Le sommet EU de demain va sceller le sort de la Grèce dans l’Eurozone. Alors que ces lignes sont écrites, Euclid Tsakalotos, mon cher ami, camarade m’ayant succédé au poste de ministre grec des finances se rend à la réunion de l’Eurogroupe qui va déterminer si un ultime accord entre la Grèce et nos créanciers peut être trouve et si cet accord contient assez d’éléments concernant un allègement de la dette permettant à l’économie grecque de devenir viable dans la zone euro. Euclide a emporté avec lui un plan de restructuration de la dette, à la fois logique, modéré et bien-pensé, qui est sans aucun doute dans l’intérêt de la Grèce et de ses créanciers. (Je publierai les détails de ce plan ici une fois que les choses se seront calmées).

Si ces modestes propositions de restructuration de la dette sont rejetées, comme en a menacé le ministre allemand des finances, le sommet EU de dimanche devra décider entre exclure maintenant la Grèce de l’Eurozone ou la garder pour un certain temps, dans un profond état d’appauvrissement, jusqu’à ce qu’elle s’en aille. La question qui se pose est : pourquoi le ministre des finances allemand, Dr Wolfgang Schäuble, s’oppose à une restructuration de dette modérée et bénéfique aux deux parties ? L’éditorial suivant, publié récemment dans le Guardian, répond a ma question. [Je tiens à dire que le titre du Guardian n’était pas mon choix. Le mien était, comme celui au-dessus: Derrière le refus allemand d’accorder un allégement de la dette grecque]

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Le drame des finances grecques a dominé les gros titres des médias Durant 5 ans pour une raison: le refus obstiné de nos créanciers d’accepter un allègement de la dette. Pourquoi, alors que cela est un non-sens, que cela va contre l’avis du FMI et les pratiques habituelles des banquiers faisant face à des emprunteurs ruinés, refusent-ils une restructuration de la dette ? La réponse n’est pas d’origine économique, mais est profondément inscrite dans le labyrinthe politique européen.

En 2010, l’État grec est devenu insolvable. Deux options, toutes deux impliquant un maintien dans l’Eurozone, se présentèrent d’elles-mêmes : l’option logique, que tout bon banquier recommanderait, était de restructurer la dette et redynamiser l’économie ; et l’option néfaste était de prêter encore plus d’argent a une entité en faillite en prétendant qu’elle demeurait solvable.

Les officiels européens ont choisi la seconde option en plaçant le sauvetage des banques françaises et allemandes exposées à la dette grecque au-dessus de la viabilité socio-économique de la Grèce. Une restructuration de la dette aurait engendré des pertes pour les banquiers sur leurs parts de la dette grecque. Résolus a ne pas avouer aux parlements que les citoyens devraient encore renflouer les banques du fait de leurs prêts inconsidérés, les officiels européens ont présenté l’insolvabilité de l’État grec comme un manque de liquidité, et ont justifié le ‘sauvetage’ de la Grèce comme nécessaire solidarité envers le peuple grec.

Pour transformer le transfert cynique de pertes privées irrécupérables sur les épaules des citoyens en un cas “d’amour vache”, une politique d’austérité a été impose à la Grèce, dont le revenu national (qui sert à payer les anciennes et nouvelles dettes) a en conséquence diminué de plus d’un quart. Il faut l’expertise mathématique d’un enfant de 8 ans pour comprendre que cette approche ne peut que mal finir.

Une fois que cette opération sordide fut achevée, l’Europe a automatiquement trouvé une autre raison pour refuser de discuter d’une restructuration de la dette : celle-ci affecterait maintenant directement les citoyens européens ! Et ainsi des doses d’austérité de plus en plus importantes ont été administrées tandis que la dette enflait, forçant les créanciers à accorder plus de prêts en échange de plus d’austérité.

Notre gouvernement a été élu sur la proposition d’en finir avec cette boucle infernale ; de demander une restructuration de la dette et d’arrêter cette austérité néfaste. Les négociations ont atteint une impasse pour une raison simple : les créanciers continuent de refuser toute restructuration de dette tout en insistant pour que notre énorme dette soit remboursée ‘’paramétriquement ‘’ par les Grecs les plus faibles, leurs enfants et leurs petits-enfants.

Durant ma première semaine en tant que ministre des finances, j’ai reçu la visite de Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe (les ministres des finances de l’Eurozone), qui m’a mis face à un choix impossible : « accepte cette forme de sauvetage et oublie toute demande de restructuration de de dette ou tes accords de prêt vont être annulés » (la conséquence non-dite étant que les banques grecques devraient mettre la clé sous la porte).

S’en sont suivis cinq mois de négociations effectuées dans des conditions d’asphyxie monétaire et d’un bank-run supervisés et administrés par la BCE. La suite logique était évidente : à moins que nous capitulions, nous nous retrouverions très vite à faire face à des contrôles de capitaux, une fermeture des banques et au final un Grexit.

La menace d’un Grexit a provoqué quelques frayeurs ces dernières années. En 2010, il a effrayé les financiers car leurs banques étaient remplies de dette grecque. Même en 2012, quand le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré que le coût d’un Grexit était un investissement rentable en tant que moyen de discipliner la France et d’autres États, l’idée d’un Grexit a continué à effrayer quasiment tout le monde.

Avant même que Syriza arrive au pouvoir en janvier dernier, et que cette élection ait confirmé notre opinion que ces ‘renflouements’ n’avaient pas pour but de sauver la Grèce (mais plutôt de renforcer l’Europe du nord), une vaste majorité au sein de l’Eurogroupe, sous la tutelle de Schäuble, avait adopté le Grexit soit comme leur solution préférée soit comme arme de choix contre notre gouvernement.

Les Grecs, à raison, ont frissonné à l’idée d’être coupés de l’union monétaire. Sortir d’une monnaie commune n’est en rien comparable à la sortie d’une parité de change fixe, comme le firent les Britanniques en 1992, quand […] la livre sterling a quitté le Système Monétaire Européen (SME). Hélas, la Grèce n’a pas de monnaie dont le taux de change avec l’euro peut être découple. Elle a l’euro, une monnaie étrangère entièrement administrée par un créancier insensible au besoin de restructurer notre dette nationale intenable.

Pour sortir, nous aurions à créer une nouvelle monnaie à partir de rien. En Irak occupé, l’introduction d’une nouvelle monnaie papier a pris près d’un an, a peu près 20 Boeings 747, la mobilisation des forces armées américaines, 3 entreprises d’impression et des centaines de camions. En absence d’un tel support, un Grexit équivaudrait a annoncer une large dévaluation plus de 18 mois en avance : une recette parfaite pour liquider la Grèce et transférer les avoirs a l’étranger par tout moyen.

Note OB : cet exemple : soit il se drogue là, soit c’est de l’intox liée à la négo en cours…

Avec [la menace d’]un Grexit amplifiant le bank-run induit par la BCE, nos tentatives pour remettre un plan de restructuration de la dette sur la table des négociations tombent dans l’oreille d’un sourd. Encore et toujours, on nous a dit que cette question serait abordée après que le programme d’austérité ai été terminé avec succès, ce qui constitue une prodigieuse farce dans la mesure ou le ‘’programme’’ ne pourrait jamais réussir sans restructuration de dette.

Ce week-end nous amène au firmament des discussions où Euclid Tsakalotos, mon successeur, s’efforce, encore, de remettre les choses en ordre : de convaincre un Eurogroupe hostile que la restructuration de la dette est un prérequis au succès des reformes grecques et non une récompense accordée après-coup. Pourquoi cela est-il si difficile à comprendre ? J’y vois 3 raisons.

« L’Europe ne savait pas comment répondre a une crise financière. Celle-ci doit-elle conduire à une expulsion (Grexit) ou une fédération ? »

Une raison est que l’inertie institutionnelle est dure à combattre. Une seconde raison est qu’une dette insoutenable donne aux créanciers un immense pouvoir sur les emprunteurs, et le pouvoir, comme nous le savons, corrompt même les meilleurs. Mais c’est la 3eme raison qui me semble la plus pertinente et, de fait, plus intéressante.

L’euro est un hybride entre un régime de taux de changes fixes, comme le SME des années 80, ou l’étalon or des années 30, et une monnaie étatique. Le premier compte sur la peur d’une expulsion pour garder sa cohésion, tandis que la monnaie étatique implique des mécanismes de redistribution des surplus entre États membres (par exemple, un budget fédéral, des bons du Trésor communs). Mais l’Eurozone n’est en réalité aucun de ces 2 concepts : c’est plus qu’un régime taux de changes fixes et moins qu’une monnaie étatique.

Et voilà bien le hic. Après la crise de 2008/9, l’Europe ne savait pas comment répondre. Devait-elle se préparer à au moins une expulsion (c’est le Grexit) pour renforcer la discipline? Ou se diriger vers une fédéralisation ? Jusqu’à présent cela n’a été ni l’un ni l’autre, et son angoisse existentialiste augmente sans fin. Schäuble est convaincu qu’étant donné la situation, il a besoin d’un Grexit pour faire retomber la pression, d’une façon ou d’une autre. Soudainement, une dette publique grecque perpétuellement insoutenable, sans laquelle le risque d’un Grexit s’évaporerait, a trouvé une nouvelle utilité auprès de Schäuble.

Que veux-je dire par là ? Basée sur des mois de négociations, ma conviction est que le ministre allemand des finances veut que la Grèce soit exclue de l’euro pour effrayer les Français et amener ces derniers à accepter son modèle d’une Eurozone disciplinée.

Source : le blog de Yanis Varoufakis, 11/07/2015. Traduction en urgence par Romain (merci encore) pour le blog www.les-crises.fr, librement reproductible en indiquant la source.

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80 réponses à Le ministre allemand des finances veut que la Grèce soit exclue de l’euro pour effrayer les Français, par Yanis Varoufakis

Commentaires recommandés

Wilmotte Karim Le 11 juillet 2015 à 19h53

He bhé, Syriza ne se couche plus?

Couché, debout, couché…
Enfin, dans la réalité, eux ils restent jusqu’ici debout, face à des forces qu’aucun peuple de l’Union n’a affronté depuis très longtemps!

Soutien total et patience!

  1. jo Le 11 juillet 2015 à 19h13
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    ALERTE – Berlin envisage une sortie temporaire de la Grèce de l’euro pendant 5 ans
    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Berlin-envisage-une-sortie-temporaire-de-la-Grece-de/611425.rom


    • jo Le 11 juillet 2015 à 20h12
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      “Traduction pour le blog http://www.les-crises.fr” cela veut dire que nous la devons à des talents cachés de ce blog ?? Si tel est le cas, merci à eux !


    • jo Le 11 juillet 2015 à 20h35
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      “Selon le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAZ) de dimanche, le Ministère allemand des Finances estime que les propositions de redressement économique avancées par Athènes ne sont pas suffisantes pour remettre la Grèce sur les rails à long terme. Dès lors, l’une des solutions, selon un document officiel, serait un «Grexit» (sortie de la zone euro) temporaire, pendant une période de cinq ans, le temps d’assainir l’économie grecque.

      Du côté grec, la réaction ne s’est fait pas attendre: une telle éventualité serait inacceptable.

      L’autre scénario serait qu’Athènes refasse de nouvelles propositions ces prochains jours, qui iraient plus loin que celles avancées jeudi. Comme gage, le gouvernement grec devrait transférer 50 milliards d’euros dans un fonds qui servirait à rembourser les dettes du pays.

      Pas de restructuration de la dette pour Schäuble

      Contacté par l’agence Reuters, le ministère allemand des Finances n’a pas voulu commenter cette information….”
      http://www.letemps.ch/Page/Uuid/433cd6a6-27f4-11e5-9a9f-be4265bf5f16


      • AUSEUR Robert Le 13 juillet 2015 à 16h09
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        Ce qu’il faut ………= MAINTENANT ……..C’est un deutchaout ……Il y en a marre de ces gens qui ficellent l’Europe , contre les intérêts des peuples !


    • personne Le 11 juillet 2015 à 20h48
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      c’est un premier pas et c’est peut être déjà mieux que pas de sortie du tout : peut être faut-il laisser du temps au temps pour que les esprits – crispés, le nez sur leur guidon – commencent à s’habituer ne serait-ce qu’à envisager une idée toujours rejetée et donc restée encore inenvisageable et donc informulable par eux jusqu’à ce jour.

      Par ailleurs, je m’interroge sur ce qui pousse Y. Varoufakis à raconter tout ça (maintenant qu’il n’est plus aux manettes) et à donner des informations qui – venant de lui – en tirent une très grande légitimité et probabilité de réalisation et qui, du coup, risquent fort de se montrer d’autant plus explosives, trouvant leur source dans ce témoignage de première main ; et ce, même en admettant que les autres peuples européens et/ou seulement français pourraient fort bien le deviner tout seuls.

      Bref, voilà un aveu et une réflexion qui ne pourront sans doute pas rester sans conséquence sur la suite… (ou l’art de jeter de l’huile sur le feu … ?).

      A suivre, donc.
      (au cas où d’aucuns en douteraient, je suis et reste de ceux et celles qui admirent la manière et le courage des dirigeants actuels de la Grèce et qui leur souhaitent, ainsi qu’au peuple grec, tout le succès possible).


      • jo Le 11 juillet 2015 à 21h41
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        Il y a peut-être simplement une petite rancœur étant donné que son pays a fait un geste en 1953 et que, alors que la réciproque se présente, l’Allemagne le leur refuse !!!


        • Twixer Le 13 juillet 2015 à 02h40
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          Il se dit ici que le sacrifice de la grece est conçu comme une arme anti-français. Ailleurs Charles Gave parle d’un allemand qui disait la même chose à propos des Italiens. Etc.
          Je crois simplement que,
          – l’Allemagne est une économie de 4 trillions, prospère
          – ce sont des gens rigoureux, souvent durs, mais fiables
          – ils font d’abord de la comptabilité et vu le désastre ils n’ont pas torts
          – en face d’eux qui ont ils ? Des bavards aux grands mots, sans parole, et incapables de quoi que ce soit en pratique – qu’on cesse d’évoquer la grece antique, sans rapport avec l’actuelle,
          – ils ont bien raison de vouloir sortir la grece
          Et c’est ce qui va se produire


          • bats0 Le 13 juillet 2015 à 06h59
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            Je suis en parti d’accord avec vos remarques concernant ces caractéristiques de l’Allemagne, mais ne dit-on pas qu’il faut savoir “mettre de l’eau dans son vin” ?
            Il est vrai, que la Grèce a, par le passé, (et peut-être encore aujourd’hui, concernant quelques grecs), était assez laxiste concernant le prélèvement de ses taxes et impôts, mais la question que je me pose est : pourquoi faire profiter aux armateurs de certains avantages (soit disant, de la part de Wolfgang Schäuble, inscrits dans les traités européens (je ne vois pas pourquoi ce cas particulier serait inscrit dans ces traités, et si c’est réellement le cas, il y a eu sûrement des transactions qui nous ont échappées)), et que le peuples doit payer cette compensation à n’importe quel prix.
            La rigueur allemande peut être justifiée dans certains cas, justement concernant la gestion, mais lorsque cette rigueur devient un entêtement, c’est un peu trop vite oublier le passé et surtout ses conséquences.
            Par exemple, l’entêtement d’Hitler à vouloir conquérir Moscou, malgrés l’hiver rigoureux (Napoléon avait fait la même erreur), est la cause de la défaite allemande, et avec comme autre conséquence des millions de personnes tuées inutilement, si ce n’est pour justifier cette rigueur.


      • Grognard Le 11 juillet 2015 à 21h57
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        “Par ailleurs, je m’interroge sur ce qui pousse Y. Varoufakis à raconter tout ça (maintenant qu’il n’est plus aux manettes)”

        N’est-ce pas une manière d’avoir deux fers aux feu?
        N’étant plus ministre, il est libéré d’une certaine obligation de réserve.


    • clerivet Le 11 juillet 2015 à 21h37
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      Il est clair que depuis l’élection d’Alexi les eurocrates ont une crise d’urticaire géant et qu’il leur faut un remède: pousser le bouchon le plus loin possible pour contraindre le 1 er ministre à la démission et mettre à la place des technocrates (cf M schuls) comme en Italie!
      soutien absolu aux grecs et à leur gouvernement


      • jo Le 11 juillet 2015 à 22h32
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        Je pense que c’est plus vicieux que cela. Déclencher un soulèvement pour qu’ils disparaissent lui et ses fidèles du paysage et faire revenir la droite que Junker a reçue il y a peu et pourquoi pas faire installer des technocrates tant demandés !!


    • K Le 12 juillet 2015 à 01h25
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      “ALERTE – Berlin envisage une sortie temporaire de la Grèce de l’euro pendant 5 ans”
      Autant dire une sortie définitive. Car je doute que les Grecs aient envie d’y retourner une fois que les 5 ans se seront écoulés…


    • kasper Le 12 juillet 2015 à 02h27
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      5 ans de sortie temporaire, ca me semble le meilleur moyen de faire peur a tout lemonde par le spectacle des difficultes qui suivront nécessairement la sortie, sans souverainete retrouvée a la cle et sans donner le temps aux effets benefiques d’apparaitre. Un bon marchre de dupe.

      C’est comme si le lobby du tabac proposait: “faisons donc l’experience de sevrer ce grois fumeur pendant 2 semaines!”. Evidement au bout des 2 semaines le sujet est anxieux, nerveux, irritable, il a pris du poid… Et aucun effet positif en vue. Conclusion evidente: “la clope c’est bon pour la santé”.


    • Manu Le 12 juillet 2015 à 04h16
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      J’aime bien le “temporaire”.

      Je vois bien la situation après cinq années de ban, d’austérité, d’agression, le pays coupé de toutes relations avec l’europe, “demandant” à être réintégré à cette belle europe protectrice et prospère.

      Crédible.


  2. Alae Le 11 juillet 2015 à 19h26
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    Les Grecs, à 79% contre le nouveau plan d’austérité de Syriza.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-11/79-greeks-oppose-syrizas-third-bailout-proposal#comment-6299417


    • Homère d'Allore Le 11 juillet 2015 à 23h13
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      Alae, si Schäuble le refuse, ce plan d’austérité n’aura plus lieu d’être…


    • Louis Robert Le 12 juillet 2015 à 00h29
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      Hier, ici même, devant tant d’accusations de traîtrise, j’ai évoqué cette possibilité, sans convaincre qui que ce soit, je crois… 🙂

      Je récidive donc maintenant: craignez la colère des peuples que vous insultez, après les avoir ruinés, surtout s’il s’agit de peuples amis! Hier soir, sur Syntagma, des jeunes magnifiques, sourire aux lèvres, affirmaient n’avoir jamais vu le peuple grec au sommet de la colère comme il l’était désormais.

      Zerohedge erre. Au train où vont les choses, Tsipras et Syriza auront bientôt le peuple grec révolté derrière eux, à plus de 80%. Craignez que sa colère et sa haine se tournent demain contre l’euro et contre l’Europe, à la mesure de son estime et de son attachement d’hier. Versailles et le monde musulman ont témoigné et témoignent encore quotidiennement des conséquences de l’humiliation que nous faisons subir aux peuples que nous avons ruinés.


      • AUSEUR Robert Le 13 juillet 2015 à 00h35
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        Je partage le point de vue de Louis Robert : J’ajoute qu’en matière d’humiliation = Le refus des endetteurs professionnels d’accepter le résultat du référendum Français ……Devrait conduire notre peuple , avant qu’il ne soit trop tard ……Aux côtés du peuple Grec , s’il est “jetté” par un «Grexit» de l’Europe : Je ne vois pas d’autre alternative ……….! J’éprouverais trops de difficcultés de travailler , la main dans la main , avec les boches !


        • AUSEUR Robert Le 13 juillet 2015 à 16h13
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          Oui , je confirme …….Ce qu’il convient d’appliquer aux celles et ceux-ces qui se prononceraient pour un Grecxit ……C’est un deutchxit !


  3. dissy Le 11 juillet 2015 à 19h34
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    Temporaire(rires)..définitive oui.

    Attention la récupération a deja commencé chez les droiteux bientôt en élections:

    Rajoy met en garde les Espagnols contre l'”exemple grec”.

    Les Espagnols devront choisir lors des prochaines élections législatives entre la poursuite de la reprise économique et le chaos à la grecque, a déclaré samedi Mariano Rajoy, dont le Parti populaire (PP) vient d’essuyer un lourd revers face aux partis anti-austérité aux élections locales.

    “Il n’y a pas besoin d’aller très loin pour voir combien il peut être facile de mettre à mal la reprise”, a déclaré le chef du gouvernement en dressant un portrait très sombre de l’état de l’économie grecque depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza, le parti de gauche radicale d’Alexis Tsipras. “Est-ce cela, le changement promis par les nouveaux partis d’extrême gauche en Espagne ?”, a-t-il demandé en égratignant Podemos et dans une moindre mesure les centristes de Ciudadanos, les deux mouvements citoyens qui ont mis à mal la domination du PP lors des élections municipales et régionales.

    sources figaro fil info crise

    Jean-Pierre Le Goff : « L’Europe est devenue une utopie de substitution »

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/11/31002-20150711ARTFIG00063-jean-pierre-le-goff-l-europe-est-devenue-une-utopie-de-substitution.php

    Un parfum de Mai 68 ?

    http://blogs.lecho.be/colmant/2015/07/un-parfum-de-mai-68-.html

    http://www.nakedcapitalism.com/2015/07/tsipras-has-just-destroyed-greece.html


    • Grognard Le 12 juillet 2015 à 18h25
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      De quel crédit joui encore Rajoy?
      Lorsque vous êtes discrédité ; vous pouvez énoncer la vérité la plus simple ; on vous croit difficilement.
      C’est à cette aune qu’il faut peser les propos de Rajoy.


  4. sg Le 11 juillet 2015 à 19h40
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    Incroyable. Hier encore, tous les financiards (y compris Schäuble) et les politicards (à part Merkel) se réjouissaient de ce que Alexis Tsipras s’était « couché » en proposant les mêmes mesures que celles demandées précédemment par l’Eurogroupe (en oubliant soigneusement de préciser qu’il demandait toujours un restructuration de la dette), et maintenant que c’est voté et que tous les feu verts ont été donnés par le Parlement hellénnique, ils changent d’avis et disent que ce n’est pas suffisant!

    Effectivement, ils vont avoir du mal à le justifier.

    Ah non, pardonnez-moi, c’est tout à fait raisonnable, c’est parce qu’ils n’ont « plus confiance en la Grèce » comme l’ont déclaré Wolfgang Schäuble et Jeroen Dijsselbloem:
    « La confiance a été détruite ces derniers mois, on ne peut pas se reposer sur des promesses »
    « Le principal problème est la confiance »
    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021201857684-en-direct-le-parlement-grec-donne-son-feu-vert-a-tsipras-1136507.php

    Non mais vraiment, ils prennent le public pour des cons à ce point là pour ne même plus faire l’effort de trouver une excuse officielle un tant soit peu potable pour systématiquement refuser toute négociation avec la Grèce?


    • jeff Le 11 juillet 2015 à 21h17
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      Ils veulent les réduirent en cendres .
      Parce que ,ils ont dit non au réfèrindum.


      • jo Le 11 juillet 2015 à 21h48
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        C’est tout à fait cela. Par ailleurs, ils savent que s’ils cèdent l’Italie, l’Espagne, l’Irlande… demanderont une restructuration de leurs dettes !
        Quand on voit tout se dont ils se gavent, c’est scandaleux !

        Confirmé par cette vidéo !

        http://www.rts.ch/info/monde/6935224-reunion-de-l-eurogroupe-sur-la-grece-sur-fond-de-manque-de-confiance.html


      • jeanpaulmichel Le 11 juillet 2015 à 21h51
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        Exactement. Lorsque l’experience Syrisa sera remisée au placard, et qu’un gouvernement servile sera mis en place, la confiance reviendra. L’Eurogroupe cherche le KO debout.
        J’en arrive à me demander si la délégation grecque sera autorisée à atterrir à Athènes car l’accueil risque d’être mouvementé.

        Le seul point positif -si je peux le dire ainsi – c’est que les masques sont tombés sur la nature de cette construction économique, sur la nature exacte des dirigeants actuels et passés qui, de plus, souhaiteraient un second mandat.


      • Louis Robert Le 12 juillet 2015 à 00h57
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        Même avant le “OXI!”, ils le voulaient!

        Le “OXI!” en est la conséquence… et non pas la cause.


    • jave Le 11 juillet 2015 à 22h09
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      Oui, mais il y a vraiment une histoire de ‘confiance’. Si l’UE débloque un ‘plan d’aide’, elle desserre la laisse de la dette et n’a plus que sa demande d’excédents primaires pour peser (sur le dos du peuple), non ?


    • languedoc30 Le 11 juillet 2015 à 23h34
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      Maintenant c’est clair, pour Schauble le serrage de ceinture ne sera jamais suffisant. Donc il reste deux solutions à Tsipras : il boit le calice jusqu’à la lie, ou il claque la porte.


  5. chris Le 11 juillet 2015 à 19h46
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    C’est ce que dit plus ou moins Varoufakis dans sa conclusion.


  6. jo Le 11 juillet 2015 à 19h48
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    Au moment des dernières élections, nous avons eu charlie hebdo. Pour les régionales nous aurons le grexit afin de démontrer à ces Français europhobes qui contestent, ce qui les attend s’ils veulent sortir de l’euro !
    Nous les avons déjà vu à l’œuvre, puisque avant le référendum grec, toute la cavalerie, les mensonges, les coups bas… ont été de sortie !


    • toufou Le 11 juillet 2015 à 23h18
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      Enfin, la France, c’est quand même un gros,gros morceau . Si elle sort, c’est l’Eurozone qui fait pchitt !


  7. Wilmotte Karim Le 11 juillet 2015 à 19h53
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    He bhé, Syriza ne se couche plus?

    Couché, debout, couché…
    Enfin, dans la réalité, eux ils restent jusqu’ici debout, face à des forces qu’aucun peuple de l’Union n’a affronté depuis très longtemps!

    Soutien total et patience!


    • Jmk011 Le 11 juillet 2015 à 20h39
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      Tsipras s’est peut-être couché, mais certainement pas Varoufakis dont l’analyse exceptionnelle sur le véritable but de Merkel et Schäuble apparait évidente. Syrisa doit absolument se reprendre, et en premier lieu Tsipras dont les dernières propositions sont apparues totalement déconnectées de la réalité, quelques jours à peine après le triomphe du non au referendum.


      • Julie Le 11 juillet 2015 à 20h56
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        Dans l article du Guardian, Varoufakis dit le mot tabou “corruption”
        Un mot qui sonne lourd pas seulement en Grèce, Italie, Espagne mais bien sûr en France, et la raison pour laquelle la France ne rejoindra jamais l”Europe “vertueuse” (sic, celle où la corruption est plus discrète et où les trous juridiques et paradis fiscaux sont un art de vivre)
        Quant aux Allemands et autres, avec le fric qu’ils vont perdre sur les marchés chinois, c’est bien normal qu’ils entrent en mode “panique”


    • Charles Michael Le 11 juillet 2015 à 20h53
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      @Wilmotte Karim

      Mon sentiment, on n’est certain de rien et c’est loin d’être fini.

      En lisant les détails de la proposition Syriza- dernière il y a plein de délais, et d’amoindrissement et d’issues de secours, comme le souligne Romanic Godin et Jacques Sapir (pourtant pas content).
      Et puis il y a des demandes financières, Tsipras est passé de 35 M à 53.5 et maintenant à 75.
      Appuyé par le FMI relooké Washington, Hollande dopé par Obama, Sarko girouette, Tusk tout mignon.

      Trop injuste pour la bonne Mme Merkel.


    • Bruno Le 11 juillet 2015 à 21h10
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      Comme disait Emmanuel Todd que je cite de memoire:

      “l’hitoire nous a montre qu’il ne faut pas compter sur l’Allemagne pour etre raisonnable”.

      Ils nous semblent en realite, bien disciplines, bien decides, et relativement jusquauboutistes.

      Mais pourquoi, bon sang, ne sortent-ils pas eux-meme de l’Euro !?!?


      • jave Le 11 juillet 2015 à 22h29
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        Au cours d’un voyage scolaire en Allemagne avec ma classe de 3ème, on avait été très surpris de voir nos petits camarades allemands se réunir le soir au bar pour chanter et danser comme un seul homme sur la chanson “follow the leader” (https://www.youtube.com/watch?v=xMjW4sIBzWE).
        C’était vraiment leur truc cette chanson, ils nous l’ont ressortie à plusieurs occasions et à chaque fois en exécutant tous la même chorégraphie. A l’époque, en bons petits français, on avait jugé ce comportement ridicule. Aujourd’hui quand je vois Merkel avec un casque à pointe dans Bild, j’y repense et me dis : “mon dieux, mon dieux”.


      • Lucas Le 11 juillet 2015 à 23h44
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        Et comme disait également E.Todd (également de mémoire): “la prochaine fois il faudra couper l’Allemagne à l’horizontale”


      • Louis Robert Le 12 juillet 2015 à 00h52
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        Mais bon sang, par ce qu’ils en profitent, qu’ils en vivent, comme l’Empire vit au dépens du reste du monde! Penchez-vous sur le Minotaure de Varoufakis, écoutez-le vous en parler sur Youtube… et de ce désordre que l’Empire désigne comme “l’ordre mondial”…


    • Astrolabe Le 11 juillet 2015 à 21h59
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      Ach, matame, c’est que monsieur Schaüble comme son parti la CSU sont des représentants éminents du conservatisme germanique casqué et botté: le mépris pour les gens du sud ne concerne d’ailleurs pas que les grecs, les italiens et les espagnols. N’imaginons surtout pas qu’il nous voit , nous français, comme des gens du nord. Non, un peu mieux que des slaves, peut-être, et encore…
      La Bavière, de Munich au sud à Nuremberg au nord, a joué un rôle important dans les années 30…..
      Et puis la Bavière a, pour une large part, accueilli en 1945 les réfugiés allemands des pays de l’est (de l’Ukraine, de Roumanie, Tchéquie, etc, etc). Une majorité donc des 12 millions d’Allemands “rentrés” au pays, ayant tout perdu et dont le ressentiment était immense (partiellement justifié d’ailleurs). Leurs “clubs” “associations”, etc, se sont assez bien retrouvés dans la CSU. Pas tous, mais beaucoup, beaucoup.
      Donc tous ces gens du sud et de l’est ne doivent pas trop compter sur eux pour recevoir de l’aide !!!, ou qu’ils s’apitoient sur leur sort !!!


  8. Anne Le 11 juillet 2015 à 19h54
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    Qui gouverne en Allemagne ? Il me semble naïvement que ce sont les industriels allemands.

    Si ceux ci sont si intraitables envers les grecs au nom de “un sou est un sou” (je simplifie), ils s’opposent d’une certaine façon aux zuniens qui eux, veulent que la Grèce reste à tout prix dans l’UE et l’euro (et aux frais des européens et surtout au prix des souffrances du peuple grec) dans l’UE qu’ils contrôlent complètement, qu’ils sont en train de finir de vassaliser complètement avec le TAFTA.

    L’UE qui n’est plus ni une puissance économique, ni une puissance politique : 28 pays qu’en réalité peu de choses unissent au fond, (l’élargissement à l’est avec en plus l’euro a détruit toute cohésion à l’intérieur même des pays, ( sauf l’Allemagne “réunifiée” ) pays de l’UE ligotés par des dettes qui sont insoutenables, ni une puissance militaire…bref un ensemble de colonies pour la finance anglo-saxonne, colonies avec comme administrateurs nos classes politico médiatiques.

    Pour les zuniens qui gèrent l’ensemble militairement avec l’OTAN et le reste par le chantage l’espionnage, (c’est le crime de Sarkozy qui a inféodé la seule puissance nucléaire indépendante en Europe, la France), et la Grèce est stratégique, le peuple grec souffre (mais l’oligarchie grecque est elle vendue et profiteuse, et la source des problèmes, avec la complicité de Goldman Sachs, dès le départ, il y a gros à parier que beaucoup des fonds qui ont constitué la dette sont partis dans les poches des complices et des paradis fiscaux, tout bénéfice pour l’Empire.

    En UE, il y a beaucoup de vers dans le fruit.


    • Wilmotte Karim Le 11 juillet 2015 à 19h58
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      “qu’ils sont en train de finir de vassaliser complètement avec le TAFTA.”

      Vous savez que les multinationales européennes veulent aussi le TAFTA?!
      Et que les travailleurs US réveillés n’en veulent pas, du TAFTA?!


    • Paola44 Le 12 juillet 2015 à 11h23
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      Si c’étaient vraiment les industriels allemands qui gouvernaient, il n’y aurait pas eu les sanctions économiques envers la Russie, qui leur nuisent énormément et contre lesquelles ils protestent régulièrement sans être entendus. Non, l’Allemagne est un pays occupé, ne l’oublions pas. Il parait en outre que Mme Merkel rêve du poste de secrétaire général de l’ONU, ce qui pourrait expliquer son rôle de carpette des US.


  9. jmi Le 11 juillet 2015 à 20h23
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    Si j’étais Angela, je ne recevrai pas Tsipras, ce grec. Ces grecs, berceau de notre Europe, quand on imagine la Grèce et ce qu’étaient les Germains 420 ans avant J-C.
    Qui a-t-il de commun entre Platon, Diogène et Mme Merckel , desquels ou de laquelle parlerons -nous encore dans 2.400 ans ??

    je lui conseillerai lire ces quelques lignes de Emil Cioran extraites de son Précis de décomposition :
    « Un jour , un homme le fit entrer dans sa maison richement meublée et lui dit : « Surtout ne crache pas par terre ! » . Diogène qui avait envie de cracher lui lança son crachat au visage, en lui criant que c’était le seul endroit sale qu’il eut trouvé et où il pût le faire ». (Diogène Laerce)


    • jo Le 11 juillet 2015 à 20h31
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      Et Bainville de dire de l’Allemagne “C’est « le chien enragé de l’Europe »” !


      • ISTINA Le 11 juillet 2015 à 22h37
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        Qui a-t-il de commun entre Platon, Diogène et Mme Merckel , desquels ou de laquelle parlerons -nous encore dans 2.400 ans ??

        ************************************************************************************************************
        Pourquoi remonter à l’Antiquité ?
        Etiez-vous né avant 1939 ?
        Vous n’avez jamais dù entendre parler d’un certain ADOLF, il aboyait très fort et,
        les {{{ la Paix à tous prix }}} se sont tellement déballonnés que ça a déclenché
        la deuxième Guerre Mondiale car l’Adolf en question armait sans limitations il exigeait
        et le Comble, qui pedrsuadé de l’entrée en Guerre des U.S.A s’est vu envoyé se fa


        • ISTINA Le 11 juillet 2015 à 23h00
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          Je n’avais pas doublon, vous m’avez coupé en m’interrompant.
          Je vais essayer de terminer si j’y parviens.
          ****************************************************************************
          Churchill s’est vu envoyer se faire voir chez les?????par
          Frank Délano ROOSWELT qui étant donnée leur Neutralité,
          les U.S.A ne pouvaient s’incriminer dans une Guerre Européenne.
          L’Angleterre alors qu’elle ne possédait aucune armée de Terre,
          aucun Blindé, comme toujour, manipulant les uns et les autres,
          devant le refus de Rooswelt mis la France dans la Merde car,
          si l’Angleterre avait un Allié important, la France avait un allié
          si peu important, s’est crue obligée comme de coutume, de prendre
          ses directives à Londres! Dés lors, nous serions les Dindons,
          et Churchill au lieu de se joindre à la contre offensive de WEYGAND,
          A fait réembarquer et voilà que la contre Offensive? l’armée Anglaise de seulement 200.000 soldats non aguerris partie à >Londres et Weygand réalisant que nous n’avions plus d’allié,
          jugea que c’était foutu, l’armée Française submergée, la moitié du Pays envahi,
          il était urgent de demander l’Armistice avant que le Pays soit totalement envahi.
          Voillà réalité !!!!!!!


        • jmi Le 12 juillet 2015 à 08h44
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          hélas oui, je suis né avant 1939 et ai vécu cet exode de cette France triomphante.

          Quant à la neutralité des USA ???
          S’il n’y avait pas eu Pearl Harbor, les USA auraient-ils déclaré la guerre aux Allemands ?

          http://www.dailymotion.com/video/xxkk36_jacques-pauwels-le-mythe-de-la-bonne-guerre_webcam

          d’accord pour votre raccourci sur la campagne de 1940… mourir pour Dantzig… Merci Clémenceau ….

          bon dimanche


    • vallois Le 11 juillet 2015 à 22h14
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      Tout une symbolique aussi, à la même époque Xerxès Ier réclamait la terre et l’eau ce que l’empire européen-US fait de manière “policée” par la dette. Sa nombreuse armée venait rencontrer la résistance des spartiates et 700 Théspiens au Thermopyles alors qu’il pensait qu’il fuiraient.


    • Serge Le 11 juillet 2015 à 22h27
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      Jmi.
      Je ne vous ferais pas l’injure de rappeler les grands philosophes allemands ,la floppée de mathématiciens et scientifiques géniaux qu’a produit ce pays .
      Si on ajoute à cela Bach,Haendel ,Beethoven ,Goethe,Schiller,Novalis ,les frères Grimm etc etc ..je pense que ce n’est vraiment ni d’à propos, ni le sujet .


      • jmi Le 12 juillet 2015 à 08h59
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        Je n’ai jamais dit que ces personnages étaient méprisables, au contraire, je pense qu’ils ont beaucoup apporté au monde dans leurs disciplines respectives, je pense entre autre à Novalis que peu de monde connait, hélas, mais si on ajoute à cette liste Mme Merkel, tout le monde s’esclaffe !!
        D’ailleurs, roule-t-elle pour l’Europe ou l’Allemagne ?

        bon dimanche


  10. keepitreal Le 11 juillet 2015 à 20h28
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    il existe 2 manières de dissuader les pays de quitter la zone euro :
    – la manière douce traditionnelle : prétendre que la zone euro nous protège de toutes les catastrophes et, concernant les pays en difficultés comme la Grèce, distribuer des crédits de trésorerie qui permettent de prolonger le statu-quo et l’illusion qu’il n’y aurait pas de vie hors de la zone euro
    – la manière dure toute récente : quand la manière douce atteint ses limites pour un pays comme la Grèce, il s’agit alors de pourrir au maximum sa situation pour que sa sortie hors de l’eurozone se passe au plus mal et serve ainsi de contre-exemple pour dissuader les autres pays qui seraient tentés par un départ

    Les 2 manières sont efficaces sur le plan psychologique, même si elles ne résolvent évidemment aucun problème économique ou politique.

    Pour moi qui suis français et non pas grec, le problème est que je risque de n’assister à un retour au Franc que bien plus tardivement que les Grecs avec leur drachme… Je suis donc condamné au “bonheur européen” pour plusieurs années ou décennies supplémentaires…


    • Alfred Le 12 juillet 2015 à 15h29
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      Effectivement notre agonie peut être encore longue. La France mettra encore du temps pour se mettre au “niveau” de l’Espagne qui lentement bafouille avec podemos qui n’est pas encore au pouvoir (et il a fallu bien des souffrances pour que podemos émerge). Plus avancée dans la décomposition et la souffrance la Grèce a mis syrisa au pouvoir avec pour l’instant le résultat que l’on sait.
      Les gens n’ont pas encore pris conscience en France de l’intensité de ce qui les attend pour voir émerger d’alternative populaire (et lorsque cela sera le cas la bataille sera encore longue).
      En attendant le “souverainiste” chevenement dresse dans Marianne les louanges de valls. Voilà qui ouvre les yeux sur ce souverainiste là / on est pas prêt de sortir de l’euro. Côté LePen reste à savoir si elle va trahir le système qui l’aura porte au premier plan (en comparaison de Dupont aignant) ou ses électeurs.
      Bref il n’y aura pas de voie rapide politique (quoi qu’il se passe économiquement) avant de voir éventuellement émerger une alternative.
      D’ici là ça laissera le temps aux macrons et clones de dépecer les derniers outils de souveraineté (arianeespace thaled puis dassault finiront par avoir un destin “européen” puis américain comme Alstom).
      Si un jour un pouvoir souverain émerge, ce sera sur un champ de ruines.
      Même si les choses ont l’air de s’accélérer, il ne faut pas se méprendre. Ce sera long. Très long à l’échelle de nos vies.


  11. Feuille de Mars Le 11 juillet 2015 à 20h56
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    (Le ministre allemand des finances veut que la Grèce soit exclue de l’euro pour effrayer les Français, par Yanis Varoufakis)

    Ha oui, je me sens tellement effrayé que je souhaite que cette catastrophe arrive. ^_^

    Longue vie au peuple grec qui a su prouver qu’il tenait plus de l’hoplite que de l’hilote !


  12. romain Le 11 juillet 2015 à 21h20
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    Le monde qui nous fait du … heu, Le monde
    http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/07/11/l-inquietant-tableau-de-la-situation-economique-et-financiere-grecque_4679850_1656955.html

    Attention ca pique les yeux:
    “A l’époque, le ratio dette sur PIB était évalué à 125 % en 2020, 112 % en 2022, et la dette considérée comme soutenable. Mais depuis le début de cette année, le fait que l’ancien gouvernement, celui du conservateur Antonis Samaras, et le nouveau, d’Alexis Tsipras, aient stoppé le programme de réformes, a considérablement pesé sur ces chiffres.

    Bin oui on l’a tous compris: plus d’austérité favorise la croissance.


    • jave Le 11 juillet 2015 à 23h30
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      Enorme !
      Le passage suivant directement celui que vous citez :
      Fin juin, juste avant l’annonce du référendum en Grèce, les créanciers d’Athènes estimaient que le ratio dette/PIB risquait de grimper à 150 % en 2020.
      Ahahahahhahahahahahahahhahaha !


  13. pyrrhogaster Le 11 juillet 2015 à 21h53
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    On ne sort pas de l’euro “pour 5 ans”. Une fois qu’on a supporté le coût de sortie on profite de sa liberté et on ne cours pas se remettre dans le piège.


  14. jo Le 11 juillet 2015 à 21h57
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    “«…Dans ces propositions, il manque des réformes centrales et importantes pour moderniser le pays et pour assurer la croissance économique et le développement durable à plus long terme», ressort-il du document cité par le quotidien. C’est pourquoi, selon le ministre allemand, «les conditions pour un programme d’aide totalement nouveau sur trois ans via le Mécanisme européen de Stabilité» ne sont pas remplies…”
    http://www.sudinfo.be/1330504/article/2015-07-11/dette-grecque-l-allemagne-envisage-un-grexit-temporaire-de-5-ans-si-les-proposit


  15. PHANTOM Le 11 juillet 2015 à 22h07
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    “Note OB : cet exemple : soit il se drogue là, soit c’est de l’intox liée à la négo en cours…”
    Je ne sais pas s’il s’agit ou non d’intox, mais il semblerait tout de même que l’instauration du nouveau dinar irakien n’ait pas été simple à réaliser
    http://www.leconomiste.com/article/une-nouvelle-monnaie-pour-lirak


  16. Jeanne L Le 11 juillet 2015 à 22h45
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    Si je comprends bien après la démission de Varoufakis,” nos” ministres veulent la peau, la queue et les oreilles de Tsipras, ils ont déjà mis d’autres fers au feu: “La rivière” (to potami), Samaras bis, l’Anel qui va rompre ?
    Tout serait ainsi bouclé: débarrassés même de croiser le regard de celui qui a osé demander au peuple de le soutenir, on pourrait entre soi se refiler les Grecs, îles et montagnes, bateaux et pétrole en se les partageant entre complices.
    La Finlande serait le poisson pilote, comme elle l’a été la semaine dernière pour évincer les Russes des discussions de l’OCDE et leur refuser des visas pour assister à une réunion internationale, elle protégerait Mme Merkel et les ploutocrates allemands.
    Un gauleiter doit déjà être prêt à se substituer à Syriza
    Les Grecs n’ont plus de travail, ils ont serré eux même la corde de leur cou et maintenant non seulement le tabouret qui était sous leurs pieds ne sera pas rehaussé, mais ils vont rester pieds ballants …
    Ce qu’on peut reprocher à Syriza c’est de ne pas avoir préparé concrètement (du moins il ne semble pas) la sortie de la zone euroet son agenda pas plus d’ailleurs qu’il n’y a la moindre réflexion sur cela au PG, au PCF et dans le PGE entier.
    Il faut qu’ils prennent fissa des dispositions pour agir dès que la rupture sera officielle, mais le peuple n’y est pas préparé, c’est la faute et l’erreur de ces types pourtant si valeureux.


  17. Jeanne L Le 11 juillet 2015 à 22h52
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    C’est la réunion de l’OSCE qui a été refusée aux Russes (non l’OCDE).


  18. jo Le 11 juillet 2015 à 23h15
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    Il me semble qu’un journaliste d’itv, Jérôme Libeskind, avait déclaré après le résultat du référendum et de la mise en action du MES, qu’aucune aide ne pouvait être obtenue par la Grèce étant donné qu’il y avait eu un référendum !


  19. Pic et Puce Le 11 juillet 2015 à 23h15
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    Les fondamentaux de l’économie grecque sont bons et bien meilleurs que les nôtres.
    Que la Grèce récupère sa monnaie, la drachme et surtout que la nation grecque
    redevienne propriétaire de cette monnaie.Elle peut rembourser avec se monnaie la
    partie légitime de la dette c’est à dire 20 % à tout casser. Ensuite elle peut rester dans l’UE, la quitter, se rapprocher des BRICS et enfin sortir de l’OTAN avec un statut de pays neutre…
    Il faut se libérer des usuriers, des faux monnayeurs et des fauteurs de guerre et
    de terrorisme tous au service de l’Empire…


  20. tintin Le 11 juillet 2015 à 23h36
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    Les conditions d’un “Grexit” par J. Sapir

    http://russeurope.hypotheses.org/4089


  21. Des Croissants ? Le 11 juillet 2015 à 23h39
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    Non, mais les pays du nord (dont fait partie la Suisse) possèdent une corruption importante mais “moins visible”, beaucoup plus discrète comme l’indique Julie.

    Si je prend l’exemple de mon pays, la Suisse, tout est absolument réglementé, jusqu’à la couleur de certaines habitations, ou la possibilité d’installer un cabanon dans le jardin. Toutefois, dès qu’il s’agit de finance, ou de commerce international, ou de droit des sociétés, certains “trous” législatifs existent pour permettre un système de corruption généralisé.

    Pour résumer, il n’y a pas de corruption “de bas niveau” (je ne peux pas corrompre le fonctionnaire de ma commune pour construire un cabanon), mais il existe une importante corruption de haut niveau pour que telle entreprise ne soit jamais contrôlée fiscalement (accords cadres pour une imposition au forfait), bidonnage d’appels d’offres, ententes cartellaires à tous niveau, copinages en tout genre, etc

    Je suppose que cela doit être la même chose en Allemagne, où les Landers doivent fermer les yeux sur certaines pratiques de leurs grosses entreprises.

    C’est juste que les pays du sud ont une corruption plus fragrante (et sûrement moins coûteuse à la société) que les pays du nord.


  22. JPS1827 Le 11 juillet 2015 à 23h52
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    Merci beaucoup pour ces traductions très intéressantes (j’ai lu avec grand intérêt ce qu’à dit Varoufakis à l’Eurogroupe du 18 juin) !!
    J’ai peut-être manqué le coche, mais y a t-il eu un billet récent sur la situation réelle de l’Espagne (Rajoy vient de “mettre en garde les espagnols contre l’exemple grec”, en se targuant des résultats de sa politique sur la croissance…)


  23. nicolas Le 11 juillet 2015 à 23h53
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    bonjour,

    lorsqu’un psychopathe assassine sa victime par asphyxie, il la laisse respirer de temps à autre pour nourrir l’espoir de survie. puis, lorsqu’il sera lassé et que sa victime sera exsangue, il ne lui donnera plus d’aire et son agonie sera un long espoir de survie…

    a quel degré de psychopathie avons-nous affaire ?

    naturellement la Grèce renaîtra ! sous quelle forme ? seuls l’imaginent ceux qui ont la vision à très long terme et le pouvoir de l’accomplir… ou pas…


  24. Layec Le 12 juillet 2015 à 00h02
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    Emmanuel Macron à Madrid in http://www.huffingtonpost.es/2015/07/11/macron-francia_n_7776504.html?utm_hp_ref=spain sic ” L’euro est une drogue qui se transforme en poison” … Pendant 10 ans l’Euro a été une morphine : ceux qui avaient des dettes se sont endettés encore plus, ceux qui avaient un peu de compétitivité ont augmenté les salaires … avec la crise : la morphine est devenue un poison. Pour en sortir, normalement, on dévalue … mais avec l’Euro c’est forcément baisse des salaires et austérité … mesures dont on se remet très lentement.
    Face au problème, il y a 3 solutions :
    – 1/ Plus de solidarité et de convergence entre les pays de la zone
    – 2/ Ne rien faire ce qui fera monter le populisme et les extrêmes
    – 3/ Reconnaitre l’erreur et démonter l’Euro de façon ordonnée après un vote
    Je préfère la solution 3/ à la solution 2/ … peut-être que c’est une erreur mais ça sera une erreur décidée par tous après un vote.


  25. aleksandar Le 12 juillet 2015 à 00h20
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    La Grèce sortie de l’euro, ayant renégocié sa dette, avec un monnaie dévaluée mais stable, Syriza à la manœuvre pour reformer le pays, lutter contre la corruption et le clientélisme.
    Je pense que je vais investir en Grèce rapidement, il va y a voir d’énormes opportunités, il parait en plus qu’il y a un peu de pétrole et de gaz….


  26. Dizalch Le 12 juillet 2015 à 00h22
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    Moi ce qui me fait sourire c’est les revirements de comportement dans les fils de commentaires ici, entre ces jours derniers, notamment hier (et encore ce matin), et ce soir avec ce post 😉

    Pourtant, on en entendait des “c’est un traitre”, “il s’est couché”… blablabla, alors que nous étions quelques uns à dire “attendez, il y a quelque chose derrière, rien est joué, il faut tenir compte de ce que Tsipras demande en “contre partie sine qua non”… mais nan, rien y faisait, il y en avait déjà qui le pendait haut et cours, sans tenir compte des discours de ces derniers mois de l’UE (pas de restructuration, etc. etc.);

    Bref, du calme… attendons demain… Encore une fois comme dit hier, personne ne sait à quel point les conditions de Syrisa sont “non négociables” (quand bien même les médias disent qu’ils “ont tout accepté”, il faut être aveugle, naïf ou stupide pour les croire sur parole et s’arrêter à ce constat… sans tenir compte de ce que Syrisa demande en contre partie…
    Et c’est là que le bas blesse, l’UE est-elle prête à “jouer le jeu”? ou pas?… suivant les réponses, les scénarios diffèrent…
    Et on en reste au même point qu’hier 😉 (car il n’y a rien de nouveau sous le soleil, chacun sait depuis au moins 2 mois que l’Allemagne, et d’autres, ne veulent pas entendre parler de restructuration, ni de nouveau plan… mais qui sait?… ‘fin bref…) Wait & see…


  27. rakosky Le 12 juillet 2015 à 00h34
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    Je trouve au contraire le billet de Sapir.tres modéré par rapport à la brutalité avec laquelle agissent ces bandits.Beaucoup et pas seulement en Grèce sont partagés ce soir entre le dégoût et la colère
    Surtout que plus personne ne vienne nous parler d Europe sociale.
    A part un soulèvement général pour abattre l’UE,je ne vois pas d issue ni pour les grecs ni pour personne


  28. Téji Le 12 juillet 2015 à 00h41
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    À la réflexion, je me dis que le départ de Varoufakis du gouvernement, demandé ou non par le camp adverse, est peut-être un choix éminemment stratégique : il a les infos de première main et dispose maintenant de la liberté de parole, une façon de servir encore les intérêts de son pays !
    SI c’est ça, bien joué : du grand art politique !


    • Wilmotte Karim Le 12 juillet 2015 à 09h33
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      Peut-être que oui, peut-être que non.

      Je ferai remarquer que jusqu’ici, toutes les attaques contre Syriza se sont retournées contre l’agresseur: sans nécessairement avoir de plan pré-construit tordu, Syriza répond dans des délais rapide à ces attaques, en les retournant.

      Il y a une dynamique historique à l’œuvre.
      Ainsi, la même chose en 2010-2012 n’aurait pas du tout eu le même effet.

      La preuve est la tentative de référendum de Papandréou. Et ce qu’il en est advenu.


  29. Gabriel RABHI Le 12 juillet 2015 à 01h17
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    Pour moi, après l’impossibilité de changement politique en Grèce (fin de l’austérité), changement qui est strictement incompatible avec l’absence de rétablissement de la souveraineté monétaire, (ce que j’ai expliqué dans ma tribune intitulée “Le non Grecque, ou l’illusion d’un changement”), on passe à la phase suivante : “La défense par l’Allemagne de sa zone de souveraineté monétaire”.

    Je m’explique :

    L’absence de “redistribution” (transfert de l’Allemagne vers la Grèce, ou les autres pays de l’euro-zone) se manifeste de manière symptomatique dans l’euro-système. La banque centrale Allemande accumule des dettes de la BC Grecque. Pour éviter cela, il faut que toutes les économie “marchent au même pas”. Et comme l’euro est un Mark déguisé, pour n’en pas dénaturer les fondements, l’Allemagne a besoin que l’Ordo-libéralisme qui sied tant a ses intérêts ne se transforme pas en une générosité généralisée à tous les états endettés.

    Les politiques monétaires ne sont pas multiples. Le déséquilibre de l’euro-système doit se traduire par l’appauvrissement des pays endettés, non par des annulations de dette, sans quoi l’euro n’a plus le même intérêt pour l’Allemagne (il lui serait défavorable). Or, la construction politique de l’euro-zone (qui n’est qu’une étape dans le projet Américain d’arrimage de l’Europe de l’ouest), n’a pu se faire qu’au conditions de l’Allemagne : une banque centrale qui vise 2% d’inflation, protège l’épargne Allemande, et des dispositions dans les traités qui renforcent une orientation ordo-libérale.

    L’impérialisme se fait toujours avec la monnaie. Et l’impérialisme monétaire Allemand (l’exploitation de territoire au profit d’un pouvoir centrale) est une chasse gardée. Les Américains sont militairement souverains (Otan, bases militaires) mais sur le plan monétaire, et donc économique, il s’agit bien d’une zone Allemande.

    L’Allemagne veut discipliner ses sujets : la France est l’un des plus importants – l’ennemis d’hier. La Grèce ne doit pas laisser le sentiment qu’il est possible de remettre en question sa dette, et donc effacer les déséquilibres naturels de la zone euro, déséquilibres favorables à l’économie Allemande. Du moins, pas dans la zone de souveraineté de l’Allemagne, d’ou la proposition de Grexit temporaire.

    Ils sont donc là dans l’intransigeance, ou l’exemple : “Si vous voulez changer les régles, cela se fait en dehors de la zone euro. Si vous voulez rester dans la zone euro, payez vos dettes – celles qui se manifestent dans l’euro-système – et respectez notre politique monétaire”. D’ou le Grexit.

    L’oncle Sam ne laissera pas son bébé se démanteler. Le projet politique de la construction européenne rentre en conflit avec la réalité des concessions accordées à l’Allemagne lors de la création de l’euro. Ces deux souverainetés rentrent en conflit :

    -> La souveraineté de l’Allemagne au travers de l’euro
    -> La souveraineté des Etats Unis au travers de l’Otan, et des futurs traités (Tafta, Tisa…)

    D’ou l’implication des Etats Unis qui tentent de contraindre l’Allemagne à aménager sa souveraineté monétaire, au profit des enjeux stratégiques Américains : ce n’est pas gagné… Et la manoeuvre risque d’être difficile pour contraindre l’Allemagne à cette intégration budgétaire : sur ce plan, cette crise est autant un danger qu’un formidable moyen de l’imposer.

    Enfin, ce n’est que mon analyse (ou une hypothèse) : il faut encore que j’explore un certains nombre de faits et réalités…


  30. caroline Porteu Le 12 juillet 2015 à 09h46
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    Il y a peut etre autre chose aussi derrière tout cela .
    Les USA veulent la Guerre contre la Russie et ils la veulent en Europe
    Ils ont échoué avec l’Ukraine .

    En poussant les Allemands qui leur sont totalement inféodés à créer le chaos avec la Grèce , ils vont diviser l’Europe et ainsi se donner les motifs d’implanter leurs troupes sur notre continent .. au prétexte de protéger l’Europe du Sud des intentions belliqueuses de la Russie .. en fait pour garder leur contrôle sur la géopolitique du bassin Méditerranéen et de ses ressources énergétiques , et là il faut regarder au Sud de la Mediterranée .


    • caroline Porteu Le 12 juillet 2015 à 10h00
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      Il y a peut etre autre chose aussi derrière tout cela .
      Les USA veulent la Guerre contre la Russie et ils la veulent en Europe
      Ils ont échoué avec l’Ukraine .

      Tsipras est un véritable grain de sable dans cette stratégie compte tenu de ses relations avec la Russie , il faut donc l’évincer à tout prix .

      En poussant les Allemands qui leur sont totalement inféodés à créer le chaos avec la Grèce , ils vont diviser l’Europe et ainsi se donner les motifs d’implanter leurs troupes sur notre continent .. au prétexte de protéger l’Europe du Sud des intentions belliqueuses de la Russie .. en fait pour garder leur contrôle sur la géopolitique du bassin Méditerranéen et de ses ressources énergétiques , et là il faut regarder au Sud de la Mediterranée .

      D’ailleurs les déclarations de Poutine sont très claires : si la Russie n’est pas encore venue en aide à la Grèce , c’est parce que le Gouvernement Grec ne l’a pas demandé . Ceci pourrait changer dès la semaine prochaine !

      http://rt.com/news/272962-putin-greece-european-commisssion/


  31. Parousnik Le 12 juillet 2015 à 10h50
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    Tsipras doit libérer la Grèce du goulag européen, mais la liberté à un prix et elle a et aura toujours un prix. Et les grecs ont il me semble décidé de payer ce prix. D’ailleurs n’ont ils pas déjà suffisamment payer pour s’appauvrir ? Si l’Allemagne veut la guerre économique commençons par boycotter ce pays et ses complices. C’est le moins que nous puissions faire….


  32. Patrick Andre Le 12 juillet 2015 à 12h57
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    Robert CHARVIN Professeur Emérite à l’Université de Nice – Sophia-Antipolis

    1. Aujourd’hui on constate que les grands États occidentaux, avec plus ou moins de retenue, refusent toute souveraineté aux peuples et aux États qui manifestent leur insoumission à une dominance qui est celle, avant tout, de pouvoirs privés (banques, firmes transnationales) qui n’ont pourtant aucune légitimité et aucun titre à exercer leur hégémonie.

    Ces pouvoirs publics et privés occidentaux ne supportent aucun contre-pouvoir : ils applaudissent à l’exercice démocratique des élections et même aux « révolutions » seulement lorsqu’ils s’inscrivent dans la mouvance du système néolibéral.

    Tous les « drapeaux » politiques sont tolérés pourvu qu’ils confortent l’espace financier et économique ouvert aux intérêts privés dominants : il peut s’agir du Qatar, de l’Arabie Saoudite, quasi-féodaux et plus ou moins salafistes, de la Colombie des trafiquants de stupéfiants, de la Lettonie ou de la Hongrie qui malmènent les droits des minorités. Cette « diversité » n’a aucune importance : les responsables de ces pays savent parfaitement signer des contrats « rentables » pour eux-mêmes et pour l’oligarchie planétaire. Cette capacité basique est jugée suffisante !

    Par contre, tous les moyens sont utilisés pour détruire les forces qui ne jouent pas suffisamment le jeu du néolibéralisme. Soit pour les empêcher d’accéder au pouvoir politique de leur pays, soit pour les liquider (et avec eux, s’il le faut, l’État) s’ils y sont. C’est ainsi que la Grèce de Syrisa est menacée.

    Leur conception de la démocratie est très restrictive : elle ne concerne pas les droits économiques et sociaux ; elle est favorable au principe du pluralisme tout en marginalisant, par tous les moyens, ceux qu’elle considère comme « extrémistes », variables selon les circonstances ; elle se fait la championne de la liberté d’expression dont elle fixe cependant des limites (en France, par exemple, on applaudit vivement à « Charlie » mais on assassine certaines émissions dérangeantes de radio ou de télévision et le droit à l’information est sous le contrôle strict de quelques oligarques). La démocratie à l’occidental est en réalité surtout celle du bavardage : l’impact recherché est une canalisation « soft » vers une pensée unique !

    A défaut, on multiplie des « coups procéduraux », les blocages financiers, les sanctions de toutes natures. Ce que subit la Grèce de Syrisa en est une illustration : celle des Colonels et de la droite associée au Parti socialiste bénéficiait au contraire de toutes les indulgences, comme aujourd’hui la Hongrie de Orban ou la Lettonie, spécialiste en maltraitance des minorités, malgré les obligations de principe des membres de l’Union Européenne.

    http://www.michelcollon.info/A-l-heure-grecque-pourquoi-ne-pas.html?lang=fr


  33. loki Le 13 juillet 2015 à 09h17
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    Une idée à souligner : La sortie de l’Euro n’implique pas un retour à la monnaie nationale mais bien la création ex nihilo d’une nouvelle monnaie.

    Certes la comparaison qui suit est excessive (et la note d’Ob qui suit aussi) et est effrayante, mais elle reste une vision qui explique la volonté comme pré-requis des dirigeants grecs de rester dans l’Euro.
    De nombreux commentateurs des évènements dont Jacques Sapir (dont les arguments sont pertinents) abordent un aspect technique de transition monétaire et sombrent hélas dans l’économicisme.
    Dans les faits nul ne peut mesurer ce que sera chaque jour de l’introduction d’une nouvelle monnaie car il n’est pas question de technique mais de psychologie et de confiance. Les activités clés de l’économie seront impactées très différemment selon les anticipations des décideurs et leurs marges de manoeuvre. Le citoyen lambda n’aurait pas le choix hormis celui de quitter son pays avec ses derniers Euros en poche. Les comportements seront par nature hétéroclites et imprévisibles et c’est en cela que je rejoins Yanis Varoufakis. N’oublions pas que la discipline requise pour tout le corps social devant adopter une nouvelle monnaie ne s’obtiendra qu’avec force coercition en espérant que la corruption ne s’empare pas de la police ou de l’armée. On n’imagine pas une seule minute des Grecs bon enfant et radieux à l’annonce de la sortie de l’Euro alors qu’on leur explique qu’ils vont attendre bien sagement que chacun s’habitue à la nouvelle monnaie qu’on va leur administrer et dont les vertus se feront attendre en particulier sur le prix de l’énergie, tandis que les sympathiques européens les regardent faire avec condescendance et que comme il fait beau on pourra aller pointer à pôle emploi en prenant sa bicyclette !
    En temps de “guerre” (financière, commerciale, civile …) vous pouvez ranger vos leçons d’économie car elles ne fonctionnent pas !
    D’aucuns baragouinent que les américains ne laisseront pas tomber les grecs car ils sont au coeur stratégique de l’Europe, d’autres voient les russes prêts à soutenir les grecs et faire du commerce avec eux pour des raisons stratégiques. Les européens provoquant le grexit voudraient garder les grecs dans l’UE car c’est stratégique. Ce croisement triangulaire d’intérêts particuliers associé à la présence sur le territoire d’une extrême droite radicale qui attend son heure … ça ne vous rappelle pas un pays “très chaud” dont on parle chaque semaine sur ce blog ? … avec des ingrédients historiques fondamentalement différents mais aussi de vieilles rancoeurs … de quoi donner des idées de vacances à un BHL ! Oui je sais j’exagère !


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