Comparaison n’est pas raison, mais bon, des fois oui… Nous verrons.

Ainsi, la dette française est pratiquement ua niveau de la dette grecque d’il y a 8 ans, et la dette italienne a 3 ans d’avance…

La mécanique de défaut a été rapide : une importante crise financiaro-économique en 2008-2009, puis une grosse chute du PIB (-25 %, donc le ratio a augmenté de +33 %)

“Elle est pas chèèèèère ma dette, qui n’en veut ?”

À suivre…

49 réponses à [Tic-Tac] Tiens, la dette de la France est au niveau de la dette grecque d’il y a … 8 ans

Commentaires recommandés

Bece Le 08 juillet 2015 à 08h56

Bien sûr la dette est, bien au-delà du cas de la Grèce, un système d'”extraction” sans recyclage (Varoufakis) qui bénéficie de la totale complicité des institutions européennes: le stade suprême (final?) du capitalisme financiarisé et mondialisé le plus pervers car, avec l’appui des gouvernements nationaux et des médias, il réussit à déguiser le bourreau en philanthrope et les peuples en profiteurs inconséquents.

  1. Pascalcs Le 08 juillet 2015 à 07h04
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    Les marchés opérant dans une logique d’efficience cibleront la plus facile des proies dans un premier temps. Donc prochain client: le Portugal.
    Donc avis aux nombreux retraités qui achètent actuellement des appartements à Lisbonne ou des maisons à Cascais. Protégez vos arrières.


    • corbito Le 08 juillet 2015 à 14h03
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      Le Portugal est à peu près au niveau de l’Italie en termes de dette. Les deux pays ont entre 3% et 4% de déficit. Et ils me semblent qu’ils sont tous les deux en excédent primaire (comme la Grèce il est vrai).


  2. Francois Dubreuil Le 08 juillet 2015 à 07h07
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    Et l’allemagne ?
    Parce que l’allemagne en 2009, de mémoire c’est -6% de pIB.
    C’est le prix à payer pour une économie ouverte et dépendante des exportations.

    Et au fait ça va comment en Chine ? Shanghai tout ça…
    Lutte contre la corruption, militarisation.

    On évoque Munich, munich, quelqu’un peut me rappeler de quoi il s’agit ?


    • step Le 08 juillet 2015 à 16h55
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      une attitude munichoise, est l’art de se soumettre en s’imaginant que le(s) maitres devant lesquels on a posé genoux à terre seront généreux (ou miséricordieux). En particulier quand ce choix est fait sans examiner la possibilité de se battre ou se débattre. Les attitudes d’apaisement à tout prix sur n’importe quel sujet relève souvent de cette forme de servilité.

      Munichois(e) en référence aux accords de munich ayant avalisé devant hitler la capitulation en rase campagne des alliés sur l’affaire des sudètes. Preuve de faiblesse politique et de désunion qui n’a dans la pensée de ce dernier que fait que prouver qu’il était temps d’attaquer.


      • Prague Le 09 juillet 2015 à 01h06
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        A la conference de Munich, c est surtout la France qui a laché la Tchécoslovaquie (avec qui elle avait un traité bilaterale d assistance militaire et de cooperation) en acceptant de laisser à Hitler une partie du territoire.


  3. sociale21eme Le 08 juillet 2015 à 08h20
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    Je pense (corrigé si je me trompe) que l’on est dans la “théorie de la baignoire” de l’école autrichienne d’économie. Cette théorie qui permet de mettre à genoux un état et de lui faire faire ce que l’on veut !
    Maintenant est ce que cela est un hasard ou un projet planifier de long date? En tout cas beaucoup d’indice (comme l’interview de Denis Kessler dans Challenges de 2005, que je n’arrive jamais à oublier) nous montre que certains font tout pour asservir les états encore et encore.


    • Nerouiev Le 08 juillet 2015 à 08h59
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      Merci d’avoir rappelé la théorie de la baignoire et sa finalité comme dans “la stratégie du choc” de Naomi Klein. Voici ci-après un lien expliquant cette théorie et les termes financiers qu’on entend par-ci par-là :
      link to olivierdemeulenaere.wordpress.com


      • Fund_touch Le 08 juillet 2015 à 15h34
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        Si je ne m’abuse, la dette totale (mondiale) ne peut mathématiquement pas s’amenuiser (en terme de valeur) ?


        • Nerouiev Le 08 juillet 2015 à 20h48
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          Il semblerait que non, du moins tant que les valeurs ne s’appuient pas sur du concret comme l’or par exemple.


          • Fund_touch Le 08 juillet 2015 à 23h55
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            C’est ce qu’il me semblait.
            J’avais vu un petit documentaire sur youtube, graphique je crois, qui donnait une explication assez convaincante, mais je ne le retrouve plus, hélas.
            Ça disait en gros que sur 100$ créés ex-nihilo, les (par ex.) 110$ à rembourser en contiennent eux-mêmes 10 d’intérêts, intérêts qui sont eux-mêmes de l’argent créé sur le même principe. Etc.. etc…


    • Thomas13 Le 08 juillet 2015 à 12h04
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      Il semble effectivement qu’il s’agit d’une stratégie américaine de grande envergure depuis le plan Marshall.

      Les Japonais sont les premiers a avoir fait les frais d’imiter la stratégie américaine de stimulation de l’économie par le déficit. Sauf que les américains sont protégés par le dollar.

      Même l’Allemagne en a fait les frais. Pas d’autonomie sans indépendance financière.

      Aucune autonomie possible pour la France donc.


    • Alain au bar Le 08 juillet 2015 à 13h30
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      L’interview de Kessler que vous évoquez est celle dans laquelle il disait qu’il fallait en finir avec les acquis du CNR. C’est bien ça ?


      • ISTINA Le 08 juillet 2015 à 19h08
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        Il me semble avoir lu quelque part que l’actuelle Allemagne qui, sauf erreur,
        serait l’héritière naturelle royalement privilégiée des Pillages Nazis donc son ancêtre naturel, se devait d’indemniser les victimes d’alors, toutes les victimes qui furent envahies et pillées.

        Puisque la Grèce est accusée de tous les maux, pourquoi Dame MERKEL,
        se permet-elle de déclarer qu’elle ne doit rien aux Grecs.

        Si la GRECE des années 30, s’était convertie au Judaïsme, gageons que depuis
        très longtemps déjà, elle aurait été justement indemnisée.


      • FifiBrind_acier Le 09 juillet 2015 à 08h00
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        Denis Kessler: ” Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde!”

        link to legrandsoir.info

        Réformes structurelles pour arriver à ces objectifs, pays par pays:

        link to ec.europa.eu

        PS: Ce ne sont pas des “recommandations ” comme il est écrit, mais des ordres.
        L’article 121 du TFUE dit que c’est la Commission européenne qui élabore les programmes économiques des 29 pays, et pas les Ministres de l’économie.

        C’est ce qui explique que les Partis politiques n’aient pas besoin de se creuser le ciboulot pour élaborer des programmes économiques….


    • bardamus Le 08 juillet 2015 à 19h41
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      Nous touchons là la question ultime.

      Bien mis en évidence par Pierre Hilard.

      Question intéressante (que celui-ci pose dans ses ouvrages): pourquoi les USA sont ils ce qu’ils sont (.i.e. un empire qui veut asservir le monde par tous les moyens) ?

      L’URSS nous savions (idéologie marxiste) mais les USA ?

      L’origine serait religieuse et non politique (remarquablement intense encore).


      • FifiBrind_acier Le 09 juillet 2015 à 08h04
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        C’est la doctrine des USA depuis le début du 19 siècle.
        Andrew Jakson 1812:

        “Nous allons nous prévaloir de notre droit au libre échange et ouvrir le marché aux produits de notre sol, afin d’égaler les exploits de Rome.”


  4. Bece Le 08 juillet 2015 à 08h56
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    Bien sûr la dette est, bien au-delà du cas de la Grèce, un système d'”extraction” sans recyclage (Varoufakis) qui bénéficie de la totale complicité des institutions européennes: le stade suprême (final?) du capitalisme financiarisé et mondialisé le plus pervers car, avec l’appui des gouvernements nationaux et des médias, il réussit à déguiser le bourreau en philanthrope et les peuples en profiteurs inconséquents.


  5. Patrick Luder Le 08 juillet 2015 à 09h10
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    La réponse à trop de dettes est … une aide financière d’urgence.


    • samuel Le 08 juillet 2015 à 21h16
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      ouais, mais la dette est aussi un bon moyen de ne pas parler de la “non-convergence” de la zone Euro, si on prenait la dette de la France et qu’on la divisait par département autonome, il y aurait rapidement des départements en faillites et d’autres qui seraient de bons élèves respectueux des “règles”.
      Au niveau de l’Europe la dette c’est une blague au vue du patrimoine pour un émergent.
      Personne ne veut assumer l’Europe, c’est-à-dire la connaitre, la grande surprise c’est qu’il n’y a pas de cadastre en Grèce (on croit rêver c’est vraiment des guignols à la télé), mais il n’y en avait pas plus en Espagne, c’est pour cela que la PAC depuis quelques années ce fait par des cartes satellites et plus par le cadastre, chacun déclare ces limites et si elles ce croisent on cherche des justifications.
      Les “techno-critiques” maitrisent souvent mieux la technique, on en arrive aux Euro-critiques qui connaissent mieux l’Europe.
      Sérieusement qui ce pose la question de la dette occidental comme un moyen de compenser un problème de demande à cause d’une concurrence déloyal? que ce soit pour la dignité des émergents et d’un pourcentage de plus en plus conséquent des occidentaux.


  6. Rhubarbe Le 08 juillet 2015 à 09h31
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    Portugal oui pourquoi pas ça reste un petit pays. Mais qui osera déclencher l’apocalypse bancaire en attaquant Italie, Espagne ou France ?
    Car la, ça sera un point de non retour pour la chute du château de cartes. Ça sera un fusil à un coup.


  7. Dizalch Le 08 juillet 2015 à 09h48
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    A ce monsieur du FMI, une petite vidéo pour mémo:
    link to youtube.com
    Donc bien sûr que la dette n’est pas le problème, puisqu’elle est “votre solution” pour “vous enrichir/exister”… il serait temps d’arrêter de prendre les gens, que pour des c.. 😉

    ps: cela ré explique le système de la baignoire évoqué ci-dessus, et indispensable à la financiarisation à outrance…


    • ECOUTIN Le 08 juillet 2015 à 12h07
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      Cette excellente vidéo montre ainsi que le problème vient d’une part de l’indépendance de la banque centrale et d’autre part, raison de l’indépendance d’ailleurs, de l’absence d’un pouvoir politique unifié ce qui rend la zone euro inefficace par rapport aux autres zones monétaires qui ont UNE banque centrale pour UN pouvoir politique.
      Notons néanmoins que la BCE pilote le secteur bancaire privé par la quantité de monnaie centrale et par le taux d’intérêt.


    • lim75 Le 08 juillet 2015 à 18h56
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      Je suis désolé, je n’ai pas la source, (que j’aimerais vraiment retrouver, pourtant), mais autour de 2000, à la grande époque de la croissance et de la bulle Internet, où le budget de l’état fédéral américain était en excédent, – comme cela paraît loin, maintenant – je me souviens d’avoir lu un article au ton presque paniqué. Attention : “à ce rythme, la dette aura disparu en 2010”, C’était décrit comme une catastrophe, car, la dette c’est les bons du trésor, et ça permet de “stabiliser le système financier” en permettant aux “excès de liquidités” de se “rediriger vers un placement sans risque”.


  8. Sophie Le 08 juillet 2015 à 10h18
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    C’est la raison pour laquelle la propagande médiatique envers le peuple Grèc est si intense.

    Mieux vaut faire croire que la France demeure une grande puissance plutot que bloquer la consommation. L’important est de rassurer la population qui continue à s’offrir des voitures neuves, à investir dans la pierre…

    Combien de fois les menteurs ont affirmé çe fameux “sport national” expression qui a tant séduit, des grecs etait de ne pas payer leurs impôts ? Faux, faux et faux ! Par contre, ceux qui ne les payent pas aujourd’hui sont ceux qui ne le peuvent pas.
    Combien de francais tentent de s’octroyer diverses allocations en mentant car ils ne correspondent pas aux critères ? Silence !

    Combien de fois ont ils dit que les grecs sont des fainéants de première classe ? Encore faux, avant la crise, nombreux étaient ceux qui travaillaient 80 heures la semaine. Personnellement, cela m’a permis de gagner environ 2000 € par mois à la grande époque, çe n’est plus possible aujourd’hui.
    Combien de francais, qui devraient travailler 35 h la semaine, preferent contourner cela en feignant de souffrir d’une maladie professionnelle ou obtenant un Mi temps thérapeutique ? Silence !

    La liste est encore bien longue…


    • tintin Le 08 juillet 2015 à 11h15
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      “Combien de francais tentent de s’octroyer diverses allocations en mentant car ils ne correspondent pas aux critères ? Silence !

      Combien de francais, qui devraient travailler 35 h la semaine, preferent contourner cela en feignant de souffrir d’une maladie professionnelle ou obtenant un Mi temps thérapeutique ? Silence !”

      qu’est ce que c’est que ces délires ?
      allez, donnez nous vos sources. Pa exemple dites nous à combien se chiffrent les fraudes aux prestations sociales et à combien se chiffrent les fraudes aux cotisations sociales?

      Pendant que vous y êtes à combien se chiffrent la fraude (ou optimisation) fiscale ?

      et comparons ces trois chiffres !


      • nya Le 08 juillet 2015 à 13h05
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        De mémoire(et sans les sources sous les yeux dsl):
        Les fraudes de chaumage et d’arrêt maladie c’est environ 200 millions euros par ans.
        Par comparaison la fraude à l’impôt sur le revenues des particuliers hors entreprise et centile supérieur et de l’ordre de 20 milliard d’euros par ans soit 100 fois plus.
        Donc au lieux de taper et de montrer du doigt les plus pauvres et fragiles il fraudais peut être mettre la priorité des contrôles sur le décile supérieur.

        Personnellement, je suis handicaper et ne peut travailler 35 heures et je ne viens pas sur les crises pour entendre les pseudo discours de “faignant” , “menteur, tricheur”. Je subies déjà bien assez ces réactions dans la vie de tout les jours.
        Au lieu de montrer du doit les salarier pour l’augmentation des accidents du travail et des handicaps peut être faudrait’il songer a l’évolution de ces mêmes conditions de travail soumis à un visitable Stakhanovisme néolibéral.


        • step Le 08 juillet 2015 à 14h41
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          20 Milliards d’euros c’est la fraude stricto senso, cela ne compte même pas “l’optimisation fiscale” des grands groupes qui font du business en france et paye au luxembourg (microsoft,google,amazon,apple…) leurs non-impôts. A chaque entreprise que je viens de citer c’est entre 4 et 10 Milliards de non perçu.


          • Rhubarbe Le 08 juillet 2015 à 14h55
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            Allez voir les ouvrages et les articles de Marc Leroy sur tout ce qui est pour lui la “déviance fiscale”. Si j’ai bons souvenir, pour l’avoir eu en prof, on est entre 50-80 milliards par an pour la fraude, et dans le même ordre de grandeur pour l’optimisation fiscale. Autrement dit, sans cela, la France à un budget largement excédentaire 😀
            Alors les grecs qui payent pas d’impôts … s’point les seuls si on joue à ça !


    • ulule Le 08 juillet 2015 à 12h33
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      * « Un problème énorme », alerte la Commission européenne. 2 000 milliards d’euros, selon ses dernières estimations, sont chaque année soustraits aux budgets publics du fait de l’évasion fiscale pratiquée par les plus fortunés. De quoi rendre dérisoires les sacrifices rendus au nom de l’austérité. Et inciter les États à entrer en guerre – médiatique ou juridique – contre la fraude fiscale. Comment la France et ses voisins luttent-ils contre ce fléau ? Les stratégies déployées sont-elles à la hauteur de la situation ? Petit tour d’Europe.

      En France
      – Évasion fiscale : 132 milliards d’euros par an (Tax Justice Network)
      – Fraude à la TVA : plus de 32 milliards d’euros par an, soit 1,6% du PIB (Eurostat, 2011)
      Lien :link to bastamag.net

      * Évasion fiscale : un manque à gagner colossal pour les États
      Manque à gagner pour la France lié à l’évasion fiscale, depuis le 1er janvier : 36 146 042 340 euros
      Impôt sur le revenu collecté en France (prévision 2015), depuis le 1er janvier : 39 141 000 133 euros

      Elle serait impossible sans la complicité des banques, qui ferment les yeux ou incitent ouvertement leurs clients à « optimiser » leur patrimoine en transférant leur argent sur des comptes à l’étranger. Le manque à gagner pour l’État français est évalué entre 60 à 80 milliards d’euros par an, selon les derniers rapports parlementaires [3]. Soit l’équivalent de ce qui est collecté avec l’impôt sur le revenu [4]. Un euro sur 5 échappe ainsi à l’impôt en France !

      Les scandales se succèdent : la banque HSBC a été mise en examen en 2014 pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale. En 2013, l’Autorité de contrôle prudentiel a infligé à UBS France une amende de 10 millions d’euros, pour « laxisme » dans le contrôle de pratiques commerciales susceptibles de relever du blanchiment de fraude fiscale. Les banques ne semblent pas pressées de mettre un frein à l’industrie de l’évasion fiscale.

      Un quart du chiffre d’affaires international des grandes banques françaises est toujours réalisé dans les paradis fiscaux [5]. Grâce à la Loi bancaire de 2013, qui introduit un peu de transparence, on sait que BNP compte 170 filiales dans les paradis fiscaux, devant la Société générale (139 filiales) et le Crédit agricole (134 filiales) [6].

      Lien : link to bastamag.net


      • Paul Pegaz Le 08 juillet 2015 à 23h44
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        Évasion fiscale, des chiffres, des sanctions oui mais ! A l’écoute de cette audition je titrerais : Les Pigeons Les Mules et Les Autres

        Évasion fiscale : Les révélations chocs de Pierre Condamin-Gerbier
        « Auditionné au Sénat le mercredi 12 juin, il lève le voile sur quelques techniques d’évasions fiscales telles qu’elles se pratiquent aujourd’hui, sans oublier d’en mentionner les principaux bénéficiaires, les grandes fortunes bien sûr, mais aussi l’État très pointu dans le domaine, les partis politiques (l’UMP et le PS en tout cas) et quelques uns de leurs représentants.. » @ Agoravox

        Intégralité de l’audition – link to youtube.com


  9. ulule Le 08 juillet 2015 à 11h14
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    “Du Sud au Nord : crise de la dette et programmes d’ajustement” par Eric Toussaint, 4 juin 2014
    “La réduction du rôle du secteur public dans l’économie, la diminution des dépenses sociales, les privatisations, la réforme fiscale favorable au capital, la déréglementation du marché du travail, l’abandon d’aspects essentiels de la souveraineté des États, la suppression des contrôles de change, la stimulation de l’épargne-pension par capitalisation, la déréglementation des échanges commerciaux, l’encouragement des opérations boursières… toutes ces mesures sont appliquées dans le monde entier à des doses variant selon les rapports de forces sociaux. Ce qui frappe, c’est que du Mali à l’Angleterre, du Canada au Brésil, de la France à la Thaïlande, des États-Unis à la Russie, on constate une profonde similitude et une complémentarité entre les politiques appelées d’« ajustement structurel », à la périphérie, et celles baptisées au centre d’« assainissement », d’« austérité », ou de « convergence ».
    Partout, la crise de la dette publique a servi de prétexte au lancement de ces politiques.
    Partout, le remboursement de la dette publique représente un engrenage infernal de transfert des richesses au profit des détenteurs de capitaux.
    (…)
    link to cadtm.org


  10. Fraël Le 08 juillet 2015 à 11h28
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    Ici la préface de la traduction française du “minotaure planétaire”, livre publié en 2014 en anglais par Yannis Varoufakis.
    link to varoufakis.files.wordpress.com


  11. ulule Le 08 juillet 2015 à 11h31
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    Les Chiffres de la dette 2015, 26 novembre 2014 par Pierre Gottiniaux , Daniel Munevar , Antonio Sanabria , Eric Toussaint : link to cadtm.org

    Blog de Jean Gadrey – “Indispensable ! C’est bien plus qu’un recueil de données essentielles sur les dettes au Nord et au Sud et sur les effets et méfaits du « système dette ». C’est une analyse ultra accessible bien que pointue, fondée sur les meilleures données, c’est un petit livre d’une centaine de pages que l’on peut soit télécharger gratuitement (link to cadtm.org) soit acheter pour 6 € (plus 3 € de port) pour le garder sous la main…
    “Entre 2007 et 2012, la dette publique des pays étudiés a augmenté de 67 %. Les principales augmentations ont eu lieu dans les pays dits développés. Comme nous l’avons vu, ces augmentations soudaines sont associées à la récession économique et aux coûts des sauvetages bancaires…
    “‘ON DEPENSE 159 FOIS PLUS, PAR EXEMPLE, POUR DIRE A LA POPULATION CE QU’ELLE DOIT ACHETER (DEPENSES DE PUBLICITE) QUE LA SOMME ALLOUEE AU PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL DES NATIONS UNIES POUR LUTTER CONTRE LA FAIM DANS LE MONDE.’
    link to alternatives-economiques.fr


    • Lysbethe Lévy Le 08 juillet 2015 à 12h11
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      Petit à petit les pays endettés se dévoilent bien que pour les pays pauvres c’est un fait établi, l’Egypte qui s’était révoltée grace aux “fonds Soros” n’a en fait pas changé de dictateur pour aller mieux mais bien pour payer mieux sa dette indigne : link to agenceecofin.com

      03/03/2015 – L’Egypte a reçu 23 milliards $ d’aides de la part des pétromonarchies du Golfe depuis juillet 2013

      Quand on nous réclamera notre part à payer et bien je me demande ce que ferons nos partis dits de gauche …


  12. Olympi Le 08 juillet 2015 à 11h40
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    C’est pas le niveau de la dette qui est intéressant à regarder c’est sa soutenabilité.
    Et la soutenabilité dépend de la croissance.
    La croissance qui devient de plus en plus faible au fur à mesure du temps, par manque d’énergie (pétrole) et par complexité croissante du monde (découverte scientifique plus complexe à trouver par exemple), fait qu’il me semble raisonnable de dire que la plus part des pays de l’OCDE ne paierons pas leur dettes. Soit pas dévaluation, soit par défaut.

    Cela ne me dérange pas outre mesure, étant donné que la dette lorsqu’elle n’est pas payé est un impôt sur les plus riches.


  13. ulule Le 08 juillet 2015 à 11h58
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    Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France
    mardi 27 mai 2014, par Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

    Dans ce rapport nous montrons que l’augmentation de la dette de l’État – qui représente l’essentiel, soit 79%, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans.
    Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.
    Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.

    C’est ensuite parce que les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de « franc fort » pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un « effet boule de neige » qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.
    Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.

    L’impact combiné de l’effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique est majeur : 53% du PIB (soit 1077 milliards €). Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43% au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-contre.

    Au total, 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs.

    Le rapport d’audit propose aussi une évaluation des impacts des paradis fiscaux ainsi que de la crise financière de 2008 dans l’envolée de la dette publique.

    Au total, il apparaît clairement que la dette publique a été provoquée par des politiques économiques largement favorables aux intérêts des créanciers et des riches, alors que les sacrifices demandés aujourd’hui pour la réduire pèsent pour l’essentiel sur les salariés, les retraités et les usagers des services publics. Cela pose la question de sa légitimité.

    Le rapport se conclut par une série de propositions destinées à alléger le fardeau de la dette (près de 50 milliards d’euros d’intérêts par an et plus de 100 milliards de remboursements) pour rompre avec le cercle vicieux des politiques d’austérité et financer les investissements publics dont l’urgence sociale et écologique n’est plus à démontrer.

    Lien : link to france.attac.org
    Le rapport : link to france.attac.org

    “On nous dit que les taux d’intérêt actuels, historiquement bas, montrent que la dette publique est facile à financer. On nous dit qu’il serait irresponsable “d’inquiéter les marchés” en parlant de dettes illégitimes et de restructuration. On veut étouffer tout débat sur cette question au nom de l’argument moral selon lequel qui a emprunté doit payer. On nous menace d’une flambée des taux d’intérêt si apparaissait le moindre soupçon d’un défaut souverain sur la dette.
    Mais ce chantage est absurde. Ce sont les politiques actuelles, destinées à “rassurer les marchés” dont on sacralise le pouvoir, qui mènent nos sociétés à la catastrophe.

    Ce processus de régression sociale et économique ne pourra être interrompu que par une remise en cause du pouvoir des marchés financiers et donc une restructuration importante de la dette publique accumulée depuis trente ans à cause de la finance. Les mesures avancées de la financiarisation et aux règles du jeu européennes conçues pour défendre leurs intérêts et réduire à néant toute une série de conquêtes sociales. Nous avons proposé diverses pistes pour alléger substantiellement le fardeau de cette dette, qui est non seulement en grande partie illégitime, mais aussi largement insoutenable. C’est au débat démocratique de se développer afin de décider des mesures concrètes à prendre pour rendre enfin possible des politiques alternatives, libérées de l’étreinte étouffante des marchés financiers. Il s’agit de permettre aux Etats et à l’Union de financer une relance vigoureuse des investissements et de l’emploi par un programme européen concerté pour la réduction des inégalités et la transition écologique.
    La question de la dette n’est donc pas un problème de gestion comptable mais un choix de société, qui nécessite un contrôle des citoyens et leur intervention active.

    ==========
    Modération:

    Intéressant mais bien trop long


    • ulule Le 08 juillet 2015 à 13h02
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      -> Le coût faramineux de la crise et du sauvetage des banques, @AgnèsRousseaux, Bastamag

      “Ce ne sont là que quelques uns des coûts que font peser les banques sur la société.
      Nous aurions pu parler des emprunts toxiques, … la forte baisse du taux d’imposition des banques depuis 20 ans… les milliards d’euros accordés aux banques par la Banque centrale européenne, à des taux d’intérêts très bas, pendant que celles-ci spéculaient sur les dettes souveraines des pays du sud de l’Europe… la subvention implicite de 48 milliards d’euros chaque année pour les grandes banques françaises … du fait de la garantie de l’État qui leur permet de bénéficier sur les marchés financiers de taux d’intérêts plus bas (presque l’équivalent de l’impôt sur les sociétés perçu chaque année en France)…
      Nous aurions pu mentionner aussi le coût des scandales, arnaques et manipulations…

      Les dirigeants bancaires affirment que la crise de 2008 n’a rien coûté aux contribuables français… L’Union européenne a pourtant dû mobiliser 4500 milliards d’euros pour éviter l’écroulement du système financier… équivalent à 37 % du PIB européen [13] !
      Le sauvetage des banques françaises a coûté 25 milliards d’euros, au minimum. A lui seul, le sauvetage de la banque franco-belge Dexia a plombé les finances publiques de 6,6 milliards d’euros, selon la Cour des comptes [14].

      Sans compter les coûts indirects, exorbitants, de la crise financière… la crise bancaire s’est propagée aux finances publiques et à l’économie réelle. Dans la zone euro, le taux de chômage est passé de 7,3% avant la crise, à 11% en 2012. Soit huit millions chômeurs en plus !
      Quant à la dette publique française, elle fait un bond gigantesque, passant de 60% du PIB en 2006 à plus de 93% en 2013. Les banques françaises rejettent toute responsabilité. Évaluer ces coûts, les rendre visibles est une nécessité pour que spéculation et investissements hasardeux ne se fassent plus avec notre argent, que les banques retrouvent leur fonction d’utilité sociale et la finance sa juste place.

      Lien : link to bastamag.net

      -> Dexia: une démocratie confisquée, Valentin Fayet, Cadtm et Attac. Lien : link to cadtm.org


  14. ECOUTIN Le 08 juillet 2015 à 12h48
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    pour répondre à la question H-8 ans ? je ne vois pas la France passer de 25 à 40% de fonctionnaires par exemple.


    • tachyon Le 08 juillet 2015 à 14h11
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      Le graphique représente l’évolution d’un ratio (un numérateur sur un dénominateur). Il suffit donc de diminuer le dénominateur (le PIB) et le ratio augmente. C’est d’ailleurs le mécanisme que O.B. indique, sous le graphique, en exemple (Grèce).


  15. Alain au bar Le 08 juillet 2015 à 13h22
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    On peut observer une très belle accélération dans l’augmentation de la dette pendant les années Sarkozy. Celui là même (dont accessoirement le parti est endetté à mort) qui nous explique aujourd’hui plein de trucs sur la Grèce.
    On manque d’hommes et femmes politiques sérieux mais on ne manque pas de clowns.


    • Léa Le 08 juillet 2015 à 15h15
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      Forcément car ce sont les gens comme sarkozy qui cherchent à placer leur pognon dans des placements surs et rentables, quoi de mieux que la dette de son propre état quand on peut soi même modifier les règles et fixer les taux. Il y a aussi la CADES , créée à titre provisoire par Juppé pour éponger une dette énorme de la sécu et dont il a prolongé l’existence au moment de la réforme des retraites. Il faut bien qu’il place ses sous ! Et forcément il n’a pas intérêt à réduire les dettes.


  16. Homère d'Allore Le 08 juillet 2015 à 20h31
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    dissy, vous êtes pénible.

    Vous voyez des traîtres partout, en transformant des déclarations du genre “la Grèce amène une liste de réformes fiscales” en ” la Grèce accepte les directives de la Troïka”.

    Oui, Tsipras peut très bien annoncer la mise en place d’un cadastre, par exemple. Et ce serait une bonne chose, à la fois pour les recettes fiscales des collectivités locales grecques et aussi pour couper court aux critiques sur l’inefficacité du Trésor Public grec.

    Mais gageons que ce type de “réformes” ne satisfasse pas les créanciers qui ne veulent qu’une seule chose: la chute de ce gouvernement, y compris via un Grexit pourtant dangereux pour les équilibres financiers européens.

    Et de grâce, ne croyez pas un Rajoy qui est quand-même ce que l’on fait de pire…


    • dissy Le 08 juillet 2015 à 21h22
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      Ce n’est pas le problème,sans réduction de dettes(haircut)AUCUN plan n’est tenable,zéro,nihil,nada…même le FMI et Obama sont d’accord la dessus.

      Varoufakis a entièrement raison sur ce point.

      A quoi cela sert il la Grèce de rester dans l’EZ avec encore plus de dettes,encore plus de récession donc dans 3 ou 6 mois on recommence tout ce cinéma?

      A moins d’être maso….


  17. jo Le 08 juillet 2015 à 21h44
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    Après l’effet Grèce, conseil d’un ancien économiste du FMI à l’Irlande !

    “Harvard professor says Ireland should look for debt writedown”
    link to irishtimes.com


    • dissy Le 08 juillet 2015 à 23h57
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      Contagion:ici c’est raté mais c’est partie remise

      Italie projet de loi sur un referendum sur la sortie de l’euro rejeté par le Sénat…

      The upper house of the Italian parliament rejected a proposal for an urgent discussion of a bill allowing a referendum on the adoption of a new national currency to replace the euro, Italian media reported Wednesday.

      link to sputniknews.com

      En Autriche c’est carrément un projet de loi pour sortir de l’UE qui va être introduit au parlement suite à une pétition de plus de 200.000 signatures.

      Ca sent le sapin pour l’Euro voire l’UE même si ça va prendre un peu de temps.


  18. Charlie BECKMAN Le 08 juillet 2015 à 22h06
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    Peut-être que l’histoire radote avec des nuances :
    La croissance est à son terme pour amortir une dette perpétuelle et artificielle.
    L’austérité, les peuples n’en voudront pas, et de juste raison.
    L’inflation pour relancer l’économie réelle et non pour combler les pertes spéculatives, c’est le grand capital qui contestera.
    Reste la guerre.


    • dissy Le 08 juillet 2015 à 23h53
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      Pour cela qu’ils gardent l’Ukraine ‘en réserve’ pour l’utiliser au moment de la chute finale….diversion.
      Mais ils s’attaquent à du lourd la Russie ce n’est pas un petit pays du Moyen Orient(contre lesquels ils sont deja pas capables de gagner la moindre guerre malgré la faiblesse de l’adversaire).


  19. Paul Pegaz Le 08 juillet 2015 à 23h10
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    Hasard du calendrier ? TTIP au parlement européen ce mercredi 8 juillet

    « Les élus européens ont été 436 à soutenir le principe de cet accord, 241 à s’y opposer, tandis que 31 se sont abstenus. Événement notable : les sociaux-démocrates, membres de la coalition majoritaire, ont approuvé le texte, et ce alors même qu’ils avaient été au cœur de la controverse qui avait conduit au report du vote il y a un mois. » @ lemonde

    Les fruits du panier seraient-ils mûres ? Quels intérêts d’avoir la Grèce à l’intérieur ou à l’extérieur du panier ?


  20. fairconomy Le 09 juillet 2015 à 01h28
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    bon à savoir:

    link to attac.at


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