Édito du Courrier du Maghreb et de l’Orient de ce mois de janvier.

Rappel : Les-crises.fr condamne sans ambiguïté les attentats de Paris – tout comme toutes les incitations à la haine et tous les terrorismes – des forts comme des faibles.

“J’aurais bien voulu être Charlie, mais je dois être Claude.

Claude, c’est un jeune professeur de philosophie politique, qui enseigne dans une école supérieure de la région parisienne.

C’est un fidèle lecteur du Courrier du Maghreb et de l’Orient ; et il suit régulièrement mes coups de gueule sur Facebook…

Claude, il y a quelques jours, a découvert, dans son fil d’actualité, le petit placard que j’avais posté sur ma page, la veille, très tard ; je l’avais moi-même emprunté à un ami algérien, qui vit à Toulouse.

Ce qui m’avait décidé ?

En visant les dernières infos du jour, tandis que je zappais, j’étais tombé sur cette scène : une meute de bienpensants, à New York, qui ânonnaient benoîtement « Je suis Charlie », avec un accent américain abominable…

Probablement ces Charlies états-uniens n’avaient-ils jamais ouvert une seule fois dans leur vie un exemplaire de l’hebdomadaire français, ni jamais vu aucune des caricatures de Cabu, Charb ou Wolinski ; s’il faut en croire l’éditorialiste James Brooks, en tout cas, qui affirmait, dans un article paru dans The New York Times (« I’m NOT Charlie Hebdo »): « S’ils avaient essayé de publier leur journal satirique sur n’importe quel campus universitaire aux États-Unis, durant ces deux dernières décennies, ils n’auraient pas tenu 30 secondes. Les étudiants et les cercles facultaires les auraient accusés d’attiser la haine. L’administration leur aurait coupé toute subvention et leur aurait fait fermer boutique. »

C’en était pathétique ; de ce pathos écœurant que peut exhaler un mouvement de foule idiot, imbécile, une réaction épidermique, où tout le monde fait tout comme tout le monde, sans rien vraiment comprendre aux enjeux, mais pour ne pas être en reste, pour ne pas prendre le risque de se tromper tout seul… Par peur, de se tromper tout seul…

Mais aussi parce que c’est tellement agréable de se sentir solidaire…

Surtout quand ça n’engage à rien !

  • « Je ne suis pas Charlie
  • Je suis la Palestine qui se fait voler…
  • Je suis la Syrie qui se fait bombarder…
  • Je suis l’Afrique qui meurt de faim et de massacre… »

Claude a imprimé le placard et l’a affiché au tableau noir de sa salle de cours.

Au soir de cette journée-là, Claude m’écrit…

Dans l’après-midi, une petite troupe aux babines haineuses s’est présentée à sa porte. Des étudiants, plusieurs de ses collègues, quelques parents d’élèves…

Ils voulaient le lui faire enlever, son placard.

Claude s’y est opposé.

Devant son refus, la troupe a assailli le rectorat de coups de téléphone et la porte de son directeur de coups de poings.

« Indigné », son directeur s’est joint à la petite foule hystérique. Il a ordonné à Claude d’enlever le placard de dessus son tableau.

Une nouvelle fois, Claude s’y est opposé.

« Déchirez ce torchon ! », s’est alors exclamé un des quidams. « Il faut défendre Charlie ! », a-t-il vociféré de plus belle. « Il faut défendre ‘la liberté d’expression’ ! » (sic)

La troupe, alors, a envahi la salle ; Claude, qui a tenté de résister, a été violemment bousculé, poussé à terre.

Et les fiers et courageux défenseurs de la liberté d’expression ont arraché le placard qu’il avait affiché dessus son tableau noir.

Tous ont applaudi.

Eux tous, qui, très certainement, jamais, dans l’entièreté de leur existence, d’aucune façon, ne se sont mis à un seul moment en danger pour défendre quelque forme de liberté.

Claude voulait poser une question, à propos d’un phénomène.

Peut-être voulait-il aussi remémorer à ses étudiants les vastes tragédies de l’Orient, plus ou moins oubliées dans les méandres d’un inconscient collectif.

Il n’en a pas eu le droit.

Depuis cet événement, Claude est sous le coup d’une procédure disciplinaire.

Peut-être devra-t-il définitivement quitter sa salle de cours et son tableau noir.

Alors, non ! Décidément, non ! Et, après ça, moins que jamais ! Je ne suis pas Charlie !

Parce que je ne saurais m’associer à ces gens-là !

Parce que, si Claude a pleuré le jour où il a appris l’assassinat des journalistes de la rédaction de Charlie Hebdo, ces « Charlies » qui l’ont frappé, « bunkérisés » dans leurs certitudes, dans leurs convictions bornées, eux, ils n’ont jamais levé le petit doigt pour la Syrie, la Palestine et l’Afrique.

Parce que tous les Charlies du Monde qui se sont subitement sentis investis de la mission de défendre « la liberté d’expression » en frappant Claude pour lui clouer le bec, je ne les ai pas vus… Je ne les vois jamais, eux… Lorsque je manifeste pour que l’on apporte de l’aide aux centaines de milliers de réfugiés Syriens… Lorsque je manifeste pour que cesse les carnages à répétitions qu’Israël perpètre à Gaza… Lorsque je manifeste pour que les multinationales arrêtent d’affamer l’Afrique… Les Charlies subitement apparus un peu partout n’ont jamais été ni la Syrie, ni Gaza, ni la Côte d’Ivoire.

Parce que, comme les milliers de familles arabo-musulmanes qui vivent dans les villes d’Occident, je pense à mes proches, à chaque heure, à ceux-là, qui meurent quotidiennement plus nombreux dans les guerres du Moyen-Orient ; parce que je comprends mal pourquoi les Charlies ne se mobilisent pas pour eux.

Parce que je refuse de participer à cette névrose collective, ce qui ne m’empêche pas d’exprimer ma tristesse devant la souffrance et l’horreur des attentats de Paris, même si Charlie Hebdo n’était plus, depuis longtemps, le champion de l’esprit critique et de la vérité à tout prix qu’il a été jadis et si cette rédaction avait passé pas mal de petits compromis avec le politiquement très correct, depuis que Philippe Val y a remis de l’ordre, un ordre très favorable à Israël dont Charlie Hebdo avait pris le parti en 2006, et depuis que le comité s’était élargi à des personnalités de l’acabit de Caroline Fourest, pseudo-intellectuelle chantre de l’islamophobie…

Parce que je refuse de m’associer à ce qui s’est rapidement mué en une scandaleuse pleurnicherie réservée aux membres du grand club occidentalo-occidental, alors que, depuis des années, tous ces gens se fichent éperdument de tragédies autrement plus effroyables qui, de l’autre côté du grand lac Méditerranée, plongent dans l’horreur des centaines de milliers de familles.

Parce que je ne peux pas être Charlie avec tous ces inconscients qui ne savent pas la réelle valeur de « la liberté d’expression », quatre mots dont ils ignorent tout des réalités intrinsèques.

Parce que je suis effrayé par leur sectarisme hypocrite, par ce communautarisme de proximité qui frise le racisme le plus débridé, jamais avoué, ni assumé dès lors.

Parce que je ne peux pas être à la fois la Palestine, la Syrie et l’Afrique… et Charlie. Pas ce Charlie-là, en tout cas ; pas cette indécence qui, je crois, n’aurait peut-être pas vraiment plu à l’un ou l’autre des douze défunts… Qui les aurait embarrassés, gênés.

Parce qu’on n’est pas obligé d’avoir les mêmes sentiments que tout le monde. Parce qu’on ne devrait pas avoir à s’inquiéter si, avec la raison et l’esprit, on n’exprime pas les mêmes émotions viscérales que tous ceux-là qui s’empressent d’hurler le même slogan.

Parce que je n’ai jamais eu la mémoire courte et parce que je me souviens que ceux-là mêmes qui braillent à présent sur toutes les chaînes de télévisions et de radios contre une atteinte à « la liberté d’expression », politiciens, journalistes et simples quidams, il y a quelques mois, en meutes, l’écume aux lèvres, muselaient sans vergogne et avec une arrogance féroce la voix dissidente d’un autre humoriste par trop dérangeant… La liberté d’expression à géométrie variable…

Parce que je m’opposerai toujours à ces policiers de la pensée.

Parce que je n’ai pas besoin de me donner l’impression d’exister, à travers un quelconque « Je suis Charlie ». Même s’il est éminemment politiquement incorrect de l’écrire, c’est effectivement bien de cela qu’il s’est agit, dans le cas de beaucoup des badauds qui se sont rassemblés sous cette épithète, de ces derniers jours…

Mais ce phénomène de masse a surtout eu l’effet pervers d’étourdir les analystes et de les détourner des réels enjeux des trois attaques qui ont frappé la capitale de la France.

Dès les premières heures (et trop souvent à ce stade encore), en effet, toute la communication autour des ces attaques a été axée sur l’idée d’une cible unique et d’une atteinte à la liberté d’expression. Aucun des médias mainstream occidentaux n’a même évoqué la revendication de l’attentat, que l’État islamique, le jour même, se glorifiait d’avoir commandité, information pourtant publiée par plusieurs quotidiens algériens et reprise ensuite dans la presse arabophone.

Ainsi, c’est seulement après la troisième attaque que certains des commentateurs de presse ont commencé à reprendre leurs esprits et, en un habile glissement, à peine perceptible par le grand public, à recentrer leur propos sur l’implication de l’État islamique. Très peu, encore, ont fait le rapprochement avec l’attaque djihadiste qui avait eu lieu quelques mois plus tôt, au Musée juif de Bruxelles, une attaque elle aussi liée à la dimension tentaculaire de l’État islamique.

Les deux attaques, qui, à Paris, ont suivi celle du siège de Charlie Hebdo, confirment la thèse selon laquelle les caricatures de Mahomet n’étaient pas la motivation unique des djihadistes. Charlie Hebdo était une cible parmi d’autres, dans un contexte de guerre, celui du conflit désormais internationalisé qui oppose l’Occident et ses alliés arabes à l’État islamique qui a fait tache d’huile en Syrie et en Irak, un conflit dont la France est partie prenante.

Dès les premiers instants, il était assez évident que ces attaques frontales, comme à Bruxelles, relevaient d’une forme d’action et d’un modus operandi signés de l’État islamique.

Or, c’est précisément dans le cadre de ce conflit qu’il fallait d’emblée inscrire ces événements et à la lumière de ces circonstances qu’il fallait les interpréter : ce n’est pas une question de liberté de presse (ou d’expression; ce qui n’est pas la même chose…) ; c’est une guerre sainte. Ce sont les guerres que l’Occident mène en Orient, qui débordent et inondent aujourd’hui les rues des métropoles européennes. C’est une croisade inversée… mais pas une guerre de civilisation…

Mon éditorial, en ce mois de janvier, devait porter sur la nouvelle politique sociétale et médiatique qui se redessine tout en subtilité dans le Golfe persique, dont les vieilles monarchies, vacillantes, tentent de faire peau neuve et de trouver un second souffle. Il aura été quelque peu bousculé par l’actualité, tout comme Claude.

Notre rédaction a en effet reçu beaucoup de réactions. Des réactions de nos lecteurs en Europe, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient. Et nous ne pouvions faire l’impasse sur cet événement ou, plus exactement, sur les conséquences qui s’en sont déjà faites sentir.

Mais notre revue n’y a en rien perdu. Au contraire, elle a pleinement joué son rôle, celui auquel doit s’astreindre tout organe de presse honnête et sincère ; elle a accompli sa mission, de se battre pour la vérité, pour la justice et, à l’encontre de ceux-là mêmes qui censurent au nom de principes qu’ils foulent au pied, pour la liberté d’expression. Pas seulement celle de quelques-uns. Pas seulement celle d’une majorité. Mais celle de tous. De l’Occident à l’Orient.

Source : P. Piccinin, historien et politologue pour le Courrier du Maghreb et de l’Orient

74 réponses à [Reprise] Moi, je ne suis pas Charlie ! Je suis Claude !, par P. Piccinin

Commentaires recommandés

boduos Le 31 janvier 2015 à 03h17

si on faisait un peu de prospective sur les motivations de cette théâtralité.
-fédérer les bobos au système: c’est déjà fait.
-communautariser le pays : c’est possible.
-justifier une guerre aveugle contre daesh avec bachar (véritable cible) comme dégât collatéral :c’est possible.
-passer les lois scélérates et liberticides sur le numérique :c’est plus que possible.
-tester les techniques du stress de groupe sur la docilité:c’est possible.
-débusquer les dissidents de tout poil (les pas Charlie) :possible.
-redorer le blason de FH : c’est fait +20pts.

qui aura la gueule de bois? C’est la France.

  1. bluetonga Le 31 janvier 2015 à 03h08
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    Ben oui, après l’ivresse, la gueule de bois. Et de plus en plus de personnes pour enfin calmement recadrer le débat. Ce ne sera pas le 11 septembre à la française. Le premier moment d’émotion passé, les Français vont retrouver leurs esprits.

    Sinon, je suis heureusement surpris de découvrir un texte de Pierre Piccinin à la fois sain et combatif. Piccinin est une espèce de Rouletabille moderne, modeste prof de Lycée et reporter improvisé, qui s’est notamment rendu en Libye et en Syrie à titre personnel pour y enquêter sur les guerres civiles et y dénoncer les sombres manœuvres occidentales. Mal lui en a pris puisqu’il est d’abord tombé dans les mains des services spéciaux syriens, qui convaincus d’avoir affaire à un agent des services secrets français encadrant les rebelles, lui ont fait passer un très mauvais quart d’heure et le goût du pain. Piccinin a eu la chance de pouvoir se signaler à l’ambassade belge qui l’a récupéré prestement et lui a sans doute sauvé la vie. Littéralement retourné, il est néanmoins reparti en Syrie plus ou moins mandaté par le journal le Soir, pour y faire des reportage auprès des rebelles avec cette fois une tonalité très anti-Assad. Pas de chance, il a de nouveau été capturé, cette fois par les islamistes, qui l’ont gardé séquestré quelques mois avant de le relâcher sain et sauf (contre rançon?). Déboussolé, il a néanmoins confié à son retour avoir entendu ses gardiens se vanter d’un false flag de leur camp pour faire plonger Assad – la fameuse histoire du gaz sarin qu’Obama voulait utiliser pour intervenir. Cette déclaration candide n’étant pas du tout dans la lignée des attentes officielles, il avait un peu disparu des écrans radar, et je me demandais ce qu’il était devenu.

    Et bien, toujours militant, et peut-être un peu assagi, on dirait.


    • RB Le 31 janvier 2015 à 19h54
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      Non, il est totalement à côté de la plaque.Contresens total.

      Quel magnifique hommage à l’esprit de CH: une belle provoc au beau milieu de l’Institution! Et ça a marché les cons ont réagi comme un seul homme. Bravo, Claude.
      Et quel courage! Sur son lieu de travail, il faut oser. Il ne lui reste plus qu’a demander une place de chroniqueur, on saura si la nouvelle équipe a vraiment compris ce que signifient l’humour et la transgression.


  2. Philippe Le 31 janvier 2015 à 03h16
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    Je suis Charlie, mais je ne le suis plus!


    • boduos Le 31 janvier 2015 à 03h24
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      être ou ne pas être Charlie,c’est le piège!
      on n’a pas à se laisser enfermer dans cette alternative “obligatoire”
      ne regardons pas l’index, même pas ce qu’il montre mais plutôt ce qu’il cache.
      pendant ce temps là,on nous fait les poches.


      • Eric Le 31 janvier 2015 à 08h48
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        Alors moi je dis halte aux numéros ridicules de Shakespeare du pauvre ! 🙂


        • Eric Le 31 janvier 2015 à 11h49
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          Ou alors on pourrait faire une parodie histoire de se détendre :
          Être ou de pas être Charlie
          Quelle question à la con !


      • 50 ans et des Rolex Le 31 janvier 2015 à 12h21
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        @Boduos

        Surtout quand l’index est un doigt d’honneur, en fait.

        un doigt d’honneur cynique de politicien, pas celui d’un sale gosse charlien.


  3. boduos Le 31 janvier 2015 à 03h17
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    si on faisait un peu de prospective sur les motivations de cette théâtralité.
    -fédérer les bobos au système: c’est déjà fait.
    -communautariser le pays : c’est possible.
    -justifier une guerre aveugle contre daesh avec bachar (véritable cible) comme dégât collatéral :c’est possible.
    -passer les lois scélérates et liberticides sur le numérique :c’est plus que possible.
    -tester les techniques du stress de groupe sur la docilité:c’est possible.
    -débusquer les dissidents de tout poil (les pas Charlie) :possible.
    -redorer le blason de FH : c’est fait +20pts.

    qui aura la gueule de bois? C’est la France.


    • Chris Le 31 janvier 2015 à 14h27
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      “- justifier une guerre aveugle contre daesh avec bachar (véritable cible) comme dégât collatéral : c’est possible”
      C’est certain, car déjà en route avec le vote de l’Assemblée mi janvier.
      Deach n’étant qu’un semblant de détour contre la Syrie, Russie* et l’Iran. l’agenda du Pentagone dévoilé par le Général Wesley en 2007 est suivi :
      http://www.dailymotion.com/video/xlp2d6_le-plan-us-post-11-9-envahir-7-pays-dont-l-irak-la-lybie-la-syrie-et-l-iran-selon-le-general-us-wesl_news
      Il n’y a pas de guerre contre Daesh : ce sont des mercenaires pour la galerie. Tant que les musulmans s’entretuent, tout va bien…
      * La Russie vient en addition pour sa récente opposition aux plans US.


  4. Serge Le 31 janvier 2015 à 03h51
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    ” c’est une guerre sainte. Ce sont les guerres que l’Occident mène en Orient, qui débordent et inondent aujourd’hui les rues des métropoles européennes. C’est une croisade inversée… mais pas une guerre de civilisation…”
    ——————————————————————————————————————————
    Oui c’est tellement une “guerre sainte” ,que leurs alliés sont dans cette région,le Qatar ;l’Arabie Séoudite,et accessoirement la Turquie !
    Mais à part ça …


  5. raymond Le 31 janvier 2015 à 06h45
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    je ne suis et ne serais jamais Charlie,bien que je deplore la mort de ces dessinateurs et les autres qui n’avaient rien fait eux,sinon que de ce trouver la.je ne serais jamais Charlie parce que j’ai toujours fuit les troupeaux bêlants qui,sur l’ordre d’un bouc quelquonque ,bêlent sans meme jamais essayer d’analyser ce pourquoi ils belent,comme dans les manifs de syndicats,ou de politique,car pendant que le troupeau bele,nos politicards de tous bords leur met bien profond,allocations familiales;aide au logement,ect,a qui profite ces personnes mortes pour rien; si au moins de temps a autres les gens pensaient par eux memes,notre pays se porterait certainement mieux


    • Polipolo Le 01 février 2015 à 14h13
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      On voit bien comment les religions prospèrent facilement… On partage bien une partie de notre adn avec le mouton. Combien? Ça depends des gens.


  6. Patrick Luder Le 31 janvier 2015 à 06h56
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    Qu’est-ce que cela veut dire : “Je suis Charlie” ?

    Cela veut dire que je m’identifie à “Charlie Hebdo”, que je fais miens ses dessins remplis de mépris, de haine et de provocation.

    Alors, NON, je ne suis pas Charlie, je suis Patrick Luder.

    Quand on dessin le cul du prophète d’une religion ou qu’on le dessine à partir de deux bites, GRATUITEMENT, c’est à dire sans réflexion, sans soulever une question ni un fait,
    => cela n’est plus une caricature ni un dessin satirique, c’est juste un blasphème gratuit, montrer son mépris de l’autre, attiser provocation haine et violence … un tel dessin devrait être condamné par tous, en premier lieu par les autorités.


    • lili 2b Le 31 janvier 2015 à 09h49
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      Il y a vingt ans peut-être que je n’étais plus charlie, je ne vois pas pourquoi je devrai l’être maintenant, même si je dois rajouter la phrase rituelle: ( évidemment je condamne…)


    • Grossomodo Le 31 janvier 2015 à 09h51
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      Le blasphème ne devrait pas exister .
      J’aurais écrit : connerie à la place .
      Moi aussi cette histoire de “Je suis Charlie” me gonfle .
      Mais j’aurais préféré que l’on attende pour faire ou réitérer , la critique de ce journal ,y compris la direction de Ph. Val , car j’ai l’impression de participer à un second assassinat .
      Même si des erreurs ont été commises , des provocs un peu stupides , de l’amateurisme , ou encore excès d’euphorisants , ces erreurs ne justifient en rien ce qui s’est passé ce jour là dans les locaux de Charlie .
      Et à insister on dédouane des assassins .
      J’ajouterai que les “excès” , s’il y en a , c’est à la justice de se prononcer .


      • mistermask Le 31 janvier 2015 à 14h25
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        Faut pas se leurrer, ceux qui cherchent des excuses à ces malades ne valent pas beaucoup mieux… Arrêtons de caresser tout le monde dans le sens du poil, ce sont des ordures de mon point de vue.

        Attribuer cette boucherie à la situation géopolitique actuelle revient à éluder le facteur humain…. Ca démontre déjà une belle mentalité…


        • Eric Le 31 janvier 2015 à 16h29
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          “Attribuer cette boucherie à la situation géopolitique actuelle revient à éluder le facteur humain ”
          La situation géopolitique peut entrer en ligne de compte sans que pour autant cela dédouane les assassins. Sans parler du fait que se préoccuper de la géopolitique c’est aussi se préoccuper de l’humain mais de manière moins ” franco-centrée “, puisque à ma connaissance, ce qui se passe en Ukraine, en Irak, en Syrie, au Cameroun et j’en passe, dépasse de très loin il me semble le seul bilan français du terrorisme.


          • mistermask Le 31 janvier 2015 à 16h35
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            Oui, bien sûr; sauf que dans le cas présent, quand la géopolitique est mise en avant pour faire le parallèle aux attaques, elle est malheureusement “franco-centrée” à outrance et prise pour seule justification…

            Après on a peur de faire des amalgames alors qu’on résume tout, c’est dommage.


            • Eric Le 31 janvier 2015 à 16h40
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              Désolé mais je ne comprends sincèrement pas où vous voulez en venir ni le sens de vos propos.


        • Caramba! Le 01 février 2015 à 00h04
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          Mistermak, 14h25

          vous savez quoi, rien que votre tournure de phrase est ignoble.Exactement comme si vous vouliez nous obliger à être Charlie afin de ne pas ête considérés comme des ordures.
          Vous êtes fort, vous; comment donc se passe votre recrutement?et la paie, ça va?

          Bon, de plus en plus fort mais bon, on est nombreux et dans le lot y en a des aussi forts que vous.
          🙂
          Cependant, évitez les insultes déguisées, cela ne vous sert pas.


          • mistermask Le 05 février 2015 à 07h54
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            Ah mais ce n’est pas une insulte deguisee. Je meprise le fait qu’on puisse trouver la moindre justification a ces actes…
            defendre la pensee inverse revient a dire que ceux qui “sont charlie” sont des ordures Sans notion de respect.

            Cessez de croire que tout le monde est dupe avec un phrasé faussement respectueux…

            J’ai au moins la decence de dire franchement les choses sans me cacher derriere la niaiserie complaisante et la retenue.
            J’ai le respect de mon interlocuteur dans le sens où je ne le prend pas pour un imbecile et j’estime qu’il na va pas faire des raccourcis foireux quand cela l’arrange Ou attaquer gratuitement parce qu’il n’a rien compris a ma reflexion.

            Je me suis trompé sur ce dernier point apparement…


    • georges dubuis Le 31 janvier 2015 à 11h20
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      Ni dieux ni maître dit Branquignol, belle synthèse, vous maîtrisez vous ? Votre mépris à notre égard n’a d’égale que votre méprise, pure, très pure incompréhension des nanars qui les mènent toujours à la violence où à la subir.
      “touche pas à mon CRS( pas SS)” tel est mon moto.


      • mistermask Le 31 janvier 2015 à 14h16
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        Je plussoie branquignol sur la vision de la situation.

        Je ne suis pas religieux, je n’applique aucun dogme.

        La religion est un palliatif à la réflexion, une excuse pour ne jamais rien assumer.
        Alors que la religion musulmane vienne dire d’assumer une caricature, ca me fait même pas rire, ca me met en colère…
        Ce qu’ils en pensent je m’en cogne, je n’ai pas à subir les divagations autoritaires de gens qui placent la réflexion derrière la foi aveugle.

        L’erreur la plus grave de Charlie Hebdo, c’est d’avoir sous-estimé la lobotomie de l'”ennemi” et de ne pas avoir encore plus protégé leurs intérêts.

        A bon entendeur… Je connais des musulmans qui ont simplement répondu “ouais bof” quand ils ont vu le dessin, avec leur accord. d’autres qui ont rigolé à la vue de la tronche du prophète.
        Ce sont eux que je respecte, pas les autres.

        Vous remettez en cause mes croyances mais moi j’ai pas le droit de le faire parce que “c’est écrit” ?? Le blasphème est une invention de l’église, ca veut simplement dire diffamation, mais on en a fait un joli terme pour viser le sacré.

        La sacralisation est la plus dangereuse des manipulations.


    • Christophe Vieren Le 31 janvier 2015 à 16h18
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      Alors Branquignole si l’on ” bien trop d’importance à un petit journal comme Charlie Hebdo qui était lu par une minorité de personnes. “, pourquoi faudrait-il descendre dans les rues – en compagnie de gens peu recommandables – et être Charlie ?


      • branquignol Le 31 janvier 2015 à 16h53
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        Ce n’est pas pour Charlie hebdo que les gens se sont rassemblés mais contre ce que les fanatiques ont fait.
        Vous oubliez l’attachement que l’on pouvait avoir pour ces humoristes dessinateurs , Cabu par exemple, est pour moi un souvenir d’enfance.Il y avait une très grande émotion.

        Personnellement je n’ai pas participé à cela car la récupération politique me gênait mais je n’avait rien contre ceux qui montrait leur solidarité envers notre culture. J’ai montré ma solidarité d’une autre façon.

        Personne ne donne d’ordre il me semble. Personne n’est obligé d’être ou de ne pas être.

        Mais il y a beaucoup de gens qui s’estiment malin de devoir crier ” je suis pas Charlie ! ” ça ne sert à rien.
        On sait bien que la plupart ne sont pas Charlie et que ceux qui ont manifesté ne l’était pas non plus.

        Les gens de Charlie Hebdo le savent très bien.


        • Hdfc Le 01 février 2015 à 15h50
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          “Personne ne donne d’ordre il me semble. Personne n’est obligé d’être ou de ne pas être.”

          C’est là précisément que vous vous méprenez, où que vous faites semblant de ne pas savoir.

          Natahalie Saint-Cricq, responsable du service politique de politique de France 2, dit au journal de 20h: “Ah non Elise faut pas faire preuve d’angélisme. C’est justement ceux qui ne sont pas ‘Charlie’ qu’il faut repérer*, ceux qui, dans certains établissements scolaires ont refusé la minute de silence, ceux qui ‘balancent’ sur les réseaux sociaux et ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. Eh bien ce sont eux que nous devons repérer, traiter*, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale.”

          Najat Vallaud Bel Kacem, ministre de l’éducation nationale, dit à l’assemblée nationale: “Même là où il n’y a pas eu d’incidents, il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves. Et nous avons tous entendu les ‘Oui je soutiens Charlie, mais’, les ‘deux poids, deux mesures’, les ‘pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?’ Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école, qui est chargée de transmettre des valeurs.”

          Libre à vous “Branquignol” de vivre dans le déni d’une réalité qui nous entoure tous déjà, et je vous invite à la vérifier par vous même en vous livrant simplement à un petit excercice pratique tout simple: Allez devant un policier en faction dans les rues de Paris, souriez et prononcez cette phase: “je ne suis pas Charlie, je suis la Palestine”. Faites-nous part ensuite de votre expérience. J’ai hâte de vous lire.


          • Branquignol Le 01 février 2015 à 16h18
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            Je comprend pas votre raisonnement en quoi est-ce incompatible d’être “Charlie” et d’être pour la Palestine ?


    • bluetonga Le 31 janvier 2015 à 17h30
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      “Je pense que vous n’avez toujours pas compris que dieu est une croyance et pas un fait.”

      Je pense que vous n’avez toujours pas compris que l’équation “je ne suis pas Charlie = je suis un croyant offusqué” est fausse. Par exemple, je suis plutôt athée, et je ne suis pas Charlie.

      Et je ne suis pas offusqué non plus. Le niveau de Charlie Hebdo s’est à mes yeux considérablement dégradé au fil du temps, tant humoristiquement que politiquement, mais bon, c’est leur problème, pas le mien. Ils étaient devenus insignifiants, et ce sont surtout les beaufs de Cabu qui trouvaient drôles leurs attaques orientées contre les barbus. Cruelle ironie du destin, cruel retour de manivelle. Cruelle ironie du destin aussi que ces anciens pestiférés du monde politique et médiatiques soient aujourd’hui proprement canonisés par cette même classe politique et médiatique, peu avare de ses larmes de crocodiles, et que leur “martyr” justifie aujourd’hui la mise en place de lois ou de comportements liberticides, auxquels ils s’étaient toujours historiquement opposés (sauf ces dernières années, sous la férule de P. Val qui ne rechignait pas à prôner l’interdiction de ce qui gênait son ascencion – n’est-ce pas Siné?).

      Non, ne pas être Charlie, c’est plutôt considérer que jouir d’un droit ou d’un privilège n’exonère pas de toute responsabilité ou sens commun dans l’exercice de ce droit ou privilège. Par exemple, vous et moi jouissons pleinement, de par la vertu sacrée du code de la route, de la priorité de droite lorsque nous abordons un croisement non signalé. Libre à vous d’user pleinement et aveuglément de ce privilège qui vous est octroyé, et libre à vous d’assumer les conséquences d’une jouissance inconsidérée.

      Avoir le droit de tout dire ou presque, ne signifie pas que tout dire n’a aucun impact et revient à ne rien dire. D’ailleurs tout ceci est très hypocrite. Vous savez très bien qu’on ne peut pas tout dire, et que de nombreux messages sont interdits et réprimés par la loi. Bien entendu, se moquer de la foi des musulmans ou des catholiques n’entre pas dans la catégorie des restrictions. Non ça on peut. On devrait même, si on en croit l’humeur du temps. Autres temps, autres humeurs…

      “Vous donnez bien trop d’importance à un petit journal comme Charlie Hebdo qui était lu par une minorité de personnes.”

      Personne ne donne beaucoup d’importance à l’influence devenue quasiment subliminale de Charlie Hebdo sur l’opinion publique française, et là n’est pas la question. La question, c’est celle de la récupération d’une émotion vive et légitime par une classe politique et médiatique cynique, de l’instrumentalisation de meurtres brutaux mais partiellement prévisibles pour servir des agendas et des intérêts fondamentalement divergents de ceux des victimes et des citoyens bouleversés. Ceux là même qui avaient atteint des abysses d’impopularité, aussi bien sur la scène politique que dans la presse, se ruent dans la brèche et suivent à fond la stratégie du choc de Naomi Klein. Loin de comprendre et de corriger leurs erreurs, nos guides et nos mentor épaississent le mensonge et augmentent notre impuissance. Avant d’envisager d’entourer les cités de barbelés et de filtrer les conversations de tous les citoyens confondus, avant le délire sécuritaire, nos autorités ne devraient-elles pas s’expliquer sur leur soutien, encadrement, financement des djihadistes en Libye et en Syrie? Ne devraient-ils pas chercher un peu plus loin que la vertu hypnotique des versets serinés par les imams pour expliquer la radicalisation d’une frange de la jeunesse des cités? Mais non, voyons, pourquoi? Grâce à un vibrantdéfilé de soutien, de belles photos, de beaux discours, de beaux footages, cette peine sera évitée à nos “élites”.

      Et ceci est ma première raison de n’être pas trop Charlie. L’indignation, oui. La récupération, non.


      • branquignol Le 31 janvier 2015 à 18h29
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        Vous prenez des raccourcis incroyables !

        D’abord n’oubliez pas que mon commentaire répondait à celui de Patrick Luder et il parlait de fait religieux.

        Ensuite, vous dites ” Je pense que vous n’avez toujours pas compris que l’équation “je ne suis pas Charlie = je suis un croyant offusqué” est fausse. ” Non non je ne dit pas ça !

        Vous semblez mettre dans ” je suis Charlie ” et “je ne suis pas Charlie” ce que bon vous semble. Mais vous en savez rien , chacun est un “Charlie” ou “non Charlie” unique.

        Je suis pourtant d’accord avec une partie de votre discours.

        Mais au contraire de vous je pense que ne pas utiliser sa liberté est déjà se coucher devant l’ennemi. Dire “oui mais ” c’est déjà avoir tout faut ! Car les fanatiques eux se s’embarrassent pas de de “oui mais ” ils exécutent. Que vous le vouliez ou non l’esprit Français est en guerre contre une partie de l’obscurantisme religieux.

        N’oubliez jamais que les politiques restent des politiques et qu’il est bien naïf de penser qu’ils n’utiliseraient pas cet événement pour leur propres intérêts. Cela ne me choque même pas , depuis presque toujours nos dirigeants font ainsi. Et je ne fait pas confiance à nos ” élites”.


        • Caramba! Le 31 janvier 2015 à 23h54
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          je trouve ça très snob cette déclaration d’être *******.

          Trois jeunes mecs tuent 17 personnes, la France est en deuil.

          Des populations c’est à dire des civils sont bombardés par milliers , la France baisse les yeux et mange sa soupe.

          Détourner ces assassinats en amenant l’idée que c’est “se coucher” devant une religion que de ne pas défendre les dessins insultants pipicacboudinscatopédoetjenpasse(oui, je vois que nous ne partageons pas le même humour), n’est qu’une voie que certains aimeraient nous voir prendre et possède une directivité douteuse, or, je ne suis pas croyante et je n’ai jamais aimé******* et je pense que vous omettez effectivement le rapport de cause à effet.
          C’est parce que nous bombardons des gens pour des raisons lucratives que parfois ces gens viennent chez pour nous assassiner.
          Ils ne viennent pas nous tuer dans nos villes et nos campagnes comme ça, ça se saurait…..mais nous oui, on va les tuer dans leurs campagnes, parce que ces pays sont riches, infiniment plus que la France et qu’en plus, ils ont de l’Uranium, le nucléaire, que l’état n’a pour l’instant vendu à personne.à moins-ce qu’il l’ait fait ou soit en passe de le faire ….en secret.
          Avec eux faut s’attendre à tout.


          • Branquignol Le 01 février 2015 à 08h58
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            Les gars de Charlie Hebdo se sont fait tués pour des dessins qui ne sont pas insultants du tout. Si vous vous sentez insultés c’est que vous avez un sérieux problème….Avec la religion je pense.

            Vous croyez au Dahu ? Non ? Alors si je fait un dessin sur un Dahu vous vous sentez insulté ?

            Eux ne se couchaient pas devant les barbares.

            Défendre Charlie hebdo n’est pas forcément partager leur humour.

            On ne vous demande pas à vous de défendre ce que vous se semblez pas pouvoir faire pour X raisons. On a pas besoin de vous.

            “Des populations c’est à dire des civils sont bombardés par milliers , la France baisse les yeux et mange sa soupe.” On attend donc votre courage et votre héroïsme pour faire quelque chose Vous comparez quoi ? Si des milliers de personnes meurent du choléra quelque part et que votre enfant à la diarrhée vous serez bien plus préoccupé par la maladie d’un proche que par celle de milliers d’anonymes. C’est humain non.

            Je pense pas qu’on bombarde des civils, mais plutôt l’état islamique.

            “Ils ne viennent pas nous tuer dans nos villes et nos campagnes comme ça, ça se saurait….” Complot ? Par contre si vous êtes adepte des sensations fortes faites un petit voyage chez vos nouveau amis on aura peut-être l’occasion de voir en combien de morceaux vous allez revenir.

            Ne rien faire contre ces sauvages serait donc la clé de votre petite sécurité franchouillarde et pépère. Laissez ces barbares s’emparer de toute une partie d’une région pétrolière ne vous dérange pas et vous ne semblez ne pas en voir les conséquences.

            Faire ou ne rien faire. Chaque geste aura de toute façon des conséquences.

            Vous mélangez l’état islamique, Daesh et autre Boko Haram avec la population de ces territoires.

            Je pense que les Kurdes qui ont courageusement repris Kobané se doivent pas avoir le même avis que vous sur la situation.

            “Quand l’héroïsme semble grotesque la chiasse devient glorieuse.” Léon Bloy.


          • Eric Le 01 février 2015 à 12h16
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            ” Les gars de Charlie Hebdo se sont fait tués pour des dessins qui ne sont pas insultants du tout. ”
            Faux ! Que vous ne les trouviez pas insultants à titre personnel (ce qui est majoritairement rendu aisé par le fait que l’on soit athée plus que par une prédisposition naturelle à une grande tolérance) n’induit pas que des gens, croyants ou pas, ne se soient pas sentis sincèrement touchés. Que l’on ne soit pas d’accord ne change rien à cet état de fait, et il n’est de surcroît pas interdit de prendre de temps en temps en compte la sensibilité d’autrui, quoique l’on puisse en penser personnellement par ailleurs. Ainsi, si vous disiez à quelqu’un qui tiendrait à votre encontre des propos qui vous blesseraient profondément d’essayer d’arrêter et que ce quelqu’un n’en tienne aucun compte, vous n’auriez pas durablement le même discours éthéré.


            • Branquignol Le 01 février 2015 à 13h18
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              Eric , je suis d’accord avec vous , mais quand je vois quelque chose qui me heurte comme la décapitation d’humain et bien je ne regarde pas. Ils peuvent dire tout ce qu’il veulent sur moi je ne les décapiteraient pas. Je ne prend pas les choses personnellement. Je tourne les pieds et je hausse les épaules. Je n’égorge pas les gens qui ne sont pas d’accord avec moi. Ca s’appelle la tolérance.

              Ces dessins sont publiés pour des lecteurs avertis. Vous n’ouvrez pas un magazine porno si vous ne voulez pas voir de porno.

              Vous pensez qu’ils se gênent pour respecter ma sensibilité ? Leur façon de traiter les femmes ? Leur façon de donner la justice, le fouet , les mains coupées…. De traiter les gens qui ne sont pas d’accord avec eux ? Et pourtant je ne projette pas d’aller chez eux faire un attentat contre ces façons de procéder.

              Il se semble être bien plus tolérant et je n’en ai pas à rougir.


          • Eric Le 01 février 2015 à 14h35
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            Il me semble même que l’on
            peut dire que la tolérance commence largement en-deçà de la décapitation 🙂
            J’ajoute qu’il ne sert à rien de pointer les intolérants du camp des croyants pour justifier les possibles torts de ceux ” d’en face “, car c’est se condamner à tourner en rond dans un cercle vicieux et mortifère. Enfin, il est ” un peu ” court de mettre en avant le fait que l’on ne serait pas obligé de feuilleter Charlie Hebdo, et ce principalement pour deux raisons. La première est que des tas d’autres médias se font l’écho à satiété de ce genre de thématique, nul n’y échappant au final, la seconde est que cela s’inscrit, et les gens de Charlie Hebdo ne peuvent être assez bêtes (bien qu’ils ne soient à mon avis pas futés du tout politiquement) pour l’ignorer, dans un contexte géopolitique de grandes tensions et de guerres faites très largement au détriment de populations très majoritairement musulmanes. Se mettre au service du néo-conservatisme le plus rance et du choc des civilisations, pour des gens qui se prétendaient de gauche et anars, c’est vraiment ballot.
            Maintenant je suis sincèrement désolé pour vous si vous êtes importuné dans votre quotidien et dans votre sensibilité par des musulmans intégristes, et ce malgré votre tolérance, tolérance assez commune vous en conviendrez au vu des critères que vous mettez en avant :-).


    • Mélissa Le 31 janvier 2015 à 22h00
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      Branquignol,

      “Je pense que vous n’avez toujours pas compris que dieu est une croyance et pas un fait.”

      Votre postulat est erroné…L’athéisme est aussi une croyance que le savoir et la connaissance n’ont pas validée.


      • Aren Le 01 février 2015 à 11h59
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        Faux, la non-existence de Dieu est un fait, jusqu’à ce qu’un croyant prouve le contraire.

        Faire de la l’athéisme une croyance comme une autre est juste un grossier artifice des Eglises pour tenter de discréditer une position rationnelle.


        • Mélissa Le 01 février 2015 à 14h26
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          Non,…c’est ” l’égalité”, telle qu’elle est définie par les Droits de l’Homme de 1789,…et donc par notre constitution.

          Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.


  7. nicolas Le 31 janvier 2015 à 07h35
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    Ah, c’est sur. C’est d’une intelligence fulgurante que d’afficher comme pancarte au lendemain des attentats qui ont choqué le pays, un “je ne suis pas charlie, je suis la palestine” dans l’enceinte d’une école, devant les yeux des profs, des éleves et des parents d’éleve. Good Job Claude. On sent de suite ta volonté de discuter, partager, et surtout, surtout, ne pas prendre les gens pour des débiles.

    Il faut arrêter de prendre le peuple pour le petit noyau médiatico politique qui s’est servi du slogan “je suis charlie” pour récupérer le mouvement, pour les gens, je suis Charlie c’est surtout un slogan parce qu’il faut bien crier quelque chose d’unitaire. Vous croyez que la plupart des gens cautionnent le défilé des chefs d’état ? Vous croyez que la plupart des gens cautionnent les caricatures, parfois dégueulasses, qui sont parue dans charlie Hebdo ? Vous Croyez que les gens qui défilent, se tapent complétement de ce qui se passe en Israël, Syrie, Irak, Russie, Ukraine ?

    Quoi, ils sont plus choqué par ce qui se passe dans leur pays, dans leur capitale, plutot qu’ailleurs ? Oh bon dieu. Les salopards. Les manipulés. c’est pas propre à la France, c’est pareil partout (même si il est vrai qu’en France, on a un coté nombriliste particulièrement devellopé)

    En attendant c’était l’occasion de se retrouver entre français et de DISCUTER. Des sujets dont les français ne parlent plus du tout : politique, religion, etc. L’occasion pour chaque clan de sortir du placard et de reflechir ensemble sur qui on était, où on allait, ce qu’on faisait ici et ailleurs.

    Mais non. Le mec à trouvé beaaaaaaucoup plus intelligent de placer une pancarte avec en sous titre “vous êtes tous des cons avec votre slogan débile, moi j’ai la vraie conscience des problèmes qui ensanglantent la planète, et je ne veux rien avoir à faire avec vous”.

    Bravo. Félicitations. Une preuve comme quoi le qi pour enseigner en philosophie ne doit pas être élevé pour être incapable de comprendre qu’en des moments pareils, le peuple à besoin de se retrouver pas de se regarder en chien de faience. Ou alors c’est un probléme d’égo. Je penche pour la deuxième solution.

    En tout cas perso si je ne suis pas Charlie, je ne suis pas non plus Claude. C’est comme ça. On m’a appris quand j’étais môme que pour discuter avec les gens, il valait mieux éviter de les traiter de con en terme de préambule.


    • bluetonga Le 31 janvier 2015 à 16h19
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      Ce n’est pas le principe de la liberté d’expression de pouvoir afficher “je ne suis pas Charlie” à ce moment là? Ce n’est pas ce que ces millions de bons citoyens sont allé défendre dans la rue? Et si ça se trouve, c’était une caricature, le panneau! Il y avait une touche d’humour. Ça valait des gnons?

      C’est fou, ça Nicolas. Ça ne vous a pas sauté aux yeux que la mésaventure de Claude (coups, insultes, ostracisme), c’est le pendant, en beaucoup plus soft, de ce qui est arrivé à l’équipe de CB ainsi qu’aux infortunées victimes collatérales.

      C’est quoi que vous défendez, le droit d’expression, ou le droit de gueuler le plus fort, à plusieurs, quand on le sent?


    • Lacie Le 01 février 2015 à 11h44
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      N’est-ce pas ce que vous faites vous-même de façon exemplaire dans votre post: « traiter de con l’autre en terme de préambule ». Car je ne vois dans votre propos qu’une interprétation caricaturale et lourdement orientée les propos de Claude, le tout assorti d’un ton méprisant et de tournures de phrases agressives dont on se demande ce qu’elles disent de votre capacité d’invitation au dialogue que vous invoquez pourtant.

      Car vous élaborez toute votre réflexion en partant de la phrase de Claude “je ne suis pas Charlie, je suis la Palestine », phrase qui me semble objectivement recevable comme sujet de discussion, et ce quel que soit le contexte, et qui à mon sens n’est pas pire que de dire par exemple « qu’est ce qu’on s’est bien enculés toutes ces années” lors d’une cérémonie funéraire.

      Vous partez donc de la phrase de Claude pour lui intenter un procès d’intention où j’ai du mal à suivre la cohérence entre vos réprimandes péremptoires et vos invitations à une forme de dialogue, dont j’ai du mal à entrevoir la bienveillance dialectique. Ce qu’a dit Claude serait (je vous cite) « d’une intelligence fulgurante… », « prendre les gens pour des débiles… », et impliquerait que Claude pense que les autres sont « des salopards », « des manipulés ».

      Votre digression part donc de la phrase de Claude: « Je suis Charlie, je suis laPalestine” pour livrer votre interprétation censément équivalente en sens: « vous êtes tous des cons avec votre slogan débile, moi j’ai la vraie conscience des problèmes qui ensanglantent la planète, et je ne veux rien avoir à faire avec vous ». Si c’est là votre compréhension de la notion de dialogue, je vous souhaite bien du plaisir à continuer de discuter avec vous même ou à l’extrême limite avec d’autres charlies, bien que je doute encore de votre capacité à accepter calmement, sans recourir à l’invective, la moindre différence de forme (je ne parlerais même pas de fond,) dans l’expression d’une divergence d’opinion.


  8. Flury Le 31 janvier 2015 à 07h37
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    Je n’ai aucune sympathie pour les “petits lâches”(c’est de la graine de collabo) qui ont agressé Claude. Je n’ignore pas la part d’auto apitoiement contenue dans les différentes manifestations post attentat de Charlie, je condamne toutes les tentatives de nous faire penser “juste”, pour autant, le 11 janvier, je suis descendu dans la rue pour porter une idée, un principe, une valeur: la liberté d’expression, pour tous, ceux qui sont pour et ceux qui sont contre Charlie. Et la laïcité qui est le meilleur rempart de l’a liberté de culte devrait être louée tous les jours, la France est de ce point de vue un havre de liberté. Regardons autour de nous!


    • Anne Le 31 janvier 2015 à 18h13
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      Je crois que vous avez besoin de lunettes c’est tout…


  9. TheDudule Le 31 janvier 2015 à 08h30
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    Je pense que s’il y a eu un effet mouton en France, c’est parce que les bons déclencheurs ont été actionnés, à dessein ou non (ceci n’est pas une théorie du complot, juste une lecture d’une situation à partir de la théorie de Beauvois/Joule, chercheurs en psychologie sociale)

    Je ne serai pas si critique envers les moutons : certains mécanismes font partie de la nature humaine, d’un point de vue statistique.
    ———-

    Même quand un slogan s’impose (naturellement ?) dans une situation, il est forcément imparfait : les mots ne sont pas la réalité, mais chacun projette sa réalité sur les mots.
    C’est ce qui permet de rassembler des gens différents.

    “Nous sommes tous des Américains” n’avait pas fait descendre les foules dans les rues, que je sache, dans le pays du 11 septembre.
    Alors pourquoi ce raz-de-marée ?

    Pour le “Français moyen “, il y avait sans doute une proximité avec certaines signatures de Charlie, un côté familier :
    ” je ne connais pas le visage de Cabu, mais je connais sa signature, et souvent quand je la vois je souris, car elle est sur un support humoristique. D’une certaine façon, dans mon esprit, c’est une personne, un familier, de mon univers mental. ” Ceci est valable pour plusieurs générations de Français.

    Au delà cette proximité individuelle, une dimension collective a été donnée par la minute de silence nationale : en théorie de l’engagement (Beauvois/Joule), on dirait qu’on a extorqué un premier comportement peu coûteux : qui peut refuser une minute de silence, dans le monde des adultes ? Au travail ? peu de gens. Donc énormément de gens ont fait cette minute de silence.

    Pau après, un appel a marche “républicaine” (ça veut dire quoi dans ce contexte ?) a été relayé par les médias.Les gens en ont parlé entre eux. En persistant dans le comportement initié par la minute de silence : communier en groupe.

    En théorie de l’engagement, on dirait que le comportement peu coûteux, la minute de silence, a préparé un comportement plus coûteux (en temps, en déplacement, plusieurs heures, en visibilité sociale) : la marche collective.

    Et la théorie de l’engagement peut sans doute expliquer certains débordements qui ont suivi.
    (c’est à dire que quelqu’un qui n’aurait pas manifesté n’aurait sans doute pas, par exemple, arraché ce placard.)

    ——–
    En résumé, pour moi, l’importance de la marche républicaine, et ses suites (débordements de la part de certains, regain de popularité politique) s’expliquent en partie par la décision de tenir une minute de silence nationale.

    (je répète que ce n’est pas une théorie du complot)


    • Chris Le 31 janvier 2015 à 15h03
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      “Alors pourquoi ce raz-de-marée ?”

      Parce que les médias ont joué à fond sur l’émotion créée par ces attaques personnelles abjectes.
      Parce que c’était dimanche et que les transports publics étaient gratuits pour l’occasion.
      Parce que les Français sont fatigués des divisions, des rodomontades, de la déliquescence et qu’ils aspirent à la construction.
      Parce que les Français châtrés sont complètement déboussolés !
      C’est la première fois que les autorités leur proposent un projet rassembleur : défendre la liberté d’expression. Qui ne défendrait pas la liberté d’expression ? Quand on connaît les blocages de l’information en France, pareille initiative fait pisser de rire ! Mais bon, heureusement que le ridicule ne tue pas.
      Largués par leur élus qui font une politique contraire à leurs promesses de campagne. Largués parce qu’ils se retrouvent nez-à-nez avec des voisins qu’ils préfèrent ignorer. Largués parce qu’ils sont au chômage sans perspectives économiques positives. Largués parce qu’on détricote le paquet social faute de ne plus pouvoir le financer par la monétarisation de la dette. Largués parce qu’ils pataugent dans une UE qu’ils n’ont instinctivement pas voulu et dont ils mesurent maintenant l’insanité et l’incohérence. Largués parce qu’ils ne peuvent plus faire confiance à personne.

      Bien pire que deux tours jumelles abattues dans un pays parti à la conquête du monde depuis un siècle !


    • Flash Le 01 février 2015 à 02h23
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      @ TheDudule

      Parce que vous étiez “Américain”, vous, le 11 septembre ?


  10. Nerouiev Le 31 janvier 2015 à 08h45
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    Encore une fois, et toujours dans la même politique, Hollande a voulu se la jouer à l’américaine. Mais non, il n’y aura pas d’avant et d’après car la liberté d’expression a été vidée de sa substance au nom d’un slogan trop simpliste pour rassembler unanimement les gens, comme un cri de guerre.


  11. des pas perdus Le 31 janvier 2015 à 08h56
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    Cette phrase me choque : “ils n’ont jamais levé le petit doigt pour la Syrie, la Palestine et l’Afrique.”

    Cela ressemble à procès à ceux qui ne peuvent plus se défendre et qui avaient peu de pouvoirs. Il ne me semble pas qu’ils soutenaient le régime Syrien, la colonisation israélienne et qu’ils étaient indifférents au sort de l’Afrique.

    Je ne pourrais pas illustrer mes dires en citant tel ou tel numéro de Charlie parce que je ne lisais plus Charlie depuis plus de 10 ans bien avant le TCE, mais j’ai vu des caricatures sur le net de Charlie assez parlantes qui dénonçaient un certain nombre de méfaits…

    Chacun pense ce qu’il veut et je suis atterré par les faits à l’encontre de gamins et de profs qui ont été victimes d’une sorte de police de la pensée au nom de la liberté d’expression. A mon avis, c’est cela qu’il faut dénoncer, de même qu’il faut dénoncer l’instrumentalisation faite par le pouvoir.

    Pour moi la liberté d’expression a des limites : haine, racisme, apologie de la guerre et de la violence.

    Evitez d’insulter ceux qui ont participé à la manifestation en les mettant tous dans le même sac comme si tous approuvaient les faits précités. Merci.


    • Hdfc Le 01 février 2015 à 12h21
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      Il est vrai qu’il faut se garder de caricaturer les opinions, d’en réduire le sens aux seuls concepts clivants, et c’est ce que je pense font la majorité des gens s’exprimant sur ce forum (bien que certaines mouches du coche virevoltent par ci par là…).

      Je vous suis totalement quand vous dites qu’il faut “éviter d’insulter ceux qui ont participé à la manifestation en les mettant dans le même sac”, car on trouverait bien entendu une diversité d’opinions et de niveaux de compromis idéologique, si l’on demandait à froid (quand?) aux quelques millions de cette foule une explication plus nuancée des motifs de leur participation.

      Sauf que précisément, une foule n’autorise plus la nuance. Une foule est par définition grégaire et réductrice de sens et porte instinctivement la violence à l’encontre de quiconque s’y oppose ou la contredit.

      Et les enjeux de la manifestation massive d’une foule orchestrée par un gouvernement n’est exactement pas là ou vous voudriez qu’il se place, d’un point de vue humaniste qui semble être votre louable préoccupation.

      C’est que cette foule voyez-vous, si probablement diverse en opinions, est devenue à son insu l’alibi populaire captif d’un pouvoir qui soyez en sûr se sent désormais investi d’une mission et se sent autorisé par “le peuple” et les circonstances historiques, à faire déborder largement le cadre de son action hors du cadre républicain et de la sacro-sainte liberté d’expression, au nom de laquelle cette foule à pourtant défilé.

      Vous n’en voyez aujourd’hui que les prémisses. Sans le savoir, cette foule bien-pensante nous a déjà mis “dans un même sac”, vous et moi, et quiconque n’approuvera pas sans restrictions à l’avenir l’injonction de solidarité nationale avec le plan de lutte qu’aura décidé le pouvoir, quel qu’en soient les termes.


  12. goy Le 31 janvier 2015 à 10h26
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    charlie, c’est notre McCarthy, d’où la vague de charlisme actuelle et le besoin des charlistes de l’afficher haut et fort, histoire de camoufler leur concupiscence!


    • Chris Le 31 janvier 2015 à 15h07
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      Oui, vous avez raison. J’y ai pensé il y a quelques jours. L’ambiance est exactement la même.


  13. Ardèchoix Le 31 janvier 2015 à 10h58
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    Être Charlie , ne pas être Charlie .
    “Soyez vous-même, les autres sont déjà pris” Oscar Wilde.


  14. Louve Bleue Le 31 janvier 2015 à 11h09
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    Névrose ? Vous avez écrit névrose ? Non, je suis convaincue que c’est beaucoup plus grave : psychose collective. Quand le discours et la critique sont impossibles, que l’autre ne peut plus être conscient de son délire, il s’agit de psychose. Alors quand il s’agit de foules, faut devenir extrêmement prudent si l’on veut survivre, ne pas être cloué au pilori, brûlé comme sorcier…inutile de provoquer, rester lucide et administrer la potion de la raison avec grande parcimonie . Pour sauver sa peau, faut que votre gars là-bas demande pardon, dise qu’il n’avait pas tout compris…Après un “certain temps” il dira : je vous l’avais bien dit… Mais qu’il sauve sa peau.
    On en est là ? Je revisionne “les Tudors” et je vois bien que nous en sommes au même point. Nous n’avons pas évolué d’un iota. Pourvu que ça s’aggrave pas . Pourvu que les foules disent non à la guerre . Sauf qu’évidemment la guerre frappe sans cesse. Les occidentaux font la guerre au-delà de leurs frontières et s’étonnent qu’elle vienne chez eux, dans leurs murs, anéantir des tours ou tuer de pauvres gars à Paris… Et je me demande ce que je fiche à commenter .


  15. georges dubuis Le 31 janvier 2015 à 11h36
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    Charlie est bien la liberté des veules anonymes frustrés de ne pouvoir s’exprimer habituellement,car ils n’ont rien à dire en public, on les a sonnés, sommés de le faire. Ce prof a , hélas, pris une leçon de choses des terrorisés, courageux en meute, dont on ne parle JAMAIS , victimes de l’anonymat et de l’audimat, échec et mat.


  16. Hubert de Fondencomble Le 31 janvier 2015 à 11h42
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    Le syndrome de Charlie qui s’est propagé dans les esprits est l’illustration parfaite d’une ingénierie sociale de manipulation des masses organisée fort à propos par notre gouvernement, juste au bon moment, alors qu’il sombrait dans les tréfonds de sa popularité.

    Le Charlisme est l’exacte réplique du syndrome de Stockholm appliqué à l’échelle d’une nation. Car ces mêmes responsables politiques, gauche et droite confondue, alliés depuis des décennies aux grands patrons et aux financiers, aux intérêts supranationaux, nous jouent depuis longtemps la comédie politique, la parodie d’opposition, roulant le peuple dans la mélasse d’une l’alternance démocratique qui confine exactement aux mêmes effets.

    Ces partis politiques ont organisé l’immigration de masse depuis 1974, date ou Giscard autorisa le regroupement familial, et ont fini par créer une situation de de guerre civile et religieuse potentiellement irréversible au sein de notre pays.

    Hormis un asservissement économique programmé des classes sociales les plus basses par l’opération d’une substitution de main d’oeuvre immigré venue de pays sous-développés, se réalisa l’effet collatéral désastreux pour la société, résultant de l’injection brutalement courte à l’échelle historique de la construction d’une nation, 30 ans au plus, d’une proportion massive d’immigrés de cultures, de moeurs, d’ethnies, de religions, fortement différentes constituant une rupture culturelle d’ampleur telle qu’elle rend définitivement impossible une assimilation harmonieuse et progressive.

    Le résultat est potentiellement catastrophique dans une situation de crise économique et de conflit de civilisation et de religion, orchestré à des niveaux bien supérieurs à l’état. Ces mêmes responsables politiques dont les idées, les principes sont directement responsables de la catastrophe nationale en cours et de ses effets collatéraux – délinquance des banlieues ghettos en cours de sécession, tension sociale entre français de souche et autres, qui finira immanquablement, si ce n’est pas déjà le cas, par dégénérer en haine raciale, quand la crise économique s’aggravera encore – ces mêmes responsables politiques donc, actuellement socialistes, ont sauté sur l’occasion du choc émotionnel pour faire se ranger instinctivement une foule mue par la peur et la colère, privée par ce même choc du peu de capacité de recul et de réflexion critique, déjà fortement diminué par un lavage de cerveau médiatique et télévisuel distillé depuis des lustres.

    Le coup de génie opportuniste fut de faire se ranger cette foule derrière le prétexte moralement inattaquable de liberté d’expression, comme des parangons moutons de la bonne conscience et des grands principes moraux, mais pourtant invoqué pour un journal dont l’activité justement résultait en un entretien permanent de la tension entre les groupes ethniques et religieux, par des procédés moralement condamnables d’insulte et de provocation vulgaire et outrancière.

    Mais, la liberté d’expression ici invoquée, tartufferie politiquement correcte pour habiller une attitude de provocation anarcho-libertaire infantile et scatologique d’où a été évacué toute notion de respect et de tabous pourtant fondateurs, n’est qu’un alibi masquant une manipulation partisane et politique, un “Panneau” “Je suis Charlie” dans lequel tout le monde semble être tombé. Et tous ceux qui défilent d’ailleurs sous cette pancarte ne sont certainement pas animés seulement par des idéaux universels comme la “liberté d’expression”, mais plus prosaïquement aussi par une détestation évidente que l’on est en train de faire croitre et d’entretenir vicieusement entre “les blancs” et les arabo-africain “musulmans” de ce pays. Bien hypocrites sont probablement ces quinquas bien-pensants et offusqués que l’on voit se précipiter hysteriquement pour acheter l’exemplaire d’un journal qu’ils n’avaient jamais lu auparavant et qu’ils auraient probablement traité de torche-cul s’ils l’avaient fait, et qui le font aujourd’hui parce que quelque part “ça fait chier les arabes” (sic) .

    Et les politiques pyromanes qui surfent sur ces égouts dont ils ont ouvert les vannes, et ont peut être déjà condamné la France au trépas, se montrent désormais au premier rang comme des pompiers auto-proclamés de notre liberté et de la lutte contre un terrorisme qu’ils ont plus sûrement contribué à exacerber en se faisant les alliés inconditionnels d’états aux stratégies colonialistes et impérialistes, qui répandent la mort et la désolation dans le monde en faisant chuter des régimes et en propageant le chaos de l’intégrisme islamique qu’ils ont auparavant utilisés et financés pour leur guerres de proximité.

    Il est triste de constater que la réflexion politique du citoyen de ce pays est à ce point dégradée par des décennies de désacralisation libertaire tout azimut des valeurs fondatrices de notre société, la domination du mercantilisme, du matérialsime et la confiscation du débat politique par une maffia politico-médiatique qui gangrène et menace notre nation bien plus sûrement que les ennemis que l’on nous désigne.


    • Wittlucky Le 31 janvier 2015 à 13h12
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      Belle analyse avec une profondeur historique qui met les choses en perspective.
      Merci.


  17. Pytheas Le 31 janvier 2015 à 11h57
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    Il vaut mobiliser son intelligences à parler de conneries , que sa connerie à parler de choses intelligentes”, je suis Shadocks!


  18. Alain34 Le 31 janvier 2015 à 12h05
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    Je suis Charlie, mais…
    Le 7 janvier des que j’ai entendu la nouvelle de l’attaque de ChalieHebdo, j’ai changé ma photo de profil fessedebouc, comme je le fait souvent quand un sujet d’actu m’interpelle, pour une une de CharlieHebdo.
    Très vite j’ai vu passer le fameux “Je suis Charlie” que j’ai adopté car cela correspondait a mon état d’esprit, Cabu, Wolinski, Maris, etc. assasinés, en France, c’était juste pas possible, une partie de moi avait été assassinée aussi. Et pourtant, CharlieHebdo, bof, j’aimais bien le feuilleter a l’occasion, et j’aimais le fait qu’il existe.
    Je suis allé aussi au rassemblement qu’il y a eu dans ma ville le soir même suite a l’appel du club de la presse local.
    Très vite, le soir même, la récupération m’a fait vomir. J’ai changé mon “je suis Charlie” en “je suis libre, je suis Charlie, mais je ne suis pas récupérable” hésitant avec “irrécupérable” 😛
    Je ne suis pas descendu dans la rue le 11 janvier. Le comportement des “officiels” m’a fait vomir.
    Des le 12 janvier, les “Je suis Charlie” omniprésents en photo de profil ont quasiment tous disparut… laissant place a nombres de débats sur etre ou ne pas etre Chalie m’ont saoulées, les annonces dramatiques de nos politicards de tous bords m’ont fait vomir (ouai, encore…).
    Et je pense qu’on peut etre ou ne pas etre Charlie pour tout un tas de raisons toutes aussi respectables les unes que les autres mais aussi le contraire (!)
    “Je suis Charlie” est devenu une religion avec ses ayatollah, c’est bien triste. Et si je soutient ceux qui luttes contre ce nouvel intégrisme, j’ai toujours en profil mon “je suis libre, je suis Charlie, mais je ne suis pas récupérable”.


  19. Alae Le 31 janvier 2015 à 12h14
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    Avec ce “être ou ne pas être Charlie” (ce ridicule Shakespeare du pauvre, dit très justement Eric), on tombe dans des abîmes de niaiserie que je n’aurais pas crus possibles. La pensée, envolée, vive le sentimentalisme gnangnan de cour de récré !

    “Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.” (Einstein).


  20. Old Ohm Le 31 janvier 2015 à 12h15
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    Montrer que l’on n’a pas peur n’est-ce pas justement rester digne ? (ce qui ne veut pas dire insensible). La scène décrite, ici, «Tous ont applaudi» me fait presque penser au film Pontypool, on n’est pas loin des zombies. Tous ça pour des mots, parce que les morts peu s’en soucient en vérité (cf. Chomsky, entre autres). J’espère que cette psychose est passagère, parce que là, l’actu-info pourrait réellement devenir un virus.
    Have you seen Charlie the missing paper ? Un tintamarre assourdissant la semaine précédente pour une publication d’un niveau faible mais ostensiblement diffusée. Pas d’hebdo cette semaine, sinon le même.
    Les événements qui m’intéressent sont ailleurs.
    Je suis muet dans ce vacarme inutile, à quoi bon hurler STOP.


  21. Allam O'Nym Le 31 janvier 2015 à 12h38
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    @ Georges Dubuy : merci de ne pas confondre anarchie et anomie ;

    Wikipedia : “L’anarchie (du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, hiérarchie, commandement) désigne la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité.

    Le mot anarchie est employé tantôt péjorativement, comme synonyme de désordre social dans le sens commun ou courant et qui se rapproche de l’anomie, tantôt comme un but pratique désirable à atteindre comme c’est le cas pour les anarchistes.

    Pour les anarchistes, l’anarchie est l’ordre social absolu grâce notamment au collectivisme anti-capitaliste qui contrairement à l’idée de possessions privées capitalisées, suggère l’idée de possessions individuelles ne garantissant quant à elles aucun droit de propriété concernant l’accumulation de biens non utilisés1, et au travers d’une liberté politique organisée autour du mandatement impératif, de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe.

    Pour ses partisans, l’anarchie est donc organisée et structurée : c’est selon les mots d’Élisée Reclus « la plus haute expression de l’ordre”

    Et vous osez parler de mépris ? Vu le ton que vous employez pour répondre a Branquignol, on est en plein dedans ! La mauvaise foi ca me depasse, et avant de l’ouvrir on se renseigne un peu sur un sujet (ça va est-ce autant méprisant que votre reponse ? Je ne voudrais pas l’être plus et placer la barre trop haut…)


    • georges dubuis Le 01 février 2015 à 12h13
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      Bien sûr, bien sûr Allam O’Nym, georges dubuis est mon vrai nom, pour qu’il n’y ai ni méprise ni masque, les nanars m’ont toujours ennuyé et j’en ai connu, çà c’est sûr.
      Il y en a un, en ce moment, vieille connaissance de 15 ans, prof de philo, alcoolique, qui battait sa femme marocaine et qui est venu me menacer de mort le 31 août 2013, classer sans suite et qui m’attaque en diffamation car j’ai rendu son attaque public sur mes vitres, qui ont été vandalisé le 6 octobre.
      Çà, c’est du live, camarade, quand on expose une opinion sur rue, il n’y a plus d’écrans pour vous protéger et là se révèle la veulerie des sociétés anonymes toujours troublés, par une expression exprimé publiquement .


  22. Michel LONCIN Le 31 janvier 2015 à 12h41
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    Rien de plus IMBECILE … rien de plus ABJECT que la FOULE !!! D’autant plus forte, d’autant plus active et activiste qu’elle est puissamment assistée et relayée par des MERDIAS “torquémadistes” dressant autant de bûchers “merdiatiques” qu’il y a d’opinions contraires à l’UNANIMEMENT “correct” !!!

    Combien de ces thuriféraires de la “liberté d’expression” accordent-ils la même latitude à l’opinion contraire à la leur … ? Combien de ces esprits panurgiens sans cervelle pensent-ils que le MALHEUR qui ensanglante le Donbass pourrait un jour fondre sur eux … ? A ce moemnt-là, on les verrait retourner dans ces Eglises qu’ils couvrent de MERDE, prier Dieu de sauver leur “SALE peau” !!!


    • Lacie Le 01 février 2015 à 14h03
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      « Les foules ne connaissant que les sentiments simples et extrêmes ; les opinions, idées et croyances qui leur sont suggérées sont acceptées ou rejetées par elles en bloc, et considérées comme des vérités absolues ou des erreurs non moins absolues. Il en est toujours ainsi des croyances déterminées par voie de suggestion, au lieu d’avoir été engendrées par voie de raisonnement… N’ayant aucun doute sur ce qui est vérité ou erreur et ayant d’autre part la notion claire de sa force, la foule est aussi autoritaire qu’intolérante. L’individu peut supporter la contradiction et la discussion, la foule ne les supportent jamais. »

      « Quels que soient les sentiments, bons ou mauvais, manifestés par une foule, ils présentent ce double caractère d’être très simples et très exagérés. Sur ce point, comme sur tant d’autres, l’individu en foule se rapproche des êtres primitifs. Inaccessible aux nuances, il voit les choses en bloc et ne connaît pas les transitions… La simplicité et l’exagération des sentiments des foules font que ces dernières ne connaissent ni le doute ni l’incertitude. Elles vont tout de suite aux extrêmes. Le soupçon énoncé se transforme aussitôt en évidence indiscutable. Un commencement d’antipathie ou de désapprobation, qui, chez l’individu isolé, ne s’accentuerait pas, devient aussitôt haine féroce chez l’individu en foule. »

      « Les foules ne connaissant que les sentiments simples et extrêmes ; les opinions, idées et croyances qui leur sont suggérées sont acceptées ou rejetées par elles en bloc, et considérées comme des vérités absolues ou des erreurs non moins absolues. Il en est toujours ainsi des croyances déterminées par voie de suggestion, au lieu d’avoir été engendrées par voie de raisonnement… N’ayant aucun doute sur ce qui est vérité ou erreur et ayant d’autre part la notion claire de sa force, la foule est aussi autoritaire qu’intolérante. L’individu peut supporter la contradiction et la discussion, la foule ne les supportent jamais. »

      Gustave Le Bon – Psychologie des foules


  23. mianne Le 31 janvier 2015 à 12h49
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    Préavis de grève lancé pour le 5 février par l’Intersyndicale si les sanctions contre Jean-François Chazerans ne sont pas levées immédiatement.

    Communiqué SN-FO-LC 86 (Force Ouvrière)

    Aucune sanction contre nos collègues !

    Un professeur de philosophie du lycée Victor Hugo est actuellement suspendu. Plusieurs
    autres enseignants de la Vienne seraient menacés de sanctions pour leur attitude ou leurs
    propos au cours des jours ayant suivi les attentats des 7 au 9 janvier, notamment du fait de
    leur comportement, tel que rapporté par des courriers de parents d’élèves, à l’occasion de la
    minute de silence organisée dans l’Education nationale, comme dans bien d’autres secteurs,
    le 8 janvier.
    Le SN-FO-LC 86 demande à Monsieur le Recteur de renoncer à toute sanction.
    Pour les enseignants, la situation de tension créée par les attentats inadmissibles du début
    janvier n’était pas simple à gérer, en particulier « à chaud », du fait de l’émotion intense,
    ressentie par tous.
    Aussi n’est-il pas acceptable que des menaces de sanctions soient « a priori » annoncées
    publiquement, amenant en particulier un collègue à s’expliquer dans les médias après que sa
    suspension a été rendue publique.
    Les enseignants ont dû faire face à une situation particulièrement difficile. Ils ont répondu du
    mieux qu’ils ont pu. Ils ne peuvent ni ne doivent, que ce soit individuellement ou
    collectivement, porter la responsabilité de la complexité d’une telle situation.
    Dans ses voeux au monde éducatif, le Président de la république a indiqué : « Il vous a été
    demandé une fois encore, vous, personnels de l’Education, vous, enseignants, d’être en première
    ligne, d’expliquer ce que nous-mêmes, adultes responsables, pouvions avoir du mal à
    comprendre. Vous avez dû faire face à toutes les réactions qui ont été inspirées par ces
    horreurs : l’émoi, la peur, le silence, parfois le déni. Il a pu y avoir aussi de la provocation. Vous
    n’étiez pas nécessairement préparés. Comment auriez-vous pu l’être ? Comment pouvions-nous
    anticiper cette horreur ? Mais vous avez néanmoins appréhendé cette situation avec esprit de
    responsabilité. »
    S’appuyant sur cette déclaration, le SN-FO-LC demande que chaque incident, plutôt que
    d’être étalé sur la place publique, soit discuté et réglé au niveau des établissements, en
    replaçant les éléments dans leur contexte.
    Le rôle des enseignants est de transmettre une discipline dans le cadre de programmes
    nationaux, et non de rendre des comptes sur la « qualité » de leur réaction moins de 24
    heures après un drame aussi violent.
    Le recours à la menace de sanctions « spectaculaires » pour l’exemple ne peut que nuire à la
    sérénité nécessaire à l’exercice du métier d’enseignant. La levée de toute menace de
    sanctions est donc impérative. Le rétablissement du calme et du dialogue doit s’imposer à
    tous.
    Pour le SN-FO-LC 86,
    Michel Trougnou, secrétaire départemental,
    Jean-Claude Pérou, secrétaire départemental adjoint,
    coordinateur académique du syndicat


  24. mescalito22 Le 31 janvier 2015 à 12h56
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    “Evidemment, je condamne la barbarie infusée dans notre diplomatie criminelle à double standard bla…bla…”)
    Il n’en reste pas moins (comme chacun sait) que “Charlie-Hebdo” c’est de la merde…puisque ça n’est pas plus efficace que le Coran pour arrêter les balles d’oû qu’elles viennent!
    Tiens!
    J’en ai marre…Je pars à Téhéran pour monter “TORAH-HEBDO”…
    La liberté d’expression, c’est partout et pour tout le monde…NON?
    Ah bon, j’avais cru xD ‘Scusez-moi, m’sieurs-dames”
    Et n’oubliez jamais: L’ISLAMOPHOBIE, c’est pas un DELIT, c’est une simple OPINION…
    Comme une autre…
    Alors lâchez-vous! Depuis le SEVEN/ONE, c’est open bar!
    (PS > C’était de l’humour-LoL-Charlie, régalez-vous!) 😉


  25. l'Olive Le 31 janvier 2015 à 13h01
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    Le monsieur en question a certainement voulu bien faire, donner un autre ton, répondre peut-être à ce qu’il a entendu en salle des profs.
    Mais il n’a pas le droit et c’est un bien. Il est tenu par sa neutralité de fonctionnaire. il ne doit pas faire état de ses opinions à ses élèves ni les afficher au tableau. Cela peut choquer certains (cela a été le cas semble-t-il), créer des tensions (ça s’est vérifié) et ce n’est pas le but de l’école.
    Attention : je ne défends aucun point de vue en disant cela. Je défends une attitude. Sur ce cas, on ne peut que regretter que des professeurs disant qu’on doit aimer les caricatures ne soient pas sanctionnés également (ou rappelés à l’ordre ce qui serait plus sage la plupart du temps).
    Dans ma classe, certains élèves tenaient des propos qui pouvaient paraître condamnables car ils déclaraient tout de go que les dessinateurs de Charlie avaient fait qqch de mal. En tant qu’agent de l’Etat, j’ai juste rappelé qu’ils avaient le droit de penser cela, que certains même avaient attaqué le journal en justice mais qu’ils avaient perdu. Le débat dépassionné, nous sommes passés sur les attentats et les élèves ont reconnu (en fait, ils le pensaient déjà pour être plus honnête mais qu’auraient-ils dit si je les avais provoqués ?)) qu’on n’a pas le droit de tuer. Aucun problème… Si j’avais dit je suis ou je ne suis pas Charlie, les choses auraient pu être toutes autres. On aurait eu le droit de me reprocher mon positionnement. Mes élèves peuvent exprimer leurs opinions, je peux leur rappeler les conséquences de ces dernières, leur en exposer d’autres sans jamais dire lesquelles sont les miennes. Je suis un garant du débat, un animateur, qui rappelle les règles et fait émerger les différents points de vue.
    Un de mes anciens élèves a été exclu une semaine de son collège pour ne pas avoir fait la minute de silence avec plusieurs camarades. Sa mère en est aterrée. C’est une connerie d’ado. Mais il tient bon. Il a refusé un acte en conscience, a tenu face à la sanction, et sera réintégré. Et je ne peux m’empêcher de penser qu’il a gagné sa première mobilisation politique, pour une mauvaise raison, tandis qu’il y en a tant de bonnes, avec l’aide d’une administration sourde au dialogue…


  26. 4head Le 31 janvier 2015 à 14h14
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    Derrière mon loup j’impose ce qu’il me me plaît,me plaît, devinez,devinez qui je suis….
    Que dira-t-on de la présidence hollande ??
    Dira-t-on que  « Dans l’incapacité d’apporter une réponse à la question sociale, il va «réinvestir le crime de telle sorte qu’il puisse unir la population autour du régime »européiste ?? 
    Francis de préssenssé nous pousse toujours à réfléchir/EXTRAITS :
    « Règle générale : quand un régime promulgue sa loi des suspects, quand il dresse ses tables de proscription, quand il s’abaisse à chercher d’une main fébrile dans l’arsenal des vieilles législations les armes empoisonnées, les armes à deux tranchants de la peine forte et dure, c’est qu’il est atteint dans ses œuvres vives, c’est qu’il se débat contre un mal qui ne pardonne pas, c’est qu’il a perdu non seulement la confiance des peuples, mais toute confiance en soi-même.
    Il s’agit de savoir à cette heure si la République Française en est là. Je m’empresse de dire bien haut que, s’il ne s’agissait que de la République telle que l’ont faite vingt-cinq ans d’opportunisme, telle que nous la connaissons sous les espèces d’un Président-parvenu qui joue au souverain, d’un premier ministre sournoisement brutal qui essaye d’adapter à sa lourde main la poignée du glaive de la raison d’État, d’un Parlement où tout est représenté, sauf la conscience et l’âme de la France, il ne vaudrait sans doute pas beaucoup la peine de se préoccuper bien vivement du sort de cet édifice branlant. Nous ne devons pas oublier, toutefois, que la République a cet avantage d’être une forme vide, un corps où nous pouvons souffler une âme, où nous pouvons mettre un esprit et qu’à la différence de toute autre gouvernement qui ne s’établirait pas sans avoir quelques-uns des artisans de l’avenir et sans avoir supprimé quelques-unes de nos pauvres franchises, elle se prête à merveille, si seulement nous avons la force de le vouloir, à toutes les transformations nécessaires, à chef. «


  27. herodote Le 31 janvier 2015 à 14h52
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    Je suis allé au rassemblement le 11 janvier, et même si je n’aurais pas pu tenir un panneau ou mettre un bandeau “Je suis Charlie”, je m’y suis senti bien.


    • Chris Le 31 janvier 2015 à 15h14
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      vous n’avez rien à vous reprocher. Vous avez agi selon votre désir de communion.


  28. adalia Le 31 janvier 2015 à 22h52
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    faut-il rappeler que Pierre Piccinin s’etait rendu en Syrie sans visa? ce qui lui a valu d’etre arreté, interrogé et remis aux autorités de son pays.
    ( en d’autres pays ça ne serait pas passé autrement)

    lire à son sujet le tres agreable article de Diana Johnstone:
    http://www.michelcollon.info/Fabrice-a-Waterloo-L-Occident.html?lang=fr


  29. branquignol Le 31 janvier 2015 à 23h15
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    Tu déconnes Zemmour arrête je n’en peut plus de rire.


  30. Fread Le 01 février 2015 à 23h11
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    Cette affirmation : “Je ne suis pas Charlie”, est particulièrement révoltante.

    On ne demande à personne d’affirmer “je suis Charlie”, personne, ceux qui ne s’y reconnaissent pas sont tout a fait libre d’ignorer cette tragédie, de la même façon que beaucoup de tragédies le sont régulièrement.

    Par contre que l’on puisse éprouver le besoin de réduire la peine ou l’attachement de ses concitoyens aux victimes à de la manipulation, et d’affirmer non pas être indifférent à ce qui s’est passé, mais au delà : vouloir se démarquer activement des victimes. “Je ne suis pas Charlie”, c’est révoltant.

    Et quoi encore ? Va t-on voir des gens porter des t-shirts “Je ne suis pas la Palestine” sous le prétexte qu’il existe des tragédies plus grande dans le monde, et que la cause de la Palestine est récupérée par des politicards sans conscience ?


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