Amusant ça quand même : les marchés tanguent car la méchante Chine a baissé sa monnaie de -4 %…

C’est pas comme si l’euro avait fait -20 % hein…

Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 11 août 2015.

La Chine cherche à importer de la croissance, aux dépens des autres économies émergentes et avancées.

La Chine cherche à importer de la croissance, aux dépens des autres économies émergentes et avancées. (Crédits : reuters.com)

Le cours pivot du yuan face au dollar a été abaissé de 2 %. Une dévaluation présentée comme technique par Pékin, mais qui traduit le manque d’alternative du pays pour relancer sa croissance.

La Chine a donc décidé de dévaluer le yuan ce 11 août de près de 2 % face au dollar des Etats-Unis. Le mouvement n’est pas anodin. C’est tout simplement la plus forte évolution quotidienne du renminbi (RMB, « monnaie du peuple », nom officiel de la monnaie chinoise) depuis 1994.

Le régime de change du yuan

Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut comprendre le régime de change du yuan. Entre 1994 et 2005, la Chine a adopté un système de taux de change fixe face au dollar étasunien, un « ancrage » (« peg » en anglais). La Banque centrale chinoise, la Banque populaire de Chine (connu sous son acronyme anglais de PBoC), assurait le taux officiel via un strict contrôle des changes. Lorsque le développement chinois s’est accéléré, au début des années 2000, ce système s’est révélé inadapté. Il a fallu s’ouvrir davantage pour attirer les investisseurs étrangers. En 2005, la Chine a donc décidé d’adopter le « flottement contrôlé » de sa monnaie. Désormais, le yuan peut évoluer dans une fourchette par rapport à un « cours central » défini lui-même sur un « panier » de grandes devises. Ce système a été suspendu pendant la crise entre 2008 et 2010. Mais en 2014, la fourchette de variation a été élargie de 1 % à 2 % quotidiens.

Ajustement technique ?

L’ambition de Pékin est de faire du renminbi une devise internationale, de transaction, mais aussi de réserve. L’ambition est économique, mais aussi clairement géopolitique. Il s’agit de faire de l’ombre au maître dollar. Pour cela, la Chine a engagé une libéralisation progressive de l’accès au yuan. Et la dévaluation de ce 11 août est présentée comme un moyen de renforcer ce mouvement. En effet, cette nouvelle fixation du cours du yuan a pour but de permettre, à partir de ce jour, de favoriser un prix « dépendant de l’offre et de la demande et des mouvements des grandes monnaies. » Comme le cours central était de plus en plus éloigné du cours de marché, en raison de l’affaiblissement de l’économie chinoise et de la perspective d’une remontée des taux de la Fed, la PBoC ramène ce cours à sa valeur de marché pour permettre au nouveau système de bien fonctionner. C’est donc, officiellement, une mesure « exceptionnelle » visant à favoriser une nouvelle étape vers une évolution guidée par le marché du yuan.

Entrer dans le panier des DTS du FMI

La Chine peut espérer que ce mouvement favorise une de ses obsessions : faire entrer le yuan dans le très restreint club des monnaies formant la « monnaie » du FMI, les droits de tirage spéciaux (DTS, en anglais SDR). Ce serait faire du « billet rouge » une monnaie de référence mondiale. Aujourd’hui, le cours du DTS est déterminé par quatre monnaies seulement : l’euro, le dollar des Etats-Unis, la livre sterling et le yen japonais. L’institution de Washington a promis de réviser le panier des DTS en septembre 2016. Pour entrer dans ce club fermé, il faut avoir une place importante dans les transactions internationales et être « librement utilisable. » La réforme pourrait donc aider, si cet ajustement est effectivement « unique. » Mais une autre réalité, bien moins réjouissante, pourrait se dissimuler derrière cet « ajustement » du renminbi.

Marasme économique

La réalité, c’est que l’économie chinoise est en plein marasme. Certes, les chiffres officiels font encore rêver la planète entière avec une croissance de 7 % visée, mais beaucoup ne prennent guère au sérieux le niveau de cette croissance et préfèrent s’en tenir à la tendance. Laquelle est clairement à la baisse. Et le front des exportations est particulièrement inquiétant. En juillet, les exportations ont reculé de 8,3 % sur un an contre une baisse de 1,5 % attendue par les analystes. Dans un pays encore largement dépendant des exports, ce chiffre est plus qu’inquiétant. D’autant que le pays subit encore une baisse notable du crédit, du moins en ce qui concerne les crédits aux entreprises non-financières et aux particuliers. A cela s’ajoute la tourmente boursière qui a fait perdre à la Bourse de Shanghai près d’un tiers de sa valeur en trois mois.

Où trouver de la croissance ?

La PBoC intervient activement depuis novembre pour relancer l’activité : elle a baissé son taux directeur de 5,6 % à 4,85 %, mais rien n’y fait. La Chine est en réalité prise en tenaille entre des injonctions contradictoires. Il lui faut de l’investissement et de la dette pour soutenir sa croissance, mais de nombreux secteurs comme la métallurgie, le secteur minier ou le secteur solaire sont déjà en surcapacité et, souvent, surendettés. Le même phénomène se produit avec les gouvernements locaux, avides consommateurs de grands projets sans réel intérêt économique et désormais croulant sous les dettes. Par ailleurs, pour favoriser le rééquilibrage de l’économie vers la consommation, l’inflation faible est une bonne nouvelle, mais elle pénalise l’activité industrielle et l’investissement, tout en rendant le poids de la dette plus lourd. Les prix à la production ont reculé en juillet de 5,4 %.

Bref, la solution la plus simple est de relancer l’économie par les exportations afin d’importer de la croissance qui permettra de créer un socle « sain » pour l’investissement tout en réduisant le poids de la dette par la reprise de l’inflation. Or, ceci était impossible avec un cours central du yuan particulièrement élevé par rapport aux grandes monnaies émergentes comme le real brésilien, la roupie indienne ou le rand sud-africain, mais aussi par rapport aux monnaies asiatiques comme le won coréen et les dollars de Singapour et Taiwan.

Le risque pris par la PBoC

On comprend donc mieux le mouvement de ce 11 août qui, comme le notent les équipes de RBS, « illustre les défis croissants de la Chine. » Car l’argument de la libéralisation ne tient pas réellement. Si la Chine n’avait pas bougé pendant si longtemps sur le front de sa monnaie, alors que l’on savait déjà que la Chine ralentissait et que la Fed pensait relever ses taux, c’est précisément parce qu’il voulait instiller dans l’esprit des investisseurs l’idée que le yuan était une monnaie stable et fiable. Le mouvement de dépréciation autoritaire de la monnaie chinoise remet précisément en cause ces efforts, même si la rhétorique officielle peut se montrer rassurante.

La Chine se lance dans la guerre des monnaies

En réalité, la Chine se jette à son tour dans la guerre des monnaies et répond à la Banque du Japon, à la BCE et à la dépréciation rapide de plusieurs monnaies émergentes. Compte tenu de la place de la Chine dans l’économie mondiale, cette dévaluation accompagnée d’une évolution plus conforme à la situation du marché tend à favoriser une dépréciation continue de la monnaie. Les investisseurs sont, du reste, prévenus : si la situation ne s’améliore pas, la BPoC pourra toujours « ajuster » à nouveau le niveau du yuan. Car cette dévaluation de 2 % ne règle pas la question du fort taux de change réel du pays. Le marché va sans doute anticiper cette volonté chinoise d’avoir une monnaie faible, ce qui est précisément le but de la manœuvre.

Impact sur les matières premières

Les conséquences de cette offensive chinoise sur l’économie mondiale risquent d’être importantes. Et négatives, dans l’ensemble. Cette dévaluation du yuan va d’abord peser sur les cours des matières premières libellées en dollars, déjà déprimés par le ralentissement chinois et la surcapacité dans l’empire du milieu. Les économies qui dépendent de ces matières premières vont en subir le choc direct. Ce sera notamment le cas de l’Australie, du Canada, des pays du Moyen-Orient et du Brésil. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant, car la récession brésilienne emporte l’ensemble des économies d’Amérique latine, même les plus solides comme l’Uruguay, par exemple.

Affaiblissement des marchés émergents

De plus, un peu plus compétitive, la Chine pourrait prendre des parts de marché à ses concurrents directs, émergents principalement. Bref, l’Asie émergente risque aussi de souffrir de cette décision qui, comme toute dévaluation, favorisera la production interne plutôt que la production extérieure. Il y a fort à parier que plusieurs pays réagissent en cherchant à déprécier à leur tour leur monnaie. Cette course risque, au final, d’affaiblir l’ensemble de la zone émergente, seule vraie ressource de croissance jusqu’en 2012 pour les économies avancées, particulièrement pour la zone euro dont la seule stratégie à long terme consiste dans l’amélioration de la compétitivité externe. Par ricochet, les croissance européennes et américaines risquent donc de pâtir de cette décision.

Défi pour la zone euro

Du reste, pour la zone euro, cette dévaluation est un défi. Elle va accentuer la pression déflationniste, ce qui devrait fortement déplaire à une BCE qui tente de redonner de l’air inflationniste à l’économie de la région. Il va donc falloir maintenir, voire intensifier la politique de rachats d’actif pour faire encore baisser l’euro. La zone euro est donc à son tour contrainte de s’engager plus avant dans la guerre des monnaies.

Le plus inquiétant est sans doute que ce mouvement ne règlera pas entièrement les maux structurels (endettement, inégalités, faiblesse de la consommation des ménages, surcapacités) dont souffre l’économie chinoise. En réalité, tant que la Chine dépendra de sa demande extérieure pour sa croissance, elle ne sera pas un élément de stabilité pour la croissance mondiale.

Il y a donc fort à parier qu’il n’y aura pas de relance chinoise venant compenser les effets de la dévaluation sur le commerce mondial. Une fois terminé le rattrapage actuel de la demande intérieure de la zone euro, compter sur un moteur chinois et émergent sera décidément bien délicat.

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55 réponses à La Chine entre dans la guerre des monnaies

Commentaires recommandés

Nicolas Le 17 août 2015 à 03h14

Les raisons dues à la conjoncture économique chinoise y sont certes pour quelque chose, mais elles ne sont peut-être qu’accessoires et sont à replacer dans un contexte global.

Ces derniers jours, nous avons assisté à des attaques en règle dirigées contre la bourse chinoise. Malgré la réaction des autorités chinoises tendant à enrayer la dégringolade, les attaques n’ont pas cessé pour autant. Tout en menant patiemment son enquête pour chercher les causes exactes de la déstabilisation boursière, la Chine ne réagissait que de manière passive, pour stopper l’hémorragie et soigner ses plaies.

Pouvait-on imaginer, un seul instant, qu’elle en resterait là? Quand on s’attaque au dragon, gare au retour de flammes! Ayant perdu plusieurs milliards dans cette affaire, il lui fallait décourager toute autre tentative du même genre. Étant financièrement présente partout dans le monde, elle ne pouvait riposter de la même manière sans se tirer une balle dans le pied ou léser des partenaires. En frappant un grand coup, c’était l’occasion pour la Chine de mettre une bonne fois les points sur les « i ». Sans bouger de leur fauteuil, les dirigeants chinois ont montré au monde, avec cette petite manipulation du yuan, que non seulement la Chine était un acteur principal dans l’économie mondiale et qu’elle en détenait une partie des commandes, mais aussi qu’elle était capable d’infliger des coups terribles aux grands groupes mondiaux, tout en se renforçant elle-même. Elle est devenue un des maîtres du jeu, et non plus seulement un élément que l’on peut manipuler à sa guise.

L’ampleur des réactions est à la mesure de ce que recherchaient les Chinois, c’est-à-dire montrer ce qu’est la nouvelle donne. Le coup de tonnerre provoqué sur les places boursières mondiales et les marchés des matières premières signifie que le monde doit désormais faire avec le yuan devenu, aujourd’hui, une puissante arme politique, au même titre que le dollar.

Paradoxalement, le Fonds monétaire international (FMI) a pris acte de cet évènement, en saluant la décision de la Chine de réviser le taux pivot du yuan. Une fois la panique semée dans les places boursières, la Banque centrale de Chine annonce qu’elle a achevé l’ajustement du yuan qui est maintenant «sous contrôle», et qu’elle est «totalement capable» de stabiliser le taux de change du yuan, si nécessaire par des interventions directes sur le marché. Traduction : c’est terminé, circulez, il n’y a plus rien à voir.

Espérons que le coup de semonce de la Chine sera compris et pris au sérieux. Le yuan est la monnaie d’un État souverain qui a une maîtrise totale sur sa monnaie et son économie. Des ajustements, comme celui qui vient d’avoir lieu, peuvent avoir des fondements purement politiques, ce qui n’était envisageable, jusqu’ici, que pour le dollar. Et la Chine a une certaine marge de manœuvre pour réagir à des actions extérieures provenant de groupes hostiles, qui se trouvent être ses principaux partenaires, comme les États-Unis pour lesquels le cours du yuan est d’une importance capitale.

  1. Jukap Le 17 août 2015 à 02h00
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    J’ai lu ailleurs à ce sujet qu’il s’agirait principalement d’un avertissement apres “la tourmente* boursière qui a fait perdre à la Bourse de Shanghai près d’un tiers de sa valeur en trois mois”…

    * Qui dans ce cas a soufflé la tourmente et vers qui le dragon pourrait-il souffler le feu en retour ?


  2. Nicolas Le 17 août 2015 à 03h14
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    Les raisons dues à la conjoncture économique chinoise y sont certes pour quelque chose, mais elles ne sont peut-être qu’accessoires et sont à replacer dans un contexte global.

    Ces derniers jours, nous avons assisté à des attaques en règle dirigées contre la bourse chinoise. Malgré la réaction des autorités chinoises tendant à enrayer la dégringolade, les attaques n’ont pas cessé pour autant. Tout en menant patiemment son enquête pour chercher les causes exactes de la déstabilisation boursière, la Chine ne réagissait que de manière passive, pour stopper l’hémorragie et soigner ses plaies.

    Pouvait-on imaginer, un seul instant, qu’elle en resterait là? Quand on s’attaque au dragon, gare au retour de flammes! Ayant perdu plusieurs milliards dans cette affaire, il lui fallait décourager toute autre tentative du même genre. Étant financièrement présente partout dans le monde, elle ne pouvait riposter de la même manière sans se tirer une balle dans le pied ou léser des partenaires. En frappant un grand coup, c’était l’occasion pour la Chine de mettre une bonne fois les points sur les « i ». Sans bouger de leur fauteuil, les dirigeants chinois ont montré au monde, avec cette petite manipulation du yuan, que non seulement la Chine était un acteur principal dans l’économie mondiale et qu’elle en détenait une partie des commandes, mais aussi qu’elle était capable d’infliger des coups terribles aux grands groupes mondiaux, tout en se renforçant elle-même. Elle est devenue un des maîtres du jeu, et non plus seulement un élément que l’on peut manipuler à sa guise.

    L’ampleur des réactions est à la mesure de ce que recherchaient les Chinois, c’est-à-dire montrer ce qu’est la nouvelle donne. Le coup de tonnerre provoqué sur les places boursières mondiales et les marchés des matières premières signifie que le monde doit désormais faire avec le yuan devenu, aujourd’hui, une puissante arme politique, au même titre que le dollar.

    Paradoxalement, le Fonds monétaire international (FMI) a pris acte de cet évènement, en saluant la décision de la Chine de réviser le taux pivot du yuan. Une fois la panique semée dans les places boursières, la Banque centrale de Chine annonce qu’elle a achevé l’ajustement du yuan qui est maintenant «sous contrôle», et qu’elle est «totalement capable» de stabiliser le taux de change du yuan, si nécessaire par des interventions directes sur le marché. Traduction : c’est terminé, circulez, il n’y a plus rien à voir.

    Espérons que le coup de semonce de la Chine sera compris et pris au sérieux. Le yuan est la monnaie d’un État souverain qui a une maîtrise totale sur sa monnaie et son économie. Des ajustements, comme celui qui vient d’avoir lieu, peuvent avoir des fondements purement politiques, ce qui n’était envisageable, jusqu’ici, que pour le dollar. Et la Chine a une certaine marge de manœuvre pour réagir à des actions extérieures provenant de groupes hostiles, qui se trouvent être ses principaux partenaires, comme les États-Unis pour lesquels le cours du yuan est d’une importance capitale.


    • Joséphine Le 17 août 2015 à 08h11
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      Concernant les attaques contre la bourse, pouvez vous en dire plus svp? Vos informations sont intéressantes et apportent un autre biais de lecture.


      • Nicolas Le 17 août 2015 à 23h47
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        Deux militaires chinois ont écrit un livre intitulé “La guerre hors limite”. La guerre n’est plus « l’usage de la force armée pour obliger un ennemi à se plier à sa propre volonté », mais l’utilisation de « tous les moyens, dont la force armée ou non armée, militaire ou non militaire et des moyens létaux ou non létaux pour obliger l’ennemi à se soumettre à ses propres intérêts. »

        En plein crise ukrainienne, le rouble a été fortement attaqué. Il a fallu l’intervention de la banque centrale russe avec le soutien de la banque centrale chinoise pour calmer les choses. Sommes nous dans la guerre hors limite? Souvent, les menaces militaires ne sont plus les principaux facteurs influant sur la sécurité nationale, les financiers, les hackers, les Oussama Ben Laden, les sectes telles Aum, les trafiquants de drogue peuvent être plus dangereux que des armées ennemies.


    • ErJiEff Le 17 août 2015 à 09h14
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      Intéressante, votre réponse, mais vous vous auriez dû donner votre source.

      Article de AVIC “La guerre des monnaies aura peut-être pas lieu, Réseau International 14 août 2015
      http://reseauinternational.net/la-guerre-des-monnaies-naura-peut-etre-pas-lieu/

      Il manque juste la toute première phrase d’introduction :
      “La récente dévaluation du Yuan qui fait couler beaucoup d’encre pourrait être considérée d’un tout autre point de vue que celui mis en avant par les experts.”

      Tant qu’à Copier/Coller, autant vaut le faire bien.


      • Nicolas Le 17 août 2015 à 22h00
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        En effet, j’aurais du donner ma source, mais j’étais sur tablette et ce n’est pas évident d’écrire, ni même de faire du copier/coller.


    • Wilmotte Karim Le 17 août 2015 à 11h53
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      “Tout en menant patiemment son enquête pour chercher les causes exactes de la déstabilisation boursière”

      Les causes, on les connait déjà:
      – augmentation de 150% de la valorisation boursière
      – tentative de faire atterrir la bulle en interdisant les achats financés par crédit

      On a une bulle qui n’est plus alimentée en liquidité: effondrement.


      • Jukap Le 17 août 2015 à 12h17
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        Pour vous ce serait juste un effet de re stabilisation ???


        • Wilmotte Karim Le 17 août 2015 à 17h30
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          Ce n’est pas une “re stabilisation”, c’est un effondrement.

          Que le gouvernement chinois exploite le nationalisme des investisseurs pour se dédouaner, c’est assez compréhensible.

          Maintenant, il leur reste le QE massif. Ça marche assez bien (pour soutenir la valorisation des actifs financiers).


  3. Patrick Luder Le 17 août 2015 à 06h09
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    … de grandes théories autour de monnaies scripturales qui sont définies de manières artificielle, bref des monnaies “virtuelles” qui reflètent bien notre type de société ;o)


  4. Renaud 2 Le 17 août 2015 à 06h22
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    A noter que dans les hauts cercles du Parti, on a pris très au sérieux le livre d’Hongbing Song intitulé “la guerre des monnaies”. Cela a dû leur donner des idées…


  5. JMikha Le 17 août 2015 à 09h52
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    Je crois que le problème de la Chine est uniquement démocratique. Si les Chinois disposaient du droit de grève, cela se traduirait par la création d’une classe moyenne avec un réel pouvoir d’achat: ce que le pouvoir dictatorial ne veut à aucun prix. Le problème est que la Chine n’a plus de clients car des esclaves travaillent pour des chômeurs de la mondialisation. Tout le reste, c’est de la tambouille financière. Aucune norme de sécurité, bas salaires, police politique etc… voilà les causes profondes de la crise Chinoise. Ce n’est pas le boum, ça fait boum à 600 mètres des immeubles… comme disent pudiquement les économistes un peu objectifs: nous n’avons pas les mêmes normes sociales et environnementales. Dire que l’UE est en compétition asymétrique avec une dictature communiste car eux filtrent leurs frontières et pas nous! nous sommes en plein délire!


    • Jukap Le 17 août 2015 à 11h01
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      Oui les salaires certes… Ils n’entrent au global que pour moins de 20% du prix des produits manufacturés. Les marges gagnées sur la dernière variable d’ajustement – le prix de la main d’œuvre – ne tiendront plus longtemps. La démocratie occidentale ne réagit pas plus avec des syndicats que n’importe quel régime dictatorial sur le sujet. Le problème reste la “croissance” capitaliste calculée comme centrale au lieu celle liée à une structuration sociale…


    • Charles Le 17 août 2015 à 11h49
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      @JMikha. Ouais. AZF à Toulouse, c’était peut-être dans un pays dictatorial sans normes sociales et environnementales ? Quelle naïveté !


      • JMikha Le 17 août 2015 à 15h58
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        Je suis nullement naif. Il se trouve que mon cousin travaillait à AZF à Toulouse à l’époque et était en congé ce jour là. Comparer AZF avec l’explosion en Chine, c’est comparer un pétard avec un feu d’artifice. Absolument rien à voir.


        • luc Le 17 août 2015 à 19h17
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          pour les explosions : enregistrement d’un séisme de 3,4 sur l’échelle de richter à toulouse
          deux seismes en chine, 2,3 puis 2,9

          pour cette explosion exceptionnelle en chine, personnellement je doute qu’il soit accidentel, je pense plutôt à un acte criminel

          j’ai peine à croire que l’on stocke des quantités pareilles d’un produit aussi explosif en un seul lieu aussi vital pour l’activité locale (et aussi densément peuplé!), qu’il s’y déclare un incendie, que les pompiers, ignorant la nature du produit, l’arrosent copieusement d’eau et provoquent ainsi une explosion gigantesque… et, cerise sur le gâteau, par hasard, il y a aussi un dépôt de cyanure, de quelque chose hautement toxique à proximité.
          cela fait beaucoup de coïncidences, non?


          • JMikha Le 17 août 2015 à 19h33
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            Corruption, aucune norme environnementale respectée, dictature, du grand classique donc. Pour moi, il n’y a aucun complot d’aucune sorte. C’est la Chine dans toute sa splendeur qui ne respecte pas sa population, rien.
            Ce pays ne progressera jamais tant qu’il ne sortira pas de la dictature.
            L’Inde fait des progrès très lents, mais chaque progrès lent est un pas en avant. Bien entendu l’Inde est également rongée par la corruption, mais la grande différence ce sont les manifestations, les dénonciations, les progrès réalisés. Même si les augmentations de salaires sont petites, elles existent. Je crois plus en l’Inde qu’en la Chine sur le moyen long terme.


            • 000 Le 18 août 2015 à 11h55
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              une dictature ne fait qu’afficher ouvertement ce qu’une démocratie moderne effectue dans l’ombre.


          • Wilmotte Karim Le 17 août 2015 à 19h35
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            Coriat dans une conférence (Tour d’Europe des Economistes Attérés, étape de Bxl): faire des courses avec un Chinois en Chine est une plaie. Il vérifie tout, cela prend trois heures car il vérifie tout: peur d’être empoisonné.

            Coïncidences ou corruption généralisée?


    • médiacrate Le 17 août 2015 à 15h08
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      D’accord et la compétitivité en Europe c’est quoi la hausse des salaires ?
      Attendez vous à une augmentation sérieuse du chômage et à une baisse drastique des salaires
      de façon directe et indirecte tous cela démocratiquement exemple récent! Inutile de préciser.


      • JMikha Le 17 août 2015 à 20h38
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        Non, la France n’est plus un Etat, donc un semblant de démocratie. Vous allez voir comment nos gouvernants vont pouvoir abroger les travailleurs détachés largement à la source de nos problèmes d’élevage. Ca va être un bon exemple à méditer… ce sera NEIN!!!


    • xantrius Le 17 août 2015 à 18h03
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      C’est bizarre, vous écrivez “Si les Chinois disposaient du droit de grève…” J’ai était en visite en Chine il y a 5 ans et le “China daily” (journal chinois apparaissent aussi en anglais) était plein des articles sur des grèves notamment aussi dans les usines Honda. Les articles éteints bienveillantes, Retour en France j’appris que ces grèves se sont soldées avec des très fortes augmentations des salaires et une annulation des licenciements des “meneurs”. D’ailleurs, j’ai aussi constaté une sacre décalage entre l’image véhiculé des médias occidentaux sur “l’oppression des chinois” et la situation réelle sur place.


      • Mary Le 18 août 2015 à 10h45
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        Un certain “trollisme” anticommuniste sous-jacent fait déjà son apparition dans certains commentaires sur ce noble site de Olivier, hélas.


        • Jukap Le 18 août 2015 à 11h04
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          Il y a qqch de convainquant à inventer entre le communisme et le libéralisme… La réalité probablement ?


  6. georges glise Le 17 août 2015 à 10h47
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    le dieu dollar ne mérite pas l’adoration que lui vouent les marchés européens.


  7. theuric Le 17 août 2015 à 11h26
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    Autre sens donné à cette dévaluation: la confirmation de la désindustrialisation internationale!


  8. Gilles Le 17 août 2015 à 11h54
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    explication que donne un bloggeur nommé Karcz jean paul dans les commentaires d’un article sur reseau international :

    Les pays émergents ont vu leur monnaie tomber de 15% à 40% au cours des derniers mois, car ils ont été sommés de rembourser leurs crédits libellés en dollars US ce qui a fait monter le dollar et croître leur compétitivité face au yuan. Il faudra que la Chine dévalue au total de 15% pour revenir sur le même niveau de compétivité.

    Il faut savoir que pour dévaluer la Chine a dû vendre des dollars en réserves et le dollar est au plus haut ce qui est pratique et le dollar va crasher dans les mois qui viennent. Autant liquider en douceur tout des 3,800 milliards de dollars qu’ils ont. Pourquoi le dollar va t’il crasher ? Parce que le FMI va faire rentrer le yuan dans les droits de tirages spéciaux en Novembre cette année, avec date effective en Septembre 2016. Le monde financier va passer par un écroulement et le dollar US va s’effondrer. Probablement de plusieurs dizaines de pour-cent.
    La guerre des monnaies a bel et bien lieu et va s’accentuer, et on aura même un depegging du yuan par rapport au dollar, puisqu’une monnaie ne peut pas faire partie des DTS si elle est pegguée à une autre monnaie.
    Les mois qui viennent, sans être un Cassandre ou sans être sensationnaliste, vont être épouvantables.

    J’ajoute que la Chine n’a pas réussi à changer sa stratégie dans les années précédentes qui consistait à privilégier un modèle de croissance basée sur la consommation intérieure en augmentant les salaires, car les Chinois ont épargné le produit de l’augmentation et pas consommé beaucoup plus. Le parti revient maintenant à un modèle basé sur une exportation plus agressive d’où la chute du yuan. Les chiffres à l’export depuis le début de l’année 2015 ont été calamiteux et le revirement sera sans pitié. Le parti a compris que les producteurs chinois étaient surtout de basse et moyenne gamme, donc très dépendants d’un prix de vente attractif, ce qui n’est pas le cas pour l’Allemagne. Soyez certains que les Chinois vont maintenant évoluer dans leur couloir de plus ou moins 2% quotidien pour rétablir la compétitive. En plus les 3 dévaluations successives ont été faites avec une technique qui plaît au FMI, les Chinois les flattant pour consolider leur entrée du yuan dans les DTS (special drawing rights). Dans ce but, on peut s’attendre que les Chinois divulguent d’ici Septembre prochain leurs véritables réserves d’or ce qui devrait faire grimper le métal. Tout comme les Russes le feront d’ailleurs.

    Les Brics représentant la menace majeure du point de vue américain, ceux-ci viennent il y a quelques mois d’exiger le remboursement des prêts en dollars US que ceux-ci avaient contractés, faisant monter le dollar et baisser les monnaies des émergents, d’où baisse du yuan, guerre des monnaies accrue. La diminution du carry trade génère lui aussi des besoins en dollars, ainsi que les montants énormes des dérivés engendrés. La BIS (banque des règlements internationaux) a fait 16 fois au cours des derniers mois des avertissements d’un crash mondial qui aura lieu bientôt. Hausse inévitable des taux d’intérêts courts, dépegging du yuan inévitable d’ici un an par rapport au dollar US pour entrer dans les DTS du FMI, vont crasher le système financier mondial, le dollar US et certains pays (Chine et Russie notamment) vont utiliser l’or pour rendre leur monnaie attractive, enterrant encore le dollar US. Les 18 Trillions de dollars vont revenir des banques centrales vers le circuit et générer une hyperinflation monstre.

    Ce sont des faits avérés, à souligner par rapport aux opinions parfois fantaisistes des « analystes ». Je ne prétends pas avoir raison mais j’ai eu des responsabilités dans la finance mondiale, aussi pour les dérivés, et je connais les Russes. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de parler avec Gorbatchev pendant un bon quart d’heure en 1986 dans le cadre de mes fonctions. J’aimerais avoir tort de façon à ce que le statu quo perdure mais l’éclatement du monde en deux parties radicalement opposées sur les plans géopolitiques, financiers et militaires va générer autant de risques inouïs qu’il va être porteur d’espoir. Reste aux Français à regagner souveraineté et démocratie, et là on est moins aux avant-postes

    http://reseauinternational.net/la-guerre-des-monnaies-naura-peut-etre-pas-lieu/


    • JMikha Le 17 août 2015 à 15h30
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      Fort bien. Vous dites:”J’ajoute que la Chine n’a pas réussi à changer sa stratégie dans les années précédentes qui consistait à privilégier un modèle de croissance basée sur la consommation intérieure en augmentant les salaires, ” pour moi le cœur du problème est là, c’est l’échec même de ce que l’on appelle l’utra-libéralisme, utopie dangereuse qui devait donner de la croissance à tous à l’échelle mondiale.
      Règle fondamentale: Une augmentation des salaires ne peut avoir lieu que si la Chine change son modèle politique et passe de la dictature Communiste à la démocratie.


    • Charlie Bermude Le 17 août 2015 à 16h52
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      Hyperinflation monstre , j’y crois pas du tout . D’abord , on y est dans une hyperinflation monstre , sauf qu’elle porte sur les actifs , autres que réels . Si çà a un sens çà voudrait dire montée refuge des mat prem donc de toutes les nécessités et par suite …
      On a pu expérimenter déjà que la fed sait casser çà et que çà passe par les dérivés . Autrement le monde serait à feu et à sang trés rapidement . Il faudrait que la fed soit out !, j’arrive pas à le voir .


    • B ubble Le 17 août 2015 à 17h16
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      Je cite “Dans ce but, on peut s’attendre que les Chinois divulguent d’ici Septembre prochain leurs véritables réserves d’or ce qui devrait faire grimper le métal”

      C’est fait :
      http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021216447120-la-chine-revele-lampleur-de-ses-reserves-dor-1138341.php

      Quand au cours de l’or le terme de “grimper” semble inapproprié : – 14 % en 1 an et – 30% en 3 ans :
      http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=_GC

      et les réserves d’or de la France sont encore supérieures à celles de la chine…

      Enfin l’auteur de cette “analyse”, est notamment répertorié comme un potentiel escroc par l’autorité des marchés financiers du Québec
      https://www.lautorite.qc.ca/fr/communiques-2015-corpo.html_2015_sollicitation-sur-le-web-prudence-a-l-egard-des-activites-de-jean-paul-karcz01-04-2015-10-0.html

      Ça c’est de la source !

      Et si un jour vous avez le temps intéressez vous à la notion de pump n dump, qui vous éclairera sur l’activité réelle des analystes qui par exemple vous conseillent l’achat d’or, ou d’action de sociétés minières par exemple…


      • Gilles Le 17 août 2015 à 18h01
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        1. Etre sur que la chine a déclaré tous ses stocks d’or, est un peu naif.

        2. Que le cours de l’or grimpe ou descende, seul un devin peut le prédire. En tout cas, j’aurais plutôt tendance à me méfier de ces derniers qui prédisent des mouvements dans un sens ou dans l’autre.(se prétendre analyste, conseiller les clients et miser le contraire de ce qu’on suggère, bref, l’arnaque!!).

        3. dans son commentaire, je n’ai pas vu qu’il se faisait de la publicité, ou qu’il donnait des conseils de placement auquel cas je n’en aurais pas parlé du tout. mais vous avez raison de prévenir. Ce qui n’enlève toutefois rien à sa vision des choses qui ne me semble pas dénuée de tout fondement.


    • Vasco Le 17 août 2015 à 17h22
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      Le gouvernement chinois est il encore maitre de la situation ?

      Pour cet auteur ce n’est pas si sûr …

      http://www.metamag.fr/metamag-3106-QUAND-LA-CHINE-S%E2%80%99EFFONDRERA.html


    • Wilmotte Karim Le 17 août 2015 à 17h49
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      “Il faut savoir que pour dévaluer la Chine a dû vendre des dollars en réserves”
      Pourquoi vendre du dollars pour dévaluer le Yuan?


      • Gilles Le 17 août 2015 à 18h30
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        je vous rappelle que ce n’est pas moi qui ai écrit ce billet.

        Mais je l’explique comme suit:
        1. la chine accumule des réserves en dollars sans arrêt du fait de ses exportations (env 3800 mds). Pour diversifier ses réserves, elle se doit de les écouler. Comment ?
        -en achetant des actifs à l’étranger
        -en stockant des matières premières de base alimentaires ou non
        -en achetant d’autres devises (livres sterlings, couronne suédoise, franc Suisse, Euro …)
        – en achetant des matières précieuses
        – etc ….

        2. Pour dévaluer, la BPC n’a pas besoin de vendre ou d’acheter des dollars, sa monnaie n’étant pas/ou peu soumise aux marchés.
        ( Ce n’est pas comme la BNS qui, en arrêtant de soutenir l’Euro par des achats massifs du jour au lendemain, à vu sa monnaie, le franc Suisse, s’apprécier de presque 20%)

        A priori les 2 actions, vendre des dollars et dévaluer le Yuan, ne sont pas liées, ou je ne vois pas comment.


  9. ethereum Le 17 août 2015 à 12h40
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    @Nicolas

    Quand on copie/colle un article, la moindre des choses est de fournir la source.

    http://reseauinternational.net/la-guerre-des-monnaies-naura-peut-etre-pas-lieu/


  10. Crapaud Rouge Le 17 août 2015 à 12h55
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    Cette dévaluation du yuan va d’abord peser sur les cours des matières premières libellées en dollars” : quelqu’un pour m’expliquer ? Je ne vois pas du tout le lien de cause à effet. Et tout d’abord, peser dans quel sens : à la hausse ou à la baisse ?


  11. Vladimir K Le 17 août 2015 à 13h41
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    Mais puisque l’ont vous dit – depuis des années – que la Chine, c’est des méchants (avec la Russie, et bientôt l’Inde, à qui il faudra refuser les Rafales).

    D’ailleurs, regardez, ils ont même des entrepôts qui explosent de manière spectaculaires… des choses comme ça, il n’y a qu’en Chine que l’on voit ça (on oublie Lac Mégantic au Canada, l’usine AZF en France, Thomson Brandt en France, l’usine de feux d’artifice aux Pays-Bas…)


  12. yann Le 17 août 2015 à 16h13
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    Cette dévaluation est un non-sens économique qui montre que les élites chinoises ne sont pas plus clairvoyantes que les élites occidentales. Elles sont aussi aveuglées par le delirium libéral et mercantiliste que les autres. La chine a un excédent commercial énorme, il n’y a aucune logique à dévaluer sauf à vouloir encore croître par l’exportation. Malheureusement il n’y a plus de consommateurs en dernier ressort pouvant absorber ces exportations. Les USA et l’UE sont des régions sinistrées par les désindustrialisations. Leur niveau de consommation ne se maintenait que grâce à l’illusion de consommation produite par l’endettement public et privé. Ce n’est que grâce à l’endettement extérieur toujours croissant que ces régions ont continué leurs croissances malgré la destruction de leur tissu industriel. Nous allons durement en payer le prix dans les années qui viennent. Ces régions sont aujourd’hui sinistrées et ne peuvent plus tirer la consommation mondiale.

    La Chine se retrouve donc dans la même situation que les USA en 1929 sauf qu’ils n’ont pas encore leur Roosevelt pour relancer la demande intérieure. Il leur faut lutter contre la propension à surépargner des Chinois et pour cela il faut un système de retraite, des allocations familiales, une éducation gratuite. Bref il faut faire l’équivalent du CNR d’après-guerre et construire un état qui redistribue les richesses qui poussent les gens à moins épargner pour l’avenir. Malheureusement comme je l’ai dit les élites chinoises sont comme les nôtres engluées dans l’idéologie dominante du laissez-faire qui a fortement imprégné les mentalités ces quarante dernières années. L’origine de l’état providence en occident a été oubliée, et les erreurs d’autrefois ont été répétées à une échelle bien plus vaste cette fois. Nous assistons à une crise de surproduction massive sans précédent, résultat d’une compression des salaires par le libre-échange et la libre circulation des capitaux. Vouloir tirer sa croissance en restant dans ce système revient à pratiquer une guerre d’extermination des voisins sans que jamais cette guerre ne puisse finir. La seule fin possible à ce système est la mort de tous les hommes.


    • balthazar Le 17 août 2015 à 16h50
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      Vous n’avez pas compris grand chose.
      Le pouvoir chinois dévalue car les autres le font (vous faites tourner la planche à billets, nous aussi on le peut). S’ils ne le font pas, ils sont les “idiots” qui travaillent pour de la monnaie de singe.
      Ils ont des usines qu’ils veulent garder (sinon le grand capital financier va partir en Inde ou autre car le chinois est devenu trop cher).
      Ils ne sont pas dans le modèle hyper consumériste occidental et cherchent la bonne voie.
      Ce n’est pas la peine de vouloir les comparer à Pierre, Paul ou Jacques.


      • yann Le 17 août 2015 à 22h27
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        Je crois que c’est plutôt vous qui êtes à côté de la plaque. La dévaluation est une politique qui vise à remettre la balance commerciale à l’équilibre. Est-ce que la Chine a un déficit commercial qui justifie la dévaluation? La réponse est non. C’est le deuxième excédent commercial de la planète. Techniquement la Chine est un état qui pratique le mercantilisme exactement comme l’Allemagne, mais avec ses propres moyens. Il faut cesser de croire qu’il y a des bons et des méchants. Les Asiatiques sont d’une agressivité commerciale énorme tous comme les Allemands. Et par leur comportement ils participent à la crise de la demande planétaire.

        Du reste parler comme vous le faites de modèle hyper-consumériste de l’occident et présenter les pays asiatiques qui consomment peu comme des modèles prouvent que vous ne comprenez pas grand-chose aux grands équilibres justement. C’est bien l’hyperconsommation occidentale qui tirait la demande mondiale et celle de ces pays. Maintenant qu’il n’y a plus de client les états excédentaires comme la Chine entre en crise. Produire c’est bien, mais si personne n’achète vos produits à cause des salaires distribués trop faibles alors c’est du pur gaspillage. C’est comme ça que la Chine crée des villes nouvelles immenses dans lesquelles il n’y a aucun habitant parce que les Chinois n’ont pas les moyens d’y habiter.

        C’est le libre-échange qui est responsable de la crise actuelle en poussant à la spécialisation excessive les nations et en créant des déséquilibres commerciaux monstrueux qui produisent crise sur crise. L’abaissement global des revenus distribués a créé de toute pièce une dépression planétaire. Dans cette affaire il n’y a pas les gentils Chinois d’un côté et les méchants Américains de l’autre même si ces derniers sont responsables de l’extension de l’idéologie néolibérale (les intellectuels français ne sont pas tout à fait innocents non plus dans cette propagation).


        • Jukap Le 17 août 2015 à 22h57
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          Yep, une réindexation des salaires sur l’inflation ne me ferait pas de mal…


          • yann Le 18 août 2015 à 11h55
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            Malheureusement réindexer les salaires sur l’inflation en régime de libre-échange c’est très dangereux. D’où la nécessiter d’une régulation commerciale par le protectionnisme. C’est le seul moyen pour que chaque pays puisse relancer sa demande intérieure sans s’inquiéter des déséquilibres commerciaux.


            • Jukap Le 18 août 2015 à 13h48
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              La réindexation des salaires sur l’inflation n’est que le retour à une démocratie politique : on paie collectivement nos choix et orientations, on réoriente selon nos indicateurs sociaux, réels, plutôt qu’idéologiques voire selon des peronnalités politiques carriéristes choisis comme guides. Ca nécessite qq aménagements constitutionnels certainement.

              En tout cas je n’ai rien contre une protection sociale nationale, au contraire – de même on peut envisager un réel partage du travail plutôt que du chômage de masse…

              Bref désolé de gloser, tout ça c’est dans le vide, ce n’est pas la vie que nous menons !


  13. Charlie Bermude Le 17 août 2015 à 16h43
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    Ce qui arrive en Chine est une simple mise à jour . Ce qui tombe c’est le mythe d’une Chine future leadership au lieu du leadership US , la relance par la conso intérieure , la route de la soie etc …
    La suite va suivre on va découvrir les énormes pb engendrés par une sous traitance débridée , la bulle immo , la pollution , etc …Les réserves de 4 trillions de $ vont paraitre bien peu .
    Non le seule issue pour le monde actuel est dans la concertation des puissances en respect les unes rapport aux autres .


    • Nicolas Le 17 août 2015 à 22h15
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      Cela fait trente ans que les experts occidentaux prévoient l’effondrement économique de la Chine. La Chine aurait déjà dû s’effondrer trois fois, il y a même un livre sur le sujet : «The Coming Collapse of China». Mais ce n’est jamais arrivé. Pourtant les scenarii étaient parfaitement crédibles ayant des liens avec des faits exacts. Pourquoi ? Et bien parce que les experts occidentaux se trompent dans leur analyse du possible et du probable. On ne peut pas analyser l’économie de la Chine en prenant les choses isoléments. Ce qui compte c’est le cumul, l’ensemble…

      Prenons par exemple la bulle immobilière. Depuis dix ans, on annonce son éclatement, mais elle ne s’est pas produite car les experts n’ont pas tenu compte de l’exode rural.


      • Charlie Bermude Le 18 août 2015 à 19h04
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        Je ne dis pas que la Chine va s’effondrer , je dis qu’elle ne peut étre la locomotive .


        • Nicolas Le 18 août 2015 à 23h48
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          Laissons les émotions de côté, parlons avec les faits. Et si on parle des faits, je suis désolé de vous dire que la locomotive de la croissance mondiales est toujours chinoise.

          1°) Croissance : Selon Morgan Stanley, la part de la Chine représente 38% du volume total de la croissance économique mondiale. Imaginez : près de 40 % de la croissance économique de l’ensemble de la planète est porté par un seul pays ! Et après ça, certains ont le culot de parler de «ralentissement de la croissance chinoise».

          2°) Investissements d’ici 2025 : voici les contributions de la Chine

          – 41 millards de $ dans le capital de la nouvelle banque de développement («BRICS Bank»);

          – 40 milliards $ pour le grand projet interétatique « La ceinture économique de la Route de la Soie»;

          – Plus 25 milliards $ pour la «Route de la Soie maritime».

          Mais ce n’est qu’un «apéritif». Dans l’ensemble, les plans d’investissement de la Chine dans le monde entier pour la période allant jusqu’à 2025 sont de 1,41 trillions de dollars ! Le magazine américain «Foreign affairs» estime que ces investissements sont à une échelle sans précédent dans l’histoire du monde, et, à titre de comparaison nous rappelle que le célèbre «Plan Marshall» américain, qui a lié en grande partie les pays d’Europe occidentale aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, ne représente, en termes de dollars d’aujourd’hui pas plus de 103 milliards. Comme on dit, sentez la différence !

          3°) Afrique : la Chine fait trois fois plus de commerce avec l’Afrique que les Etats-Unis. Obama s’est déplacé en Afrique pour contrecarrer l’influence chinoise. L’Amérique, désormais toujours un train en retard par rapport aux Chinois…

          4°) Mais rassurez-vous, la Chine ne veut surtout pas devenir le locomotive de l’impérialisme belliciste… Effectivement l’orientation chinoise est dirigée par des priorités qui ne sont pas celles du capitalisme, mais bien le fait que la Chine demeure un pays sous-développé et il s’agit moins pour ce pays de conquérir une hégémonie comme les Etats-Unis que vaincre ce sous-développement dans une situation d’équilibre instable où la marche en avant est imposée par des contraintes dont la moindre n’est pas qu’elle doit nourrir une population de plus d’un milliard quatre cent millions individus.


  14. Nicolas Le 17 août 2015 à 23h20
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    Je voudrais aborder ici quelques thèmes évoqués dans les commentaires :

    1°) Dictature/démocratie : La Chine n’est pas certes démocratique comme on entend en Occident (président élu au suffrage universel), mais son gouvernement est soucieux de la volonté du peuple. Par exemple, la Chine est très attentive à la manière dont une politique de rigueur mal adaptée étrangle la consommation populaire. Le gouvernement chinois entend les protestations. Parfois, il les encourage. De toute manière, la Chine est un pays en voie de développement. Quand elle applique certaines politiques, il y a des effets contradictoires. Croire que la démocratie va faire de la Chine un lieu de calme plat, sans protestations et sans conflits sociaux est délirant !

    Selon Lincoln, dans une démocratie, il y a « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Et ce sens, les Etats-Unis ne sont pas une démocratie, mais une oligarchie : le citoyen ordinaire n’a aucune influence politique du tout, ce sont plutôt des groupes d’intérêts et de pressions qui gouvernent les Etats-Unis. En France, quelle est la possibilité pour les citoyens d’être entendus par le gouvernement ?

    2°) Grèves : un commentateur a dit qu’il n’y a pas de grèves en Chine. Reportons nous aux chiffres. Selon le China Labour Bulletin, la Chine aurait connu 1 171 grèves entre juin 2011 et décembre 2013. Des grèves concentrées pour 40 % dans l’industrie, et à plus de 60 % dans la province de Guangdong (Canton), où se trouve notamment la Zone économique spéciale (ZES) de Shenzhen. Les secteurs des transports, de la santé et de l’éducation ont également été touchés. Parmi les entreprises concernées durant ces derniers mois par ces mobilisations, on retrouve quelques-unes des principales multi-nationales : Samsung, Nike, Wal-Mart, Carrefour, etc. Dans ces mouvements de grève, on trouve les mêmes revendications : hausse des salaires mais aussi bataille pour les droits à la Sécurité sociale, le paiement des arriérés, pour garder les emplois, pour faire respecter leurs droits.

    3°) Croissance : Tous les statistiques mondiales témoignent d’une évolution positive de l’état de la population mondiale, c’est largement grâce à la croissance chinoise. La crise qui a débuté en 2007 s’est traduite en Chine par une accélération des mutations dans son modèle de développement et ce sur plusieurs plans. Il y a une accélération vers la haute technologie et les produits de haute valeur ajoutée. Il y a également une croissance plus liée au développement du marché intérieur. pour aboutir à ce résultat la Chine a du adopter une politique entre autres d’amélioration des protections sociales, à la fois pour avoir une force de travail plus qualifiée et moins d’épargne. C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier cette nouvelle parmi d’autres comme la multiplication des logements sociaux pour tenter de freiner la surchauffe immobilière ou la modification du statut des travailleurs migrants, la croissance de la Chine n’est pas seulement le rêve d’un capitalisme débridé, elle est aussi la volonté de créer un marché intérieur ou dans le tiers monde par une amélioration de la vie des habitants, la recherche de la paix par une diplomatie très traditionnelle de respect des souveraineté.

    Qu’ont fait les démocraties pour faire face à la crise ? On a assisté à des politiques bellicistes (guerre, sanctions économiques contre certains pays, provocation). Les gouvernements occidentaux ont appliqué une politique keynesienne à rebours, c’est-à-dire qu’il y a eu et continue d’y avoir intervention de l’Etat, celle-ci s’est opéré en déversant à fond perdu de l’argent dans un système financier qui a continué de plus belle à spéculer. Quand General Motor fait faillite, qu’a fait Obama ? Il achète, avec l’argent public, la dette de General Motor qui repart à zéro avec les mêmes vices…


  15. Gilles Le 18 août 2015 à 01h25
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    par Olivier Bories http://afrique.lepoint.fr/economie/monnaie-le-yuan-chinois-retrouve-le-sourire-en-afrique-14-08-2015-1956802_2258.php

    Monnaie : le yuan chinois retrouve le sourire en Afrique

    La monnaie chinoise poursuit son expansion en Afrique en devenant la deuxième monnaie officielle de l’Angola. Peu à peu, le yuan s’étend sur le continent.

    Début août, l’Angola a adopté le yuan, la monnaie chinoise, comme deuxième monnaie officielle, après le kwanza. L’Afrique du Sud, premier partenaire commercial de la Chine sur le continent africain, l’avait déjà adoptée en avril dernier. La banque centrale du Zimbabwe a fait de même dès mars 2014. Le Ghana, le Nigeria ou l’île Maurice l’utilisent également comme devise de réserve et de règlement. Peu à peu, le yuan s’étend sur le continent africain………..


    • yann Le 18 août 2015 à 11h53
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      Ils n’ont pas retenu grand-chose de l’expérience coloniale les Africains. Ont-ils oublié que leurs premiers rapports avec les Occidentaux furent commerciaux?


  16. Charlie Bermude Le 18 août 2015 à 19h13
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    Deux interprétations ont cours sur l’attitude de la Chine , au travers des dévaluations , aussi valable l’une que l’autre .
    Ce qui est sur c’est que cette dévaluation va rendre plus difficile encore , une hypothétique remontée des tx par la fed .
    Et là il y a un gros pb US qui se pointe , le prix du pétrole/gaz de schiste en pouvoir d’achat si les tx donc le $ ne remonte pas . On tombe sous un seuil les cours du pétrole en témoignent .
    Le gaz de schiste çà coute cher aux banques US qui assurent . En decà de 42/43 $ çà craint surtout en pouvoir d’achat dans le contexte créé par la Chine …et par les US , parce que les attaques sur les actifs Chinois , et indirectement les baisses des monnaies concurrentes au yuan ne sont pas vraiment dues à l’innocence des marchés .


  17. olivier imbert Le 19 août 2015 à 13h48
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    je ne comprends pas qu’on ne veuille pas reconnaître qu’ il y a une théorie de la monnaie issue du capital en un sens qu’on peut simplifier en la falsifiant sans doute trop mais on a dit les usines du monde et encore( il faut manger et boire je crois) une paysannerie en masse, on a dit aussi il faut intégrer dans deux systèmes et une grand chine populaire, alors l’équivalent général du monde suivra ou suit déjà le travail productif abstrait moyen ou se “moyennisant”. Point de marasme mais des coopérations qui ne sont pas des libres echangis vulgaris comme écrit Marx. Car il n’y a pas que mao et sa veuve qui sont marxistes en Chine et dans les université d’économie cela fait quelques personnes.


  18. Charlie Bermude Le 19 août 2015 à 20h50
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    Y a un chiffre qu’on connaitra jamais sauf peut étre dans 60 ans quand tout le monde n’en aura plus rien à faire , ce sont les pertes que les banques font en ce moment en garantissant pétrole et gaz de shit US , restons correct shale oil . çà doit étre de l’ordre de plusieurs centaines de milliards de $ . Et la fed assiste à çà sans bouger , elle ronge son frein , avant de mettre un terme , en pleine élections US . Mais faut quand méme que le capital afflue . Alors ce sont les émergents qui trinquent et la Chine aussi . D’où quelques tensions .


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