        il doit juste offrir un cadre efficace aux activités humaines.

        L’Etat doit stopper tous avantages fiscaux de toutes natures,
        que les riches paient leur part d’impôts n’est que normal.

        L’Etat doit arrêter toute subventions,
        mais il doit remettre des barrières à la concurrence déloyale,
        taxer les importations à salaire cassé et sans respect de l’environnement.

        L’Etat doit stopper ses dépenses internationales,
        la majorité des dépenses entre Etats n’est qu’administrative
        et cette partie du commerce mondiale détruit l’économie
        et met en péril notre planète.

        A quand un Etat au service de ses citoyens ?
        L’Etat n’est pas l’esclave de la finance et des multinationales …


    • toutouadi Le 21 septembre 2013 à 09h04
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      “il doit y avoir sanction et correction !”
      C’est à dire ? Une fessée ? Yeahhh !! 😉

      “On ne soutiens pas un système en perpétuelle faillite !
      On doit combattre et refuser un système voué à l’échec !”

      Bin oui !! La zone euro doit bâtir sa souveraineté monétaire et abandonner les délires dogmatiques libéraux. La BCE doit non seulement pouvoir prêter aux états mais participer aussi au développement de ceux-ci grâce à des taux d’intérêts variables (négatifs, si nécessaire ) qui permettent la remise à niveau des nations les plus faibles. (besoin d’une constitution monétaire et sociale)


      • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h39
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        sanction et correction …
        sans sanction et il n’y a pas de correction possible.

        Exemple avec la présentation du résultat annuel.

        Un résultat hors de l’objectif doit être refusé …
        Le courage et la sagesse serait de dire STOP cela ne va pas !
        Juste donner son accord en demandant une prévision future faussée est scandaleux.


        • toutouadi Le 21 septembre 2013 à 15h59
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          Quels objectifs ?
          Le dumping social, salarial, fiscal ?
          Le concours Lépine des inventions les plus anti-sociales, anti-démocratiques et les plus désespérantes pour les peuples?
          Les centaines de milliards par an balancés en soutiens à l’épargne privée des plus riches rentiers au détriment des populations ?

          Attention, maîtresse Europa avec sa jupette en cuir et sa petite baguette n’est pas très contente et elle va vous gronder ou vous mettre au coin !!

          Il n’y a rien à sauver ou à reformer en Europe.
          Il faudra la refonder complètement ou bien qu’elle disparaisse.

          La seule sagesse consisterait à dire STOP effectivement.
          De faire un ultimatum afin d’imposer un euro souverain public et une structure sociale cohérente sinon en cas de refus, tout faire exploser unilatéralement en nationalisant les banques et en créant une BC à vocation universelle adossée à une constitution.
          Bref donner un grand coup de pied dans la fourmilière.


  2. Letaulier Le 21 septembre 2013 à 08h08
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    Je vais me faire l’avocat du diable mais c’est toujours facile de critiquer après coup.

    L’époque était comme cela et personne ne parlait de Zone monétaire optimale. Tout le monde était persuadé qu’avec le temps tout s’arrangerait, que la croissance effacerait les dettes, que les Grecs et les italiens deviendraient Allemands, que la France et son “formidable dynamisme démographie” stipulerait l’économie qu’avec des taux d’intérêt allemand on pourrait financer tout, que les Chinois étaient trop cons pour produire autre chose que des t-shirt et des chaussettes, etc.

    C’était l’époque.


    • ludovic Le 21 septembre 2013 à 09h01
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      C”est trop facile de dire que “c’était l’époque”.
      J’aimerais bien que l’on accuse les responsables d’une telle débâcle.,La classe politique!
      Elle endosse toute la responsabilité de ce naufrage, il serait honnête de le souligner!
      Les citoyens n’ont fait qu’écouter et voter pour une élite politique européenne en pensant qu’elle avait pris en compte la pleine mesure de la construction de la monnaie unique.
      On s’aperçoit de l’amateurisme total de nos dirigeants qui mélange” raison politique”( entrée déjà de la Grèce dans l’union Européenne puis dans l’Euro et l’Italie aussi dans l’Euro ) et données économiques
      ( Grèce, Italie, Epagne, irlande, Portugal dans l’Euro, pour ne nommer que ceux là, n’auraient jamais dû rentrer )
      Après que l’on ne s’étonne pas du manque d’amour grandissant pour la monnaie unique et de l’Union Européene.
      J’attends de voir prochainement le résultat des élections Européennes qui risque d’être cinglant.
      Comment voulez vous que le citoyen soit encore docile après avoir été mené en bâteau pendant tant de temps ?!


      • Letaulier Le 21 septembre 2013 à 09h07
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        Si on met sur le banc des accusés “les responsables d’une telle débâcle” on ne pourra éviter d’incriminer aussi les donneurs d’ordres …les électeurs.


        • ludovic Le 21 septembre 2013 à 09h21
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          Rien à voir, si les électeurs avaient eu les bons paramètres alors ils ne se seraient pas fait flouer. S’il ne votait pas correctement mieux vaut encore lui mentir.
          Très bon exemple que le peuple est bien plus intelligent que vous ne le pensez, le référendum de 2005 sur la constitution Européenne. Il avait compris la dérive et cette fois ci il avait voté avec la connaissance de bonnes informations.
          On voit encore le résultat.
          Ce n’est qu’un point de vue !


        • Hajik Le 22 septembre 2013 à 00h32
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          Vous savez aussi très bien qu’il y a une base de voyou qui vote systématiquement pour l’UMP, environ 25% sans même regarder le programme mais simplement parque qu’ils savent qu’ils vont leurs faire des cadeaux, immobilier, niche fiscale, succession en tête. Si les autres s’éparpillent et ne vote pas PS (/sick), l’UMP passe systématiquement. Le système est complétement verrouillé empêchant les électeur de soutenir les petits partis sur le long terme pour qu’ils se développent.

          Enfin bref le système est corrompu jusqu’à la moelle, ce n’est plus à prouver.


        • Yannick HERVE Le 23 septembre 2013 à 12h27
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          Non, non et non !!!
          Les électeurs n’y sont pour rien. Jamais un électeur n’a voté avec la promesse d’endettement du pays, de dérégulation de la finance et de montage du zone monétaire pourrie jusqu’au trognon. Les électeurs sont pris en otage de politiques menteurs qui sous estiment les problèmes pour être ré-élus.


      • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h22
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        Faire la chasse au passé détourne l’attention,
        c’est dans les résultats immédiats et futurs
        qu’il faut être critique et ne rien laisser passer.


      • Macarel Le 21 septembre 2013 à 09h48
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        Personnellement je n’ai pas de mots assez durs pour l’Europe que l’on nous a fait, pour la mondialisation que l’on nous a imposé, mais pour autant je n’en suis pas moins pour l’amitié et la coopération entre les peuples.
        Ce que je ne supporte pas, plus, c’est que certains s’évertuent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. S’ils persistent ainsi, ils finiront eux à la Lanterne!


    • ludovic Le 21 septembre 2013 à 09h10
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      J’oubliais qu’en France on en reste toujours à ” responsable mais pas coupable”
      Je préfère personnellement ” Responsable donc coupable”
      Je crois que c’est certainement l’un des problèmes fondamentaux et le talon d’achille de l’économie mondiale. Personne n’est jamais responsable et personne ne paie. Pourquoi donc s’arrêter!


    • Macarel Le 21 septembre 2013 à 09h14
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      @Letaulier

      “Que les chinois étaient trop cons pour produire autre chose que des t-shirt et des chaussettes, etc.”

      Eh oui! Et aujourd’hui nous payons cette mentalité colonialiste, qui en fait est la caractéristique principale du monde occidental, et de son capitalisme financiarisé et prédateur.

      Pendant que nous développions l’ “industrie financière” qui enrichissait de façon éhontée une minorité, les chinois se retroussaient les manches et devenaient l’usine du monde.
      Maintenant que nous avons sabordé notre industrie, que nous avons perdu les compétences, nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer. Notre “ingénieurie” ne consiste plus qu’à fabriquer de la monnaie de singe, et de la dette qui enrichie une minorité de spéculateurs sur le dos des peuples qui se voient imposés plans d’austérité, sur plan d’austérité, processus qui délabre chaque fois un peu plus nos belles démocraties. Ah que la croyance aux vertus de la main invisible est belle!
      Nous en avons fini avec la dictature du prolétariat, maintenant il est urgent d’en finir avec la dictature de l’actionnariat!
      Il faut en finir avec le mythe de la mondialisation heureuse, et la tromperie de l’euro qui nous apportera la prospérité…

      Eh oui! L’ “élève” chinois est en train d’envoyer le “maître” au tapis, dur, dur…


      • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h24
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        Vivre d’une économie de service n’est pas possible …
        L’économie réelle est nécessaire avant celle des services,
        et Une économie financière est juste parasitaire !!!


        • Christophe Vieren Le 22 septembre 2013 à 21h36
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          Ah ben non, pas toi Patrick.
          Tu as raison si l’on considère que la première chose à satisfaire est l’alimentation, il s’agit d’un bien. Mais dès qu’il s’agit d’apporter ce “bien” auprès de celui qui va le consommer alors il s’agit d’un service. Ensuite, les besoins suivants se mélange un peu en terme de priorité : santé (et donc SERVICES de santé), éducation (et donc SERVICE d’enseignement), logement (là il s’agit de BIEN), vétement (encore des biens), sécurité (SERVICES de l’armée, de la police), justice (SERVICE).

          Autrement dit les services sont des productions au même titre que les biens.
          La seule chose qui peut les différencier dans certains pays, telle la France, sont les services rendus par le biais de recettes mutualisées, telles la santé et l’éducation (=> dépenses publiques).

          Mais c’est là un autre débat. Car on peut aussi considérer que les prestation sociales (RSA, …..) permettent – à leur bénéficiaire d’acheter des biens. Donc dépenses publiques ne veut pas dire non plus services.
          Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre;


    • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h20
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      La gestion politique c’est comme conduire une voiture :

      ° Il est bien de savoir d’ou l’on vient, mais ce n’est pas prioritaire.

      ° Un coup d’oeil à l’environnement immédiat est important,

      ° Mais la priorité est devant, la conduite se fait en anticipant,
      et si l’on perd le but à atteindre, la conduite devient inutile.


    • master t Le 24 septembre 2013 à 20h40
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      C’était l’époque du grand marché de l’illusion et de la collusion.
      Seguin l’avait compris en son temps, pourtant il ignorait le traffic des comptes italiens et grecs par un certains mario Draghi, herault de la maffieuse et tentaculaire Goldman sachs europe, ainsi que le forcing politique pour les faire adherer a cette odieuse monnaie qui nous avait été chantée sur le ton du progres, de la promesse du meilleur des monde économique . Ainsi, tous les pays du sud virent par enchantement leurs taux d’emprunt rejoindrent ceux de l’Allemagne: le pot de confiture était grand ouvert, les banques latines se ruerent dessus comme une bande de gosse et vinrent grossir leur dette… l’illusion de richesse fit son temps et maintenant c’est la gueule de bois qui dure, encore et encore.
      Les politiques sont collectivement responsables, avec eux les banques et la BCE, n’a t’on pas aidé les banques a hauteur de 4500 milliards d’euros (Barnier le 06.06.2012), n’a ton pas opté pour des bail outs ou le contribuables y seraient de sa poche, n’a t on pas opté pour Chypre d’un bail in étendus a tous les déposants puis sous la pression du gouvernement restreint la spoliation aux créanciers ayant plus de 100 000e???


  3. lutfallà alex Le 21 septembre 2013 à 09h01
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    L’article nous rappelle à bon escient les critères de Maastricht, et des doutes des Allemands sur la possibilité pour les Italiens de les rejoindre.

    Qu’en est il de la France aujourd’hui, et de la moitié des pays Européens ?

    Bonjour aux eurosceptiques.


  4. BA Le 21 septembre 2013 à 09h13
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    Dans l’introduction de cet article, je lis ceci :

    “de nombreuses personnes au sein de la Chancellerie d’Helmut Kohl avaient émis de sérieux doutes à propos d’une monnaie unique Européenne, lorsque celle-ci fut introduite en 1998. Les experts avaient avant tout pointé du doigt l’Italie comme étant le maillon faible de l’Euro.”

    Oui.

    Dernier exemple en date concernant “le maillon faible de l’euro”, l’Italie :

    L’Italie vient encore de revoir à la baisse ses prévisions économiques.

    Le PIB de l’Italie baissera de 1,7 % en 2013.

    La dette publique de l’Italie atteindra 132,9 % du PIB en 2013.

    Lisez cet article :

    Le gouvernement italien a annoncé vendredi avoir revu à la baisse ses prévisions économiques pour cette année et l’an prochain, mais s’est engagé à maintenir son déficit sous le seuil de 3%.

    Rome prévoit désormais une contraction de 1,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre une baisse de 1,3% attendue jusqu’à présent. En 2014, l’économie devrait renouer avec la croissance mais celle-ci devrait être de 1,0% seulement, contre 1,3% dans les prévisions précédentes, publiées en avril.

    Le gouvernement a annoncé peu après une hausse des prévisions de déficit, désormais attendu à 2,5% du PIB en 2014 contre 1,8% précédemment, et de dette, annoncée à 132,9% du PIB cette année et à 132,8% l’an prochain, contre respectivement 130,4% et 129% auparavant.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920


    • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 09h33
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      Plus 3% de déficit annuel
      contre moins 1.7% de produits
      => une différence annuelle de 4.7%
      L’abysse est exponentiel :
      – 5 ans = + 25%
      – 10 ans = + 58%
      – 15 ans = +100%
      – 20 ans = + 251%
      – 25 ans = + 315%
      – 30 ans = + 397%
      – 35 ans = + 499%
      – 40 ans = + 628%
      – 45 ans = + 790%
      – 51 ans = + 1’041 %


    • grub Le 22 septembre 2013 à 01h20
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      Faut quand même nuancer, l’Italie ce sont des latins et les latins ce ne sont pas des gens sérieux c’est bien connu.
      C’est quand même l’une des plus grosses puissances économiques mondiales devant la merveilleuse Angleterre.
      Avec une économie informelle qui prend le relais quand ça ne va pas fort, je pense que la population Italienne est mieux préparée à résister à l’austérité qui s’annonce que la plupart des autres pays à commencer par l’Allemagne.


  5. cording Le 21 septembre 2013 à 09h52
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    A mettre en rapport avec les propos d’un conseiller du ministre des finances allemands selon lesquels entre 2 il vaut mieux sauver l’Europe que l’euro je dirais : encore un effort amis allemands! faites ce que personne d’autre n’ose faire à savoir siffler la fin de la “récré” euro!
    Madame Merkel, vous qui allez être réélue ce dimanche, faites-le puisqu’une récente analyse d’un expert allemand a prédit que les conséquences pour votre pays d’une fin de l’euro (réévaluation conséquente du nouveau DM de l’ordre de 50% par rapport aux autres monnaies ) serait absorbé en 2 voire 3 ans et que tout.


  6. Lisztfr Le 21 septembre 2013 à 10h20
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    Dans un pays qui n’a pas fait de révolution, il n’y a pas de salaire minimum, ce qui signifie qu’à la limite votre travail ne vaut rien, et qu’il n’y a pas de limite à la dévalorisation symbolique de vos efforts. Je sais qu’il y a des accords de branches, mais on voit où ça mène. Ils ont choisi le travail plutôt que l’assistanat, non ils ont choisi l’écrasement du salarié par la honte d’afficher qu’il devrait se contenter de n’importe quelles conditions.


    • Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 10h39
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      L’avenir à moyen terme, est au petit artisanat, à la production locale et à la débrouille …
      et si une entreprise peut proposer un appareillage durable (fonctionnel, solide et réparable)
      elle sera combattue par tous les moyens, mais assurera sa pérennité à long terme.
      Le salariat touche à sa fin => prendre sa destinée en main apporte bien des satisfactions,
      mais travail assiduité et service à la clientèle doivent être au rendez-vous …

      De mon point de vue (ancien patron), le salariat rend les personnes dépendantes de systèmes chronophage et ponctionnable à volonté, le salariat est une sorte d’esclavage contrôlé, et les petits patrons sont à la même enseigne que leurs employés, voir pire car sans garantie de salaire ni de prestations sociales.


      • michel lambotte Le 21 septembre 2013 à 19h41
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        Le salariat, l’entrepreneuriat tout comme l’actionnariat font partie du capitalisme, si vous supprimez le salariat, vous supprimez le capitalisme par la même occasion.
        Si l’avenir est au petit artisan (je partage ce point de vue), cela se réalisera dans un autre paradigme que le capitalisme… qu’il nous reste à inventer


        • toutouadi Le 21 septembre 2013 à 20h29
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          “si vous supprimez le salariat, vous supprimez le capitalisme par la même occasion.”

          L’autoentrepreneur peut remplacer le salarié… Mais pour le pire (contournement du code du travail)
          Le capitalisme c’est avant tout le financement des activités économiques par le secteur privé dans un environnement de compétition exacerbée (c’est à dire, avec un déficit de droit et de régulation)
          La fin du capitalisme passe donc par une autonomie de financement du corps social (crédit socialisé, c’est à dire crédit bancaire public).

          Autonomie de financement qui, lui seul, permettra la régulation de l’environnement économique et social et mettra fin à la nécessité de courir sans arrêt derrière de nouveaux débouchés et marchés afin de financer les rentes privées de plus en plus prégnantes et exponentielles.

          Le besoin de croissance, de dumping salarial et de privatisation du domaine public (ouverture de nouveaux marchés) ne provient que de cette obligation rentière.


          • michel lambotte Le 21 septembre 2013 à 22h06
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            Tout à fait d’accord, mais combien sommes nous à le comprendre?
            L’agonie du capitalisme entraîne l’austérité derrière elle, c’est à espérer que cette dernière entraîne une réaction positive de la part des citoyens.
            Dernièrement, Paul Jorion disait que ses auditoires devenait trop petit, c’est déjà bon signe, mais je pense que fur et à mesure que cette génération va disparaître il y aura de moins en moins de gens campant sur leur position dépassée, ce qui pourrait faciliter la transition.
            Une question reste entière: comment passer du salarié à l’autoentrepreneur, prosommateur ou que sais-je encore…. tout est à inventer.


          • jducac Le 22 septembre 2013 à 11h27
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            @ michel lambotte Le 21 septembre 2013 à 22h06

            ….. mais combien sommes nous à le comprendre?

            Avant toute chose, ne vaudrait-il pas mieux s’interroger sur ce qu’il faut comprendre ?

            A mon avis, ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que la vie d’une structure, qu’elle concerne une simple cellule vivante ou l’ensemble des cellules d’un individu, ou l’ensemble des individus d’une collectivité, ou l’ensemble des collectivités d’un territoire, ou l’ensemble des représentants de l’espèce humaine vivant sur la planète terre, toutes ces structures nécessitent de consommer de l’énergie pour vivre.

            Combien de personnes partent de cette donnée fondamentale, pour tenter de dégager des solutions viables à long terme? Voila la question qu’il convient de se poser en premier.

            Toutes les structures vivantes, qu’elles soient grandes ou petites, ne vivent et se perpétuent que parce qu’elles prélèvent dans leur environnement l’énergie qui leur est nécessaire pour vivre. Or, le capitalisme que beaucoup s’emploient à faire exécrer, n’est rien d’autre que le processus de base utilisé pour alimenter la vie présente et future en énergie en exploitant l’énergie capitalisée grâce au travail réalisé dans le passé.

            Tous ceux qui désignent le capitalisme comme le responsable de tous nos maux et qui s’emploient à le combattre, me semblent ne pas avoir compris comment marche la vie et le monde. Ils s’engagent et engagent leurs congénères dans une voie suicidaire.


          • jducac Le 22 septembre 2013 à 11h46
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            @ toutouadi Le 21 septembre 2013 à 20h29

            La fin du capitalisme passe donc par une autonomie de financement du corps social (crédit socialisé, c’est à dire crédit bancaire public).

            Réfléchissez ! L’argent, les monnaies, les finances ne sont que des vues de l’esprit qui ne servent que de moyens d’échange. A quoi peuvent ils servir si le véritable nerf de la guerre pour notre survie, à savoir l’énergie, vient à manquer parce que nous en consommons trop aujourd’hui au regard de ce que nos descendants auront besoin demain pour assurer la perpétuation de notre espèce ?


          • michel lambotte Le 22 septembre 2013 à 20h33
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            @jducac

            Bonsoir
            Vous dites ceci; ///Or, le capitalisme que beaucoup s’emploient à faire exécrer, n’est rien d’autre que le processus de base utilisé pour alimenter la vie présente et future en énergie en exploitant l’énergie capitalisée grâce au travail réalisé dans le passé.///

            Et bien admettons pour les énergies fossiles, mais quand est-il concernant les renouvelables qui doivent être captée et utilisée sur place de telle sorte que le rendement énergétique soit le plus grand possible?

            Vous dites également ceci: ///Réfléchissez ! L’argent, les monnaies, les finances ne sont que des vues de l’esprit qui ne servent que de moyens d’échange.///
            Alors pourquoi vous entêtez vous à vouloir le capitaliser, de sorte que vous n’êtes pas à une contradiction près.

            Ceci encore:///pour obtenir la même valeur d’usage, le même service rendu, une production artisanale est bien plus consommatrice d’énergie que l’industrie///
            Alors pourquoi en ce qui concerne la nourriture industrielle la moitié est-elle gaspillée? http://www.youtube.com/watch?v=4c90k7qQzx aujourd’hui il faut en moyenne 10 calories pour une dans notre assiette, en tenant compte du gaspillage on est à 20.
            Au jardin communautaire auquel je participe il n’y a pas de gaspillage puisque tout les restes sont recyclés comme amendement


          • jducac Le 23 septembre 2013 à 11h45
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            @ michel lambotte Le 22 septembre 2013 à 20h33

            les (énergies) renouvelables qui doivent être captées et utilisées sur place de telle sorte que le rendement énergétique soit le plus grand possible?

            Certes, il faut tenir compte de l’énergie que coûtent les transports. Cela conduit donc à optimiser l’implantation des centres de production et de consommation de richesse. La véritable richesse étant celle qui permet d’entretenir et de perpétuer la vie : c’est l’énergie. Si vous poussez votre raisonnement jusqu’au bout, je pense que vous n’imaginez pas en arriver à avoir une centrale solaire, une mine de fer et une autre de charbon ainsi qu’ un haut fourneau dans votre jardin pour élaborer l’acier nécessaire à la fabrication de votre outillage de jardinier.

            Analysez votre propre structure humaine et vous conviendrez qu’il n’y a qu’un centre principal d’extraction d’énergie au niveau de votre système digestif en partant de votre bouche et de votre estomac qui sont uniques et centralisés, alors qu’il y a de nombreux points de consommation localisée dans la mise en mouvement des nombreux muscles grâce auxquels vous entretenez votre vie.

            Imaginez à quelle machine infernale nous aboutirions, si chacun de nos muscles devaient se saisir de nos aliments, les broyer et les digérer pour en extraire les forces nécessaires à leur mise en mouvement. Pour simplifier la complexité, on en arrive inévitablement à la spécialisation et à un minimum de centralisation.

            Alors pourquoi vous entêtez vous à vouloir le capitaliser (l’argent, la valeur d’échange)

            Parce qu’il faut du temps pour l’accumuler et le convertir en un bien, en une valeur matérielle utilisable. Ainsi, vous qui seriez tenté de tout faire vous-même, vous êtes bien obligé d’admettre que vous ne pouvez pas construire votre habitat en un jour et qu’en plus du travail qu’il vous est nécessaire de fournir ( travail et énergie s’exprimant dans les mêmes unités) pour subvenir à tous vos autres besoins, il vous faudra du temps pour accumuler une valeur d’échange équivalente au coût d’extraction et de mise en forme de l’ensemble des matériaux entrant dans une maison.

            De plus, pendant que vous construirez votre maison, il vous faudra subvenir à vos autres besoins (nourriture, vêtements, transports, santé etc…). Si en plus des mines et du haut fourneau, vous voulez construire une cimenterie au fond de votre jardin, votre vie risque de ne pas être suffisante, de même que la surface nécessaire pour tout édifier.

            Bien cordialement.


      • jducac Le 22 septembre 2013 à 12h13
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        @ Patrick Luder Le 21 septembre 2013 à 10h39

        L’avenir à moyen terme, est au petit artisanat, à la production locale et à la débrouille

        Certainement pas car pour obtenir la même valeur d’usage, le même service rendu, une production artisanale est bien plus consommatrice d’énergie que l’industrie, même si l’on compte les coûts de transport et de distribution. L’énergie est le véritable étalon d’échange universel, lequel a vu son identité usurpée par le dollar.

        Par contre vous avez raison d’évoquer l’intérêt des réparations locales.


        • olivier69 Le 24 septembre 2013 à 13h58
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          L’optimisation ne se fait pas spécifiquement par la taille des structures (centralisation). De même, votre comparaison avec le corps humain (cf F.Quesnay) est intéressante. Que se passe-t-il si la structure absorbe trop d’énergie ? Que se passe-t-il lorsque votre estomac ne vous appartient plus ? Qui entretient les conduites ? Que devient l’estomac si il est plus gros que le ventre ?
          Vous retrouverez les limites de la concentration avec les notions de surproduction, de gaspillage, d’obsolescence, de date limite de conso, de spéculation (prix monétaires), ….
          Ce n’est qu’un angle d’approche. Une représentation….
          Il suffit de voir le gaspillage dans l’industrie agro pour comprendre que la concentration ne doit pas être la règle absolue. Il ne faut pas confondre la taille et la composition (ou si vous préférez la forme et le fond). Les excès se payent toujours cash !
          Il n’est pas question de produire tout individuellement mais pas non plus de produire tout collectivement : mesure et démesure ! Produire intelligiblement et intelligemment devrait nous suffire. Nous pouvons définir des besoins primaires nécessaires à la vie et des besoins secondaires nécessaires à notre épanouissement dans le cadre de notre environnement….
          L’organisation de la vie n’est pas uniquement centralisée. Vous oubliez le principal : l’environnement. En d’autres termes, le facteur génétique n’explique pas le facteur épigénétique…..
          Vous dites : “Certainement pas car pour obtenir la même valeur d’usage, le même service rendu, une production artisanale est bien plus consommatrice d’énergie que l’industrie, même si l’on compte les coûts de transport et de distribution.” C’est une croyance non fondée scientifiquement. Vous oubliez les externalités négatives dans votre calcul, c’est donc simpliste et peu sérieux. La centrale nucléaire de Fukushima est l’exemple type. Combien d’énergie gaspillée ? La faute d’un artisan peut-être ?


          • olivier69 Le 24 septembre 2013 à 14h18
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            L’artisan n’est pas là pour créer un besoin contrairement à l’industrie. Les normes ne sont pas les mêmes pour tous.
            Que dire de : la durée de vie des produits, la rente, l’oligopole, le lobbying, la mode,…….


  7. Lisztfr Le 21 septembre 2013 à 12h09
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    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/allemagne-la-campagne-des-legislatives-aussi-morne-qu-un-episode-de-derrick_1283782.html

    Article remarquablement acerbe d’un journal pourtant de droite sur le campagne de Merkel. C’est elle qui est présidente à vie, et non Chavez. ça fait déjà 8 ans qu’on se la coltine.

    Il est question de pseudo-campagne, qui se résume en 2 mots : Angela Merkel.


    • Maria A. Le 22 septembre 2013 à 09h18
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      Je suis tout à fait d’accord. Quand ils invitent les candidats des partis aux studios de télévision c’est toujours CDU-CSU, SPD, FDP, les verts et parfois Alternative fur Deutschland et jamais les candidats des autres partis car soit disant ils sont nombreux et leur critère c’est que les autres partis ne vont pas atteindre le seuil de 5%. Mais si tu ne leur donnes pas la possibilité de s’exprimer même a la télévision publique. Est-ce-que c’est ça la démocratie? Et on continue à gaver le spectateur de streuselkuchen d’Angela Merkel.


  8. Casquette Le 21 septembre 2013 à 12h56
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    L’idée derrière l’article va un peu à rebours de ce qu’il se dit d’habitude sur le début de la construction européenne post Maastricht (on a inclus dans la zone euro des pays qui n’étaient pas prêts pour faire l’UE à marche forcée) ,ce que je comprends c’est que l’Italie et la Grèce ,enfin surtout l’Italie , ont été intégrées dans la zone euro de manière “naturelle” PARCE CE QUE c’était des pays européens…
    Bref ni machiavelisme ni d’utilitarisme (on utilise l”euro comme levier) , seulement de l’idéologie naturaliste pure et dure.


    • caroline porteu Le 22 septembre 2013 à 09h55
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      @casquette
      Non pas de l’idéologie, un plan tout à fait conçu et préparé pour avoir une zone d’influence totalement contrôlée par les actionnaires de la FED et par le financier , avec des hommes politiques suffisamment corrompus ou vendus pour avoir laissé faire . Plan dont nous sommes en train de voir la phase finale avec l’Union Transatlantique , pacte que Barroso a refusé de communiquer au public et sur lequel le PS a refusé tout débat démocratique (pour mémoire).

      L’objectif étant de se faire un allié forcé d’une part et de pouvoir mettre la main sur un certain nombre de richesses du bassin Mediterranéen , en particulier énergétiques .. Tous les pays Européens du pourtour méditerranéen devaient donc rentrer dans la zone euro pour pouvoir être totalement sous contrôle .

      Pour les richesses grecques par exemple : voir ici ..
      http://www.wikistrike.com/article-la-grece-est-le-plus-riche-des-pays-europeens-du-fait-de-ses-gisements-petroliers-et-gaziers-mais-q-107348043.html

      Et la privatisation des services publiques énergétiques grecs (DEFPA) est désormais bouclée à prix bradés , ce qui était l’un des objectifs .

      Pour Chypre la problématique est rigoureusement identique .. si ce n’est qu’un petit grain de sable vient de se montrer dans ce superbe plan . Le dernier prêt chypriote a été réalisé par la Russie (le 12 Septembre dernier) sans doute avec l’aide d’un certain DSK .. dont les mauvaises langues prétendent qu’il a quelques comptes à régler avec le FMI , Wall Street et la Troika .


      • Rycochet Le 27 septembre 2013 à 19h46
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        Bonjour
        J’arrive un peu tard mais peut être lirez-vous quand même ce message.
        Je suis d’une grande naïveté en matière de géopolitique. Pouvez-vous expliciter comment la FED exerce son contrôle sur la zone euro?


  9. Lisztfr Le 21 septembre 2013 à 18h15
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    Demain sera un avant-goût des funérailles de l’Europe… et c’est triste, si l’on sort de l’euro le principal symbole tombe et il ne restera que la proximité entre les peuples, enfin géographique… et historique. Mais l’erreur aura causé tellement de dégâts, tout ça parce que des incompétents ou des criminels auront sévit une fois de plus. A vouloir de toutes forces inscrire son nom dans l’Histoire on risque de l’y laisser pour la risée. Au concours des plus grosses erreurs…


    • samuel Le 21 septembre 2013 à 23h53
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      L’histoire… on en a une bonne partie sur notre géographie.
      L’Europe restera dans l’imaginaire, même populaire. Et si aucune institution ne la centralise,….. tant pis (au vu de ce qu’elle en fait…).
      On adaptera nos diplomaties, ce sera plus subtil que “face aux autres blocs que peuvent nos pauvres nations” (Athène ce n’était pas la Grèce, Florence n’a jamais été l’Italie, Le Japon n’est pas l’Asie, etc… c’est des techniques de bourrins …, ces fusions à marche forcé, too big to fail….).
      Je ne crois pas que les autres espaces géographiques soient si stable que cela (la Chine tient son régime sur une ligne étroite, les états-unies tiennent par le Dollars, la Russie doit rester subtil, le Brésil a juste envie d’équilibrer, l’Inde doit résoudre l’ handicap de ces castes, le moyen orient ….), la démographie c’est bien, mais on n’est pas au moyen âge.
      C’est peut-être ce qu’il manque à une Renaissance en Europe, la discrétisation totale des élites par l’échec de l’Euro. Bon on peut imaginer aussi le pire, mais la dernière fois on a était tellement loin, qu’on peut espérer en être encore un peu préservé


  10. caroline porteu Le 22 septembre 2013 à 09h40
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    Merci Olivier
    Pour l’Italie , un rapport réalisé par Gustavo Piga en collaboration avec le Council of Foreign relations et l’International Securities Market association (ISMA) démontrera en 2001 le montage Italien qui a permis de maquiller les comptes publics : swaps de taux réalisé par JP Morgan alors que le Directeur du Trésor était un certain Mario Draghi avec des taux d’intérêts négatifs .
    Voir le lien ci-dessous pour la description du montage :

    http://www.melvineenaction.com/Opinions/draghi-un-bankster-a-la-tete-dune-bad-banque.html

    Et ensuite on s’étonne que l’euro ruine les pays . En mettant des mafieux à la tête des Institutions Européennes , on ne risque pas de voir prendre en compte l’intérêt général .

    La première chose à faire est bien de faire que la justice s’exerce devant ces corruptions multiples et de mon point de vue le premier défaut de la zone euro est celui de n’être plus qu’une république totalement bananière dans laquelle les intérêts privés sont toujours servis au détriment de l’intérêt général . Et çà du fait des hommes qui la dirigent .


  11. pitoun Le 22 septembre 2013 à 20h19
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    IL parait que la grèce a renoué avec ses excédents primaires.


  12. Deres Le 23 septembre 2013 à 10h32
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    Mettre en place des règles avec des seuils est une illusion. Ces mécanismes sont vulnérables aux fraudes en tout genre pour passer en dessous des seuils. De plus, les politiques ne respectent jamais ou très peu les règles fixés à l’avance. C’est très clair en France par exemple avec les multiples tentatives de fixer automatiquement le SMIC et les taux d’intérêt. A chaque fois, c’est en réalité le gouvernement qui choisi ce qui l’arrange …

    L’économie ne marche bien qu’à travers des mécanismes automatiques sans influence des politiques. C’est cela la supériorité de l’économie de marché qui se base sur de multiples transactions acceptés entre les agents économiques. C’est aussi ce que veulent éviter à tout prix les politiques car cela vient à limiter leur pouvoir et à reconnaître que leur influence est surtout néfaste !


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