Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

– Communiqué public GEAB N°70 (15 décembre 2012) –

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par LEAP/E2020 depuis février 2009 (GEAB n°32), se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.

Ce sera une année sombre pour les États-Unis, perdant leur statut d’unique superpuissance et incapables d’influencer la construction d’une nouvelle gouvernance mondiale. Car, si tous les acteurs cherchent désespérément des solutions pour tirer leur épingle du jeu, seuls les pays et régions qui se sont préparés à affronter ce choc peuvent espérer peser dans l’émergence du monde d’après. Des alliances de toute nature (CELAC, UNASUR, MERCOSUR, ALBA, CAN, ALADI, ALENA, OEA, UA, NEPAD, SADC, COMESA, CEDEAO, UEMOA, CEMAC, Ligue Arabe, UE, AELE, ASEAN, APT, EAC, BRICS, CASSH, Union Eurasienne, etc.) reflètent ainsi ces tentatives ; mais celles-ci sont plus ou moins avancées, plus ou moins homogènes, et résisteront plus ou moins à la tempête qui s’annonce.

Avec l’Euroland, né de la crise et se renforçant à chaque tempête telle une usine marée motrice, l’Asie et l’Amérique du Sud sont les mieux armées pour sortir gagnants du grand « remaniement » mondial, tandis que les vieilles puissances, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, le Japon, etc…, qui ratent tous les trains de l’adaptation au monde multipolaire de l’après-crise, se retrouvent totalement démunies. Car on assiste à une extraordinaire ouverture du jeu mondial, qui offre de nombreuses opportunités aux acteurs prêts à les saisir. On le voit au Moyen-Orient où les peuples tentent d’en profiter pour modifier la région selon leurs aspirations ; on le voit aussi avec les BRICS bien sûr qui avancent leurs pions face aux puissances déclinantes ; on le voit enfin en Europe à qui chaque nouvel assaut de la crise procure l’énergie pour s’adapter aux défis de demain.

Puisque la situation économique (récession) et géopolitique (tensions extrêmes au Moyen-Orient, mais aussi en Asie (1), etc.) rend l’année 2013 difficile et très dangereuse, et les dérapages probables, les régions relativement plus stables bénéficieront de cette situation qui les rendra plus attractives. Tout est relatif bien sûr mais la violence du monde en 2013 fera apparaître l’Euroland comme un des rares havres de paix, de stabilité, de confort… et pour les investisseurs comme l’un des rares lieux dans le monde offrant une certaine visibilité sur l’avenir (2). Cette réalité constituera un puissant moteur de sortie de crise pour l’Europe en 2013.

Un rapprochement de l’Euroland avec les BRICS, autre formation porteuse d’avenir, pèserait ainsi favorablement dans l’indispensable (3) réforme de la nouvelle gouvernance mondiale. La tenue du prochain G20 en septembre à Saint-Pétersbourg, hors de l’influence occidentale pour la première fois, est l’occasion de traiter enfin ces sujets primordiaux de gouvernance mondiale et notamment du système monétaire international. Car en 2014, les régions les mieux adaptées seront déjà en route pour le monde d’après.

 

Proportion des pays dans la consommation mondiale, 2000-2050 - Source : Business Insider/OCDE

Proportion des pays dans la consommation mondiale, 2000-2050 – Source : Business Insider/OCDE

Dans ce GEAB n°70, notre équipe analyse cette fragmentation et cette restructuration en commençant par la région qui catalyse les tensions actuellement, le Moyen-Orient. Une large part est aussi dévolue à l’Europe qui, via l’Euroland, poursuit son entrée dans le monde d’après. Pour comprendre les évolutions de l’Euroland, il faut comprendre celles de l’un de ses acteurs majeurs, l’Allemagne, et nous menons donc une étude approfondie du paysage politique en Allemagne et des élections de 2013. Nous présentons également notre évaluation annuelle des risques-pays et l’évaluation de nos anticipations de 2012, avant de donner nos recommandations opérationnelles et les résultats du GlobalEuromètre.

Dans ce communiqué public du GEAB N°65, notre équipe a choisi de présenter ses analyses concernant l’Euroland.

Le profilage de l’Euroland dans le monde d’après la crise

La guerre médiatique contre l’euro a eu ceci de bon qu’elle a forcé l’Euroland à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour surmonter la crise. Bien sûr, pas de révolution ici, on joue selon les « règles du jeu » (4), c’est-à-dire sans effaroucher les marchés. Pas non plus de déclarations fulgurantes, mais des compromis (5) trouvés au bout de longues discussions, suivis d’actions solides. Et petit à petit les structures sont en place pour renforcer l’Euroland. Le contraste avec l’immobilisme américain est saisissant.

Cela ne doit pour autant pas occulter les difficultés de la Grèce et de l’Espagne par exemple : personne n’a dit qu’il était indolore de se remettre de l’éclatement d’une bulle immobilière historique et d’une crise systémique globale, et ces pays bénéficieraient d’ailleurs de plus d’aide technique ou d’expertise de la part des autres pays européens. Mais globalement la situation s’améliore, la nouvelle restructuration de la dette grecque est un succès (6), les déficits diminuent en Grèce et en Espagne (7), l’Italie a été remise sur les rails par Monti (8), les médias anglo-saxons eux-mêmes ne parlent plus d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro et, fait nouveau, les médias américains font même l’éloge des progrès européens (9)…

Que l’on ne se méprenne pas, 2013 sera difficile pour une Europe en récession. Mais que ce soit grâce à l’union bancaire qui entrera en fonction début 2014, à l’intégration politique accrue ou au mécanisme européen de stabilité (MES), l’indépendance de l’Euroland s’affirme (10). On le voit par exemple par les désaccords avec le FMI au sujet de la Grèce (11) : d’ici 2015, le MES aura suffisamment de crédibilité et de compétences pour renvoyer le FMI s’occuper des pays en voie de développement (ou de sauver les États-Unis ou l’Angleterre) et traiter seul les problèmes européens. Ce découplage avec les institutions du « monde d’avant » et les États-Unis permet à l’Euroland d’aller de l’avant en engageant une dynamique constructive pour s’adapter au « monde d’après » grâce à des outils taillés sur mesure.

Signe visible du découplage et de l’indépendance de l’Euroland, malgré les vives critiques, les solutions adoptées face à la crise sont aux antipodes de celles pratiquées aux États-Unis. C’est en effet « l’austérité » (12) qui prévaut en Europe et qui lui évite le dérapage budgétaire US.

La résistance de l’Euroland passe aussi par la mutualisation des dettes publiques. Avec le lancement des « project bonds » (13) destinés à financer des projets d’infrastructure dans l’Union Européenne, une mutualisation accrue est en cours et la voie est ouverte aux euro-obligations. Une chancelière allemande affaiblie après les élections de 2013, comme nous le verrons, aura peu de latitude pour refuser des euro-obligations demandée par le SPD qui se retrouvera dans la coalition gouvernementale. Puisque seule la voix de l’Allemagne manquait à ce sujet, au-delà de l’union bancaire, 2014 sera donc l’année des euro-obligations. D’ailleurs Angela Merkel lâche déjà du lest au sujet de la dette grecque (14), cédant sur un sujet sensible pour les Allemands malgré l’approche des élections ; c’est bien sûr dans son intérêt de s’assurer du bon fonctionnement de la zone euro, large débouché de ses exportations.

Enfin, loin d’être un repoussoir comme aimeraient le faire croire les médias anglo-saxons, la zone euro est au contraire attractive malgré la crise : la Pologne souhaite devenir membre (15), les éventuelles velléités séparatistes régionales n’envisagent pas l’avenir sans l’euro (16)… Signe de plus qu’elle fait partie du monde d’après et qu’elle est une zone de visibilité dans cette crise, elle permet en outre d’abriter les pays membres des tensions géopolitiques.

Euroland : en route vers l’union politique

Ainsi, avec les progrès accomplis et malgré une légère récession en 2013, selon LEAP/E2020, la fin de l’année prochaine marquera la sortie de crise de l’Euroland. La tempête mondiale de 2013 chahutera mais ne déstabilisera pas un Euroland bien arrimé et de plus en plus solide. S’ils ne seront pas encore tous visibles, les mécanismes de sortie de la crise se mettront en place dès 2013 pour traverser cette période en continuant à se renforcer, et permettront une claire reprise en 2014.

Pour que la sortie de crise soit durable néanmoins, la nécessaire démocratisation doit être entreprise. C’est d’ailleurs ce que demande le parlement européen (17). Paradoxalement, celle-ci est aidée par la marginalisation des partis nationaux classiques : en France, l’UMP explose (18) comme anticipé dans le GEAB n°64 ; au Royaume-Uni, Ukip fait de l’ombre aux Tories (19) ; en Allemagne, la CSU et la CDU sont elles aussi empêtrées dans « leurs » scandales (20)… Cette marginalisation s’explique par l’intégration accrue de l’Euroland : il est devenu désormais évident aux yeux de tous que le pouvoir se situe au niveau européen et non plus aux niveaux nationaux. C’est donc naturellement que les partis s’européanisent, et Barroso a demandé aux partis politiques de présenter aux élections européennes un même « candidat principal » dans l’ensemble des pays (21), une vraie révolution après 30 ans de complète surdité aux questions de démocratisation (22) des institutions européennes ! Ces élections de 2014, année de la reprise, seront ainsi le catalyseur de l’émergence de l’Euroland.

Un mot du programme Erasmus, aujourd’hui menacé de baisse budgétaire en conséquence des mesures d’austérité. Les politiques n’ont tout de même plus beaucoup le sens politique !! En pleine crise de l’Euro, gérée certes efficacement mais à l’encontre de tout principe démocratique, au prix de plans de rigueur parfois très pénibles pour les populations et dans un contexte de chômage endémique, en particulier celui des jeunes, le seul et unique repère positif européen, à savoir le programme Erasmus, va perdre non seulement des moyens financiers (23) mais encore son nom (24)… Si une réforme en profondeur de ce programme de mobilité étudiante, vieux de plus de 20 ans, s’impose pour l’adapter aux immenses enjeux de l’Europe au XXIème siècle (25), son nom doit bien évidemment être conservé (on ne se sépare pas d’une équipe qui gagne) et son budget suffisamment augmenté pour garantir sa pérennité sur la nouvelle période budgétaire qui va tout de même de 2014 à 2020, et donc bien au-delà de la crise. Un peu de vision que diantre !

 

Nombre d'étudiants Erasmus chaque année ; objectif de 3 millions d'étudiants cumulés - Source : Europa.eu

Nombre d’étudiants Erasmus chaque année ; objectif de 3 millions d’étudiants cumulés – Source : Europa.eu

Cependant les logiques politiques nationales sont bien sûr toujours à l’œuvre également, et les avancées européennes se font aussi à l’aune du rapport de force entre les pays. L’arrivée de François Hollande, en redonnant une voix à la France que Nicolas Sarkozy, totalement affidé à Merkel, lui avait fait perdre, a permis à d’autres voix de s’élever, a cassé la polarisation entre le moteur franco-allemand et les autres, bref a rouvert le débat en Europe, et il était temps. Mais la puissance économique de l’Allemagne, en comparaison notamment de la morosité de l’économie française, confère à Angela Merkel une influence certaine.

Nous analysons d’ailleurs dans la partie suivante l’avenir politique de l’Allemagne et notamment les élections fédérales qui se tiennent à l’automne 2013. D’ici là, la chancelière sera en campagne et évitera tout risque inutile ou toute proposition qui pourrait déplaire à ses électeurs. Dans une année difficile, il faudra alors que les autres chefs de gouvernement réussissent à convaincre une chancelière hésitante. Dans une moindre mesure, cette situation perdurera ensuite car Angela Merkel sera fragilisée après les élections. À cet égard, le déblocage des discussions multilatérales en Europe est un signe très positif.

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P.S. Olivier Berruyer: j’ai besoin d’un petit coup de main rapide et urgent d’un étudiant ou professeur en économie / finance en région parisienne… Contactez-moi pour en savoir plus, svp, c’est vraiment important…

 

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Notes:(1) Par exemple le lancement de la fusée nord-coréenne (source : The Guardian, 13/12/2012) ou la dispute sino-japonaise autour des îles controversées (voir par exemple Le Monde, 13/12/2012).(2) En cela, l’Euroland dans le chaos mondial de 2013 présentera bien des ressemblances avec la Suisse pendant les guerres européennes du siècle dernier.(3) « Indispensable » car, comme l’a conclu le séminaire Euro-BRICS organisé les 27-28 septembre dernier à Cannes par LEAP et le MGIMO, sans gouvernance mondiale rénovée intégrant harmonieusement la nouvelle diversité des puissances globales, le chaos de 2013 aboutira à un monde non plus multipolaire mais constitué de blocs concurrents porteurs d’immenses dangers géopolitiques.(4) Tout en modifiant lentement ces « règles » pour qu’elles ne soient plus uniquement celles des marchés : régulation bancaire, encadrement des agences de notation, etc.(5) Comme prévu par LEAP/E2020, l’élection de François Hollande en France a permis la reprise des débats et discussions en Europe. Cela contraste avec Sarkozy qui suivait aveuglément Merkel et frustrait ainsi tous les autres pays qui n’avaient pas leur mot à dire face à ce « moteur » franco-allemand. L’arrivée du nouveau gouvernement a été vécue par la totalité des autres européens comme un véritable soulagement et une bouffée d’oxygène.(6) Source : Le Monde, 13/12/2012(7) Sources : Greek Reporter (11/12/2012) et Business Standard (05/12/2012).

(8) Monti devrait rester influent malgré le coup de théâtre de Berlusconi qui a peu de chances d’être élu. Source : Le Nouvel Observateur, 11/12/2012

(9) Lire par exemple Bloomberg (11/12/2012), CNBC (23/11/2012), FoxBusiness(28/11/2012), etc.

(10) Les médias US en parlent eux-mêmes : CNBC (26/11/2012) titre The Euro Zone Is ‘Shaping Up Quite Well’ en relatant un rapport sur les progrès accomplis par l’Euroland.

(11) Source : Der Spiegel, 21/11/2012

(12) L’austérité reste toutefois mesurée dans beaucoup de pays ; dans les autres, il s’agit d’obtenir les mêmes effets qu’une dévaluation monétaire que les règles de la zone euro ne permettent pas de réaliser.

(13) Source : Parlement européen, 05/07/2012

(14) Source : Le Monde, 03/12/2012

(15) Source : Le Monde, 30/11/2012

(16) C’est d’ailleurs en partie ce qui peut expliquer la différence entre les sondages et les résultats des élections en Catalogne : à la dernière minute, le débat s’est porté sur le risque de sortie de l’Europe et de la zone euro de l’éventuelle nouvelle région souveraine (source elPeriodico, 22/11/2012). À eux deux, les partis séparatistes CiU et ERC ont alors perdu un siège au total contrairement aux craintes du raz-de-marée séparatiste annoncé.

(17) Source : RTBF, 20/11/2012

(18) Source : Le Figaro, 26/11/2012

(19) Source : The Guardian, 26/11/2012

(20) Voir infra.

(21) Source : Euractiv, 17/09/2012

(22) Nous savons de quoi nous parlons : pendant près de 30 ans, la démocratisation de l’Union Européenne fut de cheval de bataille de notre Directeur des Etudes et de la Stratégie, Franck Biancheri, décédé le 30 octobre dernier, qui mena un combat bien inégal contre des institutions et des systèmes politiques européens et nationaux complètement rétifs à toute évolution dans ce domaine. Il y a 6 ans, en voyant s’amonceler à l’horizon les nuages de la crise systémique globale, Franck Biancheri sut qu’il tenait enfin l’outil de cette démocratisation : la crise elle-même allait débloquer le projet d’intégration politique en mettant sur les rails un nouveau moteur de la construction européenne, allégé du Royaume-Uni et donc à nouveau apte à faire avancer l’union politique : l’Euroland.

(23) Source : Le Monde, 05/10/2012

(24) Le regroupement des différents programmes éducatifs européens (Comenius, Leonardo, Erasmus, etc…) a d’abord donné lieu au nom d’ « Erasmus pour tous » puis à celui de « Yes for Europe ». Apparemment, il existe des Européens à Bruxelles pour estimer que, pour un programme éducatif européen, le nom du grand humaniste néerlandais du XVème siècle ce n’est pas assez bien… il fallait au moins un « Yes for Europe », peut-être même un « Yeah-rope » !! Il est urgent de ramener à la raison ce genre de « saboteur d’Europe »…

(25) En 2003, Franck Biancheri, qui fut aussi l’un des pères d’Erasmus, écrivait par exemple cet article intitulé : « Erasmus… et après ? », Europe 2020

 

Samedi 15 Décembre 2012

Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

81 réponses à GEAB N°70 : 2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos

  1. fabien775 Le 10 janvier 2013 à 08h37
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    Cela me semble très optimiste, je ne vois pas en quoi l’ Europe a fait de grand progrès pour contenir la “crise”.


    • Jacques Payen Le 10 janvier 2013 à 13h47
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      Ce n’est plus de l’Europtimisme” ! C’est de l’incantation !
      A noter aussi le glissement sémantique, à peu près généralisé, et qui en dit long : de la zone Euro à l’Euroland.

      Sur le fond, les auteurs oublient un simple “détail” : les peuples.


    • Raoul Le 10 janvier 2013 à 14h53
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      “l’Euroland sort renforcé”?

      C’est quoi cette bande de demeurés mentaux?!

      On n’a jamais émis autant de billets de Monopoly, le continent croule sous les dettes irrecouvrables, le chômage bat tous les records historiques, les banques sont en faillite sans l’imprimerie de Mariole Draghi….bref l’Euro est un désastre total et on s’en réjouit?

      Ah j’oubliais que toutes ces améliorations ont été, dixit la serpillère du GEAB, parfois prises au détriment de la démocratie….

      Bref, supprimons l’Euro et bâtissons une Europe saine, pas ce Leviathan qui nous entraîne dans les abîmes….


  2. BA Le 10 janvier 2013 à 08h39
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    Olivier écrit à propos du GEAB : “Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique”

    Dernier exemple en date de la soi-disant “solidarité européenne” : la faillite de Chypre.

    La merveilleuse “solidarité européenne” va-t-elle enfin s’exercer pour sauver Chypre ?

    Les pays européens riches vont-ils donner des milliards d’euros pour sauver Chypre ?

    Le suspens est insoutenable.

    Mercredi 9 janvier 2013 :

    Pourquoi le SPD allemand veut bloquer l’aide à Chypre.

    Les 17,5 milliards d’euros qu’a demandé Chypre au Mécanisme Européen de Stabilité pourraient échouer au Bundestag. Les Sociaux-démocrates allemands ne veulent pas payer pour les banques chypriotes. Or, sans eux, Angela Merkel ne dispose pas de majorité pour faire adopter cette aide.

    C’est un nouveau casse-tête pour Angela Merkel… et pour l’Europe. Selon le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung, le parti social-démocrate SPD refuserait de voter en faveur d’une quelconque aide européenne à Chypre. «Je ne peux pas m’imaginer que les contribuables allemands sauvent les banques chypriotes dont le modèle est fondé sur l’évasion fiscale», a martelé le secrétaire général du SPD Sigmar Gabriel. Un peu plus tôt, les Verts avaient également émis des réserves sur l’aide à Nicosie.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130109trib000741498/pourquoi-le-spd-allemand-veut-bloquer-l-aide-a-chypre.html


    • millesime Le 10 janvier 2013 à 18h29
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      la presse française et surtout “La Tribune” est sous l’influence, voire plus, du monde anglo-saxon, lequel a tout fait pour tenter de “détruire l’euro” sans succès…! La Grèce était leur cible favorite et à chaque fois cette presse n’omettait pas de tenter de destabiliser les européens, qui eux continuaient à négocier pour progresser (ce qui n’est pas du tout le cas aux Etats-Unis) et dès lors que les nouvelles étaient bonnes pour les européens, le silence revenait …jusqu’à une nouvelle attaque.
      à présent la nouvelle cible de cette même presse c’est Chypre, jusqu’au moment où les européens se seront mis d’accord…!


      • BA Le 10 janvier 2013 à 19h06
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        Non.

        LA TRIBUNE ne fait que répéter les phrases des dirigeants politiques allemands.

        Chose étonnante : ce sont les socio-démocrates du SPD et aussi les écologistes, les Verts, qui ne veulent pas donner d’argent à Chypre.

        «Je ne peux pas m’imaginer que les contribuables allemands sauvent les banques chypriotes dont le modèle est fondé sur l’évasion fiscale», a martelé le secrétaire général du SPD Sigmar Gabriel. Un peu plus tôt, les Verts avaient également émis des réserves sur l’aide à Nicosie.

        http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130109trib000741498/pourquoi-le-spd-allemand-veut-bloquer-l-aide-a-chypre.html

        En clair :

        Le refus de donner de l’argent à Chypre n’est pas un refus politique des partis de droite.

        Mais en revanche, le refus de donner de l’argent à Chypre est un refus des partis de droite et aussi des partis de gauche socio-démocrates et aussi un refus des écologistes allemands.

        Ce refus de donner de l’argent à Chypre est une nouvelle preuve de ce qui existe :

        l’égoïsme national.

        L’égoïsme national, ça existe.

        La solidarité supranationale, ça n’existe pas.

        La solidarité supranationale, ça n’existe que dans les paroles, mais au moment de passer aux actes concrets, il n’y a plus personne.

        Au moment de donner de l’argent pour aider les nations européennes en faillite, il n’y a plus personne.


        • Dargent D. Le 10 janvier 2013 à 21h44
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          C’est sur que chacun regarde sa circonscription et pourquoi sacrifier de bon votes (allemands) pour la Chypre si lointaine?
          La solidarité européenne se mettra en place, de force, lorsque les pays “riches” auront plus à perdre qu’à gagner, par exemple remplaçons “Chypre” par “Portugal”, puis par “Espagne” et hop on imagine bien les banques allemandes, affolées par les pertes potentielles faire usage de tout leur belle influence pour pousser nos politiques à de vraies solutions. (Avec un peu de chance l’évidence de “austérité aveugle = suicide économique” sera arrivée au cerveau…)

          Quand à la solidarité, j’ai eu des collègues en Bavière qui étaient “écoeurés” de payer pour l’Allemagne de l’Est (c’était il y a 10 ans) Certes c’était des “cons de droite” (en tout subjectivité), cependant si on avait “à peine” la solidarité entre allemands, il ne faut pas espérer de miracle avec les “fainéants” et “tricheurs” du Sud…


          • BA Le 10 janvier 2013 à 23h20
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            Dargent D. écrit : “Quand à la solidarité, j’ai eu des collègues en Bavière qui étaient “écoeurés” de payer pour l’Allemagne de l’Est (c’était il y a 10 ans) Certes c’était des “cons de droite” (en tout subjectivité), cependant si on avait “à peine” la solidarité entre allemands, il ne faut pas espérer de miracle avec les “fainéants” et “tricheurs” du Sud…”

            La grande différence est ici :

            1- les collègues bavarois de Dargent D. ont donné des dizaines de milliards pour la mise à niveau des Allemands de l’Est. Aujourd’hui, en janvier 2013, les Bavarois continuent à donner des milliards pour aider les Allemands les plus pauvres.

            En clair : la solidarité nationale s’exerce aujourd’hui en Allemagne. De même, la solidarité nationale s’est exercée en Allemagne dans la période qui a suivi la chute du Mur de Berlin : les contribuables d’Allemagne de l’ouest ont donné des dizaines de milliards pour aider les Allemands de l’est après novembre 1989.

            2- MAIS EN REVANCHE les contribuables allemands n’ont pas donné les dizaines de milliards qui auraient été nécessaires pour sauver de la faillite les nations européennes périphériques.

            Le dernier exemple en date est la faillite de Chypre : personne ne veut donner les 17 milliards d’euros nécessaires pour sauver Chypre de la faillite.

            Si la soi-disant “solidarité européenne” existait vraiment, nous aurions assisté à des dons d’argent partant des nations européennes riches, et allant vers les nations européennes en faillite.

            Si la soi-disant “solidarité européenne” existait vraiment, nous aurions assisté à la naissance d’une véritable union de transferts.

            Or, depuis 2007, la crise a révélé ce qu’est réellement la soi-disant “solidarité européenne” :

            c’est du pipeau.

            C’est des paroles.

            C’est des discours.

            C’est du bla-bla-bla.


  3. Bernard Henry Botul Le 10 janvier 2013 à 08h44
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    Une seule erreur , mais de taille :”le monde d ‘aprés la crise”.
    Il est manifeste qu’il n ‘y aura JAMAIS d’aprés crise , la population mondiale augmente chaque jour et les richesses naturelles , elles , diminuent chaque jour , dés lors parler d “aprés crise” releve du délire , tout simplement !!


    • Fmar Le 10 janvier 2013 à 10h31
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      Bof, c’est le cas depuis le début de l’humanité :
      La population augmente
      Les ressources (finies) se réduisent.

      On a pas été en crise depuis 10 000 ans?


      • Jacques Coeur Le 10 janvier 2013 à 11h50
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        Bien vu Fmar, mais cette constatation n’enlève rien aux propos de BHB ; accroisement de la population + augmentation du niveau de vie + ressources limitées = point d’arrêt inévitable, et nous n’en avons jamais été aussi prêt.
        Dans ce cas parler du monde après la crise, comme si demain après la pluie nous aurons le même temps qu’aujourd’hui, est illusoire. Demain, après la pluie, sera un autre temps.


        • chris06 Le 10 janvier 2013 à 12h15
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          “accroisement de la population + augmentation du niveau de vie + ressources limitées = point d’arrêt inévitable”

          oui, mais il ne s’agit que d’un des multiples scénarios possibles…

          car:
          1. “accroissement de la population” peut se transformer en “diminution de la population” (je vous laisse imaginer toutes les possibilités qui puisse conduire à cela)
          2. “augmentation du niveau de vie” peut se transformer en “diminution du niveau de vie” (même chose)
          3. “ressources limitées” : personne ne connait précisément cette limite qui dépend aussi beaucoup de notre capacité à recycler les ressources ainsi qu’à exploiter les ressources renouvelables


          • Christophe Vieren Le 11 janvier 2013 à 17h52
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            @Chris06 : oui tu as raison cette limite dépend aussi beaucoup de notre capacité à recycler les ressources naturelles, sauf que plus le temps passe plus le capital est faible et les intérêts aussi : les millions d’hectares de forêts primaires et la biodiversité qui disparait avec ne reviendront pas de sitôt, il en va de même por les ressources halieutiques, les minerais, les terres rares, …. A moins que pour ces derniers on arrivent à aller les rechercher dans les millions de décharges, de machefers , Refiom, ….. Remarque, cela va donner de l’emploi aux personnes non qualifiées. Comme dit jacques : “après la pluie, sera un autre temps.”. Un ouragan ou . . . un hiver nucléaire ?


        • Fmar Le 10 janvier 2013 à 12h22
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          Il y a un point d’arrêt inévitable sur certaines ressources on pense évidemment au pétrole, charbon, certains métaux.
          Mais il faut relativiser et ne pas hypothéquer les progrès qui nous attendent. Il y aura des ressources de substitutions (évidemment les énergies renouvelables, d’autres matériaux (amidon pour le plastique…) et la nature reste généreuse il ne faut pas l’oublier.
          Donc de là généraliser en un seul point d’arrêt me semble très pessimiste, pas très pragmatique.
          De façon plus positive, il y aura même beaucoup de croissance pour les pays qui auront une stratégie et un plan efficace notamment pour palier à cet épuisement de ressources.


        • Jacques Coeur Le 10 janvier 2013 à 13h39
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          @ Chris06
          Nous sommes bien d’accord Chris, si nous modifions un paramètre l’équation n’est plus la même. Mais il s’avère que depuis l’aube des temps nous en sommes à :
          ressources limités : (augmentation de la population + augmentation du niveau de vie).

          Le schéma le plus vraisemblable qui nous attend est probablement celui de la diminution du niveau de vie. A cet égard, il convient de souligner le rôle prédateur de l’occident qui doit son niveau de vie à l’exploitation des plus faibles ; le sempiternel dialogue du plus fort au plus faible. Et dire qu’on nous bassine à longueur de journée avec la démocratie, la liberté, l’égalité, …
          Un autre scénario, qui est dans tous les tiroirs mais dont personne pour l’instant n’ose l’en sortir, est celui de la diminution de la population. Si la situation devenait intenable, peut-être…

          @Chris06 et Fmar
          Enfin pour ce qui est des ressources, et surtout les ressources énergétiques, il ne faut pas s’illusionner outre mesure sur un futur radieu ; les énergies renouvelables ne pourront, avec nos connaissances technologiques actuelles, maintenir notre train princier.

          Ou alors continuer comme aujourd’hui, une minorité accapare les richesses, et si les pauvres s’en indignent trop ouvertement, ben il n’y a qu’à leur cogner dessus très fort. Lire à ce propos les deniers rapports du NIC, faire le parallèle avec le montage européen, l’espace Schengen, le grand marché transatlantique, … Mais ces salauds de pauvres se laissent de moins en moins faire.


        • chris06 Le 10 janvier 2013 à 14h03
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          @Jacques Coeur,

          tout ce que je dis c’est qu’on peut pas prédire l’avenir en prenant les tendances du passé et en les prolongeant en ligne droite. A mon avis, la seule chose qui est certaine, c’est que l’avenir est bien incertain.

          Quand à notre capacité à recycler les ressources et exploiter les ressources renouvelables, il est aussi illusoire de partir du principe qu’on y arrivera pas que le contraire.

          En bref, il y a beaucoup trop d’inconnues dans cette équation et je ne vois aucune raisons de se fixer sur un scénario plutôt qu’un autre, contrairement à ceux qui nous prédisent un avenir soi-disant “certain”, genre à la Orlov ou un autre…


        • Jacques Coeur Le 10 janvier 2013 à 15h07
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          @Chris06

          Il est bien entendu que nous ne connaissons pas de quoi est fait l’avenir. Par contre, nous savons très bien que les technologies énergétiques actuelles ne sont pas à même de fournir le niveau de vie occidental à toute l’humanité. Et rien de ce que nous avons dans les cartons ne permet de dire qu’il en sera différemment dans les 50 prochaines années.

          Aussi pour croire qu’il en sera autrement c’est compter sur une découverte fortuite, qui n’est pas impossible, mais hypothétique.
          Doit-on engager l’avenir de l’humanité sur une simple supposition ou sur ce qui est de plus vraisemblable ?


          • chris06 Le 10 janvier 2013 à 18h17
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            “Doit-on engager l’avenir de l’humanité sur une simple supposition ou sur ce qui est de plus vraisemblable ?”

            non bien sûr, mais quel est le scénario le plus vraisemblable?

            Qui le sait? Qui doit décider de cela, ie “l’avenir de l’humanité”?

            Les marchés ou bien un gouvernement mondial?


          • Jacques Coeur Le 10 janvier 2013 à 20h36
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            Pour en revenir au sujet qui nous préoccupe, si nous considérons que nous ne disposons pas, à cours et moyen terme, de ressources énergétiques capables de remplacer les énergies fossiles et notamment le pétrole, cela signifie qu’entre baisser rapidement la population mondiale, exploiter plus durement les peuples les plus faibles ou baisser notre niveau de vie, la dernière voie sera la plus vraisemblablement empruntée.

            Aussi, parler de l’après-crise en se plaçant exclusivement sous l’aspect financier et en sous-entendant que demain reprendra comme aujourd’hui peut être considéré comme une erreur de jugement de la part du GEAB.


          • Jacques Coeur Le 10 janvier 2013 à 20h45
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            Une erreur de jugement ou alors la volonté de nous vendre cette UE comme un remède au mal qui s’annonce, en sachant pertinemment que ce ne sera au mieux qu’un édulcorant. Autrement dit, nous voici face à une énième officine pro-européenne chargée de l’endoctrinement des peuples.


          • Jsword Le 11 janvier 2013 à 10h38
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            @ Jacques Coeur

            A propos de “Par contre, nous savons très bien que les technologies énergétiques actuelles ne sont pas à même de fournir le niveau de vie occidental à toute l’humanité. Et rien de ce que nous avons dans les cartons ne permet de dire qu’il en sera différemment dans les 50 prochaines années.”

            On pourrait atteindre le niveau de vie européen en consommant beaucuoup moins d’énergie, mais pour cela il faudrait changer de modèle… Si les équipements étaient conçus pour durer et être simple à maintenir au lieu d’être fait dans un but de croissance de la consommation en se dégradant rapidement.

            De même en abandonnant le principe de propriété au moins pour certaines choses par la location et/ou mise à disposition (voitures, vélos, skis, etc…) on a besoin de moins de produit pour remplir la même fonction.

            C’est en train de se mettre en place doucement (site de récupérations d’électroménager/revente d’occasions, réseau de vélo en libre service, voiture en co propriété, etc…) même si cela va à l’encontre de deux des principes fondamentaux du capitalisme (la sainte croissance et la propriété).


          • Christophe Vieren Le 11 janvier 2013 à 17h58
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            OUi en effet on peut imaginer que cette fois, l’Humanité ne va pas attendre d’être sur l’iceberg pour changer de cap. Pourtant l’iceberg se rapproche depuis au moins 40 ans. La première conférence sur le développement et l’environnement a eu lieu en 1972. Quels enseignement en a-t-on tiré ? RIEN. Même le (timide) protocole de Kyoto est enterré et l’on voit se développer l’exploitation des “gaz de schistes”, des schistes bitumineux, l’exploitation du pétrole en articque bientôt dégagé de sa banquise, …
            Désolé Chris, mais je crains que l’Humanité ne réagira que lorsqu’il n’y aura plus rien dans la gamelle. Comme dit l’Indien : “lorsque le dernier poisson sera péché, le dernier arbre abattu, ……, vous verrez bien que l’argent ne se mange pas”.


          • Christophe Vieren Le 11 janvier 2013 à 18h03
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            Objection, Jacques : il ne suffit pas de trouver “des ressources énergétiques capables de remplacer les énergies fossiles et notamment le pétrole”. Car même “propre”, “renouvelable”, l’énergie bon marché induit des usages mortifères : déforestation, surpêche, agriculture intensive, …. On gagne peut-être quelques décennies de niveau de vie, mais pas plus. C’est un changement culturel qu’il faudra. malraux avait dtit l”le XXe siècle serai religieux ou ne sera pas”. Je préfererais spirituel plutôt que religieux, mais en tout cas pas matériel : être plutôt qu’avoir !


          • Durruti Le 11 janvier 2013 à 22h03
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            “OUi en effet on peut imaginer que cette fois, l’Humanité ne va pas attendre d’être sur l’iceberg pour changer de cap. Pourtant l’iceberg se rapproche depuis au moins 40 ans.”
            Ne te bile pas: d’ici là, par les vertus de nos émissions de CO2, l’iceberg aura été transformé en glaçon. Tchinn!


          • Jacques Coeur Le 11 janvier 2013 à 23h06
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            “On gagne peut-être quelques décennies de niveau de vie, mais pas plus.”

            OK, Christophe tout à fait d’accord avec l’entièreté de ton message.
            Je n’ai pas mentionné l’aspect pollution pour ne pas alourdir le sujet. Mais du point de vue des chiffres il est tout à fait temps que cette consommation à outrance (gaspillage) s’arrête.
            Du coup il faudra définir le pourquoi de notre croissance, revoir notre société de consommation et peut-être réfléchir d’avantage.


  4. Macarel Le 10 janvier 2013 à 08h48
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    GEAB 2020, toujours aussi eurobéat.

    Il ne faut tout de même pas oublier que l’impuissance de l’Etat (réelle ou supposée) en temps de grande crise économique, a souvent fait le lit du fascisme – particulièrement en Europe. La situation est aussi dangereuse en Europe, n’en déplaise aux eurobéats.


    • Jard Le 10 janvier 2013 à 09h30
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      Non, l’Europe est vieillardland. Nous risquons surtout l’effondrement sur nous-mêmes. Des vieux incapables d’innover qui, trop nombreux, parviennent à étouffer des jeunes peu nombreux et peu politisés.


      • Téji Le 10 janvier 2013 à 09h55
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        il ne tient qu’aux “jeunes” (je ne peux décemment plus prétendre en être 😕 ) de se remuer pour faire sauter le bouchon mis par les “vieux” (que je crois n’être pas encore 😀 ) !


        • odeur_de_sapin Le 10 janvier 2013 à 11h04
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          Mon cher Teji, je comprends tout à fait vos corrélations fortes entre être jeune et être vieux en liant ceci à l’âge de notre véhicule terrestre temporaire, votre corps si vous préférez.

          Les crises ont ceci de très vivifiant qu’elles nous rajeunissent. Si si … je vais m’expliquer.

          Pourquoi je dis cela ? Parce que nous sommes tous (presque) sans exception VIEUX et donc inadapté à la Vie et donc le monde d’après est un pur fantasme de GEAB qui a des chances de se réaliser ou pas.

          On peut avoir « réussit » socialement et être indapté à la Vie, notre société est fortement mortifère, il suffit de voir la destruction de notre milieu de Vie.

          ET puis comme si le GEAB pouvait prévoir l’imprévisible en quelque sorte, comme si la destinée du monde était logique et cohérente, comme si les humains étaient logiques et cohérents.

          C’est la folie qui gouverne ce monde, folie des conflits, des accumulations, des luttes d’intérêt, et j’en passe, vous savez vous prévoir le comportement d’un fou dans 10 ans ? Moi pas.

          Etre vieux est à mon sens l’incapacité à être dans le courant de la Vie, à fournir une réponse juste, donc harmonieuse, à une situation donnée.

          Et qu’est ce qu’une réponse juste ?

          C’est une réponse qui est donné par la Vie à travers Vous et non pas pollué par vos projections mentales, vos peurs et donc vos intérêts, vos envies, vos ambitions, …et j’en passe, la réponse « jeune » serait la réponse que donne la Vie à la Vie elle-même et donc vous l’avez compris, tout ce qu’on trimballe de notre passé c’est une réponse estampillée « vieux ».

          Donc pour devenir jeune, ben Oui on peut éventuellement devenir jeune avec l’âge, parce que Vieux on l’est déjà, sauf éventuellement quelques uns dans l’enfance, si on a la chance d’avoir eu des parents « jeunes », non pas jeune en âge, vous l’aurez compris je suppose, mais des parents eux-mêmes dans le courant de la Vie.

          Tout ce qui est agressivité, ennui, peur, rêverie stérile, …ect (la liste est longue) signifie que nous sommes « en retard » ou en décalade par rapport à la vie, donc Vieux.

          ET donc les Crises, quelle chance ! ! ! une opportunité unique de devenir jeune.

          Et le monde d’après … ? si déjà on vivait vraiment dans LE monde de maintenant, plutôt que dans NOTRE monde (vos pensées sur le monde et ..le monde, cela n’est pas la même chose, vous le savez bien).

          Si vous voulez influencer sur l’avenir, le meilleur moyen c’est de vivre pleinement le présent et d’être dans le monde de l’ici et maintenant.

          Je dirais que le temps est venu de devenir jeune, ouvrez votre cœur à la Vie, osez, de l’audace, commencez par laisser tomber vos « vieilles idées » et embrassez l’inconnu !

          C’est un travail quotidien devenir jeune et selon cette perpective, cela n’apporte rien au chiffre d’affaire de l’Oréal, c’est vrai.

          Le Christ disait » “Grâce à Dieu, le vieil homme est mort, et j’en ai fini avec lui!” et pourtant il est mort jeune (en âge) le Christ, cela ne vous interpelle pas ?


          • Fmar Le 10 janvier 2013 à 12h32
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            Mac Arthur disait :
            La jeunesse n’est pas une période de la vie,
            elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
            une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
            une victoire du courage sur la timidité,
            du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
            On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
            on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
            Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
            Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
            sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
            et devenir poussière avant la mort.
            Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande
            comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements
            et trouve de la joie au jeu de la vie.
            Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
            Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
            Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
            Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
            Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages
            de la nature, de l’homme et de l’infini.
            Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme
            et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.


          • Téji Le 10 janvier 2013 à 18h46
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            héhé, je partage cette longue pensée qui tranche avec le discours ambiant, Odeur de sapin 😉
            très terre-à-terre, je pensais en particulier aux événements de 68 (que je n’ai pas vécu) qui avaient bousculé l’ordre des ‘vieux’ de l’époque…

            votre réponse me remémore cette pensée de Krishnamurti : “Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade.”
            est-ce parce que le monde est devenu une usine à gaz que nous ne sommes pas heureux ?

            Fmar (merci à lui) cite McArthur : Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
            je paraphrase allègrement : ceux qui traversent le monde avec béatitude en seront heureux…


      • Macarel Le 10 janvier 2013 à 23h03
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        Vieux, jeune ? C’est aussi dans la tête que cela se passe.
        Certains jeunes sont déjà vieux, et certains vieux sont encore jeunes.


    • Quintus Le 10 janvier 2013 à 11h11
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      Malgré le ton très “europtimiste” de ses communiqués publics, GEAB anticipe parfaitement le glissement de l’Europe vers le néo-fascisme en cas d’échec de la reprise en main démocratique de la gouvernance européenne. Dans ce scénario “noir” évoqué dès fin 2009 par Franck Biancheri dans Crise mondiale, en route vers le monde d’après, des dirigeants populistes, de concert avec les technocrates européens, continueraient à amputer les États de leurs monopoles naturels. L’Europe continentale sombrerait alors dans une ploutocratie nationaliste où la frustration du peuple serait canalisée vers le rejet de l’étranger et de celui qui nous est différent.

      Les pays d’Europe du Sud et la Hongrie sont les plus avancés sur ce chemin, le film Catastroïka illustre parfaitement ce glissement vers une nouvelle forme d’autoritarisme ploutocratique qui ne garde de la démocratie que les apparences.

      Le drame est qu’un tel autoritarisme ira de pair avec un repli sur soi, ce qui signifie la marginalisation de l’Europe dans le monde d’après la crise. Car à défaut d’être aussi puissante que la Chine et l’Inde, bien plus peuplées, une Europe parlant d’une seule voix au reste du monde peut encore conserver une influence considérable sur le déroulement des affaires du monde d’après la crise.


      • Dargent D. Le 10 janvier 2013 à 22h11
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        Le drame est que depuis 2009 on n’observe aucune reprise en main démocratique, bien le contraire (cf Grêce, Italie) Sur l’horizon proche il n’y a malheureusement aucune alternative politique viable et un verrouillement de la scène politique par les partis traditionnels qui s’alternent au pouvoir sans que les politiques soient bien différentes (l’ “UMPS” en France)
        Tendance d’ailleurs bien établie depuis quelques décennies, en particulier en Europe du Sud (France, Espagne, Italie)

        Le scénario le plus probable est bel bien une montée des extrêmes, au fur et à mesure que la situation économique se dégrade. Avec au bout la “balkanisation” de l’Europe.

        Je veux bien volontiers croire le GEAB, mais je ne vois aucun élément tangible qui laisse présager un changement dans les 2-3 prochaines années. Heureusement, l’histoire de va pas en ligne droite…


        • Durruti Le 11 janvier 2013 à 22h16
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          Le bipartisme est le meilleur moyen d’invoquer périodiquement le changement sans rien perturber. Ou, comme la Reine Rouge, courir en faisant du sur-place.
          C’est connu, tout candidat est le candidat “du changement”.
          Comme le disait le prince de Salina, ‘il faut que tout change pour que rien ne change”.


    • Christophe Vieren Le 11 janvier 2013 à 18h12
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      @Macarel : oui bien sûr la crise a fait, dans certains pays le lit du fascisme : Mussolini, Franco, Hitler, Salazar, mais en france un autre choix a été fait : le front populaire ( les congés payés, la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l’ établissement des conventions collectives.), une sorte de petit New deal.

      Espérons que les autres pays, cités ou d’autres (GB ?) ne se tromperont pas cette fois-ci. Surtout la puissante Allemagne (non nucléarisée … pour l’instant en tout cas).


  5. Bernard Henry Botul Le 10 janvier 2013 à 08h48
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    “En pleine crise de l’Euro, gérée certes efficacement ”

    A bon?

    Je n ‘avais pas encore lu ca…d ‘aimables zozos finalement comme tous les neo liberaux…


    • chris06 Le 10 janvier 2013 à 11h36
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      disons que la “crise de l’euro” se manifestait surtout par l’explosion des taux italiens et espagnols, qui, si elle avait continué, aurait entraîné l’explosion de l’euro.

      Or depuis Juillet dernier, ces taux ont sérieusement baissé et l’explosion de l’euro semble, pour le moment du moins, moins probable qu’il y a un an.

      S’agit il seulement d’une accalmie temporaire avant la tempête finale ou bien d’une solidification durable, je me le demande bien, mais disons que ceux qui scandaient, l’année dernière, que l’euro était déjà mort, ont du manger leur chapeau.


  6. François78 Le 10 janvier 2013 à 10h54
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    Tout celà est sans compter sans l’obstination anti-Russe et anti-Poutine de Hollande et son alignement atlantiste, ainsi que son acharnement à détruite toute forme de structure ou d’image de ce qui pourrait ressembler à la France.


  7. MAGAJA Le 10 janvier 2013 à 10h56
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    En lisant le GEAB j’ai toujours l’impression qu’on parle d’un monde virtuel ou les peuples n’existent pas.
    Alors pour le GEAB, les décisions qui émanent des populations n’influent pas sur l’avenir? Autant supprimer directement les élections, revenir à une monarchie technocratiques et n’en parlons plus, cela évitera moult débats.
    Ok que les comportements humains soient analysables, ça j’en convient, mais cela peut se faire sur une base d’expérience préalable.
    Tout le monde est d’accord de dire que la crise actuelle est un phénomène qui ne connaît pas d’antériorité de part son apparition, sa durée, ses composantes. A partir de là il est difficile de s’appuyer sur ce genre d’hypothèse.
    Je rapprocherais cela de Mr Elliot, qui analysait les marchés financiers et les variations de cours au travers du comportement humain. Il englobait les ratios de fibonnacci etc… certes cela fonctionne encore, mais uniquement parce que les algorithmes sont programmés, en petite partie, avec ces mêmes composantes. Toutefois les algos rendent caduques la théorie d’Elliot dans ses grandes lignes, car beaucoup trop de composantes (dont la théorie du chaos) rentrent en ligne de compte dans les algorithmes.
    L’opposition humaine ne parait actuellement jouer que sur la composante “temps” et non plus sur la composante directionnelle des décisions prises en sous main. On arrive à ralentir des échéances, mais je n’ai pas vu de mouvement de peuple en Europe ces dernières années qui ont inversé radicalement une situation.
    Si le GEAB a raison c’est également l’asservissement des peuples qui sera passé par là.


    • Dargent D. Le 10 janvier 2013 à 22h16
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      ” Tout le monde est d’accord de dire que la crise actuelle est un phénomène qui ne connaît pas d’antériorité de part son apparition, sa durée, ses composantes. ”

      On peut faire un parallèle avec la crise de 1929, non? Dans le genre “crise pas prévue par les analyses et qui fout l’économie mondiale par terre, plonge X millions de gens dans la pauvreté, etc.”

      Voire les articles et speech postés sur ce blog, tel celui de FDR récemment.


  8. fabien775 Le 10 janvier 2013 à 12h48
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    La France a eu un certain rayonnement dans le passé grâce à la révolution de 1789 et à la Déclaration des Droits de l’Homme. Il y a avait, à cette époque, des hommes et des femmes courageux pour se battre contre les inégalités criantes et insupportables. La seule manière d’inverser cette prise de pouvoir par la finance mondiale qui ne réfléchit qu’ à court terme sans penser aux générations futurs est de se soulever, Il ne faut pas compter sur les politiques pour nous sortir de cette infamie.


    • chris06 Le 10 janvier 2013 à 13h52
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      sauf que le premier pays à se soulever risque fort d’être le premier à péricliter. La révolution prolétarienne anti-capitaliste ne fonctionne que si elle est mondiale.

      Aussi, il n’y a pas que la “finance mondiale” qui privilégie le court terme sur le long terme, mais aussi les politiques et la plupart des humains, qu’ils soient “électeurs” ou même “consommateurs” et qui par leurs choix sont la base du système.

      C’est d’ailleurs normal que cela soit ainsi puisque le cerveau humain a évolué en privilégiant les risques à court terme sur ceux à long terme : c’est ce qui nous fallait pour survivre en tant que chasseurs ceuilleurs, on s’occupe d’abord des dangers immédiats et on réfléchit au reste après.

      Et ça m’étonnerait fort que ça soit une révolution qui change cela.


      • Durruti Le 11 janvier 2013 à 22h34
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        Court terme vs. long terme, ou ressorts personnels dont il n’y a pas de quoi être fiers, et qui reviennent peut-être finalement à la même chose? Je crois que l’expérience du dollar aux enchères nous en apprend plus sur l’avenir que la lecture de GEAB.


      • Christophe Vieren Le 12 janvier 2013 à 07h53
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        @Chris : certes je partage en partie ton diagnostic de myopie de l’Humain. Mais, pour faire court, je fais une différence entre la myopie du trading haute fréquence et celle des peuples. De 1945 à 1975, il me semble que le système fonctionnait plutôt bien. Là où cela commence à se compliquer c’est lorsque profitant de crises politiques (décolonisation, ….) mais surtout économiques (choc pétroliers), l’on a commencé à déréguler, dérégulation grandement facilitée par les premières failles de la régulation à la soviétique, les peuples buvant alors les promesses de la mondialisation heureuse et la main invisible du marché. Les USA avec leur puissance, dont le dollar plus adossé à l’or (1971), ont également contribué à faciliter l’acceptation par les peuples de ce que l’on appelle le néolibéralisme.

        Là où j’aurais tendance à te rejoindre, c’est sur la capacité des peuples – et en particulier des plus pauvres – à se dire que pour des raisons écologiques il faut réduire notre empreinte écologique et donc notre revenu global (= PIB). Car les crises écologiques ne sont pas brutales, parce que les crises écologiques sont globales, insidieuses (érosion biodiversité, changements climatiques, déforestation, désertification,…) et quasi-irréversibles à l’échelle de plusieurs générations (de l’ordre a minima du siècle). On ne refabrique pas un climat, des forêts primaires et des terres arables à la même vitesse qu’une ligne tgv, un gazoduc, et même une usine à gaz ! C’est en cela que je pense que l’humain est trop myope. Nous avons eu le New Deal et une guerre mondiale. Essayons cette fois que seul le New Deal suffira pour lancer les bases d’une révolution écologique. Car comme tu le dis, on pense d’abord à manger avant de penser à l’avenir de ses enfants ou petits-enfants. Que ce New Deal soit initié aux états-unis, en UE ou des BRICS, est secondaire. Commençons donc en UE. Et que la France fasse les premiers pas de re-régulation Et en tout cas cesse de signer des textes européens poursuivant cette dérégulation.


    • Fmar Le 10 janvier 2013 à 13h55
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      Depuis la révolution tout va mieux.
      Et si on fait la révolution demain on propose quoi comme structures?

      Loin de moi l’idée de dire qu’il faut toujours une solution avant de soulever un problème.
      Mais par contre, faire une révolution implique malheureusement pas mal de brutalité alors là oui il faut avoir une cible à proposer. Sinon c’est sans moi


  9. fabien775 Le 10 janvier 2013 à 14h47
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    Vous parlez de brutalité, ok. Quand vous avez travaillé pendant 20 ans dans une entreprise, que vous avez fondé une famille, acheté une petite maison que vous payez encore à crédit et que du jour au lendemain on vous annonce que votre entreprise qui tournait bien va se délocaliser en Slovénie car les profits ne sont plus à deux chiffres, vous appelez cela comment? C’est le reste de votre vie qui va certainement être bouleversée. Vous ne trouvez pas que c’est violent et brutal? De plus, les cibles sont identifiés même si la plupart se trouvent aux USA. Un seul nom, le patron de Goldman Sachs que je considère comme un criminel de la pire espèce. Combien sont-ils à ruiner les économies occidentales dans l’unique but de multiplier leurs profits? Quelques milliers qui risquent de nous mener vers une troisième guerre mondiale? Pourquoi les médias n’en parlent pas et que ces gens peuvent continuer à se gaver au détriment de toute une société qui fonce inexorablement dans un mur en acier blindé? Je n’ai pas d’états d’âme sur ce genre d’individus malfaisants.


    • Durruti Le 11 janvier 2013 à 22h46
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      Entièrement d’accord. Réduire la brutalité au côté physique de la chose témoigne d’une courte vue. Le patron d’Apple n’a peut-être jamais fait de mal à une mouche, mais des ouvriers de Foxconn se sont suicidés.
      Et la fabrication du consentement, peut-on oui ou non la qualifier de violence?


  10. Fmar Le 10 janvier 2013 à 14h54
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    Fabien je comprends et si je milite c’est aussi pour faire avancer les choses.
    Je souhaite juste attirer l’attention sur le fait qu’une révolution est souvent (voir toujours) récupérée. Changer de maître pour un autre aussi malfaisant ne résoudra rien et aura laissé cette brutalité se manifester pour rien.


    • step Le 10 janvier 2013 à 22h09
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      ça c’est la leçon du printemps arabe.


    • Christophe Vieren Le 12 janvier 2013 à 08h11
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      On eut en effet craindre au regard de l’histoire que le peuple a tendance à baiser la garde un peu rapidement dés que sa situation matériel s’améliore. Mais allez une lueur d’espoir : disons qu’aujourd’hui le peuple – ou tout au moins une partie plus importante qu’avant – a les moyens intellectuels (alphabétisation, histoire, …) et techniques (internet, réseaux, ….) de s’informer pour rester vigilant. Les progrès de l’Humanité sont en dent de scie (ex : 2cd guerre mondiale suivie des 30 glorieuses) mais la tendance est tout de même positive. Non ? La VIe république c’est tout de même mieux que le féodalisme, non ?

      Ce qui m’inquiète plus, c’est la nouveauté du monde fini et des crises écologiques que cela génère, désormais globales. Les “déchets” ont fait le tour de la Terre désormais ! Et la gouvernance mondiale nécessaire pour la gérer reste à inventer.


  11. edouard Le 10 janvier 2013 à 15h02
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    Pour moi le GEAB n’est plus une lecture sérieuse. C’est de pire en pire, ça devient très caricatural.


    • Macarel Le 10 janvier 2013 à 23h10
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      C’est psychédélique, ils fument la moquette !!!
      Si à Bruxelles, ils voient tous la “réalité” comme cela, je ne m’étonne plus de rien.


  12. dany Le 10 janvier 2013 à 15h05
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    Sur Bfm, Olivier, vous répondez justement aux contradicteurs:”et les dettes irremboursables des Etats, qu’en faites-vous?”
    GEAB dit :”personne n’a dit qu’il était indolore de se remettre de l’éclatement d’une bulle immobilière historique et d’une crise systémique globale” Là, tout le monde approuve mais sans donner de précisions…
    La faillite des Etats, ce sera la fin de l’épargne des ménages…et je vous laisse compléter pour le reste…retraites, inflation, guerres…
    Alors Olivier ,GEAB,il en fait quoi des dettes ?


  13. BA Le 10 janvier 2013 à 15h38
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    Jeudi 10 janvier 2013 :

    Une dépêche de l’AFP fait le point sur la faillite de Chypre : la troïka – Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne – va devoir prêter 17 milliards d’euros à Chypre.

    Lisez cette dépêche AFP :

    Le sauvetage de Chypre risque d’occuper la zone euro pendant plusieurs mois.

    La zone euro commence l’année avec le dossier complexe de l’aide à Chypre, mais une décision semble impossible dès la fin janvier, comme prévu, car les besoins du pays sont encore mal connus et le calendrier politique défavorable, selon plusieurs responsables européens.

    Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, et le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s’étaient prononcés fin 2012 en faveur d’une décision au cours de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 21 janvier.

    Les autorités chypriotes avaient estimé avoir besoin de 17 milliards d’euros sur quatre ans, dont 10 milliards pour renflouer les banques.

    Une des premières tâches des ministres des Finances de la zone euro va consister à évaluer les besoins financiers réels de l’île. Une aide de 17 milliards d’euros équivaut au PIB du pays. Cela signifie que la dette risque d’atteindre 200 % du PIB, ce qui « n’est pas soutenable », explique une des sources interrogées. En revanche, « si les besoins sont en fait de 10 milliards d’euros, cela fait une différence ».

    Le caractère urgent de l’aide est aussi en question, selon la même source, qui rappelle que les autorités chypriotes avaient d’abord dit que le pays ne tiendrait pas financièrement au-delà de 2012, avant de parler de mars 2013.

    Mais d’autres questions doivent aussi trouver leurs réponses. « Parmi les éléments du dossier chypriote, il y a le fait que le secteur bancaire représente 800 % du PIB. Il y a aussi une dimension russe et une dimension de blanchiment d’argent », selon un autre diplomate.

    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/795466/Le_sauvetage_de_Chypre_risque_d'occuper_la_zone_euro_pendant_plusieurs_mois.html


  14. Jean-Luc Le 10 janvier 2013 à 15h38
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    Je constate qu’ils sont favorables à l’austérité et aux plans de rigueur pour les peuples mais pas pour le programme Erasmus. Que toutes les dépenses et autres endettements nouveaux (eurobonds) qui peuvent renforcer et aider au développement des infrastructures de l'”Euroland” sont bonnes et salutaires mais que la seule voie pour les Nations est la rigueur budgétaire … avant leur disparition pure et simple.

    De même, considérer qu’en dehors de l’Europe tout n’est que violence et dangerosité me laisse perplexe.

    J’ai beaucoup de mal avec ce genre de discours qui tentent de manipuler les opinions par la peur.


    • Casquette Le 10 janvier 2013 à 16h24
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      “Je constate qu’ils sont favorables à l’austérité et aux plans de rigueur pour les peuples mais pas pour le programme Erasmus.”

      Bien vu Jean-Luc mais c’est parfaitement cohérent avec leur pensée , juste après ils expliquent que le “monde d’après” aura pour fondations l'”euroland” , donc casser le programme Erasmus équivaudrait à casser l’ENA ou l’HEC du “monde d’après”.


  15. bizbee Le 10 janvier 2013 à 15h53
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    je comprends pas le graphique erasmus:

    on annonce une cible atteinte de 3M d’étudiant en mobilité, alors qu’en ordonnées on voit clairement 300 000…
    intox volontaire, erreur ou c’est moi qui pige pas?


  16. step Le 10 janvier 2013 à 16h06
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    ça pique les yeux… surtout le premier paragraphe disant que l’europe était une zone de “confort” …(on dira ça aux grecs quand il auront fini de bruler leurs meubles pour se chauffer) et que l’austérité se passe bien.

    On voit avec un certain plaisir cynique qu’ils se débattent entre ce qu’ils pensent de l’euroland et la réalité de l’euroland concernant par exemple le projet erasmus. A ce niveau politique il est effectivement logique que merkel sera affaiblie par la prochaine election (en particulier quand les allemands percuteront qu’ils se sont sabrés pour déclencher une crise européenne lié au déséquilibre qu’ils ont créé, et qu’ils n’en récolteront jamais aucun bénéfice).

    2014: Année de reprise. Attention, je sens qu’ils vont avoir du mal à la concrétiser cette prédiction là…


  17. Tassin Le 10 janvier 2013 à 16h10
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    Ça doit faire 5 ans que je lis leurs bulletins de temps en temps et depuis ce temps ils ont déjà du pronostiquer 5 effondrements systémiques mondiaux pour le semestre prochain.
    Donc le GEAB et sa panoplie d’euro-naïfs non merci.


  18. Casquette Le 10 janvier 2013 à 16h10
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    Je n’avais pas lu leur bulletin depuis longtemps et il y’a franchement de quoi se frotter les yeux !
    Lorsqu’ils disent que l’ouverture du jeu mondial et que la crise “procure l’énergie pour s’adapter aux défis de demain ?” il serait intéressant qu’ils nous fournissent des exemples qui peuvent alimenter cet optimisme ?

    Ensuite leur accusation des médias (sûrement à la botte de pays étrangers) comme principaux responsables de la crise de l’euro est à mourir de rire,cette thèse complotiste n’a aucun fondement ,et si elle en a un qu’ils en fournissent les preuves ,c’est bien beau de se faire mousser avec des prédictions de plus en plus farfelues…
    Plus bas ,ils font carrement preuve de duplicité en se réjouissant de leurs prétendues attaques et du rôle coercitif exercé par les marchés “dans la mise en oeuvre des réformes nécéssaires pour surmonter la crise”…Encore une fois on se demande de quoi ils parlent,car la crise est toujours là !
    Quelques paragraphes plus loin ils remettent encore une fois le couvert “C’est en effet « l’austérité » (12) qui prévaut en Europe et qui lui évite le dérapage budgétaire US” ,peut-on être plus cynique ?
    Même le FMI et les économistes estampillés ne font plus de l’austérité le remète miracle…

    Tout ça pour nous dire que :

    “Cette marginalisation s’explique par l’intégration accrue de l’Euroland : il est devenu désormais évident aux yeux de tous que le pouvoir se situe au niveau européen et non plus aux niveaux nationaux.”

    Le GEAB à une drôle conception de la politique et de la démocratie vous trouvez pas ?


  19. Patrick-Louis Vincent Le 10 janvier 2013 à 16h43
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    “2013 fera apparaître l’Euroland comme un des rares havres de paix, de stabilité, de confort…”

    On le voit bien, la Grèce et l’Espagne sont des havres de paix, de stabilité et de confort. Il faut quand même être gonflé pour sortir des inepties pareilles.

    “Et petit à petit les structures sont en place pour renforcer l’Euroland”

    Il faut comprendre la mise en place de structures pour faire perdurer l’euro, et servir les intérêts financiers des banques, au détriment des intérêts des pays composant l’Euroland.

    “Mais globalement la situation s’améliore, la nouvelle restructuration de la dette grecque est un succès”

    Un succès pour qui ? sûrement pas pour les Grecs, ni même pour la Grèce dont la dette continue à augmenter. Quel cynisme ?

    Ah! “Propagande” quand tu nous tiens !


  20. Michel Le 10 janvier 2013 à 19h15
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    Je trouve que le GEAB devient aussi (peu) crédible que mon banquier 🙂

    Pratiquerait-il la méthode Couet ?

    Quant à la croissance “infinie”, c’est un mythe auquel je pense que personne de sensé ne croit plus !


  21. jducac Le 10 janvier 2013 à 21h38
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    On peut se demander si le graphique diffusé par le GEAB N°70 est bien le dernier établi en novembre 2012.

    Ce dernier semble bien plus sévère quant aux perspectives pour les pays Occidentaux.
    http://www.eea.europa.eu/data-and-maps/figures/projected-shares-of-global-middle

    Les personnes qui sont abonnées pourraient utilement demander des précisions à ce sujet.


  22. nao Le 10 janvier 2013 à 22h14
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    Je ne peux pas croire un seul instant que l’on peut croire un seul instant en cet “europtimisme”!!!


  23. fabien775 Le 10 janvier 2013 à 22h18
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    Le FMI vient d’avouer que leur modèle mathématique n’était pas bon. Il n’avait pas pris en compte le facteur psychologique.. Si ce n’était aussi grave, il y aurait de quoi mourir de rire. Ils viennent de se rendre compte que la rigueur amplifiait la récession. Un gosse de 10 ans aurait tout de suite compris cette évidence. Comment est-il possible que des gens avec une telle incompétence puissent avoir le droit de vie ou de mort sur des pays en plein naufrage? Je ne trouve même pas les mots pour qualifier une telle abomination. C’est passé à la télévision en entre-filet alors qu’il s’agit d’une donnée essentielle qui devrait faire la une de tout les médias. Dans quel monde vit-on?


  24. G. Le 11 janvier 2013 à 10h29
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    Ah là là… On reconnait bien là, à lire les commentaires des lecteurs, la


    • G. Le 11 janvier 2013 à 10h38
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      (erreur de manipulation, désolé)

      Ah là là, à lire les commentaires des lecteurs, on constate bien là l’énorme différence entre français et asiatiques:
      – les asiatiques sont jeunes, optimistes, confiants en l’avenir. Ils sont prêts à faire des sacrifices et travailler dur pour améliorer leur situation, et celle de leurs enfants.
      – les français sont de vieux aigris égoïstes qui râlent, se plaignent, sont défaitistes et pessimistes à l’extrême. Tout notion d’effort, de travail ou d’austérité leur provoque des nausées.

      Voilà la vraie plaie, la vraie cause des malheurs de nos pays vieillissants. On se plaint la bouche pleine, on oublie les sacrifices réalisés par nos grands parents… A ceux qui ne veulent pas croire en l’avenir: votre raisonnement pessimiste ne crée rien, il ne fait que détruire. Rendez service a vos pays: si vous ne croyez pas en eux, allez déverser votre fiel à propos de la situation des pays étrangers (USA, Royaume Uni,…) sur des journaux étrangers!


      • Lisztfr Le 11 janvier 2013 à 10h54
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        Oui enfin, en Pologne aussi le chômage augmente et pourtant il s’agit de la “nouvelle Europe”.


      • Durruti Le 11 janvier 2013 à 23h58
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        @G.
        En lisant le début du commentaire, j’ai cru à un pastiche. Zyva les stéréotypes!


  25. Lisztfr Le 11 janvier 2013 à 10h51
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    “Car en 2014, les régions les mieux adaptées seront déjà en route pour le monde d’après.”

    A condition que ce monde ne soit pas une économie de marché.


  26. Lisztfr Le 11 janvier 2013 à 11h16
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    En me livrant à une réflexion (ou “spéculation !) d’ordre général ce matin sur la spéculation, au vu de la bataille continuelle que livre P Jorion contre la spéculation, et étant moi-même tenté par celle-ci, il m’apparaît que le commerce en tant que tel est d’essence spéculative : Faire une affaire, acheter, vendre, est toujours de la spéculation, dés que vous achetez pour revendre, immédiatement ou dans 10 ans, qu’est-ce sinon de la spéculation … ? Un magasin est une entreprise de spéculation, la marge est spéculative… Comment espérer limiter un comportement si ancré dans l’économie, qui fait partie des conduites fondamentales de l’économie de marché ?


    • chris06 Le 11 janvier 2013 à 11h45
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      si seulement Jorion avait lu Marx, il aurait compris que la spéculation fait partie intégrante du fonctionnement du capitalisme et de l’économie de marchés et que vouloir dissocier les deux n’a aucun sens. On ne peut pas “interdire la spéculation”, comme le propose Jorion, sans interdire l’économie de marchés.


      • hubert Le 11 janvier 2013 à 17h56
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        en l’occurrence Paul Jorion propose de revenir à un modèle de régulation qui a été de mise dans les pays occidentaux pendant une bonne partie du vingtième siècle. A ma connaissance la France, les US et les autres n’avaient pas alors sombré dans le socialisme…


  27. Raoul FRANCOIS Le 11 janvier 2013 à 11h17
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    Euroland, désignation un peu ridicule qui fait penser à un parc d’attraction ! EUROZONE conviendrait beaucoup mieux …


  28. fabien775 Le 11 janvier 2013 à 15h16
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    Il est curieux de s’apercevoir que lorsqu’on laisse un commentaire qui semble être de première importance, les gens ne donnent pas suite.
    J’aurais aimé avoir l’opinion d’ Olivier à ce sujet. Merci.


    • Lisztfr Le 11 janvier 2013 à 23h02
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      Des commentaires de première importance… en quel sens ? quand on a des métastases partout il n’y a pas urgence ! les choses peuvent attendre. cf la ralentie, de Michaux :

      Ralentie, on tâte le pouls des choses ; on y ronfle ; on a tout le temps ; tranquillement, toute la vie. On gobe les sons, on les gobe tranquillement ;toute la vie. On vie dans son soulier. On y fait le ménage. On a plus besoin de se serrer. On a tout le temps. On déguste. On rit dans son poing. On ne croit plus qu’on sait. On n’a plus besoin de compter. On est heureuse en buvant ; on est heureuse en ne buvant pas.On fait la perle. On est, on a le temps.On est la ralentie. On est sortie des courants d’air.

      http://www.moicani.fr/article-26198551.html

      Princesse de marée basse a rendu ses griffes ; n’a plus le courage de comprendre; n’a plus le coeur à avoir raison.


  29. Durruti Le 11 janvier 2013 à 21h42
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    Bla bla bla… le monde… bla bla bla… apocalypse… bla bla bla… mais l’Europe… bla bla bla… apothéose… bla bla bla…

    Maintenant il me suffit de voir le mot LEAP pour passer mon chemin: déjà lu.


  30. Hannah Le 12 janvier 2013 à 02h10
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    Je suis très étonnée qu Olivier Berruyer accorde tant d intérêt à cet article, tissé d inepties. Parler de l Euroland comme d un espace de stabilité, faut le faire. C est tellement idiot que c’en est louche. Et cette façon de pointer le monde anglo saxon comme hostile, nécessairement….bizarre bizarre


    • Fabrice Le 12 janvier 2013 à 07h05
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      non pas vraiment si on sait que ce qui est public n’est qu’un quart du billet et que le reste relève du monde et est souvent plus pertinente que la partie européenne.


  31. mumen Le 13 janvier 2013 à 13h48
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    On ne peut se permettre de confronter une idée construite mais contraire à la sienne d’une réaction épidermique, d’un qualificatif odieux, d’une attaque ad hominem. Du moins pour qui réfléchir fait sens. Le respect de la pensée autre est élémentaire pour qui veut évoluer et pas simplement défendre ou promouvoir son idée à soi, sa certitude.

    Je le dis à nouveau ici, même si le GEAB me donne une vision passablement contraire à ce que je discerne du monde dans lequel je vis, il me parle, me rafraîchit, me fais du bien. Il me permet de penser que mon pessimisme n’est pas fatalité. Il me rappelle que personne ne sait ce qui adviendra, que tout est ouvert. Quand j’ai pensé autrement, je peux revenir à mes idées noires ou arrêtées, les voir autrement elles même, les remettre en cause.

    Le GEAB s’il semble contre intuitif n’en est pas moins respectable. Pour le critiquer dignement, il serait judicieux aux Zorros de ce site et d’ailleurs de se renseigner correctement sur les procédés qui fondent ces prévisions, ainsi qu’au fait que cette lettre est reconnue ailleurs que dans le cercle bouillonnant des blogueurs, dont font sans doute rarement partie les gens qui l’achètent et s’en servent, si certes pas de guide infaillible, d’outil de prospective. Ce qu’il est, n’est ce pas ?


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