Poursuite de la série, pour changer un peu de la crise économique : le désormais classique point météo mensuel…

Bilan mensuel pour mars 2012, que je commenterai peu, les images parlant d’elles-mêmes…

En France

Analyse Météo-France pour Mars 2012
Source : Météo France

Températures

Climat Températures France

Climat Températures France

“Le mois de mars a été relativement chaud avec une température moyenne mensuelle sur la France supérieure à la normale de +2.3 °C. Les maximales ont été particulièrement excédentaires, de +3.7 °C en moyenne, classant ce mois de mars 2012 au troisième rang des mois de mars ayant connu les maximales les plus chaudes depuis 1900.”

Vent

Climat France

Climat France

“Le vent a été proche des valeurs saisonnières sur la majeure partie du pays. Il a été très discret sur des régions habituellement très ventées : la pointe bretonne, du Cotentin au Pas-de-Calais, le long de la frontière belge, la Provence et la Corse.”

Ensoleillement

Climat France

Climat France

(les données sont en pour-cents, donc rose = “au dessus de la moyenne”)

 

“Ce mois de mars figure avec 1961 et 1953 parmi les plus ensoleillés depuis 1950. Normale sur le pourtour méditerranéen, l’insolation a été excédentaire de plus de 50% sur un large quart nord-est ainsi que de la Bretagne, à la Normandie et à l’Île-de-France.”

Précipitations

Climat Précipitations France

Climat Précipitations France

(les données sont en pour-cents, donc rose = “en dessous de la moyenne”)

Climat Précipitations France

Climat Précipitations France

“Les cumuls de pluie ont été très déficitaires sur la France à l’exception du Nord – Pasde-Calais, ainsi que localement dans les Pyrénées-Orientales. Moyennée sur l’ensemble du territoire, la pluviométrie est inférieure d’environ 60 % à la normale. Le déficit le plus marqué, proche de 80 %, concerne les régions Provence – Alpes-Côte d’Azur et Alsace.”

“Avec la prédominance de conditions anticycloniques, février 2012 a été extrêmement sec. Les précipitations de ce mois de février sont fortement déficitaires sur l’ensemble du pays et sont restées inférieures à 20 mm sur la quasi totalité du territoire. Sur la moitié sud du pays, les cumuls de précipitations représentent généralement moins de 20 % de la normale et sont à peine plus élevés sur la moitié nord. En moyenne sur la France, le déficit est le plus remarquable depuis 1959.

Depuis le début de l’année hydrologique (septembre 2011), le déficit pluviométrique à l’échelle nationale est particulièrement marqué (22% par rapport à la normale en moyenne sur la France). Par rapport à la situation au 1er février, le déficit s’est aggravé sur l’ensemble du territoire. Il est également plus sévère qu’en 2011 et est proche de celui de 2005. Les cumuls de précipitations sont ainsi déficitaires de 25 à 50% sur la moitié ouest de la France et notamment sur le quart sud-ouest du pays où le déficit pluviométrique sur 6 mois est parfois proche des records sur 50 ans. Ils restent proches des normales presque partout ailleurs.”

En conséquence, on a au niveau des précipitations efficaces (= eau disponible pour l’écoulement et la recharge des nappes) :

Précipitations efficaces France

Précipitations efficaces France
“Sur l’ensemble de la France, le cumul des pluies efficaces depuis septembre 2011 est déficitaire par rapport à la normale. Seuls la plaine des Pyrénées-Orientales, la région de La Porta (Haute-Corse) et l’ouest du Var bénéficient d’un cumul excédentaire, grâce aux précipitations importantes de l’automne 2011. Le déficit représente 50 à 75% de la normale de l’Ille-et-Vilaine et de la Mayenne au sud des Pays de la Loire, dans le nord du Bas-Rhin, dans les plaines de Midi-Pyrénées, sur le sud de l’Auvergne, localement dans l’Ardèche et la Drôme ainsi que dans la région de Marseille (Bouches-du-Rhône) où le déficit dépasse localement 75%.”

Eau dans le sol

Eau dans le sol France

Eau dans le sol France

“L’humidité des sols est proche de la normale sur l’ensemble du territoire avec cependant, dans la plupart des régions, une tendance à l’assèchement par rapport à la situation du 1er février. Le déficit atteint localement 30 à 60% sur le nord de la HauteLoire, la Balagne, la région marseillaise ainsi que du nord de la Haute-Garonne au sud-est du Tarn-et-Garonne et à l’ouest du Tarn. A contrario, les reliefs de la Savoie aux Hautes-Alpes, qui ont bénéficié de chutes de neige fréquentes sur leurs massifs, présentent une humidité des sols supérieure à la normale.”

État des nappes

Nappes d'Eau France

“Le niveau des nappes au 1er mars 2012 est hétérogène d’une région à l’autre. Une grande majorité des réservoirs (80%) affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien, sur le secteur du Rhône et dans le sudouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, la nappe de la Craie en Touraine ou encore les nappes du bassin de la Garonne amont. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.

En ce début d’année 2012, sur l’ensemble du territoire, les niveaux en baisse sont majoritaires (51%). 26% seulement des indicateurs présentent des niveaux stables et moins d’un quart des points de suivi est en hausse (24%). Sur de nombreux secteurs et notamment sur le pourtour sud du Bassin Parisien, sur le sudest de la France ou encore le nord du bassin Aquitain, une situation de baisse relative des niveaux est observée. On note ainsi, à l’échelle nationale, que la période de recharge hivernale des nappes n’est pas encore effective. L’absence de recharge sur les premiers mois de l’année 2012 risque d’affecter la capacité d’exploitation des eaux souterraines dans les mois à venir”

Bilan de l’hiver 2011-2012

(décembre, janvier, février)

saison évolution températures

saison températures

L’hiver 2011-2012 s’est montré particulièrement contrasté en France métropolitaine, alternant douceur et froid exceptionnel, pluies abondantes et déficit de précipitations.

Si la température moyennée sur la France et sur l’ensemble de l’hiver a été conforme à la normale, elle masque d’importantes variations. Les températures ont été très douces en décembre et janvier, avant de chuter brusquement fin janvier. Dès lors, une vague de froid remarquable a touché l’ensemble du pays jusque vers la mi-février, la fin de l’hiver connaissant ensuite des températures plus proches des normales.

saison précipitations

Après un mois de décembre abondamment arrosé à l’exception notable des régions méditerranéennes, les précipitations de janvier n’ont concerné que le Nord-Est et le nord des Alpes, précédant un mois de février remarquablement sec. Sur l’ensemble de la saison, le bilan pluviométrique est extrêmement déficitaire sur les régions méditerranéennes avec des cumuls de pluie souvent inférieurs à 20 % de la normale : cet hiver s’y classe parmi les plus secs depuis 1959. Sur le reste de la France, le bilan est contrasté : nettement déficitaires de la Bretagne au Sud-Ouest, les pluies ont été plus proches des normales ailleurs, voire parfois excédentaires sur le Nord et le Nord-Est de la France.

saison ensoleillement

L’ensoleillement a été généreux cet hiver, notamment grâce à un mois de février très ensoleillé. Des Pays de la Loire aux frontières du Nord et du Nord-Est ainsi que sur les régions méditerranéennes, les durées d’ensoleillement ont été 20 % à 40 % supérieures à la moyenne**. Partout ailleurs, l’ensoleillement a été plus proche de la moyenne.

Vague de froid de février 2012 en France

Du 1er au 13 février 2012, la France a connu une vague de froid exceptionnelle qui a touché l’ensemble du pays.

Au cours des premiers jours de février, un puissant anticyclone positionné de la Scandinavie à la Russie s’est progressivement étendu vers l’Europe occidentale apportant sur ces régions des masses d’air continentales extrêmement froides. Les températures ont alors chuté rapidement et dès le 2 février, des valeurs de –6 °C à –10 °C ont été observées sur la moitié nord du pays. Le froid s’est intensifié les jours suivants, les sols enneigés jouant un rôle d’accélérateur du refroidissement nocturne. Entre les 4 et 12 février, des températures de –10 °C à –14 °C ont été observées quotidiennement sur plusieurs régions. Mais localement, le froid a été parfois plus marqué encore avec des valeurs inférieures à –16 °C voire –18 °C jusqu’à basse altitude. Dans ces conditions, les journées sans dégel ont été fréquentes dans l’intérieur du pays, y compris dans la moitié sud. A partir du 13 février le radoucissement s’est amorcé par le Nord de la France, s’accentuant le lendemain.

Durant cet épisode, les températures très basses se sont accompagnées d’un vent souvent soutenu qui a considérablement accru la sensation de froid, ainsi que de chutes de neige jusqu’à basse altitude n’épargnant pas même les régions méditerranéennes.

Si la vague de froid a concerné tout le pays, l’extrême Ouest de la France a connu malgré tout des conditions un peu moins sévères.

vague de froid 2012

A l’échelle de la France, cet épisode est tout à fait exceptionnel : une telle vague de froid n’avait pas été observée dans le pays depuis janvier 1987. En termes d’intensité globale, il s’agit de la cinquième vague de froid la plus sévère observée depuis 1947 en France. Cette vague de froid qui a duré treize jours se caractérise aussi par sa durée relativement longue. Mais que ce soit en termes de durée ou d’intensité globale, elle reste malgré tout bien loin des vagues de froid historiques de février 1956, janvier/février 1963 et janvier 1985. Elément notable, le pic de froid maximal atteint au cours de cet épisode est resté assez modeste, comparé à ceux de la plupart des vagues de froid antérieures à la fin des années 1980.

Surveillance sécheresse

sécheresse

Depuis le début du mois d’avril, la disparition des conditions anticycloniques qui protégeaient l’Europe de l’ouest des précipitations a permis le passage de perturbations pluvieuses sur l’ensemble du pays.

Cette situation, bien venue pour la végétation compte tenu de la sécheresse de ces derniers mois, fait suite à une période de recharge de septembre 2011 à mars 2012 particulièrement déficitaire pour le remplissage des nappes.

En ce début avril, les sols superficiels restent malgré ces pluies, encore très secs sur l’ensemble du pays.

En Europe

Températures

Températures moyennes du mois :

Climat Températures Europe

Anomalies de température du mois = différences par rapport à la moyenne historique :

Climat Températures Europe

Températures moyennes des 3 derniers mois :

Climat Températures Europe

Anomalies de température des 3 derniers mois :

Climat Températures Europe

Précipitations

Précipitations moyennes du mois :

Climat Précipitations Europe

Anomalies de précipitations du mois :

Climat Précipitations Europe

Précipitations moyennes des 3 derniers mois :

Climat Précipitations Europe

Anomalies de précipitations des 3 derniers mois :

Climat Précipitations Europe

Aux États-Unis

Anomalies de température du mois :

Climat Températures États-Unis

NB. : 8°F = 4,4 °C

Les évènements marquants ont été les suivants :

Climat Bilan États-Unis

À lire sur le bulletin américain de la NOAA

Dans le Monde

Tout d’abord, voici une synthèse des évènements du mois, par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, agence gouvernementale américaine) :

Elle est malheureusement en anglais, mais bon, chez Météo-France, on ne trouve presque aucune donnée pertinente accès libre, alors avant qu’ils s’occupent du Monde… A contrario, mention très spéciale à la NOAA et à son National Climatic Data Center, pour l’immense qualité des informations.

Climat Bilan Monde Planète

Le bilan du mois est le suivant :

Climat Bilan Monde Planète

À lire sur le bulletin global de la NOAA

Températures

Anomalies de température du mois :

Climat Températures Monde Planète

Climat Températures Monde Planète

Climat Températures Monde Planète

Précipitations

Anomalies de précipitations du mois (en mm de précipitations) :

Climat Précipitations Monde Planète

Anomalies de précipitations du mois (en % par rapport à la moyenne):

Climat Précipitations Monde Planète

Météo Solaire

Je vous rappelle que les billets de l’étude approfondie du Soleil et de ses cycles réalisée dans le cadre du dossier sur le Réchauffement Climatique sont disponibles ici :

Voici la carte des prévisions du cycle solaire pour les mois à venir :

cycle solaire actuel estimé par la Nasa

Le pic du cycle 24 est actuellement estimé par la NASA à 61 taches solaires par jour, au printemps 2013. (rappel : prévision 12/2011 : 96 taches/j en février 2013 ; prévision 02/2012 : 59 taches/j début 2013 ;)


À suivre le mois prochain ! :)

P.S. : Les archives de ce point Météo sont ici : point météo mensuel

3 réponses à 1370 Point Météo – Mars 2012

  1. NC Le 22 avril 2012 à 07h06
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    Résultat des températures trop élevées cet hiver aux USA : le prix du gaz livrable là-bas est au plus bas.
    A écouter sur ce sujet, l’excellente “chronique des matières premières” sur RFI ( link to rfi.fr )
    Pour ceux qui auraient peur que le ciel leur tombe sur la tête à coups de tempêtes solaires : link to passeurdesciences.blog.lemonde.fr
    Bon dimanche !
     
     


  2. ETIEN Le 22 avril 2012 à 18h44
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    Joli côté décalé ce billet, soir du 1er tour;-)


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