Source : René Naba, 23-06-2016

colloque

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris, organise le jeudi 23 Juin 2016 de 14H00 à 19H00 à l’université de la Sorbonne, un colloque intitulé « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », à l’occasion duquel des personnalités de renom, académiciens, diplomates et des chercheurs spécialisés de la question apporteront leurs éclaircissements sur ce sujet.

L’objectif du colloque est d’analyser en profondeur l’évolution récente de la diplomatie française, en mettant en lumière ce qui a pu conduire le Quai d’Orsay et les responsables politiques gouvernementaux à donner une autre impulsion que celle qui l’avait précédée et qui avait caractérisée la recherche d’autonomie de la France vis-à-vis des têtes du condominium américano-soviétiques pendant la guerre froide, ainsi la continuité de sa politique arabe face aux stratégies anglo-saxonnes. Les contributions des intervenants permettront d’évaluer les effets, la crédibilité et l’avenir de cette nouvelle politique et de ces nouveaux développements sur la scène internationale, et ce, à l’égard des acteurs traditionnels et modernes, étatiques et non-étatiques.

L’Académie de Géopolitique de Paris reste fidèle à sa vocation d’animer librement des débats aux thématiques inédites et originales et c’est ainsi qu’elle a instruit que les travaux des meilleurs spécialistes sollicités reflètent l’indépendance et l’approche scientifiques de son comité d’organisation. Seront évoqués les raisons profondes de ces changements, voire bouleversements, qui ont conduit à de véritables renversements d’alliances pourtant traditionnelles et ancrées sur le long terme. L’intérêt de l’industrie d’armement pour les pays du Golfe Persique, un certain alignement sur le dispositif américain dans la zone et le mépris affiché pour certaines communautés alliées historiquement mais de peu de poids face aux enjeux financiers et de puissance, seront analysés. De même, la question de la légitimité de ce changement stratégique des acteurs français depuis quinze ans devra être posée notamment face à l’implication réelle de nombreux acteurs internationaux. L’Académie de Géopolitique de Paris fait le choix d’une approche pluridisciplinaire et bénéficiera d’expertises en pointe sur ce dossier.

Source : René Naba, 23-06-2016

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34 réponses à [Vidéo] Intervention au colloque international sur « La nouvelle diplomatie française au Moyen-Orient », par René Naba

Commentaires recommandés

Pierre Le 15 janvier 2017 à 08h58

Le problème de la France n’est pas tant la structure de ses institutions républicaines que la qualité du personnel politique à leur tête. Quand on privilégie dans son recrutement la docilité et la soumission à la vision de long terme et la souveraineté, il ne faut pas s’étonner que le pays sombre années après années, quels que soient les partis de gouvernement au pouvoir, dans les tréfonds de la bassesse et de la veulerie…

Cette “maladie” n’affecte pas seulement les dirigeants de l’exécutif, mais aussi de manière croissante le corps législatif, la haute fonction publique, les corps régaliens de la justice et de l’armée, le monde universitaire…etc.

La 5ème République ne porte pas en elle cette tare qui l’affecte honteusement depuis tant d’années. Ne vous trompez pas de cible.

  1. PatrickLuder Le 15 janvier 2017 à 06h47
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    On sent bien que ce sont bien les différents présidents français qui infléchissent la politique extérieure de la France entière. Comment une nation aussi importante que la France peut-elle mettre tout l’avenir de sa politique au mains d’un seul homme qui va changer tous les cinq ans ? Il ne peut ainsi y avoir ni cohérence dans la politique internationale, ni vision ou projets de longue durée, puisque chaque quinquennat va aller dans des sens différents au gré des opportunités du jour, oubliant ainsi, et l’histoire de fond et les projets d’avenirs! Il faut d’urgence arriver à faire évoluer ce système monarchique imbécile vers un système ayant la possibilité de s’occuper de manière plus sérieuse des spécificités internes et externes de la politique générale.


    • Pierre Le 15 janvier 2017 à 08h58
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      Le problème de la France n’est pas tant la structure de ses institutions républicaines que la qualité du personnel politique à leur tête. Quand on privilégie dans son recrutement la docilité et la soumission à la vision de long terme et la souveraineté, il ne faut pas s’étonner que le pays sombre années après années, quels que soient les partis de gouvernement au pouvoir, dans les tréfonds de la bassesse et de la veulerie…

      Cette “maladie” n’affecte pas seulement les dirigeants de l’exécutif, mais aussi de manière croissante le corps législatif, la haute fonction publique, les corps régaliens de la justice et de l’armée, le monde universitaire…etc.

      La 5ème République ne porte pas en elle cette tare qui l’affecte honteusement depuis tant d’années. Ne vous trompez pas de cible.


    • R. P. I. Le 15 janvier 2017 à 11h54
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      Il faut y a qu’à ! Votre constat est très pertinent, mais il s’agirait d’ouvrir les yeux ! Quid des intentions proférées d’un côté et de la réalité factuelle de l’autre ?!

      Un abîme d’ignominies et de mensonges qui s’accentue de manière inédite au cours de l’Histoire récente des 70 dernières années, soit depuis l’instauration du IVème Reich euro-atlantiste. Eh oui. ! La réalité c’est celle-là, faite de bourrrage de crâne d’un côté et d’un décervelage inouï de l’autre, sans oublier cette méthode imparable du sage qui montre la lune et des Charlie’s innombrables (en réalité trop nombreux) regardant le doigt, qui sombrent satisfait dans une dictature de moins en moins molle.

      Les insignes crapules au pouvoir ne lâcheront absolument rien (droite gauche même combat. Il en va aussi des pseudo-extrêmes qui servent d’épouvantails à faire trembler la populace, du prolo de base au bourgeois hypocrite) ! Il faut en prendre son parti et assumer, tôt ou tard, ses propres responsabilités ! Il faut sortir du cadre !!!

      Maintenant qui commence ?!

      Demain, je peux pas j’ai piscine…


    • David D Le 15 janvier 2017 à 13h42
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      C’est faux, le pouvoir n’est pas remis dans les mains d’un seul homme pour cinq ans. Le président vient de l’un des partis installés. Donc déjà le pouvoir est remis dans les mains de l’un des deux, éventuellement trois partis, appelés à occuper le pouvoir, le temps médiatique, etc. Quand la République est jeune et que le conflit entre partis est réel, il y a encore un espoir de démocratie dans le vote et l’information. Mais, le problème, c’est qu’au fur et à mesure, dans une situation apaisée de préférence, un tissu organique parvient à se créer qui n’a pas directement le pouvoir, mais qui le filtre par une toile d’araignée qui passe entre les partis, et là on passe à la dictature molle. L’endettement des partis, les non élus européens et la soumission depuis 45 aux USA ont permis une infiltration politique doublant la toile économique du pouvoir des grandes entreprises.


    • Subotai Le 15 janvier 2017 à 19h06
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      C’est la Constitution.
      C’est pour ça que j’étais contre le Mandat de 5 ans renouvelable. Trop court pour mener à bien un projet étatique.
      Nos deux et demi derniers Président ont été des “boutiquiers” et non des stratèges.
      Notre système social indo-européen/germanique impose que le Chef de l’État soit le chef des armées (Stratégos) garante de l’intégrité du dit État. Son boulot c’est ça : la politique de la France dans sa relation au monde, au mieux de ses intérêts.
      On comprend l’importance du choix de ce chef.
      Les “boutiquiers” ont oublié que le pays devait être gouverné par un Administrateur et que le chômage, les horaires des trains et les vols de sac à main n’étaient pas leur problèmes.


    • Christophe Vieren Le 15 janvier 2017 à 19h34
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      OK avec ton constat Patrick. Car en effet, il semble que des présidents issus des mêmes partis (Chirac vs Sarko, Mitterrand vs Hollande), ont un poids prépondérant dans la politique extérieure.
      En est-il de même dans d’autres pays, voisins en particulier ? Si ce n’est pas le cas, il serait intéressant de comprendre pourquoi. Si l’on prend l’Allemagne où les scrutins proportionnels sont plus répandus et en particulier, si je ne me trompe, celui concernant le bundestag, notre A.N., où le chancelier est issu d’une nomination par le Pdt de façon à ce qu’une majorité à l’A.N. ait des chances de pouvoir gouverner suite à de parfois longues négociation mais une relative stabilité dans le temps. Peut-être pas pour la politique étrangère (je n’y connais rien) mais en tout cas pour la politique intérieure il semble que ce soit un peu moins le tricotage/détricotage.
      Je crois que les institutions de la Ve soit tout de même un peu en cause


  2. Catherine Le 15 janvier 2017 à 10h23
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    Ne sont pas seulement encause les présidents ou le personnel politique, mais bien les orientations politiques du peuple ou disons simplement son mode de pensée.
    La plupart des gens ne font pas preuve d’intelligence mais épouse des postures faciles sans chercher à comprendre.
    Ainsi il est confortable de se donner une image valorisante de redresseur de tort, de bien pensence en désignant des coupables, des gens à punir. Si vous leur donnez des informations qui leur permettent de rouler sur ce rail, ils s’en gavent sans dicernement, sans dégager le vrai du faux et le faux du vrai.
    La réthorique de ces personnes est généralement pauvre, leurs arguments déconnectés de la réalité, leur faculté à vous tourner le dos élevée.
    Il est époustouflant d’observer que dans le débat de la primaire à gauche, rien du bellicisme crétin de FH n’a été remis en cause. Pourquoi ?

    J’en profite pour attirer l’attention sur le décès de Udo Ulfkotte. Dans ses confessions il avait dit je n’ai plus rien à craindre, j’ai déjà eu trois infarctus. Le quatrième lui a été fatale commes ses révélations courageuses. Nous lui devons beaucoup et surtout du respect :
    https://www.youtube.com/watch?v=7cwQ0fObxng


  3. --gilles-- Le 15 janvier 2017 à 10h29
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    Le président de la Cinquième République possédant trop de pouvoirs, des attributs quasi-monarchiques notamment en matière de politique étrangère, il est devenu une faille pour la souveraineté du peuple. Il suffit de multiples manières, ( Young Leaders, partis soumis aux crédits des banques, règles des parrainages, primaires …), d’influer sur le processus menant à sa désignation pour capter l’orientation politique à venir.


    • Subotai Le 15 janvier 2017 à 19h45
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      Joli plaidoyer pour un système autocratique 🙂


  4. Fritz Le 15 janvier 2017 à 11h03
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    J’ai bien peur que l’inflexion atlantiste de la diplomatie française, perceptible à partir de 1981 et manifeste depuis 1990, ne soit l’expression du “Mal français” : monarchie encouragée par l’esprit courtisan, complicité ou légèreté des classes intellectuelles, apathie de la masse (encore que le peuple soit moins ignorant en ces matières qu’on ne le suppose en haut lieu).

    Ce n’est pas une raison pour baisser les bras, il y a du boulot pour redresser la barre.


    • Subotai Le 15 janvier 2017 à 20h17
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      Absolument pas.
      Le type système politique gérant le Groupe Social a peu d’importance si les dirigeants sont d’allégeance interne. C’est à dire, sont personnellement impacté par la survie du groupe qu’ils dirigent.
      Au départ la direction du chef s’exerçait sur son peuple, c’est à dire sur celui auquel il appartenait.
      Ensuite, il s’est exercé sur la terre que son peuple occupait. Ayant en charge le maintien de la disponibilité de la terre nécessaire à tous, il se sentait investi d’une mission de survie.
      A cause de l’élargissement de la base des classe sociales supérieures moins enracinées dans la terre, donc plus mobiles et cosmopolites, l’allégeance au “Pays” de nombre de Dirigeants est devenue moins fondamentale. Ce a facilité l’affaiblissement de leur conscience de la responsabilité de la survie du groupe “Nation” en tant que tel.
      Le bordel actuel n’est pas la remise en question intellectuelle, éthique, morale ou économique de ce processus – si les limites de la planète n’étaient pas atteintes* il continuerait sans problème – mais les soubresauts du système en train de caler, parce que les conditions de sa pérennité n’existent plus.
      Une seule condition pour qu’il puisse continuer (un certain temps) est la réduction drastique du nombre des humains sur terre.
      Et n’oubliez pas, certains y pensent et y ont pensé et pas seulement en se rasant le matin…

      *Croissance, Sainte Croissance!


  5. Guillaume81 Le 15 janvier 2017 à 11h51
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    L’alliance de François Ier et de Soliman, ce n’est pas en 1563, mais en 1536…


  6. Guillaume81 Le 15 janvier 2017 à 12h05
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    Par ailleurs, je ne sais pas où Naba a vu que les capitulations de 1536 étaient un traité inégal en faveur de la France. C’est un contre-sens. Le mot “capitulations” signifiait à l’époque négocier une convention définissant sous plusieurs têtes de chapitres (en latin : capitula) les modalités d’un régime spécifique, par exemple celui des Suisses au service du roi de France ou encore celui des commerçants français dans l’empire ottoman.
    S’il y a eu inégalité en 1536, c’était plutôt en faveur de l’empire ottoman qui se trouvait alors à l’apogée de sa puissance. Les capitulations de 1536 ne sont pas vraiment un traité bilatéral mais un acte unilatéral du pouvoir ottoman accordant certaines garanties de sauf-conduit aux non-musulmans.


    • Fritz Le 15 janvier 2017 à 12h51
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      Merci pour votre commentaire précis et informatif qui rétablit la vérité. Je crains que René Naba ne soit quelque peu prisonnier d’un schéma “anticolonialiste” opposant l’Europe au monde musulman, ce qui réduit parfois la pertinence de ses analyses.


      • Denis Griesmar Le 15 janvier 2017 à 14h01
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        Par ailleurs (autre exemple), la reconnaissance de la France envers ses soldats musulmans après 1918 s’est traduite par la construction de la Grande Mosquée de Paris, sur un terrain offert par la Ville de Paris. La cession lamentable du sandjak d’Alexandrette, terre arabe, à la Turquie, s’est faite en … 1938. Il y a trop de raccourcis trompeurs dans l’exposé de René Naba.


      • Rene Naba Le 15 janvier 2017 à 17h35
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        L’auteur n’est prisonnier d’aucun schéma “anti-colonialiste”. L’argument classique servi lorsque son contestataire est en manque d’arguments. il procède à une analyse concrète dune situation concrète. intégrant dans son analyse, le texte, le contexte et le prétexte règle de base de ton analyse rigoureuse. Ci joint une analyse plus complète du phénomène colonial .
        http://www.renenaba.com/a-propos-du-role-positif-de-la-colonisation/


    • Rene Naba Le 15 janvier 2017 à 17h29
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      Le traité des capitulations prévoyait un privilège de juridictions pour les Français. A ce titre il constituait un traité inégal car contraire à l’égalité de traitement devant la justice. Un ottoman justiciable en France aurait été justiciable selon les lois françaises, devant les juridictions françaises,


      • Guillaume81 Le 16 janvier 2017 à 00h24
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        Vous comprenez très mal l’univers juridique du XVIe siècle, car vous l’analysez avec vos lunettes contemporaines. Sous l’Ancien Régime, d’autres étrangers, comme les marchands suisses, jouissaient en France de “privilèges de nation”, ce qui ne signifiait nullement que la Suisse avait soumis la France à un traité “inégal”… Sur les Capitulations, ne vous enferrez pas trop, je vous assure que vous commettez un très lourd contre-sens (et en soi ce n’est pas grave, ce n’est qu’un point mineur de votre intervention).
        Je vous renvoie par exemple à la notice consacrée aux Capitulations dans le dictionnaire de l’Ancien Régime sous la direction de L. Bély : on y explique bien que ce n’est que progressivement, notamment à partir du XVIIIe siècle avec l’affaiblissement de l’empire ottoman, que les rapports de force entre celui-ci et la France s’inversent.


    • BEOTIEN Le 16 janvier 2017 à 13h44
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      Combien salutaire la lumiere du savoir pour ne pas se laisser intoxiqué par une lecture biaisée de l’Histoire (en l’occurrence envers contre tout bon sens car il suffit de ne pas avoir dormi au collège pour se souvenir de ce qu’était l’état des rapports de force autour de la Méditerranée au temps de François 1er).


  7. DR Le 15 janvier 2017 à 15h26
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    Naba surestime le rôle des religions dans les conflits au Proche-Orient. Avec cet axe d’analyse, comment expliquer l’alliance du gouvernement syrien avec le Hezbollah, l’Iran, la Russie et la Chine. Comment expliquer l’alliance entre les USA, le Qatar, l’UE et l’Arabie Saoudite ?
    Surestimant le rôle des religions il sous estime le rôle de l’impérialisme. Pourtant les agressions qu’ont subit la Libye, l’Irak, et au premier chef la Palestine, puis la guerre en cours en Syrie, n’a pas de cause religieuse mais sont bel et bien une agression impérialiste. Les buts de guerre sont simples à comprendre : liquider les pays qui refuse d’être les vassaux des Etats-Unis, et prétendent mener une politique indépendante, accaparer leurs richesses, affaiblir la Russie et la Chine (par exemple la guerre en Syrie et le coup d’Etat en Ukraine empêche la Chine de mettre en œuvre son projet de « route de la soie »)


    • Rene Naba Le 15 janvier 2017 à 17h43
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      Les jugements de valeur portés sur l’analyse de l’auteur sont sans objet et n’éclairent pas le débat. Concrètement, les Etats Unis ont privilégié leur alliance avec le monde sunnite, majoritairement dans le monde musulman ( Arabie saoudite, son principal ravitailleur pétrolier, la Turquie, partenaire d’Israel au Moyen Orient et seul pays musulman qui plus est sunnite membre de l’Otan, le Pakistan, son partenaire dans l’implosion de l’Union soviétique dans la guerre antisoviétique d’Afghanistan, enfin les deux monarchies Jordanie et Maroc, deux alliés souterrains d’Israël ). L’alliance Russie, Iran, Syrie, Hezbollah est une alliance de contestation à l’hégémonie israélo-américaine dans la zone.

      session de rattrapage

      http://www.renenaba.com/du-dialogue-euro-arabe-au-partenariat-militaire-islamo-atlantiste-contre-des-pays-arabes-seculiers/

      http://www.renenaba.com/du-dialogue-euro-arabe-au-partenariat-militaire-islamo-atlantiste-contre-des-pays-arabes-seculiers/


      • Christophe Vieren Le 15 janvier 2017 à 19h49
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        Oui et non René. De fait, comme vous l’écrivez, les états-Unis ont privilégié les pays qui leur apportaient un intérêt matériel : l’Arabie pour le pétrole, la Turquie pour Israel (le lobby juif étant assez puissant aux USA), le Pakistan car anti-soviétique. Le fait que ces pays soient sunnites n’est donc pas le critère de choix même si le corollaire est que – du fait qu’ils sont sunnites et soutenus par les USA – leur puissance a permis l’émergence de Daesh suite à la destruction de l’Irak, pourtant sunnite.
        Disons donc que c’est un concours de circonstance qu’ont hélas sousestimés les USA, pourtant déjà confonrté à Al Qaida. Mais que valent les 3.000 morts des twin tower vis-à vis des intérêts financiers et pétroliers. D’autant que, à ma connaissance, aucun proche de la famille des puissants de ce pays. Coup de bol ?


        • Rene Naba Le 16 janvier 2017 à 07h17
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          Je persiste et signe. Les stratèges américains désignent le Monde musulman, majoritairement sunnite,comme la “Muslim Gren Belt” la ceinture verte de l’islam, qui borde la chine et la Russie, à l’effet de contenir l’expansion de ses deux piliers du BRICS, à peu de frais du fait de la surabondance des pétrodollars.
          Une alliance avec le monde sunnite. Sur 1,500 milliards de musulmans dans le Monde, les chiites ne représentent que 450 millions;
          L’intervention de l’OTAN durant le printemps arabe a porté sur deux pays (Libye, Syrie), alliés de la chine et de la Russie et leur ravitailleur énergétique, de même que la démembrement du Soudan répondait à cet objectif. Abordons les problèmes aussi complexes avec une vision panoptique.

          pour aller plus loin
          http://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique/


      • DR Le 15 janvier 2017 à 20h11
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        Etes-vous sur que les USA ont passé une alliance avec l’Arabie Saoudite parce qu’elle est sunnite ? Ou plutôt parce que la famille Saoud a besoin de la protection des USA contre son peuple en échange de livraison de pétrole et d’un soutien à Israël ?
        Pourquoi les USA sont hostile à l’Iran ? Parce qu’elle n’est pas sunnite ? Pourquoi auraient-ils favorisé une alliance avec « le monde sunnite », mais pas avec le Hamas ? Pourquoi ont-ils détruit la Libye et l’Irak massivement sunnite ? De même pour l’Afghanistan !
        On voit bien que l’explication religieuse ne fonctionne pas. C’est la contradiction impérialisme/anti-impérialiste qui explique mieux la situation.
        D’ailleurs vous y venez quand il faut expliquer l’alliance Russie-Syrie.


        • BEOTIEN Le 16 janvier 2017 à 15h27
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          “C’est la contradiction impérialisme/anti-impérialiste qui explique mieux la situation.”

          Pas faux. Mais, là encore insuffisant. Il faut à tout le moins procéder par strates. Ou mieux avoir une approche systémique (comme en tout car dès présence de plus de deux facteurs la causalité linéaire est insuffisante). Et tenir compte des mouvances induites aux seuls USA, par les changements de présidences. Et de l’importance du “porte-avions israelien” (que la nécessité de protéger ne tient pas qu’à ‘
          influence de ce que beaucoup nomme lobby juif en oubliant qu’il s’agit d’abord du partie du corps électoral dont les voix suffisent à faire basculer une élection). Songez à tous les détroits, tous stratégiques de la Région (Ourmuz, Akaba…). Le 1er souci des pays développés, et donc pas seulement les US, est la stabilité d’une Région qui depuis la chute de l’empire ottoman à une forte propension au chaos fort nuisible au commerce international. Dont on pourra se souvenir que le souci de sa protection ne fut pas QUE vain prétexte aux expéditions coloniales françaises auxquelles M Nana fourni une explication aussi oublieuse de ceci que de la nécessité de faire pièce à l’impérialisme anglais de l’époque.

          Etc, etc….


    • BEOTIEN Le 16 janvier 2017 à 14h47
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      “sous estime le rôle de l’impérialisme”.

      Très juste. Surtout si on ne surestime pas celui des US. Ni ne sousestime* leur penchant isolationiste (surtout lorsque ne dépensant plus du pétrole du Moyen-Orient). Et moins encore celui (l’impérialisme) des puissances régionales. Car si on exclue de la réflexion le sentiment d’isolement de l’Iran shiiite et la crainte de l’Arabie sunnite du retour a la propension expansionniste de la Perse… l’Orient compliqué devient d’une simplicité Biblique.

      * entre autres choses


  8. DR Le 15 janvier 2017 à 15h26
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    De plus, mettre l’accent sur des causes religieuses aux conflits du Proche Orient renvoie cette région dans un archaïsme médiéval dont serait exempt l’Occident.
    Par exemple, certains comptent, au sein du gouvernement syrien, le nombre d’alaouites, de sunnites et de chiites, pour en tirer des conclusions vaseuses. Cherche-t-on à savoir, dans le gouvernement français, le nombre d’athées, de catholique, de juifs ou de protestants ?
    Naba porte une pensée philosophique idéaliste (l’idée prime sur la matière, en l’occurrence la religion décide de tout)) qui s’oppose à une pensée matérialisme (la matière prime sur l’idée, en l’occurrence l’agression impérialiste crée une réponse anti-impérialiste).


  9. DR Le 15 janvier 2017 à 15h28
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    Bien que Naba ne cherche pas à expliquer les positions successives de la France par la religion, sa pensée idéaliste le porte à surestimer le rôle des Présidents de la République. Pourtant, sans remonter trop loin, on voit que, à l’aube de la seconde guerre mondiale, la bourgeoisie française choisit l’Allemagne, et collabore massivement, puis s’en détourne, dès que le soupçon de sa défaite se fait jour avec l’agression de la Russie, pour offrir ses services au capitalisme américain. A la libération, le gouvernement du Général De Gaulle refuse la vassalisation étatsunienne et mène une politique hostile aux USA et cherche à défendre « l’empire français ». Le capital, qui a collaboré, n’a pas vraiment droit à la parole. Ce qui explique la politique arabe et africaine de l’époque (notre cœur est noir et notre sang est arabe).


  10. DR Le 15 janvier 2017 à 15h28
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    Cependant, le capital remonte la pente et obtient une série de succès décisifs dans les années 70-80 avec la mondialisation et l’Europe. Alors il renoue avec sa soumission Etatsunienne, y voyant une solide protection contre les peuples du monde. Ceci explique le retournement atlantiste des Présidents de la République : ils sont les porte-paroles du capital.
    Cependant, avec l’actuel affaiblissement des USA, on voit une partie du capital s’en détourner et commencer à trouver utile un rapprochement avec la Russie, ce qui favoriserait les « affaires » !
    Bref, selon moi, les causes matérielles priment, les idées qui en découlent sont secondes.
    DR


  11. Julie Le 15 janvier 2017 à 17h47
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    Supprimée dans la plus grande discrétion en 2012 (au nom de quoi!!!? le “pôle emploi djihaidste”?) l’autorisation de sortie des mineurs du territoire français est remise en place
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/15/les-mineurs-devront-avoir-une-autorisation-de-sortie-du-territoire-pour-voyager_5062994_3224.html


  12. christian gedeon Le 16 janvier 2017 à 13h00
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    OK…j’ai compris,modéré,et remodéré……hors de Naba point de vérité.Pourtant je persiste et signe. Il nie la responsabilité des peuples dits arabes ,ou maghrébins,ou turcs ou iraniens dans leurs propres malheurs. Evidemment,son analyse de la politique étrangère française ne manque pas de saveur et de réalité. Mais comme d’habitude,les “orientaux ” sont traités comme des mineurs…des gens qui se font avoir à tous les coups…des crétins quoi! Moi,Libanais,je prétends et j’affirme que les peuples de la région ont une pleine responsabilité dans ce qui leur arrive…pleine et entière. C’est leur reconnaître un statut de peuple adulte que de dire çà…minimiser leur responsabilité,c’est en faire des mineurs politiques,leur dénier la responsabilité et donc l’indépendance…et en çà,ma position est totalement et complètement irréconciliable avec celle de M. Naba… serais je à nouveau modéré???


    • RGT Le 16 janvier 2017 à 20h30
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      Pleine responsabilité dans ce qui leur arrive…Tout comme les peuples occidentaux le sont des horreurs commises par leurs dirigeants, bien sûr.
      C’est bien la cause principale des “alternances politiques” dans les “démocraties exemplaires” : Les électeurs portent au pouvoir un homme adulé par les médias main stream, et une fois la joie de l’élection passée ils se mettent rapidement à haïr leur idole pour se retourner vers son prédécesseur qui les avait honteusement trahis…

      C’est bien là que se situe le problème : Les seuls qui peuvent avoir la possibilité d’atteindre le “nirvana” du pouvoir sont désignés par quelques ploutocrates qui détiennent les médias.

      Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin sur la politique que mèneront ces sinistres individus une fois élus…

      Le seul moyen pour qu’un homme réellement préoccupé par son peuple puisse parvenir sur la plus haute marche est de caresser les ploutocrates dans le sens du poil puis, une fois élu, les “poutiniser” afin de les empêcher de nuire…

      Donc de ne pas trahir le peuple mais les ploutocrates.

      Connaissez-vous beaucoup de politiciens capables de la faire ?
      Il faut dire qu’à ce petit jeu on risque sa peau à chaque instant, un “accident de la vie” est si vite arrivé.


      • BEOTIEN Le 17 janvier 2017 à 00h40
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        “une fois élu, les “poutiniser” afin de les empêcher de nuire…”

        Vous ne confondriez pas propagande et réalité pour ainsi prendre Poutine pour de Gaulle ? Si pas… merci de m’expliquer comment l’une des filles de ce modeste fonctionnaire du KGB est milliardaire ?

        Entre politique-spectacle d’un régime autocratique qui a éliminé toute presse libre et réalité d’un pays dont les oligarques le sont pour s’être aproprié les biens d’état avec la nécessaire tolérance (litote pour connivence) de ceux qui les ont mis au pouvoir, il y a l’écart entre “enfants du Bon Dieu et “canards sauvages”.


  13. BEOTIEN Le 17 janvier 2017 à 01h18
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    Seul fait qui importe car clef du réel pouvoir aujourd’hui… (et je ne pense evidemment pas qu’à ces 8 là)

    https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/justice-fiscale/davos-2017-huit-personnes-possedent-autant-que-moitie-plus-pauvre


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