D’aucuns pourraient penser que les périls actuels constituent une crise parmi les autres. D’autres, au contraire, insistent sur l’ampleur inédite de la crise qui se prépare et postulent du fait que les événements de 2008 ne sont que la  première vague annonçant le tsunami socio-économique à venir.

Pierre Larrouturou nous livre ici un constat alarmant, à grand renforts de chiffres méconnus. Car il faut prendre la mesure de l’importance de la menace. Mais il nous donne aussi de l’espoir en cherchant notre puissance d’agir pour oeuvrer contre la catastrophe annoncée.

Les images illustrant cette conférence sont issues de la présentation de Pierre Larrouturou du 23/11/2011.

Télécharger la présentation de Pierre Larrouturou.

Télécharger le film

Source : Université Populaire de Bruxelles

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41 commentaires on [Vidéo] Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou

  1. Sebastien dit :

    Je ne suis pas de droite, ni spécialement libéral, mais ça sonne un peu démago et simpliste parfois non? de nombreuses idées sont intéressantes et je suis pour le contrôle de la répartitions des richesses. J’adhère aussi a l’idée que le chômage est la pire des choses et qu’il vaudrait mieux garder les gens au travail; cependant une subvention du travail abaisse le niveau général par une compétition déloyale. La question n’a probablement pas de solution simple. La semaine de 4 jours me plaît bien! accompagnée de la possibilité de travailler 7j sur 7 24hx24.
    Le raccourci capital = argent volé me gêne; personnellement j’économise une grosse partie de mon salaire qui est taxé. Cela devient du capital mais je ne l’ai pas volé (ça ne lui effleure pas l’esprit que les économies un bien que l’état n’a pas à confisquer). J’ai l’impression avec son discourt que je dois avoir honte et être punis de ne pas l’avoir claqué dans des trucs inutiles ou en vacances tout en comptant sur l’état pour me venir en aide au premier problème…
    Intéressant sinon,
    Sebastien
     

    • FL dit :

      Pouvez vous nous dire à quels moment de la conférence (donnez les minutes s’il vous plait) il propose de vous prendre vos économie ou vous obliger à les utiliser à des achats de biens inutiles ou de vacances?
      A quel moment dit-il qu’il préconise d’interdire de travailler 24h/24, 7j/7, 365j/365 jusqu’à la mort (qui ne saurait tarder dans ces conditions) et comme vous en exprimez personnellement de désir (je félicite en au passage)?
      Bref, je me demande si vous l’avez bien écouté.

  2. Patrick Luder dit :

    Trop bien les citations d’Albert Einstein … je vous les remets => à encadrer dans vos salons :)

    « Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle. »

    « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.»

  3. burgf dit :

    Présentation intéressante, avec quelques points relevés importants:
    - part de la productivité – explosive – ne bénéficiant pas au “travail”
    - donc problème de société: la question est bien posée.
    Par contre, le discours de Pierre Larouturou passe quasiment sous silence le problème fondamental qu’est la “monnaie”, et sa gestion, et donne envie de ressortir la célèbre maxime d’un ancètre Rothschild : donnez moi le controle de la monnaie d’une nation, et peu m’importe qui fait ses lois”(approximatif) 
    Maurice Allais a passé 40 ans de sa vie à dénoncer le virage pris par les USA dès 1971, avec l’abandon de l’étalon or et la naissance des monnaies flottantes (sur base dérivées!)
    Helmut Kreutz a lui aussi consacré la plus grande partie de sa vie à dénoncer les mécanismes monétaires et financiers 
    Pour compléter les maximes sur l’argent, et lister des pistes de réflexions, un blog pratique:
    http://www.bankster.tv/ressource.htm
     L’Europe.. Fédérale? tel que, c’est terrifiant! Ce projet multimillénaire est très mal orienté, façon soviet/fachisant et technocratique . Une remise a plat radicale ne pourra pas ètre évitée..
    Une bonne piste d’étude: structure politique de l’Inde.
    Bonnes réflexions! 

  4. Question dit :

    Bonjour,
    Pierre Larrouturou au debut de son exposé fait etat d’un ration Dette public Americaine sur PIB egale a 354 pourcent.
    Neanmoins quand on compare les donné sur le net, on obtient un ratio quasi egal a 1 avec 15300 milliards USD pour la Dette et 15300 milliard pour le PIB. 
    Quelqu’un aurait-il une explication.
    Merci  

  5. chris06 dit :

    l’europe féférale, un projet “multimillénaire”? Que voulez vous dire?

    http://en.wikipedia.org/wiki/Corruption_in_India 
    Sur l’Inde, c’est bizarre comme l’herbe est toujours plus verte dans le jardin des voisins…
    Political,bureaucratic, corporate and individual corruption inIndia are major concerns. A 2005 study conducted by Transparency International in India found that more than 55% ofIndians had first-hand experience of paying bribes or influence peddling to get jobs done in public offices successfully 

    Pour avoir vécu et travaillé en Inde je peux vous dire que ce n’est certainement pas sur ce pays que je prendrai exemple en matière d’organisation politique. De plus en matière de protection sociale c’est une horreur.

    Je suis d’accord pour dire qu’il reste BEAUCOUP à faire pour améliorer les choses au niveau européen, mais ça sera a nous de l’inventer!

    Quand est ce qu’on commence? 

  6. Galuel dit :

    Et toujours rien dans ces “analyses” sur la SPOLIATION monétaire qui a consisté pendant 40 ans à CREER la monnaie POUR LES UNS au détriment DES AUTRES, permettant aux bénéficiaires d’acheter au plus bas prix les biens et services avant que ceux-ci ne montent SUBSEQUEMMENT à l’achat.
    Car l’inflation est provoquée par l’ACTE D’ACHAT, le créateur de monnaie étant donc le SPOLIATEUR par excellence, le CENTRE SPATIO-TEMPOREL de la pyramide.
    A QUAND DONC la COMPENSATION pour tous les hommes dont la monnaie COMMUNE a été ainsi BAFOUEE pour se trouver EMISE par les uns au détriment DES AUTRES ?
    http://www.creationmonetaire.i.....ie-20.html

  7. Incognitototo dit :

    Hum… Larrouturou me laisse toujours perplexe, non pas que je ne partage pas nombre de ses analyses (notamment sur la redistribution sociale), mais parce qu’il a des raccourcis analytiques qui invalident, au final, ses thèses…
    Exemple, pourquoi l’échec des 35 heures ? Parce qu’on n’a pas soumis cette mutation à des obligations d’embauche (Sic !)…
    On voit bien, alors qu’il se moque des autres à ce niveau-là, que lui-même n’a jamais mis les pieds dans une entreprise… À l’époque, il n’y avait que 2 types d’accord possible : “offensif” (avec embauches compensatoires) ou “défensif” (sans suppression d’emplois), pour pouvoir bénéficier des réductions de charges sociales. Donc, il y avait bien une obligation au niveau de l’augmentation ou de la préservation de l’emploi !!! Donc analyse fausse !!!
    Le problème de la réduction du temps de travail, c’est qu’elle est indémontrable par rapport aux gains économiques générés en terme d’emplois… C’est un simple problème de répartition de la marge brute… On peut faire le choix de la re-répartir en augmentant le nombre de salariés qui se la partagent, mais en aucune manière ça ne règle au fond les problèmes de création de richesses… Ou autrement dit, ça peut être un choix de société volontaire et conscient, mais en aucune manière ça ne résout quoi que ce soit au niveau de la redistribution, de la création de richesses et de la création d’emplois nouveaux !!!
    Je ne partage pas plus, cette affirmation que 90 % des pertes d’emploi proviendraient des gains de productivité… c’est indémontrable… Par exemple, nous ne fabriquons plus de textile en France, pour autant, on continue à s’habiller et la production nécessite toujours autant une main d’oeuvre abondante… Donc, c’est bien la mise en concurrence avec des pays qui font du dumping au niveau des coûts de production qui ont tué nos emplois locaux…
    Son explication de la chute du mur de Berlin, c’est du grand n’importe quoi… Il n’a aucune vision de ce qui s’est passé en coulisse entre Berlin, Moscou, Paris et les USA… Comme si ce mouvement populaire aurait pu aboutir tout seul, si les pays occidentaux n’avaient pas tenu par les c… Moscou, qui à l’époque était en état de dépendance financière totale vis-à-vis, notamment de Berlin…
    Enfin, résumer l’inaction, le cynisme et le mépris des politiques, par le fait qu’ils sont débordés et plus en capacité d’avoir des analyses des situations réalistes, c’est vraiment “léger”… La réalité, c’est que ces personnes sont en “conflit d’intérêts ” en permanence, c’est-à-dire en système de doubles et même multiples contraintes et que leur seule préoccupation, au final, est de préserver leur propre emploi…
    Bref, Larrouturou est toujours le “doux rêveur” qu’il est…

    • Alain34 dit :

      Un des problèmes des 35h et de la réduction du temps de travail en général, c’est que tous les secteurs ne sont pas égaux en terme de gains de productivité. On l’a bien vu lors de la mise en place des 35h.
      Si dans certains secteurs on a besoin de moins de personnel, dans d’autres, il en faut plus. Là, intervient aussi l’adéquation formation / besoin.
      Le coup des 90% de pertes d’emplois dus a la productivité m’a fait aussi halluciner. Sauf a considérer que la délocalisation (ou plus généralement l’importation de produit a bas cout par rapport a chez nous) fait partit des gains de productivité ce qui est quand même assez grave comme vision de la société.
      Tout ceci est aussi du au fait qu’on vit (encore) dans une société cultivée, éduquée, etc etc… et que les gens qui ont fait des études et a qui ont a fait croire qu’ils auront un bon boulot bien payé grâce a cela n’ont pas envie de bosser a l’usine.
      C’est compliqué :)

      • Incognitototo dit :

        @ Alain34,

        L’objectif de réduction du temps de travail ne visait pas à répartir les gains de compétitivité… C’est simplement une autre conception du partage du travail disponible… Tous ceux qui fondent ce choix de société sur des concepts économiques qui voudraient démontrer qu’on a plus de gains que de pertes, ou que ce mécanisme suffit à relancer l’emploi, se trompent…

    • FL dit :

      TOTO, vous faite preuve de mauvaise fois.
      LARROUTOUROU explique que le gain de productivité dans l’industrie en autre, est à la base de son raisonnement.
      Ce gain de productivité que nous constations déjà il y a trente ans produisait un chômage en rapport.
      D’autre part il cite “MAMIE NOVA” et autres industriels qui ont mis en œuvre l’embauche de salariés et la réduction concomitante du temps de travail sans perte de salaire dans leurs unités de production.
      CQFD si vous permettez.
       
       

      • Incognitototo dit :

        @ FL,

        Quelle mauvaise foi ??? J’ai moi-même mis en place beaucoup d’accords sur les 35 heures, cependant en aucune manière ça ne créait plus de richesses et plus d’emplois… C’est sur ces deux seuls points que je pense que Larrouturou est à côté de la plaque. Il ne faut pas confondre “volonté sociale” (qui procède d’un choix plus redistributif de la répartition de la marge brute) et mécanismes qui permettent la création de richesses supplémentaires et/ou une meilleure compétitivité. Sur ces deux derniers points, en aucune manière (sauf à la marge pour le confort des salariés) la baisse du temps de travail n’est un facteur déterminant.

        • cela ne crée pas forcément plus de richesse, mais l’idée générale est de supprimer les allocation chomage en cas d’embauche, donc cela s’équilibre…

          • Incognitototo dit :

            On avait déjà la Loi Robien pour ça, bien plus intéressante en cas d’accord “offensif”… et il y avait bien substitution, puisque les accords donnaient lieu à abattement sur les charges sociales qui a été consolidé par la Loi Fillon, donc Larrouturou dit bien n’importe quoi sur les raisons de l’échec…
            La diminution du temps de travail est un choix de société à assumer, pas une potion magique qui peut résoudre quoi que ce soit au niveau économique.

          • norbix dit :

            Je ne suis pas d’accord. Plus de personnes pour effectuer le même nombre d’heure de travail c’est une solution pour répartir les gains de productivité autrement qu’en augmentation de salaire et/ou rémunération du capital. C’est donc de la redistribution. Si l’on considère que l’augmentation des inégalités est la cause de la crise, alors la réduction du temps de travail sans baisse de salaire va dans le bon sens. 

          • tchoo dit :

            Les 35 heures m’ont permis d’ouvrir l’entreprise plus longtemps dans la semaine et donc d’augmenter l’activité.
            Nous fumes une des rares dans le secteur.
            Mes collègues dirigeants, à l’époque eurent une position défensive, trainant les pieds pour les mettre en place et recherchant uniquement le maximum de subvention.

      • MKL dit :

        Pour étayer le débat, ci-dessous le témoignage récent d’un chef d’entreprise ayant passé sa PME ( services de comptabilité – 200 salariés) à la S4J grâce à la loi De Robien juin 96 (trouvé sur le site de Marianne) :
        “Les 33 Heures en 4 jours je les ai mises en place. 10 % d’embauche.
        Certains (nes) ont pris le lundi, d’autres le mercredi (pour les enfants) d’autres le vendredi. Les réunions du personnel (information, formation) se faisaient le Mardi ou le Jeudi. L’encadrement parfois, si nécessaire, se réunissait un autre jour.
        Certaines qui étaient en temps partiel ont sauté sur l’occasion pour prendre un temps plein avec le mercredi a la maison avec les enfants .
        Quelques rares (hommes) ont ralé car ils disaient s’ennuyer a la maison ……… Sans doute avaient ils du mal a supporter leur femme ……..(là je suis moqueur, mais c’étaient les gens les plus ” fermés “, pas les plus dynamiques).
        Les salaires ont été bloqués 2 ans, mais avec les économies de frais de transport et de frais de garde des enfants la plupart des salariés s’y retrouvaient.
        Moins d’arrèts maladie (bon pour la sécu). Et même moins de frais de téléphone : 1/5 en moins ……….
        Plus de productivité qui nous a fait gagner des parts de marché et améliorer les résultats et les salaires (2/3 des salariés syndiqués, cela motive un patron pour discuter).
        Les discussions étaient parfois dures, mais franches et cela finissait toujours par un pot. Je savais que quand il y avait accord, cela suivait derrière.
        Alors je ne comprends pas ceux qui sont contre la semaine de 4 jours par principe.
        Je comprends ceux qui restent dubitatifs, car il faut l’avoir vécu pour comprendre.
        Je rajoute que l’on a écarté la semaine de 4 jours et demi car cela imposait des frais de déplacement correspondant a ceux d’une semaine de 5 jours, et cela aux dépens des salariés et aussi rendait plus difficile l’organisation de la vie de famille.
        De plus chacun (e) pouvait rallonger (un peu) certaines journées de travail et raccourcir d’autres. De même si l’employé souhaitait pour des raisons d’organisation du boulôt (impératifs de date),
         travailler 5 jours une semaine par mois (exceptionnellement 2), il le pouvait, et il récupérait ensuite bien sur, et cela lui permettait de faire face a des imprévus tant au boulot qu’à la maison. Il y avait bien sur des limites, suivant les saisons, les réunions de travail communes, mais le calendrier était prévu longtemps a l’avance, au mini 2 mois.”

         

  8. Rostov dit :

    Je poste ce message pour vous féliciter, Olivier, pour ce site et pour tout le travail d’information que vous accomplissez.
    En parcourant divers sites et divers blogs je constate que votre nom revient de plus en souvent, et cette reconnaissance est amplement méritée.

    Merci !

  9. chris06 dit :

    Larrouturou affirme que la Taxe Tobin rapportera 150 à 200 milliards par an et “aurait permit de sauver la Grèce”

    Cela me rappelle l’expérience malheureuse de la Suède dont les politiciens (conseillés par des gens comme Larrouturou qui ne comprennent strictement rien au système monétaire, bancaire et financier) ont voté en 1984 une Taxe Tobin, pensant qu’elle rapporterai 1,5 milliards de couronnes par an, et qui l’on éliminé 4 ans plus tard après que plus de 95% des transactions sur la bourse de Stockholm soient parties à Londres et que la taxe ait rapporté en tout et pour tout 50 millions de couronnes. 

    Larrouturou qui qui se demande pourquoi “les banques empruntent à 1% et prêtent  à 6%” et se font une marge d’enfer sur le dos des états…”

    commentaire qui ne fait que trahir son ignorance crasse du système qu’il se propose de réguler.

    Pour info:
    1. les banques ont  emprunté jusqu’è présent auprès de la BCE à 1%  (le total des encours au titre des opérations de refinancement) pour 900 milliards d’euros. Ce sont des prêts dont la durée varie de 1 jour à 3 mois.
    2. de l’autre côté, les banques ont prêté jusqu’à présent (total des encours de crédit) aux administrations publiques de la zone euro pour 3200 milliards d’euros et aux ménages et entreprises privées pour 15 000 milliards d’euros, soit un total de plus de 18 000 milliards (prêts dont la durée moyenne est de l’ordre de 7 ans) ou 20 fois le montant des sommes qu’elles empruntent à la banque centrale (prêts ont la durée est de l’ordre de la semaine).
    3. cela veut dire que 95% des sources de financement des banques ne proviennent pas de la banque centrale mais
    a). pour environ la moitié des dépôts à moins de deux ans des épargnants (ménages et entreprises) pour un total de 9000 milliards de M3  dont le taux de rémunération moyen dans l’eurozone est d’environ 2%
    b). des créanciers à long terme des banques et des détenteurs de leurs fonds propres (qui ne se contentent pas d’un rendement de 1%)
    4. d’autre part, le taux de 6% mentionné par Larrouturou est très loin de représenter le taux moyen des prêts auprès des administrations publiques (qui est d’environ 3%) puisqu’il varie pour le long terme entre 2% (Allemagne) et 6% (Italie) et pour le court terme entre moins de zéro (Allemagne) et 2%…

    Donc la marge bancaire moyenne que se font les banques (la différence entre leurs coûts de financement et les intérêts perçus) “sur le dos des états” est très loin de représenter 5% (6% -1% comme l’affirme Larrouturou) mais moins de 1%.

  10. yannthi dit :

    @Toto: si Larroturou est un rêveur, alors je crois que nous allons nous réveiller dans un cauchemar. Le partage du temps de travail est effectif: 10% de chômeurs et 8 millions de précaires, ça ne peut pas faire fonctionner une économie viable. Les gains de productivité me semblent un fait difficilement attaquable (on peut discuter du niveau): avec un gain de 2% par an, on a besoin d’environ 33% de moins de travail au bout de 20 ans (0,98^20). Par contre, vous avez raison sur la répartition de la productivité qui n’est pas la même selon les secteurs: la deuxième loi aurait dû être modulée.

    • Incognitototo dit :

      Posez la question à des salariés… Je doute qu’ils vous répondent qu’ils préfèreront échanger les gains de productivité contre une diminution du temps de travail, pour en donner à d’autres… Non, ils préfèreront que leur salaire augmente.
      Le problème du chômage est multi-facteurs, en aucune manière il ne peut se résoudre par une simple re-répartition des gains de productivité. Seules des réformes structurelles profondes, à tous les niveaux, seraient à même d’apporter des solutions efficaces.

      • yannthi dit :

        Je doute qu’ils vous répondent qu’ils préfèreront échanger les gains de productivité contre une diminution du temps de travail, pour en donner à d’autres

        Pas évident: ça dépend des métiers (et du salaire…). Il y a plein de gens qui préfèrent travailler un peu moins (80%) pour avoir plus de temps de loisir, surtout après avoir passé plus de 20 ans à bosser sans reconnaissance.

        Seules des réformes structurelles profondes, à tous les niveaux, seraient à même d’apporter des solutions efficaces.

        Pouvez-vous détailler le type de réformes auxquelles vous pensez?

        • Incognitototo dit :

          Heu… un peu compliqué de détailler… Sur 400 propositions, il y en a une bonne cinquantaine sur mon blog rien que pour le développement économique et l’emploi… à comparer avec la roupie de sansonnet que nous proposent “nos” “candidats”…

  11. ahlacrise29 dit :

    On n’est pas obligé de se prendre la tête pour se demander où va l’économie ! Un livre récent me semble bien poser le sujet. Je vous le conseille à tous, car il montre certains aspects de la crise économique rarement mis en lumière. Merci à l’auteur, car j’ai appris beaucoup de choses, et pourtant je suis économiste de formation.
    Il s’agit de « L’économie du chaos, chronique d’une faillite annoncée », par Henri Spitezki  paruaux éditions Unicomm, Paris, 2011.
    On y découvre des aspects et des dessous de la crise rarement évoqués ailleurs. Un vrai plaisir de se retrouver, au début, dans l’intimité de Thatcher et Reagan, de Friedman et de Hayeck, pour aboutir à la face cachée de Wall Street et des banques centrales. Tout cela avec la révélation, mais aussi le rappel, de quelques mécanismes fondamentaux insuffisamment évoqués par la presse ou d’autres auteurs. Lisez, par exemple, les pages sur le rôle du dollar, les déficits américains et le système bancaire fantôme et vous en redemanderez. Quelqu’un l’a-t-il lu parmi les lecteurs de ce site ?

  12. chris06 dit :

    Le problème avec cette présentation c’est qu’elle présente bien le problème, la baisse constante depuis plus de 30 ans de la part du travail dans le pib au profit du capital et l’augmentation époustouflante des dettes publiques et privées en occident, mais nulle part n’en discute t’elle des causes de ce phénomène…

    “Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.”
    (Bossuet)
     

  13. Joanna dit :

    C’est bien gentil cette conférence. Mais qu’est ce que ça ronronne …
    Dire que la situation est bien plus grave que ce qu’on dit sur ce ton là … alors franchement ça ne va pas. Et ce sera le même ton monocorde jusqu’à la fin. Alors que s’il y a un sujet où on peut s’indigner, dénoncer, être cinglant, c’est bien celui-là. Donc pour moi c’est déjà ni crédible ni intéressant.
     
    Ensuite les constats initiaux sont justes mais bien trop partiels et le reste est théorique, donc pas grand-chose à voir avec la réalité qui est un immense puzzle. Rares sont ceux qui sont capables et/ou ont la volonté d’en proposer une synthèse.
     
    Alors je préfère par exemple écouter et réécouter Soral et Jovanovic, encore plus quand ils sont ensemble …
    Les analyses de Soral me paraissent pertinentes et profondes et il a une capacité de synthèse prodigieuse. Il y a pour moi infiniment plus dans quelques phrases de Soral que dans toute une conférence de Larrouturou. Ah bien sur Soral c’est souvent « du lourd », ça ne ronronne pas, c’est pas fait pour nous endormir mais pour nous réveiller. Et Pierre Jovanovic fait également un travail salutaire et exemplaire. Comme vous aussi M. Berruyer.

    Mais il est clair que vous ne jouez pas tous dans la même cour. Et chacun d’entre vous me parait utile et m’intéresse avec ses qualités propres.
    http://www.youtube.com/watch?v=1P6dW9Mi3qk

    • chris06 dit :

      “Les analyses de Soral me paraissent pertinentes et profondes et il a une capacité de synthèse prodigieuse.”

      Ben vous êtes pas difficile… une succession de lieux communs et d’enfoncement de portes ouvertes sur la base d’un jargon pseudo marxiste mal digéré de ceux qui sont tout juste bon à critiquer le système mais n’ont pas la moindre idée de ce qu’il faut mettre à la place…

      C’est vraiment la faillite intellectuelle quand on doit se contenter de telles billevesées.

      Ah! le sac Hermés de Christine Lagarde, oui, ça c’est pertinent! 

  14. yoananda dit :

    Intéressant, un des constats les plus complets que j’ai lu : pic pétrolier, robolution, dette. Solutions qui vont dans le bon sens à mon avis.
    Mais très incomplet et naïf.
    La surpopulation n’est pas abordée, la surpollution non plus. Les graves problèmes structurels non plus (en gros pour faire simple, la structure oligarchique, ou république bananière dans laquelle on s’est enfoncé).
    Sur les solutions, il manque aussi tout un pan de simplification / transparence qu’il faut remettre dans nos “démocraties” (qui n’en méritent de moins en moins le nom).
    Et bien sûr … même erreur que presque tous les économistes non sérieux : aucune analyse des aspect internationaux. On ne peut plus bouger tout seul dans son coin, ou alors, pour le faire, il faut se reconstruire une économie locale avant.
    Donc, très bon, mais trop naïf.

  15. Thomas dit :

    Pour compléter ce billet, je vous suggère un tour sur  le site du collectif Roosevelt 2012 : http://www.roosevelt2012.fr
    Bien à vous ! 

  16. Peter M. dit :

    Merci Olivier pour cette conférence très instructive sur la situation socio-économique contemporaine. Et du rôle que nous devons jouer dans un futur très proche. Continuez!!!

  17. tchoo dit :

    Vous savez bien Yoananda que attendre de pouvoir imposer des mesures internationnale équivaut à faire du surplace et ne rien bouger.
    Il faut nécessairement créer une force d’entrainement, et c’est faisable à quelques pays d’Europe (je comprends que ce soit difficile pour vous, qui semblez assez opposée à l’Europe)

    • yoananda dit :

      Je suis opposé a CETTE Europe … et je ne suis pas le seul, puisque le traité de Lisbonne a été rejeté il me semble.
      Je suis opposé a la fuite en avant de notre société. Le modèle capitaliste nous a sorti de la misère. Soit, mais pourquoi maintenant vouloir tout gaspiller et tout piller et sacager ? ne peut on se contenter de ne plus mourir de faim et de froid ? il nous faut aussi un 4×4 pour aller chercher nos pizzas et des yacht pour tout le monde, etc… qui à détruire la biosphère ?

      Parce que c’est quand même ce qui se passe l’air de rien, Monsanto et les autres sont en train de s’approprier le vivant via les brevets sur les gênes, et en le replaçant par les “inventions” et en rendant le “naturel” dangereux et illégal …
      cf les lois pour interdire les potager, les herboristes, les graines “sauvages” (kokkopelli),
      etc…

      Non, j’ai pas envie de vivre dans une dystopie. Évidement, quand on y est en plein dedans, on ne s’en rends pas forcément compte.

      Ceux la même qui ont créé les frontières, les douanes et on aboli l’or nous font avaler la couleuvre que leur Europe de shenguen et son Euro sont des progrès …
      quelle blague sinistre !

  18. TZYACK dit :

    Tant que les dettes, les créances, les engagements et les garanties en cascade et donc comptabilisés plusieurs fois de suite dans des bilans partiels ne seront pas consolidés au niveau des Banques et des Etats, toutes analyses et diagnostics seront erronés.

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