Voici une lettre ouverte du Lieutenant-colonel à la retraite de l’Armée de l’Air allemande, Jochen Scholz, cosignée par beaucoup d’experts allemands

Cher Monsieur le Président,

Dans votre discours devant la Douma, vous avez demandé au peuple allemand de vous comprendre. Nous sommes des citoyens allemands qui avons, pour la plupart, vécu l’époque d’après-guerre dans la moitié ouest de l’Allemagne. En 1990, quand la guerre froide a pris fin et que notre pays a été réunifié, le monde a poussé un soupir de soulagement, parce que le danger toujours menaçant d’un conflit nucléaire qui aurait affecté la terre entière semblait écarté. Dans un tel conflit, l’Allemagne aurait disparu.

L’Union Soviétique a joué un rôle décisif dans la libération de l’Europe du nazisme, au prix d’un nombre incomparable de victimes. Néanmoins, elle a été, en 1990, d’accord pour soutenir la réunification de l’Allemagne, pour dissoudre le Pacte de Varsovie et même pour admettre l’entrée de l’Allemagne réunifiée dans l’OTAN. L’Occident ne lui en a su aucun gré.

L’ancien ambassadeur des États-Unis à Moscou (de 1987 à 1991) Jack Matlock, a confirmé il y a quelques jours dans le Washington Post que le président Bush Sr avait formellement promis de ne pas tirer abusivement parti de la générosité du président Gorbatchev.

L’expansion de l’OTAN jusque dans les anciennes républiques soviétiques, l’implantation de bases militaires dans les pays qui avaient jadis signé le Pacte de Varsovie et la construction d’un « Bouclier Anti Missiles » en Europe de l’Est, coïncidant avec le désengagement unilatéral des États-Unis du traité ABM (pour Anti-Ballistic Missile, signé à Moscou le 26 mai 1972 dans le cadre des négociations pour la limitation des armes stratégiques. NdT), sont autant de ruptures d’engagements criantes. Ces mesures, nous les prenons pour ce qu’elles sont : une claire et nette volonté de puissance hégémonique de la part des gouvernements occidentaux, dirigée contre la consolidation économique de votre pays, que vous poursuivez depuis votre accession à la présidence en 2000.

En outre, Keir A. Lieber et Daryl G. Press avaient déjà reconnu sans ambages, dans un article de 2006 intitulé « L’essor de la primauté nucléaire des États-Unis », que le Bouclier (« de défense ») Anti-Missiles n’avait d’autre but que de permettre une première frappe destinée à neutraliser la Russie.

Ce contexte est, sous forme condensée, celui dans lequel nous évaluons les événements qui se déroulent en Ukraine depuis novembre 2013. Il est abondamment prouvé que les États-Unis ont exploité les revendications légitimes des Ukrainiens à leurs propres fins. D’autres pays nous ont, de manière répétitive, familiarisés avec ce schéma : la Serbie, la Géorgie, l’Ukraine en 2004, l’Égypte, la Syrie, la Libye, le Venezuela…

L’ingérence de l’Union Européenne et de l’OSCE s’est déployée avec célérité dans les douze heures qui ont suivi le rejet de l’accord pris par les ministres des Affaires Étrangères en vue d’un règlement pacifique ; avec le concours de forces fascistes.

Le site web de la Fondation Ukraine Ouverte du Premier ministre en exercice montre qui est derrière le gouvernement de coup d’état actuellement au pouvoir à Kiev.

Des questions de lois nationales et internationales sont diversement en cours d’interprétation à propos de la sécession de la Crimée. Nous voulons les évaluer ici non pas légalement mais d’un point de vue politique.

Compte tenu des développements survenus en Europe depuis 1990, du déploiement de quelque 1.000 bases militaires U.S. dans le monde, du contrôle exercé par les États-Unis sur tous les détroits et des dangers que font courir les auteurs du crime de Maïdan à la flotte russe de la Mer Noire, nous voyons, dans la sécession de la Crimée, une mesure défensive assortie d’un message : jusqu’ici et pas plus loin !

La différence cruciale entre cet événement et la déclaration d’indépendance du Kosovo réside dans le fait que cette dernière n’a été rendue possible que par les bombardements massifs illégaux de l’OTAN, avec, malheureusement, la participation de l’Allemagne, qui ont créé les conditions de l’indépendance.

Cher Monsieur le Président, il y a près de quatre ans que vous en appelez à une communauté économique de Lisbonne à Vladivostok. Cette communauté pourrait être la base économique d’une « maison européenne commune ».

L’Ukraine pourrait remplir la fonction de pont idéal pour cette future coopération entre l’Union Eurasienne dirigée par vous et l’Union Européenne, dont l’aspect culturel ne devrait surtout pas être absent. Nous sommes persuadés que la tentative de prise de contrôle par les États-Unis n’a pas d’autre but que d’empêcher l’Ukraine de jouer ce rôle.

Les forces qui ont prévalu au sein de la Commission Européenne soutiennent la politique des États-Unis contre la Russie. Le discours du secrétaire général exécutif du Service européen pour l’action extérieure, Pierre Vimont, le 14 mars dernier est si unique (EurActiv : « L’Union Européenne écartée de la rencontre USA-Russie sur l’Ukraine »).

Cher Monsieur le Président, nous sommes sûrs que votre discours historique de 2001 continuera à constituer la base de vos actions à l’égard de l’Union Européenne et de l’Allemagne. Les derniers sondages montrent que la majorité des Allemands ne veut pas d’une confrontation avec la Fédération de Russie et, au contraire, comprend parfaitement l’action de la Russie à l’égard de l’Ukraine.

Nous ne sous-estimons pas les difficultés auxquelles doit faire face la République Fédérale d’Allemagne, en tant que membre de l’Union Européenne et de l’OTAN, dans ses rapports avec la Russie. Vous ne les ignorez pas non plus. Cependant, nous comptons que le Gouvernement Fédéral ne fera pas fi du vieux principe de droit romain audiatur et altera pars (« toujours écouter aussi l’autre partie »). Ce principe a été ignoré par la politique extérieure de l’Union Européenne, dans l’affaire ukrainienne.

Même pendant la guerre froide, la Russie ne s’est jamais prévalue du fait que 27 millions de ses citoyens étaient morts pendant la IIe Guerre Mondiale, pour en tirer un avantage politique contre l’Allemagne. Ce chiffre seul donne une qualité spéciale aux relations entre nos deux pays.

Le peuple allemand en a vivement conscience. Ainsi, quand les troupes d’occupation soviétiques en Allemagne se sont retirées, en 1994, leur Corps de Musique a participé à une cérémonie qui s’est déroulée sur la place du Bundeskunsthalle, à Bonn. Elle a donné lieu à des scènes d’émotion communes entre les musiciens et les spectateurs.

Sachant tout cela, les informations et les commentaires des médias allemands nous dégoûtent profondément.

Cher Monsieur le Président, avec nos modestes moyens de simples citoyens, nous avons l’intention de faire tout notre possible pour que la division programmée de l’Europe n’ait pas lieu, et pour qu’au contraire, les idées de Gottfried Wilhelm Leibniz retrouvent une vie et une vigueur nouvelles.

Nous en sommes convaincus : si seulement les états et les peuples du double continent eurasien pouvaient régler leurs affaires en paix les uns avec les autres, respectueusement, coopérativement, sur la base du droit et sans ingérence extérieure, leur entente ne pourrait que se communiquer au reste de la planète. Nous voyons en vous, de ce point de vue, un allié. Pour votre mandat présent et, nous l’espérons, pour le suivant, nous vous souhaitons force, endurance et sagesse.

Avec notre profond respect,

Jochen Scholz
Oberstleutnant a. D.

Volker Bräutigan, journaliste
Neue Rheinischer Zeitung

Et co-signataires
Lettre originale, liste des signataires et liste des personnalités auxquelles copie de la lettre a été envoyée : http://www.nrhz.de/flyer/beitrag.php?id=20163

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/20…

Pour illustrer, je reprends ce petit papier du 3 avril de Frédéric Lemaître sur les blogs le Monde

Comparé à Hitler par Schäuble, Poutine proteste

Le rétropédalage n’aura pas suffi. Le ministère des finances de l’Allemagne a beau expliquer depuis lundi soir que Wolfgang Schäuble n’a pas comparé Poutine à Hitler, nul n’est dupe. Le ministre a bel et bien évoqué l’annexion de la Crimée au nom de la défense des Russes en disant : “L’histoire nous l’enseigne. C’est déjà avec de telles méthodes que Hitler s’est emparé des Sudètes.”

Du coup, les Russes se fâchent. “Nous tenons ce genre de digression pseudo-historique du ministre allemand pour une provocation“, a déclaré le ministère des affaires étrangères de la Russie à l’occasion d’une visite — paraît-il prévue de longue date — de l’ambassadeur d’Allemagne à Moscou. “De telles comparaisons biaisées constituent une grossière déformation d’événements et de faits historiques“, poursuit le communiqué.

Wolfgang Schäuble est, depuis lundi, critiqué de tous côtés. Angela Merkel a déclaré qu’elle considérait l’annexion de la Crimée “comme un cas en soi“. Néanmoins, les propos du ministre ont provoqué un débat bien moins caricatural dans la presse.

Comparer qui que ce soit à Hitler réussit rarement aux hommes politiques allemands. La ministre de la justice de Gerhard Schröder (chancelier entre 1998 et 2005) a perdu son poste pour avoir comparé Bush à Hitler lors de la guerre en Irak.

Et Helmut Kohl, le prédécesseur de Schröder, avait dû s’excuser après avoir comparé les talents de Mikhaïl Gorbatchev en matière de communication à ceux de Joseph Goebbels.

Jeudi, Wolfgang Schäuble, est subtilement revenu sur ses propos: “Je ne suis quand même pas assez bête pour comparer Hitler à qui que ce soit, d’autres peuvent le faire mais les politiques allemands ne le font pas. Nous ne faisons pas de comparaison avec Hitler“. Façon de dire qu’il n’en pense pas moins ?

Source : Frédéric Lemaître

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

27 réponses à [Reprise] Lettre de +300 Allemands à Vladimir Poutine

  1. Pravda Le 11 mai 2014 à 00h17
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    Manifs en Allemagne à Bohn et à Berlin, exemple (à moins que ce ne soit de la propagande russe):
    http://www.youtube.com/watch?v=eD_Ti-thTkM&list=UU5aeU5hk31cLzq_sAExLVWg


  2. Lt Anderson Le 11 mai 2014 à 00h23
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    Oui mais on viendra aussi de dire que ce sont des images via Russia Today à la base.
    Et John Kerry c’était clairement exprimé sur cette question, assisté de la “remarquable” Jen Psaki.


  3. MICHEL RICHEBOEUF Le 11 mai 2014 à 00h31
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    beau travail OLIVIER,vraiment


  4. Spipou Le 11 mai 2014 à 00h51
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    • Dany Le 11 mai 2014 à 06h51
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      Bonjour,
      J’ai lu le texte de la pétition et je souhaite vraiment la signer mais étant belge, est-ce que ma signature sera valable vu que le texte commence par ” nous, citoyens français”? D’avance merci de votre réponse.


      • Spipou Le 11 mai 2014 à 17h32
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        Vous avez tout à fait le droit de vous joindre à des citoyens français pour écrire au Président de la République Française, tout de même !

        Si vous voulez, vous pouvez écrire un commentaire : “Citoyen belge, je me joins à vous.” ou “Sujet belge”, je ne sais pas comment on dit. Ou “Citoyen européen”… On a encore le droit, profitons-en, d’écrire aux chefs d’état étrangers !!!

        Seriez-vous Dany, le célèbre dessinateur de bandes dessinées ? Si oui, je suis un de vos grands admirateurs !


    • Thalie54 Le 12 mai 2014 à 10h56
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      C’est signé et transmis à tous mes contacts.

      Bravo à tous pour votre travail et votre objectivité. Cela comprend également les commentaires qui sont d’une excellente tenue. Un vrai plaisir à lire et des informations qui permettent de prendre un recul indispensable dans des dossiers aussi “chauds”.

      Encore merci.


  5. Hellebora Le 11 mai 2014 à 01h13
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    Dans un article (6 avril) du blog allemand intitulé Le point de vue inconnu, il y a une itw de Jochen Stolz qui est certainement très intéressante. Durée : 1h22

    http://gesichtspunkt.wordpress.com/2014/04/06/offener-brief-an-putin-nd-russland-jetzt-reichts-uns/

    Avis aux germanophones pour nous en livrer la substantifique moelle !

    http://gesichtspunkt.wordpress.com/2014/04/06/offener-brief-an-putin-nd-russland-jetzt-reichts-uns/


    • Hellebora Le 11 mai 2014 à 02h13
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      http://www.youtube.com/watch?v=QyjspILNMQ0 – de 4’05 à 6’04 en particulier

      Vidéo publiée le 23 avril. Le 13 avril, l’émission russe “Rossija1” traitait de l’écart/la divergence entre l’opinion publique allemande et les opinions qui s’expriment dans le paysage audiovisuel en Allemagne pour ce qui concerne la Russie, la crise en Ukraine et les sanctions contre la Russie.
      A partir de 4’05, on retrouve Jochen Scholz puis ensuite on entend un journaliste indépendant, Ken Jebsen, qui s’est fait virer de la chaine ARD

      – Jochen Scholz, dont la lettre a été signée par plus de 200 Allemands, déclare : “Je garde toujours présent à l’esprit le discours que Poutine a donné devant le Bundestag en 2001. Il a proposé à l’Allemagne et à l’Europe de travailler ensemble. Et avec cette lettre, je voulais montrer au peuple russe que ce que les médias allemands racontent, ce n’est pas la même chose que ce que les Allemands pensent vraiment. Ce n’est ni l’élite économique ni l’élite intellectuelle de l’Allemagne qui a signé cette lettre, non ce sont 200 Allemands très”normaux” dont les médias ont refusé de publier cette lettre”. De fait, cette lettre à Poutine qui revêlait une opinion distincte de celle délivrée par les médias officiels n’a été publiée que par un petit journal.
      – Le cas de Jochen Scholz illustre bien le fait que la liberté d’expression a ses limites dans les médias. Devenu militant, il dit “On peut s’estimer heureux d’avoir, là en face de chez nous, un homme aussi réfléchi que Poutine ! Il y en a d’autres qui depuis longtemps auraient appuyé sur le bouton. Depuis longtemps ! On ne fait pas confiance au “Russe”… Mais “le Russe” n’a pas de Guantanamo que je sache, en tout cas ce n’est pas officiel ! “Le Russe” n’a pas de drones, en tout cas ce n’est pas officiel ! “Le Russe” n'”écoute pas nos dirigeants, en tout cas ce n’est pas officiel ! Et nous devrions nous méfier de lui ? Qui nous “écoute” en réalité ? De qui devrions-nous plutôt nous méfier ?


      • Hellebora Le 11 mai 2014 à 11h16
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        ERRATUM / problème de copié-collé à propos de la vidéo russe publiée le 23 avril

        Au lieu de “- Le cas de Jochen Scholz illustre bien le fait que la liberté d’expression…”,
        il faut lire – Le cas du journaliste KEN JEBSEN illustre bien le fait que la liberté d’expression…”

        Hellebora


    • Françoise D. Le 11 mai 2014 à 06h02
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      Oui, mais la vidéo n’est pas reliée à la crise ukrainienne actuelle. La vidéo date de 2009.

      Jochen Stolz explique au début comment il s’est aperçu en 99 [?] qu’il y avait un gouffre entre la rhétorique « Serbes = épurateurs ethniques, Albanais = pauvres civils » et la réalité sur le terrain où se livrait une guerre civile. Les deux camps y commettaient des atrocités. Il affirme également que la décision de l’OTAN de bombarder la Serbie avait été prise six mois avant la campagne sur les épurations ethniques. Enfin (6/7e minute, j’ai pas écouté plus désolée), il considère que l’attaque de la Serbie sans appui de l’ONU alors que la Russie s’y opposait, est un acte irresponsable et un dangereux précédent.


      • Spipou Le 11 mai 2014 à 18h07
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        Pas mal d’allemands ont gardé une certaine honte de leur mission de “maintien de la paix” au Kosovo : il est de notoriété publique que l’armée allemande a pris outrageusement parti pour les albanais du Kosovo, et que dans certains endroits, elle a carrément refusé de protéger les enclaves serbes menacées par les “gentils kosovars albanais”.


  6. NiFuNiFa Le 11 mai 2014 à 02h00
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    La Russie sifflée lors de l’Eurovision 2014

    http://www.dailymotion.com/video/x1tyc6i_la-russie-se-fait-huer-lors-de-la-finale-eurovision-2014_tv#from=embediframe

    Petite digression : musicalement, c’est un peu comme les médias de nos jours, je trouve que ça se “lisse” quelque peu.


    • Françoise D. Le 11 mai 2014 à 05h38
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      Tout pays décent devrait refuser de participer à ce cirque anglo-américain politiquement correct. (Je ne regarde plus, ils chantent encore dans autre chose que l’anglais ?)

      Je ne parviens pas à voir la vidéo à cause de restrictions géographiques. Mais bon, j’ai vu ailleurs que le transsexuel à barbe a gagné… Ça m’a suffi.


  7. languedoc 30 Le 11 mai 2014 à 02h18
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    Une réaction qui fait chaud au coeur, après le matraquage russophobe auquel nous sommes soumis depuis des mois.


  8. Françoise D. Le 11 mai 2014 à 05h35
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    La gauche allemande (Die Linke) assigne la faute du conflit en Ukraine en partie au gouvernement fédéral :

    http://www.tagesschau.de/multimedia/video/video1393074.html

    (Kipping est le président de Die Linke, prononcé dilinnke, pas daïelink)

    http://www.tagesschau.de/inland/parteitag-linkspartei102.html

    La faute à l’Occident
    Selon la gauche, l’Occident porte une grande partie de la responsabilité de la crise en Ukraine. Contrairement à ce que prétend le gouvernement fédéral allemand, « la Russie n’est pas la principale » responsable du conflit, affirme une décision du Congrès fédéral du parti Die Linke. Le parti s’est prononcé contre les sanctions économiques à l’encontre de Moscou.

    En outre, le soutien du gouvernement fédéral allemand apporté au gouvernement de Kiev a également fait l’objet de critiques : « Aucune subvention du gouvernement fédéral ou de l’Union européenne ne doit être attribuée tant que des fascistes sont au gouvernement. » L’armée ukrainienne doit mettre fin à son opération contre les séparatistes dans l’Est du pays. Le parti propose un recours à une « sécurité collective » en Europe comme solution.


  9. pratclif Le 11 mai 2014 à 09h54
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    Autre site (le grand soir) et autres commentaires sur le même sujet.
    http://bit.ly/1szKVTc


  10. obermeyer Le 11 mai 2014 à 10h08
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    On commence à sentir une légère inflexion dans les médias traitant de la crise ukrainienne. Grâce à quelques journalistes ( souvent étrangers ) faisant vraiment leur métier, grâce aussi à des blogs comme celui-ci, il semble que les opinions ne se contentent plus de la formule “méchant Poutine contre gentil occidentaux”. Le gouvernement “provisoire” de Kiev n’ayant aucune légitimité commence ici et là à être décrit comme fascisant. C’est bien lui, en allant tirer sur son peuple à l’est qui sera responsable du report des élections du 25 mai, ne voulant probablement pas quitter si vite leur pouvoir illégitime. Merci à Olivier et à vous tous pour cet immense travail.


  11. ERIC.BRESIL Le 11 mai 2014 à 11h35
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    Par curiosité je suis allé voir hier le site de l’OTAN, on y trouve vraiment de quoi s’inquiéter devant l’insistance qu’ils ont de qualifier la crise Ukrainienne “créée par l’agression de la Russie contre l’Ukraine” et ceci à plusieurs reprises.
    http://www.nato.int/cps/fr/natolive/news_109638.htm
    http://www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_109141.htm
    On a vraiment l’impression que l’Ukraine fait déjà partie de l’OTAN et à ce sujet, en tant que citoyen Français, j’aimerai bien des éclaircissement de la part de M. Fabius et/ou M. Hollande.


  12. jacqueline73 Le 11 mai 2014 à 12h08
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    C’est réconfortant de lire cette lettre à Poutine, écrite et cosignée par des citoyens allemands ( il y a aussi quelques journalistes ) qui en ont marre aussi de cette propagande de nos dirigeants aveuglés par cette dictature ( appelons un chat , un chat ) des USA, relayée par les médias.

    Merci au rédacteur et aux contributeurs, de la pétition, le texte est très bien.

    S’il était possible de mettre un article en post-it pendant quelques semaines pour signaler la pétition à ceux qui découvrent le site d’Olivier qui en est à l’origine. Ce qui pourrait leur donner envie de lire les autres articles sur le sujet. En relayant directement vers le site de la pétition, ils ne les verront pas, c’est dommage.

    La juste réponse, serait de ne pas aller voter le 25, pour ne pas être complices de cette UE qui dénonce les partis d’extrême droite souverainistes et nationalistes ( mais pacifiques ) et soutient du jour au lendemain des nazis et des criminels de la pire espèce. Mais plutôt organiser ce jour là des manifestations, pour donner clairement une signification à cette abstention. Une signification que les médias occulteraient inévitablement, invoquant le désintérêt pour l’ Europe.

    On entend pas non plus la protestation des candidats “droit de l’hommistes” et ardents défenseurs de la démocratie, qui devraient même se retirer. ( mais renoncer à un boulot tranquille à 10 000 € par mois plus primes, c’est pas à la portée de tout le monde )


  13. krik Le 11 mai 2014 à 14h17
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    bravo olivier !!!!
    en allant voir nicolas doze ,n’oubliez pas d’en parler haut et fort !!!!
    merci


  14. NeverMore Le 11 mai 2014 à 18h17
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    Extraits d’un article de Libération de ce jour 11 mai 2014
    http://www.liberation.fr/monde/2014/05/11/ouverture-du-referendum-dans-l-est-de-l-ukraine_1014786

    Pour Hollande, des consultations «nulles et non avenues»
    Le président français François Hollande a dénoncé dimanche, à son arrivée à Bakou pour une tournée dans le Caucase, de «vraies-fausses» consultations «nulles et non avenues» en Ukraine.
    Ces «vraies-fausses consultations» n’ont «aucun sens» et sont «nulles et non avenues», a déclaré le chef de l’État français devant la presse, affirmant que «la seule élection qui vaudra» sera l’élection présidentielle du 25 mai en Ukraine.

    L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder
    estime que l’Union Européenne est la principale responsable de la crise ukrainienne, en ayant obligé Kiev à choisir entre un avenir avec l’UE ou avec la Russie, dans le journal Welt am Sonntag, dimanche.
    «L’erreur fondamentale vient de la politique de l’UE en faveur d’un traité d’association» que Bruxelles voulait signer avec l’Ukraine, a jugé M. Schröder, ami de longue date du président russe Vladimir Poutine.
    «L’UE a ignoré le fait que l’Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l’est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l’ouest plutôt vers l’UE», a-t-il rappelé.
    «On pouvait parler d’un traité d’association, mais il aurait fallu le faire avec la Russie dans le même temps. L’erreur de départ a été de dire ce sera ou un traité d’association avec l’UE ou une union douanière avec la Russie», a-t-il poursuivi.
    Tout en assurant par ailleurs que «des erreurs ont été commises de toutes parts», M. Schröder ne condamne pas le rattachement de la Crimée à la Russie, à la suite d’un référendum jugé illégal par la communauté international.
    «Le rattachement de la Crimée est contesté sur le plan du droit international, mais c’est maintenant une réalité. La Crimée a décidé par référendum qu’elle voulait être une région russe. Et cela a été appliqué», a-t-il relevé.
    Schröder a également relativisé l’influence de Moscou sur les séparatistes pro-russes ukrainiens. «L’idée qu’il suffirait que le président russe ou le chef du gouvernement ou qui que ce soit d’autre n’aurait qu’à dire “basta” pour que tout rentre dans l’ordre n’est certainement pas réaliste», a-t-il commenté.


    • R.C. Le 11 mai 2014 à 19h02
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      Que pouvait répondre d’autre l’homme du “Mariage pour Tous” qui n’a même pas daigné prendre en considération les centaines de milliers de manifestants (calmes, pas des guérilléros urbains ni des émules des Sturm Abteilung) qui réclamaient un débat, qui demandaient un référendum.

      L’opinion du peuple ne compte pas pour lui sauf, si elle va dans le sens de ses propres décisions.

      Il a décidé que le gouvernement putschistes et ses sept ministres néo-nazis était le seul légal. Il a décidé que Vladimir Poutine était un dangereux trublion fauteur de guerre.

      Comme à l’accoutumée, il ne déviera pas d’un iota de sa ligne (ce qui va d’ailleurs sûrement le mener tout droit dans le gouffre… et peut-être nous avec si auparavant nous ne sautons pas en marche de ce véhicule fou à la direction bloquée !)


  15. dany2 Le 11 mai 2014 à 22h22
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  16. Korama Le 12 mai 2014 à 20h26
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    Olivier, je vous conseille la vision du numéro de C Dans L’Air de vendredi 9 mai. Un bijou.

    Morceau choisi :

    (à 35’00 environ)

    Calvi à propos de Poutine et des célébrations du 9 mai : “Ces défilés militaires font penser à l’Allemagne nazie, sans qu’on fasse de comparaison absolue….”
    Gerard Grunberg : “Il (Poutine) veut la grande Russie comme Hitler voulait la grande Allemagne”.

    Et donc, deux minutes après, à 37’00, on a

    Grunberg :” Moi ce qui me fait terrifie, c’est la manière dont Poutine, dont ce régime déchaine le nationalisme russe. Il suffit de regarder ce qu’est la télévsion russe, les nouvelles en russie sur ces questions là. Le gouvernement ukrainien est traité de fasciste, de nazi ! Il faut voir quelle est la propagande ! C’est une vraie propagande qui se déchaine ! Nous on ne sait plus ça, parce que nous on ne sait plus très bien ce que c’est que la propagande chez nous quand même.”

    Un tel niveau de foutage de gueule, c’est de l’art.


  17. C Balogh Le 12 mai 2014 à 21h46
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    C’est Gérard Grimbert, et oui, en fait, ils se masturbent le bocal pour ne rien dire…sauf, faire de la propagande, bon petits soldats mais bon, quand même, deux sont professeur, donc il y a des gamins qui vont subir leur inculture pendant des années…..et qui du coup; louperons plein de choses bien plus riches que ce que ces lascars sont capables de dire.


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