Important article du New-York Times, très peu repris…

Tout ceci ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant, surtotu dans un grand média…

Source : The New York Times, le 23-01-2016.

Des musulmans chiites de Karachi au Pakistan ont manifesté contre la décapitation, ce mois-ci, d’un religieux dissidentpar les Saoudiens. L’administration Obama ne l’a pas publiquement condamnée. Crédits : Rizwan Tabassum/Agence France-Presse — Getty Images

Washington — Lorsque le Président Obama a secrètement autorisé la Central Intelligence Agency à commencer à armer les combattants rebelles de Syrie en 2013, l’agence d’espionnage savait qu’elle aurait un partenaire disposé à aider à financer l’opération clandestine. C’était le même partenaire sur lequel la CIA s’est appuyée pendant des décennies pour son argent et sa discrétion dans les conflits lointains : le royaume d’Arabie saoudite.

Depuis lors, la CIA et son homologue saoudienne maintiennent un accord inhabituel pour la mission d’entraînement des rebelles, à laquelle les Américains ont donné le nom de code Timber Sycamore. Avec cet accord, selon d’actuels et anciens hauts fonctionnaires, les Saoudiens fournissent à la fois des armes et de grosses sommes d’argent, et la CIA dirige l’entraînement des rebelles au maniement des fusils d’assaut AK-47 et des missiles antichars.

Le soutien aux rebelles syriens n’est que le chapitre en cours d’une relation qui dure depuis des dizaines d’années entre les services d’espionnage d’Arabie saoudite et les États-Unis, une alliance qui a traversé le scandale Iran-Contra, le soutien des moudjahidines contre les Soviétiques en Afghanistan et les combats par procuration en Afrique. Quelquefois, comme en Syrie, les deux pays ont travaillé de concert. D’autres fois, l’Arabie saoudite a simplement signé des chèques, souscrivant aux activités clandestines américaines.

Les secrets du royaume

Des décennies de coopération discrète

Les programmes conjoints d’armement et d’entraînement se poursuivent, auxquels d’autres nations du Moyen-Orient contribuent, alors que les relations entre les États-Unis et l’Arabie saoudite — et la position du royaume dans la région — fluctuent. Les liens traditionnels, pétrole bon marché et géopolitique, qui ont longtemps rapproché les pays se sont desserrés avec le déclin de la dépendance américaine au pétrole étranger et avec les mouvements discrets de l’administration Obama pour un rapprochement diplomatique avec l’Iran.

Et pourtant l’alliance persiste, maintenue à flot sur une mer d’argent saoudien et par une reconnaissance des intérêts propres de chacun. En plus des vastes réserves de pétrole de l’Arabie saoudite et de son rôle de repère spirituel pour le monde musulman sunnite, cette relation ancienne en matière de renseignement aide à comprendre pourquoi les États-Unis ont été réticents à critiquer ouvertement l’Arabie saoudite sur ses violations des droits de l’homme, son traitement des femmes et son soutien à la souche extrême de l’islam, le wahhabisme, qui a précisément inspiré plusieurs des organisations terroristes que combattent les États-Unis. L’administration Obama n’a pas publiquement condamné la décapitation, ce mois-ci, par l’Arabie saoudite, d’un religieux dissident chiite, le cheikh Nimr al-Nimr, qui avait défié la famille royale.

Même si les Saoudiens ont affirmé publiquement contribuer à l’armement de groupes rebelles en Syrie, l’étendue de leur participation à la campagne d’actions clandestines de la CIA et leur soutien financier direct n’ont pas été révélés. Des interviews d’une demi-douzaine responsables américains en poste et à la retraite, et des sources provenant de plusieurs pays du golfe Persique ont permis d’en reconstituer les détails. La plupart se sont exprimés sous couvert d’anonymat parce qu’ils n’étaient pas autorisés à parler du programme.

Dès que l’opération de la CIA a commencé, l’argent saoudien l’a soutenue.

« Ils ont compris qu’ils ont besoin de nous, et nous comprenons que nous avons besoin d’eux, » a déclaré Mike Rogers, originaire du Michigan, ancien membre républicain du Congrès et président du House Intelligence Committee quand l’opération de la CIA a commencé. M. Rogers a refusé de discuter des détails du programme classifié.

Les hauts fonctionnaires n’ont pas révélé le montant de la contribution saoudienne, bien plus importante que celle des autres nations, au programme d’armement des rebelles contre l’armée du président Bachar el-Assad. Mais on estime le coût total de l’armement et de l’entraînement à plusieurs milliards de dollars.

La Maison-Blanche a couvert le financement clandestin par l’Arabie saoudite — et par le Qatar, la Jordanie et la Turquie — à un moment où M. Obama a poussé les États du Golfe à jouer un rôle plus grand dans la sécurité de la région.

Le roi Salmane d’Arabie saoudite et le président Barack Obama en septembre à la Maison-Blanche. Crédits Gary Cameron/Reuters

Les porte-parole de la CIA et de l’ambassade saoudienne à Washington ont refusé tout commentaire.

Quand M. Obama s’est engagé à armer les rebelles au printemps 2013, c’était en partie pour essayer de gagner le contrôle de la mêlée générale dans la région. Les Qataris et les Saoudiens acheminaient des armes en Syrie depuis plus d’un an. Les Qataris avaient même fait entrer des cargaisons de missiles portatifs FN-6 chinois par la frontière turque.

Les efforts saoudiens étaient dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, à l’époque chef du renseignement, qui ordonnait aux espions saoudiens d’acheter des milliers d’AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles syriens. La CIA a aidé à obtenir les commandes d’armes pour les Saoudiens, notamment une grosse transaction en Croatie en 2012.

A l’été 2012, un sentiment de liberté s’était répandu le long de la frontière turque avec la Syrie, avec l’acheminement, par les nations du Golfe, d’argent et d’armes à des groupes rebelles — même à certains dont les responsables américains craignaient qu’ils n’aient des liens avec des groupes radicaux comme Al-Qaïda.

La CIA était particulièrement sur la touche durant cette période, autorisée par la Maison-Blanche sous le programme d’entraînement Timber Sycamore à livrer une assistance non létale aux rebelles, mais pas d’armes. À la fin 2012, selon deux anciens hauts responsables américains, David H. Petraeus, alors directeur de la CIA, a sermonné sérieusement les responsables du renseignement de plusieurs nations du Golfe lors d’une rencontre près de la mer Morte en Jordanie. Il leur a reproché d’avoir envoyé des armes en Syrie sans se coordonner entre eux ou avec les agents de la CIA en Jordanie et en Turquie.

Des mois plus tard, M. Obama a donné son accord pour que la CIA commence à armer directement et à entraîner les rebelles à partir d’une base en Jordanie, amendant le programme Timber Sycamore afin d’autoriser l’assistance létale. Selon la nouvelle disposition, la CIA a dirigé l’entraînement, pendant que la Direction générale du renseignement d’Arabie saoudite a fourni l’argent et les armes, dont des missiles antichars TOW.

Les Qataris ont aussi aidé à financer l’entraînement et permis qu’une base qatarienne soit utilisée comme lieu d’entraînement supplémentaire. Mais des responsables américains ont dit que l’Arabie saoudite était de loin la plus grosse contributrice à l’opération.

Alors que l’administration Obama a vu cette coalition comme un argument de vente au Congrès, certains, dont le sénateur Ron Wyden, un démocrate de l’Oregon, ont soulevé la question de savoir pourquoi la CIA avait besoin de l’argent saoudien pour son opération, selon un ancien responsable américain. M. Wyden a refusé tout entretien, mais son bureau a publié une déclaration appelant à plus de transparence. « Les hauts responsables ont déclaré publiquement que les États-Unis essaient d’augmenter les capacités sur le champ de bataille de l’opposition anti Assad, mais ils n’ont pas fourni de détails au public montrant comment cela se passe, quelles agences américaines sont impliquées, ou avec quels partenaires ces agences travaillent », disait le communiqué.

Quand les relations entre les pays concernés par le programme d’entraînement se tendent, il revient souvent aux États-Unis de négocier des solutions. En tant qu’hôte, la Jordanie attend des paiements réguliers des Saoudiens et des Américains. Quand les Saoudiens paient en retard, selon un ancien haut responsable du renseignement, les Jordaniens se plaignent aux responsables de la CIA.

Alors que les Saoudiens ont financé les précédentes missions de la CIA sans engagement, l’argent pour la Syrie vient avec des exigences, ont dit des responsables en poste et à la retraite. « Ils veulent une place à la table et ils veulent pouvoir dicter sera l’ordre du jour », raconte Bruce Riedel, ancien analyste de la CIA et aulourd’hui membre éminent de la Brookings Institution.

Le programme d’entraînement de la CIA est séparé d’un autre programme d’armement des rebelles syriens, un programme que le Pentagone a dirigé et qui s’est terminé depuis. Il était conçu pour entraîner les rebelles à lutter contre les combattants de l’État islamique en Syrie, contrairement au programme de la CIA, qui s’intéresse aux groupes rebelles qui se battent contre l’armée syrienne.

Sur cette photo datant de 2007, le prince Bandar ben Sultan, qui a ordonné à des espions saoudiens d’acheter des milliers de fusils d’assaut AK-47 pour les rebelles syriens. Crédits Hassan Ammar/Agence France-Presse — Getty Images

Même si une alliance du renseignement est au centre du combat en Syrie et a été importante dans la guerre contre Al-Qaïda, une source constante d’irritation des relations américano-saoudiennes est simplement combien de citoyens saoudiens continuent à soutenir des groupes terroristes, disent des analystes.

« Plus l’argumentaire devient, Nous avons besoin d’eux comme partenaires contre le terrorisme, moins il est convaincant, » dit William McCants, ancien conseiller en contre-terrorisme au département d’État et auteur d’un livre sur l’État islamique. « Si c’est simplement une conversation sur la coopération dans le contre-terrorisme, et si les Saoudiens sont une grande partie du problème en premier lieu, alors comment cet argument peut-il convaincre ? »

À court terme, l’alliance reste solide, renforcée par une obligation entre les maîtres de l’espionnage. Le prince Mohammed ben Nayef, ministre de l’Intérieur saoudien qui a pris en charge l’effort d’armement des rebelles syriens du prince Bandar, connaît le directeur de la CIA, John O. Brennan, depuis l’époque où M. Brennan était le chef de la station de l’agence à Riyad dans les années 90. D’anciens collègues disent que les deux hommes restent proches, et le prince Mohammed s’est fait des amis à Washington avec ses actions offensives pour démanteler des groupes terroristes comme Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Le poste qu’occupait autrefois M. Brennan à Riyad est, plus que celui d’ambassadeur, le véritable siège du pouvoir américain dans le royaume. D’anciens diplomates se souviennent que les discussions les plus importantes transitaient toujours par le chef de la station de la CIA.

Des responsables du renseignement en poste et à la retraite, disent qu’il y a toujours un avantage à ce mode de communication : les Saoudiens sont beaucoup plus réceptifs à la critique américaine quand elle est faite en privé, et ce canal secret a fait plus pour orienter le comportement saoudien vers les intérêts de l’Amérique que n’importe quel reproche public.

Les racines de la relation sont profondes. À la fin des années 70, les Saoudiens ont organisé ce que l’on connaissait comme le « Safari Club, » une coalition de nations incluant le Maroc, l’Égypte et la France, qui a dirigé des opérations en Afrique à une époque où le Congrès avait cloué les ailes de la CIA après des années d’abus.

Les groupe des quatre du gouvernement d’Arabie Saoudite

Bref retour sur les personnalités les plus puissantes du royaume et sur leur position pour la succession parfois compliquée.

« Et ainsi, le royaume, avec ces pays, a aidé d’une certaine façon, je le crois, à garder le monde en sécurité à une époque où les États-Unis n’en étaient pas capables », se rappelle le prince Turki Al-Fayçal, un ancien dirigeant du renseignement saoudien, dans un discours à l’université de Georgetown en 2002.

Dans les années 80, les Saoudiens ont aidé à financer les opérations de la CIA en Angola, où les États-Unis ont soutenu les rebelles contre le gouvernement allié aux Soviétiques. Bien que les Saoudiens aient été profondément anticommunistes, la motivation principale de Riyad semblait être de consolider ses liens avec la CIA. « Ils achetaient de la bonne volonté », se rappelle un ancien cadre supérieur du renseignement qui était impliqué dans l’opération.

Dans l’épisode peut-être le plus important, les Saoudiens ont aidé à armer les rebelles moudjahidines pour chasser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Les États-Unis ont investi des centaines de millions de dollars chaque année dans la mission, et les Saoudiens s’y sont alignés, au dollar près.

L’argent circulait par un compte suisse géré par la CIA. Dans le livre La Guerre de Charlie Wilson, le journaliste George Crile III décrit comment la CIA s’est arrangée pour que le compte ne rapporte pas d’intérêt, respectant l’interdiction islamique de l’usure.

En 1984, quand l’administration Reagan a cherché de l’aide pour son plan secret de vente d’armes à l’Iran pour financer les rebelles Contras au Nicaragua, Robert C. McFarlane, conseiller en sécurité nationale, a rencontré le prince Bandar, à l’époque ambassadeur saoudien à Washington. La Maison-Blanche a dit clairement que les Saoudiens « gagneraient une quantité de faveurs considérable » en coopérant, s’est rappelé par la suite M. McFarlane.

Le prince Bandar s’est engagé sur un million de dollars par mois pour aider à financer les Contras, en reconnaissance du soutien passé de l’administration aux Saoudiens. La contribution a continué après que le Congrès a coupé le financement des Contras. À la fin, les Saoudiens avaient versé 32 millions de dollars, payés à travers un compte aux îles Caïman.

Lorsque le scandale Iran-Contra a éclaté et les questions sur le rôle des Saoudiens sont survenues, le royaume a gardé ses secrets. Le prince Bandar a refusé de coopérer à l’enquête dirigée par Lawrence E. Walsh, procureur indépendant.

Dans une lettre, le prince a refusé de témoigner, expliquant que « la confiance et le dévouement de notre pays, comme notre amitié, ne sont pas donnés uniquement sur le moment mais sur le long terme. »

Correction : 24 janvier 2016

Une précédente version de cet article a affirmé à tort que la décapitation d’un religieux chiite était publique. Bien que l’exécution n’ait pas été secrète, elle ne s’est pas déroulée à la vue de tous.

C .J. Chivers a contribué à ce reportage.

Source : The New York Times, le 23 janvier 2016.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

32 réponses à Pour le financement des rebelles syriens, les États-Unis sont fortement dépendants de l’argent saoudien [New York Times]

Commentaires recommandés

Bordron Georges Le 28 janvier 2016 à 08h21

Ça n’était pas en octobre 2015, il n’y même pas trois mois, que Vals premier ministre aux instincts de dictateur, était en visite en Arabie Saoudite?
Ce que les français doivent se demander, c’est par quels dérèglement mentaux et sociaux une majorité de la population a pu mettre au pouvoir des gens comme Hollande, Vals et toute la clique, tous au service, de façon directe ou ou indirecte, de puissances étrangères.

  1. Bordron Georges Le 28 janvier 2016 à 08h21
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    Ça n’était pas en octobre 2015, il n’y même pas trois mois, que Vals premier ministre aux instincts de dictateur, était en visite en Arabie Saoudite?
    Ce que les français doivent se demander, c’est par quels dérèglement mentaux et sociaux une majorité de la population a pu mettre au pouvoir des gens comme Hollande, Vals et toute la clique, tous au service, de façon directe ou ou indirecte, de puissances étrangères.


    • Dominique Le 30 janvier 2016 à 17h50
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      Je ne pense pas que les gens qui ont voté pour Hollande aient voté pour la politique qui suit. Il leur aurait fallu beaucoup de prescience pour savoir qu’il interpréter en négatif tout ce qu’il disait. Que par exemple lorsqu’il disait « mon ennemi c’est la finance », il fallait comprendre « mes seuls amis sont les financiers »


    • CouCou Le 30 janvier 2016 à 22h17
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      Tout simplement parce que vote n’est pas synonyme de démocratie, contrairement à ce qu’on nous apprend à l’école.
      C’est vrai dans une assemblée d’un petit nombre.
      Ça ne l’est plus au niveau d’un pays.
      Et encore moins au niveau de l’ (Dés-)Union Européenne, USA et consorts.

      Seuls des systèmes basés sur le tirage au sort peuvent amener le peuple au pouvoir et donc à gouverner pour lui, et non pour une ultra-minorité.


  2. Michelle Le 28 janvier 2016 à 08h51
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    Oui, j”avoue avoir voté pour Hollande. Alors d’après vous je suis une personne dérangée psychologiquement et moralement
    .Pourtant, j’avais prévenu bien des gens qu’il fallait faire attention à lui parce que son père donnait ses faveurs à l’extrême droite et qu’il ne s’était jamais révolté contre lui comme son frère.

    “Mais non mais non la vie privée n’a rien à voir avec la vie publique. La preuve Hollande est bien connu pour arrondir les angles avec tout le monde.

    Quand je l’ai vu ensuite brandir sa main droite en disant “Il faut punir le président syrien” j’ai eu peur et puis je voyais que mon pronostic se réalisait et là j’ai pleuré.

    Je me sens toujours impuissante dans ma solitude car le père de mes enfants était un ami de monsieur Hollande tous deux d’excellents élèves scolairement!

    En psychologie tout est à revoir même les avis incroyables de certains psychiatres!


    • Muslim Le 28 janvier 2016 à 09h24
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      “Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?”

      La suite : link to homme-moderne.org


    • Bordron Georges Le 28 janvier 2016 à 15h38
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      Cela ne vous rassurera probablement pas, mais j’ai moi aussi été soumis à un certain dérèglement mental, j’ai voté Sarkozy au deuxième tour. Par contre, je n’ai aucune proximité avec une classe politique, quelle qu’elle soit.
      Nous avons tous été conditionnés, manipulés, par ce qui était prêché dans l’Éducation nationale, puis par le système médiatique, puis par notre milieu professionnel, nous devions travailler d’abord, nourrir nos familles. On nous a amusés pendant quarante ans, par un faux débat gauche-droite, pendant que les vrais enjeux se déroulaient ailleurs, en cachette.
      Leur coup de l’Europe, reconnaissons que c’est un sacré beau coup monté! Et ça pendant quarante ans!
      Chapeau l’establishment!


  3. Eric83 Le 28 janvier 2016 à 09h24
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    Cet article m’inspire deux réflexions :

    – la première, c’est le constat du degré d’anesthésie du peuple américain. Obama dit lutter contre le terrorisme qui est LA menace pour les US et dans le même temps, les US arment ces mêmes terroristes directement ou indirectement grâce à l’AS – et cet article en est la énième “révélation” – Réaction du peuple dont la sécurité est menacée…aucune. ( Cela me rappelle un autre pays qui se revendique comme le pays des Droits de l’Homme ).

    – la seconde, c’est que cet article sort à quelques jours du début des primaires aux US. Comme cet article est à charge pour le gouvernement sortant mais également pour les gouvernements précédents – républicains comme démocrates -, le NYT roulerait-il pour les candidats défiant le “système”, B. Sanders ou D. Trump ?


    • Chris Le 28 janvier 2016 à 11h45
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      “la première, c’est le constat du degré d’anesthésie du peuple américain”
      Ajoutez-y le peuple de France piégé dans la collaboration OTAN-UE-USA que mène le Politbüro bruxellois avec le feu vert des Gouvernements qui le compose !
      Notre nation qui suit la politique US comme une ombre.
      Les attentats qui marquèrent la France sont le boomerang de notre politique étrangère aberrante et délétère. Quant on arrive à ce degré de prostitution économique/culturelle/hégémonique (car sur le fond, il s’agit bien de cela), fatalement la rétribution de nos actes survient.
      Je trouve même que le prix payé jusqu’ici est minime en regard des assassinats et des destructions massifs qui s’abattent sur les pays que nous attaquons au coeur de leur simple survie.


      • Eric83 Le 28 janvier 2016 à 14h10
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        “( Cela me rappelle un autre pays qui se revendique comme le pays des Droits de l’Homme )”… je sous-entendais la France et donc le peuple français.

        Nous partageons le même constat et la sortie de l’UE-Euro-OTAN est la seule issue pour notamment, retrouver la souveraineté dont nous sommes spoliés et changer radicalement de la politique étrangère.

        Cependant, notre gouvernement, vassal des US, choisit la voie inverse puisqu’il a décidé que la France accentuerait sa soumission à l’OTAN et perdait encore plus de souveraineté.


  4. Bordron Georges Le 28 janvier 2016 à 09h54
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    1- Vous l’avez belle à dénoncer l’anesthésie du peuple américain; elle est plutôt moins profonde que celle du peuple français. Quand pourrons nous voir en France ce genre d’article dans l’un de nos journaux?
    2- L’expression de vos soupçons envers le NYT est exactement le type d’accusation employé à chaque fois, par la gauche au pouvoir en France.


    • Eric83 Le 28 janvier 2016 à 11h59
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      Vous avez interprété mon propos de façon erronée et je propose de vous le clarifier.

      Je suis ravi de cet article dans le NYT mais très étonné que ce média MSM édite un article contre le “système”.

      Ceci étant paradoxal, la question est donc quel est le but de ce article, clairement à charge contre l’establishment, juste avant les primaires ?

      Avez-vous une réponse ?


      • Olivier Berruyer Le 28 janvier 2016 à 12h27
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        “quel est le but de ce article, clairement à charge contre l’establishment”

        Mais 90 % de l’information est disponible dans les grands médias ; elle n’apparaît juste qu’une fois ou deux, jamais dans les mêmes, en petit, et ne génère aucune réaction ni débat…

        Et ce justement car il n’y a pas de complot, sinon ça ne passerait évidemment pas. C’est beaucoup plus subtil, cf. Chomsky.


        • Eric83 Le 28 janvier 2016 à 14h14
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          Si, comme vous l’indiquez, le peuple américain est informé par les médias MSM – cet article est d’ailleurs plutôt conséquent même si il est partiel -, alors les américains sont encore plus anesthésiés que je ne pensais.


      • Chris Le 28 janvier 2016 à 13h46
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        Peut-être une subtile influence de la candidature Trump, qui n’en manque pas une pour pulvériser les poutres mitées/mythées de la narrative néocons.
        J’ai bien aimé le commentaire de Grasset à ce propos :
        link to dedefensa.org
        “Même le New York Times ne fait pas silence, – son arme principale contre tout ce qui n’est pas Système, – sur le fait que l’establishment commence à dire que Trump est moins dangereux, donc qu’il devient “acceptable”, que le sénateur Cruz, le second dans les sondages du parti républicain.
        On dira aussitôt, comme l’on dégaine son Colt : cela signifie que Trump est prêt d’être récupéré par l’establishment ; on rétorquera plus calmement, en se référant à ces temps de désordre et de confusion et parce qu’il nous semble qu’il est préférable de faire simple quand tous les traquenards de la spéculation gratuite vous invitent à faire tellement trop-compliqué : l’establishment, en régime de Panic Mode et tout à son impuissance autodestructrice qui le prive de sa capacité d’éliminer les opportuns hors-Système, finit par admettre sans la moindre vergogne qu’il est préférable d’“embrasser celui qu’on ne peut étouffer” plutôt qu’engager un conflit où le parti républicain risque de se désintégrer au profit du candidat autoproclamé Donald Trump. Pour Raimondo, dans tous les cas, cela ne fait aucun doute.


  5. Alae Le 28 janvier 2016 à 10h49
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    Contrairement aux époques où, selon la même méthode, les USA armaient Ben Laden contre les Soviétiques et, plus tard, les islamistes de Bosnie contre les Serbes pendant qu’en France, les médias diabolisaient Milosevic, cette fois, on a le nom de l’opération.
    On progresse.

    Sur un autre sujet, si j’étais complotiste, je me hasarderais bien à subodorer qu’étant donné les difficultés financières de l’Arabie Saoudite en ce moment (avec la chute du prix du baril de pétrole), si les Saoudiens paient, c’est qu’ils ont le couteau sur la gorge. Je vois bien un racket de type mafieux : “tu veux ta protection de l’Oncle Sam? Tu paies, sinon, on explique aux Iraniens et aux Yéménites que tu assures ta protection tout seul.”


    • Bordron Georges Le 28 janvier 2016 à 11h48
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      Pétrole, pétrole!
      J’y vois plutôt une partie d’échec entre menteurs. L’Arabie Saoudite, l’alliée des USA dans la guerre en Syrie, est leur adversaire dans le revirement diplomatique envers l’Iran.
      N’ayant pas pu faire suffisamment pression sur eux, elle a engagé contre eux, depuis plus d’un an, un combat économique par le biais de la production de pétrole, dont les américains s’étaient libérés par le gaz de schiste. Le contexte de la diminution de la production et de l’activité mondiale, particulièrement chinoise, était relativement favorable à cette pression à la baisse des prix. Cela aggrave le déficit de l’Arabie saoudite, mais celle-ci n’y accorde probablement pas la même importance que l’Occident parce qu’elle est certaine de tenir celui-ci sur les questions financières, toujours grâce au pétrole.
      C’est l’Iran, toujours par le moyen du pétrole, qui pourraient mettre en difficulté ce beau calcul. La France en petit vassal des USA est en train de reprendre avec lui, ses relations qu’elle n’aurait jamais dû abandonner.
      Mais bon! Il y avait bien-sûr et il y a toujours, le problème d’Israël et des armes nucléaires.


      • Subotai Le 29 janvier 2016 à 07h42
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        Il n’y a pas de partie d’échec.
        Il y a le mode “panique” et des réactions primaires suivant le sentiment d’urgence des protagonistes sur la nécessité du moment .
        Seul quelques rares chefs d’Etats font encore de la Politique.
        Les autres (et pour la plupart occidentaux) sont dans l’émotionnel et suivent par conséquent aveuglément les schémas et les plans préparés en d’autres temps et pour d’autres circonstances*. Avec le bonheur et les incohérences que nous observons.

        * “Quand c’est le bordel, si tu ne sais pas quoi faire, suis la procédure.”


        • chb Le 29 janvier 2016 à 16h56
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          Responsables politiques “dans l’émotionnel” ? Pour la galerie alors, à l’intention des opinions, qui sont priées de n’avoir que ce type de réaction (la peur, l’indignation sur commande, le repli xénophobe, l’abstention lors des votes etc).
          Sans mésestimer le facteur panique chez les chefs d’état, je pense que le principal moteur des décisionnaires locaux est plutôt l’avidité à se conformer aux plans pour ne pas se faire taper sur les doigts, ou aux plans supposés puisque ceux-ci varient au gré des circonstances.
          La France qui jette aux orties son reliquat d’indépendance au profit du haut commandement de l’OTAN, je suppose que c’était prévu, en attente du moment plus favorable.
          La France qui, en août 2013, faisait faire un penaud demi-tour à son pédalo en route vers Damas, ça semble avoir été une adaptation du scénario pré écrit.


    • tepavac Le 28 janvier 2016 à 15h03
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      “si j’étais complotiste, je me hasarderais bien à subodorer qu’étant donné les difficultés financières de l’Arabie Saoudite en ce moment (avec la chute du prix du baril de pétrole), si les Saoudiens paient, c’est qu’ils ont le couteau sur la gorge.”

      link to politique-actu.com

      link to youtube.com

      Ce sont des pays et des frontières créés de toutes pièces après la seconde guerre mondiale et sur lesquelles les puissances de l’époque ont assis quelques tribus bédouines.
      link to histoirealacarte.com


    • Agent Smith Le 28 janvier 2016 à 16h32
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      Bonjour,
      “je me hasarderais bien à subodorer qu’étant donné les difficultés financières de l’Arabie Saoudite en ce moment (avec la chute du prix du baril de pétrole), si les Saoudiens paient, c’est qu’ils ont le couteau sur la gorge”
      Ne vous inquiétez pas, les couts technique d’extraction pour les champs d’Arabie Saoudite varient entre 0.5$ et 4 $ par baril. Les couts de raffinage et de stockage représentent à eux deux pour l’Arabie S. un cout bien inférieur à 10$ en moyenne. Bref pour l’Arabie S. le cout global d’un baril varie entre 5 et 15 $ ( une moyenne de 10$ semble réaliste). Ceci n’est pas le cas pour les autres pays producteurs pour des raisons géologiques, géographiques, techniques et logistiques. Bref la marge est encore généreuse et la baisse des prix du pétrole représente un manque à gagner conjoncturel pour l’ A.S. mais pas de perte. En parallèle je vous laisse imaginer les bénéfices colossaux engendrés lors des périodes du baril à 100$ et plus. L’A.S. peut se permettre une baisse momentanée de ses recettes afin de “tuer” ses concurrents, d’ailleurs l’A.S. et l’OPEP n’ont pas choisi de réduire leur production malgré l’abondance de l’offre, encourageant ainsi la baisse des prix du baril. En revanche cela a permis par exemple de réduire à néant les recettes de pays comme la Russie (ou le Brésil) et de dévaluer massivement sa monnaie avec des conséquences immédiates : récession, plus de recette budg, plus de bénef et explosion du cout des crédits des entreprises libellés en monnaies étrangères etc… ce qui arrange “tout le monde” (OPEP, USA, UE)


    • Agent Smith Le 28 janvier 2016 à 16h39
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      Le cout d ‘extraction technique + raffinage+ logistique d’un baril pour l’Arabie S. tourne autour de 10$. On peut parler de manque à gagner conjoncturel sur recette mais pas de perte. D’ailleurs l’OPEP maintient sa prod malgré l’abondance d’offre encourageant ainsi la baisse des prix. Cela permet de tuer les concurrents, notamment la Russie (cout baril 30/40 $), ce qui arrange tout le monde.


  6. Chris Le 28 janvier 2016 à 11h53
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    Bien sûr que ce sont des entreprises mafieuses et criminelles auxquelles nous sommes parties liées !
    C’est bien ce que déplorent régulièrement les Russes en clamant devant l’ONU et ailleurs que “ses partenaires” ne respectent plus les lois internationales plus depuis belle lurette et provoquent un chaos général susceptible d’embraser la planète entière.
    S’il faut parler d’axe du mal (selon l’expression de Bush et les dégénérés mentaux que sont les néocons, qu’ils soient US ou alliés), il convient d’attribuer cette appellation à Washington.


  7. Michel Ickx Le 28 janvier 2016 à 12h31
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    Tiens, le New York times victime à son tour de complotisme ?

    Pourtant ce journal était bien connu pour diffuser le « storytelling » officiel du système concernant les révolutions de couleur et toute la propagande anti russe.

    On aurait bien aimé lire cette révélation dans l’article du Spiegel l’objet du billet précédent, pour pouvoir accéder à la « big picture » c’est-à-dire à l’image globale.

    Au fur et à mesure que cette image globale apparait, ce qui était traité de complot par les tenants de la bombe sémantique de la « théorie du complot », cette arme de destruction massive du sens critique qui peut provoquer une lobotomie temporaire dans une zone limitée du cerveau de nombreux adultes intelligents et trop bien formés, se révèle n’avoir jamais mérité la qualification de complot.

    Car il n’y a complot que quand les conjurés agissent dans le plus grand secret. Or, au sein même de l’empire, des dissidents comme Ron Paul, Catherine Austin Fitts, les Généraux l Wesley Clark et Flynn et d’autres membre de l’establishment et même des dissidents de la CIA, ainsi que de grands journalistes d’investigation, certains ayant reçu le prix Pulitzer, ainsi que les lanceurs d’alerte comme Snowden, Assange, Daniel Ellsberg, le soldat Manning, avaient apporté les principales pièces du puzzle permettant de comprendre le jeu du Grand Echiquier.

    Si cela n’était pas suffisant, les mensonges éhontés de l’administration Bush prétextés pour déclencher les guerres successives en Afghanistan et en Irak d’abord, en Lybie et en Syrie ensuite, ainsi que les déclarations de conseillers néoconservateurs comme que Brzejinsky ou G. Friedman ou le mépris pour l’Europe de Madame Nuland (F. .k the UE), rien de moins que Vice secrétaire aux Affaires étrangères et généreuse distributrice de cookies aux malheureux étudiants de Maidan, cyniquement utilisés pour la politique d’encerclement de la Fédération de Russie, suffisaient pour démontrer que les soi-disant complots ne méritaient absolument pas cette qualification.

    Et maintenant que faire? Y aura-t-il un parti politique pour nous libérer des carcans de l’Euro, de l’UE et de l’OTAN et un mouvement à l’échelle de l’Europe ? Une initiative réelle et centrée exclusivement sur un tel projet avec un programme bien défini ?

    Quousque tandem abutere, François, patientia nostra …


    • Olivier Berruyer Le 28 janvier 2016 à 12h47
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      “On aurait bien aimé lire cette révélation dans l’article du Spiegel l’objet du billet précédent, pour pouvoir accéder à la « big picture » c’est-à-dire à l’image globale.”

      Oui, ben on aurait aussi bien aimé vivre en Démocratie, hein…

      D’où l’intérêt du travail qu’on fait ici, à savoir croiser les sources…


      • Michel Ickx Le 28 janvier 2016 à 16h12
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        Oui Olivier,

        “Croiser les source”, c’est bien ce qui se fait au bénéfice de tous sur ce blog. Et encore une fois merci pour permettre cela.


        • chb Le 30 janvier 2016 à 15h46
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          Le Canard enchaîné rapporte cette semaine, en une, que finalement oui, les USA ont bien comploté contre le régime syrien, et pas vraiment pour le remplacer par des démocrates. Comploté, ce n’est bien sûr pas le terme utilisé dans l’article, mais l’info est sortie, si si, dans la presse de notre (?) France otanasiée.
          Sous le titre « La CIA ne regrette Syrien de rien », l’hebdo satirique rappelle en passant des ingérences impérialistes et barbouzardes précédentes : les rebelles en Angola, les contras au Nicaragua, la guérilla anti-soviétique en Afghanistan.
          Le Canard a beau avoir participé cruellement au Bachar-bashing, il croise aussi ses sources. A nous lecteurs de nous saisir du truc, et de réagir :
          > pas de Fafa au Conseil constitutionnel !
          > stop à la mascarade de démocratie !
          > arrêtez ces guerres, faites pour le compte de l’empire, qui tuent (hé oui, des ‘civils’ aussi), et plombent notre économie via l’abandon d’accords commerciaux pacifiques !


    • Eric83 Le 28 janvier 2016 à 14h48
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      A l’inverse du fonctionnement politicien actuel du système qui voit s’organiser des luttes pour qui sera le champion de LR ou du PS, l’élaboration d’un véritable programme politique – sans candidat à ce stade – pour que le peuple français devienne réellement souverain, devrait être promu.

      La désignation du candidat est secondaire.


  8. DUGUESCLIN Le 28 janvier 2016 à 12h37
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    Peut-on parler sérieusement d’alliance entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis?
    Il y a convergence d’intérêts à un moment donné, chacun tire profit de l’autre, mais il n’y a pas d’alliance, il s’agit d’une complicité basée sur des relations utilitaristes, mais certainement pas des relations de respect et d’amitié.
    Les alliés d’aujourd’hui peuvent devenir les ennemis de demain, comme cela se produit chez les mafieux qui se sentent trahis ou lorsqu’ils n’ont plus besoin de l’autre. La diplomatie russe propose, l’amitié, le respect et le partenariat. Nous sommes, à ce niveau, dans une autre vision des relations internationales, que celle des alliances complices mafieuses.


    • Furax Le 28 janvier 2016 à 16h45
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      Mais Duguesclin, ce que vous nous décrivez là, “convergence d’intérêts à un moment donné, chacun tire profit de l’autre”, c’est la définition même d’une alliance.

      Il ne faut pas confondre alliance et amitié au sens humain/individuel.

      Les Etats n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts. Et ils nouent les alliances qu’ils jugent utiles à leurs intérêts pour le temps où elles leur paraissent utiles.

      Les USA et l’Arabie saoudite sont alliés, même si les paradoxes au sein de l’alliance sont devenus de plus en plus forts.

      L’alliance diplomatique comme l’union entre partis politiques est une coopération compétitive. Les motifs d’alliance restent extrèmement puissants : le partage du magot et le contrôle des approvisionnements en énergie découlant des immenses ressources en hydrocarbures entre d’une part la puissance impériale ultra-dépensière que sont les USA et d’autre part les milliers de princes bédouins corrompus que sont les Saoud.


      • DUGUESCLIN Le 28 janvier 2016 à 17h53
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        Oui mais ces alliances complices se font au détriment des peuples qui, eux, aspirent à une vraie alliance et à une vraie amitié. Lorsque l’Etat a le soucis de son peuple les données deviennent différentes. Le souci du président de la fédération de Russie est de défendre son peuple. Si le souci de nos dirigeants était le même nous pourrions avoir de vrais accords, des concessions éventuelles pour agir dans l’intérêt de tous et non pour donner un pouvoir aux maîtres du monde qui spolient les peuples. C’est la différence que je voulais souligné entre ceux qui sont complices contre l’intérêts des peuples et les alliés qui se soutiennent mutuellement dans l’intérêt des peuples. Au niveau des USA et de l’Arabie saoudite il s’agit plutôt de complices dans une association de malfaiteurs mais ils ne sont pas amis.


  9. thmos Le 28 janvier 2016 à 19h40
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    Les écrans envahissent nos vies, pourtant les cartes et tous les moyens récents de représenter sinon la réalité au moins l’espace, voire le temps grâce aux animations diverses n’apparaissent pas dans les médias de masse qui s’acharnent à entretenir la confusion et le bruit. Une représentation graphique des conflits au moyen orient, mise à jour, renseignée amplement comme l’infographie le permet, dénoncerait clairement les aventures sanglantes de l’Empire et de ses vassaux. L’image animée de l’expansion des colonies en Israel, par exemple, décourage les plus mauvaises fois d’essayer d’excuser ou d’enfumer. Des images pour expliquer …


  10. Cédric Le 29 janvier 2016 à 00h14
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    “Ce que les français doivent se demander, c’est par quels dérèglement mentaux et sociaux une majorité de la population a pu mettre au pouvoir des gens comme Hollande”

    pourquoi devrait-on se le demander?

    vous croyez vraiment qu’on a le choix ?

    faut se réveiller, un peu.


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