Source : Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, avril 2016.

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La crise systémique globale compose depuis bientôt 10 ans un impressionnant « canon »[1]symphonique où crise financière, crise économique, crise sociale, crise politique, crise idéologique et crise géopolitique, toutes de nature globale, jouent des lignes mélodiques semblables mais s’enchaînant de manière différée.

Nous le disons depuis de nombreux mois désormais : c’est l’aspect politique de la crise qui domine actuellement l’agenda global de façon impressionnante et très préoccupante. L’affaiblissement des Etats sous le coup de ces crises politique, combiné aux chocs géopolitiques ou économiques auxquels sont exposés ces Etats, aboutit actuellement à un repli national qui n’augure rien de bon pour la démocratie sur le plan intérieur ni pour la paix sur le plan international. Tout ceci, nous l’avons déjà vu en détail. Mais il s’agit de bien comprendre les caractéristiques de ce repli national multidirectionnel.

Crises politiques en série et fragilisation des états, dans un premier temps

Le cas le plus emblématique actuellement de cette crise politique nous est fourni par le Brésil et cette deuxième tentative des classes politiques du pays de destituer leur présidente démocratiquement élue[2]. Mais ce cas de figure, s’il touche désormais des pays modernes et de taille et d’importance globales, est loin d’être isolé. Quasi-simultanément, une tentative de destitution, finalement avortée, a touché Jacob Zuma, le président sud-africain[3]. Auparavant, bien que plus populaires comme dynamiques, nous avons assisté à des remises en question violentes en Turquie envers Erdogan[4] ou en Russie envers Poutine[5]. Bien entendu, le cas Ianoukivitch[6], en Ukraine, est à mettre dans cette même catégorie des destitutions ou tentatives de destitutions de chefs d’état élus. Même l’Europe a son exemple avec l’Italie, pays dirigé par un chef de gouvernement non élu depuis la démission contrainte d’Enrico Letta en 2014[7] (bien peu liée à une quelconque demande populaire, celle-ci). Bien entendu, toutes ces perturbations trouvent leur modèle dans les printemps arabes, même s’il est intéressant de remarquer que, au fil du temps, les dirigeants sont expulsés dans le cadre de systèmes démocratiques de moins en moins contestables.

De manière générale, cette tendance est à relier à l’impératif de transparence qu’impose désormais internet et à celui, également issu de la révolution internet, de réinvention de nouvelles méthodes démocratiques que nous relevons souvent dans ces pages. Indéniablement, à l’ère d’internet et des tissus sociaux globalisés et ultra-connectés, l’ancien système de validation démocratique des dirigeants politiques par élections périodiques ne suffit plus à créer une légitimité suffisante pour gouverner. De nombreux intellectuels travaillent à la réinvention des outils de la légitimation démocratique du politique, mais à ce stade, ce que les citoyens voient de ce travail n’est pas très impressionnant, consistant essentiellement en l’apparition de nouveaux partis, en reversements de dirigeants élus, et en referenda sans effet[8]. La réforme attendue sur cette question majeure est infiniment plus profonde.

Durcissement des états et abandon des principes d’ouverture et de démocratie, dans un deuxième temps

Or en l’absence de solutions, les déstabilisations politiques de plus en plus importantes auxquelles nous assistons fournissent les conditions idéales pour le durcissement des Etats, l’abandon des principes démocratiques et la mise au pas, par des intérêts autochtones ou non, des collectifs nationaux. Entre mise sous tutelle étrangère et nationalisme bon teint, partout où ces bouleversements au sommet des pyramides politiques ont lieu, les peuples ne vont pas avoir la priorité sur le débat public dans les années à venir.
Coté nationalisme, nous avons les exemples de Poutine et d’Erdogan, dirigeants endurcis par les crises qui les ont frappés. Coté mise sous tutelle, nous avons l’Ukraine, l’Egypte,…

Amérique du Sud : mise sous tutelle US ou entrée dans le XXIème siècle ?

Pour ce qui est du Brésil, nous avons anticipé il y a au moins un an dans ces pages que l’Amérique du Sud, après s’être débarrassée de ses dictatures militaires à la fin du XXème siècle, pourrait aussi avoir à tourner la page sur les révolutions populaires avant de pouvoir regarder l’avenir sereinement. Bien sûr, on est en droit de s’inquiéter d’un retour de la main-mise des Etats-Unis sur le sous-continent dans les chocs affectant les Cristina Fernandez en Argentine[9], les Dilma Rousseff au Brésil, les Nicola Maduro au Venezuela[10]… Mais tous ces politiques ont pour caractéristique d’être les héritiers de ces gauches révolutionnaires au passé indiscutablement glorieux, mais également ancré dans une histoire désormais anachronique.

Or, leurs pays ne parviendront pas à prendre la place qui leur revient dans le monde de demain tant que cette filiation pourra être utilisée contre eux. Lorsque Dilma Rousseff, en toute modernité, œuvre au renforcement du MERCOSUR ou à la contribution du Brésil à la réforme de la gouvernance mondiale via les BRICS, il est trop facile pour certains de mettre cela sur le compte d’un anti-américanisme primaire.

Alors bien sûr, dans un premier temps, les changements de régime dans ces pays vont créer de l’incertitude et un sentiment de retour en arrière, en partie justifié d’ailleurs. Mais l’Amérique d’aujourd’hui et celle des années 50 n’ont aucune mesure commune. La Chine n’est pas près de rentrer chez elle ni Internet de disparaître durablement. Et le durcissement politique que vont connaître ces pays sera équivalent à celui que tout le monde va expérimenter dans les prochaines années. Les Macri et autres Temer[11], certes amis de la finance et des Américains, auront vite fait de s’apercevoir que leurs sponsors ont les poches et la tête plus vides qu’ils croient. L’exemple italien est éloquent de ce point de vue : Matteo Renzi, mis au pouvoir en pleine crise euro-russe et très certainement poussé par des intérêts transatlantiques, a tôt fait de devenir l’un des principaux critiques des sanctions contre la Russie[12].

Iran : Vers un sort identique ?

Cela dit, ce durcissement des systèmes politiques en réaction aux risques de désordre véhiculés par les innombrables crises frappant tout le monde, n’est pas fait pour rassurer. Voici un exemple d’une remise en question politique qui aurait des conséquences dramatiques. En Iran, le dirigeant réformiste qu’est Rouhani (qui a connu en février une nouvelle victoire électorale[13]), pourrait ne pas être aussi solide en fait. Il surfe actuellement sur le succès de la levée des sanctions internationales et les perspectives d’ouverture qui s’offrent enfin à cette grande puissance. Cela dit, les lenteurs d’application de la levée effective des sanctions de la part des Etats-Unis[14] font monter en Iran un sentiment de trahison. Or, les ultra-conservateurs n’ont pas disparu du pays. Si les succès de Rouhani en matière d’ouverture économique du pays font décliner leur influence, il ne faudrait pas que l’attitude des Etats-Unis fasse perdre la face au camp réformiste et créé un regain d’influence du camp conservateur. Inutile de préciser que ce sont exactement là les circonstances qui autoriseraient Israël, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis à attaquer l’Iran, à la rescousse duquel viendraient la Russie, l’Inde et la Chine, déclenchant probablement un effet domino des plus dramatiques pour le Moyen-Orient et bien au-delà. Si l’Amérique d’Obama a prouvé qu’elle était capable de comprendre qu’il fallait éviter ce genre d’erreur, celle d’une Clinton ou d’un Cruz pourrait bien avoir cette bêtise.

Europe : Super-état ou espace d’harmonisation de politiques nationales ?

Un dernier mot sur l’Europe qui elle aussi se barricade graduellement derrière ses frontières, ses certitudes, et le modèle national qu’elle a inventé. Cela dit, dans ce cas particulier, le recours aux outils « durs » de la souveraineté (armée, police, frontières) se mobilise à deux niveaux, le niveau national et le niveau supra-national européen, en un mélange d’alliance objective et de lutte entre les deux étages du système politique unique européen. Et le continent oscille entre deux évolutions :

– l’une d’elle consiste à transférer les outils de la souveraineté au niveau européen, mettant en perspective l’émergence d’un super-état qui aura tous les attributs nécessaires pour prendre sa part à la confrontation globale qui se dessine peu à peu

– mais l’autre est beaucoup plus intéressante et réellement à l’œuvre également : le niveau européen assume en partie le rôle de gardien des valeurs européennes (celles d’après 1945, espérons-le) tout en laissant la main aux niveaux nationaux qu’elle s’attache à coordonner entre eux. Par exemple :

. dans le cas des banques italiennes, l’Europe a simplement produit une règle, légitime et compréhensible de surcroît, consistant à interdire les aides d’état au secteur bancaire[15]. Puis elle laisse les pays se débrouiller avec ça. C’est ainsi que l’Italie a mis en place un fond de sauvetage abondé par le secteur bancaire lui-même et non sur deniers publics[16]

. sur la question des frontières, les parlementaires européens proposent actuellement que les nouvelles forces douanières soient sous contrôle du Conseil de l’UE (Etats-membres) et non de la Commission ; cela dit, le niveau européen légifère en autorisant le voisin d’un pays qui déciderait de ne pas fermer sa frontière à recréer la sienne[17]

. en matière de pollution, les échecs constatés en Mer Baltique justifient aujourd’hui un rapport incendiaire de la Cour des Comptes européenne mettant la pression sur les états riverains à appliquer les décisions communes[18]

Dans les trois cas, l’Europe produit les orientations stratégiques et les règles/lois, et les Etats-membres utilisent leurs outils de souveraineté pour les appliquer. Aux deux bouts de cette chaîne de gouvernance, il y des chantiers : d’un côté, le renforcement de l’autorité européenne en matçère d’application des règles ; et, de l’autre, l’invention du mécanisme de légitimation démocratique des orientations stratégiques décidées par le niveau européen, une fonction essentielle que le Parlement européen en l’état actuel ne parvient pas à remplir.

Dans le premier cas, on voit se mettre en place une Europe qui s’accapare les outils nationaux de la souveraineté et échoue dans son projet originel d’invention d’un nouveau modèle politique. Dans l’autre, la voie s’ouvre vers une Europe fondée sur ses Etats et responsable de leur mise en cohérence (qui n’autorise pas pour autant à faire l’économie de la démocratisation européenne).

Nous l’avons toujours dit, la voie que choisira l’Europe influencera celle que prendra le monde, notamment sur l’aspect des risques de conflictualisation globale. A ce jour, notre équipe estime que le niveau national est le plus inquiétant (montée de mouvements xénophobes, mise en berne de la démocratie, augmentation des budgets militaires,…) et que le niveau européen contribuerait plutôt, quant à lui, à maintenir le cap des principes fondateurs[19].

Monde multipolaire : D’un monde composé de grandes régions intégrées à un monde de super-puissances nationales

Mais en dehors de l’Europe dont le processus d’intégration régionale, malgré son échec sur la dimension politique, est le plus avancé au monde, l’espoir d’un monde multipolaire fondé sur de grandes régions intégrant tout le monde, est en train de disparaître sous nos yeux. On voit bien un monde multipolaire émerger mais il est composé de super-Etats menant des politiques régionales de plus en plus clairement hégémoniques :

. les Etats-Unis, bien sûr, tentant de reprendre le contrôle de ce qu’ils considèrent comme leurs deux back-yards, l’Europe et l’Amérique du Sud ;

. l’Europe, aussi en fait, en tous cas une certaine Europe qui rêve d’une gigantesque zone d’influence constituée de pays faisant allégeance et s’offrant aux entreprises d’Europe occidentale en échange de libéralisation des visas… et de promesses d’intégration éternellement déçues (Géorgie, Turquie, Ukraine….)[20] ;

. la Russie inévitablement, qui se bat pour maintenir sa sphère d’influence historique en Europe orientale, dans les Balkans, le Caucase et les républiques turcophones – dans le but notamment de repousser le plus loin possible l’encerclement auquel procède inexorablement l’OTAN depuis la chute du Mur ;

. la Chine (comme on le verra plus loin dans ce numéro de GEAB), qui s’installe dans le monde et a elle aussi besoin d’établir sa zone de sécurité autour d’elle et d’assurer les routes nécessaires à l’approvisionnement de son milliard et demi de citoyens ;

. l’Arabie Saoudite qui, en dehors des radars, avance ses pions depuis de nombreuses années, ayant transformé les principautés du Golfe en zones franches et ayant étendu, à coups de pétro-dollars, son influence idéologique dans tout le pauvre monde arabe qui ne les aime pas plus pour autant et dont les tissus sociaux souffrent considérablement de cette polarisation entre modernité occidentale et archaïsme saoudien, choix dans lequel les aspirations authentiques peinent à trouver leur place[21] ;

. l’Afrique du Sud, à son échelle, présente également des caractéristiques hégémoniques, bien peu repérées dans nos médias mais réelles et documentées[22].

D’un renforcement du nationalisme au retour des idéologies

Ce renforcement de pôles nationaux, au lieu de pôles régionaux, s’accompagne d’une idéologisation croissante de chacun de ces méga-acteurs, annonciatrice de la prochaine dimension de la crise systémique globale, qui pointe déjà son nez : la crise idéologique.

Le monde « multi-giga-pôles-nationaux » se retranche aussi graduellement derrière ses spécificités culturelles en un mouvement de rejet complet du modèle dominant occidental auquel la planète entière a dû faire allégeance pendant des décennies. Désormais la Russie revendique la légitimité de son modèle de leadership, l’Arabie Saoudite son modèle religieux, les Etats-Unis présentent une version du modèle occidental de plus en plus divergente de l’acceptation habituelle, la Chine élabore son modèle spécifique ancré dans 3000 ans d’histoire, et l’Europe, l’Europe… continue à penser ses valeurs universelles et indépassables, parangon du Bien, oubliant bien facilement l’inquisition et le nazisme.

On le voit, l’émergence de super-états aux intérêts désormais ouvertement en compétition et construisant des idéologies polarisantes n’annonce rien de bon, inutile d’élaborer là-dessus. Le jeu des postures agressives et de retranchement est lancé depuis 2014 et la crise euro-russe, toujours non résolue. Les camps ne dialoguent plus. Il est par exemple inconcevable que les négociations en cours entre les Balkans et l’UE, notamment avec la Serbie, continue à se faire en bilatéral et non en invitant la Russie à la table, faisant courir à cette région le risque d’un embrasement à tout moment.

Nouvelle gouvernance mondiale : Des raisons d’espérer tout de même

En 2014, le monde a pris le mauvais aiguillage. Il reste néanmoins des moyens de canaliser les évolutions dans des directions moins effrayantes. Tout va dépendre de la capacité de ces Etats et super-Etats à travailler ensemble, à reconstituer des enceintes de dialogue et de coopération.

Nous avons souvent parlé dans ces pages du travail de la Chine et des BRICS en matière de réforme de la gouvernance mondiale.

Actuellement, notre équipe met beaucoup d’espoir dans la conférence des pays producteurs de pétrole qui doit avoir lieu le 17 avril[23], destinée à mettre d’accord 17 pays sur un ralentissement de la production. Cette conférence va mettre autour de la table des pays aussi peu amis que possible : Russie, Arabie Saoudite, Venezuela, Iran, Mexico[24]… Pour éviter une conflagration générale à l’horizon 2020, le monde multipolaire doit acter de ses différences, reconnaître la légitimité des contraintes de chacun et chercher les terrains d’entente. Le succès ou non de la conférence de Doha incitera à l’optimisme ou au pessimisme sur le potentiel de réinvention de nouveaux mécanismes de gouvernance mondiale. A suivre donc…

Guerre ou paix, le pivot US

En effet, les Etats-Unis sont opposés à cette conférence et souhaitent la voir échouer. Il faut d’ailleurs se demander pourquoi un pays prétendument producteur de pétrole peut ne pas souhaiter le succès d’une telle initiative[25]. Mais au-delà des raisons que cet article n’a pas pour objet d’explorer, force est de constater que tous les indispensables efforts de réorganisation du monde se voient contrecarrés par les Etats-Unis. Tant que cette situation perdurera, les citoyens du monde auront du souci à se faire.

Ce qui incite à l’optimisme, c’est certains progrès tout de même dans la prise de conscience américaine de leur place dans le monde. Au nombre de ces avancées, on trouve le fait que la Fed cesse enfin de parler de remontée de ses taux et prenne cette décision dans le cadre d’une prise en compte de la situation globale. Il est assez rassurant que Yellen produise enfin un discours responsable et cohérent avec le statut de monnaie de réserve internationale du dollar[26] : on ne peut pas, d’un côté, s’accrocher à ce statut international et, de l’autre, gérer sa monnaie de manière provinciale en visant des objectifs de taux national d’inflation de 2%.

Il serait de bon ton que les Etats-Unis soient également cohérents avec leur récente arrivée au nombre des pays exportateurs de pétrole[27] et participent donc aux enceintes internationales destinées à harmoniser les politiques dans ce domaine.

Sur l’Iran enfin, pour être crédibles dans le rôle qu’ils prétendent avoir joué dans la levée des sanctions internationales, les Etats-Unis se doivent d’être les plus prompts à l’appliquer. Ou alors, des questions vont se poser : qui était à la manœuvre en fait dans cette levée des sanctions ? et quelle influence les Etats-Unis ont-ils réellement sur le plan international ? ou même chez eux d’ailleurs ?

Obama a clairement contribué à amener son pays à prendre conscience de ses responsabilités internationales et de ce que cela signifie qu’être une puissance globale dans un monde où l’on n’est plus tout seul. Mais le grand danger, c’est un grand retour de bâton : repli et provincialisation définitive des Etats-Unis qui sortent du jeu international faisant tomber un rideau de fer sur eux-mêmes dont le fracas risque de retentir très loin.

Aujourd’hui leur « establishment », comme beaucoup d’autres de par le monde, est éminemment divisé sur les pistes d’avenir que le pays doit emprunter. Comme nous l’analysons plus loin dans ce numéro du GEAB, cette division est rendue visible par le chaos complet des primaires de l’élection présidentielle à venir. Bien malin celui qui peut prédire à quoi ressemblera l’Amérique à la fin de l’année, sachant que l’option Clinton est loin d’être aussi bénigne qu’on veut nous le faire croire.

Face à cette immense incertitude, le monde se prépare, beaucoup de monde se prépare… et l’année promet de continuer à être riche en rebondissements…

(Abonnez-vous pour lire l’entier bulletin GEAB 104)

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[1] Source : Wikipedia
[2] Source : Reuters, 15/04/2016
[3] Notre équipe a suivi les deux tentatives de destitution, dont l’une, en Afrique du Sud, touche un personnage au profil beaucoup plus trouble que l’autre, au Brésil. Nous nous étions amusés à spéculer que, ironiquement, c’est le plus trouble qui échapperait à la destitution tandis que l’autre, non. Pour ce numéro du GEAB, à peu de chose près, nous ne pourrons pas être certains d’avoir eu raison à 100%, mais nous avons déjà eu raison à 50%…
[4] Source : Al Monitor, 02/06/2013
[5] Source : CSMonitor, 06/05/2013
[6] Source : KyivPost, 22/02/2014
[7] Source : The Guardian, 14/02/2014
[8] Le référendum néerlandais sur l’accord de partenariat économique EU-Ukraine fournit un bel exemple de ce genre de désillusion : des citoyens se mobilisent, obtiennent un referendum, font campagne, dépensent une énergie gigantesque, obtiennent le minimum de participation requis (30%)… tout cela pour rien car le système démocratique européen, en l’état, est bien incapable de faire quoi que ce soit d’un tel effort : la décision concerne l’Europe mais la démarche est nationale, une grosse moitié d’un tiers de néerlandais disent « non » et alors ? Les institutions totalement illégitimes qui signent ce genre d’accord, ont la partie belle à balayer d’un revers de main ces initiatives démocratiques. Non, décidément, nous sommes loin du compte pour faire valoir nos intérêts collectifs. Source : NLTimes, 07/04/2016
[9] Cristina Fernandez qui a quitté le pouvoir par respect de la Constitution se voit aujourd’hui poursuivie pour corruption alors que c’est son opposant, Macri, désormais au pouvoir, qui figure dans les Panama Papers… Source : StraitTimes, 08/04/2016
[10] Source : Washington Times, 10/02/2016
[11] Michel Temer, successeur probable de Rousseff en cas de destitution. Source : Bloomberg, 29/03/2016
[12] Source : Reuters, 16/12/2015
[13] Source : BBC, 28/02/2016
[14] Source : Step, 21/01/2016
[15] Source : Irish Times, 07/04/2016
[16] Source : Financial Times, 12/04/2016
[17] Source : EUObserver, 12/04/2016
[18] Source : EUObserver, 12/04/2016
[19] L’exemplaire réaction des médias belges aux attaques terroristes, questionnant leur système plutôt que se répandant en invectives contre l’Islam (contrairement aux médias français), nourrit ce sentiment que partagent actuellement les membres de notre équipe selon lequel l’Europe (dont Bruxelles est également la capitale) contribuerait à amortir les réactions aux événements. Source : Le Vif/L’Express, 08/04/2016
[20] Source : Visa-free.eu
[21] Nous ne parlons pas des deux autres super-puissances régionales, actuellement hors-jeu, que sont l’Iran et la Turquie. Mais derrière la domination de fait de l’Arabie Saoudite sur le monde arabe en lambeaux, se profile bien entendu, au niveau régional, l’émergence d’un Moyen-Orient multipolaire autour de ces trois puissances, et dont il convient bien sûr d’observer attentivement les évolutions.
[22] Source : South Africa’s Symbolic Hegemony in Africa, Chris Alden and Maxi Schoeman, 2014, Palgrave Macmillan
[23] Source : GulfTimes, 14/04/2016
[24] Source : Financial Times, 14/04/2016
[25] Source : CNBC, 12/04/2016
[26] Source : Bloomberg, 29/03/2016
[27] Source : Wall Street Journal, 13/01/2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

46 réponses à [GEAB] Retour du souverainisme national : Vers un nouveau baroud d’honneur des États-nations ?

Commentaires recommandés

FifiBrind_acier Le 24 avril 2016 à 07h21

Quelle macédoine, comparer Poutine et Erdogan, faut le faire… ! Si l’auteur confond les révolutions colorées contre les pays des BRICS avec du nationalisme….

Les Etats Nations représentent une menace précise pour la mondialisation: ils sont capables de légiférer contre les dérégulations de la finance et contre la libre circulation des capitaux, des marchandises et de la main d’oeuvre. En clair, ils sont capables de s’opposer au capitalisme du désastre. Et ça, c’est pas bien du tout, pensez donc !

L’Islande en est l’exemple, elle a fait en 2013 tout ce qui est interdit par le FMI et les Traités européens, une horreur!
http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935

Souhaiter que son pays légifère contre la mondialisation, prenne des mesures qui protègent l’intérêt général, dans le respect des autres pays, cela n’a rien à voir avec le nationalisme.
C’est du patriotisme bien compris.

  1. Ailleret Le 24 avril 2016 à 01h54
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    Analyse intéressante, mais beaucoup trop complaisante pour l’Union européenne. Ce machin n’est ni efficace, ni bénéfique, ni démocratique. Si le monde a pris un « mauvais aiguillage » en 2014, ce fut à cause de l’UE, qui déstabilisa l’Ukraine, reconnut le coup d’État de Kiev, et suivit servilement les sanctions américaines contre la Russie.

    En revanche, concernant l’Iran, les auteurs ont raison de souligner que la mauvaise volonté des Etats-Unis pour lever les sanctions pourrait avoir de graves conséquences, surtout si Clinton ou Cruz étaient élus à la Maison blanche.


    • Alain Le 24 avril 2016 à 07h52
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      Le GEAB a toujours été un think tank europeiste, trouver que l’europe est démocratique relève de la propagande. Ses prédictions se sont toujours relevée exacte … quand annoncées après les faits ou réinterprétées … sinon jamais réalisées ! et en plus c’est payant ahahha


      • Laforest Le 24 avril 2016 à 12h20
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        ET cher …220€ l’abonnement ! mais il est vrai qu’il vaut mieux supprimer d’autres abonnements et garder celui-là … c”est un choix !


    • visiteur Le 24 avril 2016 à 11h52
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      Un exemple donne la mesure des points aveugles du GEAB :

      “une certaine Europe qui rêve d’une gigantesque zone d’influence constituée de pays faisant allégeance et s’offrant aux entreprises d’Europe occidentale en échange de libéralisation des visas”

      Ce n’est pas une “certaine Europe” qui rêvait et poussait à une grande zone d’influence, mais deux acteurs essentiels que l’article GEAB ignore singulièrement :

      1) l’OTAN — pour la zone d’influence diplomatico-militaire, et qui a poussé à l’extension et l’intégration vers l’Est;
      2) l’Allemagne — pour la zone d’influence industrielle-marchande, et qui a poussé à l’intégration commerciale et financière vers l’Est (dernier essai en date : l’Ukraine).

      L’impérialisme économique allemand et l’impérialisme politique des USA (par l’entremise de l’OTAN) expliquent les grandes manoeuvres de l’UE — et non pas une supposée volonté propre de cette mythique “Europe”, comme les Néerlandais viennent justement de le démontrer en s’opposant à ces projets d’expansion.


  2. FifiBrind_acier Le 24 avril 2016 à 07h21
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    Quelle macédoine, comparer Poutine et Erdogan, faut le faire… ! Si l’auteur confond les révolutions colorées contre les pays des BRICS avec du nationalisme….

    Les Etats Nations représentent une menace précise pour la mondialisation: ils sont capables de légiférer contre les dérégulations de la finance et contre la libre circulation des capitaux, des marchandises et de la main d’oeuvre. En clair, ils sont capables de s’opposer au capitalisme du désastre. Et ça, c’est pas bien du tout, pensez donc !

    L’Islande en est l’exemple, elle a fait en 2013 tout ce qui est interdit par le FMI et les Traités européens, une horreur!
    http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935

    Souhaiter que son pays légifère contre la mondialisation, prenne des mesures qui protègent l’intérêt général, dans le respect des autres pays, cela n’a rien à voir avec le nationalisme.
    C’est du patriotisme bien compris.


    • Jusdorange Le 24 avril 2016 à 08h51
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      Complètement d’accord avec vous, sauf sur un point. Le nationalisme est une doctrine politique consistant à considérer l’Etat-nation comme l’échelon où s’exerce légitimement la souveraineté.

      L’on parle bien de nationalisme arabe pour Nasser, ou d’éveil des nationalismes en Europe fin XIXe dans les Balkans contre les empires ottomans et austro-hongrois.

      Si le terme a mauvaise presse dans d’autres cas, cela n’enlève en rien la supériorité de l’analyse morphologique, par rapport à la doxa, pour connaître sa définition : sufixe en -isme pour la doctrine ; et radical qui est national. Ainsi on a “la doctrine du national” qui ne peut raisonnablement se comprendre, en tant que doctrine politique, c’est-à-dire en tant que doctrine qui répond à la question “qui décide ?”, que comme la doctrine visant à donner le pouvoir à la nation. Les concepts d’Etat-nation et de souveraineté nationale en sont la conséquence.

      Le nationalisme ne suppose pas la xénophobie.


      • Ailleret Le 24 avril 2016 à 11h54
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        Tout à fait d’accord, Jusdorange. La distinction entre un “bon” patriotisme et un “mauvais” nationalisme ne tient pas, car elle ne correspond pas à la distinction entre patrie et nation.

        La patrie est le pays des ancêtres, la nation est un projet politique : on peut ainsi dire de Nasser qu’il était un patriote égyptien et un nationaliste arabe. Quant au “nationalisme” xénophobe, il vaut mieux l’appeler d’un terme idoine : chauvinisme. Se prévaloir de sa patrie pour mépriser le reste du monde, c’est une dérive chauvine.

        Arrêtons de tordre le sens des mots. Depuis Mitterrand, on a flétri le “nationalisme” pour exalter l’Europe supranationale, et le GEAB ne fait qu’emprunter cette autoroute.


        • Jusdorange Le 24 avril 2016 à 14h08
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          À Ailleret,

          Je vous rejoins. Je ne pourrais toutefois pas vraiment en vouloir à ceux qui se retranchent derrière le patriotisme, pour citer derdesders ci-dessous, s’il le font par souci d’image, tant leurs positions sont souvent proches des miennes. Si c’est stratégiquement défendable, je suis prêt à ne pas trop m’arrêter sur ce détail.

          J’aurais toutefois du mal à accepter un compromis sur le terrain du vocabulaire, tant celui-ci, lorsqu’il est simple et clair, nous permet de diffuser une idée de la meilleure manière . C’est un pré-requis si l’on veut pouvoir s’organiser. Il n’est pas bon de voir le sens des mots glisser au gré de la tendance politique du moment, ni d’en voir de nouveaux apparaître afin d’euphémiser (“région intégrée” = empire), voire d’empêcher de penser (“complotisme”).


      • Derdesders Le 24 avril 2016 à 11h57
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        Beaucoup se retranchent derrière le patriotisme pour justement éviter l’amalgame de la newlang qui implicitement prête au nationalistes une forme de détestation des autres nations.
        Ce qui est risible c’est de voir le prosélytisme fédéraliste de ces réformateurs de la pensée par la langue qui frise un fascisme assumé .


        • Jusdorange Le 24 avril 2016 à 12h59
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          À derdesders,

          Ceux qui se retranchent ont peut-être un authentique désaccord avec nous sur la définition des termes, auquel cas j’attends de voir une démonstration qui surpasse l’analyse morphologique assez simple que je développe dans le comm précédent.

          On pourrait opposer une analyse historique de type : “ceux qui se réclament\réclamaient du nationalisme proposaient X, donc le nationalisme propose X”. Mais d’un point de vue logique c’est indéfendable. Si M. Dupont en 2016 décide de militer pour la privatisation et la libéralisation à outrance, et qu’il fonde le ” parti marxiste” , est-il marxiste pour autant ? Non. Et s’il gagne les élections ? Dans ce cas là, ceux qui opposeraient l’analyse historique ci-dessus devraient également redéfinir le marxisme comme une forme de libéralisme à outrance. Les mots ne peuvent se définir ainsi, ou alors c’est les laisser à la merci de tout imposteur dès lors qu’il gagnerait de l’influence.


          • FifiBrind_acier Le 24 avril 2016 à 18h15
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            Le plus simple est d’utiliser des mots qui ne prêtent pas à confusion.
            Je m’en tiens à la définition donnée par De Gaulle, qui me semble une bonne grille de lecture: “Le patriotisme, c’est aimer son pays; le nationalisme, c’est la haine du pays des autres.”

            Il se peut que le nationalisme ait eu par le passé, le même sens que patriotisme. Mais trop souvent, le terme de “nationalisme” est, ou a été, souillé par le racisme et la xénophobie, ce qui le rend impropre à rendre compte du souci d’indépendance qui va avec le terme de “patriotisme”.
            Lequel n’induit aucune ambiguïté, ni confusion.


            • Jusdorange Le 24 avril 2016 à 23h39
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              Cela fait longtemps que je lis vos commentaires et je crois pouvoir dire sans trop me tromper que nos vues convergent sur une quantité importante de points essentiels.

              Ici il s’agit d’un point de détail donc peut-être préférez-vous qu’on en reste là, ce qui me convient tout à fait, et cela ne change en rien la pertinence de votre propos initial.

              Je vous ferais remarquer toutefois, qu’une proposition ne peut être vraie et fausse à la fois. Si un nationaliste de 1910 offre une définition différente de celle que je défends ici, alors l’un de nous deux, au moins, a tort. L’analyse morphologique permet de nous départager, là où l’analyse historique échoue, car elle prend en compte des contradictions.

              Bien à vous.


            • Lysbeth Lévy Le 25 avril 2016 à 18h54
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              Non, ce serait Joseph Kessel ! En tout cas les plus traitres en leur pays serait ce les amerlocks ???

              http://www.parismatch.com/Culture/Cinema/Quand-Hollywood-collaborait-avec-les-nazis-524185 Le profit contre la patrie ??


    • Durand Le 24 avril 2016 à 12h41
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      FifiBrind_acier

      Je vous approuve à 100% !

      Ce texte est bourré d’incohérences. Il oppose la démocratie à la nation et qualifie les sursauts démocratiques nationaux de nationalisme rouge-brun.

      L’idée stupide de “Notre équipe”, comme elle se qualifie, est emblématique de ces fédéralistes bon teint, qui rêvent d’une démocratie européenne tout en déplorant l’absence de démos. Une absence de démos qu’ils vont jusqu’à justifier par la diversité historique des 28.

      Le GEAB est le bulletin du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique ( LEAP). Les dirigeants du LEAP ont créé le parti politique trans-européen Newropeans.


      • Durand Le 24 avril 2016 à 12h46
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        Suite…

        Voici une déclaration de Margit Reiser-Schober, présidente de ce parti ( Newropeans) qui résume en quelques mots la contradiction dans laquelle sont englués les fédéralistes. Ça date de 2008 et l’on peut constater la stagnation de l’idée fédéraliste en comparant les deux textes :

        “Les partis politiques en place sont de purs produits de leurs sphères politiques nationales. Même s’ils appartiennent au même courant (au sein du PE), ils se différencient tout de même en fonction de l’histoire ou des traditions de leurs pays entre autres. Pour eux la scène se joue dans l’arène politique nationale. Ils ne sont donc pas à même de créer une volonté commune dans l’intérêt des citoyennes et citoyens européens.”

        http://www.newropeans-magazine.org/en/2008/04/17/portrait-%C2%96-ces-citoyens-qui-sont-en-train-de-transformer-l%C2%92europe-politique-margit-reiser-schober/


        • FifiBrind_acier Le 24 avril 2016 à 18h25
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          Durand,
          Je ne connaissais pas ce Mouvement européen, merci pour l’info.
          S’ils se mettent à comprendre qu’il n’existe pas de peuple européen et donc pas de démos, c’est qu’ils sont capables, parfois d’éclairs de lucidité… ??

          Bien que non Gaulliste, je cite à nouveau De Gaulle sur cette question:
          ” On ne fait d’omelette avec des œufs durs !”
          Ce qui signifie que les peuples ont chacun leur histoire, leur langue, leur culture, et que cela ne se dissout pas dans le fédéralisme.


    • Sébastien Le 24 avril 2016 à 15h07
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      Je n’emploierai même pas de terme aussi connotés. Il s’agit de simple instinct de survie, de libertés et de dignité. Pour cela, sans espace territoriale prédéfini, on nage dans le virtuel et le chaos. Ou la barbarie, pour reprendre les grands mots convenus.
      Bref, il s’agit de simple intelligence basique dont la nature a doté toutes espèce vivante sur Terre il y a trois milliards d’années.
      La première qui l’oublie, disparait. On a du soucis à se faire…


  3. un passant Le 24 avril 2016 à 08h03
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    Le GEAB continue d’aligner des lieux communs, comme ma grand mère des perles de culture : multiplier les sources sans les mettre en perspective pour éclairer les faits, c’est faire de la recherche comme cela se pratiquait au Moyen âge.
    Après le rappel introductif obligé sur le moment métahistorique (la simultanéité des convergences de toutes les “crises”, avec l’oubli dommageable de la crise climatique), ce texte pose comme nouveauté les coups d’Etat généralement pilotés par les Etats-Unis – quoi de neuf, docteur ? – pour annoncer une “fragilisation” sapant l’avènement d’un monde multipolaire baigné d’une “démocratie” toute occidentale.

    Se désolant de voir leur joujou en passe d’être cassé, les gens du GEAB ont juste oublié, une fois de plus, que les possédants des différentes régions de la planète, appelons-les “bourgeoisies régionales”, n’ont pas forcément, voire pas du tout les mêmes intérêts, ni financiers, ni politiques.
    Mais le GEAB continue d’espérer en une gouvernance mondiale d’experts, à ses yeux toujours le seul rempart face à tous les extrémismes qui menacent nos sociétés forcément “complexes”.
    Et les peuples là-dedans ? Pas vus… Mais bon, rien d’étonnant (détonnant ?) dans la production habituelle de ce think thank.


    • Charles Michael Le 24 avril 2016 à 09h31
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      un passant:

      multiplier les sources ? mais toutes sorties du même moule EU-US sans même mentionner le role de l’OTAN ou le leadership allemand.

      Bon c’est bien d’avoir une piqure de rappel de ce qu’est cette idéologie : c’est celle de la domination des peuples et de son ratage géopolitique, celle de la négation des faits et l’inversion des réalités de situation:

      Vers un baroud d’honneur des états-nations ?
      Lol il fallait lire: vers un baroud d’honneur de l’hégémonisme du Bloc Americano Occident


    • Sébastien Le 24 avril 2016 à 15h10
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      Il semble en fait que le GEAB ne possède pas de grille de lecture. A cet exercice, les bons vieux outils conceptuels, marxistes ou autres, restent les plus performants.
      Sans bases ni fondation, on ne construit pas de maison (qu’elle soit nationale ou Européenne, peu importe).


  4. Jusdorange Le 24 avril 2016 à 08h13
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    Document très intéressant qui mérite toutefois d’être contesté sur au moins un point : le vocabulaire.

    Les auteurs gagneraient en clarté s’ils utilisaient un vocabulaire plus simple. Le “souverainisme national” c’est le nationalisme ( je précise que l’objection “oui mais les gens pourraient penser que” n’est pas un argument valide) ; les “super-Etats,” les “régions intégrées”, les ” pôles” etc…, l’ensemble de ces termes peuvent être remplacés par deux : zone d’influence (domination informelle) et empire ( domination formelle).

    Le vocabulaire du GEAB a un effet : l’euphémisme. Si on parle de “régions intégrés dans un espace d’union transatlique dans le contexte multipolaire” cela n’a pas le même effet que si on parle de “la zone d’influence américaine et les zones d’influence rivales”. C’est pourtant strictement la même chose.

    Après 1945 nous n’avons pas basculé dans un autre monde, c’est toujours le même et ce n’est pas grave de considérer que l’histoire actuelle n’a rien d’exceptionnelle.


    • Durand Le 24 avril 2016 à 13h48
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      Jusdorange,

      Effectivement, “Après 1945 nous n’avons pas basculé dans un autre monde”, ou bien seulement le temps que la Quatrième Republique ronge la séparation bancaire décrétée par le CNR, et laisse se réinstaller la domination americaine sur nos contrées, comme Roosevelt et Churchill avaient prévu de le faire dès le débarquement, avec l’AMGOT.

      La méthode est toujours la même : remplacer une vraie monnaie d’échanges par de la fausse monnaie pour assurer la domination globale par les Banques qui la créent…

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_militaire_alli%C3%A9_des_territoires_occup%C3%A9s


  5. Perret Le 24 avril 2016 à 08h15
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    Analyse qui confine par moment à l’autisme. Le GEAB est à la dérive depuis la mort de son fondateur (qui était déjà lui-même atteint de bruxellite aigue, mais il compensait par son côté visionnaire). Dire que le retour aux nations est mauvais pour la démocratie est une pure idiotie. Plus on réduit son aire d’application, plus la démocratie a de chance d’être réelle. On pourrait d’ailleurs, en parlant de démocratie réelle et non de démocratie proclamée, dire que la démocratie n’a vraiment existé en France que sous l’Ancien Régime, dans chaque paroisse (qui était, pour le temporel, administrée par un un conseil, appelé fabrique, dans lequel tous les chefs de famille avaient voie délibérative, ce qui comprenait aussi les veuves chef de famille). La démocratie est une question de village ou de quartier et elle s’exerce au sein d’une nation, pas d’un pandémonium européen.


  6. Joe Bserve Le 24 avril 2016 à 08h19
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    Un tel déni de réalité sur ce qu’est l’Europe leur fait perdre toute crédibilité sur le reste, c’est dommage ils ont parfois des analyses pertinentes.


  7. Louis Robert Le 24 avril 2016 à 08h22
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    “… le grand danger… repli et provincialisation définitive des États-Unis qui sortent du jeu international faisant tomber un rideau de fer sur eux-mêmes dont le fracas risque de retentir très loin.”

    Il ne s’agit pas là d’un danger mais bien de l’esquisse d’une libération du monde entier des griffes de l’Empire…

    Or cette possibilité, cette menace, mieux ce chantage, nous les avons entendus constamment depuis des décennies, alors même qu’ironiquement, l’Empire devenait de plus en plus menaçant, envahissant, subversif et destructeur, semant le chaos partout de par le monde. Reprenons donc vite contact avec la réalité: nous devrons encore, demain comme aujourd’hui, craindre bien davantage les interventions omniprésentes de l’Empire visant l’hégémonie absolue (“full spectrum dominance”), qu’un mythique “désengagement” libérateur de sa part!…

    La lutte pour la souveraineté nationale demeure l’autodéfense ultime contre la tyrannie impériale.


  8. Le Yéti Le 24 avril 2016 à 08h26
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    GEAB s’est trompé sur toute sa ligne. Bien sûr, il parle avec justesse de crise globale depuis 10 ans. Mais d’une part il n’est pas le seul tant c’est une évidence, et surtout il n’a eu de cesse de placer cette crise dans la perspective d’une émergence annoncée de l’UE contre l’hégémonie US.
    C’est exactement le contraire qui s’est produit : la totale soumission de l’UE à la ligne américaine : renforcement de la présence militaire US sur toute l’Europe, TAFTA et même récente intervention — menaçante — d’Obama contre un Brexit.
    Alors aujourd’hui, GEAB fait du boudin à la sauce européiste aigri :

    “…un repli national qui n’augure rien de bon pour la démocratie sur le plan intérieur ni pour la paix sur le plan international”


  9. J Le 24 avril 2016 à 09h20
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    S’agissant de l’Iran, parler de Rouhani “réformiste qui a remporté une nouvelle victoire électorale”, c’est carrément naïf. Le patron du pays, c’est Ali Khamenei, qui n’a été élu que par son prédécesseur Ruollah Khomeiny, qui désigne les candidats à sa convenance et leur dicte sa volonté. Et ce pays bat des records d’exécutions capitales (entre autres).
    Enfin, le problème vient d’abord de la question, en principe temporairement réglée, de sa volonté d’obtenir l’arme nucléaire. Indépendamment même de qui l’obtient, toute nouvelle acquisition de cette arme nous rapproche du moment où des villes exploseront les unes après les autres sans qu’on sache forcément de qui ça vient et pourquoi.


    • christian gedeon Le 25 avril 2016 à 10h50
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      Ah boooooon? la circonstance qu’un état complètement failli comme le Pakistan ait la “bombe ” ne vous interroge pas? Ou comme la Corée du Nord? Alors comme çà,c’est juste à cause de l’Iran que les choses risquent de dégénérer? Est ce bien sérieux ? Sans compter qu’Israël a la bombe en plusieurs centaines d’exemplaires,dit on… mais bon,je ne pense pas qu’Israël l’utiliserait,à moins que son existence même soit menacée. mais en parlant de l’Iran,vous parlez d’un peuple multimillénaire… Rouhani fait ce qu’il peut. Khamenei reste aux commandes…mais ,sans vouloir vous contrarier,vous avez vu comme les entreprises occidentales se sont jetées ur le marché iranien depuis quelque temps?Alors comme çà,les villes exploseront à cause de l’Iran! C’est bizarre les deux qui ont déjà explosé,c’est à cause des US… et il n’y avait aucune raison de faire exploser Ngasaki,à part expérimenter une bombe “diifférente” techniquement.


  10. philbrasov Le 24 avril 2016 à 09h26
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    de tout ce qui est dit plus haut j’adhere….
    je voudrais rajouter une note positive esquissée dans ce texte très trop long et lucide quand aux prétendants a la magistrature supreme aux USA…prêts a remettre une couche dans la future guerre mondiale.
    “Si l’Amérique d’Obama a prouvé qu’elle était capable de comprendre qu’il fallait éviter ce genre d’erreur, celle d’une Clinton ou d’un Cruz pourrait bien avoir cette bêtise.”


  11. François Lacoste Le 24 avril 2016 à 09h46
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    Comme tous ceux nés après 1945, j’ai l’âge d’avoir connu la France en tant qu’état fort, ce qui ne veut pas dire très puissant, et souverain ce qui ne signifie pas indifférent à la cohésion d’une Europe en paix, au contraire.

    Je savais, en tout cas j’avais le sentiment, que quelque soient les visées à l’égard de notre pays, de tel ou tel autre pays d’Europe ou d’ailleurs, la défense construite par la France, sa dissuasion nucléaire, nous abritait est assurait notre souveraineté. De fait, c’est encore potentiellement le cas à ce jour.
    http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/21242-un-porte-avions-americain-coule-par-un-sous-marin-francais

    A ce détails près que je n’imagine pas Hollande ou Sarkozy pas plus que Jupé et les autres… prêt à tout faire péter, plus précisément à donner le sentiment à de vrais « méchants » d’être résolu de le faire, quels qu’ils soient, Etats-Unis compris, pour protéger nos intérêts de français.


  12. François Lacoste Le 24 avril 2016 à 09h46
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    Quand aux dirigeants de l’Allemagne, pour prendre cet exemple qui me vient stupidement à l’esprit, je puis admettre qu’ils éprouvent de bons sentiments à l’égard de notre pays et de ses habitants mais l’exemple grec me fait douter que dans la vraie vie il en soit toujours et indéfiniment ainsi.
    Et je n’ai pas de naïveté particulières à l’égard des étatsuniens, aussi prix Nobel soient-ils, pour nous protéger de nos propres turpitudes et à fortiori de celles des autres.
    Aussi, je crois que si un jour nous devons exister en tant que peuple européen unique, cela se fera parce que les états en accord avec leurs propres peuples seront capables d’imposer à tous un partage considéré comme équitable, entre les plus riches et les plus pauvres.
    Nous n’y sommes pas, c’est le moins qu’on puisse dire.
    Et ce n’est pas Jean-Claude Junker qui démentira, quand bien même les dirigeants grecques seraient responsables pour l’essentiel du désastre subit par leur pays.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/28/20002-20150128ARTFIG00441-jean-claude-juncker-pas-question-de-supprimer-la-dette-grecque.php

    Tant qu’un Bernard Arnault peut être tenté de choisir l’exile Belges et ait intérêt à le faire, pour protéger ses intérêts personnels (ils sont en réalité très nombreux à l’avoir déjà fait), l’Europe n’a pas le moindre avenir en tant que nation.

    En attendant que peut être cela change, reconstruisons la notre, notre bonne vieille nation, et dans ce monde renaissant prenons notre place sans naïveté et sans crainte. Nous y avons droit.


    • FifiBrind_acier Le 24 avril 2016 à 18h43
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      Si Bernard Arnault peut sortir ses capitaux, c’est que les Traités européens ont supprimé le contrôle des mouvements de capitaux, qui ont, depuis, le droit de divaguer comme bon leur semble, sans que les Gouvernements ne puissent rien faire. Y compris quand ils vont s’investir dans quelque paradis fiscal, ou profiter du dumping fiscal de tel ou tel pays.

      Avant Maastricht, il fallait l’accord du Ministre des Finances et du Directeur du Trésor, pour investir en France, ou aller investir ailleurs. Ce n’était pas interdit, mais régulé.
      On ne parlait pas de délocalisations avant Maastricht.


  13. Julian Le 24 avril 2016 à 09h59
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    “Le gloubi-boulga est la nourriture préférée de Casimir, le dinosaure qui est le personnage principal de L’Île aux enfants, divertissement pour enfants. Il s’agit d’un gâteau réputé immangeable et dont seul le Casimirus est friand.”

    Remplacer “Casimirus” par européiste indécrottable.


  14. Kiwixar Le 24 avril 2016 à 10h05
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    “gauches révolutionnaires au passé indiscutablement glorieux, mais également ancré dans une histoire désormais anachronique.”

    Le PT brésilien a sorti de la misère (en l’amenant à la classe moyenne) des dizaines de millions de Brésiliens, et cette voie est la voie de la prospérité pour le pays (pour tous les pays en fait), si on lui laisse du temps. Cette sortie de la misère est “anachronique” quand on est tranquillement attablé à une terrasse à St Germain des Prés et qu’on n’a jamais connu la misère de sa vie. “Misère” dans le sens : “est-ce qu’aujourd’hui je décide de manger mon chien, ou est-ce que je passe à l’hôpital vendre un rein, ou alors prostituer ma fille”. Ce Brésil, qui est “une puissance d’avenir” depuis 50 ans, sans y parvenir, ça fait 50 ans qu’il est sous la coupe d’une aristocratie absolument infecte (“la Couleur Pourpre”) avec des “valeurs” que Dickens n’aurait pas cru possibles, sans parler de la torture d’étudiants à l’Ecole de Mécanique (ah le siège de dentiste) pendant la dictature militaire. Dilma Roussef a été torturée.

    Le PT a ouvert la porte à une possibilité de progrès du Brésil dans son ensemble, par une augmentation de la classe moyenne. Trouver ça “anachronique”, alors qu’on chante – en 2016! – les louanges de l’Organisation de Bruxelles gangrenée par les lobbys et au service de l’oligarchie, j’avoue que ça me laisse plus que pantois : dégoûté et en colère.


    • Jusdorange Le 25 avril 2016 à 02h50
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      À kiwixar,

      “La liberté, la démocratie, et la prospérité sont des valeurs, au passé indiscutablement glorieux, mais également ancré dans une histoire désormais anachronique.”

      Ce devrait être le slogan euro-atlantiste.
      N’avez-vous jamais entendu des propos de ce type :

      “Aujourd’hui, dans le contexte de la mondialisation, il faut intégrer un espace plus large de gouvernance blabla…”.
      Traduction : il faut intégrer un empire, la démocratie est une valeur anachronique.

      “Aujourd’hui, avec le terrorisme, il faut être vigilant blabla…”
      Traduction : il faut surveiller tout le monde, l’intimité est une valeur anachronique.

      “Aujourd’hui, face aux pays émergents blabla….”
      Traduction : il faut plus de pauvres, la prospérité est une valeur anachronique.

      Si on présente le “monde d’aujourd’hui de l’actualité actuelle” comme une époque structurellement hostile à nos intérêts, on ne peut ensuite s’étonner si l’on se met à penser que c’était mieux avant.


  15. toff de aix Le 24 avril 2016 à 10h21
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    Le GEAB était, à sa fondation, un précurseur : grâce à ses conseils nous étions quelques uns, dès le début 2007,a savoir que la crise arrivait… Mais, hormis ce coup d’éclat initial, son europeisme forcené lui a ôté toute crédibilité, au fur et à mesure que M. Biancheri, le fondateur, refusait de voir le virage profondément totalitaire que prenait “son” Europe. Un tel aveuglement, qui n’a fait que se renforcer avec le temps, est vraiment dommageable : car ses analyses de la faillite du système bancaire, de l’effondrement US en cours, et de bien autres choses, sont toujours pertinentes. Je voulais bien éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain quand ça en valait encore la peine, mais en ces temps troublés, de nouveaux acteurs sont entrés en scène, et sont de fait beaucoup plus crédibles (notamment les crises.fr,mais on pourrait aussi citer jorion, Charles sannat… Pardon pour ces infidélités !)


  16. cording Le 24 avril 2016 à 11h08
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    Comme d’habitude : qui trop embrasse mal étreint ! Le GEAB se livre à des analyses trop globalisantes pour percevoir la variété, diversité du monde.
    Chaque état, pays a une histoire singulière et l’on ne peut réduire les tentatives de destitution de tel ou tel à un effet unique. La gouvernance mondiale n’est que la tentative des Etats-Unis de vouloir se réapproprier son hégémonie mondiale battue en brèche par la montée ne puissance de la Chine et le retour de la Russie sur la scène mondiale après les désastreuses années 90.
    L’UE n’est qu’un aspect de cette tentative des EtatsUnis puisqu’elle en est la créature depuis 1949, la Guerre froide et l’Otan. La visite d’Obama en Grande-Bretagne samedi puis en Allemagne est l’expression d eleur volonté de colmater les brèches d’une UE qui fout le camp sous le poids des réalités et finira par mourir comme feue l’URSS. L’UE…RSS mourra mais dans combien de temps ?


  17. BA Le 24 avril 2016 à 11h40
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    Les européistes du GEAB titrent sur “Le retour du souverainisme national”

    Mais les européistes du GEAB font semblant de ne pas voir pourquoi le souverainisme national va faire son grand retour dans les années qui viennent.

    Les européistes du GEAB font semblant de ne pas voir l’échec total de la construction européenne.

    C’est pourtant cet échec total qui explique le retour du souverainisme national qui commence à se généraliser en Europe.

    Le grand espace unique est un échec total, et donc l’État va reprendre le contrôle de ses frontières nationales.

    La grande monnaie unique est un échec total, et donc l’État va reprendre le contrôle de sa monnaie nationale.

    Etc.

    Le retour du souverainisme national sera la redescente dans le monde réel.


    • Ananass Romanoff Le 25 avril 2016 à 19h34
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      Comme en Autriche, Brunarf, viens de te croiser chez demeulenaere, l’extrème-droitisation de l’europe toute entière, mais où va-t-on?


  18. drazig Le 24 avril 2016 à 18h35
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    Lisez donc le livre d’Hervé Juvin. Il contredit tout ce que le GEAB souhaite et annonce. Séparation veut dire retour des identités et c’est le thème de son bouquin.


  19. BA Le 24 avril 2016 à 20h40
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    Présidentielle en Autriche: le FPÖ tête du premier tour.

    L’extrême droite a remporté le premier tour de l’élection présidentielle en Autriche dimanche. Les partis social-démocrate (SPÖ) et conservateur (ÖVP) réunis dans une grande coalition depuis 2008 sont pour la première fois éliminés d’entrée, selon des projections.

    Le candidat d’extrême-droite du Parti de la liberté (FPÖ), Norbert Hofer, est crédité de 35,5% des voix, réalisant le meilleur score de ce parti depuis la guerre à une élection nationale. Il devrait affronter lors du second tour, prévu le 22 mai, l’écologiste Alexander van der Bellen, qui a obtenu 21,1%.

    Norbert Hofer, 45 ans, a mené campagne sur deux thèmes principaux, la lutte contre l’immigration et contre l’Europe. Ce discret vice-président du parlement se veut une incarnation de l’aile libérale du FPÖ, l’ancienne formation d’extrême-droite de Jörg Haider. Il a particulièrement séduit l’électorat jeune, selon les analyses.


    • christian gedeon Le 25 avril 2016 à 11h43
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      Ah… extrême droite,dis donc! le mot est lâché… donc quiconque ,à droite et même à gauche,ne pense pas doxa est d’extrême…c’est très intéressant comme démarche. Question! Et si les extrêmes n’étaient pas là où on pense. Bonne question,hein? Et si les extrêmes étaient justement dans cet espèce de marais bien pensant,internationalisto-ultralibéral? En fait,les supporters d’une dictature mondialiste. Je pense que nous sommes en plein délire maintenant…Et pendant ce temps,l’EI et El Qaïda préparent bien tranquillement leur assaut contre l’Europe,en Bosnie,au Kosovo,en Albanie,et dans les villes de non droit européennes qui sont sous leur influence…notamment en Allemagne,en Hollande et en Belgique…mais tout va très bien,madame la marquise,tout va très bien,tout va très bien…


    • anne jordan Le 25 avril 2016 à 17h33
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      avec une participation de 74% , ai je entendu !
      ( au même moment , en France , en Loire Atlantique , pour les législatives , une députée P.S surgit du néant ( ou presque ! ) après une abstention de … 74% !


  20. politzer Le 24 avril 2016 à 22h13
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    foutaises rien d autre à dire et à jeter dans la poubelle avec les européistes vendus à l impérialisme us !


  21. theuric Le 25 avril 2016 à 01h16
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    Les extrêmes droites européennes sont les derniers remparts de l’union, sa survie est à ce prix.
    Mais bon, que le G.E.A.B. raconte n’importe quoi, qu’il rêve, bien d’autres le firent avant lui et ont disparu.
    Ce qui me rassure c’est que ceux le lisant ne vont faire que prendre de mauvaises décisions en placements monétaires et donc accélérer le séisme économique qui vient.
    Qu’il parle, qu’il parle, ceci est à notre avantage et non pas à ceux pour qui ses textes sont adressés.
    Sinon, plus personne, ici, ne le tient comme ayant une approche cohérente du monde et cela me rassure.


  22. christian gedeon Le 25 avril 2016 à 10h25
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    Ah la vache! Quelle ratatouille! Alors comme çà Roussef et Zuma,c’est la même chose? Pauvre Roussef…le plus comique est que l’Europe aurait interdit l’aide des états aux banques…trop drôle,vraiment. Crédit Lyonnais,Société Générale,Crédit Agricole….Non,l’Europe a officialisé une régle nouvelle bien tranquillement et cette règle est “les bénéfices,c’est pour nous,et le déficits,c’est pour vous”,vous étant les états,directement ou indirectement. Curieux article attrape tout,et dont le but reste la supra nationalité et l’ultralibéralisme international…et tiens,que devient l’Argentine dans cette histoire,dont le président “démocratiquement élu ” a cédé aux fonds vautours,et a été pris la main dans le sac dans les Panama papers…dont bizarrement,on ne parle presque plus…Ubu dit Merdre!


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