Invité de l’Association Régionale Nice Côte d’Azur de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale) le 27 juin 2012, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, reconnu bien au delà de l’Hexagone pour son expertise du monde arabo-musulman, livre ici une vision intéressante et décapante.

 Les pires conjectures formulées au premier semestre 2011 concernant les mouvements de révolte arabes deviennent aujourd’hui réalité. Je les avais largement exposées dans divers ouvrages et revues à contre courant d’une opinion occidentale généralement enthousiaste et surtout naïve. Car il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés.

Une fois passé le bouillonnement libertaire et l’agitation des adeptes de Facebook, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Le pouvoir est tombé dans les mains des seules forces politiques structurées qui avaient survécu aux dictatures nationalistes parce que soutenues financièrement par les pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs et politiquement par les Occidentaux parce qu’elles constituaient un bouclier contre l’influence du bloc de l’Est : les forces religieuses fondamentalistes. Et le « printemps arabe » n’a mis que six mois à se transformer en « hiver islamiste ».

En Tunisie et en Égypte, les partis islamistes, Frères musulmans et extrémistes salafistes se partagent de confortables majorités dans les Parlements issus des révoltes populaires. Ils cogèrent la situation avec les commandements militaires dont ils sont bien contraints de respecter le rôle d’acteurs économiques dominants mais s’éloignent insidieusement des revendications populaires qui les ont amenés au pouvoir. Constants dans leur pratique du double langage, ils font exactement le contraire de ce qu’ils proclament. En, Égypte, après avoir affirmé sur la Place Tahrir au printemps 2011 qu’ils n’aspiraient nullement au pouvoir, ils revendiquent aujourd’hui la présidence de la République, la majorité parlementaire et l’intégralité du pouvoir politique.

En Tunisie, et après avoir officiellement renoncé à inclure la chari’a dans la constitution, ils organisent dans les provinces et les villes de moyenne importance, loin de l’attention des médias occidentaux, des comités de vigilance religieux pour faire appliquer des règlements inspirés de la chari’a. Ce mouvement gagne progressivement les villes de plus grande importance et même les capitales où se multiplient les mesures d’interdiction en tous genres, la censure des spectacles et de la presse, la mise sous le boisseau des libertés fondamentales et, bien sûr, des droits des femmes et des minorités non sunnites.

Et ces forces politiques réactionnaires n’ont rien à craindre des prochaines échéances électorales. Largement financées par l’Arabie et le Qatar pour lesquels elles constituent un gage de soumission dans le monde arabe, elles ont tous les moyens d’acheter les consciences et de se constituer la clientèle qui perpétuera leur domination face à un paysage politique démocratique morcelé, sans moyens, dont il sera facile de dénoncer l’inspiration étrangère et donc impie.

La Libye et le Yémen ont sombré dans la confusion. Après que les forces de l’OTAN, outrepassant largement le mandat qui leur avait été confié par l’ONU, ont détruit le régime du peu recommandable Colonel Kadhafi, le pays se retrouve livré aux appétits de bandes et tribus rivales bien décidées à défendre par les armes leur pré carré local et leur accès à la rente. L’éphémère « Conseil National de transition » porté aux nues par l’ineffable Bernard Henri Lévy est en train de se dissoudre sous les coups de boutoir de chefs de gangs islamistes, dont plusieurs anciens adeptes d’Al-Qaïda, soutenus et financés par le Qatar qui entend bien avoir son mot à dire dans tout règlement de la question et prendre sa part dans l’exploitation des ressources du pays en hydrocarbures.

Au Yémen, le départ sans gloire du Président Ali Abdallah Saleh rouvre la porte aux forces centrifuges qui n’ont pas cessé d’agiter ce pays dont l’unité proclamée en 1990 entre le nord et le sud n’a jamais été bien digérée, surtout par l’Arabie Séoudite qui s’inquiétait des foucades de ce turbulent voisin et n’a eu de cesse d’y alimenter la subversion fondamentaliste. Aujourd’hui, les chefs de tribus sunnites du sud et de l’est du pays, dont certains se réclament d’Al-Qaïda et tous du salafisme, entretiennent un désordre sans fin aux portes de la capitale, Sana’a, fief d’une classe politique traditionnelle zaydite – branche dissidente du chi’isme – insupportable pour la légitimité de la famille séoudienne.

Seul le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale.

Avant de développer ce sujet, je crois devoir faire une mise au point puisque d’aucuns croient déceler dans mes propos et prises de positions des relents d’extrême droite et de complaisance pour les dictatures.

Je me rends régulièrement en Syrie depuis 1966 et y ai résidé pendant plusieurs années. Je ne prétends pas connaître intimement ce pays mais je pense quand même mieux le connaître que certains de ces journalistes qui en reviennent pleins de certitudes après un voyage de trois ou quatre jours.

Mes activités m’ont amené à devoir fréquenter à divers titres les responsables des services de sécurité civils et militaires syriens depuis la fin des années 70. J’ai pu constater qu’ils ne font ni dans la dentelle ni dans la poésie et se comportent avec une absolue sauvagerie. Ce n’est pas qu’ils ont une conception différente des droits de l’homme de la nôtre. C’est qu’ils n’ont aucune conception des droits de l’homme…

Leur histoire explique en grande partie cette absence. D’abord, ils puisent leur manière d’être dans quatre siècle d’occupation par les Turcs ottomans, grands experts du pal, de l’écorchage vif et du découpage raffiné. Ensuite, ils ont été créés sous la houlette des troupes coloniales françaises pendant le mandat de 1920 à 1943, et, dès l’indépendance du pays, conseillés techniquement par d’anciens nazis réfugiés, de 1945 jusqu’au milieu des années 50, et ensuite par des experts du KGB jusqu’en 1990. Tout ceci n’a guère contribué à développer chez eux le sens de la douceur, de la tolérance et du respect humain.

Quant au régime syrien lui-même, il ne fait aucun doute dans mon esprit que c’est un régime autoritaire, brutal et fermé. Mais le régime syrien n’est pas la dictature d’un homme seul, ni même d’une famille, comme l’étaient les régimes tunisien, égyptien, libyen ou irakien. Tout comme son père, Bashar el-Assad n’est que la partie visible d’un iceberg communautaire complexe et son éventuel départ ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de pouvoir et de force dans le pays. Il y a derrière lui 2 millions d’Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d’une mainmise islamiste sur le pouvoir, seule évolution politique que l’Occident semble encourager et promouvoir dans la région.

Quand je suis allé pour la première fois en Syrie en 1966, le pays était encore politiquement dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les filles.

Les Alaouites sont une communauté sociale et religieuse persécutée depuis plus de mille ans. Je vous en donne ici une description rapide et schématique qui ferait sans doute hurler les experts mais le temps nous manque pour en faire un exposé exhaustif.

Issus au Xè siècle aux frontières de l’empire arabe et de l’empire byzantin d’une lointaine scission du chiisme, ils pratiquent une sorte de syncrétisme mystique compliqué entre des éléments du chiisme, des éléments de panthéisme hellénistique, de mazdéisme persan et de christianisme byzantin. Ils se désignent eux mêmes sous le nom d’Alaouites – c’est à dire de partisans d’Ali, le gendre du prophète – quand ils veulent qu’on les prenne pour des Musulmans et sous le nom de Nosaïris – du nom de Ibn Nosaïr, le mystique chiite qui a fondé leur courant – quand ils veulent se distinguer des Musulmans. Et – de fait – ils sont aussi éloignés de l’Islam que peuvent l’être les chamanistes de Sibérie.

Et cela ne leur a pas porté bonheur…. Pour toutes les religions monothéistes révélées, il n’y a pas pire crime que l’apostasie. Les Alaouites sont considérés par l’Islam sunnite comme les pires des apostats. Cela leur a valu au XIVè siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, l’ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa n’a jamais été remise en cause et est toujours d’actualité, notamment chez les salafistes, les wahhabites et les Frères musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes côtières arides entre le Liban et l’actuelle Turquie tout en donnant à leurs croyances un côté hermétique et ésotérique, s’autorisant la dissimulation et le mensonge pour échapper à leur tortionnaires.

Il leur a fallu attendre le milieu du XXè siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de Syrie ont commis l’erreur classique des parvenus lors de l’indépendance de leur pays en 1943. Considérant que le métier des armes était peu rémunérateur et que l’institution militaire n’était qu’un médiocre instrument de promotion sociale, ils n’ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l’encadrement de l’armée de leur tout jeune pays aux pauvres, c’est à dire les minorités : Chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites et surtout Alaouites. Et quand vous donnez le contrôle des armes aux pauvres et aux persécutés, vous prenez le risque à peu près certain qu’ils s’en servent pour voler les riches et se venger d’eux. C’est bien ce qui s’est produit en Syrie à partir des années 60.

Dans les années 70, Hafez el-Assad, issu d’une des plus modestes familles de la communauté alaouite, devenu chef de l’armée de l’air puis ministre de la défense, s’est emparé du pouvoir par la force pour assurer la revanche et la protection de la minorité à laquelle sa famille appartient et des minorités alliées – Chrétiens et Druzes – qui l’ont assisté dans sa marche au pouvoir. Ils s’est ensuite employé méthodiquement à assurer à ces minorités – et en particulier à la sienne – le contrôle de tous les leviers politiques, économiques et sociaux du pays selon des moyens et méthodes autoritaires dont vous pourrez trouver la description détaillée dans un article paru il y maintenant près de vingt ans.

Face à la montée du fondamentalisme qui progresse à la faveur de tous les bouleversements actuels du monde arabe, son successeur se retrouve comme les Juifs en Israël, le dos à la mer avec le seul choix de vaincre ou mourir. Les Alaouites ont été rejoints dans leur résistance par les autres minorités religieuses de Syrie, Druzes, Chi’ites, Ismaéliens et surtout par les Chrétiens de toutes obédiences instruits du sort de leurs frères d’Irak et des Coptes d’Égypte.

Car, contrairement à la litanie que colportent les bien-pensants qui affirment que « si l’on n’intervient pas en Syrie, le pays sombrera dans la guerre civile »…. eh bien non, le pays ne sombrera pas dans la guerre civile. La guerre civile, le pays est dedans depuis 1980 quand un commando de Frères musulmans s’est introduit dans l’école des cadets de l’armée de terre d’Alep, a soigneusement fait le tri des élèves officiers sunnites et des alaouites et a massacré 80 cadets alaouites au couteau et au fusil d’assaut en application de la fatwa d’Ibn Taymiyya. Les Frères l’ont payé cher en 1982 à Hama – fief de la confrérie – que l’oncle de l’actuel président a méthodiquement rasée en y faisant entre 10 et 20.000 morts. Mais les violences intercommunautaires n’ont jamais cessé depuis, même si le régime a tout fait pour les dissimuler.

Alors, proposer aux Alaouites et aux autres minorités non arabes ou non sunnites de Syrie d’accepter des réformes qui amèneraient les islamistes salafistes au pouvoir revient très exactement à proposer aux Afro-américains de revenir au statu quo antérieur à la guerre de sécession. Ils se battront, et avec sauvagerie, contre une telle perspective.

Peu habitué à la communication, le régime syrien en a laissé le monopole à l’opposition. Mais pas à n’importe quelle opposition. Car il existe en Syrie d’authentiques démocrates libéraux ouverts sur le monde, qui s’accommodent mal de l’autoritarisme du régime et qui espéraient de Bashar el-Assad une ouverture politique. Ils n’ont obtenu de lui que des espaces de liberté économique en échange d’un renoncement à des revendications de réformes libérales parfaitement justifiées. Mais ceux-là, sont trop dispersés, sans moyens et sans soutiens. Ils n’ont pas la parole et sont considérés comme inaudibles par les médias occidentaux car, en majorité, ils ne sont pas de ceux qui réclament le lynchage médiatisé du « dictateur » comme cela a été fait en Libye.

Si vous vous vous informez sur la Syrie par les médias écrits et audiovisuels, en particulier en France, vous n’aurez pas manqué de constater que toutes les informations concernant la situation sont sourcées « Observatoire syrien des droits de l’homme » (OSDH) ou plus laconiquement « ONG », ce qui revient au même, l’ONG en question étant toujours l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

L’observatoire syrien des droits de l’homme, c’est une dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales dont il est devenu la source d’information privilégiée voire unique. Il n’a pourtant rien à voir avec la respectable Ligue internationale des droits de l’homme. C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’Osdh s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds séoudiens et maintenant qataris.

Je ne prétends nullement que les informations émanant de l’OSDH soient fausses, mais, compte tenu de la genèse et de l’orientation partisane de cet organisme, je suis tout de même surpris que les médias occidentaux et en particulier français l’utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane.

Second favori des médias et des politiques occidentaux, le Conseil National Syrien, créé en 2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l’initiative non de l’État turc mais du parti islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d’opposition au régime, le CNS a rapidement annoncé la couleur. Au sens propre du terme…. Le drapeau national syrien est composé de trois bandes horizontales. L’une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des Abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L’autre de couleur blanche pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième, de couleur rouge, censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création, le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l’islamisme comme vous pouvez le constater lors des manifestations anti-régime où l’on entend plutôt hurler « Allahou akbar ! » que des slogans démocratiques.

Cela dit, la place prédominante faite aux Frères musulmans au sein du CNS par l’AKP turc et le Département d’État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie n’est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent avoir leur mot à dire, même au sein de l’opposition. Lors d’une visite d’une délégation d’opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils sont voués à un statut d’infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département d’État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu’ils devaient se soumettre à l’autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très fâchés, ils se sont joints à d’autres opposants minoritaires pour démettre le président du CNS, Bourhan Ghalioun, totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde, Abdelbassett Saïda qui fera ce qu’il pourra – c’est à dire pas grand chose – pour ne perdre ni l’hospitalité des islamistes turcs, ni l’appui politique des néo-conservateurs Américains, ni, surtout, l’appui financier des Séoudiens et des Qataris.

Tout cela fait désordre, bien sûr, mais est surtout révélateur de l’orientation que les États islamistes appuyés par les néo-conservateurs américains entendent donner aux mouvements de contestation dans le monde arabe.

Ce ne sont évidemment pas ces constatations qui vont rassurer les minorités de Syrie et les inciter à la conciliation ou à la retenue. Les minorités de Syrie – en particulier, les Alaouites qui sont en possession des appareils de contrainte de l’État – sont des minorités inquiètes pour leur survie qu’elles défendront par la violence. Faire sortir le président syrien du jeu peut à la rigueur avoir une portée symbolique mais ne changera rien au problème. Ce n’est pas lui qui est visé, ce n’est pas lui qui est en cause, c’est l’ensemble de sa communauté qui se montrera encore plus violente et agressive si elle perd ses repères et ses chefs. Plus le temps passe, plus la communauté internationale entendra exercer des pressions sur les minorités menacées, plus les choses empireront sur le modèle de la guerre civile libanaise qui a ensanglanté ce pays de 1975 à 1990.

Il aurait peut être été possible à la communauté internationale de changer la donne il y a un an en exigeant du pouvoir syrien des réformes libérales en échange d’une protection internationale assurée aux minorités menacées. Et puisque l’Arabie et la Qatar – deux monarchies théocratiques se réclamant du wahhabisme – sont théoriquement nos amies et nos alliées, nous aurions pu leur demander de déclarer la fatwa d’Ibn Taymiyyah obsolète, nulle et non avenue afin de calmer le jeu. Il n’en a rien été. À ces minorités syriennes menacées, l’Occident, France en tête, n’a opposé que la condamnation sans appel et l’anathème parfois hystérique tout en provoquant partout – politiquement et parfois militairement – l’accession des intégristes islamistes au pouvoir et la suprématie des États théocratiques soutenant le salafisme politique.

Débarrassés des ténors sans doute peu vertueux du nationalisme arabe, de Saddam Hussein, de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, à l’abri des critiques de l’Irak, de l’Algérie et de la Syrie englués dans leurs conflits internes, les théocraties pétrolières n’ont eu aucun mal à prendre avec leurs pétrodollars le contrôle de la Ligue Arabe et d’en faire un instrument de pression sur la communauté internationale et l’ONU en faveur des mouvements politiques fondamentalistes qui confortent leur légitimité et les mettent à l’abri de toute forme de contestation démocratique.

Que les monarchies réactionnaires défendent leurs intérêts et que les forces politiques fondamentalistes cherchent à s’emparer d’un pouvoir qu’elles guignent depuis près d’un siècle n’a rien de particulièrement surprenant. Plus étrange apparaît en revanche l’empressement des Occidentaux à favoriser partout les entreprises intégristes encore moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent et à vouer aux gémonies ceux qui leur résistent.

Prompt à condamner l’islamisme chez lui, l’Occident se retrouve à en encourager les manœuvres dans le monde arabe et musulman. La France, qui n’a pas hésité à engager toute sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste, l’arme au pied, au dépeçage du Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne le sont pas.

De même les médias et les politiques occidentaux ont assisté sans broncher à la répression sanglante par les chars séoudiens et émiratis des contestataires du Bahraïn, pays à majorité chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite. De même les massacres répétés de Chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l’intérêt des médias et encore moins la condamnation par nos politiques. Quant à l’enlèvement et la séquestration durable de quatre membres de la Cour Pénale Internationale par des « révolutionnaires » libyens, elle est traitée en mode mineur et passe à peu près inaperçue dans nos médias dont on imagine l’indignation explosive si cet enlèvement avait été le fait des autorités syriennes, algériennes ou de tel autre pays non encore « rentré dans le rang » des « démocratures », ces dictatures islamistes sorties des urnes.

À défaut de logique, la morale et la raison nous invitent tout de même à nous interroger sur cette curieuse schizophrénie de nos politiques et nos médias. L’avenir dira si notre fascination infantile pour le néo-populisme véhiculé par Internet et si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face à la montée d’une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l’abri.

62 réponses à [Article] Analyse de la situation en Syrie, par Alain Chouet

  1. Joanna Le 14 août 2012 à 04h10
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    J’ai trouvé cet article très intéressant …
    Le fait que le soi-disant « observatoire syrien des droits de l’homme » n’a rien à voir avec les droits de l’homme et n’est qu’une officine liée aux terroristes est maintenant bien connu et ça n’empêche pas nos « journalistes » (rappelons qu’un journaliste intègre est le plus souvent de nos jours un journaliste au chômage)  de continuer à relayer leur propagande mensongère.
    Tout le contexte historique concernant notamment les Alaouites est fort utile pour appréhender cette réalité complexe qui n’a effectivement pas grand-chose à voir avec celle de feu la Lybie. J’y ai beaucoup appris.
    Toutefois il occulte un pan oh combien important de la réalité : le contexte géopolitique dans lequel se trouve la Syrie. Car vouloir rendre compte de la situation en Syrie sans citer une seule fois le nom de l’Iran et en citant une seule fois le nom d’Israël (de façon anecdotique) dans un texte de 3 657 mots me parait pour le moins réducteur …
    Par ce que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ?


    • Ramy Le 24 août 2012 à 16h39
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      Je trouve cet article tout simplement scandaleux de la part de quelqu’un qui prétend à une analyse objective. Jusqu’ à quand cette soi-disant “menace islamique” sera agitée ??! Jusqu’à quand estimerons-nous que ces peuples ne méritent que la dictature ??! La révolution syrienne, de par son ampleur, son pacifisme et ses slogans est la preuve de la détermination du peuple syrien à décider de son avenir, quand bien même on essaierait d’attribuer ce soulèvement à des manipulations étrangères! L’évidence frappe nos yeux lorsqu’on examine tous les témoignages de cette révolution. Le peuple syrien triomphera, et fera l’apprentissage de la démocratie, quand bien même il se peut qu’un gouvernement islamiste soit élu. Ce sont les Syriens et eux seuls qui décideront. Vos propos sont tout simplement honteux et méprisants


  2. Marcel Le 14 août 2012 à 04h54
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    Oui, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
    Par exemple destabiliser toute le Moyen Orient et l’Afrique renforce la sécurité d’Israël. En effet, tant que les arabes se battront entre eux pour le pouvoir, ce pays créé de toute pièce nottament grace la la France, sera en paix pour les 50 prochaines années.
    Il n’est pas bon également qu’en destabilisant la Syrie, en soutenant des révoltes, on s’assure l’encerclement de l’Iran avant une attaque éclair mettant devant le fait accompli les russes et les chinois…

    Enfin la vérité qui ne doit surtout pas être connue, c’est que cette manipulation est planifiée depuis longtemps par le Département d’Etat Américain avec la CIA.
     Il faut reconnaître qu’il fallait y penser : manipuler les Saoudiens et les Quataris pour leur faire financer les mouvements de révoltes islamistes pour prendre le contrôle des pays indirectement .

     L’islamisme contre les musulmans ! 

    Je ne sais pas qui a eu cette idée à la CIA, mais le gars a au moins un Q.I. de 140 :-))

     


    • Jérémie Le 14 août 2012 à 15h19
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      Juste une question (peut-être naïve) , pourquoi si le processus allait plus loin ces dictatures d’intégristes seraient des ennemis de l’Iran elle-même République Islamique? Du fait de leur différence entre Chiite et Sunnite? Et par quels moyens les Etats-Unis contrôleraient indirectement ces pays? Par des intermédiaires économiques? Merci de m’éclairer parce que votre thèse est intéressante mais j’ai du mal à tout comprendre!


    • Marcel Séjour Le 14 août 2012 à 16h25
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      Islamisme contre musulmans
      C’est déjà arrivé en Afghanistan non?


      • Jérémie Le 15 août 2012 à 08h41
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        Oui vous avez raison, mais je doute de l’efficacité d’une telle politique de la part des américains parce qu’on a pu voir que le contrôle qu’ils exerçaient sur les talibans est vite apparu comme limité. 


  3. prb Le 14 août 2012 à 06h03
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    Merci de relayer cet article qui n’a pas eu d’echo dans la “grande presse” laquelle se contente   de reprendre servilement les communiqués du prétendu OSDH ou de l’AFP.

    Dans ce contexte moins manichéen bien restitué par Alain Chouet, la tribune de François Fillon dans le Figaro appelant François Hollande à avoir du “courage” (venant de Fillon  c’est savoureux) et à sortir de son “atlantisme” (!) pour aller convaincre Poutine de ne pas s’opposer aux menées visant la chute du régime syrien est particulièrement choquante: une telle démarche n’aurait a aucune chance de succès et  la manoeuvre de l’ancien PM apparait pour ce qu’elle est: sur le plan interne un vulgaire épisode de politique politicienne, et sur le plan international un acte de fayotage visant à apparaitre comme le “bon cheval” aux yeux des Etats-Unis et d'”Israël.            


  4. Patrick Luder Le 14 août 2012 à 06h18
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    Viendra un temps
         ou il ne fera pas bon
               d’avoir quelques réserves 
                    de matières premières
                         ou d’énergies fossiles
                             ou simple d’être dans 
                                  une zone “stratégique” …  


  5. François78 Le 14 août 2012 à 06h30
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    J’ai bien appris sur la société Syrienne et un peu sur son histoire.  Merci à vous et à Mr Alain Chouet.

    La vision n’est décapante que pour ceux qui ne suivent pas l’évolution des évènements au maghreb et au moyen-orient.

    Il faut dire à leur décharge que nos médias procèdent à une désinformation inexcusable. Inexcusable car ils ne peuvent pas ignorer une certaine réalité, très différente du jeu des bons et des méchants qu’ils nous brossent.

    Imaginons un seul instant que ces mêmes médias nous informent de la même façon sur les sujets qui comptent  : economie, politique, finance, société, moeurs … Ce serait la fin d’une forme de démocratie, ce serait le monde d’Orwell ! 


    • erde Le 14 août 2012 à 07h05
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      “Imaginons un seul instant que ces mêmes médias nous informent de la même façon sur les sujets qui comptent  : economie, politique, finance, société, moeurs … Ce serait la fin d’une forme de démocratie, ce serait le monde d’Orwell ! ”
      Mais c’est déjà le cas ! Ou quand la désinformation devient propagande.
      Merci à Olivier de publier ce texte, et de donner tout son sens au mot “information”, même si sur le net il est possible de dénicher des articles similaires mais considérés comme fallacieux par la “merdiacratie” de la bien pensante presse française.
       


    • chris06 Le 14 août 2012 à 07h48
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      Une recherche rapide avec les mots “alain chouet syrie” montre que ce monsieur a été invité sur France Télévisions (Géopolis), France Inter (le téléphone sonne), l’Express, Marianne, etc… pas vraiment des médias hyper-confidentiels!

      Si nous vivions dans le monde d’Orwell seule la propagande officielle serait autorisée, tout le reste serait interdit, comme c’était le cas dans l’ex bloc soviétique.

      Nous vivons bien plutôt dans le monde d’Huxley, l’information est noyée dans un océan d’inconséquence et d’irréel, de propagande de tous bords toutes aussi contradictoires les unes que les autres desquelles il est bien difficile de se faire une opinion non biaisée.  


  6. YP Le 14 août 2012 à 07h22
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    Excellente analyse qui n’est pas sans rappeller celles de Bernard Lugan…
    “(…) si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face à la montée d’une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l’abri.”
    Autrement dit, il va falloir à ce pays (et à son peuple) faire enfin face aux conséquences de ses actes.


    • Patrick-Lousi Vincent Le 14 août 2012 à 10h14
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      “il va falloir à ce pays (et à son peuple) faire enfin face aux conséquences de ses actes”

      Qu’est-ce que ça veut dire “faire face aux conséquences de ses actes”. ? Pour la Syrie, c’est plutôt faire face à la fatwa de l’Arabie Saoudite et des Occidentaux.  


  7. Un pot direct Le 14 août 2012 à 07h37
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    Un peu dans la meme veine, les reportages en fin d’ouvrage sur la Syrie :
    http://www.asbl-csce.be/journal/JourColl75.pdf 


  8. Fabrice Le 14 août 2012 à 07h39
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    Ce que je retiens c’est qu’une partie des syriens quels que soit le vainqueur (et encore j’ai du mal à dire ce terme) qui va payer un lourd tribu.

    Nous assistons quoi qu’il arrive à un drame, les grands perdants seront les Syriens voir les pays aux alentours.

    Dans tous les cas nous aurons une Laïcité corrompu dictatoriale ou une islamisation dictatoriale (et sûrement tout aussi corrompu) l’expression : tomber de Charybde en Scylla n’aura jamais eu autant une si triste illustration.


  9. DAN Le 14 août 2012 à 08h16
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    Je suis d’accord avec les propos de Marcel , la destabilisation du moyen orient n’est pas un effet du hasard , toutefois les pays qui l’organisent ont une courte vue et connaissent mal la mentalité arabe.

    Ceci aura pour effet de souder et favoriser l’unité islamique  du moyen orient ou la haine est en sommeil


  10. Benjamin Franklin Le 14 août 2012 à 08h49
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    Article très intéressant. Il était temps de mettre en évidence le fait qu’en Syrie ce ne sont pas des “méchants” partisans d’Hassad qui terrorisent des “gentils” rebelles démocrates, mais qu’il s’agit bien de “méchants” contre des “méchants”.

    On a le constat au passage que la démocratie est une condition nécessaire mais absolument pas suffisante à une société saine. Il faut aussi un Etat de droit, une constitution, et surtout, que la liberté soit suffisamment ancrée dans les esprits. Comme pour un individu, on ne peut pas faire le bien d’un peuple contre sa volonté.
    J’ai bien peur que pour les pays moyen-orientaux, il va falloir attendre que le développement économique (la décadence diraient certains), ou plutôt le niveau d’instruction des femmes, érode les pulsions identitaires intégristes. Un peu comme ce qu’on a eu en Occident en fait…

    En parlant de géopolitique, c’est très amusant de voir la façon dont les Occidentaux ont fait avaler l’invasion de la Libye à la Russie et à la Chine.
    La résolution 1970 de l’ONU a avancé le concept de l’obligation pour un Etat de protéger sa population. La Russie, soutien de Kadhafi, avait fait ajouter une clause pour éviter d’utiliser la résolution comme prétexte pour une intervention. La Russie et la Chine, croyant aux garanties des Occidentaux, ont laissé passer ensuite la résolution 1973 qui légalisait la mise en place de l’interdiction aérienne au dessus de la Libye… et qui a finalement servi de prétexte à l’intervention de l’OTAN.
    La Russie et la Chine, bernées, ont ensuite fait comprendre qu’ils ne se laisseraient pas faire en Syrie. Le fait que des avions espions occidentaux se soient fait abattre dans le ciel syrien par les “légitimistes” syriens, grâce à des technologies militaires que seuls les russes pouvaient fournir, est un message assez clair. Nous n’irons pas en Syrie.


    • Tommy Le 14 août 2012 à 13h43
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      “La guerre crée plus de gens méchants qu’elle n’en supprime” Kant
      Un énorme merci à Olivier pour son considérable et inestimable travail afin de nous donner une autre vision de l’économie et maintenant de géopolitique.


  11. MaxFred Le 14 août 2012 à 08h55
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    Pour ma part il me semble qu’actuellement, le risque se trouve dans les pays dit “laïque” !!! quelqu’un avait prédit, le XXI siècle sera religieux ou ne sera pas ! (Peur être ce chère Michel Serres).
    je recommande :
    http://www.canalacademie.com/ida7167-Les-nouveaux-defis-de-l-education-discours-de-Michel-Serres-de-l-Academie-francaise.html
    Après l’Irak, la Libye actuellement la Syrie et la Turquie, il ne restera que l’Inde et la France.
    d’ici la le Venezuela, l’Uruguay et le Paraguay aurons aussi sombré dans une guérilla…
    Mais à qui profite ce regain de religiosité et de débat eschatologique ?
    http://laicite.free.fr/dans-les-pays.html
    Ne faut-il pas élargir le champs de vision à la Macro géopolitique ?
    Tout simplement, est ce une guerre contre les peuples qui veulent sortir du carcan des religions et des pseudo messie et hommes providentiel ?
    Ne remarquez vous pas, la fin des Université à travers le monde, la fin des héros libérateurs et révolutionnaire populaire a profit d’idéologie monolithique.
    Nous sommes la première génération lettré et organisé à travers le monde, et c’est pour cella qu’il n’y aura pas de symbolique mort du père mais plutôt le sacrifices du fils et même du petit fils et arrière petit fils.
    En France 2Millions de retraités cumules un salaire et la retraite (quel est la moyenne de leurs revenus par rapport à leurs enfants ???).
    Combien de temps reste-t-il avant une prise de conscience général; 5, 10 ans. que nous laisserons ces arivistes d’un autre age qui sacrifie les populations pour un peux plus de rendement de dividende ?
    Si la laïcité disparait, nous verrons le retour des néo-féodalité et néo-serf.
    Quelle est la différence entre le servage et le travail actuel ??? sans possibilité d’accéder à “l’ascenseur social”, même les escalier sont condamnés, il nez reste que les sous sol afin d’éviter les prochain bombardement démagogique.
    Merci Olivier pour cette tribune ou nous ne sommes pas obligé d’être face2booké ou tweetoré pour nous exprimer, cela aussi c’est une forme de dictature monopolistique.
     
     


    • Marcus Le 14 août 2012 à 16h00
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      La phrase est d’André Malraux.
       
       


      • Patrick-Louis Vincent Le 15 août 2012 à 11h54
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        Il me semble que la phrase exacte n’est pas le XXième siècle sera “religieux”, mais le XXIème siècle sera “spirituel” ou ne sera pas. Ce qui ne veux pas dire la même chose (à vérifier dans “les chênes qu’on abat”).
        Malheureusement, le XXIème siècle est très religieux et  très peu spirituel, jusqu’à présent.


        • Alhy Le 17 août 2012 à 04h56
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          Il faut l’imterpreter au sens civilisationnel.
          Une civilization se contracte car ell a perdu contact avec sa religion, la chretienté.
          Une autre emerge dans un grand fracas, l’ islam.
          Le 21 siècle ne sera pas pour L’ouest , comme Le presentait Malraux


          • Patrick-Louis Vincent Le 17 août 2012 à 11h01
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            Les civilisations progressent de l’est vers le nord-Ouest. De l’Indus vers l’Asie-Mineure, puis la Grèce, l’Italie, la France, l’Angleterre, la côte Est de l’Amérique du Nord. Elle continuera vers la rive ouest du Canada (Vancouver) puis traversera le Pacifique vers le Japon ou plutôt la Russie. La future religion naîtra dans ces contrées ; ce n’est pas pour demain.

            Les civilisations durent environ 2000 ans (2160 ans selon divérentes traditions). Le christianisme est à la fin de son influence civisationnelle. Elle ne disparaîtra pas, de même que l’hindouisme n’a pas disparu. Mais elle ne sera pas le coeur, ni le poumon de la future civilisation. L’islam n’est pas une religion naissante. Elle existe déjà depuis 1400 ans, et est dans sa phase descendante, comme à la fin du Moyen-Age occidental, avant la Renaissance, dans une crispation doctrinaire qui n’est pas sans rappeler l’Inquisition. Elle ne sera pas non plus le coeur de la prochaine civilisation. La future religion n’existe pas encore.   


          • Patrick Luder Le 17 août 2012 à 11h41
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            La mémoire du temps se perd dans la nuit du réel.
            On ne sait plus rien (ou presque) du temps des pyramides
            car la vie de l’époque ne correspond à plus rien de notre vie actuelle.
            Mais j’ai comme l’impression que les pyramides
            seront toujours un témoignage de leurs civilisation
            alors qu’il ne restera que des trous de la notre !

            Même le peuple de Davis à risqué de perdre sa foi et sa religion
            en seulement 40 ans de traversée du désert …  


  12. François78 Le 14 août 2012 à 09h19
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    Dans tout ça, je ne comprends pas bien les intentions de Hussein Obama …


    • andré Le 14 août 2012 à 13h17
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      Le problème de Barack Obama est qu’il est prisonnier (pour moi volontaire) du bloc néoconservateur et du lobby de l’armement en ce qui concerne les affaires étrangères. Perçu comme un homme de “gauche”, ce qu’il n’est pas et n’a jamais été, il applique la même politique que les Bush, encerclement de l’Iran et de la Russie redevenue un ennemi potentiel et redéploiement face à la Chine ennemie. Que penser d’un président qui tous les mardi établit les listes des cibles humaines que les drones vont ensuite aller tuer?


    • Jacques Coeur Le 14 août 2012 à 13h58
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      Pas sur qu’il ait bien son mot à dire.
      Quoi qu’il en soit la réponse doit se trouver ci-dessous :
      – abattre toute trace de socialisme en mettant fin au régime baasiste (voir Saddam Hussein). Dans le même ordre d’idée, soumettre tous les pays qui ne font pas le jeu de la démocratie-gadget et du libéralisme
      – soulager Israël en coupant le soutient Syrien au Hezbollah. Il n’est d’ailleurs pas certains que l’ensemble des israëliens soient ravis de la manoeuvre tant les incertitudes de l’après apparaissent assombries
      – supprimer le plus important allié régional de l’Iran.


  13. Claribelle Le 14 août 2012 à 09h51
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    « Considérant que le métier des armes était peu rémunérateur et que l’institution militaire n’était qu’un médiocre instrument de promotion sociale, ils n’ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l’encadrement de l’armée de leur tout jeune pays aux pauvres, c’est à dire les minorités : Chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites et surtout Alaouites. Et quand vous donnez le contrôle des armes aux pauvres et aux persécutés, vous prenez le risque à peu près certain qu’ils s’en servent pour voler les riches et se venger d’eux.    »
     
    Si on fait le parallèle avec la France et la transformation de notre armée de conscrits par une armée de métier depuis 15 ans, carrière souvent embrassée par les moins instruits ou les minorités diverses à cause du chômage actuel, et même si la notion de persécution en France n’a rien à voir avec la persécution des pays du Moyen Orient, on peut s’inquiéter de ce qui pourrait arriver chez nous…


    • Fabrice Le 14 août 2012 à 11h08
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      Claribelle, je sais que l’armée dégage beaucoup de clichés (je précise je ne suis pas militaire) mais l’armée française est toujour encadrée par une élite ( le nombre de membres de l’aristocratie que l’on y trouve ou d’une élite bourgeoise) et souvent issu de grandes écoles dès que l’on regarde le grade des officiers est affolant, certains dont la tradition est militaire passe directement au grade de sous lieutenant sans avoir connu un grade inférieur (et oui on y retrouve les même inégalités sociales que dans le civil).

      La grande moyenne des soldats de base peut espérer en fin de carrière devenir adjudant-chef, rare sont ceux qui iront au dessus.

      De plus si le nombre de militaires se réduit c’est que de plus en plus les matériels demandent une connaissance technique minimum, essayez de calculer le tir d’une artillerie, ou d’un char sans avoir de notion de balistique même si c’est assisté, c’est un peu rêver d’aller sur la lune avec une fronde.

      Alors pour le moment, vous ne verrez pas beaucoup de révolte militaire en France en tout cas parce qu’une minorité oprimée (laquelle exactement) aurait fagocité sa direction, car il n’y a pas d’abandon des postes dirigeants de l’armée par les élites sociale (pas folles).


  14. Marcus Le 14 août 2012 à 12h14
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    La civilisation occidentale qui se meurt, c’est aussi ici (bien dérouler les pages) :
    http://www.unmondeencrise.com/
    Amitiés.
    Marc


  15. Incognitototo Le 14 août 2012 à 12h38
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    Terribles constats excellemment bien documentés… Est-ce vraiment une évolution qui va dans le bon sens que des gens se battent pour avoir le droit de choisir leur didacture ? Faut-il soutenir cela ? Et pourquoi choisir entre la peste et le choléra ?

    Je ne comprends pas la “stratégie” occidentale qui consiste à armer ses ennemis… on a vu ce que cela a donné dans divers pays dont l’Afghanistan (à l’époque où les USA armaient les Talibans contre l’URSS), qui est devenu un bourbier inextricable et la base arrière de tous les “fascislalistes”… et on continue à faire toujours plus de la même chose, dans tous ces pays, sans tirer aucune conséquence de nos erreurs passées. Vraiment bizarre…

    Je serais curieux de connaître quel est le prix de ces guerres… et qu’est-ce qui se serait passé si tout cet argent avait été utilisé pour des programmes de développement économique, d’éducation et de santé… notamment mentale…


    • chris06 Le 14 août 2012 à 14h28
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      « Dans la paix, la vie civile s’étend davantage, toutes les sphères font leur nid et, à la longue, on assiste à l’avilissement des hommes ; leurs particularités se figent de plus en plus et s’étiolent. Mais la santé exige l’unité du corps, et quand les parties se durcissent à l’intérieur, la mort survient. Souvent, on réclame la paix perpétuelle comme un idéal vers lequel l’humanité devrait se diriger. Ainsi Kant a proposé une alliance des princes qui devait arbitrer les conflits des États, et la Sainte-Alliance prétendait ressembler à une telle institution . Cependant, l’État est individu, et dans l’individualité se trouve essentiellement la négation. Par conséquent, même lorsqu’un certain nombre d’États se constituent en famille, cette association doit, en tant qu’individualité, se créer un antagoniste et produire un ennemi. Non seulement des peuples sortent renforcés des guerres, mais des nations que déchirent des querelles intestines conquièrent par des guerres au dehors la paix au dedans. Évidemment, la guerre porte l’insécurité dans la propriété, mais cette insécurité réelle n’est que le mouvement qui est une nécessité. Que de discours du haut des chaires à propos de l’insécurité, de la vanité et de l’inconstance des choses temporelles ! Pourtant, si ému soit-il, chacun pense en son particulier : je conserverai, malgré tout, ce qui est mien. Mais voilà que s’annonce ce trouble sous l’aspect réel des hussards sabre au clair, et que les choses se gâtent ; alors ces gens édifiés et émus, qui ont tout prédit, se mettent à déverser des malédictions contre les conquérants. Néanmoins, des guerres ont lieu, et c’est dans l’ordre des choses ; les semailles lèvent de nouveau et le verbiage se tait devant les répétitions sérieuses de l’histoire. »

      G.W.F Hegel  Philosophie du droit 1820 


  16. Jacques Coeur Le 14 août 2012 à 13h49
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    A propos de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
     

    Destruction du monde en source unique

    Parmi les guetteurs des nouvelles du monde qui nous montrent les effets parfois surprenants des convulsions du monde, on trouve Tony Cartalucci, qui dirige et développe un blog nommé LandDestroyed. Le 4 juin 2012, Cartalucci nous décrit le plus aisément du monde la structure, l’organisation et le fonctionnement du Syrian Observatory for Human Rights (disons SOHR, pour faire encore plus sérieux), basé à Coventry (on allait dire Londres, pour faire toujours plus sérieux) ; le SOHR, la principale source, voire la source quasiment unique jusqu’à il y a peu, de notre information sur les horreurs commises unilatéralement par le régime Assad en Syrie selon la narrative en vogue, et donc la cause de cette énorme crise qui secoue la contre-civilisation éventuellement occidentale, ou bloc BAO… Car, SOHR, superbe exploit, se limite à une personne, installée dans un petit bureau bricolé dans une maison de Coventry, dont le rez de chaussée est occupé par un magasin de vêtements constituant l’activité de subsistance de cette personne…
    http://www.dedefensa.org/article-destruction_du_monde_en_source_unique_06_06_2012.html
    http://landdestroyer.blogspot.be/2012/06/wests-syrian-narrative-based-on-guy-in.html

     
    Bien content qu’Olivier nous fasse profiter de cet article, j’avais tendance à croire qu’il avait une vue quelque peu manichéenne et stéréotypé de l’événement.


  17. François78 Le 14 août 2012 à 14h47
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    D”après diverses sources 

     – Assad ne contrôlerait plus que 30% du territoire Syrien (ancien premier ministre Syrien).
     – 1/4 des effectifs “rebelles” seraient constitué d’activisites d’Al Quaida (Dedefensa.org).

    J’en conclue que l’essentiel  de la Syrie est sous contrôle de l’équivalant des talibans.  

    Il serait temps que les USA et l’OTAN interviennent comme en Afghanistan pour libérer Assad et la Syrie.

         i  


  18. Axel Le 14 août 2012 à 15h09
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    Une synthèse remarquable, loin du ronronnement des journalistes trop paresseux pour réaliser un travail de fond.


  19. Phil-25 Le 14 août 2012 à 15h26
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    Francois78:

    les commentaires de l’ancien premier ministre ne valent rien.La rébellion est pour l’instant en complet échec.Par contre , “l’axe du bien” ™ fait un enorme travail de fond ($$$) pour accentuer les hostilités a travers la turquie entre autres.
    On peux rappeler que  y’a 12-14 mois , ça a commencé par des snipers isolés tirant sur  n’importe qui dans les rues pour etablir de la tension et de l’insecurité.
    Les civils syriens sont au  milieu d’une guerre illégale non déclarée entre leur gouvernements et des forces exterieures.
    On a dramatiquement besoin d’une presse digne de ce nom. 


  20. lau Le 14 août 2012 à 15h35
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    Merci pour cet article qui permet de voir un peu plus clair dans cette confusion…..


  21. Artur Le 14 août 2012 à 16h38
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    Du même auteur (Alain Chouet), un article de 2006 sur l’Association des Frères Musulmans intitulé Chronique d’une barbarie annoncée . Lesquels Frères musulmans ont depuis pris le pouvoir en Egypte, Tunisie, Maroc…
    http://alain.chouet.free.fr/documents/fmuz2.htm
    L’UOIF (Union des Organisation Islamique de France) étant la représentation en France des Frères Musulmans…


  22. Damien Le 14 août 2012 à 19h39
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    Merci Olivier,
    cet article répond à certaines interrogations que je me posais après la vidéo dont je vous avais parlé par mail.


  23. Un_passant Le 15 août 2012 à 08h58
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    Je crois que les politiciens occidentaux, pour le pétrole, sont prêts à toutes les lâchetés et toutes les compromissions, quitte à mettre en danger notre propre civilisation en laissant les salafistes prêcher en occident et en soutenant les sunnites, Qatar et Arabie Saoudite en tête, plutôt que de tout faire pour maintenir un équilibre -même précaire- entre les sunnites et les chiites.

    Au risque de surprendre, j’ai bien plus confiance dans le potentiel des Perses à s’orienter vers la démocratie que les sunnites. Pour rappel, le Qatar, l’Arabie Saoudite sont aux mains de monarchies absolues qui n’ont rien de bien tolérantes ou démocratiques, l’Iran, lui, à peu de choses près, a déjà les bases pour instaurer la démocratie. Avec les sanctions, on renforce le pouvoir au lieu d’aider l’émancipation du peuple qui est bien plus ouvert vis-à-vis des libertés de la femme que les sunnites de la péninsule arabique.

    Le plus dramatique, en off, l’occident qui a accueilli le shah serait en réalité à l’origine de sa chute. Le jeu des occidentaux, EUA en tête par le truchement de la CIA est suicidaire en plus d’être délirant. Je gage qu’il y a un lien avec la question Israélienne mais là encore, je crains que le remède devienne pire que le mal.


  24. Marcus Le 15 août 2012 à 15h26
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    Le ministre israëlien de la Défense veut une guerre à tout prix contre l’Iran avant es élections américaines …
     
    http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/15/01003-20120815ARTFIG00087-nouveaux-elements-sur-une-eventuelle-guerre-iran-israel.php


  25. Error System Le 15 août 2012 à 17h19
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    Très très très interessant point de vue… Où le trouver sinon ici cher Olivier, noyés comme nous le sommes dans la propagande – même Fillon veut descendre Assad ! Complice des sunnites Fillon ? J’en ai bien peur…
    Quand moi je ponds une telle tribune, ça contribue à me faire bannir des forums tels que HFR ou le forum de France2 – aujourd’hui j’y ai dit du mal du berhein-koweit-qatar-émirats arabes unis et de leurs traitements des 2/3 voire 3/4 de leurs populations constituées de travailleurs immigrés non musulmans… Résultat ? Banni ! Je suis peut être un peu parano mais quand je vois le traitement médiatique réservé à Bachar et l’oubli systématique que nos journaleux réservent aux autres pays de ce moyen orient complqué-mais-si-on-nous-explique-jamais-c’est-sur-on-va-jamais-capter, qui sont TOUS sunnites, je me dis non t’es pas parano, l’umps te ment… Pourquoi ? Accords secrets ? Contrats ? Chantages sinon on sort des infos sur le système politique de France ? Tous les délires sont permis quand “le monde” devient “la pravda”…
    Si vous avez d’autres “papiers” à nous faire lire, le banni que je suis est totalement preneur !!!
    PS : ce mois çi, la “nouvelle revue d’histoire”, un magazine, en plus du dossier consacré à la Prusse contient un papier sur la Syrie assez équilibré… Je ne suis pas actionnaire juste lecteur occasionnel…
     


    • Patrick-Louis Vincent Le 16 août 2012 à 05h58
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      C’est très bien d’encenser la Nouvelle Revue d’Histoire. Dominique Venner et Philippe Conrad sont des historiens de très grande qualité. Vous ne les verrez jamais à la télévision, vous ne les entendrez jamais sur les ondes (sauf Radio Courtoisie), vous ne les lirez jamais dans les journaux. Eux aussi sont bannis pour ne pas entrer dans le moule droitdelhommiste. Ce sont des gens qui ont la tête bien pleine et bien faite. Je profite de ce message pour saluer et recommander l’excellent site Internet d’Aymeric Chauprade, le meilleur spécialiste dela geopolitique en France, “Realpolitik.tv” sur lesuel vous pourrez lire d’excellents articles de geopolitique, en particulier du grand Bernard Lugan, historien de l’Afrique.


  26. Lulu Le 15 août 2012 à 17h33
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    “L’avenir dira si notre fascination infantile pour le néo-populisme véhiculé par Internet et si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face à la montée d’une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l’abri.”
    Comme toujours tout est dans la conclusion.
    Et en parlant plus crument ” ça va nous pétez a la gueule ” .
     


  27. Error System Le 15 août 2012 à 17h59
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    Ah et un lien à propos de la question kurde qui m’obsède depuis 1992, lorsque j’ai découvert l’existence de ce peuple-esclave qui à la suite de la première invasion de l’Irak réussissait à avoir un territoire à eux protégé par les anglo-saxons malgré les turcs…
    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/
    Je ne suis pas abonné à médiapart, mais il y a ce blog qui relate la conquête de la liberté par les kurdes partagés entre Irak, Turquie, Syrie et Iran…
    Je leur souhaite bonne chance, aux kurdes je veux dire, ils ont une chance historique d’exister à nouveau, alors bonne chance les amis, de tout coeur avec vous…
     


  28. Dandan Le 15 août 2012 à 19h47
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    Article très riche qui démontre combien je suis ignorant sur la Syrie

    Si l’article ne cite pratiquement ni l’Iran ni Israel, c’est que le sujet est la Syrie et toute la complexité interne entre Musulmans et Arabes, entre Sunnites et Chiites.
    Si l’auteur est un ancien de la DGSE on se demande bien pourquoi les hommes politiques français agissent ainsi, Nicolas Sarkozi a reçu le président Assad, et François Hollande envisage une intervention en Syrie. La grille de lecture de Alain Chouet ne nous éclaire  pas non plus pourquoi la Russie et la Chine soutiennent le dictateur alaouite. 
    J’ai noté une contradiction – mineure –  entre le nom du directeur de l’Observatoire Syrien indiqué dans la conférence (Ryadh el-Maleh ) et celui indiqué sur wikipedia en francais ou en anglais (Rami Abdel Rahmane, de son vrai nom Oussama Ali Suleiman ).  

    Dandan  


  29. veronese Le 15 août 2012 à 20h41
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    L’article d’Alain Chouet est particulièrement instructif et décapant par rapport à la version officielle rapportée par les médias occidentaux
    Mais qualifier BHL d”ineffable” altère la cohérence de la démonstration
    Non BHL n’est pas ineffable, il est le VRP juif au service des médias juifs et de l’état d’ISRAEL visant à entrainer l’opinion publique française et internationale (la majorité silencieuse inculte et indifférente à la situation du proche et moyen Orient) derrière l’idée simpliste selon laquelle la chute des dictateurs arabes profite naturellement à la démocratie alors qu’en réalité il s’agit de déssérer l’étau autour d’ISRAEL et d’affaiblir l’ennemi juré qu’est l’IRAN


  30. lee Le 16 août 2012 à 11h30
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  31. Devin T Le 20 août 2012 à 11h13
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    Parfaitement d’accord avec le contenu de cet article.
    Une question est néanmoins laissée en suspens :
    pourquoi les médias français mentent-ils de cette façon ? 


  32. rvtpanet Le 20 août 2012 à 19h01
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    Je ne sais pas ce que vous pensez de cette vidéo qui date de 2007, mais je la trouve très troublante!
    Il s’agit de l’interview du général Wesley Clark affirmant que 7 pays proches de la Russie seront détruits en en 5 ans: Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan, Iran.
     
    http://www.youtube.com/watch?v=7MwxoFynjLI


  33. Patrick-Louis Vincent Le 21 août 2012 à 07h34
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    J’avais lu le texte du général Clark, mais je n’avais vu la vidéo. Merci de nous la faire entendre. Bien sûr, le général Clark ne dit pas qui est derrière tout cela. Il ne va pas assez loin. Cependant, ce qu’il a affirmé se confirme, années après années. Celademande plus que 5 ans, parce que les choses ne se passent pas aussi facilement que les politiques le pensent. Mais, cela se fait et aboutit tôt ou tard.

    L’on voit bien que, si la guerre froide s’est éteinte après la chute de l’empire soviétique, la rivalité avec la Russie n’est pas enterrée. Ce sont les anciens alliés de l’Union Soviétique qui doivent payer l’addition aujourd’hui. Clark aurait pu ajouter l’Egypte a la liste. Mais celle-ci n’est plus nassérienne depuis longtemps. 


  34. Abdulahay Sayd Le 23 août 2012 à 19h08
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    e me porte à faux contre le paradigme à travers lequel Alain Chouet voit la Syrie, dans cet article dont je joins le lien ci-dessous. Je trouve par ailleurs que le texte est bien dangereux. Je crois que face aux attaques indiscriminées, l’inquiétude est aussi indiscriminée. Les autorités sont responsables non pas seulement par leur mauvaise gestion des affaires publiques, pendant maintenant cinquante années; mais aussi parce qu’elles n’ont fait que creuser, attiser et exploiter les clivages communautaires, en interdisant le débat, la rencontre, et la connaissance de notre diversité dans la place publique. La répression dont nous subissons tous les pires des formes, n’est qu’un degré de plus, une continuité, de la même politique. Les autorités ne font que nous pousser à sombrer dans les “identités meurtrières”. Les autorités le font maintenant par la force, et ce texte de M. Chouet le fait par écrit. Il s’agit d’un agencement d’arguments réductionniste, parfois jusqu’à la caricature, commode au combat de son auteur à l’intérieur de l’espace médiatique franco-occidental, mais aussi et malheureusement aux esprits communautaristes chauvinistes en Syrie. C’est en cela que ce texte est dangereux. On peut tout à la fois être contre BHL et aussi aspirer à la dignité humaine, sans pour autant être taxé d’être fondamentaliste. On peut tout à la fois refuser de s’inscrire dans les agendas des monarchies wahhabites, qui sont capable de faire pire face à la contestation, et aussi aspirer à la liberté. La Syrie le mérite. Je crois qu’il y a quelque chose de fondamental qui est éludé par ce texte: il s’agit de génération entière de jeunes qui au départ du soulèvement aspiraient à une véritable citoyenneté; une citoyenneté qui veut connaître et reconnaître pleinement la diversité, tout en se gardant de transformer celle ci en critère d’agencement de la vie politique et publique. Malheureusement, les autorités sont en train de faire tout pour étouffer ces aspirations bien réelles. La pancarte qui représente le désire des jeunes du quartier Assali à Damas en arc en ciel, face à la couleur noir est très significative. Il y a une aspiration pour un jour meilleur, mais aussi une véritable allusion à la richesse de la diversité communautaire de notre pays.


  35. Macarel Le 24 août 2012 à 11h00
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  36. Bénédicte Kibler Le 25 août 2012 à 16h31
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    Ce qu’il faut signaler dans la stratégie des islamistes, c’est l’usage qu’il font des mécanismes médiatiques de nos “démocraties” occidentales: le Qatar avec sa chaîne Al Zazeera utilisent l’aspiration légitime des peuples à la libre expression contre eux-mêmes. C’est de la manipulation pure !
    Les peuples arabes et occidentaux tombent dans le piège qui leur est tendu.
    Et le chemin vers la clairvoyance et une véritable émancipation est très long… 


  37. radar Le 27 août 2012 à 07h47
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    Analyse ou point de vue, non plutôt un constat, je ne sains pas peut être une lecture. Tout ceci ne nous donne pas une solution même pas théorique à ce drame. ma question à Mr Alain Chouet : est ce la démocratie naît avec la personne ou c’est la personne qui naît dans la démocratie. quel est la différence entre les deux personnes et quel future faut il accorder pour l’un et pour l’autre. est ce normal qu’on méprise la personne pour la simple raison qu’il soit pas naît dans un pays démocrate.  


  38. Hervé Fuyet Le 28 août 2012 à 04h50
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    Intéressant!


  39. Gouverneur Le 28 août 2012 à 14h34
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    Bonjour, acceptez-vous que j’insère cet article sur Transrealisme ?
    Nous pourrions aussi faire un échange de liens.
    Cordialement,
    Pierre Gouverneur


  40. Alain Le 02 septembre 2012 à 19h28
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    Très intéressant..Point de vue trés fouillé où la doctrine occidentale se trouve plutôt mise à mal, avec les conséquences tragiques qu’on peut imaginer à la suite de cette lecture.


  41. guillaume Le 30 septembre 2012 à 21h15
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    Quand Fox news lâche le morceau pour discréditer Obama…

    “Pourquoi les Etats-Unis arment-ils Al-Qaïda en Syrie ?”

    http://www.dailymotion.com/video/xtx4fz_pourquoi-les-etats-unis-arment-ils-al-qaida-en-syrie_webcam?start=257


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