On aura ainsi tout vu…

Tu m’étonnes que ça gueule aux États-Unis – et que notre presse en ait à peine parlé…

Ceci étant, il est vrai que l’argument des mesures en rétorsion (genre de l’Irak ?) n’est pas stupide.

Après, et tout pacifiste que je sois, je me demande à quel moment de notre Histoire est survenu l’émasculation de l’Occident (France comprise, cf. Bataclan), qui se demande comment poursuivre un État étranger “en cas de soutien à des attaques terroristes tuant ses citoyens sur son sol”, au lieu de lui déclarer la guerre…

P.S. Le projet de loi Justice Against Sponsors of Terrorism Act

jasta

La Maison-Blanche menace d’opposer son veto au projet de loi autorisant les poursuites sur le 11 Septembre

Par Manu Raju et Ted Barrett, CNN, le 19 avril 2016

Washington (CNN) Un projet de loi soutenu par les deux partis, pour autoriser les familles de victimes des attaques terroristes du 11 Septembre à poursuivre en justice l’Arabie saoudite, s’est trouvé en grande difficulté lundi, face à la menace d’un veto de la Maison-Blanche et à une tentative de blocage par un sénateur Républicain, selon ses déclarations à titre privé.

La décision vient au moment où les candidats à l’élection présidentielle des deux partis saisissent l’occasion de cette loi pour marquer des points auprès des électeurs de New York, avant la difficile primaire qui va s’y dérouler mardi.

Et cela a totalement dressé contre l’administration Obama, Chuck Schumer de New York, pressenti pour être le prochain leader Démocrate au Sénat.

Le département d’État et la Maison-Blanche conseillent carrément aux législateurs de ne pas poursuivre le processus législatif par crainte de conséquences dramatiques pour les États-Unis et les citoyens vivant à l’étranger, par le biais de représailles judiciaires. Le Président s’envole pour Riyad mercredi pour des pourparlers avec l’Arabie saoudite sur l’ISIS et l’Iran, dans le contexte de relations tendues entre les pays, faisant du calendrier du projet de loi un sujet beaucoup plus sensible.

Le lobbying contre la loi s’accroit tout en se heurtant à de nouvelles difficultés au Capitole, où des dirigeants politiques apprennent qu’un sénateur Républicain s’oppose à l’adoption du projet de loi, selon une source bien informée du Congrès. L’identité du sénateur n’a pas encore été révélée publiquement.

Les partisans de la mesure, pour leur part, commencent à intensifier leur campagne de lobbying.

« Si l’Arabie saoudite a participé au terrorisme, elle devrait bien sûr pouvoir être poursuivie en justice », a déclaré Schumer lundi. « Cette loi permettrait à un procès d’avoir lieu et aux victimes du terrorisme de porter plainte pour déterminer si le gouvernement saoudien a participé aux actes de terrorisme. Si les Saoudiens l’ont fait, ils devraient en payer le prix. »

En parlant aux journalistes lundi, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a riposté, mettant en garde que cela mettrait en danger la souveraineté internationale et ferait courir aux États-Unis « un risque important », si d’autres pays adoptaient une loi semblable.

« Il est difficile d’imaginer un scénario où le Président l’adopterait », a ajouté Earnest.

Le projet de loi, que Schumer et le coordinateur de la majorité au sénat, John Cornyn du Texas, soutiennent, empêcherait l’Arabie saoudite et d’autres pays présumés avoir des liens terroristes d’invoquer leur immunité souveraine devant un tribunal fédéral.

L’Arabie saoudite a longtemps nié tout rôle dans les attaques du 9 Septembre, mais les familles des victimes ont tenté à plusieurs reprises d’aller en justice, sans succès après que le pays a invoqué l’immunité légale conformément à la loi actuelle.

« Il suffirait d’ajustements mineurs de nos lois pour définir la capacité des Américains attaqués sur le sol américain à obtenir justice contre ceux qui ont financé cette attaque terroriste », a déclaré Cornyn à propos de ce projet de loi, qui offre à la Justice la possibilité de s’exercer contre les commanditaires d’actes de terrorisme.

Un blocage au Sénat

Malgré les efforts, il s’est heurté à plusieurs reprises à des difficultés au Capitole. En dernier lieu: un sénateur du Parti républicain, à titre personnel, s’oppose à l’adoption du projet de loi, un obstacle qui exigerait que le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, dépose une longue motion de procédure, pour le franchir. Il faudrait 60 votes pour surmonter l’obstacle, mais sans garantie de faire avancer la mesure tant que les objections de son collègue ne seront pas écartées.

Aucun sénateur n’a encore revendiqué avoir, à titre privé, exprimé d’objection.

Selon les règles du Sénat, n’importe quel sénateur peut confidentiellement informer le ou la chef de son parti qu’il organise le blocage d’une loi. Son nom ne sera pas rendu public, à moins qu’un sénateur ne prenne la parole au Sénat et essaye de faire avancer la loi, en forçant l’adversaire à élever une objection. Ce scénario n’est pas encore arrivé, car les négociations pour trouver un moyen de poursuivre la procédure se déroulent en coulisse.

Cornyn a dit que tandis que plusieurs sénateurs avaient à l’origine émis des objections au projet, ils s’étaient tous ravisés, sauf un ou une.

« Je pense qu’une part du problème est que d’une façon ou d’une autre cela revient à s’en prendre à l’Arabie saoudite, un allié de poids », a-t-il analysé. Il a alors défendu la loi, disant : « Ce n’est pas un projet non limitatif et l’Arabie saoudite n’est pas visée. »

La manière dont la majorité Républicaine au Congrès examine le projet n’est pas claire.

Tandis que le projet de loi a été facilement approuvé par la Commission des affaires judiciaires du Sénat en janvier avec le soutien d’une partie des sénateurs, y compris le candidat à la fonction présidentielle Ted Cruz, un Républicain du Texas, et de libéraux comme Al Franken du Minnesota, McConnell n’a pas encore pris position sur la question, selon un porte-parole.

La Chambre des députés attend l’initiative du Sénat avant de procéder à un projet de loi complémentaire, présenté par Peter King, un Républicain de New York. Le président de la Chambre, Paul Ryan, n’a pas discuté de la loi lors de son récent voyage en Arabie saoudite, selon un adjoint qui connait bien la question.

Mardi, Ryan a dit aux journalistes lors d’une conférence de presse que le projet de loi devrait être examiné soigneusement pour y déceler des effets imprévus.

Tandis que pour un sénateur, élever une objection sur un projet soutenu par les familles des victimes du 11 Septembre peut être politiquement risqué, certains alertent sur les effets plus larges qu’il pourrait avoir, s’il était adopté.

Paul Callan, l’analyste juridique de CNN, a averti que le projet pourrait avoir des incidences sur les États-Unis, si un autre pays exerçait des rétorsions contre des attaques de drone américains, par exemple.

« C’est pour cela que pendant presque 200 ans, le droit international a reconnu ce concept d’immunité souveraine selon lequel les pays ne devraient pas vraiment permettre aux différents tribunaux de poursuivre en justice d’autres pays », a dit Callan dans « Legal View » avec Ashleigh Banfield. « Il sera éliminé dans en question de relations internationales. »

Les escarmouches de la campagne électorale s’intensifient

Si l’Arabie saoudite n’a jamais été impliquée dans les attaques du 11 Septembre, 15 des 19 pirates de l’air étaient d’origine saoudienne. De plus, il y a longtemps que des liens entre la famille royale d’Arabie saoudite et al-Qaïda ont été soupçonnés, une spéculation qui n’a fait que s’intensifier, tandis que les 28 pages d’une enquête du congrès sur les attaques du 11 Septembre demeurent secrètes.

Comme la pression s’intensifie sur le Congrès afin de laisser les familles des victimes du 11 Septembre poursuivre l’Arabie saoudite en cour fédérale, les responsables saoudiens réagissent rapidement.

Dans un sévère avertissement, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel al-Jubeir, a prévenu les membres du Congrès le mois dernier à Washington que son royaume vendrait près de 750 milliards de dollars d’actifs américains, y compris des bons du Trésor, si le projet était adopté, selon des sources bien informées de CNN. Un développement tout d’abord rapporté dans le New York Times.

Cornyn a, cependant, écarté la menace.

 

« Cela me semble trop défensif et je doute qu’ils puissent le faire », a-t-il répondu. « Je ne pense pas que nous devrions laisser des pays étrangers dicter ainsi la politique intérieure des États-Unis, non, cela ne me préoccupe pas du tout. »

Les candidats à la fonction présidentielle sont également restés impassibles. En tête de la primaire de New York l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et le sénateur du Vermont Bernie Sander ont rapidement cherché à s’aligner sur le projet de loi de Cornyn-Schumer.

Après la déclaration de Clinton, lors d’une apparition dimanche sur ABC, qu’elle devait étudier le projet de loi et ne voulait pas prendre position, un porte-parole a déclaré par la suite qu’elle soutenait le projet de loi.

Sander, dans une déclaration dimanche soir, a annoncé qu’il soutenait le projet de loi et s’est adressé à l’administration Obama pour rendre publiques les 28 pages du rapport sur le 11 Septembre qui pourraient impliquer l’Arabie saoudite.

D’autres candidats au poste présidentiel sont descendus dans l’arène, y compris le grand favori du parti républicain, Donald Trump.

Au Joe Piscopo Show, un programme de radio new-yorkais, Trump n’a montré aucune inquiétude quant à la menace de l’Arabie saoudite de solder ses actifs américains.

« Laissez-les vendre », a-t-il dit. « Ce n’est pas grave. »

Trump ajouta : « Eh, regardez, nous protégeons l’Arabie saoudite. Nous les protégeons pour rien. Si nous ne les protégions pas, ils ne dureraient pas une semaine. »

Deirdre Walsh de CNN a contribué à ce rapport.

Par Manu Raju et Ted Barrett, CNN, le 19 avril 2016

Traduit par Jacqueline pour le site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Obama a l’intention d’opposer son veto au projet de loi permettant aux familles des victimes du 11 septembre de poursuivre en justice l’Arabie saoudite

Par Joe Tacopino, Avec Associated Press, The New York Post, 19 avril 2016

La Maison-Blanche a signalé lundi que le Président Obama opposerait son veto à une législation qui ouvrirait la voie aux familles des victimes du 9 Septembre vers un procès contre l’Arabie saoudite.

Le projet de loi soutenu par les deux partis doit encore arriver au niveau du Sénat, mais a déjà déclenché un scandale à Riyad et menace de distendre encore les liens entre Washington et son allié de longue date du golfe Persique.

« Étant donné la longue liste de préoccupations que j’ai exprimées… il est difficile d’imaginer un scénario dans lequel le président adopterait le projet de loi tel qu’il est actuellement rédigé », a déclaré Josh Earnest, porte-parole pour la presse de la Maison-Blanche, selon le journal The Hill.

« Un pays avec une grande économie moderne comme l’Arabie saoudite ne profiterait pas d’un marché financier mondial déstabilisé, pas plus que les États-Unis. »

Mais Earnest a souligné que les inquiétudes de l’administration à propos de la loi ne concernaient pas seulement l’Arabie saoudite.

« Notre préoccupation est simplement la suivante : cela pourrait faire courir aux États-Unis, à nos contribuables, nos militaires et nos diplomates un risque important, si d’autres pays devaient adopter une loi semblable », a-t-il déclaré.

Obama arrivera à Riyad mercredi pour tenir des réunions avec le roi Salman et d’autres responsables saoudiens. On ne sait pas si la loi fera partie des discussions.

Par Joe Tacopino, Avec Associated Press, The New York Post, 19 avril 2016

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52 réponses à Obama opposera son veto au projet de loi permettant aux familles des victimes du 11 septembre de poursuivre en justice l’Arabie saoudite

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 28 avril 2016 à 04h11

Si les familles des 3000 victimes américaines parviennent a recevoir des milliards en compensation des Saoudiens, est-ce que les familles des 500.000 Irakiens tués suite à l’invasion de leur pays pourront recevoir des indemnités des Zuniens pour avoir attaqué le mauvais pays en représailles, en toute connaissance de cause?
Pour être plus explicite : non seulement ils savaient que l’Irak n’etait pas responsable pour le 11 septembre (fiole de Colin Powell, peudo-ADM), mais en plus ils savaient pertinemment que c’était un autre pays qui était derrière??

  1. Kiwixar Le 28 avril 2016 à 03h38
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    J’aimerais bien être une petite souris pour voir ce qui se passe réellement en coulisses dans toute cette histoire, à un moment charnière de l’histoire des Etats-Unis (donc du monde, que ça nous plaise ou non).

    Avril, c’est le moment du “dénouement” budgétaire et bancaire (dette) pour une très grosse partie des acteurs du pétrole de schiste aux US, trèèès au-delà de la faillite en raison du prix du pétrole au ras des paquerettes, et là on nous ressort du “9/11” douteux : les Séoudiens seuls responsables? hem kof kof… si on commence à tirer sur la pelote, je suis curieux de voir qui on trouvera au bout de la ficelle… Lee Harvey Oswald? La faillite d’Enron, c’est 3 mois seulement après le 11 septembre, mais aujourd’hui le système bancaire mondial est un chateau de cartes pourri, de la Deutsche Bank à la Chine, sans parler du Japon et des “pannes informatiques” causant des retards dans les banques françaises.

    Avec les dédollarisations en cours depuis quelques années (Russie, Chine), que se passerait-il si l’Arabie Saoudite abandonnait le pétrodollar dans ses transactions? Un saut dans l’inconnu, difficile d’imaginer qu’un quelconque pays occidental puisse y gagner. Nous vivons une époque passionnante, pensez à rajouter quelques (centaines de) boîtes de haricots dans le cellier.


    • atomik_49 Le 28 avril 2016 à 09h12
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      Je serais vraiment hypocrite si je disais ne pas me réjouir, quelque part, de la déconfiture US qui vient. Comme disent les belligérants de “game of thrones”, winter is coming ! (Eh oui, j’ai des références !)
      Je me rends bien compte que les éclaboussures risquent d’être très importantes pour le Monde mais, d’une manière ou d’une autre, il faudra bien que ça se produise. Alors pourquoi pas un affrontement américano-saoudien : au moins, pour une fois, ça se passerait entre deux régimes pourris jusqu’à l’os.
      Je vais ajouter des boîtes de haricots dans le cellier …


    • Eric83 Le 28 avril 2016 à 10h34
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      La politique US à 18 bandes – que je qualifierai personnellement de salmigondis – est aussi illisible qu’incompréhensible…sauf à considérer que la seule politique des gouvernements américains depuis le 11/9 est la défense de quelques intérêts privés, par tous le moyens, y compris toutes les traitrises, les mensonges…

      Seulement, les gouvernements US se sont perdus dans leur propre méandres géopolitiques et les boomerangs lancés sont tous en train de revenir en même temps.

      Comme le dit en creux et très cyniquement le porte-parole du gouvernement US, rendez-vous compte de la catastrophe si les peuples – afghan, irakien, libyen, syrien…- attaquaient en justice les US pour les millions de morts dont les US sont responsables !

      A mon sens, les “fameuses” 28 pages, sont avant tout une forte menace intérieure autant qu’ extérieure pour le gouvernement US car elles risquent de montrer aux peuples de façon incontestable la complicité des gouvernement US successifs pour avoir au minimum caché la vérité pendant 15 ans, avec toutes les conséquences qui en ont découlé.


      • Eric83 Le 28 avril 2016 à 14h21
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        J’ai revu hier un film policier, US, de 1968, célèbre pour sa poursuite d’anthologie en voiture.

        Une réplique tout à fait pertinente a fait “tilt” dans mon esprit.

        Le sénateur véreux s’adressant au flic intègre : “vous savez comment çà marche, L’INTEGRITE, C’EST POUR LE PUBLIC”. Obama, comme la plupart des gouvernants, feraient une doublure “parfaite” de ce sénateur.


      • rakas Le 29 avril 2016 à 09h58
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        “sauf à considérer que la seule politique des gouvernements américains depuis le 11/9 est la défense de quelques intérêts privés,”
        C’est exactement ce qu’il se passe mais en plus ses intérêts privés sont contradictoires et s’opposent souvent entre eux. il y a aussi le fait que les objectifs de ses intérêts privés sont dynamiques et changeant tout cela s’ajoute pour donner une politique illisible.


    • Durand Le 28 avril 2016 à 13h24
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      Suite…
      Par contre, il se peut que des preuves puissent être trouvées (à condition de les chercher…) impliquant l’Arabie Saoudite… Il reste à comprendre qu’elle pourraient aussi révéler la complicité de membres du gouvernement Américain de l’époque. On n’est pas près, si elles existent, de les voir publiées !… Le principe de domination des néocons étant de “mouiller” tout le monde, la grande lessive publique que leur publication engendrerait n’est dans l’intérêt d’aucun bord politique aux États Unis…

      L’Arabie Saoudite doit aussi détenir des preuves de l’implication US dans les attentats, si implication il y a… Mais dans ce cas, ils se tiennent par la barbichette !…


      • TZYACK Le 28 avril 2016 à 18h27
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        Oui, mais les USA aimerait bien pouvoir faire une saisie conservatoire des avoirs des quelques saoudiens impliqués dans le 9/11 pour pouvoir reporter à plus tard le crash financier du dollar, devenu imminent !


  2. Kiwixar Le 28 avril 2016 à 04h11
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    Si les familles des 3000 victimes américaines parviennent a recevoir des milliards en compensation des Saoudiens, est-ce que les familles des 500.000 Irakiens tués suite à l’invasion de leur pays pourront recevoir des indemnités des Zuniens pour avoir attaqué le mauvais pays en représailles, en toute connaissance de cause?
    Pour être plus explicite : non seulement ils savaient que l’Irak n’etait pas responsable pour le 11 septembre (fiole de Colin Powell, peudo-ADM), mais en plus ils savaient pertinemment que c’était un autre pays qui était derrière??


    • !!!! Le 28 avril 2016 à 12h46
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      Peut on imaginer une equipe d economistes , banquiers et d informaticiens qui pourraient des maintenant plancher sur un systeme de secours en vue d amortir le prochain choc ? (Varouf?)
      Pas la peine de me repondre que je suis naïf, je sais mais ĺà ça urge et j ai pas la’place pour plus de 100 conserves.
      Nous avons tous compris et je vote depuis lgtps sous vos commentaires. Mais là faut agir.
      Nous avons tous compris que le feu est orange


      • Kiwixar Le 28 avril 2016 à 13h28
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        Relire les articles sur l’effondrement de l’URSS par Dmitri Orlov : ça a été très dur, et pourtant (1) il y avait des lopins de terre partout en production locale (2) personne n’a été expulsé de son logement (3) il y a eu une grande solidarité entre les gens (4) pas de migrants ni de problèmes ethniques (5) abondance énergétique en interne.
        En cas de problème grave en UE ou EU, il n’y aura aucun de ces 5 points pour adoucir ou raccourcir la transition.


        • Durand Le 28 avril 2016 à 15h18
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          Kiwixar,
          J’approuve votre commentaire et cela en dit long sur l’importance pour la France d’avoir la possibilité et l’autonomie suffisante pour défendre ses intérêts extérieurs et donc de récupérer sa souveraineté diplomatique en sortant de l’Union Européenne.


  3. Laurent Le 28 avril 2016 à 04h59
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    C’est tout de même beau, le Droit; on s’empoigne pour savoir si un tribunal US pourrait condamner une autre nation souveraine (sans même penser au moyen de faire payer ladite nation éventuellement condamnée), en revanche personne n’a levé le petit doigt quand il a fallu envoyer des milliers de tonnes de bombes et des troupes au sol dans un autre pays, lui aussi tout aussi souverain, tout aussi peu démocratique (même moins en l’occurrence).

    Finalement, c’est bien peu de chose, le Droit. Quand commencerons-nous à réfléchir en terme de légitimité au lieu de légalité?


    • carly j f Le 28 avril 2016 à 07h00
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      donc :’le droit international a reconnu ce concept d immunité souveraine selon lequel les pays ne devraient pas vraiment permettent aux différents tribunaux de poursuivre en justice d autres pays ‘
      ok,alors pourquoi les lois extraterritoriales ex amende de la bnp
      et les tribunaux privés pour juger des etats par des multinationales dans le ttip

      deux poids ,deux mesures! comme dab ! L’ EXEPETIONNALISME AMERICAIN


      • Charles Le 28 avril 2016 à 09h33
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        Sans compter le boycott de l’Iran, celui de Cuba. Non ? C’est une attitude courante de la part des Uesses (de sorte que ce n’est pas la vraie raison du blocage de la loi), mais là ça coince. Pourquoi ?


    • Furax Le 28 avril 2016 à 07h39
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      Cela n’a au contraire rien d’absurde de recourir à l’arme du droit. Puisque quand on a affaire à des faits tel qu’ils sont présentés par par ce qu’on laisse filtrer des 28 pages, il s’agit d’une agression constitutive d’un casus belli.

      A partir du moment où on a un casus belli, la question est : quelle réponse on y apporte ?

      La guerre ? Oui mais voilà, l’agresseur est un allié de l’agressé auquel le lient des intérêts économiques et stratégiques mutuels gigantesques.

      Juste la diplomatie ? Oui mais voilà, l’agresseur allié stratégique est plein aux as. L’agressé qui se trouve être la plus grande puissance du monde et qui a besoin de fric et de satisfaire son opinion publique se dit qu’on peut faire raquer l’allié agresseur.

      Donc il recourt à l’arme du droit.


    • Justinos Le 28 avril 2016 à 07h58
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      Assurément, le droit est manipulable à merci ! Plus exactement, ce qui est pire : il est manipulation par essence, instauration empirique – ou selon des “principes” qui n’ont rien de naturel ni de divin, mais sont historiques – d’un ordre des choses. Comme disait Pascal (recopiant Montaigne) le fondement “mystique” de l’autorité des lois, c’est qu’elles sont en usage. Et en même temps, comment pourrait-on se passer de droit = règles (toujours provisoires) de jeu social ? Ce n’est pas même représentable !
      L’idée d’y substituer la légitimité manifeste le désir (sympathique) que les choses soient fondées, comme s’il y avait notamment du juste et du bien en soi. Cette exigence morale n’a cependant pas la moindre chance d’être jamais satisfaite. N’est légitime que ce qui est reconnu tel. A mon avis, Frédéric Lordon, en lisant de près Spinoza, a établi que la légitimité n’existe pas, tout ordre politique ou social étant réductible, en derrière instance, à la “puissance de la multitude”, laquelle est souvent aliénée…


      • Charles Michael Le 28 avril 2016 à 08h38
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        Justinos,
        bravo, très bien de le rappeler.

        le Droit crée la Force fait partie des mantras de l’Education (normalisation enseignée); mais qui crée le Droit si ce n’est la Force ?
        et en Démocratie la Force se représente dans la Majorité exprimée (le plus gros tas de viande); d’où l’impératif de la Fabrique du Consensus.


        • Homère d'Allore Le 28 avril 2016 à 16h02
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          “La puissance de la multitude”…
          “La Force se représente dans la Majorité exprimée”…
          “La Fabrique du Consensus”…

          Mouais…

          C’est pas ce qu’on a vu en France (et aux Pays-Bas) en 2005.
          Ni en Grèce en 2015…

          Il est bien possible que le Consensus ne soit même plus nécessaire.

          Seulement le Consentement. Celui de la servitude volontaire de l’esclave à son maître.
          Ou de celui qui préférera crever seul plutôt qu’en menant une lutte collective.


          • BIBUS Le 28 avril 2016 à 18h56
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            Bien vu, Homère.

            Plus encore, combien sommes-nous à connaître les chiffres de participation aux élections US?
            Autour de 18%, sans compter les millions de non inscrits.
            …et le système tourne, comme va faire le nôtre, petit à petit.
            Puissance donc parfois d’une petite minorité.
            Comment fait-on pour que les gens,dégoutés, participent de manière réellement massive?…5 Millions de non inscrits en France…


      • francois marquet Le 28 avril 2016 à 09h28
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        Vous avez vu à quel point ce que vous appelez le “moins mauvais système” tient compte du résultat des référendums? JCJ n’a -il pas dit qu’il ne peut y a voir de vote populaire contre les traités européens? Cette légalité là, comme les structures qui l’ont produite, est à changer.


      • Furax Le 28 avril 2016 à 11h34
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        Pourquoi discréditer le référendum ? Le problème ce n’est pas le référendum. Le problème c’est, comme vous le dites pourtant, que la caste politique et médiatique dominante a cadenassé le système dans le sens où elle peut ne pas respecter le résultat d’un référendum.

        Là où Sarkozy en particulier est particulièrement répréhensible, c’est qu’il a trahi le mandat conféré par le Peuple lors de son élection en 2007. Il avait demandé et obtenu (tout comme Mitterrand en 1981 avec l’abolition de la peine de mort à laquelle une majorité de français était pourtant opposée mais qui avait annoncé la couleur pendant la campagne et dit “si vous m’élisez, je le ferai”) un mandat pour faire un simple mini-traité, c’est-à-dire pour modifier le seul fonctionnement des institutions de l’UE afin de réparer les conneries faites dans le traité de Nice, et le faire ratifier par voie parlementaire.

        Mais en réalité, il a derrière repris la quasi-totalité des dispositions nouvelles contenues dans le projet de TCE rejetées par référendum, et dont il n’avait pas du tout parlé pendant sa campagne électorale.

        Et comme vous le dites, les français (moi inclus) continuent d’élire des pro-européistes qui les cocufient. Mais en même temps, avez-vous vu une autre alternative pour qui voter en 2012 ?


        • christian gedeon Le 28 avril 2016 à 12h43
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          Oups ,j’ai oublié de répondre à votre dernière question,fort intéressante au demeurant. L’alternative,çà se construit AVANT d’avoir deux charlots comme candidats… çà se construit dans la “démocratie ” au quotidien. La France est coupée en deux,çà on le sait depuis très longtemps…d’une part le monde fonctionnarisé et assimilés,plus bobos de toutes origines,et un reste ténu de “classe ouvrière “,et de l’autre,ceux qui ont l’impression de n’être que des cochons de payants, de souschiens, plus le nouveau phénomène des “villes-mondes” déconnectées des réalités nationales,avec par exemple une Hidalgo qui se prend pour la reine Margot,mais c’est juste par exemple. L’alternative,elle doit se construire avant…mais ce n’est pas gagné,chaque catégorie sociale étant accrochée comme une bernacle au rocher de ses certitudes. En son temps,Séguin,Chevènement étaient des alternatives…on sait leur sort…le peuple est donc AUSSI responsable et coupable.


    • Wilemo Le 28 avril 2016 à 12h40
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      Dans son blog, Sapir revient régulièrement sur la différence légalité/légitimité. Un des derniers billets en date propose in extenso une interview qu’il a donné dans une revue. Attention, ça ne parle pas que de ça, mais ça en parle dans le cadre du concept de souveraineté.
      http://russeurope.hypotheses.org/4897


    • Durand Le 28 avril 2016 à 14h41
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      Laurent,

      “Quand commencerons-nous à réfléchir en terme de légitimité au lieu de légalité?”

      Ce n’est pas parce que l’empire créé le Droit qui l’arrange au fur-et-à-mesure que ca l’arrange, que c’est l’exemple à suivre !
      En relisant le début de la déclaration de 1789, vous aurez une idée de l’extrême intérêt du Droit dans la protection des peuples contre la tyrannie. Et il en va ainsi du Droit national comme du Droit international.

      Pour tenter de répondre à votre question, je dirais que si un jour nous ne pouvions plus réfléchir en termes de Droit, c’est que nous serions définitivement réduits à l’esclavage.
      La légitimité peut/doit inspirer la formation du Droit, mais sa relativité naturelle ne peut lui permettre de remplacer le Droit en matière de règles communes.


  4. Fabrice Le 28 avril 2016 à 06h57
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    ce que je retiens de la décision d’Obama c’est :

    « Notre préoccupation est simplement la suivante : cela pourrait faire courir aux États-Unis, à nos contribuables, nos militaires et nos diplomates un risque important, si d’autres pays devaient adopter une loi semblable », a-t-il déclaré.

    et c’est logique quand on arrête pas d’intervenir dans des pays à coup de drones tueurs, de missiles ou d’interventions militaires, pas sûr que le boomerang ne soit pas plus destructeur (surtout révélateur) que la volonté du peuple américain de demander des comptes.

    Mais cela résume bien le problème des élites aux pouvoirs. “Vous vous rendez-compte depuis quand les peuples peuvent demander des comptes sur nos actions ?”, quel lèse majesté !


  5. Jean-Charles Delespaux Le 28 avril 2016 à 08h16
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    Cela me semble trop défensif et je doute qu’ils puissent le faire », a-t-il répondu. « Je ne pense pas que nous devrions laisser des pays étrangers dicter ainsi la politique intérieure des États-Unis, non, cela ne me préoccupe pas du tout. »

    C’est pas Obama qui s’ingere en GB contre le Brexit?


  6. Ailleret Le 28 avril 2016 à 08h40
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    La bêtise, le provincialisme des médias français, leur adoration de saint Barack-le-Black expliquent leur silence persistant sur ce scandale planétaire. Et puis, il ne faut pas alimenter les fantasmes des théories du complot, comme ils disent… Pitoyable.

    Le vrai scandale est souligné par Kiwixar : c’est en connaissance de cause que l’Amérique de Bush a agressé un pays qui n’était pour rien dans le 11 septembre : l’Irak. Dès lors, pourquoi ne pas réclamer un tribunal de Nuremberg pour George W. Bush, Colin Powell, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et consorts ? Sans oublier la valetaille : Blair, Aznar, Barroso… et même Chirac, qui a autorisé le survol de la France par les bombardiers américains (« cela va de soi », disait-il le 10 mars 2003).

    Bien sûr, cette réclamation n’a aucune chance d’aboutir aujourd’hui, mais c’est une question de principe : selon la jurisprudence de Nuremberg, « le crime contre la paix ne diffère des autres (crimes de guerre et crimes contre l’humanité) que parce qu’il les contient tous ». Avec la guerre d’Irak, le crime contre la paix est clairement établi.


  7. Macarel Le 28 avril 2016 à 08h44
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    Un humoriste américain qui y voyait clair sur ce qu’est devenu l’Amérique :

    https://www.youtube.com/watch?v=ZexmuYeKUxY

    We like war because we are good at it ! Good at it, because we got a lot of practice.


    • Vareniky Le 28 avril 2016 à 10h04
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      Je découvre George Carlin, en fait il dit sur les planches ce que Donald Trump dit sur l’estrade.
      Excellent!


      • sissa Le 02 mai 2016 à 22h34
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        Carlin était un humouriste très anti-capitaliste, ce qui n’est certainement pas le cas de Trump!


    • bluetonga Le 28 avril 2016 à 19h34
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      Feu George Carlin était un génie de la stand up comedy, particulièrement décapant, une des raisons pour lesquelles je continue de distinguer l’américain lambda et son gouvernement.

      Une de ses créations les plus réussies, qui dit tout :

      https://www.youtube.com/watch?v=YCGQ86-ucrc


      • Macarel Le 28 avril 2016 à 23h13
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        Oui mais l’américain lambda, tout comme le français lambda, continue tous les 4 ou 5 ans à participer à la farce électorale à laquelle on le convie. Ce citoyen lambda a donc sa part de responsabilité dans le fait que tout se perpétue pour le plus grand bénéfice des propriétaires de nos Etat.

        Seule une grève générale et massive du vote prouverait que le peuple devient majeur, en enlevant ainsi toute légitimité à ces illusionnistes. Jusqu’à nouvel ordre c’est l’infantilisme général qui domine.


        • bluetonga Le 29 avril 2016 à 00h31
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          George Carlin à la télé tous les soirs à la place d’Arthur et consort, et ce sont les guillotines que l’on sort des musées pour dresser sur les places publiques. Le peuple a besoin d’information. Qui les trahit en premier? Les journalistes. Les bouffons de la cour. Les courtisans.


  8. Olposoch Le 28 avril 2016 à 09h02
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    Cherchez plus!
    Quelqu’un en France sait ce que contiennent ces 28 pages.
    Il s’appelle Anthony Bellanger, il remplace Bernard Guetta dans “géopolitique” et il a tout dégonflé mardi dernier:
    http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-obama-osera-t-il-publier-le-rapport-secret-du-11-septembre-2001
    Ensuite mercredi le nouveau cosmodrome des russes (ils veulent faire comme la Corée du Nord…):
    http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-vostochny-le-nouveau-cosmodrome-russe
    Et ce matin il en veut beaucoup à Trump pour vouloir redéfinir le rôle de l’OTAN (qu’importe les terroristes, la vraie menace est la Russie)

    Comme Seux dans la chronique économique remplacé successivement par deux autres membres de l’état-major des “échos”, la géopolitique sur France Inter reste néoconservatrice et atlantiste.
    Des choix idéologiques forts.


    • Kaemo Le 28 avril 2016 à 13h42
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      J’avais aussi relevé ce matin le : “Trump dit que l’OTAN doit s’attaquer aux terroristes du moyen orient. Il a faut! L’Europe doit s’armer pour combattre la Russie qui est agressive, qui annexe la Crimée…”
      J’en suis resté sans voix.


  9. Guillaume Le 28 avril 2016 à 09h07
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    Moi j’ai apprécié ce passage:
    “En parlant aux journalistes lundi, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a riposté, mettant en garde que cela mettrait en danger la souveraineté internationale et ferait courir aux États-Unis « un risque important », si d’autres pays adoptaient une loi semblable”

    C’est vrai quoi, si jamais tous les pays que les USA ont attaqué (Cuba, Irak, Lybie, Venezuela, Nicaragua, etc…) peuvent se défendre au pénal ça devient dangereux…


  10. Alain Le 28 avril 2016 à 09h09
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    Il a raison, si tous les pays faisaient de même et réclamaient justice, les Etats-Unis seraient vraiment dans de sales draps


  11. Henri Tanson Le 28 avril 2016 à 11h18
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    Je trouve un peu ridicule d’autoriser ou pas tel ou tel pays à porter plainte contre un autre en cas d’actes de terrorisme avéré…

    Un recours en justice est une plaisanterie quand on a affaire à un acte de guerre !
    Parce que ce terrorisme financé par l’Arabie est un acte de guerre…
    La réponse est d’un tout autre niveau qu’un recours en justice, non ?
    Je dis ça…

    Autre remarque : si les 28 pages secrètes sont révélées, les USA s’exposent à une contre attaque de l’Arabie qui pourrait dévoiler des compromissions “gênantes” de la part des Américains…
    Les deux camps semblent avoir tout à perdre de la révélation de la vérité…


  12. christian gedeon Le 28 avril 2016 à 11h19
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    Obama ne pouvait pas faire autrement,ce serait ouvrir une sacrée boîte de Pandore…en même temps,il tire une sacrée balle dans le pied de Hillary Clinton…qui du coup va passer pour inféodée aux “arabes “…mais le plus étonnant est le silence absolu des médias européens sur cette affaire.les Pampers adulte doivent bien se vendre,parce que là,pardonnez la trivialité,la classe politique en général se fait dessus…çà devient bougrement intéressant,ces histoires,dis donc! Présentement,la situation évolue de jour en jour… et dites,avez vous remarqué la toute nouvelle discrétion des “médias ” sur Poutine? Plus un mot,plus une critique ou presque dis donc! De même,on ne parle plus des “forces du régime syrien ” ,mais de l’armée syrienne. Et l’Iran est devenu notre pote,et on discute de rendre le Golan à la Syrie…au grand dam de Benyamin Netanyahou,qui se sent,à juste titre,le dindon de la farce,d’où son voyage “amical ” en…Russie et ses discussions “chaleureuses” avec…Poutine. On commence juste à rigoler…pourvou qué çà doure!


  13. Giloux Le 28 avril 2016 à 12h18
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    “Mais, treize ans plus tard, y a-t-il toujours une raison de garder le document au secret ?” demandait Frédéric Lordon dans son article sur le conspirationnisme dans lequel il rappelait qu’Obama ayant promis de publier les fameuses “28 pages” mais n’en faisait rien.
    La réponse est : parce que le pouvoir saoudien n’a pas changé et qu’Obama est à sa remorque. Les USA ne sont pas si indépendant que ça en matière de pétrole.
    Et ne parlons pas de l’absence de frontière entre lobbying et corruption.


    • christian gedeon Le 28 avril 2016 à 12h51
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      Mais cher ami 70 ans après on garde au secret des documents concernant la deuxième “guerre mondiale”…sic! Entre autres,ceux ,connus,mais si peu commentés,qui montrent que le financement du Reich a été assuré par des banques américaines au premier rang desquelles la Morgan Trust,bien après le début de la guerre… et après via la Suisse et la…Suède dis donc,aujourd’hui montrée comme modèle…finalement je me demande si sartre n’avait raison quand il disait qu’il ne faut pas désespérer Billancourt… si “on” savait tout sur la deuxième “guerre mondiale”,on pleurerait…de rage.


  14. Jean-Paul B. Le 28 avril 2016 à 12h39
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    Bonjour,
    au fait que pensent nos “intellectuels” et nos “journalistes” sur cette décision de cacher ces fameuses 28 pages par l’administration de ce grand pays démocratique,
    eux si prompts à mettre en accusation Poutine, Bachar ou les dirigeants de l’Iran sans prendre la précaution de s’appuyer sur des faits vérifiés?
    La réponse est dans la question!


  15. thmos Le 28 avril 2016 à 15h33
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    Tout en provisionnant sur les avoirs iraniens toujours volés , on dit “gelés”, quelques 4 md$ pour des victimes d’attentats dont les enquêtes américano états-uniennes ont conclu à une “forte probabilité de ” complicité par l’Iran ( à la façon de nos lois qui condamnent des “incitations à …” ) . Cet Obama deuxième personnalité la plus appréciée par notre jeunesse ( vérifier le curieux making off de ces faux plébiscites par des publicitaires ) Nobel de la paix ( encore un jury et une méthode d’attribution bien de chez eux ) star de cette politique spectacle qui a déguisé un énième Bush en Ottis Reading et toute la France de s’en pâmer toujours après 8 ans de guerres hybrides … Ils adoreront dame Clinton.


  16. openmind Le 28 avril 2016 à 15h47
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    je trouve très pertinente et primordiale la remarque d’Olivier sur l’émasculation de l’Occident.

    Voici un débat sur le sujet en passant par le féminisme…

    http://www.radiocourtoisie.fr/32462/voix-au-chapitre-du-20-avril-2016-les-dernieres-heures-du-feminisme/

    Une des résurgences de ce phénomène est le féminisme qui trouve ses racines dans le christianisme(préparateur à cela involontairement) d’après certains avec nos sociétés émancipatrices mais lorsqu’on tue la religion qui prône une soumission( amoureuse) de la femme(la vraie détentrice du pouvoir dans le couple) à son mari( qui doit être prêt à mourir pour elle) alors il ne faut pas s’étonner de cette émasculation globalisée et cette recherche de l’homme brave (fascination du djihadiste chez les jeunes filles fragiles).
    Par contre là où le christianisme est assumé fièrement, nous dirons qu’il y a un peu plus de coucougnettes( c’est pour détendre): au hasard la Russie…
    La suspension du service militaire aussi…


  17. Alae Le 28 avril 2016 à 18h33
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    “Après, et tout pacifiste que je sois, je me demande à quel moment de notre Histoire est survenu l’émasculation de l’Occident…”
    En l’occurrence, l’émasculation de l’Occident ne daterait-elle pas de la bêtise de Nixon qui, pour pouvoir financer la désastreuse guerre du Vietnam, a découplé de dollar de l’or et l’a couplé au pétrole saoudien en 1971 ?
    Quand la valeur de votre pognon dépend d’un bien étranger, faut pas s’étonner si l’étranger en question vous tient par les testicules, il me semble. Surtout en ce moment, avec le retour discret des monnaies couplées à l’or (Chine, Russie), et alors que la Chine fait pression sur l’Arabie Saoudite pour qu’elle lui vende du pétrole en yuan, que l’Iran refuse les dollars, etc,
    http://uk.businessinsider.com/russia-vs-saudi-arabia-in-chinas-oil-market-2016-2?r=US&IR=T
    Comment maintenir l’influence du dollar hormis par la poursuite paisible des ventes de pétrole saoudien (premier producteur mondial et pour le moment, encore vendeur en dollars) et du recyclage planétaire du pétrodollar, base de l’économie américaine actuelle ?
    http://www.globalresearch.ca/the-collapse-of-the-western-fiat-monetary-system-may-have-begun-china-russia-and-the-reemergence-of-gold-backed-currencies/5521107
    http://www.investopedia.com/articles/forex/072915/how-petrodollars-affect-us-dollar.asp
    .


  18. Francois Le 28 avril 2016 à 18h50
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    Pourquoi le pays ami de la France aurait soutenu un attentat au pays suzerain de la France ?
    Qu’aurait fait le pays suzerain de la France au pays ami de la France pour mériter cette vengeance ?


  19. Francois Le 28 avril 2016 à 18h54
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    La vengeance US contre l’AS s’appelle le retour en grace de l’Iran. Quant aux cours du pétrole ?
    Gaz de schiste
    Crise économie mondiale (bientôt dix ans)
    Chômage de masse


  20. Olympi Le 28 avril 2016 à 21h33
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    « Après, et tout pacifiste que je sois, je me demande à quel moment de notre Histoire est survenu l’émasculation de l’Occident (France comprise, cf. Bataclan), qui se demande comment poursuivre un État étranger “en cas de soutien à des attaques terroristes tuant ses citoyens sur son sol”, au lieu de lui déclarer la guerre…»
    C’est vrai que la dernière fois ça s’est tellement bien passé https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_Sarajevo


    • Alae Le 28 avril 2016 à 22h17
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      A Olympi : il n’empêche qu’un acte terroriste perpétré par un État à l’intérieur des fontières d’un autre État est une déclaration de guerre, ni plus ni moins.
      Et ne pas y répondre, classer secret les pages qui le prouvent ou proposer de vagues compromis comme des recours en justice justifient amplement le mot “émasculation” employé par Olivier.


  21. koui Le 28 avril 2016 à 22h29
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    Cher Olivier, si on déclenchait une guerre chaque fois que des pions comme nous sont éliminés dans un crime terroriste, cela fait longtemps qu’il n’y aurait plus du tout de pions à tuer. La France ne va heureusement pas affronter des pays lointains et armés pour si peu. D’ailleurs, notre pays a lui même ramassé pas mal de pions chez les autres sans devoir affronter les hasards de la guerre pour autant.

    La diarrhée judiciaire est une maladie de notre époque qui ne touche pas seulement les USA car on voit bien que nos compatriotes sont de plus en plus chicaniers eux aussi. Il est clair que le système judiciaire va devoir absorber une plus grande part de notre richesse pour accélérer ce flot procédural.

    Il n’est pas absurde d’imaginer qu’un jour des décisions judiciaires américaines seront à l’origine d’une guerre, car les jugements sont parfois tout à fait partiaux et stupides, tandis que les montants réclamés sont non négligeables comparés à la richesse des nations. Mais pour l’instant, affronter les USA n’est une option pour personne.

    Au lieu d’une guerre, je serais plutôt favorable à un duel ou le champion du pays victime aurait le choix des armes. Mais je crains que cette conception de l’honneur soit quelque peu surannée.


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