Source : The Washington Post, le 21/03/2016

Par Michael Cavna

DILBERT-trump-panel

Une planche de « Dilbert. » (Scott Adams / Universal Uclick 1991)

SCOTT ADAMS se souvient du tournant de la partie. Il était jeune et s’améliorait aux échecs, mais le gamin qui menait l’échiquier déjouerait les tactiques d’Adams jusqu’à ce que le jeu tourne en débâcle. À présent, ce gamin ne voulait pas simplement battre Adams ; il voulait l’embarrasser. « Ainsi, après qu’il eut pris les trois quarts de mes pièces et que j’étais découragé, » raconte Adams, « il m’a proposé de tourner la planche et de jouer avec mes pièces. » Et puis effectivement il « gagna » encore.

À ces occasions, Scott Adams, le créateur de « Dilbert, » a perçu le type de personnalité qui aime non seulement le défi de la stratégie de jeu, mais aussi le frisson d’écraser la compétition. C’est le sport de la domination méticuleusement préméditée.

Et cela fait partie des raisons pour lesquelles Adams croit que Donald Trump va gagner la présidence. D’une victoire écrasante.

Adams, en d’autres termes, estime que Trump lui-même a renversé le jeu de la campagne. Dans sa campagne électorale, le magnat de l’immobilier ne fonctionne pas sur la connaissance des chiffres ou l’analyse des données. Il navigue sur nos émotions, dit Adams, et l’attrait sournois pour notre propre irrationalité humaine. Depuis août dernier, en effet, alors que beaucoup qualifiaient l’entrée de Trump de candidature clownesque, le caricaturiste de « Dilbert » avait déjà déclaré que « Le » Donald était un maître des pouvoirs de persuasion, qui allait sans aucun doute monter dans les sondages. Et la semaine dernière, Adams a commencé à bloguer sur la façon dont Trump peut par sa parole démanteler la prochaine candidature de Clinton.

Adams, bien entendu, ne cautionne pas Trump ni ne soutient sa politique. (« Je ne pense pas que mes opinions politiques plaisent à personne, » dit-il à la rubrique Comic Riffs du Post, « pas même à un autre être humain. ») Et il ne dit pas que Trump serait le meilleur président. Ce que le dessinateur installé dans la baie de San Francisco reconnaît, dit-il, c’est l’art méticuleux derrière les techniques d’expression de Trump. Et Donald, dit-il, joue avec ses concurrents comme avec un violon – avant de les battre comme un tambour.

Dit plus simplement : Adams croit que Trump va gagner parce qu’il est « un maître de la persuasion. »

Le magnat de Manhattan est si habile dans sa force de persuasion, qu’Adams croit que le candidat aurait pu fonctionner en tant que démocrate et, en choisissant d’autres sujets brûlants, encore remporter cette présidence. En d’autres termes : Trump est un tel maître en stratégie linguistique qu’il aurait pu retourner l’échiquier politique et encore occuper le terrain.

Adams ne prétend pas être un analyste politique expérimenté. Ses références exposées dans cette arène, dit Adams – qui ne possède qu’un Master en administration des entreprises de l’université de Californie à Berkeley – attestent largement sa qualification d’hypnotiseur et, en tant qu’écrivain, d’auteur de livres de gestion, un éternel étudiant des techniques de rhétorique persuasive. (Son ouvrage de développement personnel est intitulé « Comment échouer à presque tout et toujours gagner gros : un peu l’histoire de ma vie. »)

« Le plus important quand vous étudiez l’hypnose, c’est que vous apprenez que les humains sont irrationnels, » dit Adams à Comic Riffs. « Jusqu’à ce que vous compreniez cela, l’hypnose est difficile à appliquer. […] Pour moi, ce fut ce grand réveil de comprendre que les humains sont profondément irrationnels, et ça a eu probablement la plus grande influence sur moi en terme d’écriture. »

« C’est un truc que j’ai appris de Bil Keane, » le défunt créateur de « Family Circus », explique Adams à Comic Riffs. « Il m’a essentiellement appris à cesser d’écrire pour moi-même, ce que j’ai compris que je faisais – en écrivant une bande dessinée que je voulais lire. »

Donc Adams a pris une nouvelle orientation pour écrire davantage sur les lieux de travail, et le « Dilbert » qui a éclos au début des années 90 s’est intéressé « à cette grande partie de la vie des gens invisible au reste du monde et à la centaine de façons différentes de souffrir. »

« En mentionnant simplement cet univers, » dit Adams, la bande dessinée s’est connectée avec les lecteurs « à un niveau émotionnel. »

Et n’est-ce pas ce que fait Trump essentiellement, à son tour ? Il reconnaît la souffrance de certains, dit Adams, et ensuite joue de l’émotion qu’elle produit.

Et il améliore cette approche, dit Adams, en « exploitant le business model » comme un entrepreneur. Dans ce modèle, dans lequel « l’industrie de l’information n’a pas la possibilité de changer […] les médias n’ont pas vraiment le choix d’ignorer les sujets les plus intéressants », dit Adams, affirmant que Trump « peut toujours être le sujet le plus intéressant, s’il n’a rien à craindre et rien à perdre. »

Le fait de n’avoir rien d’essentiel à perdre augmente alors ses chances de gagner, parce cela élargit son domaine de jeu rhétorique. « La psychologie est la seule compétence nécessaire pour être candidat à la présidentielle, » écrit Adams, en ajoutant : « Trump connaît la psychologie. »

Dans ce contexte, voici ce que ce candidat Trump fait pour gagner les cœurs et les esprits de la campagne, selon Scott Adams :

images.washingtonpost.com

– Avant de faire notre business plan pour l’année prochaine, regardons si nous nous y sommes tenus l’an dernier.

– On a fini par ne rien faire de ce qui était dans notre plan, comme tous les ans.

– Pourquoi ne pas faire l’impasse cette année ?

– Ce serait irrationnel de ne pas avoir de plan.

« Dilbert. » (par Scott Adams / Universal Uclick)

  1. Trump sait que les gens sont fondamentalement irrationnels.

« Si vous considérez les électeurs comme rationnels, vous serez un homme politique épouvantable, » écrit Adams dans son blog. « Les gens ne sont pas programmés pour être rationnels. Nos cerveaux ont évolué simplement pour nous garder en vie. Les cerveaux n’ont pas évolué pour nous offrir la vérité. Les cerveaux nous projettent simplement des films dans nos esprits pour nous maintenir sains et motivés. Mais rien de tout cela n’est rationnel ou vrai, sauf peut-être parfois par hasard. »

  1. Sachant que les gens sont irrationnels, Trump a pour but de séduire à un niveau émotionnel.

« La preuve est que Trump ignore complètement la réalité et la pensée rationnelle en faveur de la séduction émotionnelle, » écrit Adams. « Bien sûr, une grande partie de ce que dit Trump fait sens pour ses partisans, mais je vous assure que c’est une coïncidence. Trump dit tout ce qui lui donne le résultat qu’il veut. Il a compris que les hommes sont à 90 % irrationnels et agit en conséquence. »

Adams ajoute : « Le vote des gens est fondé sur l’émotion. Un point c’est tout. »

images.washingtonpost.com 2

– Quelles chances y a-t-il pour que tu aies fait cette feuille de calcul sans erreur critique ?

– Quelle importance, du moment que ça me donne le résultat que je veux ?

– Ça devrait avoir de l’importance.

– Mais demande-toi si ça en a.

« Dilbert. » (par Scott Adams / Universal Uclick)

  1. En agissant selon l’émotion, les faits ne comptent pas.

« Alors que ses adversaires perdent le sommeil à essayer de mémoriser les noms des dirigeants étrangers – au cas où quelqu’un le demande – Trump sait que c’est une perte de temps…, » écrit Adams. « Il y a beaucoup de faits importants que Trump ne connaît pas. Mais la raison pour laquelle il ne connaît pas ces faits est – en partie – qu’il sait que les faits ne comptent pas. Ils n’ont jamais compté et ne compteront jamais. Alors, il les ignore.

« Juste en face de vous. »

Et citer des chiffres qui pourraient ne pas exactement correspondre aux faits réels peut cependant ancrer ces chiffres, et ces faits, dans votre esprit.

  1. Si les faits ne comptent pas, vous ne pouvez pas vraiment avoir « tort ».

Trump « ne s’excuse pas ni ne se corrige. Si vous n’êtes pas formé à la persuasion, Trump semble stupide, mauvais, et peut-être fou, » écrit Adams. « Si vous comprenez la persuasion, Trump est parfaitement à la hauteur la plupart du temps. Il ignore la pensée rationnelle inutile et les données objectives et martèle sans cesse ce qui compte (les émotions). »

« Est-ce que l’engagement de Trump dans la citoyenneté par la naissance vous perturbe ? » continue à demander Adams. « Vous demandez-vous comment Trump pouvait croire qu’Obama n’était pas un citoyen ? La réponse est que Trump n’a jamais cru quoi que ce soit sur le lieu de naissance d’Obama. Les faits ne sont pas pertinents, il les ignore tout en trouvant une place dans le cœur des conservateurs. Pour plus tard.

« C’est pour plus tard. Il s’y prend à l’avance. »

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– Est-ce que tu préfères me préparer et me servir ma nourriture préférée maintenant ou dans une minute ?

– Pourquoi est-ce que tu utilises toujours cette technique manipulatrice de me faire penser après la vente ?

– Parce que ça marche.

– Dans une minute ! Pas une seconde avant !

« Dilbert. » (par Scott Adams / Universal Uclick)

  1. Avec moins de faits en jeu, il est plus facile de tordre la réalité.

Steve Jobs est célèbre pour avoir cherché à créer des « champs de distorsion de la réalité » afin de répondre à ses besoins et atteindre ses fins. Trump emploie des techniques similaires, et apparemment peut être aussi susceptible quand sa « réalité » est contestée. « Le Maître de la persuasion déformera la réalité jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut, » écrit Adams, notant que Trump en est déjà « presque à la moitié ».

(Parmi les techniques de persuasion que Trump utilise pour aider à tordre la réalité, dit Adams, figure la répétition de phrases ; « penser après la vente » [faire penser à une conséquence de la vente, comme si la vente était déjà faite et devenue une donnée de base du raisonnement, NdT] de sorte que la première partie de sa prémisse est indiquée comme une donnée, et sachant l’attrait de la réponse la plus simple, en liaison avec le concept du rasoir d’Ockham.)

images.washingtonpost.com 4

– Il paraît que vous traversez une transition de l’identité.

– Non, j’ai juste une mauvaise position à force de regarder un écran toute la journée. Je ne me transforme pas littéralement en Quasimodo.

– Dommage, parce que nous avons besoin d’une nouvelle mascotte dans l’entreprise et vous seriez parfait.

« Dilbert. » (par Scott Adams / Universal Uclick)

  1. Pour tordre la réalité, Trump est un maître des politiques identitaires – et l’identité est la plus forte persuasion.

Pensez-vous que ce soit une coïncidence si Trump a appelé Megyn Kelly une bimbo, puis qu’elle s’est faite faire une coupe de cheveux qui n’est pas du style bimbo, mais plutôt… eh bien, Trumpienne ?» écrit Adams. « Cela ne semble pas une coïncidence à ce manipulateur expérimenté. »

Une façon d’y parvenir est par le déploiement de « coups linguistiques mortels » qui touchent au vif, et modifient la perception de deux manières.

« Les meilleurs coups linguistiques mortels de Trump, » écrit Adams, « ont les qualités suivantes : 1. un mot dans l’air du temps généralement pas utilisé dans la politique ; 2. qui concerne l’aspect concret du sujet (de sorte qu’on s’en souvient toujours). »

Adams ajoute : « L’identité est toujours le plus fort niveau de persuasion. La seule façon de le battre est avec des trucs sales ou un scénario d’identité plus fort. […] [Et] Trump est en bonne voie pour s’approprier l’identité des Américains, mâles alpha, et les femmes qui aiment les mâles alpha. Clinton est en bonne voie pour s’approprier l’identité des femmes en colère, des hommes bêta, des immigrants et des minorités marginalisées.

« Si c’était du poker, quelle main vous semblerait la plus forte pour une élection nationale ? »

Capture d’écran 2016-04-17 à 19.14.37

– Est-ce que je peux vous poser des questions sur votre voyage vers le succès ?

– Je crains le pire.

– J’essaie de déterminer quel pourcentage du succès d’une personne est de la pure chance.

– Par exemple qui vous a embauché pour votre premier vrai emploi ?

– Mon père. Mais pour ma défense, je suis bon en entretien.

« Dilbert. » (par Scott Adams / Universal Uclick 2016)

Source : The Washington Post, le 21/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

50 réponses à Donald Trump va l’emporter haut la main. Le créateur de ‘Dilbert’ explique pourquoi

Commentaires recommandés

nicolas Le 20 avril 2016 à 03h11

Mouais , il a trouvé la recette de l’eau chaude ce diplômé de Berkeley …

En fait ce qu’il veut dire en 50000 mots c’est juste que Trump est un fin politicien et non un abruti , ce que personnellement et sans avoir son diplôme , j’ai compris tout seul il y a bien longtemps.

Moi je prône le bon sens paysan si vous voulez.

Et oui , quand on nous dit que Trump est un idiot alors qu’il a bâti et qu’il gère un empire , je dis bien un empire.
Faites donc comme moi allez voir son site à Trump et vous allez voir ce qu’il possède et je pense qu’un imbécile ou un simplet ne peut pas en arriver là en étant bête justement – enfin à mon humble avis hein –

Et je finirais là dessus : jouer sur l’émotion , dire des choses qui plaisent aux gens en se fichant de la réalité etc etc … J’ai envie de dire qu’on a les même à la maison les gars !

Et oui souvenez vous : ” Je veux réduire la fracture sociale ” , ” Je veux zéro SDF d’ici deux ans ” , ” Mon ennemi c’est la finance ” … On pourrait en citer 25 tomes rien que pour la France des trucs dans le même genre.

Conclusion , que ce soit en France , aux Etats Unis , à Tombouctou ou sur la planète Vulcain , il me semble que la politique ça reste la politique c’est à dire un concours de fables plus ou moins grotesques qu’on oublie rapidement une fois élu.

Il s’avère ensuite que souvent c’est celui qui a colporté les plus énormes fables qui se retrouve élu.

Comme disait un ancien conseiller de Bill Clinton : son meilleur programme c’était lui même …

  1. nicolas Le 20 avril 2016 à 03h11
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    Mouais , il a trouvé la recette de l’eau chaude ce diplômé de Berkeley …

    En fait ce qu’il veut dire en 50000 mots c’est juste que Trump est un fin politicien et non un abruti , ce que personnellement et sans avoir son diplôme , j’ai compris tout seul il y a bien longtemps.

    Moi je prône le bon sens paysan si vous voulez.

    Et oui , quand on nous dit que Trump est un idiot alors qu’il a bâti et qu’il gère un empire , je dis bien un empire.
    Faites donc comme moi allez voir son site à Trump et vous allez voir ce qu’il possède et je pense qu’un imbécile ou un simplet ne peut pas en arriver là en étant bête justement – enfin à mon humble avis hein –

    Et je finirais là dessus : jouer sur l’émotion , dire des choses qui plaisent aux gens en se fichant de la réalité etc etc … J’ai envie de dire qu’on a les même à la maison les gars !

    Et oui souvenez vous : ” Je veux réduire la fracture sociale ” , ” Je veux zéro SDF d’ici deux ans ” , ” Mon ennemi c’est la finance ” … On pourrait en citer 25 tomes rien que pour la France des trucs dans le même genre.

    Conclusion , que ce soit en France , aux Etats Unis , à Tombouctou ou sur la planète Vulcain , il me semble que la politique ça reste la politique c’est à dire un concours de fables plus ou moins grotesques qu’on oublie rapidement une fois élu.

    Il s’avère ensuite que souvent c’est celui qui a colporté les plus énormes fables qui se retrouve élu.

    Comme disait un ancien conseiller de Bill Clinton : son meilleur programme c’était lui même …


    • Grégory Le 20 avril 2016 à 09h23
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      Au contraire, je trouve son approche très rafraichissante. L’idée de parler aux émotions plutôt qu’à la tête n’a rien de neuf, mais c’est l’aspect radical de la posture et le détail de la façon qui révèle une méthodologie profonde. Trump ferait surement des corrections à cette analyse mais ce qui est vrai, c’est qu’il a théorisé beaucoup de choses (cf son livre pré 2000) et qu’aujourd’hui il s’en sert.


      • nicolas Le 20 avril 2016 à 12h22
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        Trump n’a rien inventé ni théorisé du tout.

        Peut être a t il simplement des yeux et un machin spongieux derrière qui lui permet de simplement lire des livres.

        Des livres comme par exemple celui de Gustave Le Bon sorti en 1895 : La psychologie des foules.


        • Fraël Le 20 avril 2016 à 15h22
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          Dans la même thématique : le fil de l’épée de Charles de Gaulle (si vous ne savez pas quoi lire). Ou comment un homme d’Etat français doit se comporter pour créer la fascination dans le foules.


        • guillaume Le 21 avril 2016 à 21h27
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          Le bon sens paysan et quelques références tout de même 😉

          Le livre de Charles de Gaulle s’inspire justement des travaux de LeBon, il insiste en particulier sur la “suggestion”, présentée comme la base des mécanisme de pouvoir dans les démocraties.

          En parlant du livre de LeBon, FD Roosevelt aurait confié que ce livre “resta toujours sur ma table pendant ma présidence”.

          Les maitres en la matière restent pour moi Edward Bernay et Walter Lippmann.


    • geedorah Le 20 avril 2016 à 13h16
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      c’est un fils de …
      les seules choses qui lui ont surement permis d’arriver où il est sont : une famille aisée pour de bonnes études, une famille aisée pour un bon milieu où s’épanouir et enfin une famille aisée qui lui file son premier job, et pas n’importe lequel …
      alors pour le selfmade man tu repasseras …


      • nicolas Le 21 avril 2016 à 00h45
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        Il a certes hérité mais il n’a pas fait comme beaucoup d’héritiers , à savoir tout dilapidé.

        Au contraire , avec ce qu’il a eu , il a bâti un empire que ça te plaise ou pas c’est ce qu’il a fait.

        Je ne suis pas du tout un pro Trump , loin de là , mais il faut tout de même savoir sortir de la caricature médiatique.

        Trump n’est pas un idiot c’est un fait.

        Savoir s’extraire des analyses grotesques des média , arrêter de faire des raccourcis , des simplifications , sortir du filtre des média modernes qui confinent au simplisme et souvent à dessein pour que nous évitions de nous rendre compte de la réalité , je pense que c’est l’objet de ce blog.


      • TZYACK Le 21 avril 2016 à 18h22
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        Il serait quand même à la tête de plus de 250 sociétés, soit 5 fois moins que Francis Bouyghes qui lui n’était, à l’origine, qu’un ingénieur du B.T.P.


    • Bozi Lamouche Le 20 avril 2016 à 22h38
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      S’ils ne veulent pas Trump, rien n’empêchera les Grands Délégués du parti Républicain de voter Clinton..


  2. Elgocho Le 20 avril 2016 à 03h27
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    Joliment observé, mais je ne sais pas si une analyse de l’auteur de BD nous révélera le score des prochaines élections. C’est bien de soulever le problème, mais bon. En France, on s’est farci un président en 2007 sur exactement le même genre d’arguments de campagne basés sur l’émotion (sauf qu’il n’a pas osé aborder les problèmes de torture, quand même) et ça a foiré en 2012.

    Pour ma part, je pense que si Thrump passe, le pays sera rapidement ingouvernable. Parce que l’opposition refusera de se faire écraser à ce point. Ou alors, lanceur d’alerte deviendra un devoir national faisant grossir de quelques nouveaux membres la population russe.

    Mais au niveau International, par contre, ça peut devenir flippant…


    • Grégory Le 20 avril 2016 à 09h26
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      Si Trump passe, il passera et la vie continuera. Comme elle a continué après que Reagan soit passé. Reagan qui fit du bon (désarmement nucléaire) et du mauvais (amérique du sud) et du compliqué (gagner la guerre froide, reaganomics). Trump fera mieux, ou pire, ou différent, mais normalement la terre ne devrait en tous cas pas s’arrêter de tourner.


      • LS Le 20 avril 2016 à 13h08
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        Ouais, bien sûr.
        Peut-on en dire autant (la vie continuera de manière a peu près semblable) de Clinton ?


        • ADAM Le 20 avril 2016 à 15h49
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          une élection de Clinton serait le pire qui puisse arriver au monde.


    • OFJ Le 20 avril 2016 à 11h27
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      Le pays est d’ores et déjà ingouvernable :
      – CIA et Pentagone s’affrontent en Syrie via des rebelles modérés qu’ils arment chacun de leur côté,
      – il y a un fort décalage entre les paroles de certains généraux et le département d’état,
      – l’establisment est complètement déconnecté des réalités, …
      Et ceci explique peut-être les succès de Trump et dans une moindre mesure de Sanders


  3. Rolland Le 20 avril 2016 à 04h06
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    C’est tellement vrai et terrible à la fois! Vrai parce que ce qui est écrit ici, nous le savons tous (du moins je l’espère); Terrible parce que c’est justement vrai. Les français ne dérogent pas à cette fatalité, il suffit de lire “La psychologie des foules” de Gustave Lebon pour s’en persuader, pourtant écrit il y a plus de 120 ans et peu de chose ont changé, pour ne pas dire rien.


  4. Desert Chicken Le 20 avril 2016 à 06h54
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    Pour resumer la pensée d’Adams : “Les faits sont têtus…mais tout le monde s’en moque”.


  5. Remsseks Le 20 avril 2016 à 07h20
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    Jouer sur les émotions : ressort totalitaire depuis la staffel propaganda, et il me semble clair que nous avons dans notre société le même problème. La faillite de l’éducation nationale nous conduit à devenir un peuple de zombies manipulables.


    • globule rouge Le 21 avril 2016 à 03h28
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      “jouer sur les emotions” est un resssort politique qui date pas d’aujourd’hui et les soit disante democraties en ont tout autant usé et continuent a en user.

      Dire que c’est un procédé propre aux systemes totalitaires me rend “perplexe”.

      Pour ma part je ne partage pas la these de l’auteur qui ferait de trump un genie de la psychologie, vu le nombre de balle qu’il s’est tiré dans le pied en disant parfois tout et son contraire

      Trump a defaut d’avoir un projet coherent me parait avoir la faculté d’oser, d’avoir un espece de “surmoi” moins grand par rapport aux autres plus restreint par leur adhesion a “l’establishment”, ce qui lui permet d’exploiter des voies politiques que les autres n’osent ou ne peuvent emprunté.
      Trump, me semble t’il, a pigé un truc, le rejet de beucoup d’americains par rapport a la pensee dominante, et donc essaye plutot de construire son discours politique sur le contraire de ce que dit “l’establishment”.


  6. Justinos Le 20 avril 2016 à 07h43
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    Il y a de la sophistique chez Trump. Pas la sophistique savante, laquelle est, philosophiquement parlant, peut-être bien plus intéressante et profonde que… la sophistique (dirait Nietzsche) platonicienne qui prétend se mettre au service du “vrai” et du “bien”. C’est une sophistique d’instinct, d’ingenium. Trump n’est pas sophiste, cependant, en ce qu’il ne produit pas des apparences (de raison), comme la répugnante (à mon humble avis) Clinton, mais des affects. Serait-il pour autant… “cynique” au sens vulgaire du terme ? Je pense qu’il est sincèrement désolé par beaucoup de choses qui altèrent le “rêve” américain (lequel est au moins un cauchemar pour les autres…). Et pour cela, je n’arrive pas – de loin, il est vrai – à le trouver antipathique, d’autant plus qu’il n’essaie justement pas de se rendre sympathique, à jouer les “good boy”. A défaut de Sanders…


    • vincent Le 20 avril 2016 à 07h57
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      Je le préfère aussi à l’autre, au moins sait on avec lui à quoi s’en tenir. Par contre je demeure inquiet sur ses prises de positions sur le moyen orient, intervention et tout cela, je croyais qu’il voulait mettre un terme à tout ça, en tout cas au moyen orient.


  7. Chevrier Michèle Le 20 avril 2016 à 07h43
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    Trump est très habile, il arrivera à ses fins qui est de renverser comme un pion l’Hilarante Clinton pour le plus grand bien du peuple Américain et des pays émergent.


  8. Macare Le 20 avril 2016 à 07h53
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    Trump va gagner côté Républicains, mais Sanders est loin d’être ridicule côté Démocrates

    Voir le décompte des deux camps au jour d’aujourd’hui :

    http://www.vox.com/a/presidential-primary-delegate-tracker


  9. dan Le 20 avril 2016 à 08h26
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    Si Trump applique ce qu’il dit, les USA resteront chez eux à s’occuper de leurs problèmes au lieu de vouloir régenter le monde et guerroyer un peu partout dans le monde, ou faire guerroyer les autres états inféodés à leur place, et cela me convient bien. Que cette nation foute la paix au monde et il ne s’en portera que mieux.
    Mais il y a un “si”.


    • silk Le 20 avril 2016 à 08h47
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      ben voyons : Trump a parlé de tapis de bombe sur l’Irak et considère aussi que les américains auraient du prendre le pétrole irakien avant de “partir”.
      Il n’est pas vraiment plus rassurant …


      • Chevrier Michèle Le 20 avril 2016 à 11h05
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        C’est pourtant facile à comprendre, si les Américains avaient prit le pétrole il ne serait pas aux mains de Daesh qui en tire profil.
        A mon avis Trump est rassurant.


      • yann Le 20 avril 2016 à 12h08
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        Non. Il est indéniable que Trump fait parti du courant traditionnel isolationniste américain. On peut le critiquer sur beaucoup de choses, mais en politique étrangère il veut une Amérique qui s’occupe d’abord de son territoire. Son problème c’est que les USA actuel ne peuvent pas vivre sans leur empire. Ils sont devenu trop dépendant de l’extérieur. Changer de cap prendra au moins un génération, c’est un travail de longue haleine où il ne suffira pas de faire des discours enflammés pour y arriver.


        • Chris Le 20 avril 2016 à 12h38
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          Le dollar agit comme de la morphine. Je doute que l’Amérique entreprenne volontairement une cure de désintoxication.


    • Grégory Le 20 avril 2016 à 09h29
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      Non, ce n’est pas ce qu’il dit. Il dit qu’il veut s’entendre avec la Russie, mais à l’inverse il dit qu’il fallait mettre la pression à l’Iran. Il prone l’intervention massive dans certains cas mais la retenue et le passage de main aux alliés à d’autres. Il propose au moins en apparence de rationaliser en fonction des moyens réels l’action US. Peut être une faiblesse de l’article ci-dessus à mon avis: Trump a bien un angle argumentaire puissant, qui est de montrer la folie réelle accomplie par les gens qui se prétendent raisonnables.


      • vlois Le 20 avril 2016 à 09h49
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        Il m’a semblé aussi comme vous qu’il ne souhaitait plus continuer l’OTAN comme avant.
        Enfin, ce n’est que des paroles de candidats… et le complèxe militaro-industriel chassé par la porte peut revenir par la fenêtre.


        • ADAM Le 20 avril 2016 à 15h57
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          Pour 240 ans d’existence les USA ont passé 222 années à être en guerre, Trump semble en avoir assez de cette situation, il semble considérer qu’avant de vouloir gérer chez les autres il serait bien de s’occuper de son propre pays, mais attention, s’il gouverne dans cet esprit il aura du fil à retordre avec les néocons et leur deep state.


  10. gallier2 Le 20 avril 2016 à 09h58
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    Juste pour le détail. La première BD n’est pas de Scott Adams mais de John Glynn. Pendant quelques semaines en début d’année, Scott Adams a ouvert son blog quotidien à des artistes de remplacement car il était trop occupé.


  11. Alae Le 20 avril 2016 à 10h26
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    Je doute du fait que Trump soit particulièrement habile ou manipulateur, en tous cas pas plus que la moyenne des Américains, qui sont nourris au clinquant de Hollywood, aux phrases pompeuses, à l’émotionnel et à l’exaltation nationaliste depuis leur plus tendre enfance. Si Trump joue sur ces ressorts, c’est qu’il n’a pas d’autres références : il est à 100% américain.

    Mais il ne manipule pas. Au contraire, il est d’une totale sincérité dans son ambition de sauver les USA. La preuve, en 1988, chez Oprah Winfrey (un mega talk-show américain), Donald Trump expliquait ses positions et parlait de se présenter à la présidence si le pays continuait à s’enfoncer dans une voie qu’il considérait désastreuse.
    On a la vidéo. Il n’a pas varié d’un iota.
    https://www.youtube.com/watch?v=GZpMJeynBeg
    On aime les solutions de Trump ou on ne les aime pas (là n’est pas la question), mais n’allons pas l’accuser de ce qu’il n’est pas.

    En revanche, tout ce que Dilbert dit s’applique intégralement à Hillary Clinton.


    • olivier69 Le 21 avril 2016 à 22h50
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      Lorsque j’entends dire 100% américains ? C’est plutôt radical, non ? Les sud-américains ne sont pas 100% ? Certains diraient, on se comprend (et/ou encore c’est une façon de parler). Moi, non…
      Ce genre de propos prête à confusion. Car, c’est en référence au sémitisme (cf nazisme et/ou de fascisme) ou à la culture des US (mélange de politiques et de religions) ? Ne tournons pas autour du pot…. Rien de provoquant, mais seulement un questionnement pour que l’on puisse s’accorder sur le sens. Le bruit et la force des mots par petite touche sont destructeurs….
      Vous croyez que j’exagère ? C’est toujours à postériori que l’on se dit “je ne pensais pas”.
      Car, qu’est-ce qu’un américain à 100% ? Ce n’est apparemment pas un américain à 99%….Voyez-vous où je veux en venir ? On ne pourra pas me reprocher d’avertir.
      ps : pour le reste, rien à dire. Ne le prenez pas mal, alae, mais si vous voulez oeuvrer pour un monde meilleur, soyez plus mesurer. Notamment, en ce moment..Merci..


  12. Bananonyme Le 20 avril 2016 à 10h27
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    Oui oui oui, on sait, l’homme est mauvais, irrationnel, c’est la guerre permanente de tous contre tous, l’homme est un cancer sur Terre, mon dieu sauvez-nous de nous-mêmes, etc. etc.
    C’est un discours indigne d’être tenu par des universitaires. On a déjà trop entendu ces vulgarisations, qui n’ont d’ailleurs jamais rien apporté au débat, si ce n’est tenté d’excuser la plate incompétence de certains.

    La vérité, cruelle, c’est que les émotions sont des indices pour la raison et que Trump, derrière tout ce qu’on peut lui reprocher en tant qu’européens vivant sur un autre continent, est en réalité un leader qui prend le pays dans une direction neuve. La foule ne peut pas comprendre ce qu’il est urgent de faire, et pas même Trump (ni personne d’autre), tant la compléxité des sociétés dans lesquelles nous vivons est profondément inhumaine ; mais ces gens, les américains, voient en M. Trump ce qu’ils n’ont pas vu depuis très longtemps : quelqu’un de viril, qui parle leur langue et qui est très curieux quant à l’exploration du domaine des possibles.

    Ils ont fini par comprendre que là où l’Establishment les a menés pendant plus de 30 ans est une impasse totale ; car ce n’est qu’aujourd’hui que cela les affecte directement. Mais ce ne sont que les symptômes d’une maladie qui dure déjà depuis bien longtemps, trop longtemps. Rien ne peut sauver la société américaine de la crise qui vient.


  13. triari Le 20 avril 2016 à 10h56
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    Pas convaincu. Les gens irrationnels votent Trump ? Mais est-ce si irrationnel que ça de préférer un clown comme Trump à une folle qui pourrait déclarer la guerre à la Russie, au frère de Bush ou à un Manuel Valls latino-américain ?


  14. Sébastien Le 20 avril 2016 à 12h41
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    Trump le manipulateur, le diabolique. Quel festival. Il est peut-être seulement naturel, lui-même?


  15. Furax Le 20 avril 2016 à 13h16
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    Trump est sans aucun doute un génie du marketing, de la communication, de la manipulation, … etc. Mais comme il a été deja dit, c n’est pas une exception. Tous les grands politiques pratiquent la même chose.

    La vraie question c’est : pourquoi la démarche réussit avec Trump alors qu’elle ne marche plus avec les autres politiciens du système et leurs soutiens des médias mainstream ?

    Réponse :
    Primo parce que Trump vend le produit politique que veut une large partie de l’électorat populaire américain.
    Secundo parce que cet electorat populaire américain en a suffisamment fait l’expérience pour savoir que les politiciens et médias mainstream ont transformé la démocratie américaine en simulacre et les cocufieront une nouvelle fois. Ils veulent donc s’en débarrasser.
    Tertio parce que le chantage moral politiquement correct est beaucoup moins puissant dans la société Us que dans les sociétés europeennes parce qu’il y a aux USA une culture démocratique venant de la base beaucoup plus forte qu?en Europé où les élites tiennent encore mieux la population.


  16. Chris Le 20 avril 2016 à 13h19
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    Une nouvelle vient de tomber :
    http://www.romandie.com/news/Moscou-ne-devra-pas-verser-50-milliards-aux-actionnaires-de-Ioukos/696383.rom
    La Russie n’est plus redevable de 50 milliards aux actionnaires Ioukos

    Notre Ayrault national fustige Kiev et épargne Moscou … :
    http://premium.lefigaro.fr/international/2016/04/19/01003-20160419ARTFIG00351-ayrault-sermonne-kiev-et-epargne-moscou.php?a3=763-1268193-889338&een=fbfdcf04b79019411c909728f4d81296&seen=6&m_i=tQdukBItWV7pDFtLqIWklL6axrSWrUdPOXPw18aXPfI8cBVI_aRE%2B8gz0M0u7ODZVNQnCF2cwGYGoGhda7f9GuzchIPNC9Jttx#xtor=EPR-300-%5Bmatinale%5D-20160420

    On dirait que le Panamagate est à l’oeuvre.
    Et qu’il pourrait bien s’agir d’une opération russe comme le suggérait Brooking Institute.
    Les lignes bougent tout à coup. Et par des “non nommés” !
    J’attends d’autres événements qui confirmeraient la tendance.


  17. g Le 20 avril 2016 à 13h49
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    Quelques extraits d’une (longue) interview donnée à Playboy il a presque 30 ans:
    http://www.zerohedge.com/news/2016-01-25/real-donald-trump-fascinating-interview-1990

    – Then what does all this-the yacht, the bronze tower, the casinos-really mean to you?
    – Props for the show.
    – And what is the show?
    – The show is “Trump” and it has sold out performances everywhere. I’ve had fun doing it and will continue to have fun, and I think most people enjoy it.


  18. sissa Le 20 avril 2016 à 16h29
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    Ouais…
    Pas vraiment convaincu.
    Jouer sur l’émotion, c’est bien, mais il va falloir ensuite affronter le vote des groupes qu’il a su également émouvoir en les insultant.
    Quand on s’est mis à dos à peu près tout ce qui n’est pas mâle hétérosexuel blanc, on risque quand même de ramer un peu.
    Ceci dit, s’il arrive à faire oublier ses outrances et arrive à remporter l’élection, là je dis chapeau l’artiste.


  19. FifiBrind_acier Le 20 avril 2016 à 19h19
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    Point de vue de Chomsky:
    ” Donald Trump est en train de gagner, parce que l’Amérique blanche est en train de mourir”
    http://reseauinternational.net/chomsky-donald-trump-est-en-train-de-gagner-parce-que-lamerique-blanche-est-en-train-de-mourir/


  20. lon Le 20 avril 2016 à 20h36
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    Les êtres humains ne sont pas profondément ” irrationnels ” , ils sont gouvernés par leur affectif, ce qui est tout à fait normal et rationnel .


  21. Wilemo Le 21 avril 2016 à 13h20
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    Article moyen. Non qu’il ne dit rien d’intéressant, mais pas sûr qu’il aie sa place ici. 1/ Trump n’est ni français, ni aux responsabilités. Autrement dit, nous ne pouvons rien faire pour/contre sa possible élection. Et du coup, l’article ne s’intéresse pas au programme de Trump mais à sa personnalité et ses pratiques populistes. Ca me rappelle le supposé syndrome d’Asperger chez Poutine. Mais soit. 2/ S’il s’agit alors de parler de techniques manipulatoires, alors effectivement, il existe toute une littérature très très accessible pour comprendre ces choses, et sans doute des illustrations bcp plus nationales. Ici, j’ai l’impression qu’on surfe sur Trump pour le plaisir de s’en gausser. Cela ne conduit qu’à éventuellement le trouver fou ou machiavélique (en tout cas, pas sympa), s’en indigner… et nous révéler impuissant à y faire quoi que ce soit !

    Alors on se demande… mais de quoi parle l’article, finalement ?
    PS : Pour éviter de se faire manipuler, il faut 1/ arrêter de croire que l’on est unique et non-manipulable, et 2/ savoir reconnaître les techniques manipulatoires.


  22. olivier69 Le 21 avril 2016 à 15h58
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    Bonjour,
    Donc, ce monsieur dit que nous sommes irrationnels ? Pourquoi écrit-il alors ? Pour se joindre à nous, dans le cadre d’une irrationalité ? Chercher pas, il n’y a rien à comprendre….
    Cependant, il va qu’en même, nous expliquer. Je crois surtout qu’il se prend pour ce qu’il n’est pas. Le titre ? Sans doute aussi, n’est-il pas l’objectif d’une stratégie. Il est là, par hasard…

    Ce qui me contrarie le plus, c’est que ce type de discours sur la condition humaine est enseigné au sein de l’institution publique, dès l’école élémentaire. Elle renforce la conviction, au lieu d’être une réflexion philosophique ultérieure, propre à l’identité. L’évidence n’a plus besoin de la raison en diminuant davantage la frontière poreuse entre la conscience et l’inconscience. A l’image de l’entonnoir ou cône de Bergson mais qui s’inverse de façon dynamique. Cela donne une adhésion d’autant plus forte.

    Ce phénomène contribue à développer une légitimité comportementale qui s’auto-entretient, puisque que consolidée au sein même du groupe. Des comportements psychotiques en désespoir de cause, symbolise l’alternative intellectuelle comme un échappatoire. La volonté d’exister par l’autre, à n’importe quel prix, conduit à une production de mises en scène, en perspective dans le but d’obtenir une reconnaissance collective.


    • olivier69 Le 21 avril 2016 à 16h04
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      Sur certains aspects, un côté théâtral se détache, par l’apparence d’un sentiment d’appartenance, formant une hystérie collective artistique. Plus acteur délibéré qu’observateur dans une dialectique des déterminismes moribonds et des certitudes spéculatives, l’auto-réalisation. Les simulacres de joie de vivre conduiront inévitablement le restant de la population à trouver des alternatives radicales, expression d’une violence redistribuée.

      A l’inverse, les véritables paysans de la pensée préfèreront être des artisans de leurs propres existences en affrontant les véritables dangers de la vie en communauté. Responsables et déjà coupables de leurs réflexions, ils n’attendront pas la fiction des idéologies miraculeuses et/ou apocalyptiques. La philosophie est une science parce que l’esprit critique est libératoire. La connaissance n’est pas la récompense monopolistique d’un spectacle.

      Trump ? Il ne peut pas être, ce qu’il n’est pas encore. Mais, il est, en partie, ce qu’il a voulu être. C’est probablement ce qui explique une part de son succès.


  23. Krystyna Hawrot Le 22 avril 2016 à 00h08
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    “Les gens sont irrationnels”… cette assertion est typiquement le résultat du conditionnement par la psychobiologie américaine. Comme ça, plus besoin de faire des efforts, on ne peut rien changer puisque les gens sont irrationnels! Ca permet de faire fi de la philosophie, de l’histoire, des différentes cultures… Au fait, l’auteur de cet article devrait dire “en politique les Etats Uniens sont irrationnels”. Ca serait plus juste et plus modeste.


  24. Reality Le 22 avril 2016 à 22h50
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    En d’autres termes, Trump n’a le génie que de la manipulation des pauvres âmes … ouh le vilain pas-beau !
    Sans même parler du contenu qualitatif du message politique d’un Trump, peut être éveille-t-il chez un certain nombre des questions essentialistes comme :
    – ou nous mène le capitalisme effréné,
    – quand est-il des tensions géopolitiques qui peuvent nous mener à l’annihilation,
    – et oui ! il y a encore des solutions politiques volontaristes (ce que je ne crois plus).

    Trump a donc réussi le tour de force de s’auto-hypnotisé ? héhé


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