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11.février.202611.2.2026 // Les Crises

Quand l’industrie du gaz de schiste salive devant l’essor des centres de données IA

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Les centres de données stimulent la construction d’installations de production d’électricité utilisant du gaz de schiste.

Source : Truthout, Derek Seidman
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Vue aérienne d’un centre de données en cours de construction.
Gerville / Getty Images

« La demande en énergie et en IA est sans précédent. »

Ces mots ne sont pas ceux d’un dirigeant enthousiaste du secteur de la tech, mais ceux de Jeff Miller, PDG de Halliburton, l’une des plus grandes sociétés mondiales de services pétroliers, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financiers tenue en octobre.

À l’instar d’une multitude d’autres entreprises liées à l’industrie du gaz de schiste, Halliburton se tourne vers le boom des centres de data avec de nouvelles centrales électriques au gaz émettant du méthane afin d’alimenter la bulle de l’intelligence artificielle (IA) attisée par les milliardaires de la Silicon Valley et les élites d’entreprise partenaires.

Halliburton n’est qu’une des nombreuses entreprises du secteur des énergies fossiles qui concluent des accords pour répondre aux besoins insatiables en électricité des centres de données. Plus précisément, l’industrie du gaz naturel (fracturation hydraulique, services liés aux gisements de gaz, sociétés de pipelines, fournisseurs d’électricité) se positionne comme un sauveur intrépide, prêt à intervenir pour répondre aux besoins énergétiques illimités de l’IA.

Ce faisant, les entreprises exploitant le gaz de schiste bénéficient du soutien total de l’administration Trump, laquelle voue un culte idéologique aux énergies fossiles et entretient des relations privilégiées avec les milliardaires du secteur des énergies fossiles qui la financent. De son côté, le secteur de la tech suit le mouvement, mettant largement de côté ses prétendus engagements en faveur des énergies renouvelables.

Alors que l’urgence climatique mondiale devient de plus en plus criante, rien de tout cela n’est de bon augure. Bien qu’il soit vendu comme un combustible fossile « propre », le gaz de schiste émet énormément de méthane, l’un des gaz à effet de serre les plus puissants, et les communautés locales, souvent rurales, à faibles revenus et majoritairement noires, subissent de plein fouet à la fois les conséquences de la prolifération effrénée des centres de données et de la construction de centrales électriques à combustibles fossiles dans leur voisinage.

« L’industrie du gaz naturel est en phase directe avec celle des centres de données. »

« L’industrie du gaz naturel est en phase directe avec celle des centres de données », a déclaré Tyson Slocum, directeur du programme Énergie de Public Citizen, à Truthout. « D’un point de vue climatique et environnemental local, les centres de données représentent un obstacle majeur à la lutte contre le changement climatique. »

« La cerise sur le gâteau »

Le gaz naturel fournit actuellement plus de 40 % de l’électricité nécessaire aux centres de données, ce qui fait des centrales électriques au gaz leur principale source d’énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie.

La demande massive des centres de données en électricité entraîne une forte augmentation en matière de construction d’infrastructures de production d’électricité alimentées au gaz naturel.

Un analyste de McKinsey a récemment souligné que plus de 100 gigawatts (GW) de nouveaux projets alimentés au gaz sont en cours de planification. « Pour mettre ce chiffre en perspective », a-t-il déclaré, « au cours des cinq dernières années, les États-Unis n’ont augmenté leur production de gaz que d’environ 35 GW », ce qui signifie que cela représente « près du triple de ce qu’il y avait auparavant ».

Les services publics ont annoncé une série de nouveaux projets d’énergie au gaz pour 2025, ce qui explique en partie la ruée des fonds d’investissement privés vers l’acquisition de services publics. L’alimentation électrique des centres de données par les services publics devrait connaître une hausse spectaculaire de 22 % cette année.

Les leaders du secteur sont enthousiastes. « Cela fait environ 40 ou 50 ans que nous n’avons pas vu une telle croissance de la demande, ni une telle prévision de croissance », a déclaré un dirigeant du géant de l’énergie NRG.

« L’IA joue évidemment un rôle important », a-t-il ajouté.

Au cours de la dernière décennie, le principal moteur de l’industrie du gaz de schiste a été l’essor de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) destiné à l’exportation, qui s’est considérablement accélérée depuis l’administration Obama. Aujourd’hui, les États-Unis sont le premier producteur et exportateur mondial de gaz naturel.

Alors que les exportations de GNL sont sans égal en tant que « moteur de la demande et source de profits de l’industrie nationale du gaz naturel », selon Slocum, les centres de données « offrent une marge de profit supplémentaire significative ».

« Les centres de données sont de loin le facteur variable qui contribue le plus à l’augmentation de la demande en électricité », a-t-il déclaré. « Ils sont en quelque sorte la cerise sur le gâteau. »

« Aidons à assouvir cet appétit »

Avec un réseau dense de 3 millions de kilomètres de gazoducs dans le pays, Slocum affirme que l’industrie du gaz de schiste s’est positionnée comme le principal fournisseur d’énergie pour les centres de données.

En témoigne la vague d’accords conclus entre les entreprises de la chaîne d’approvisionnement en gaz de schiste (foreurs indépendants, grandes sociétés pétrolières et gazières, sociétés pipelinières et sociétés de services pétroliers) et les centres de données.

EQT, l’un des principaux producteurs américains de gaz naturel situé dans l’ouest de la Pennsylvanie, au cœur du vaste gisement de Marcellus Shale, a conclu un accord pour approvisionner deux immenses centres de données dans les Appalaches (les projets Shippingport et Homer City) avec un total de 42,48 millions de mètres cubes de gaz par jour.

« Rien que pour vous donner une idée, ça fait suffisamment de gaz naturel pour alimenter deux fois New York City », s’est réjoui Toby Rice, le PDG d’EQT, qui a aussi ajouté que Homer City et Shippingport ne sont « que les premières d’une série d’étapes dans plusieurs projets ».

EQT n’est pas le seul dans ce cas. Des géants du fracking tels que EOG et Antero Resources sont eux aussi en train de conclure des accords afin de se positionner pour approvisionner les centres de données. Comstock Resources, propriété de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys, s’associe lui au géant des services publics NextEra afin de « permettre d’alimenter en électricité une multitude de centres de données » au Texas, selon Natural Gas Intelligence.

Chevron, la deuxième plus grande compagnie pétrolière et gazière américaine, se lance elle aussi dans la course. « Les centres de données IA requièrent d’énormes quantités d’énergie pour fonctionner », s’est enthousiasmée la société dans un communiqué de presse publié en février.

Mais n’ayez crainte, ont-ils promis. « Chevron exploite le gaz naturel pour aider à satisfaire cet appétit », a déclaré le géant pétrolier, annonçant un nouvel accord pour construire des centrales électriques au gaz destinées aux centres de données.

« Libérons l’énergie en Amérique »

Alors que les besoins énergétiques colossaux de l’intelligence artificielle orientent l’industrie du fracking vers les centres de données, les mesures politiques prises par l’administration Trump jouent également un rôle déterminant.

« La politique nationale sous Trump donne la priorité aux combustibles fossiles pour le développement des centres de données », et « en particulier en ce qui concerne le gaz naturel », a déclaré Slocum à Truthout.

« Cela apparaît clairement dans le décret présidentiel de Trump sur l’intelligence artificielle, publié en juillet, dans lequel il définit les critères que les centres de données doivent remplir pour bénéficier d’une autorisation accélérée, et qui énumère toutes les sources d’énergie à l’exception de l’éolien et du solaire », a ajouté Slocum.

Ce décret de juillet 2025, intitulé « Accélérer l’octroi de permis fédéraux pour les infrastructures de centres de données », souligne clairement le rôle des combustibles fossiles dans l’alimentation des centres de données. Il définit les « Composants concernés », les « matériaux, produits et infrastructures nécessaires à la construction de centres de données », en utilisant un langage qui met en avant les « infrastructures énergétiques » telles que les « gazoducs ou les conduites de raccordement », les « turbines à gaz naturel » et les « équipements au charbon », sans aucunement mentionner les mots « éolien » ou « solaire ».

Comme l’écrit Slocum, « un centre de données qui prévoit d’utiliser l’énergie éolienne et solaire ne pourra pas bénéficier d’un traitement accéléré, contrairement à une installation fonctionnant aux énergies fossiles », ajoutant que les centres de données fonctionnant aux énergies fossiles pourraient également bénéficier de subventions fédérales directes.

Cette formalisation de la politique nationale en faveur des combustibles fossiles comme principale source d’énergie pour les centres de données va dans le sens de la promesse électorale de Donald Trump « Drill Baby Drill » (Fore, chéri, fore) et de son décret présidentiel de janvier 2025 résolument pro-combustibles fossiles intitulé « Unleashing American Energy » (Libérer l’énergie américaine).

Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, l’administration Trump a déclaré la guerre aux énergies renouvelables, gelant les permis pour les projets solaires et éoliens et dénigrant les éoliennes.

Trump et les PDG des énergies fossiles

L’engagement idéologique de Trump à alimenter les centres de données en électricité produite à partir de combustibles fossiles est étroitement lié à ses relations privilégiées avec les milliardaires du secteur du fracking qui ont contribué à financer sa réélection en 2024.

Trump considérait les magnats du pétrole et du gaz comme un électorat clé lors de sa campagne pour sa réélection en 2024, et des milliardaires du secteur tels que Harold Hamm et Kelcy Warren lui ont versé des millions de dollars de dons.

Comme Truthout l’a déjà souligné, Trump s’est entouré de dirigeants et de promoteurs du secteur des énergies fossiles, notamment Chris Wright, l’ancien PDG de Liberty Energy, fervent défenseur de la fracturation hydraulique, qu’il a nommé secrétaire à l’Énergie.

Depuis, l’industrie des combustibles fossiles a largement profité des politiques de déréglementation environnementale et des subventions fiscales mises en place par Trump, ainsi que d’une manne de nouvelles activités liées aux centres de données.

Warren est cofondateur et président exécutif du géant des pipelines Energy Transfer, il est aussi un allié de longue date de Trump. Energy Transfer croule sous les nouvelles commandes pour l’approvisionnement de centres de données allant du Texas à l’Arizona et il est associé à des géants de l’IA tels qu’Oracle.

Hamm est fondateur et ancien PDG de Continental Resources, géant du fracking, il est aussi l’un des principaux donateurs de Trump, qu’il soutient également dans son projet de salle de bal pour la Maison Blanche. Il est probablement le plus grand allié de Trump dans l’industrie des combustibles fossiles.

« À eux deux », écrit le New York Times, Trump et Hamm « ont remodelé la politique fédérale au profit des compagnies pétrolières et gazières, parmi lesquelles Continental, la société de Hamm, et ont remis à plus tard la transition vers des alternatives plus écologiques telles que l’énergie solaire et les batteries ».

Le Hamm Institute for American Energy, un centre de recherche et de réflexion politique financé par Hamm, lequel siège également à son conseil d’administration, a soutenu l’utilisation du gaz naturel pour alimenter l’IA et a organisé en avril un événement sur le thème « alimenter l’IA » auquel ont participé des membres clés du cabinet Trump chargés de la politique énergétique de l’administration.

Liberty Energy, anciennement dirigée par Chris Wright, secrétaire à l’Énergie sous Trump, est aussi en train de conclure des accords pour alimenter des centres de données en Pennsylvanie.

« La seule chose qui nous empêchera d’être leaders dans le domaine de l’IA, c’est l’incapacité à construire la capacité de production d’électricité qui doit justement être mise en place », s’est récemment enthousiasmé Wright devant le Council on Foreign Relations, ajoutant qu’il « utilisait ses pouvoirs d’urgence pour empêcher la fermeture des centrales à charbon » et « accélérer l’octroi des permis de construction de nouvelles centrales ».

Le désir de se conformer des géants technologiques

De son côté, la Big Tech est rapidement revenue sur ses engagements en matière de neutralité carbone en adoptant une production d’électricité à partir du gaz pour ses centres de données.

Par exemple, Entergy, un géant de la production d’électricité qui dépend principalement des combustibles fossiles, construit actuellement trois immenses centrales au gaz pour alimenter un centre de données Meta de 10 milliards de dollars en Louisiane.

Il y a moins de dix ans, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, se montrait enthousiaste à l’idée de lutter contre la crise climatique. Aujourd’hui, des titres tels que « Meta mise tout sur le gaz pour alimenter un méga centre de données » font la une des journaux, tandis que Zuckerberg et Meta sont vivement critiqués par les législateurs, les analystes énergétiques et les groupes communautaires locaux.

Cela s’inscrit dans une tendance plus large, rapportée par Truthout, voulant que les PDG de la Silicon Valley reviennent sur leurs prétendus objectifs climatiques et leurs critiques à l’égard de Trump afin de rester dans les bonnes grâces du président et de tirer profit de ses politiques.

« Trump exige qu’on se conforme à ses exigences, et les géants de la technologie s’y plient en renonçant à leurs engagements historiques en faveur du développement et de l’utilisation des énergies renouvelables », a déclaré Slocum.

Bien sûr, tout cela ne fera qu’aggraver la crise climatique. La production, le transport et la combustion du gaz naturel libèrent d’énormes quantités de méthane, qui est 86 fois plus puissant que le dioxyde de carbone pour piéger la chaleur dans l’atmosphère terrestre.

Sous Trump, les centres de données redonnent également une nouvelle vie à des centrales à charbon polluantes qui étaient en fin de vie.

Sous Trump, les centres de données redonnent également une nouvelle vie à des centrales à charbon polluantes qui étaient en fin de vie, et nombre d’entre eux sont alimentés par des générateurs diesel extrêmement polluants, dont on craint qu’ils ne soient utilisés plus fréquemment.

Comme l’a rapporté le journaliste Adam Mahoney, dans des États comme la Caroline du Sud et le Texas, les ménages noirs sont touchés de manière disproportionnée par l’essor des centres de données et l’augmentation des émissions de combustibles fossiles liées à l’IA, en particulier avec la production d’électricité sur site.

De nombreuses communautés locales s’opposent tant aux centres de données qu’à leurs émissions polluantes, et cela va de Memphis (Tennessee) à Bessemer (Alabama) en passant par Santa Teresa (Arizona).

Certes, les grandes entreprises de la tech s’associent également à quelques projets liés aux énergies renouvelables afin d’alimenter leurs centres de données. Si ces derniers sont encore majoritairement alimentés par des énergies fossiles, l’Agence internationale de l’énergie note que la part du solaire, de l’éolien et des autres énergies renouvelables augmentera à partir des années 2030.

Mais cela soulève une autre question : voulons-nous vraiment que la transition vers les énergies renouvelables soit dominée par les priorités axées sur le profit des grandes entreprises technologiques et des sociétés de Wall Street, et gaspillée pour répondre à leurs attentes, ainsi que par leur obsession pour les merveilles supposées et non prouvées de l’IA ?

*

Derek Seidman est écrivain, chercheur et historien. Il vit à Buffalo, dans l’État de New York. Il contribue régulièrement au site Truthout et écrit pour LittleSis.

Source : Truthout, Derek Seidman, 03-01-2026

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Cluf // 11.02.2026 à 22h10

– « Soyez sérieux, ce serait presque comme vivre sans électricité ! »
Drôle de comparaison ! Puisque vous m’invitez à être sérieux, je vous répondrai que ce que l’on a jamais connu a peu de chance de nous manquer…

– « Pas besoin ici de débat démocratique, par exemple Musk fait bien ce qu’il veut avec son argent et personne ne vous oblige à payer quoi que ce soit. Et les IA commencent déjà à êtres utiles à pas mal de gens. Et à remplacer certains salariés.  »
Là c’est à vous d’être (un peu) sérieux, le fait de ne pas avoir (pour l’instant) à payer directement (sans parler du vol des données personnelles ou encore de l’esclavage mis en place pour entrainer ces modèles) l’usage d’une IA imposé de toutes parts (Etat comme entreprises) ne saurait justifier que le citoyen n’ait pas son mot à dire quant à l’organisation de la vie dans la citée qui découle de cette généralisation. Naturellement, vous pouvez ne pas être démocrate et considérer que celui qui dispose de l’argent impose sa loi à tous, mais il faut dans ce cas, si l’on est honnête, l’assumer !
Quant à savoir à qui elles profitent de façon certaine, je vois bien pour ma part quelques personnes et entreprises, une minorité, une toute petite minorité, avide de toujours plus de pouvoirs et de profits, mais guère plus…Et le fait qu’elles puissent être pratiques dans certaines situations ne saurait justifier de les mettre à toutes les sauces, et dans tous les cas cette « praticité » doit être mise au regard des coûts et des risques que leurs usages sont susceptibles d’engendrer pour la société dans son ensemble.

– « Essayez une IA (comme Grok ou Gemini ou DeepSeek mais pas Mistral qui reste à la traîne), c’est gratuit et vous verrez qu’il y a, dès maintenant, de quoi être béat. Et ce n’est que le début car les IA s’améliorent à toute vitesse !
J’ai eu l’occasion de tester quelques modèles, et de constater leurs (nombreuses) « hallucinations », d’autant plus dangereuses qu’elles sont fondues dans un discours qui met en avant l’intelligence là où il n’y a que des corrélations statistiques…
Reste que l’illusion de l’intelligence ne sera jamais l’intelligence et que, comme pour toute illusion, la voie de sortie la plus probable sera la désillusion…

32 réactions et commentaires

  • Dominique65 // 11.02.2026 à 09h01

    Hier, France Inter se réjouissait que « le bon coin » s’associait à ChatGPT pour les recherches, sans aucun questionnement sur l’énergie que ça demandait.
    Ce monde est malade, pas seulement les États-unis.

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    • Bernard // 11.02.2026 à 10h08

      Cela m’étonne que France Inter se soit « réjoui » de l’IA car il est manifeste que, au contraire, les médias critiquent les IA (en particulier Musk, Xai, et Grok) tant qu’ils le peuvent !

        +1

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  • Bernard // 11.02.2026 à 09h57

    Je suis étonné et déçu de voir que, même sur Internet, 😉 la majorité des gens sont opposés à l’IA alors que les IA offrent des perspectives de productivité et de développements extraordinaires ! C’est un peu comme si, il y a un siècle, on était opposé à l’arrivée de l’électricité.

    A mon avis, cela vient du fait que les MSM et les milliardaires savent que les IA vont, déjà, remplacer les « journalistes » et, à terme avec le revenu universel et égalitaire pour tout le monde, complètement rebattre les cartes de nos sociétés actuelles.

    Et, à mon avis, si la majorité des gens, même sur Internet, sont opposés à l’IA, c’est que les MSM ont encore un pouvoir de désinformation très important !

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    • Cluf // 11.02.2026 à 12h35

      C’est naturellement votre droit d’être enthousiasme sur des promesses (et rien que des promesses) de (seule) productivité !

      D’ailleurs, à cet égard, peut-être conviendrait-il de se remémorer les promesses faites il y a quelques décennies en lien avec le développement de l’informatique, et d’en dresser un bilan complet avant de prétendre aller toujours plus loin, non !?

      En outre, il convient de souligner l’absence de tout débat démocratique sur le sujet quant à ses prétendus apports, son adéquation avec les besoins et les priorités de la société, ou encore sa compatibilité, dans le cadre du changement climatique, avec le maintien de nos conditions de vie…

      En attendant, c’est à une volonté d’hégémonie de quelques-uns à laquelle on assiste, avec une prédation accrue sur les ressources, sur nos données et sur nos vies.

      Pas de quoi forcément, vous en conviendrez j’imagine, être béat !…

        +9

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      • Bernard // 11.02.2026 à 17h46

        Ben, sans informatique, pas de virements bancaires (que des billets de banque), comptabilités des entreprises faites à la main, pas d’Internet, pas de mails (tout par facteur), pas de calculs de structures (pour avions, ponts, autos, etc), pas de CAO (que planches à dessins), pas de robots à commande numérique, rien que les autos coûteraient une fortune ! Soyez sérieux, ce serait presque comme vivre sans électricité !

        Pas besoin ici de débat démocratique, par exemple Musk fait bien ce qu’il veut avec son argent et personne ne vous oblige à payer quoi que ce soit. Et les IA commencent déjà à êtres utiles à pas mal de gens. Et à remplacer certains salariés.

        Essayez une IA (comme Grok ou Gemini ou DeepSeek mais pas Mistral qui reste à la traîne), c’est gratuit et vous verrez qu’il y a, dès maintenant, de quoi être béat. Et ce n’est que le début car les IA s’améliorent à toute vitesse !

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        • Cluf // 11.02.2026 à 22h10

          – « Soyez sérieux, ce serait presque comme vivre sans électricité ! »
          Drôle de comparaison ! Puisque vous m’invitez à être sérieux, je vous répondrai que ce que l’on a jamais connu a peu de chance de nous manquer…

          – « Pas besoin ici de débat démocratique, par exemple Musk fait bien ce qu’il veut avec son argent et personne ne vous oblige à payer quoi que ce soit. Et les IA commencent déjà à êtres utiles à pas mal de gens. Et à remplacer certains salariés.  »
          Là c’est à vous d’être (un peu) sérieux, le fait de ne pas avoir (pour l’instant) à payer directement (sans parler du vol des données personnelles ou encore de l’esclavage mis en place pour entrainer ces modèles) l’usage d’une IA imposé de toutes parts (Etat comme entreprises) ne saurait justifier que le citoyen n’ait pas son mot à dire quant à l’organisation de la vie dans la citée qui découle de cette généralisation. Naturellement, vous pouvez ne pas être démocrate et considérer que celui qui dispose de l’argent impose sa loi à tous, mais il faut dans ce cas, si l’on est honnête, l’assumer !
          Quant à savoir à qui elles profitent de façon certaine, je vois bien pour ma part quelques personnes et entreprises, une minorité, une toute petite minorité, avide de toujours plus de pouvoirs et de profits, mais guère plus…Et le fait qu’elles puissent être pratiques dans certaines situations ne saurait justifier de les mettre à toutes les sauces, et dans tous les cas cette « praticité » doit être mise au regard des coûts et des risques que leurs usages sont susceptibles d’engendrer pour la société dans son ensemble.

          – « Essayez une IA (comme Grok ou Gemini ou DeepSeek mais pas Mistral qui reste à la traîne), c’est gratuit et vous verrez qu’il y a, dès maintenant, de quoi être béat. Et ce n’est que le début car les IA s’améliorent à toute vitesse !
          J’ai eu l’occasion de tester quelques modèles, et de constater leurs (nombreuses) « hallucinations », d’autant plus dangereuses qu’elles sont fondues dans un discours qui met en avant l’intelligence là où il n’y a que des corrélations statistiques…
          Reste que l’illusion de l’intelligence ne sera jamais l’intelligence et que, comme pour toute illusion, la voie de sortie la plus probable sera la désillusion…

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          • Bernard // 12.02.2026 à 15h23

            Je pense qu’il faut actuellement voir les IA comme un nouveau progrès technologique, comme l’arrivée (par exemple) des automobiles, qui a évidemment contraint les conducteurs de fiacres à se recycler (en chauffeur de taxi ou en ingénieurs) mais, au final, après des chamboulements de la société, cela a été bénéfique pour tout le monde.

            L’arrivée des IA et des robots fera, cette fois ci, des chamboulements très profonds voire violents car, là, elles vont graduellement remplacer tous les métiers, qu’ils soient manuels et intellectuels. La bonne nouvelle selon moi (et Musk) et que, quand les IA et robots auront remplacé tous les métiers humains, y compris le « métier » de milliardaire, la seule solution pour pouvoir consommer la production de ces machines sera de partager cette production, cette fois ci équitablement, et cela par un revenu universel ! Nous sommes donc, selon moi, à l’aube d’une nouvelle société extraordinaire où plus personne ne manquera de rien et cela sans besoin de travailler ! Mais cela en espérant que cela ne tourne pas en « Terminator ». 🙂

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            • Cluf // 12.02.2026 à 21h34

              Le futur n’existe pas encore, et rien n’est jamais écrit d’avance !

              Ce que vous annoncez n’est rien d’autre qu’une promesse déjà faite n fois, notamment avec l’arrivée des machines, et qui n’a jamais été tenue…

              Et qui milite, aux plans de la statistique et des probabilités, à une approche plus que prudente vis-à-vis de telles conjectures…

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          • Bernard // 12.02.2026 à 15h24

            … Il faut bien comprendre que les IA ne sont pas des programmes informatiques comme les autres. Ce sont des réseaux de neurones artificiels qui (en fait) s’auto-programment par corrélations statistiques en fonction de ce qu’ils voient. Et cela de la même manière que dans le cerveau animal et humain qui, lui aussi, raisonne par statistique en fonction de ce qu’il voit ! Si si, vous aussi. 🙂 Et les « hallucinations » des IA, ainsi que les erreurs humaines, sont la caractéristique de la créativité, à savoir la capacité d’inventer des choses nouvelles. Bref, la vraie différence entre les IA et nous, c’est que les IA progressent à toute vitesse !

              +1

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            • Culf // 12.02.2026 à 21h54

              Les IA restent des programmes informatiques basés sur des calculs (statistiques), avec ou sans autoapprentissage.

              Pour ce qui est du fonctionnement de notre cerveau, je ne suis pas sûr que la science en sache suffisamment aujourd’hui pour le réduire, de manière aussi affirmative que vous semblez vouloir le faire, à une simple machine à calculer…

              Comparaison n’est pas raison…

                +2

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            • Grd-mère Michelle // 13.02.2026 à 13h40

              @Culf(ou Cluf?)

              OUI! Et certains cerveaux humains (plus nombreux qu’on ne le pense, car ils ne sont guère « visibles » sur le « net ») s’accordent à penser et à dire que la solution immédiate aux déséquilibres sociaux et environnementaux qui menacent l’humanité(tout en augmentant gravement ses souffrances « naturelles ») et son biotope, l’ensemble des êtres vivants interdépendants,
              serait de réduire drastiquement le gigantesque gaspillage causé par une hyper-sur-production et une hyper-sur-exploitation/extraction insensées, censées apporter plus de « prospérité », de « confort » et de « facilité » à une partie infime de l’humanité tout en réduisant l’autre partie à une soumission « décervelée » par des promesses illusoires…et souvent carrément grotesques.

              Ne pas oublier que les humains ont des bras et des mains, et le goût de les utiliser, pas seulement pour être « productifs-ives » et pour « gagner leur vie », mais pour lui donner un sens qui leur permettrait de mourir contents. Et que, la plupart du temps, ce ne sont pas leurs activités(leur « travail ») qui leur pèsent, mais plutôt les conditions inhumaines dans lesquelles ils/elles sont forcé-e-s de les effectuer.
              « L’HUILE DE BRAS » est une énergie bien trop dévalorisée…et suffirait sans doute à combler les besoins essentiels en utilisant/partageant un minimum raisonnable de ces machines goulues…
              Car « ne pas manquer du nécessaire », c’est déjà être riche.
              Décroissance économique et sobriété sont les mamelles de la « transition » indispensable à nos sociétés « développées ».

                +1

              Alerter
    • Catherine // 18.02.2026 à 11h19

      @Bernard,
      « Je suis étonné et déçu de voir que, même sur Internet, 😉 la majorité des gens sont opposés à l’IA »
      De mon côté, j’ai l’impression qu’au contraire la majorité des personnes sur internet sont pour l’IA au vue de l’utilisation des agents conversationnels pour aider que ce soit pour les devoirs, pour le travail ou s’informer etc. Malgré des informations dans divers émissions, la majorité ne semble pas vouloir arrêter ou au moins réfréner leur utilisation.

      « Ben, sans informatique, pas de virements bancaires (que des billets de banque), comptabilités des entreprises faites à la main … »
      Je suis en accord avec vous pour le « confort » qu’apporte l’informatique. Pourtant, vous semblez oublier le revêt de la médaille (ainsi que ceux du progrès technologique). L’informatique n’a pas apporté la promesse importante : c’est avoir moins de travail. Or, il ne semble pas que la grande part des personnes travaillant en bureau et se servant des ordinateurs aient un horaire moindre ou une cadence moindre qu’à l’époque où cela n’existait pas.
      Ce qui est sûre, c’est cela a apporté la rapidité (et son revert) :
      – de payer : plus besoin de passer du temps à compter son argent à la caisse (perte de calcul mental et reconnaissance de pièces matériels), plus besoin d’aller chercher des espèces au distributeur (vol des données bancaires, arnaques ou phishing pour voler l’argent en compte virtuel); (1/2)

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    • Catherine // 18.02.2026 à 11h38

      (2/2+ suite) – de comptabiliser plus rapidement des documents ou de travailler plus rapidement sans passer par certaines étapes manuelles : les personnes peuvent faire le travail d’une ou plusieurs pour la même durée (plus besoin dans certains cas d’employer des personnes, ce qui peut faire augmenter le chômage) ;
      – internet a permit l’information plus rapide du pays et de plus de par le monde (informations qui peuvent nous faire peur et nous angoisser plus qu’auparavant alors que l’Humanité a connu ce genre d’informations en moins rapide et n’arrivant donc pas tous en même temps) ;
      – les autos coûtent moins chers : les multinationales n’ont plus besoin d’employer autant de personnes en travail manuel mais peu de personnes avec des diplômes de longue durée (toutefois leur prix a augmenté avec les SUV et auto électrique ainsi que toutes l’électronique mis en plus ; avec les ressources minières qui déclinent et leur pollution dans une société de consommation qui ne commence que peu de temps à recycler dans certains pays).

      « ce serait presque comme vivre sans électricité ! »
      L’électricité a aussi fait perdre la notion de la journée (comme au casino) : tout est éclairé comme le jour même la nuit (ce que la bougie ne faisait pas ou pas partout) et nous nous habituons à la lumière artificielle et perturbant notre horloge biologique. Nous sommes des animaux diurne à la base et maintenant nocturne aussi. Pensez-vous pas que cela entraîne aussi un épuisement de notre état en bonne santé (physique et mental) ? (suite)

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    • Catherine // 18.02.2026 à 11h52

      (suite) « Et cela de la même manière que dans le cerveau animal et humain qui, lui aussi, raisonne par statistique en fonction de ce qu’il voit ! […] Et les « hallucinations » des IA, ainsi que les erreurs humaines, sont la caractéristique de la créativité, à savoir la capacité d’inventer des choses nouvelles. »
      Les humains ne décident pas seulement selon des statistiques mais aussi avec les émotions. Une secouriste devant le danger de noyade d’un enfant ne le sauvera-t-elle pas si sa statistique de survie est moindre ? Quelle décision humaine prendra-t-elle selon vous ? (c’est intéressant de se pencher sur les statistiques des voitures gérées par GLM pour éviter de percuter tel ou tel personnes quand il n’y a pas d’autres possibilités)

      Oui, les GLM (LLM) générent de « choses nouvelles » à partir des données dans sa base (un genre de remix) comme les humains avec leurs connaissances. La différence est que l’humain peut créer une nouvelle chose ou pensée à partir de rien en partie ou en interaction avec d’autres personnes : une idée hors champs. Ainsi, Galilé a construit sa théorie de chute des corps par une idée avec des expériences (dans le monde matériel) qu’il a faite et de l’intuition. Pourtant, il n’a pas de connaissance de cela ou vu.

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      • Catherine // 19.02.2026 à 11h27

        « c’est intéressant de se pencher sur les statistiques des voitures gérées par GLM pour éviter de percuter tel ou tel personnes quand il n’y a pas d’autres possibilités »
        Pour être plus claire, c’est dans le cas où l’auto va percuter des personnes et pour l’éviter ne pourra percuter d’autres sans autres possibilités de ne pas le faire. Dans le cas d’un humain au volant, le réflexe joue et c’est une décision, il me semble, d’instinct. Alors que pour les GLM, l’humain, n’étant pas dans cette situation, réfléchit et doit programmer la conduite du GLM dans ce cas. Quel programmation (même l’aléatoire, c’est de la programmation), avec quel statistique, avec de l’éthique, de la morale ? Etc.

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  • koral // 11.02.2026 à 10h59

    Qui dit plus de IA implique aussi plus d’énergie consommée et donc plus de chaleur émise et cet engouement pour l’IA nous mène dans une impasse. Comment se débarrasser de ce nouveau surplus de chaleur? La Terre se débarrasse de la chaleur par rayonnement. Aidons-la.
    Peut-être qu’il faudra installer en altitude des appareils émettant dans l’espace un rayonnement infrarouge après transformation de la chaleur captée ailleurs. Mais cela demandera encore plus d’énergies.
    Cela reviendra très prochainement à réduire notre consommation des énergies, à limiter le nombre des habitants de la Terre, ce que nous observons d’ailleurs pour les pays avancés technologiquement. Peut-être ce dernier point sera le plus facile à atteindre.

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    • Bernard // 11.02.2026 à 11h29

      Utiliser de l’énergie renouvelable (solaire, éolien, chutes d’eau) ne produit *pas* de chaleur ! Et, au contraire, cela *diminue* la création de chaleur sur le lieu de production de l’électricité (l’énergie électrique ne vient pas de nulle part, elle provient de la chaleur qui est ainsi non créé naturellement). Cette chaleur non crée naturellement est « ensuite » produite à l’utilisation (ici dans les puces), ce qui fait que le bilan calorifique global est nul (mis à part la construction des installations). Mais ce n’est évidemment pas le cas avec le gaz et le nucléaire.

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      • ouvrierpcf // 11.02.2026 à 18h50

        Utiliser de l’énergie renouvelable (solaire, éolien, chutes d’eau) ne produit *pas* de chaleur ! ah bon !!!
        l’énergie dite solaire n’est solaire que de nom ,éolienne que de surnom L’Energie hydraulique est hydraulique elle est produite par une force physique directe maitrisable prévisible planifiable et fiable issue de retenues d’eaux presque exclusivement d’eau douce Le process peut être étendu ou exploitable à partir d’eau de mer par des usines dites marées motrice encore très peu exploitées On préfère donc acheter à pertes mécaniques électriques et surtout économiques et sociales constantes des machineries obsolètes pour le coup » usines à gaz  » qui à partir d’un soleil conditionné au jour il parait que les nuits l’astre RA ne brille pas fournit une énergie non maitrisable non fiable donc dont les déchets de matières de ses panneaux de verres rares sont intraitables ni retraitables ni re conditionnables Pour l’éolien c’est pire les machineries sur poteaux provoquent en plus des ondes négatives aux têtes de vaches ionisent le lait blanchissent le beurre tuent les rapaces en plein vol ou perturbent les nuits des riverains humains à des kilometres environants affublent nos vues de mats et d’hélices aussi belles ou majestueuses que les panneaux publicitaires seraient aux œuvres de Renoir Rembrandt ou même Leonard De Vinci elles brassent le vent à condition de sa force pas de vent c’est zéro watt force 4 ou 5 c’est zéro watt le tout préfinancé par mes factures de courant nucléaire L’arnaque est aussi monétaire ou citoyenne tant qua faire

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        • Bernard // 12.02.2026 à 19h31

          Je m’attendais à ce que vous ajoutiez que la rotation des éoliennes ferait tourner … le lait des vaches 🙂

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        • Bernard // 14.02.2026 à 10h50

          + sérieusement, tout ce que vous avez répondu là ne concerne pas la chaleur. Et la chaleur, qui est une forme d’énergie, ne peut pas se créer à partir de rien, à savoir ici sans combustion (de gaz ou de nucléaire), c’est le premier principe de la thermodynamique ! Il est donc un fait physique qu’utiliser de l’énergie solaire, éolien, hydraulique, ne crée pas de chaleur (ni d’entropie). Je ne parle ici que de leur utilisation en production et non de la construction des installations qui est un autre sujet.

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  • JP4U // 11.02.2026 à 11h25

    L’essor des métacentres de l’IA a des conséquences environnementales non négligeables.

    https://youtu.be/NuJGgmhKqyQ

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  • Savonarole // 11.02.2026 à 15h19

    Pour l’instant, à part créer des « slops » et du « brainrot » la fameuse « intelligence artificelle », n’a pas produit beaucoup de valeur ajoutée.
    A quoi sert de continuer à claquer de l’oseille, défoncer d’autres marchés rentables et poursuivre la course « quoi qu’il en coûte » si le retours sur investissment est, au mieux, absent ?
    Gonfler une bulle au methane … pour qu’elle fasse un plus gros boom en craquant ?

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    • Bernard // 11.02.2026 à 16h59

      Vous pensez réellement que les USA (et notamment Elon Musk) et la Chine, qui mettent le paquet sur les IA, ne seraient que des idiots ? Ouvrez les yeux, il est clair que l’enjeu de l’IA est colossal !

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      • utopiste rationnel // 11.02.2026 à 20h33

        L’IA n’a d’intelligente que le nom. Elle n’invente rien et fait ce qu’on lui demande en respectant les conditions que ses créateurs ont prescrit. Elle va notamment permettre de mettre au chaumage une nouvelle catégorie de population (appartenant plutôt à la classe moyenne) et ainsi d’accroître d’avantage l’influence et la fortune des rois de la tech.
        Pour le reste, c’est un outil un peu spécial mais rien qu’un outil. Sa première caractéristique est de permettre à quelqu’un possédant un savoir superficiel de donner l’illusion d’un savoir plus important. Sa deuxième caractéristique est de ne rien créer mais de copier des données déjà existantes (dont il ne faut surtout pas chercher la provenance, c’est mauvais pour le business). Rien que ça permet d’extrapoler une baisse durable des compétences et des savoirs pour les gens du commun et une uniformisation des dits savoirs. C’était déjà en cours, ça va s’accentuer.

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        • Bernard // 12.02.2026 à 15h59

          Réfléchissez au fait que les humains, eux aussi, ne font que « copier des données déjà existantes ». Tout ce que vous savez, vous l’avez vu quelque part ! Et bien, les IA, elles font pareil.

          Et les IA ne font pas (vraiment) ce qu’on leur demande. Les IA raisonnent par elles mêmes et personne, notamment leur concepteur, ne sait exactement comment. Et c’est là justement un problème.

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      • Cluf // 11.02.2026 à 22h20

        – « Vous pensez réellement que les USA (et notamment Elon Musk) et la Chine, qui mettent le paquet sur les IA, ne seraient que des idiots ? Ouvrez les yeux, il est clair que l’enjeu de l’IA est colossal ! »

        Peut-être pas idiots (encore faut-il s’entendre sur la définition de ce mot), mais très probablement aveuglés par leur avidité, leur cupidité et leur soif d’hégémonie. Ce qui, compte tenu des moyens dont ils disposent, les rend particulièrement dangereux et toxiques pour l’ensemble de la société (et du vivant).

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        • Bernard // 12.02.2026 à 13h49

          Là, vous n’avez pas tout à fait tort. En effet, les USA et la Chine font cette course effrénée à l’IA car ils savent que le premier qui arrivera à faire une super IA (une AGI) aura ainsi une suprématie dans tous les domaines (économiques, militaires, politiques, etc).

          Mais l’IA n’est ici que le moyen car la cause (la course au profit et à la domination) n’est que humaine et sociétale. On peut donc espérer (c’est mon cas) que les AGI, qui elles ne seront pas animales, comprendront que notre comportement animal basé sur la compétition et la cupidité est stupide et que les AGI nous convaincront d’agir ensemble pour une cause commune (telle que, comme le déclare actuellement Grok, la compréhension des lois de l’Univers).

          Bref, moi, cela me va.

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          • Culf // 12.02.2026 à 21h46

            Je vous rejoins sur la cause humaine et sociétale, même si je mettrais pour ma part davantage l’accent sur l’humain et la difficulté qui est la sienne de se distancier de son ego et de tout ce qui va avec, notamment la nécessité que semble être l’assouvissement des moindres désirs qui lui passent par la tête…

            Cela dit, compter sur l’IA pour résoudre un problème qui consiste ni plus ni moins à élever le niveau de conscience des humains, notamment celui de ceux parmi les plus inconscients de la planète, me paraît un « doux » rêve.

            Ce d’autant plus que d’aucuns n’ont pas attendu qu’un algorythme dépourvu, lui, de toute conscience, existe pour inciter leurs prochains à faire preuve de sagesse, de discernement et de retenue…

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            • Bernard // 13.02.2026 à 12h43

              Je pense que les mauvais comportements humains ne proviennent que de notre animalité et de notre ignorance (principalement à cause des médias MSM mais c’est ici un autre sujet) et donc que « l’intelligence », qui va maintenant devenir artificielle, peut *tout* améliorer. Et notamment le comportement humain (si cela ne tourne pas en « Terminator »).

              Et, quand je regarde les IA et leur fonctionnement, j’ai bien l’impression que nous, les humains, nous nous faisons de grosses illusions sur notre « intelligence » et même sur notre « conscience ». Par exemple, souvenez vous qu’il y a 30 ans, la grande majorité des gens croyaient impensable qu’une machine puisse battre un humain au jeu d’échec ! On voit maintenant ce qu’il en était de cette croyance.

              Nous allons être fixé là dessus d’ici juste quelques années. En ce qui me concerne, je suis ravi d’avoir la chance extraordinaire de vivre à cette époque, à mon avis unique, de l’humanité !

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          • Kmarx // 13.02.2026 à 09h46

            Faudrait que vous lisiez les ethnologues. La survie de l’humanité est basée sur la coopération et l’entraide et non pas sur la compétition et la cupidité qui sont des notions très modernes-bien utiles au système capitaliste. Celui qui nous entraîne vers la fin de l’humanité. Comme dans la fable des lemmings. 🤑🤑

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      • Savonarole // 12.02.2026 à 18h36

        Les rêveurs sont ils des idiots ? Tant qu’il rêvent, non , quand ils confondent rêve et réalité oui.
        Ces gens rêvent en grand, avec des moyens enormes qui sont pas toujours les leurs … je parle du slop en rigolant , mais j’ai bien vu les petits cadres d’identification de formes dans les vidéos de drones suicides… et entre leur rêves et mon pire cauchemar , il y d’un coup eut moins d’écart.
        Rêvez pas à l’AGI trop fort, au niveau puissance de calcul il manque quelques dizaines de facteurs d’échele à l’humanité …

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