La vision d’un grand ambassadeur français – qui change des amateurs dont la médiocrité pollue tous les médias…

La crise ukrainienne a mis en évidence la magnitude de la manipulation des opinions publiques occidentales par les grands media, les chaines de TV comme CNN, Foxnews, Euronews et tant d’autres ainsi que par l’ensemble de la presse écrite alimentée par les agences de presse occidentales. La manière dont le public occidental est désinformé est impressionnante, et pourtant il est facile d’avoir accès à une masse d’informations de tous bords. Il est très préoccupant de voir comment de très nombreux citoyens du monde se laissent entraîner dans une russophobie jamais vue même aux pires moments de la guerre froide. L’image que nous donne le puissant appareil médiatique occidental et qui pénètre dans l’inconscient collectif, est que les russes sont des « barbares attardés » face au monde occidental « civilisé ». Le discours très important que Vladimir Poutine a prononcé le 18 mars au lendemain du référendum en Crimée a été littéralement boycotté par les medias occidentaux, alors qu’ils consacrent une large place aux réactions occidentales, toutes négatives naturellement. Pourtant, dans son intervention Poutine a expliqué que la crise en Ukraine n’avait pas été déclenchée par la Russie et présenté avec beaucoup de rationalité la position russe et les intérêts stratégiques légitimes de son pays dans l’ère post-conflit idéologique.

Humiliée par le traitement que lui a réservé l’Occident depuis 1989 la Russie s’est réveillée avec Poutine et a commencé à renouer avec une politique de grande puissance en cherchant à reconstruire les lignes de force historiques traditionnelles de la Russie tsariste puis de l’Union Soviétique. La géographie commande souvent la stratégie. Après avoir perdu une grande partie de ses « territoires historiques » selon la formule de Poutine et de sa population russe et non russe, la Russie s’est donné comme grand projet national et patriotique la récupération de son statut de superpuissance, d’acteur « global», en assurant en premier lieu la sécurité de ses frontières terrestres et maritimes. C’est précisément ce que veut lui interdire l’Occident dans sa vision unipolaire du monde. Mais en bon joueur d’échecs Poutine a plusieurs coups d’avance grâce à une connaissance profonde de l’histoire, de la réalité du monde, des aspirations d’une grande partie des populations des territoires antérieurement contrôlés par l’Union Soviétique. Il connaît à la perfection l’Union Européenne et ses divisions, ses faiblesses, la capacité militaire réelle de l’OTAN et l’état des opinions publiques occidentales peu enclines à voir augmenter les budgets militaires en période de récession économique. A la différence de la Commission Européenne dont le projet coïncide avec celui des Etats-Unis pour consolider un bloc politico-economico-militaire euro-atlantique, les citoyens européens dans leur majorité ne veulent plus d’élargissement à l’Est de l’UE, ni avec l’Ukraine, ni avec la Géorgie, ni avec aucun autre pays de l’ex Union Soviétique.

Avec ses gesticulations et ses menaces de sanctions l’UE, servilement alignée sur Washington, montre en fait qu’elle est impuissante pour « punir » sérieusement la Russie. Son poids réel n’est pas à la hauteur de ses ambitions toujours proclamées de façonner le monde à son image. Le gouvernement russe, très réactif et malicieux, applique des « ripostes graduelles », tournant en dérision les mesures punitives occidentales. Poutine, hautain, se paye même le luxe d’annoncer qu’il va ouvrir un compte à la Rossyia Bank de New-York pour y déposer son salaire ! Il n’a pas encore fait mention de limitation dans la fourniture de gaz à l’Ukraine et l’Europe de l’Ouest, mais tout le monde sait qu’il a cette carte dans la manche, ce qui contraint déjà les européens à penser à une réorganisation complète de leur approvisionnement en énergie, ce qui mettra des années à se concrétiser.

Les erreurs et les divisions des occidentaux mettent la Russie en position de force. Poutine jouit d’une popularité exceptionnelle dans son pays et auprès des communautés russes des pays voisins, et on peut être sûr que ses services de renseignement ont pénétré en profondeur les pays auparavant contrôlés par l’URSS et lui donnent des informations de première main sur les rapports de force internes. Son appareil diplomatique lui donne de solides arguments pour retirer à l’Occident le monopole de l’interprétation du droit international, en particulier sur l’épineuse question de l’autodétermination des peuples. Comme on pouvait s’y attendre, Poutine ne se prive pas de citer le précédent du Kosovo pour vilipender le double langage de l’Occident, ses incohérences, et le rôle déstabilisateur qu’il a joué dans les Balkans.

Alors que la propagande médiatique occidentale battait son plein après le référendum du 16 mars en Crimée, les vociférations occidentales ont subitement baissé d’un ton et le G7 lors de son sommet à la Haye en marge de la conférence sur la sécurité nucléaire n’a plus menacé d’exclure la Russie du G8 comme il l’avait claironné quelques jours plus tôt mais simplement a annoncé « qu’il ne participerait pas au sommet de Sotchi ». Ceci lui laisse la possibilité de réactiver à tout moment ce forum privilégié de dialogue avec la Russie, crée en 1994 à sa demande expresse. Première reculade du G7. Obama de son côté s’est empressé d’annoncer qu’il n’y aurait aucune intervention militaire de l’OTAN pour aider l’Ukraine, mais seulement une promesse de coopération pour reconstruire le potentiel militaire de l’Ukraine, composé en grande partie de matériel soviétique obsolète. Seconde reculade. Il faudra des années pour mettre sur pieds une armée ukrainienne digne de ce nom et on se demande bien qui va payer compte tenu de la situation catastrophique des finances du pays. De plus, on ne sait plus exactement quel est l’état des forces armées ukrainiennes après que Moscou ait invité, avec un certain succès semble-t-il, les militaires ukrainiens héritiers de l’Armée rouge, à rejoindre l’armée russe en respectant leurs grades.

La flotte ukrainienne est déjà entièrement passée sous contrôle russe. Enfin, autre marche arrière spectaculaire des Etats-Unis: il y aurait des conversations secrètes très avancées entre Moscou et Washington pour faire adopter une nouvelle constitution à l’Ukraine, installer à Kiev à l’occasion des élections du 25 mai un gouvernement de coalition dont les extrémistes néo-nazi seraient exclus, et surtout pour imposer un statut de neutralité à l’Ukraine, sa « finlandisation » (recommandée par Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinsky), ce qui interdirait son entrée dans l’OTAN, mais permettrait des accords économiques tant avec l’UE qu’avec l’Union douanière eurasiatique (Russie, Biélorussie, Kazakhstan). Si un tel accord est conclu, l’UE sera mise devant le fait accompli et devra se résigner à payer la facture du tête-à-tête russo-américain. Avec de telles garanties Moscou pourra considérer comme satisfaites ses exigences de sécurité, aura repris pied dans son ancienne zone d’influence avec l’accord de Washington et pourra s’abstenir de fomenter le séparatisme d’autres provinces ukrainiennes ou de la Transnistrie (province de Moldavie peuplée de russes) en réaffirmant très fort son respect des frontières européennes. Le Kremlin offrira par la même occasion une porte de sortie honorable à Obama. Un coup de maître pour Poutine.

Conséquences géopolitiques de la crise ukrainienne

Le G7 n’a pas calculé qu’en prenant des mesures pour isoler la Russie, outre le fait qu’il s’appliquait à lui-même une « punition sado-masochiste » selon la formule d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Etrangères, il précipitait malgré lui un processus déjà bien engagé de profonde recomposition du monde au bénéfice d’un groupe non occidental dirigé par la Chine et la Russie réunies au sein des BRICS. En réaction au communiqué du G7 du 24 mars, les ministres des Affaires étrangères des BRICS ont fait connaître immédiatement leur rejet de toute mesures visant à isoler la Russie et ils en ont profité pour dénoncer les pratiques d’espionnage américain tournées contre leurs dirigeants et pour faire bonne mesure ils ont exigé des Etats-Unis qu’ils ratifient la nouvelle répartition des droits de vote au FMI et à la Banque Mondiale, comme premier pas vers un « ordre mondial plus équitable ». Le G7 ne s’attendait pas à une réplique aussi virulente et rapide des BRICS. Cet épisode peut donner à penser que le G20 dont le G7 et les BRICS sont les deux principaux piliers, pourrait traverser une crise sérieuse avant son prochain sommet à Brisbane (Australie) les 15 et 16 novembre, surtout si le G7 persiste à vouloir marginaliser et sanctionner la Russie. Il est à peu à peu près sûr qu’il y aura une majorité au sein du G20 pour condamner les sanctions à la Russie, ce qui de fait reviendra à isoler le G7. Dans leur communiqué les ministres des BRICS ont estimé que décider qui est membre du groupe et quelle est sa vocation revient à tous ses membres « sur un pied d’égalité » et qu’aucun de ses membres « ne peut unilatéralement déterminer sa nature et son caractère ». Les ministres appellent à résoudre la crise actuelle dans le cadre des Nations Unies « avec calme, hauteur de vue, en renonçant à un langage hostile, aux sanctions et contre-sanctions ». Un camouflet pour le G7 et l’UE ! Le G7, qui s’est mis tout seul dans une impasse, est prévenu qu’il devra faire d’importantes concessions s’il veut continuer à exercer une certaine influence au sein du G20.

En outre, deux événements importants s’annoncent dans les prochaines semaines.

D’une part Vladimir Poutine se rendra en visite officielle en Chine en mai. Les deux géants sont sur le point de signer un accord énergétique d’envergure qui affectera sensiblement le marché mondial de l’énergie, tant sur le plan stratégique que financier. Les transactions ne se feraient plus en dollar mais dans les monnaies nationales des deux pays. En se tournant vers la Chine, la Russie n’aura aucun problème pour écouler sa production gazière au cas où l’Europe de l’Ouest déciderait de changer de fournisseur. Et dans le même mouvement de rapprochement la Chine et la Russie pourraient signer un accord de partenariat industriel pour la fabrication du chasseur Sukhoï 25, fait hautement symbolique.

D’autre part lors du sommet des BRICS au Brésil en juillet prochain, la Banque de Développement de ce groupe dont la création a été annoncée en 2012 pourrait prendre forme et offrir une alternative aux financements du FMI et de la Banque Mondiale, toujours réticents à modifier leurs règles de fonctionnement, pour donner plus de poids aux pays émergents et à leurs monnaies à côté du dollar.

Enfin il y a un aspect important de la relation entre la Russie et l’OTAN peu commenté dans les média mais très révélateur de la situation de dépendance dans laquelle se trouve l’Occident au moment où il procède au retrait se des trouves d’Afghanistan. Depuis 2002 la Russie a accepté de coopérer avec les pays occidentaux pour faciliter la logistique des troupes sur le théâtre afghan. A la demande de l’OTAN Moscou a autorisé le transit de matériel non létal destiné à l’ISAF (International Security Assistance Force) par voir aérienne ou terrestre, entre Douchambé (Tadjikistan), l’Ouzbekistan et l’Estonie, via une plateforme multimodale à Oulianovk en Sibérie. Il s’agit rien moins que d’acheminer toute l’intendance pour des milliers d’hommes opérant en Afghanistan, entre autre des tonnes de bière, de vin, de camemberts, de hamburgers, de laitues fraîches, le tout transporté par des avions civiles russes, puisque les forces occidentales ne disposent pas de moyens aériens suffisants pour soutenir un déploiement militaire de cette envergure. L’accord Russie-OTAN d’octobre 2012 élargi cette coopération à l’installation d’une base aérienne russe en Afghanistan dotée de 40 hélicoptères où les personnels afghans sont formés à la lutte anti-drogue à laquelle les occidentaux ont renoncé. La Russie s’est toujours refusée à autoriser le transit sur son territoire de matériel lourd, ce qui pose un sérieux problème à l’OTAN à l’heure du retrait de ses troupes. En effet celles-ci ne peuvent emprunter la voie terrestre Kaboul-Karachi en raison des attaques dont les convois sont l’objet de la part des talibans. La voie du Nord (la Russie) étant impossible, les matériels lourds sont transportés par avion de Kaboul aux Emirats Arabes Unis, puis embarqués vers les ports européens, ce qui multiplie par quatre le coût du repli. Pour le gouvernement russe l’intervention de l’OTAN en Afghanistan a été un échec, mais son retrait « précipité » avant la fin de 2014 va accroître le chaos et affecter la sécurité de la Russie et risque de provoquer un regain de terrorisme.

La Russie a aussi d’importants accords avec l’Occident dans le domaine de l’armement. Le plus important est sans doute celui signé avec la France pour la fabrication dans les arsenaux français de deux porte-hélicoptères pour un montant de 1,3 milliards d’euros. Si le contrat est annulé dans le cadre des sanctions, la France devra rembourser les montants déjà payés plus les pénalités contractuelles et devra supprimer plusieurs milliers d’emplois. Le plus grave sera sans doute la perte de confiance du marché de l’armement dans l’industrie française comme l’a souligné le ministre russe de la défense.

Il ne faut pas oublier non plus que sans l’intervention de la Russie les pays occidentaux n’auraient jamais pu aboutir à un accord avec l’Iran sur la non prolifération nucléaire, ni avec la Syrie sur le désarmement chimique.

Ce sont des faits que les media occidentaux passent sous silence. La réalité est qu’en raison de son arrogance, de sa méconnaissance de l’histoire, de ses maladresses, le bloc occidental précipite la déconstruction systémique de l’ordre mondial unipolaire et offre sur un plateau à la Russie et à la Chine, appuyée par l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et bien d’autres pays, une « fenêtre d’opportunité » unique pour renforcer l’unité d’un bloc alternatif. L’évolution était en marche mais lentement et graduellement (personne en veut donner un coup de pied dans la fourmilière et déstabiliser brusquement le système mondial), mais d’un seul coup tout s’accélère et l’interdépendance change les règles du jeu.

En ce qui concerne le G20 de Brisbane il sera intéressant de voir comment se positionne le Mexique, après les sommets du G7 à Bruxelles en juin et des BRICS au Brésil en juillet. La situation est très fluide et va évoluer rapidement, ce qui va demander une grande souplesse diplomatique. Si le G7 persiste dans son intention de marginaliser ou exclure la Russie, le G20 pourrait se désintégrer. Le Mexique, pris dans les filets du TLCAN et du futur TPP devra choisir entre sombrer avec le Titanic occidental ou adopter une ligne autonome plus conforme à ses intérêts de puissance régionale à vocation mondiale en se rapprochant des BRICS.

Pierre Charasse (Sur son blog)
Il a occupé différents postes dans les Ambassades de France en Union Soviétique, à Guatemala, à Cuba (1973-1983), au Mexique (1989-1993). Conseiller technique au cabinet de Claude Cheysson, Ministre des Relations Extérieures et Pierre Joxe, Ministre de l’Intérieur (1984-86). Ancien consul Général à Naples (1986-1989), Barcelone (1996-2000). Ambassadeur en Uruguay (1993-1996), au Pakistan (2003-2005) et au Pérou (2005-2008). Ambassadeur Itinérant chargé de la coopération Internationale contre la criminalité organisée et la corruption (2000-2003).

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39 réponses à [Reprise] La crise ukrainienne accélère la recomposition du monde, Pierre Charasse

  1. vérité2014 Le 30 avril 2014 à 04h41
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    • Gerard Boulanger Le 30 avril 2014 à 23h50
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      Bonne analyse. Tant que l’Ukraine ne fait pas partie de l’UE, donc potentiellement de l’OTAN, les Russes seront satisfaits. De toute façon, élargir l’UE avec l’Ukraine n’est pas souhaitable.


  2. yt75 Le 30 avril 2014 à 04h53
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    Merci pour la synthèse.
    La position des medias Français reste pour moi assez mystérieuse, mouvement de masse ? Repli sur soi reflet d’une profonde inquiétude ? Ignorance ? Certaines “directives” clairement établies ?
    Et l’évacuation de l’Afghanistan pas une mince affaire.. Je croyais avoir lu que c’était prévu pour cet été, mais en fait plus ou moins retardé actuellement ?


    • Patrick Luder Le 30 avril 2014 à 06h02
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      La position des médias Français se résume en deux mots => INCOMPÉTENCE et SOUMISSION.


      • Kiwixar Le 30 avril 2014 à 06h41
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        Pas d’accord. ils ne sont pas incompétents (fainéants, éventuellement). Il suffit de discuter autour de soi pour voir que des gens intelligents gobent leur propagande. C’est donc qu’elle est “bien” faite, si on peut dire. Amalgames, raccourcis, désinformation, diabolisation, double standards, etc. La panoplie complète Goebbels / Pravda.

        Sur le récent dossier sur l’assassinat de JFK par le NouvelDaubs, des gens intelligents ont avalé que “quelqu’un qui reçoit une balle par l’arrière du crâne peut avoir un mouvement réflexe de la tête vers l’arrière… c’est donc bien qu’il peut y avoir 1 seul tireur.”
        Plaf (paume de la main sur le front)

        Pour les médias français, le terme qui résume bien, c’est “néo-collabos”.


        • Erstam Le 30 avril 2014 à 08h04
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          J’ajouterai à la liste Goebbles/Pravda le nom de Bernays. Il ne faut pas l’oublier, c’est un peu leur grand père à tous. 😀

          Sinon, pour la dépendance des médias français, je renvoie sur “Les nouveaux chiens de garde” de Serge Halimi. En livre, comme en film. Les deux sont très intéressants à voir en parallèle, le livre complétant le film et le film illustrant le livre. 🙂


        • franck Le 30 avril 2014 à 18h57
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          …”des gens intelligents gobent leur propagande “??? n’importe quoi : non des gens intelligents qui en ont rien à foutre gobent leur propagande c’est possible…car effectivement ils sont tellement incompétents que dès qu’on les lit sans chercher la petite bête, on voit leur bétises…. rappel : 90% des français ne les calculent pas….si vous appelez ça de la compétence…


    • Damien D Le 30 avril 2014 à 16h55
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      La position des médias français n’est pas unique, c’est le cas dans la majorité des médias occidentaux, je ne parle toutes les langues mais aux US, UK, Canada c’est pareil sinon pire.

      Le thread reddit est très révélateur, il compile beaucoup de dépêches / articles et permet de mesurer le niveau de propagande: http://www.reddit.com/live/3rgnbke2rai6hen7ciytwcxadi

      Soyons clair, propagande des deux côtés! En face (RT, ITAR), soit c’est factuel quand ca les arrange (par ex. pour le référendum en Crimée ou la conversation de Nuland) soit c’est pas mieux.
      On peut s’amuser à comparer le traitement de la même info: “La Russie est déjà en récession suite aux sanctions” Vs “Les sanctions vont faire plus de mal aux US qu’à la Russie”

      Ceux qui ont des a amis journaliste savent que le métier est devenu précaire, sous-payé. Les petites mains n’ont pas de temps et les dépèches et communiqués tombent à point pour remplir. Quand aux “analystes” et autres rédac’ chef, leur proximité avec le pouvoir est de notoriété publique.

      Tout ca est très bien expliqué par Chomsky, texte repris sur Les Crises il n’y a pas longtemps.

      En gros, le journalisme d’investigation est mort. Reste Mediapart qui est une exception au niveau mondial. Rien que pour ca je dirais que la France a une longueur d’avance!

      On mesure les dégâts avec le Guardian, certes le site héberge des blogs et opinions éclairées (certaines reprises ici) et a une belle histoire de défense de la vérité, cependant sont site reste noyé sous les dépêches à pensée unique, info en continu oblige.

      Pendant ce temps le gouvernement ukrainien va faire des exercices militaire dans le centre de Kiev. Tout va bien!


      • tikehau Le 30 avril 2014 à 19h13
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      • Theoltd Le 30 avril 2014 à 20h23
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        Desole, mais RT (ex Russian TV) fait encore du journalisme d’investigation. OK, ils sont orientés et pour cause, mais lors de Fukushima, c’était la seule TV au monde, a traiter le sujet avec indépendance. Voire meme a aller sur place, mesurer les radiations. Les celebres interviews de Gundersen étaient alors reprises par tous, par Francois Leclerc notamment sur le blog de Jorion. Leur traitement de Maidan, dans l’action, était exemplaire et objectif. C’est un contre pouvoir vital pour avoir un peu d’oxygène aujourd’hui. Pour un journaliste, c’est un honneur de travailler pour RT aujourd’hui. D’ailleurs, ils se vantent sur leur bandeau d’infos, des que Kerry ou une autre huile du pouvoir leur tombe sur le dos, ce qui arrive quotidiennement. Leur audience potentielle est de plus de 600 millions de téléspectateurs, ce qui est énorme. Une grosse épine dans le talon d’argile 🙂 de l’Amérique.


      • alain Le 01 mai 2014 à 11h39
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        ” Reste Médiapart qui est une exception au niveau mondial” …Heu, pas tout à fait en ce qui concerne la politique étrangère justement . il comporte quelques journalistes fortement atlantistes et russophobes .


  3. Dany Le 30 avril 2014 à 07h31
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    Merci pour cet article excessivement intéressant!

    Je me demande comment voter le 25 mai pour mettre fin à l’UE qui finalement ne nous amène que des ennuis (et le mot est faible).

    En Belgique, le vote est obligatoire, est-ce-que rentrer un bulletin blanc serait une bonne idée?

    Je suis excessivement préoccupée par la situation actuelle, l’attitude va-t-en guerre de l’UE certainement dictée par les USA et la dégradation des relations avec la Russie.

    Si comme le dit l’article, il y a aujourd’hui des négociations secrètes entre Washington et Moscou pour régler la question ukrainienne, c’est plutôt bon signe. Mais n’est-ce pas une manière de sauver la mise des américains et de faire porter le châpeau aux européens qui seront encore les dindons de la farce en ayant compromis leurs rapports avec la Russie?


    • Rémi Laffitte Le 30 avril 2014 à 14h55
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      Si ce n’est que cela ce ne sera pas bien grave. Tout ce que les caniches européens de Washington auront détruit dans leurs relations avec Moscou pourra être aisément reconstruit par leurs successeurs pour peu qu’ils ne soient pas eux aussi des atlantistes invétérés à la solde d’intérêts tiers. Bienheureusement Poutine et la Russie savent faire la différence entre les souhaits des peuples et les intentions de leurs élites dirigeantes téléguidées par l’ignorance, la cupidité, les intérêts privés de leurs commanditaires et la stupidité.


  4. Kiwixar Le 30 avril 2014 à 09h08
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    Le casse-tête de la transition énergétique allemande, ou la quadrature du cercle : http://www.contrepoints.org/2014/04/29/164531-le-vice-chancelier-allemand-spd-la-transition-energetique-est-une-folie
    Compte-tenu de cela, les Allemands ne devraient-ils pas TOUT faire pour garder des bonnes relations avec les Russes? Ou est-ce une lutte feutrée entre les US et l’Allemagne :
    “Ecoute, my friend, tu oublies cette histoire de tonnes d’or qu’on te doit (et qu’on a un mal fou à se rappeler où on l’a mis) ou sinon on coupe ton approvisionnement en gaz russe en balkanisant l’Ukraine…”


  5. Fool Prophet Le 30 avril 2014 à 10h43
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    Pour ce qui est de la “garnde et inégalable démocratie” mondiale tenant le flambeau de la liberté dans le monde… flambeau armé évidemment.

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/04/30/une-double-execution-tourne-mal-aux-etats-unis_4409406_3222.html

    Que 39 exécutés en 2013… 99 en 1999.
    Combien en Russie dans le même temps depuis 20 ans ?


  6. gorobei Le 30 avril 2014 à 14h37
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    Je crois savoir que votre citation n’est pas de Voltaire mais d’un neo-nazi américain.

    Cependant je vous suis sur l’inacceptable silence que notre gouvernement et nos médias ont établi à propos de nos mouvements de troupe. Mais le pire est que je ne vois pas, comme beaucoup, l’intérêt de l’Europe à s’enflammer en Ukraine.
    Depuis que Sarkozy a lié les mains de la France, en retrouvant une place de choix au sein de l’OTAN, nous sommes devenus des moutons. De l’Afghanistan à l’Ukraine en passant par la Libye, les exemples sont légions d’actions militaires de la France incompréhensibles.
    Si la main étasunienne est évidemment derrière notre posture en Ukraine, je n’arrive cependant pas à comprendre totalement les objectifs étasuniens. Au final, l’Europe risque de perdre son premier fournisseur de gaz, même si ce n’est pas totalement l’intérêt russe et que gagnerons-nous là-dedans?
    Une raison de nous tourner vers les gaz de schiste étasunien, une raison de signer un traité transatlantique. Est-ce donc l’isolement de l’Europe qui est recherché pour nous faire, enfin accepter le grand bloc occidental? est-ce pour cela que l’ UE se dilue dans l’OTAN, se déchire en Libye, se compromet en Ukraine, se couche devant le patronnât mondial pour le pacte transatlantique.
    Ou bien comme souvent dans les guerres menés par les USA ces 20 dernières années, la raison est de contrer son véritable ennemi pour la suprématie c’est à dire la Chine. Sommes-nous, nous Européens, juste là pour régler les détails régionaux de cette guerre froide en Afrique et en Europe de l’Est? Sommes-nous des supplétifs totalement impliqués dans cette guerre et sommes-nous là pour permettre aux USA de forcer les russes à s’allier avec nous plutôt qu’avec les chinois en montrant une fois de plus le potentiel de nuisance exercé par les USA face à ses salauds d’ex-bolcheviques…

    pfff, je suis tout petit.


    • C Balogh Le 01 mai 2014 à 07h14
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      à gorobei,
      Bonjour, en fait la maxime est :

      http://www.libertas.co/wiki/Voltaire

      ” Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer.”
      Bizarre qu’un nazi ait repris cela, ça ne colle pas vraiment avec ce qu’un nazi dirait…
      Quel est donc ce néo-nazi américain, vous avez des précisions?
      Crlt


      • gorobei Le 01 mai 2014 à 11h37
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        @ C Balogh:

        Il semble que Kevin Strom, leader du national vanguard étasunien s’attribue cette citation, c’est ce que signale hoaxbuster.
        Evene ne place pas cette citation sous le lien Voltaire et le guichet du savoir n’a pas trouvé de lien avec Voltaire dans ses références et semble y voir une citation apocryphe.


    • FL Le 01 mai 2014 à 10h47
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      Pour les USA, ce n’est pas parce que le Chine et les BRICS en général deviennent de redoutables concurrents, que l’Europe cesse d’en être un.
      Les grands pays d’Europe furent même les premier concurrents qu’il fallait maintenir sous contrôle et donc sous influence, l’Europe de mon point de vue est née de cela.

      Les USA sont dans un moment délicat ou le pouvoir exorbitant du dollars va être remis en cause après avoir été durant 40 ans la monnaie mondiale dont seul il pouvait “imprimer” les billets à leur guise sans que personne ne puisse leur demander le moindre compte (l’échange d’un avoir en dollars par sont équivalent en or par exemple, comme le demanda C.de Gaulle en 1967 je crois, d’où la désindexation dollars / or par NIXON en 1971).

      http://www.les-crises.fr/de-gaulle-smi-1/

      Il ne s’agit pas de savoir si ce que j’écris est un phantasme ou l’expression d’une vue complotiste mais tous simplement de se demander pour quelle raison un système d’échange international repose en pratique sur la seule monnaie d’un unique pays?


      • gorobei Le 01 mai 2014 à 11h43
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        @ FL:

        Je suis désolé si vous avez pris mon message pour une critique de votre intervention. Je vous suis sur la croisée des chemins pour les USA, c’est pour cela que je m’interroge sur les réelles intentions des USA dans cette affaire. L’engagement de l’Europe a-t-il été demandé, exigé pour nous placer en fâcheuse position ou nos dirigeants ont-ils décidé de prendre clairement leur place aux côtés des USA dans cette guerre qui se prépare…


        • FL Le 01 mai 2014 à 16h02
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          « La plupart des bons mots sont des redites. » Voltaire
          http://evene.lefigaro.fr/citations/voltaire?page=3

          Quoi que là encore rien e soit certain!
          Dans tous les cas ce qui importe c’est le mot!

          Pour le reste je n’ai pas été du tout désolé par votre critique qui n’en était pas une et au contraire allait dans le sens de ma pensée et la prolongeait.
          Bien à vous et à C. Balogh qu’on apprécie.


  7. moderato si cantabile Le 30 avril 2014 à 14h59
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    Isolement de la Russie vs isolement des USA

    “BEIJING, 29 avril – La Chine a renvoyé plus d’un million de tonnes de maïs importé des États-Unis comportant un élément génétiquement modifié non-approuvé, a annoncé mardi l’Administration générale d’État pour le contrôle de la qualité, l’inspection et la quarantaine. Au 21 avril, 1,124 million de tonnes de maïs et de produits à base de maïs.”
    Heureusement que nous les “petits européens” nous sommes là pour ingurgiter le traité trans-atlantique à venir et…les “cancers” à exploser.
    http://www.lecontrarien.com/la-chine-renvoie-du-mais-transgenique-americain-30-04-2014-chine

    C’est pas mal non plus cette explication de la “reprise américaine” vs la planche à billets de la FED. Mais bon, on s’en doutait déjà.

    http://www.lecontrarien.com/


  8. nouche Le 30 avril 2014 à 15h04
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    texte tres interessant, un bon resume de la situation, ou la presse occidentale nous montre vainqueurs/dominants, et les faits montrent au contraire un bloc occidental perdu et isole.


  9. NeverMore Le 30 avril 2014 à 15h47
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    Compte tenu de la composition des provinces de l’est et du sud de l’Ukraine (hors Crimée) la Russie ne peut pas envisager sérieusement une opération de type Crimée.

    La Russie ne peut pas non plus ne pas soutenir les dissidents de ces provinces, ce serait les abandonner à l’arbitraire des équipes de Kiev.

    Même en cas de nécessité, elle aurait du mal à intervenir même comme force d’interposition, car malgré une forte présence russophone et russophile, la population serait trop divisée.

    La bonne ligne est réellement très étroite …

    Il ne reste donc que la solution d’une nouvelle constitution donnant aux provinces suffisamment de latitude, et surtout enlevant au pouvoir central toute capacité de nuisance (1).

    1 ) je ne sais pas pourquoi, mais tout d’un coup je pense à Bruxelles, Lisbonnne … et je me sens légèrement russophile, ou équivalent (dissident peut-être …).


    • Spipou Le 30 avril 2014 à 21h18
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      M. Charasse suggère qu’on s’oriente dans ce sens-là. Espérons que la suite des évènements lui donne raison.


  10. Olposoch Le 30 avril 2014 à 17h07
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    Les ukrainiens sont les otages de puissances qui jouent au niveau planétaire…
    Ils sont avec l’Ukraine au centre, au point névralgique idéal.
    Les plans et les stratégies sont connues (plus besoin de complots…), les puissants identifiés, le pouvoir localisé (Les 147 “entités” qui contrôlent la totalité de l’économie via leurs participations…?), les 99% assistent impuissants à la construction d’un avenir anticipé par les artistes, Mad Max/ Soylent green/ Blade runner/ Brazil…etc…


  11. Damien D Le 30 avril 2014 à 17h08
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    Je trouve cet article très intéressant dans le sens où il complémente les autre opinions exprimées sur ce site, en particulier celles du LEAP: montée des BRICS et fin du monde unipolaire, mais sans l’Europtimisme débile du LEAP.

    Malheureusement il semble que les US (et l’Euro) vont entraîner l’Europe dans leur chute en emportant tout ce qui faisait sa force: gouvernements forts, acquis sociaux, éducation et santé publiques, protection du consommateur et du citoyen, infrastructures (transport, énergie) efficaces et abordable, etc.


    • Guillaume Le 30 avril 2014 à 21h02
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      Les citoyens vont adorer. Ils sont déjà plein d’admiration pour les médias et leurs dirigeants. On va vers le bonheur, tout va bien!


  12. FreeBee Le 30 avril 2014 à 20h15
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    Pourquoi Hollande ne se prononce pas sur la situation en Ukraine, et, précisément, sur les conséquences tragiques pour l’Europe et le monde entier de la guerre civile et les néonazis au pouvoir. Est-ce que les doubles standards occidentaux ne lui crèvent pas les yeux ? Où est-ce que le président du grand pays démocratique, qui est la France ?
    Et pourtant, il s’est bien prononcé sur l’affaire Léonarda sans se faire attendre ! On le croit muselé.


  13. Fool Prophet Le 30 avril 2014 à 20h54
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    Grande nouvelle… Les Ukrainiens sont dans une très large majorité opposés à une intervention russe… (Est-ce d’ailleurs la finalité russe dans cette triste histoire ukrainienne ?)

    http://www.20min.ch/diashow/85920/85920-trl9kcf0_1maE9JK6bqt2w.jpg

    Bon ceci dit, quand on voit qui réalise le sondage…
    http://www.iri.org/learn-more-about-iri/board-directors-and-officers

    Propagande quand tu nous tiens…


  14. Spipou Le 30 avril 2014 à 21h10
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    Merci pour cet article passionnant, et pas seulement au sujet de l’Ukraine, mais de l’évolution probable du monde entier !

    Pour en revenir à l’Ukraine :

    “Enfin, autre marche arrière spectaculaire des Etats-Unis: il y aurait des conversations secrètes très avancées entre Moscou et Washington pour faire adopter une nouvelle constitution à l’Ukraine, installer à Kiev à l’occasion des élections du 25 mai un gouvernement de coalition dont les extrémistes néo-nazi seraient exclus, et surtout pour imposer un statut de neutralité à l’Ukraine, sa « finlandisation » (recommandée par Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinsky), ce qui interdirait son entrée dans l’OTAN, mais permettrait des accords économiques tant avec l’UE qu’avec l’Union douanière eurasiatique (Russie, Biélorussie, Kazakhstan).”

    J’espère bien que M. Charasse a de solides informations sur ce point-là.

    Sinon, comme le malade actuellement au pouvoir à Kiev vient de demander aux ukrainiens de constituer des milices régionales armées, ce serait le début d’une guerre civile, une vraie, celle-là, comme on en a vu en Yougoslavie : il y a des ukrainophones et des russophones, et des partisans des deux camps, dans tout l’est de l’Ukraine. Et une fois la guerre civile allumée, peu importe qu’il ne soit plus au pouvoir après le 25 mai, ça serait difficile à éteindre pour ses successeurs.


    • vérité2014 Le 30 avril 2014 à 23h22
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      Visiblement la situation change d’heure en heure:

      L’Ukraine arrête et déclare persona non grata l’attaché militaire russe

      Kiev – L’Ukraine a arrêté et déclaré persona non grata l’attaché militaire russe à Kiev, qu’elle accuse d’espionnage, selon un communiqué du ministère ukrainien des Affaires étrangères transmis aux médias locaux.

      L’attaché militaire de l’ambassade russe en Ukraine est déclaré persona non grata suite à des agissements incompatibles avec son statut diplomatique, une formule utilisée par la diplomatie pour désigner les activités d’espionnage, a indiqué le ministère.

      Le diplomate russe, dont le nom n’est pas mentionné, a été arrêté mercredi en flagrant délit par les services de sécurité ukrainiens, selon le ministère, qui ne donne pas plus de précisions.

      Il doit quitter l’Ukraine dans les plus brefs délais, selon le communiqué cité par l’agence de presse Interfax.

      http://www.romandie.com/news/LUkraine-arrete-et-declare-persona-non-grata-lattache-militaire/473408.rom

      Le FMI approuve 17 milliards de dollars d’aide pour l’Ukraine.

      http://www.romandie.com/news/Le-FMI-approuve-17-milliards-de-dollars-daide-pour-lUkraine/473413.rom

      The International Monetary Fund has approved a two-year $17 billion loan package for Ukraine. The second and third disbursements will be completed after after bi-monthly reviews.

      Et la dernière des néocons du Sénat US:une aide militaire directe

      Republican senators introduce bill containing harsher sanctions against Russia.

      According to Reuters, the sanctions would apply to major Russian banks and energy companies, and come with $100 in military aid for Kiev. Wall Street Journal reporter Kristine Peterson added Wednesday morning that the military aspect of the proposal, if approved, would require the White House to substantially increase US and NATO support for the armed forces of allied Poland, Estonia, Lithuania and Latvia, as well as accelerate implementation of missile defense in Europe.

      http://rt.com/usa/156008-senate-republicans-russia-sanctions/

      Cameron lui joue un peu solo pour préserver sa ‘City’:

      Ukraine: la crise ne peut être résolue que pacifiquement, estiment Cameron et Poutine.

      http://www.romandie.com/news/Ukraine-la-crise-ne-peut-etre-resolue-que-pacifiquement-estiment/473384.rom

      US doesn’t care about Ukraine, wants to prove it’s still in charge – Lavrov.

      http://rt.com/news/156032-lavrov-us-ukraine-propaganda/


  15. vérité2014 Le 30 avril 2014 à 23h30
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    Ce communiqué du FMI est d’une rare stupidité car si l’on ne lit que le titre on se dit qu’une pluie de milliards va tomber sur l’Ukraine…ben pas vraiment,en fait 5 milliards sont pour..rembourser..le FMI,un bon paquet d’autres milliards pour payer les factures de gaz russe en souffrance + des arriérés…

    Voici la prose de la Mère Christine:

    Le FMI approuve 17 milliards de dollars d’aide pour l’Ukraine

    Washington – Le Fonds monétaire international a approuvé mercredi un plan d’aide de 17 milliards de dollars sur deux ans en faveur de l’Ukraine, menacée de banqueroute et fragilisée par une insurrection pro-russe dans l’Est.

    Le feu vert du conseil d’administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, permet le déblocage immédiat d’un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev, qui doit régler une facture de gaz de plusieurs milliards de dollars à son voisin russe.

    L’accord du FMI, qui envisageait jusqu’ici un plan d’aide compris entre 14 et 18 milliards, devrait ouvrir la voie à d’autres donateurs (Union européenne, Banque mondiale…) afin de parvenir à un plan de sauvetage global de 27 milliards de dollars.

    Les prochains prêts de l’institution ne seront toutefois débloqués que par étapes et à la condition que Kiev applique un programme d’économies drastique.

    Les autorités intérimaires à Kiev, qui avaient appelé l’institution à l’aide début mars, ont déjà donné des gages de bonne volonté en annonçant une baisse des subventions énergétiques –qui se traduira par une hausse de 50% des prix du gaz–, mesure réclamée de longue date par le Fonds.

    La tâche s’annonce toutefois ardue pour l’Ukraine dont l’économie devrait se contracter de 5% cette année, selon les projections du Fonds alors qu’une récession d’environ 4% était jusque-là attendue. La croissance devrait repartir (+2%) dès 2015, selon l’institution.

    Ardemment soutenue par les Occidentaux, l’aide du FMI doit permettre à Kiev de faire face à ses obligations financières, notamment vis-à-vis de son voisin russe. Gazprom réclame 2,2 milliards de dollars pour ses livraisons récentes de gaz tandis que Moscou exige 11,4 milliards d’arriérés au titre des réductions de prix accordées à l’Ukraine ces dernières années — un montant contesté par Kiev.

    Le plan d’aide, le troisième accordé par l’institution à l’Ukraine depuis 2008, doit également permettre d’améliorer le climat des affaires mais reste sujet à de fortes incertitudes liées à la crise politique.

    Mercredi, les forces armées ont été mises en état d’alerte pour tenter d’enrayer les mouvements séparatistes dans l’Est, un des poumons économiques du pays.

    Le passif du pays avec le FMI ne plaide par ailleurs pas en sa faveur. Les deux précédentes lignes de crédit accordées à l’Ukraine (16,4 milliards de dollars en 2008, 15,1 milliards en 2010) avaient été rapidement interrompues face au refus des autorités de mettre en oeuvre des réformes impopulaires.

    Cinq des 17 milliards annoncés mercredi devront d’ailleurs être utilisés par Kiev pour rembourser le FMI lui-même.

    http://www.romandie.com/news/Le-FMI-approuve-17-milliards-de-dollars-daide-pour-lUkraine/473413.rom

    +2% de croissance en Ukraine en 2015 après -4 en 2014….mort de rire.


    • Kiwixar Le 01 mai 2014 à 06h23
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      Sous-estimer les chiffres de l’inflation permet de sur-estimer les chiffres de la croissance.
      C’est ce qu’on fait en France depuis le passage à l’euro.


  16. david Le 30 avril 2014 à 23h31
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    Les médias savent très bien se qu’ils font en occident pas d’inquiétude la dessus
    Le mot d’ordre est : Désinformation

    Que croyez vous ? qu’ils iront du côté du peuple ? jamais , ils font partie d’une élite avec les gens du pouvoir et des riches pdg etc….
    Pas mal d’entre eux sont franc macons , ou font partie de groupe pour le moins douteux comme le siècle .
    Ses gens la sont dangereux pour la paix dans le monde faut le savoir


  17. jacqueline73 Le 01 mai 2014 à 00h11
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    Merci de nous rappeler de lire ( aussi ) Pierre Charasse. C’est rassurant de voir que des personnes aussi cultivées , intelligentes et qui ont occupé des postes prestigieux, pensent la même chose que nous, en complet décalage avec leur milieu.

    Merci de le mettre en lumière, on se sent moins seuls pour combattre le système. Un de plus qui ne sent pas encore le soufre et qui pourra faire basculer l’opinion, pour se libérer de ce matraquage médiatico politique .

    Je l’avais découvert dans sa lettre (improbable ) à Hollande, à propos de la Syrie..

    http://latourdebabelworldpress.com/2013/09/02/syrie-lettre-improbable-au-president-francois-hollande/

    Quel talent d’écriture. Ca me rappellait un édito de Jean Dutourd sur l’insolence et l’impertinence. A coté nos journalistes à part qquns sont des incultes et des illettrés.

    Hollande à qui, après le casque de Draft Punk, il ne manque que le collant de Thierry la Fronde, pour finir de couvrir la France de ridicule, ou alors une reconversion dans les pubs de Cetelem ( le président serait encore vert ). Il n’aurait pas l’air plus benet que dans ses discours et aurait plein d’occasions de sortir des blagues carambar.

    http://www.youtube.com/watch?v=M-9zekFxw2I#t=16

    Fort heureusement, comme pour la Syrie, face à la Russie, l’ OTAN et l’ UE sont mis devant leur impuissance.


  18. C Balogh Le 01 mai 2014 à 07h26
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    Bonjour,
    Donc, si j’ai bien compris, le FMI prête de l’argent , puis, sur cet argent, se rembourse d’une ancienne dette, tout en ramassant les intérêts, si on est logique, cela implique qu’au final, l’Ukraine est engagée pour toujours puisqu’elle ne pourra jamais amortir, les intérêts étant trop élevés, le FMI c’est COFIDIS, quoi….

    “Cinq des 17 milliards annoncés mercredi devront d’ailleurs être utilisés par Kiev pour rembourser le FMI lui-même.”

    J’ai une question, c’est quoi cette folie?c’est plus de l’économie ça, c’est du racket!Non?


  19. André Le 01 mai 2014 à 14h55
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    @Olivier, en russe, interview de deux soldats ukrainiens qui ont déserté à Kramatorsk.
    http://www.kp.ru/daily/26226/3109349/
    Dire qu’il y a 3 semaines on ne savait même pas situer le coin sur une carte!


  20. thierry bruno Le 01 mai 2014 à 20h41
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    Dans cette affaire ukrainienne, ce qui ne cesse de “m’épater”, c’est l’incroyable servilité de la presse française pour la position du gouvernement français qui s’aligne sans aucune réflexion sur Washington. J’ai vraiment l’impression que nous avons la presse la plus incompétente du monde mais aussi la plus imbécile. En effet, nos journalistes ne peuvent ignorer que chacun peut aller consulter la presse étrangère sur internet, et donc s’apercevoir que tout n’est pas conforme à la position du quai d’Orsay et de notre pitoyable ministre, Fabius. Mais non ! pas un seul article ou reportage critique, pas un seul doute. On lit même dans le Point ce titre ironique à propos de G. Schröeder qui va voir Poutine : “il est allé à la soupe”. Que dire alors de notre presse ? Ce n’est même plus la soupe, c’est le repas gastronomique.


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