Source : Zerohedge, Tyler Durden sur 15/07/2015 17:52 -0400 – Traduction Librement Adaptée © Didier ARNAUD le 16/07/2015

Source : http://www.zerohedge.com/news/2015-07-15/shocking-2008-aig-report-laying-out-motives-behind-europes-perpetual-crisis-and-deat

“Hier, Richard Koo de Nomura a présenté l’une des meilleures évaluations de la situation en Grèce, quand il a déclaré que le « FMI commence lentement à comprendre l’économie grecque », ce qui explique son revirement stratégique, à propos de celle qui exige désormais des réductions de sa dette bien plus importantes que ce que l’Europe, et l’Allemagne tout particulièrement, sont prêts à concéder.

Koo note en outre que « la raison qui explique le plongeon du PIB de la Grèce provient de ce que la consolidation budgétaire a été réalisée en plein bilan de récession, résultant d’une spirale déflationniste destructive qui a complètement dévasté la vie des Grecs ordinaires. Alors même que la nation peut donner l’impression de faire des progrès si nous prenons en considération les données en pourcentage du PIB, les données brutes nous montrent à contrario une économie en plein effondrement. Cette différence de points de vue augmente encore davantage le fossé qui sépare les créanciers européens qui estimaient que  tout allait pour le mieux, et le citoyen grec, qui a souffert d’un grave déclin de son niveau de vie. Et cet important écart de perceptions n’a peut-être été nulle part aussi évident qu’à travers les résultats du référendum national du 5 Juillet ».

L’observation de cette destruction économique grecque est absolument exacte, et ce n’est pas une surprise pour nos lecteurs : Elle a constitué notre étude de cas non seulement pour la Grèce, mais également pour le reste des pays périphériques de l’Europe qui souffrent eux aussi d’une détérioration continue de leur niveau de vie, en raison de l’absence d’un rééquilibrage externe (Merci la monnaie commune) laissant la dévaluation interne (les salaires qui plongent, la déflation, l’effondrement économique) comme seule possibilité de pouvoir rester compétitif dans la zone €uro. Mais là où notre opinion diffère de celle de Koo, c’est bien au sujet des véritables «motifs» qui seraient derrière la réticence des créanciers à interpréter honnêtement la situation sur le terrain en Grèce.

Oui, il est tout à fait exact que ce sont les mêmes créanciers qui étaient les prochains bénéficiaires de quelque 90% des différentiels du produit de la dette financée pour entrer en Grèce (pas plus de 11% des € 220 milliards du sauvetage grec n’aurait vraiment bénéficié à la population globale), et qu’en conséquence, ils peuvent avoir eu l’impression que les Grecs ordinaires appréciaient aussi beaucoup les miettes de leur plan de sauvetage.

Ce ne fut pas vraiment le cas, comme les événements du 5 Juillet l’ont démontré.

Mais alors que l’ancien économiste de la FEDva sûrement attribuer cet «oubli» à de la simple négligence ou, au mieux, à de la bêtise, même si l’ensemble d’une nation de 11 millions d’habitants souffre comme jamais dans l’histoire en raison de ce qui est, au mieux, une expérience ratée, il pourrait y avoir une mystérieuse vérité beaucoup moins avouable derrière tous ces événements en Grèce au cours de ces 5 dernières années, en particulier compte tenu de la sinistre insistance de l’Allemagne pour refuser toute annulation des dettes grecques, malgré ce qui est maintenant devenu un fait admis que, sans une décote (haircut) majeur de sa dette,la Grèce n’est tout simplement pas viable.

Faisons connaissance avec Bernard Connolly.

Bernard est un économiste britannique dont la montée en puissance a commencé quand il a travaillé pendant de nombreuses années à la CommissionEuropéenneà Bruxelles, où il était Chef de l’unité responsable du Système monétaire européen et des politiques monétaires. En d’autres termes, si quelqu’un connaît particulièrement bien ce vers quoi l’ascension de l’€uro conduirait, c’est l’un des mieux placé.

Nous disons «éventuel», parce qu’il a été licencié par la Commission en 1995. Le catalyseur peut bien avoir été son livre « Le Cœur Pourri de l’Europe: la sale guerre pour l’argent de l’Europe, un traitement négatif du mécanisme de change européen », qui a fait que les €urocrates ne l’ont pas vraiment pris à la légère.

Cependant, Bernard est beaucoup plus intéressant, non pas pour ses livres, ni pour son emploi à Bruxelles, mais plutôt à cause de l’endroit où il est allé ensuite et ce qu’il y faisait.

Après que sa relation ait pris fin avec l’Europe, Bernard est entré à la Banque AIG, à la branche financière de l’infâme AIG basée à Paris, dont l’effondrement en même temps que celui de Lehman, a été le principal catalyseur de la grande crise financière. Bernard n’a cependant pas été dans le front office (salle des marchés) et n’a pas négocié de CDS, mais il en était le stratège mondial. Voici comment l’euroscepticisme a bien prospéré pour aboutir à un rapport le 30 mai 2008, juste quelques mois avant que les GSEs (NdT : Entreprises Financières d’État) et Lehman ne fassent faillite, et qu’AIG ne soit renfloué.

Le rapport a été intitulé « Europe – pilotée ou Poussée », et il aurait mieux valu qu’il devienne une lecture incontournable pour tout Grec (et Européen) il y a environ 7 ans puisque, non seulement il explique précisément pourquoi la Grèce est maintenant sur le point d’une véritable capitulation souveraine, et de l’effondrement total, mais en plus il présente TOUT ce qui pourrait constituer les véritables motifs derrière la crise perpétuelle de l’Europe et pourquoi il apparaît presque comme si les principaux pays européens n’exigent que des hommes malades en Europe, parce quela Grèce en est tout simplement le premier de la liste, demeurer et maintenir l’Europe dans un état d’agitation perpétuelle.

Et puisque ce rapport est tout aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était il y a 7 ans, nous exposons à nouveau certains de ses points clés.

Du 30 mai 2008

    La crise économique mondiale et la crise de l’UEM

–       La crise mondiale est le résultat d’une mauvaise allocation inter temporelle (Greenspan, UEM).

–       En effet, elle a constitué un jeu de Ponzi.mondial

–       En Europe, cela a été renforcé par le mythe que les « comptes courants ne comptent pas dans une union monétaire » : l’UEM est la plus grosse de toutes les bulles de crédit.

–       Le traité affirme que le gouvernement devrait avoir le même statut de crédit que des emprunteurs du secteur privé.

–       L’union monétaire signifie une plus grande instabilité économique.

–       Ces deux facteurs devraient présager d’une cote de crédit aggravée au sein de l’UEM, mais les spreads (ndt : écarts des taux) des obligations d’État ont effectivement diminué dans l’UEM et les agences de notation ont de ce fait sur noté les gouvernements

    Au moment où la bulle éclate …

–       L’éclatement d’une bulle de crédit dans le monde se traduit par l’effondrement de la demande intérieure dans les pays déficitaires (par exemple, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, dans les Balkans, dans les états Baltes – et dans plusieurs pays de la zone €uro)

–       Aux États-Unis, et dans une certaine mesure en Grande-Bretagne, la demande intérieure est soutenue par des baisses de taux et, en plus, aux États-Unis, par une relance budgétaire

–       Parmi les pays affectés de la zone €uro, ce n’est pas le cas

–       En l’absence de soutien de la demande intérieure, les pays touchés sont contraints à une amélioration de leurs exportations nettes par une meilleure compétitivité

–       Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, cela se passe à travers la dépréciation de la monnaie – dans la zone €uro, ce n’est pas possible.

[ZH: C’est maintenant le cas, mais pour la Grèce, c’est beaucoup trop tard, plus que tout « soutien » incrémentiel qui fait que la bulle de la dette européenne grossit de plus en plus, ainsi que nous l’avons récemment montré]

Et les mouvements implicites des taux de change réels deviennent considérables …

–       Obstfeld et Rogoff ont vu un besoin pour peut-être un véritable mouvement de 65% du taux de change pour les États-Unis si l’ajustement du compte courant se produisait brusquement (par exemple, après un effondrement de l’immobilier).

–       L’effet est linéaire dans la taille du déficit du compte courant par rapport à la taille du secteur des biens échangés, de sorte que pour les quatre grands pays déficitaires de la zone €uro nous obtenons les mouvements nécessaires du taux de change réel de la manière suivante :

Grèce: 94%

Espagne: 55%

Portugal 36%

Italie: 9%

France 15%

–       … Ce qui signifie d’énormes écarts d’inflation nécessaires entre les blocs au sein de la zone €uro

–       Sila BCEtente d’éviter la dépression dans le bloc en déficit (c.-à-d., qu’elle maintient son taux inflation à, disons, 3 %) et que les pays en déficit en tant que bloc (équivalent à environ 2/3 du PIB de la zone €uro) peuvent améliorer leur compétitivité de, disons, 30 %, sur une période de cinq ans, alors cela impliquerait une dépréciation de l’€uro de 50 % et (1/3 de relais dans le Bloc allemand IPC) une hausse de 17 % (près de 3½ % par an) du niveau de prix du Bloc allemand, amenant l’inflation du Bloc allemand aux environs de 6½ % pendant cinq ans.

La BCEne l’a pas fait. Elle a plutôt choisit ce qui suit, qui est aussi l’explication du chômage des jeunes dans la périphérie aux alentours de 50 %

–       Si, à la place,la BCEavait essayé de maintenir l’inflation à 2% dans la zone €uro (et sans aucun changement dans l’€uro), tous les changements de compétitivité seraient venus du Bloc latin en déflation – ce qui aurait presque certainement déclenché une horrible dépression, un chaos financier, la multiplication des défauts, la détresse sociale et une possible instabilité politique.

–       Mais cela signifierait une importante déflation de la zone €uro, et qui aussi, frapperait la cible de la zone €uro en déclenchant obligatoirement une sévère dépréciation de l’€uro et une augmentation notable de l’inflation du Bloc allemand.

–       Ce sont tous les calculs du premier tour – ils ne tiennent pas compte des spirales salaires-prix des économies en surchauffe dans le Bloc allemand.

Et on en arrive au moment où tout arrive à domicile en Grèce :

Les choses sont encore pires pour les pays individuels

–       -Sila BCEdécide d’éviter la dépression, la déflation et le défaut dans le pays le plus faible (la Grèce), la dépréciation nécessaire de l’€uro serait énorme et l’inflation du Bloc allemand serait bien dans à deux chiffres pendant plusieurs années.

–       Si les pays faibles ont, à titre individuel, peu d’influence politique, il sera particulièrement difficile pour eux d’obtenir un renflouement dela BCE grâce à des taux d’intérêt bas et à un €uro faible.

–       Mais s’il n’y a aucun sauvetage dela BCE, les économies vulnérables devront faire face à la catastrophe.

Ce n’est pas seulement la manière dont tout cela s’est joué, mais cela a aussi conduit – comme nous avons pu le voir – la Grèce, qui avait clairement « peu d’influence politique » – à tout perdre, et elle est maintenant sur le point d’abdiquer sa souveraineté à une oligarchie de bureaucrates politiques non élus et aux intérêts industriels allemands (souvenez-vous: les exportations allemandes représentent 40% du PIB et un €uro faible est de loin, et même de très loin, beaucoup plus favorable qu’un Deutschmark fort).

Et en plus, rétrospectivement, l’estimation ci-dessus et les événements actuels sont aussi confirmés par la déclaration cryptique de Wolfgang Schäuble au Welt am Sontag dans cette interview de 2011 :

–       Schäuble : « Nous avons décidé d’en arriver à une union politique via une union économique et monétaire Nous avions l’espoir – et nous l’avons encore aujourd’hui – que l’€uro pourrait progressivement amener une union politique, mais nous n’en sommes pas encore là, et voilà l’une des raisons pour lesquelles les marchés restent méfiants. »

–       Welt am Sontag : «Alors, est-ce que les marchés vont nous forcer maintenant à une union politique ? »

–       Schäuble : «La plupart des États membres ne sont pas encore tout à fait prêts à accepter les contraintes nécessaires pour leur souveraineté nationale. Mais croyez-moi, le problème peut être résolu. »

Et, merci la Grèce, nous sommes maintenant sur le point de voir précisément comment.

Donc, il y a une autre issue ? La réponse est oui – et c’est justement la base l’énorme pari sur la « théorie des jeux » de Varoufakis au cours des 6 derniers mois, un pari qui reposait en totalité sur « qui a le plus d’effet de levier », comme nous l’expliquions en Janvier. Cependant, merci à l’arrivée du QE juste au bon moment, qui a permis àla BCE de fixer et de contrôler les prix du marché (marché qui n’espérait que la réduction des résultats indésirables et plus simplement le frontrun d’une banque centrale) d’actions et d’obligations, dans le processus d’écrasement de tout effet de levier grec.

–       Les déficits courants peuvent être soldés sans une réduction correspondante du déficit du commerce si les transferts courants sont assez puissants.

–       Le traité interdit bien une prise de contrôle de la dette publique d’un pays, mais ne prohibe pas les transferts supplémentaires pour soutenir les dépenses privées.

–      La BCEest en effet déjà en train d’aider certains systèmes bancaires en acceptant des garanties de plus en plus risquées (mais notez que ceci peut constituer une aide aux banques allemandes, néerlandaises / belges ainsi que, par exemple, aux banques espagnoles – notez le désaccord public entre Mersch et Weber).

–       Mais les chiffres résultant d’un plan de sauvetage financier complet seraient énormes: l’élimination des déficits courants au sein de la zone €uro par les renflouements fiscaux obligerait les pays excédentaires (le Bloc allemand) à effectuer des paiements équivalents à 16% des recettes totales de leur gouvernement (7% de leur PIB).

Hé oui, Varoufakis avait raison, et il aura bien raison au final : le coût d’un Grexit se serait révélé beaucoup trop grand à l’avenir. Cependant, il n’avait pas anticipé que l’Europe disposait d’une toute aussi puissante parade : le blocage des dépôts grecs indéfiniment dès maintenant.

La Grèce s’est soumise.

Ce qui nous amène à la dernière question: Qu’est-ce que veut l’Europe ?

Voici la réponse de Connolly :

Pour se servir des enjeux mondiaux en tant qu’excuses pour étendre ses pouvoirs :

–       Questions environnementales : accroître le contrôle sur les pays membres – idée avancée de la gouvernance mondiale

–       Terrorisme : utiliser l’excuse pour un plus grand contrôle de la police et des problèmes judiciaires – accroître l’étendue de la surveillance

–       Crise financière mondiale : tuer deux oiseaux (marché libre et économie Anglo-saxonne) avec une seule pierre (Organisme de Régulation à l’échelle Européenne – les tentatives de la gouvernance financière mondiale)

–       UEM : créer une crise pour forcer l’introduction du « gouvernement économique européen »

Et nous y voilà : en quatre points simples, énoncés dans une ancienne présentation d’il y a 7 ans, une prédiction qui est sur le point d’être prouvée sans contestation. Parce qu’une fois la Grècesoumise, la prochaine sera l’Italie, l’Espagne, le Portugal, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le Gouvernement Économique Européen, également connu en tant qu’ «Empire Européen», soit contrôlé par une poignée de joueurs européens « nordiques » avec les banquiers qui les soutiennent financièrement, pour transformer sa simple vision en réalité.”

Source : Zero HedgeRapport AIG

65 réponses à Le choquant Rapport AIG de 2008 sur les véritables motifs derrière la « crise perpétuelle » de l’Europe et la mort de la Grèce

Commentaires recommandés

Xavier Le 20 juillet 2015 à 09h04

“on se demande ce qu’ils ont comme dossiers sur elle”.

Demandez à Helmut Kohl.
Et posez-vous la question de savoir comment cette femme, ex responsable de l’agitation et de la propagande de la jeunesse communiste en RDA, est arrivée au poste qu’elle occupe…
Enfin, il faut toujours garder à l’esprit une chose très importante, capitale même :
l’Allemagne est toujours un pays occupé (plus de 50 000 militaires US toujours présents au pays de Goethe).
Merkel, que les médias présentent faussement comme une sorte de Kaiser avec des super-pouvoirs n’est qu’un pantin au service de l’oligarchie financière. Point.

  1. François Le 20 juillet 2015 à 02h36
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    Prédiction annoncée depuis des années par Pierre Hillard.
    On peut même ajouter l’agitation du conflit ukrainien et de la menace russe pour constituer une armée militaire européenne.


    • Twixer Le 20 juillet 2015 à 04h17
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      Je ne crois pas qu’il faille s’inquiéter.
      En définitive tout cela ne fonctionnera pas.
      Les dissensions monétaires de la zone euros que sont que l’image des dissensions multidimensionnelles dont le fondement est culturel et social.
      Ils peuvent bien créer une armée, un gouvernement, etc, à la fin ce sera une bureaucratie incompétente, inopérante, promouvant chaque jour sa propre autodestruction.
      Certes, le chemin sera pénible et long, mais à la fin l’échec est assuré.
      La seule chose à craindre est l’intensité des troubles civils qui suivront.


      • luci2/29 Le 20 juillet 2015 à 08h19
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        Selon “mes sources”..sûres (B.R.I analyse des risque financiers),
        il apparaît, en effet ,au su d’un des acteurs, discret et efficient,j uste dans la mission confiée à son poste,
        que les principaux “oligarques” s’entredéchireraient…pour achever(1à) la besogne entreprise de longue date MAIS :

        (1) s’achever mutuellement et définitivement (Cf;. le panier de crabes= ,mais ici il s’agit d’un “panier de crapules ,avides, cupides ,insatiables et dangereux ”

        Confiance donc +


      • valles Le 20 juillet 2015 à 09h27
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        Il y a longtemps déjà un cadre de chez Air liquide m’avait parlé d’une étude américaine sur l’impact qu’aurait une attaque nucléaire sur leur sol, il en était ressorti comme deuxième analyse que la situation après avoir été humainement catastrophique en était pas moins exceptionnelle pour une relance économique ( outil de production opérationnel a 70% pour 40% de population éliminé = plein emploi assuré).
        Les troubles civils c’est la même chose avec les retombées radioactives en moins.


        • Demoralisateur Le 20 juillet 2015 à 11h15
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          c’est bien pour cette raison que l’on a eut droit a deux guerres mondiales.
          Les grands écrémage.


      • kèsse Le 20 juillet 2015 à 09h47
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        Donc, ce que tu dis, c’est:

        tout organisation humaine fini par péricliter ; il en sera de même pour les européistes. En plus, si ça va pas assez vite, on se fera la guerre est des générations entières souffriront du désastre, car les peuples européens sont velléitaires.

        Et tu ouvres ce raisonnement par: “Je ne crois pas qu’il faille s’inquiéter.” et pondère finalement par: “Certes, le chemin sera pénible et long, mais à la fin l’échec est assuré.
        La seule chose à craindre est l’intensité des troubles civils qui suivront.”

        Pardon, mais t’es fou? La seule chose qui compte au final dans ton raisonnement c’est que “les banquiers” aient tort et perdent la partie quel qu’en soit le prix en terme de souffrance humaine! Tu envisages le sacrifice de peuple si au final ça t’amène à avoir raison.Tu comprends, j’espère, que les personnes raisonnables ont à craindre que des dirigeants n’accède au pouvoir et s’engage pleinement sur la ligne de conduite philosophique que ton post suggère (sacrifions tout à l’idéal!). Hélas et heureusement, le monde est souvent plus complexe.

        Et que personne ne s’y trompe, je partage la volonté farouche de ne pas laisser dominer les peuples par des financiers de pacotille et aspire de mes voeux l’échec des européistes. Cependant, il y a manière de poser le débat … c’est ce qu’on compris Podemos et syriza, mais pas les constellations de la gauche radicale française (FdG, NPA,POI, PR …).


        • killer Le 21 juillet 2015 à 02h04
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          Tu crains une nouvelle guerre européenne ? Sachant que aucun pays européen n’a de vrai armée et que personne aujourd’hui n’a la moindre envie d’aller mourir à Verdun.


      • TTC Le 06 août 2015 à 07h29
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        Exactement. La bureaucratie européenne ressemble beaucoup à celle de feu l’Empire austro-hongrois : un énorme mastodonte peu efficace, rongé par les rivalités entre nations. Je dis l’Empire austro-hongrois mais en fait, la plupart des empires multinationaux ont tenté de gouverner par la bureaucratie pour tenter de diminuer les tensions entre minorités nationales. À chaque fois, en Yougoslavie et en Russie par exemple, cela a débouché sur une implosion de l’État.


  2. dissy Le 20 juillet 2015 à 02h51
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    En fait les USA utilisent l’Allemagne comme bad cop,mais c’est eux qui ont donné l’ordre du ‘pas de grexit’ à Merkel qui se couche toujours(on se demande ce qu’ils ont comme dossiers sur elle via les écoutes NSA?).
    Finalement elle donne l’impression au peuple Allemand de le défendre en lui mentant comme une arracheuse de dents et ce depuis 2008.Idem pour nos sarkolande.Car la facture salée finira bien par arriver un jour.

    Cercle Souverainiste @CercleVoltaire

    La mascarade de l’Eurogroupe nous pousse à haïr l’Allemagne or si le Grexit n’a pas eu lieu, c’est uniquement parce que les USA l’ont refusé

    La gauche et l’euro : liquider, reconstruire.(Lordon)

    http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire

    En résumé le parti unique: ump ps udi modem eelv et même fdg donne malheureusement raison à MLP un peu plus chaque jour.Soit ils le font vraiment exprès soit elle est complice.

    On finit par ne plus croire personne après la trahison Syriza.

    Les mini partis souverainistes(DLF et UPR)étant trop confidentiels que pour apporter le moindre espoir.Il faudra vraiment attendre que les choses soient bien bien plus graves pour que ça bouge et encore ce n’est pas certain car dans le cas de la Grèce l’oligarchie n’a pas perdu un centime depuis 2008,tout va très bien les cafés branchés et restos chers sont plein à Athènes.


    • Xavier Le 20 juillet 2015 à 09h04
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      “on se demande ce qu’ils ont comme dossiers sur elle”.

      Demandez à Helmut Kohl.
      Et posez-vous la question de savoir comment cette femme, ex responsable de l’agitation et de la propagande de la jeunesse communiste en RDA, est arrivée au poste qu’elle occupe…
      Enfin, il faut toujours garder à l’esprit une chose très importante, capitale même :
      l’Allemagne est toujours un pays occupé (plus de 50 000 militaires US toujours présents au pays de Goethe).
      Merkel, que les médias présentent faussement comme une sorte de Kaiser avec des super-pouvoirs n’est qu’un pantin au service de l’oligarchie financière. Point.


    • achrilina Le 20 juillet 2015 à 10h04
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      L’Empire soutient les pro-nazis ukrainiens, discrédite Siriza pour préparer le terrain à Aube Dorée, aide au discrédit de l’UmPs et honore MLP par l’intermédiaire de Time Magazine.
      Quels seront les prochains ?
      Il est vrai que rien ne vaut les méthodes d’extrême droite pour maintenir la discipline dans le nouvel ordre mondial.


      • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 20 juillet 2015 à 12h53
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        Encore faudrait-il bien définir ce qu’est l’extrême droite et qui l’est.
        Ne pas suivre les définitions absurdes de presse systémique.


      • Charles Michael Le 20 juillet 2015 à 19h52
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        Ben, non

        l’extrème droite type Orban, ou FN d’ailleurs, sert d’épouvantail.

        pour maintenir la discipline rien ne vaut le bi-partisme “démocratique” .


    • Learch Le 20 juillet 2015 à 11h58
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      Si les USA ont poussé (décidé ?) l’Eurogroupe à éviter le Grexit, (au risque de tacher l’image de l’UE)
      cela veut dire que les raisons militaro-stratégiques priment sur les raisons politico-économiques, donc la guerre froide est tiède… voir chaude (Ukraine).

      Donc Obama et ses conseillers (ou l’inverse plutôt) voient l’Europe comme un coupe-feu entre Poutine et eux, une péninsule bourrée d’intellos trop cultivés et de monuments trop millénaires… l’excuse de ne pas vouloir une 3e guerre mondiale sur cette terre au passé riche mais aux peuplades violentes, ma parait un peu… too much*…

      On est bien peu de chose face au peuple élu de Dieu.

      * Too much, tout comme cette sacro-sainte ritournelle “la France ne peut pas survivre seule sans l’Europe, sans union”… alors que 95% des pays le font… Même un pays minuscule comme l’Islande, qui va très bien depuis qu’il n’est plus “européen”, merci pour lui.


    • Erwan Le 20 juillet 2015 à 19h21
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      “En fait les USA utilisent l’Allemagne comme bad cop,mais c’est eux qui ont donné l’ordre du ‘pas de grexit’ à Merkel”

      Ça ne me semble pas évident du tout. Je ne vois pas l’intérêt des Etats-Unis à éviter le Grexit : au contraire, l’Allemagne peut continuer à profiter d’une monnaie très en dessous du niveau qu’elle aurait si les pays du sud quittaient l’euro. A la limite, les Etats-Unis pourraient craindre que les éventuels défauts de ces pays causent l’effondrement des très grosses banques allemandes et françaises et donc une nouvelle crise financière mondiale, mais :

      – la plupart des économistes et des médias US et UK ont plutôt critiqué Merkel pour son intransigeance, ce qui n’est pas vraiment cohérent avec votre hypothèse.

      – Le texte ci-dessus lui-même va aussi plutôt dans la direction inverse (le bloc Allemand y est vu en compétiteur de l’économie anglo-saxonne, pas du tout en serviteur docile)

      – et accessoirement Todd qui voit l’Allemagne renforcer sa domination de l’Europe pour contrer les Etats-Unis : https://www.les-crises.fr/todd-3-l-allemagne-tient-le-continent-europeen/


      • 21 janvier 1793 Le 20 juillet 2015 à 22h14
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        S’il y a Grexit, les importations US venant de l’UE, essentiellement d’Allemagne et des pays du Nord (machines et produits technologiques), vont se renchérir, avec un euro ou une zone mark qui va se réévaluer considérablement. Et les exportations US vers l’UE, essentiellement vers les pays du Sud (produits agricoles) vont elles aussi se renchérir, donc moins de ventes et achats plus chers difficilement remplaçables = menace sur l’économie américaine.


        • Erwan Le 21 juillet 2015 à 02h34
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          La monnaie allemande (euro ou DM) monte considérablement, ok, mais je ne partage pas votre analyse sur les conséquences :

          – importations US venants d’Allemagne plus chères : comme vous le soulignez, ce sont essentiellement des biens industriels, et je ne vois pas en quoi ils sont difficilement remplaçables (à l’inverse des matières premières type pétrole), au contraire : l’industrie US peut récupérer en grande partie la demande intérieure car elle devient comparativement plus compétitive. ça peut être un peu difficile à se mettre en route au début, mais de toute façon l’Allemagne ne fera pas baisser sa monnaie de sitôt !

          – exportations US vers Allemagne augmentent, diminuent vers l’Europe du Sud. J’ignorais que les produits agricoles soient la principale, mais je doute que ce soit si vital pour l’économie US. D’autant que l’Allemagne, qui est actuellement largement le premier exportateur (en global) vers l’Europe du Sud, perdrait alors énormément de compétitivité sur les biens industriels, ce dont les Etats-Unis pourraient sans doute profiter.

          – mais surtout ce qui serait à mon avis le principal avantage US, c’est qu’ils deviennent sensiblement plus compétitifs face à l’Allemagne dans le reste du monde : ce volume de commerce seul suffit certainement à compenser les pertes modestes du commerce avec l’Europe.


          • Erwan Le 21 juillet 2015 à 03h03
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            Je ne vois pas ce que ça changerait au différentiel de compétitivité US/Allemagne ?


      • Learch Le 20 juillet 2015 à 22h35
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        Si grexit, la Grèce devient un électron libre dans un zone à hauts risques et à hauts intérêts : Turquie à côté, Russie à côté, gaz russe, Syrie pas loin etc… Hors de question que les USA laisse sortir la Grèce.


        • Erwan Le 21 juillet 2015 à 02h56
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          A priori on parle d’une sortie de la Grèce de la zone euro, potentiellement de l’UE mais c’est déjà moins probable, et encore moins de l’OTAN (dont la Grèce fait partie depuis bien plus longtemps que la France par exemple). Il y a pas mal de pays qui ont un intérêt stratégique pour les Etats-Unis et qui ne sont pas dans l’un ou l’autre de ces groupes, ou même dans aucun des trois; ils ne sont pas pour autant des “électrons libres” prêts à s’allier avec les ennemis des Etats-Unis.

          Ces derniers ont largement assez d’arguments pour garder un pays dans leur giron, et le fait de faire partie d’une union monétaire branlante n’est certainement pas le plus important. C’est d’autant plus vrai dans le cas d’un petit pays comme la Grèce dont l’économie est dans un sale état : il suffit de lui faire un gros chèque, sous la forme d’accords commerciaux favorables, de prêts à taux avantageux, d’investissements, etc. Une aide financière US représenterait énormément pour la Grèce et très peu pour les Etats-Unis. Et si la carotte ne suffit pas, il y a le bâton, qui consiste à faire exactement l’inverse : réduire le commerce, taxer les importations, et bien sûr menaces de sanctions économiques en cas d’alliance avec un pays ennemi.

          Conclusion : après avoir quitté l’euro, la Grèce ne pourra en aucun cas se payer le luxe de se mettre en froid avec les Etats-Unis. Tsipras est certes un peu maso d’avoir accepté le deal de Merkel, mais il n’est pas encore suicidaire.


          • Learch Le 21 juillet 2015 à 09h50
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            D’après les textes, les traités européens, impossible de sortir de la Zone Euro.
            Pour sortir de l’Euro il faut obligatoirement sortir de l’Union Européenne.
            Ensuite les images de Poutine serrant la main de Tsipras ne sont pas pour rassurer les USA…


            • Erwan Le 21 juillet 2015 à 12h50
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              Faut pas se mentir, les traités sont faits pour être ré-écrits, ré-interprétés, ou même purement et simplement ignorés selon les besoins du moment. Et c’est l’Allemagne qui est en position de force pour en décider : ça ne l’a pas dérangé plus que ça d’évoquer un Grexit temporaire pour faire plier Tsipras, pas du tout prévu dans les traités non plus.

              Tsipras a aussi rencontré Obama, Poutine a aussi rencontré un tas d’autres dirigeants… Evidemment que Tsipras devait jouer cette carte du risque de rapprochement Grèce-Russie, quand on a des cartes pourries on essaie d’en tirer le maximum. Mais entre ce genre de comm qui ne mange pas de pain et une rupture brutale avec les Etats-Unis, il y a un gouffre.

              Indépendamment des hypothèses qu’on peut faire sur le futur, ce qui ne me plaît pas dans l’idée que les Etats-Unis sont les maîtres du jeu en Europe c’est que ça nous dispense de nos propres responsabilités : même en admettant une certaine influence US, ce sont bel et bien les gouvernements européens des 30 dernières années qui sont les principaux responsables de cette construction absurde de l’euro. La France y a bcp contribué par sa bêtise, et il faut bien reconnaître que les dirigeants français, c’est nous qui les avons élus… alors c’est sûr que c’est plus confortable de prétendre que c’est la faute des Etats-Unis, mais à un moment il faut aussi oser se regarder honnêtement dans le miroir.


            • PasGlopPasGlop Le 21 juillet 2015 à 21h30
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              “Ensuite les images de Poutine serrant la main de Tsipras ne sont pas pour rassurer les USA…”

              Peut-être …
              Mais j’aimerais comprendre pourquoi la Grèce a voté la poursuite des sanctions économiques contre la Russie ?
              “On” lui avait suggéré ou bien ?
              Ne vous méprenez pas, je suis a fond derrière la Grèce mais là j’aimerais comprendre ….


  3. Guillaume Besset Le 20 juillet 2015 à 04h12
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    Intéressant mais les fameux banquiers ne sont pas -que- des rapaces 🙂
    Ils préfèrent aussi lorsque leurs créditeurs sont en bonne santé.. (pour les prêts classiques tout du moins)

    La création des CDS de CDS est je pense la conséquence d’une mauvaise gestion initiale des clients qui a conduit à titriser les risques.. (fuite en avant)

    Et cette mauvaise gestion peut être dûe à de l’incompétence, de la mauvaise foi, voir trop de garanties apportées par l’Etat justement..

    Donc d’un côté les Etats ne doivent pas trop dépenser (et n’accepter que des taux fixes), et les acteurs privés ne pas être renfloués en cas de mauvaise gestion (donc supervisions indépendantes croisées et responsabilité de tous les acteurs (y compris les citoyens))

    rappel : La responsabilité se développe bien dans un contexte de liberté (économique, politique…)

    Le projet d’une OME (Organisation Mondiale de l’Environnement) est une bonne chose je trouve, mais tant que cela ne conduit à pas une oppression mondiale ! (=> pour un libéralisme vert)

    Concernant le terrorisme, il n’y a tjrs pas assez d’investissements dans les méthodes de prévention des conflits (mûrissement psychosocial attendu pour plus d’efficacité à long terme)

    UEM : Je ne pense pas que les responsables de cette union ait eût l’objectif de ‘créer une crise’ ! (l’idéologie pensant maîtriser l’ensemble de l’économie à long terme me paraît un peu utopique.. (je préfère faire confiance dans les nouveaux outils du marché, car c’est souvent par excès d’interventionnisme que des crises se développent, cf. Chine actuellement))

    La bonne approche pour moi : http://goo.gl/NVzNSe


    • raloul Le 20 juillet 2015 à 07h53
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      Bonjour !

      Concernant le “libéralisme vert”, je vous conseille la lecture de “requiem pour l’espèce humaine” de Clive Hamilton et/ou “tout peut changer” de Naomi Klein. Vous comprendrez que les “solutions de marché” face à la crise climatique et les crises environnementales sont un affreux mensonge et une escroquerie dangereuse.

      Quant à l’interventionnisme comme cause principale des crises, je vous suggère “l’imposture économique” de Steve Keen…


    • Xavier Le 20 juillet 2015 à 10h32
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      “La responsabilité se développe bien dans un contexte de liberté (économique, politique…)”

      >>> Ah oui ? Ce n’est vraiment pas ce que j’observe depuis 30 ans, depuis que les pays développés, de plus en plus imprégnés de l’idéologie néolibérale, ont commencé à déréguler tous azimuts (économie, banque, fiscalité, droit du travail etc),
      Plus on dérégule, plus on supprime des”contraintes”, des “charges”, plus le chaos s’installe.

      “Intéressant mais les fameux banquiers ne sont pas -que- des rapaces :)”

      >>> Si un banquier n’est pas un rapace, il n’est pas une colombe non plus.
      Un banquier est un banquier, pas un philanthrope.
      Son travail consiste à faire de l’argent avec de l’argent, c’est tout ce qu’il convient de retenir.

      “Concernant le terrorisme, il n’y a tjrs pas assez d’investissements dans les méthodes de prévention des conflits (mûrissement psychosocial attendu pour plus d’efficacité à long terme)”

      >>> Le terrorisme est d’abord et avant tout étatique, le fait d’États, de services de renseignements.
      Suffisamment de livres, conférences, témoignages d’anciens agents ou membres de services l’attestent.

      “UEM : Je ne pense pas que les responsables de cette union ait eût l’objectif de ‘créer une crise’!”

      >>> A qui pensez-vous quand vous parlez des “responsables” ? Si vous pensez aux “politiques”, il va vous falloir apprendre d’abord à connaitre l’origine de l’Union européenne…
      Si vous croyez encore que Robert Schuman est le “Père” de l’Europe, que l’UE a été créée “pour qu’il n’y ait plus de guerres” bla bla bla, que “l’Europe c’est la Paix” et d’autres fadaises du même genre, il y a du boulot….
      Vous restez à la surface des choses. partant delà, vous ne pourrez jamais saisir les vrais enjeux.

      Touchante naïveté ceci étant dit.
      Vous ne seriez pas un de ces libertariens par hasard ?


  4. Denis Chmielewski Le 20 juillet 2015 à 04h58
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    Intéressant mais ne jamais oublier le théorème d’Hanlon: 《Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la stupidité suffit à expliquer. »
    La stupidité de nos leaderservices est maintenant évidente. Seul leur importe le court terme, c’est a dire être réélu.


    • Balthazar Le 20 juillet 2015 à 11h28
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      L’illusion est parfaite.
      Vous voyez Guignol mais pas les fils que le marionnettiste utilise pour le faire bouger.
      Heureux les ignorants…


    • PIPO Le 20 juillet 2015 à 11h41
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      La malveillance est une conséquence de la stupidité alliée à un sentiment de supériorité.
      Reconnaitre leurs erreurs serait reconnaitre avoir trompé tout le monde après s’être trompé eux-même.
      Leur seul perspective est de tout contrôler et tout le monde pour que rien ne change.
      Leur avenir, et le notre par conséquence, est de se battre contre les faits, contre la seule vérité:
      ils sont stupides, malveillants et arrogants.


  5. TienTien ! Le 20 juillet 2015 à 07h52
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  6. Rosetta Le 20 juillet 2015 à 09h09
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    Je pense que Hollande a raison et que la crise Grecque aurait pu être résolue pour moins cher avec plus d’Europe. Le résultat actuel de la tentative de coup d’Etat financier par la BCE indépendante est que Tsipras bénéficie de 61% de légitimité démocratique. Il est devenu indéboulonnable car il peut faire voter l’austérité par la droite et les réformes de gauche par la gauche du parlement. Tsipras est même légitimé par les urnes pour incarner un gouvernement d’union nationale. Tsipras peut bloquer tout Grexit car le Grexit est illégal, non prévu dans les traités et Tsipras a prouvé qu’il aime l’Euro et l’Europe en acceptant toutes les réformes. Les conséquences de la tentative de coup d’Etat financier est que la Grèce se trouve en comas artificiel. Faire repartir l’économie demandera non pas 80 milliards mais 150 milliards selon l’économiste Jacques Sapir, et seulement pour faire repartir les fonctions vitales de l’économie. Le coup d’Etat financier aurait en quelques jours fait perdre à la Grèce 10 points de PIB qui s’ajoutent aux 25 perdus en 5 ans du fait d’un Euro 40% surévalué pour la Grèce. En effet, pour un investisseur, ce n’est pas très rassurant de savoir que si une banque fait faillite, toutes les économies des épargnants sont perdues au delà de 100.000 euros. Il faudra certainement des mois, voire plus d’une année pour que l’économie sorte du comas artificiel provoqué par la BCE indépendante. Nous le voyons bien, plus d’Europe à la Hollande aurait pu solutionner le problème à l’ancienne. Avec une armée commune, il suffisait d’envoyer les chars, tirer sur la foule (ce qui n’est pas très onéreux) pour changer le gouvernement de gauche contre un gouvernement de collabos. Quel bel idéal pour la jeunesse que l’Europe de l’Austérité, une europe stable pour les capitalistes de tout poil avec une monnaie commune, dirigée par le seule pays qui a gardé sa souveraineté car toute décision doit être validée par le Bundestag. Il ne manque plus que des accords avec les US pour recevoir les poulet javelisés et la viande aux hormones afin d’avoir une population Européenne de 150 à 250 kgs en pleine opulence. Vraiment, l’Europe de Hollande me fait rêver. Mais hélas les Allemands refusent tout transfert, autrement dit l’Allemagne refuse de payer pour les autres, ce qui bloque le rêve Européiste de plus d’Europe… résultat: Tsipras qui a vaincu le coup d’Etat financier avec son référendum va pouvoir négocier pendant des mois et des mois, jour et nuit, car le génie Grec c’est la négociation. Tsipras ne comprendrait pas que le Bundestag décide de débrancher son pays du comas artificiel où il est plongé alors qu’il a fait preuve d’amour pour l’Euro…de bien belles images en perspectives.


    • JacquesJacques Le 20 juillet 2015 à 10h18
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      Votre commentaire me laisse perplexe : pure ironie ou croyance réelle qu’une force militaire aurait pu résoudre le problème grec. Tout ce qui se déroule actuellement est le résultat d’évènements qui deviennent de plus en plus irréversibles, convergence répétée des faiblesses et compromissions politiques, arrogances, avidités et inconséquences financières dans une géopolitique orientée atlantisme au mépris de l’avis d’une bonne part des populations. Je tire mon chapeau à plusieurs dirigeants et dirigeantes grecs pour tenir bon chacun sur une ligne responsable et habile dans cet infâme chantage qui est en cours pour retarder l’explosion du système monétaire qui a transformé les banquiers en geôliers de centaines de millions de personnes.


      • Rosetta Le 20 juillet 2015 à 12h17
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        Comme vous avez raison. Le génie des Allemands c’est la mécanique, c’est “Das Auto”, le génie des Grecs c’est la négo. Vous avez vu au parlement Européen: quand le député Belge a insulté la Grèce, Tsipras avait les paupière fermées, l’air bovin et il dormait pour se ressourcer en vue des négos futures. Maintenant Tsipras peut prendre des mesures de gauche comme la gratuité de l’électricité pour ceux qui n’ont plus rien et en même temps essayer de vendre une compagnie d’électricité qui perdra de plus en plus d’argent car les voisins se brancheront sur celui qui paient pas. Tsipras incarne l’unité du pays à la Grecque. Un siècle d’occupation Turc, ça forge un esprit de négo et de résistance passive. Bien entendu, un moment donné le Bundestag refusera de payer mais lui, Tsipras aura donné des preuves d’amour à l’Euro. Pour qu’il daigne regarder la solution d’un Grexit illégal qui le révulse, il faudra mettre sur la table un bon paquet. Quelque chose me dit qu’on ne se débarrassera pas de Tsipras aussi aisément surtout maintenant que la Grèce est en comas artificiel provoqué par la BCE indépendante.


        • Vladimir K Le 20 juillet 2015 à 13h59
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          Le génie des Allemands c’est la mécanique, c’est “Das Auto”

          Oui, enfin, achetez-vous une VW, et vous avez de grandes chances d’être déçu… la qualité allemande, c’est seulement en temps de guerre.


          • Rosetta Le 20 juillet 2015 à 16h00
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            C’est vrai. Les pièces détachées sont fabriquées par les esclaves à bas coût du de la mondialisation, d’où une baisse de qualité qui m’a été rapportée par un loueur de voitures. Avec les voitures Allemandes le loueur en question n’a eu que des problèmes. La Volvo serait selon lui la marque la plus fiable actuellement.


        • Charles Michael Le 20 juillet 2015 à 19h58
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          Petite remarque: “… Un siècle d’occupation Turc…”
          disons 4 siécles, + 30 ans de luttes armées.


          • Rosetta Le 21 juillet 2015 à 13h56
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            4 siècles? + 30 ans de luttes armées? Alors j’ai quelque chose d’important à vous annoncer. C’est l’Allemagne qui quittera l’Euro avant la Grèce.


    • Chris Le 20 juillet 2015 à 13h37
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      Ce que vient de proposer Hollande, c’est à mon avis le point 4, surligné en jaune par OB :
      – UEM : créer une crise pour forcer l’introduction du « gouvernement économique européen »

      L’objectif principal étant bien sûr la gouvernance mondiale…


    • 21 janvier 1793 Le 20 juillet 2015 à 22h17
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      Tsipras ne peut pas faire voter les réformes de gauche, il est obligé de soumettre tout projet de loi à la troïka avant passage au Parlement. Il ne peut avoir qu’une politique austéritaire et punitive.


      • Rosetta Le 21 juillet 2015 à 14h06
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        Vraiment? Comme ils sont beaux tous ces Grecs venus chercher le maximum de liquide dès l’ouverture des banques. Soyez certains qu’ils obéissent tous à la troika et que leur plus cher désir est de payer la TVA à 20% en liquide. C’est pour ça qu’il y avait des queues. Entre une loi et son application il y a une marge. Il faudra bien voter quelques lois de gauche par ci par là si la troika veut éviter une guerre civile avec entrée anarchique des immigrés et Poutine en embuscade. Des élections anticipées avec des vrais nazis Aube Dorée comme 2ième parti au parlement? je ne sais pas ce que les Allemands pourraient en penser? ou même la BCE indépendante auteur d’une tentative de coup d’Etat financier qui a mis le pays à genoux?


  7. demaretz Le 20 juillet 2015 à 11h01
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    Bonjour,
    je viens de lire et honnêtement c’est incompréhensible pour le commun des mortels. cela s’adresse aux économistes purs et durs. Merci d’expliquer tous les termes employés. si vous voulez que les populations européennes comprennent et puissent prendre part aux débats en connaissance de cause.
    Cordialement


    • kapimo Le 21 juillet 2015 à 22h27
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      Assez d’accord avec vous, d’autant plus qu’il semble y avoir des imprécisions de traduction. Ainsi, “Current Account” aurait du probablement être traduit par “balance des paiements” et non pas par “comptes courants”.
      Néanmoins, la tendance est on ne peut plus clair: l’euro induit des tensions dues à des déséquilibres que son existence empêche de résorber. Et ces tensions déforment et vont déformer sans fin les sociétés des pays qui les subissent. Jusqu’à ce que quelqu’un ait le courage de dire stop.


  8. René Fabri Le 20 juillet 2015 à 11h04
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    Richard Koo de Nomura est naïf quand il écrit “les créanciers européens estimaient que tout allait pour le mieux”.

    En réalité, les créanciers savaient très bien que le gouvernement grec ne rembourserait pas. Mais ils savaient aussi que ce seront les peuples de l’Europe dans leur ensemble qui rembourseront, car les hommes qui ont le pouvoir vont empêcher la Grèce de faire faillite.


  9. Esope Le 20 juillet 2015 à 12h05
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    Toutes les appréciations des « stratèges » économiques sont incohérentes par rapport aux réalités du pouvoir d’acheter et consommer. Or, c’est lui qui fait la « réalité de la vie des populations ».
    Sur ce blog, le billet d’Olivier sur les PPA (Parités du Pouvoir d’Achat) en février 2013 est très illustratif des dérives entre réalités et comptabilités nationales. Tant que les taux de change seront fixés, non pas en fonction de considérations d’économie réelle (basées sur les productions et les consommations effectives), mais de considérations financières visant à maximiser les intérêts des spéculations sur les titres de créances empilés, maquillés et démultipliés par des produits dérivés, il en sera de même. Le PIB est un miroir aux alouettes.
    Pour l’Euro, la BCE a maintenu une politique de monnaie forte qui favorisait les pays en excédent commercial et empêchait les pays déficitaires de relancer leur compétitivité par des dévaluations, d’où pour eux un effondrement de leur économie réelle. Ce n’est pas une « monnaie unique » qu’il aurait fallu instaurer mais une « monnaie commune ».
    Que les réalités géopolitiques (crise environnementale, terrorisme dogmatique, etc.) puissent servir à fortifier une puissance européenne commune en politique internationale, c’est naturel. Selon le degré de naïveté des commentateurs, ce peut être perçu comme une volonté hégémonique ou comme un impératif pour résister aux volontés hégémoniques de rivaux de dimension économique du même ordre.
    Notre Président plaide maintenant pour un renforcement de la gouvernance européenne après que notre monde politique se soit longtemps défaussé de ses incuries sur un mannequin européen implicitement présenté comme trop interventionniste. Faut-il rire ou pleurer ? Les portes de la maison commune claquent et c’est la fuite en avant derrière le courant d’air !


  10. Gilles Le 20 juillet 2015 à 12h09
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    Les chiffres sont tellement effarants que je demande à qui voudra bien me répondre une confirmation.

    Si j’ai bien compris, il y aurait deux solutions pour sauver l’Euro :

    1- Il faudrait que le bloc sud (France, Italie, Espagne, Grèce et Portugal) pratique une dévaluation interne de 30 % sur 5 ans (donc baisse des salaires de 30 %) et que le bloc nord pratique une hausse de 17 % pendant la même période, le tout avec une dépréciation de 50% de la monnaie unique.

    2- Le bloc Nord devrait effectuer des transferts vers le bloc sud, d’un montant équivalent à 7 % de son PIB.

    DEUX IMPOSSIBILITES

    Il y aurait bien une 3° solution expliquée dans ce rapport qui consisterait à créer un gouvernement économique (assisté d’un parlement pour faire plus démocratique : la super idée de Hollande). Ou plus simplement décrit : Un Empire allemand ayant vassalisé tous les pays qui souhaiteront se soumettre à la doctrine économique du bloc nord.

    INENVISAGEABLE

    Si vraiment, il n’y a que ces 3 solutions, qui n’amèneraient à n’en pas douter, que malheurs, pauvreté, et conflits, je ne comprends pas comment, sur une telle masse de « sachants », je veux parler des intellectuels, des économistes, des journalistes, des politiques, il n’y en ait pas une pléthore qui dénoncent ces perspectives catastrophiques.

    (On va être obligé de n’y voir qu’un complot généralisé)


    • JacquesJacques Le 20 juillet 2015 à 12h33
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      A propos de la masse des “sachants”. Le savoir est une chose et malheureusement quand il n’est pas relié à une probité, à une conscience et une éthique purement personnelle, vous ne voulez pas perdre les revenus professionnels et les avantages dans le rôle social qui vous font vivre bien ou très bien au jour le jour, finalement au mépris de ceux qui triment.


    • Esope Le 20 juillet 2015 à 16h52
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      Devant trois solutions inenvisageables sous peine de suicide politique aux prochaines échéances électorales, il n’existe qu’une seule attitude pour les gouvernants en place, la procrastination. C’est ce a quoi l’on assiste depuis au moins 2011. Pendant ce temps, le gouffre s’élargit.
      La quatrième solution est peut-être de sauter tout de suite dedans avant qu’il soit encore plus profond. Pour atténuer le choc, le mieux serait de réformer l’Euro et de descendre progressivement en restant encordé : passer à une monnaie commune et non pas unique.


    • OpeNews Le 12 août 2015 à 10h00
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      @Gilles : “(On va être obligé de n’y voir qu’un complot généralisé)”

      Du genre, comment se fait-il qu’un mec comme Papademos ayant joué un rôle clé dans les trucages des comptes grecques avec la complicité de GS, soit toujours membre et invité de la Commission Trilaterale, crée par David Rockefeller [“lequel fut rapidement rejoint par Zbigniew Brzezinski” et Henry Kissinger] ?


  11. Alae Le 20 juillet 2015 à 12h29
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    “UEM : créer une crise pour forcer l’introduction du « gouvernement économique européen »

    Le mécanisme en est détaillé dans le documentaire “Princes of the yen”. Comment la banque centrale du Japon, après avoir obtenu son indépendance (tout comme la FED et après les Japonais, la BCE), a fabriqué de toutes pièces une énorme bulle qu’elle a ensuite fait éclater, créant une récession qu’elle a refusé d’alléger et qu’elle a même entretenue exprès, dans le but d’imposer des “réformes nécessaires”.
    Elle avait besoin d’une récession majeure, et longue, pour forcer le pays à des changements structurels avantageux pour la finance internationale et les multinationales.
    Ce qui s’est opéré au Japon est en train de se de se faire ici.
    C’est dans ce but que la BCE a été créée. L’indépendance, la liberté de manoeuvre et la non-reddition de comptes de la banque centrale est la cheville ouvrière de cette stratégie.
    Si vous parlez anglais, must-see. Documentaire sérieux, non complotiste, archi-documenté.
    http://topdocumentaryfilms.com/princes-yen/


    • chios Le 20 juillet 2015 à 21h54
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      C’est un documentaire passionnant et aussi très convaincant.
      Etant ignare en la matière, je reste cependant sur mes gardes.

      J’aimerais avoir l’avis d’économistes et de financiers.

      Est-ce un point de vue qui peut être réfuté aisément?
      Comment trouver des références crédibles pour une discussion…

      Si je comprends, le Japon était, sur son chemin ascendant, assez proche de l’économie chinoise, dans la mesure où on permettait un certain dirigisme de l’économie, comme en france “in illo tempore”
      On a cru bon d’y opposer un halte-là, que je croyais être les Plazza accords, une reévaluation drastique du yen et aussi, comme ce film le démontre, des transformations dans la conduite des banques.
      La connection avec les politiques du FMI sont aussi très intéressantes…

      Certes, les temps ont changé, et une politique d’exportations tous azimuts n’est plus de mise…

      Bref, je trouverais intéressant que les questions que soulèvent ce documentaire soient examinées de près.


    • chios Le 20 juillet 2015 à 22h05
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      des traductions sont en cours…
      Translations in progress: Greek, French, Bulgarian, Indonesian.
      Translations Completed: Portuguese, Spanish, Japanese, Italian, Korean, German.


  12. Valouchkaïa Le 20 juillet 2015 à 13h28
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    Eclaircissements :

    A lire : http://www.geopolintel.fr/article961.html

    A écouter : https://www.youtube.com/watch?v=a4ZcsRgC5ak

    Merkel est un pion de l’oligarchie euro-mondialiste, il semble qu’elle doive lutter en interne contre l’élite économique allemande qui ne veut plus payer pour les pays faibles de la zone ou alors, qui accepterait éventuellement de payer mais seulement contre une totale main mise sur la politique des autres pays ; ce qui, au passage, est en train de devenir une réalité avec, par exemple, les euro-régions.
    De toutes les façons, toutes ces zélées zélites économiques (germaniques et anglo-américaines) vont se retrouver pour approuver les intérêts payés au MES, exactement de la même façon que les intérêts qui ont été versés par l’Allemagne des années 30 et 40 à la BRI comme prix de son réarmement (au lieu et place des réparations de guerre françaises qui n’ont jamais été payées, et d’autant plus décriées dans l’historiographie mainstream qu’elles n’ont justement pas été payées). Le résultat = disparition de la notion de bien public, disparition de la notion de propriété privée et mise en esclavage des peuples européens qui auront docilement crus que les zélites les protégeaient ! Voilà où mène la crédulité populaire, à l’esclavage.


    • Catherine Balogh Le 20 juillet 2015 à 13h52
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      Valouchkaia,
      Sauf que la notion de propriété privée sera accentuée et ne disparaîtra pas, bien au contraire.


      • Valouchkaïa Le 20 juillet 2015 à 14h10
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        bien sûr que si elle va disparaître totalement du paysage politique au profit de l’accaparement généralisé, ce qui est l’exact contraire de la propriété privée (sous entendu pour tous) : néo-féodalisme


        • catherine Balogh Le 21 juillet 2015 à 02h43
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          “l’accaparement généralisé”, vous vouliez dire spoliation?c’est déjà en cours.


          • Valouchkaïa Le 22 juillet 2015 à 21h04
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            Elle disparaîtra en tant que méthode d’organisation sociale car elle est dans le collimateur de l’oligarchie


  13. raloul Le 20 juillet 2015 à 13h39
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    Bonjour!

    Je ne pensais pas voir la “stratégie du choc” à l’oeuvre en Europe de l’ouest de façon aussi délibérée, visible et cruelle que ce qui s’étale sous nos yeux ces derniers mois.

    Nos “zélites” ont un sacré paquet de mensonges et de couleuvres à nous faire avaler pour réellement mettre en oeuvre cette stratégie sur les terres de la “vieille Europe”…
    Savent-ils encore seulement de quel bois est fait ce continent et avec quelles sortes d’allumettes ils jouent fort imprudemment? Croient-ils vraiment que la pax americana qui prévaut depuis 70 ans (au prix de dictatures – Espagne, Grèce, Portugal -, attentats, espionnages multiples et gravissimes, etc…) soit un paravent solide qui leur autorise le grand n’importe quoi qui prévaut actuellement? Au nom de qui ou de quoi se permettent-ils le suicide économique du continent?
    Vivement que cette engeance au pouvoir disparaisse, et fissa!

    Ils croient vraiment qu’une jeunesse à plus de 50% au chômage va se laisser faire indéfiniment? Sont-ils conscients que l’accumulation de violence économique contre la jeunesse va tôt ou tard se retourner contre eux, directement et sans autre forme de procès? Ils voudront maintenir leur totalitarisme technocratique par la force et la manipulation des masses peut-être, mais quels dégâts irréversibles sont faits à notre culture et à nos sociétés, notre héritage intellectuel…

    Pourquoi? Pourquoi s’accrochent-ils à leurs modèles débiles, ineptes, qui ont prouvé depuis longtemps leurs méfaits? Sont-ils vraiment si mauvais?
    Plus graves seront leurs torts, moins les générations suivantes ne montreront de pitié lorsque des choix civilisationnels très graves et très profonds devront être faits (par exemple en raison des contraintes économiques liées au réchauffement climatique).
    L’Histoire les jugera, mais je ne donne pas cher de leurs peaux (sauf en cas d’anarchie économique totale, d’écroulement des Etats avec armées privées pour permettre leur survie).


  14. Charlie Bermude Le 20 juillet 2015 à 14h25
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    Texte trés interessant .D’autant qu’il vient d’un acteur clé AIG , les cds , étrangement absent sur le coup . Le style télegraphique n’en facilite pas la compréhension mais l”approche est exhaustive . çà demande reflexion et vérification . En tous cas soit le texte est prémonitoire de la soudaine illumination de Hollande qui ne nous a pas habitué à avoir des idées sauf télépathiques, soit bien programmé de la part de la rédaction .


    • Xavier Le 20 juillet 2015 à 15h48
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      Hollande n’a aucune idée ni opinion personnelle sur quoi que ce soit (ça se saurait), c’est un pur politique donc un pur opportuniste.
      Il a dirigé le PS pendant 11 ans et durant cette période a bien pris soin de ne JAMAIS émettre un point de vue personnel sur aucun sujet, pourquoi voudriez vous que tout à coup il ait une illumination ?
      Ses “idées”, elle lui sont régulièrement et opportunément soufflées par des “conseillers”…
      J’ai toujours en tête cette phrase de “Gorge Profonde” dans le film “Les Hommes Du Président” (Alan Pakula, 1976), s’adressant au personnage de Bob Woodward interprété par Robert Redford :
      “La vérité, c’est qu’il n’y a pas que des lumières à la Maison Blanche”.
      Il en est sans doute de même à l’Élysée…


  15. macoll Le 20 juillet 2015 à 17h00
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    Les films préférés des commissaires européens sont ceux de Star Wars I, II et III…à ce qu’il paraitrait, leur passage préféré est le moment où Palpatine demande les pleins pouvoirs en s’adressant au parlement suite au soulèvement des Jedis, ils en jubilent…maintenant, à savoir qui pourrait être Palpatine dans la vraie vie…personne ne sait…d’ailleurs ce pourrait être une femme également…après tout, Palpatine, ça finit par ‘ine’…


  16. Xavier Le 20 juillet 2015 à 18h09
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    Dans mon emportement de ce matin, j’ai oublié de remercier Olivier Berruyer et toute son équipe pour leur formidable travail de ré-information.
    C’est fait !


  17. Emmanuel Le 20 juillet 2015 à 19h39
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    ” Mes chers compatriotes, je vous le dis avec toute la force de ma conviction, car il est de mon devoir de tenir un discours de vérité aux Français. Ce Bernard Connolly dont on nous parle aujourd’hui est un adepte de la théorie du complot, identifié et surveillé par nos services spécialisés depuis plusieurs années. En effet, ce soir, en relation avec le Ministre de l’Intérieur qui est quotidiennement informé des développements de cette affaire, je peux vous affirmer que ce Bernard Connolly été formellement identifié au sein de plusieurs organisations étroitement liées à la mouvance complotiste. A plusieurs reprises notamment, il a été aperçu oeuvrant pour un groupuscule qui se fait appeler ” commission européenne ” par ses adeptes, ainsi qu’une organisation désignée par ses propres adeptes sous le sigle ” AIG “. Son appartenance à cette mouvance est donc claire et ne devrait surprendre personne.
    Mes chers compatriotes, la République et les Institutions européennes ne sauraient en aucune façon tolérer de la part de mouvances extrémistes de tentative de manipulation de l’opinion ni d’atteinte à nos valeurs et à nos idéaux. Prétendre que l’Europe voudrait créer une grave crise visant à forcer l’introduction d’un gouvernement économique européen n’est pas qu’une fantasmagorie, un délire paranoïde de complotistes, c’est pire ! C’est la violation des principes de souveraineté démocratique qui ont toujours été les piliers de l’Union Européenne et sur lesquels, en tant que garant de l’unité nationale, je ne transigerai jamais.
    La liberté, la justice, la démocratie et le progrès sont les seuls socles de la France et de l’Europe, ce sont eux qui nous ont permis de nous rassembler, de transcender nos différences dans les moments les plus difficiles de notre Histoire pour réussir à construire ensemble l’Europe de la paix, cette Europe solidaire, plus forte, plus sûre, ouverte sur l’avenir et le monde, où nous avons la possibilité d’être à la fois unis et différents.
    Jamais je ne laisserai la haine se propager dans notre pays, jamais je ne permettrai aux complotistes de répandre leur propagande de haine et leur de désinformation obscène au coeur de notre nation. La République saura faire front sans faiblir, et, Françaises, Français, soyez-en sûrs, rabattre leur caquet. ”

    – à bosser :
    1° rhétorique, trop peu absconse
    2° novlangue, pas assez utilisée
    3° capacité pulmonaire, pour les phrases d’1 km de long
    ensuite j’entre en politique


    • DCM Le 21 juillet 2015 à 11h35
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      Il semble que sont repris ici plusieurs techniques décrites récemment par OB dans “L’art d’avoir toujours raison”….

      Classer ce Bernard Connolly dans la catégorie “complotiste” est un moyen efficace de décrédibiliser son propos, voire sa personne sans aucunement détruire la valeur ses arguments.

      Votre couplet patriotique a quelque chose de comiquement franchouillard!

      Pour terminer une citation de Schumpeter qui cadre avec le sujet : “Il existe un traitement applicable aux vérités évidentes mais gênantes. A savoir la méthode qui consiste à railler leur banalité. De telles railleries rendent d’aussi bons services qu’une réfutation car un auditoire moyen est en général incapable de reconnaître qu’elles masquent fréquemment l’impossibilité de contester le fait.”


  18. macoll Le 21 juillet 2015 à 10h34
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    Il ressort de tout cela que notre crédulité nous perdra…indéniablement….

    Pour se renseigner et/ou comprendre le ‘Master Plan’ n’hésitez pas à lire –>”Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine” de Carroll Quigley présenté par Pierre Hillard.

    On peut voir en détail et apprécier les stratégies de domination mises en place par les familles oligarchiques, essentiellement regroupées autour du cartel des banques centrales mondiales.
    Je pense que tout le reste n’est que conséquence, en lisant ce bouquin, l’on connait LA cause et ça fait peur…dur de rester stoïque et optimiste après la lecture, je vous avertis.

    Au fait, ne parlez pas du livre à votre banquier 😉


  19. jiemog Le 22 juillet 2015 à 09h23
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    Pendant ce temps là , çà cogite ailleurs:

    https://www.stratfor.com/weekly/turkish-enigma


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