Alors petite question : sachant que

1/ la société Américaine, restée en partie raciste, relègue une part importante des Noirs dans une grande pauvreté

Inégalités de patrimoine USA Etats-Unis suivant origine

2/ et que Bernie Sanders défend les pauvres (il propose par exemple la Sécurité sociale pour tous et une hausse de 40 % du salaire minimal)

pourquoi diable les Noirs Démocrates ne votent-ils pas Sanders au lieu de Clinton ?

Exemple d’un sondage sur le Michigan (ou finalement Sanders l’a emporté de peu) :

michigan

Par exemple, dans le New Hampshire, où il a très peu de Noirs, les Démocrates pauvres votaient Sanders :

Les médias vont-ils nous expliquer ce mystère ?

Comment Hillary Clinton s’est appropriée le vote des Noirs

Source : Le Parisien, O8-03-2016

Hillary Clinton, le 7 mars 2016 lors d'un meeting à Detroit (AFP/Geoff Robins)

Hillary Clinton, le 7 mars 2016 lors d’un meeting à Detroit (AFP/Geoff Robins)

Alabama, Louisiane, Tennessee: la liste des Etats du Sud américain remportés par Hillary Clinton lors des primaires démocrates ne cesse de s’allonger, témoignant d’un engouement massif des électeurs noirs pour l’ex-Première dame.

La candidate de Wall Street donc,

Depuis le début des primaires le 1er février, Hillary Clinton a écrasé son unique adversaire Bernie Sanders, dans une dizaine d’Etats concentrés essentiellement dans le sud du pays, où les Noirs constituent une part importante de l’électorat.

Mardi, le scénario a toutes les chances de se reproduire pour les primaires du Mississippi (sud) et du Michigan (nord).

Bien vu pour le Michigan, où il était donné battu de 13 à 37 %…

michigan

Mais si ce soutien des minorités ethniques à Mme Clinton est devenu une évidence pour de nombreux commentateurs, ses ressorts demeurent complexes.

C’est bien, on va avoir toutes les hypothèses pertinentes du coup…

L’ancienne secrétaire d’Etat, présente sur la scène publique depuis plus de trois décennies, aime à rappeler son engagement contre le racisme dès ses jeunes années lorsqu’elle avait enquêté sous la direction d’une grande militante noire-américaine, Marian Wright Edelman, sur la ségrégation dans les écoles en Alabama.

Ah… Ok.

Ensuite, son expérience en tant que première dame de l’Arkansas a marqué sa vision des relations raciales en Amérique, assure la candidate qui mentionne régulièrement ses convictions religieuses chrétiennes, une valeur-clé pour une bonne partie de l’électorat noir.

Ahhhhhhhhh, mais c’est à peine effleuré, vous noterez, chuut.

En Caroline du Sud, Mme Clinton s’est récemment exprimée devant la plus ancienne association d’étudiantes noires du pays.

Dans cette campagne “elle parle avec force des questions (raciales), elle le fait d’une manière qui n’était pas la sienne auparavant et qui n’est pas habituelle pour un candidat à la présidence”, commente Stefanie Brown James, ancienne conseillère de Barack Obama sur le vote des Noirs en 2012.

“Mon adversaire, c’est le racisme. Il n’a pas de visage…” ?

Ce sent la sincérité quoi…

Sans la mobilisation décisive de cette partie de l’électorat dans sept Etats il y a quatre ans, Barack Obama aurait perdu au profit de Mitt Romney, selon l’analyse non-partisane du Cook Political Report.

– L’échec de Sanders en question –

Bernie Sanders, sénateur d’un Etat rural du nord-est où seul 1% de la population est noire, communique moins bien que sa rivale sur le sujet.

Euh ? Ah bon…

Son discours est avant tout axé sur les inégalités économiques et ses tentatives pour rappeler ses prises de positions contre le racisme -comme son arrestation dans les années 1960 pour avoir combattu la ségrégation sur son campus à Chicago- ne semblent pas porter leurs fruits.

“Typiquement, c’est un problème que les Noirs ont avec les progressistes blancs, ces derniers analysent tout à travers le prisme des classes sociales et oublient que la question raciale continue d’être importante“, analyse Andra Gillespie, professeure associée de sciences politiques à l’Emory College d’Atlanta.

Ah. Donc Sanders s’occupe trop des pauvres (dont la plupart sont Noirs), mais pas assez du Racimse. Hmm…

Hillary Clinton s’appuie énormément sur l’héritage de son mari Bill, qui conserve auprès de nombreux Américains la réputation d’un président ayant oeuvré pour les Noirs dans les années 1990 lorsque le taux de chômage baissait et les salaires augmentaient au sein de cette communauté.

Ah, si le mari (sic.) a aidé les Noirs, alors…

Bill Clinton, soignant son image d’homme issu d’un milieu très modeste originaire du Sud, a en effet multiplié les gestes envers ses concitoyens noirs.

– Prison et pauvreté –

Bien qu’il ait nommé un nombre record de Noirs dans son administration ou soutenu la discrimination positive, le bilan de M. Clinton est aussi controversé.

L’ombre de deux textes votés durant sa présidence — le Welfare Reform Act de 1996 et le Crime Bill de 1994 — pèse désormais sur la campagne d’Hillary.

Le premier texte de réforme de l’aide sociale est accusé d’avoir accentué encore les inégalités frappant déjà des familles noires défavorisées, tandis que le second est souvent cité comme responsable de “l’incarcération de masse” dont sont victimes les Noirs aux Etats-Unis.

Ah, super le mari, donc…

“En tant qu’homme noir aux Etats-Unis, si j’étais né aujourd’hui j’aurais une chance sur trois de finir en prison au cours de ma vie”, a lancé à la candidate Don Lemon, un présentateur noir de CNN lors d’un débat dimanche soir.

Hillary Clinton se trouvant à court d’arguments, M. Lemon s’y est repris à deux fois pour lui demander: “Compte tenu de ce qui s’est passé depuis 1994, pourquoi les Noirs devraient-ils vous faire confiance cette fois-ci pour faire les choses correctement ?”

Comme son mari auparavant, Mme Clinton a concédé que “certains aspects de cette loi constituaient une erreur” tout en promettant de s’en prendre au “racisme généralisé régnant sur le système judiciaire”.

Source : BFM TV, AFP, Adrienne Sigel, 09/03/2016

Bref, article super clair, on comprend bien pourquoi Hillary Clinton a obtenu parfois 80 % des voix des Noirs…

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Enfin, presque… Essayons encore :

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Primaires démocrates: Clinton et Sanders se disputent le vote noir

Source : BFM TV, Adrienne Sigel, 09/03/2016

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Alors qu’Hillary Clinton accumule les victoires aux primaires démocrates dans les Etats comptant une forte communauté afro-américaine, son rival Bernie Sanders peine encore à faire une percée auprès de cet électorat.

sanders

Mais c’est quoi ce délire ? Ce type a été arrêté en manifestant pour les Noirs, et on veut nous faire croire que ce sujet ne l’intéresse pas ????

Mais alors, qu’est-ce qui peut expliquer son rejet, hmmm ?

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Bonus : tiens, je ne savais pas qu’Hillary Clinton faisait partie des “jeunes Républicains” en 1964, et soutenait le Républicain Goldwater :

1964

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C’est sûr que la carte des victoires d’Hillary interpelle :

primaires-democrates

blacks

Bien, bien…

Rappelons quand même, ce que personne ne fait, que Bernie Sanders est juif (il appelle à la neutralité américaine dans le conflit Israelo-Palestinien), ce qui n’est nullement un avantage aux USA, pour la raison suivante :

antisemitisme-usa-2

Aïe, il n’y a qu’un quart des Noirs américains qui n’ont pas le moindre préjugé envers les Juifs… (Source Anti-Defamation League)

Et c’est décroissant en fonction de l’âge…

Même si c’est en amélioration (enfin, au moins dans les déclarations) :

antisemitisme-usa-1

et bien entendu, sans dire que ça explique tout, c’est une hypothèse à creuser sérieusement en l’espèce, mais ce n’est jamais mis en avant…

Vous comprenez mieux du coup le : “la candidate qui mentionne régulièrement ses convictions religieuses chrétiennes, une valeur-clé pour une bonne partie de l’électorat noir.”

Mais chuuut, on ne va pas dire que Sainte Hillary bénéficie, au moins en partie, de l’antisémitisme des Noirs américains…

vote-noir

107 réponses à Sanders : cachez cet antisémitisme que nous ne saurions voir…

Commentaires recommandés

@jide Le 11 mars 2016 à 06h33

.. Et pourquoi ne pas imaginer (en plus), que les noirs votent Clinton simplement pour la même raison que “les pauvres votent à droite” (http://www.amazon.fr/Pourquoi-pauvres-votent-%C3%A0-droite/dp/2748901827).

Il faut prendre en compte la puissance de feu médiatique de Clinton et sa capacité à pénétrer les couches populaires moins armées rhétoriquement pour y faire face. Que donnent les votes en fonction du niveau d’étude ou en fonction des revenus ?

  1. pascale Le 11 mars 2016 à 04h58
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    Non. Les Noirs américains votent pour le candidat dont ils pensent , à tort ou à raison, qu’i conait le mieux leurs problèmes et qu’il les défendra le mieux…

    voir:

    http://www.politico.com/magazine/story/2016/03/why-black-voters-dont-feel-the-bern-213707

    Penser que leur vote est commandé par l’antisémitisme est un peu insultant (y compris pour leur intelligence) non? Et d’ailleurs, voter pour un candidat chrétien déclaré parce qu’on est soi même chrétien pratiquant, cela ne signifie pas qu’on a des sentiments racistes envers un candidat non chrétien, mais qu’on pense à tort ou à raison que ce candidat défendra le mieux les valeurs promues par le christianisme..


    • Matt Le 11 mars 2016 à 18h16
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      En quoi est-ce offensant de dire que les gens, les populations sont l’objet d’influences qui les depassent? En faite, ce n’est pas offensant, c’est de la sociologie. Mais peut-etre, appreciez-vous de tirer sur cette matiere ? a l’instar de Valls, Sarkozy, Estrosi ou Val … Des mecs qui ont abandonne la raison, pour ne pas perturber leur systeme de pensee … Logique.

      Olivier presente le revers de la medaille, l’antisemitisme, sur l’autre face vous y trouverez une forme de ferveur religieuse typique des eglises evangeliques et des eglises noires. Ces eglises possedent les pratiquants les plus assidus, … , on ne va pas dire radicaux, ca serait une etiquette mal-venue, on ne parle pas ainsi des mosquees francaises, n’est-ce pas?

      Que parmi cette population pauvre pour laquelle la religion est primordiale se trouve des courants de pensees simplificateurs expliquant leur situations degradees, que l’on rajoute en plus, qu’une part de la population noire s’est mise a l’islam pour des questions de revendications (ca rappelle vachement la France, putain), tout cela laisse penser que parler d’antisemitisme, ce n’est pas tombe si loin de la cible. Je rajouterai que Hillary a des grosse boucles d’oreilles, un gros collier de breloques et un gros boule, ‘counia mama’ (le cou sans collier de ta mere qui est pauvre).


  2. Cupidon92 Le 11 mars 2016 à 05h15
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    Personne ne mentionne qu’une majorité d’arabo-musulmans a voté pour Sanders.

    Donc l’antisemitisme, c’est de la connerie pure et simple.


    • Rentable Le 11 mars 2016 à 06h22
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      @Cupidon92 cela reste cohérent avec l’article parce qu’ils savent aussi que la candidate de l’establishment gardera la même politique étrangère avec des bombardements ici et là au moyen-orient. Tandis que la partie des noirs américains portés par leurs antisémtisme n’a pas ce problème là.


      • Merle Le 11 mars 2016 à 12h12
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        Il y a une proportion importante de noirs américains musulmans. Les blacks panthers étaient un groupe suprématiste musulman.


    • C.A Le 11 mars 2016 à 07h10
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      Y a-t-il une statistique sur l’antisémitisme des arabo-musulmans “américains” pour tirer cette conclusion ?
      Ça ne m’étonnerait pas qu’ils soient très peu antisémites (le peu de contacts que j’ai eu va dans ce sens) contrairement à ce qui se passe ailleurs… D’où conclusion sur la conclusion “stupide” peut-être erronée ?
      Le racisme en miroir est une réalité qui fait bien mal à toutes les victimocrates.


  3. Pierre Le 11 mars 2016 à 05h51
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    La question mérite d’être posée, dans un pays où le président jure traditionnellement sur la bible, bien que cela ne soit nullement inscrit dans sa constitution http://www.directmatin.fr/monde/2013-01-21/quelle-bible-est-utilisee-pour-linvestiture-347747
    [Modéré]


  4. St3ph4n3 L. Le 11 mars 2016 à 06h23
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    En gros, c’est comme si Bernadette Chirac se présentait aux élections présidentielles en France et que, comme argument de sa compétence dans la lutte contre la pauvreté, on nous disait que l’ex-première dame s’était occupée de l’opération pièces jaunes ?
    Tout un programme, si je puis dire…


  5. @jide Le 11 mars 2016 à 06h33
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    .. Et pourquoi ne pas imaginer (en plus), que les noirs votent Clinton simplement pour la même raison que “les pauvres votent à droite” (http://www.amazon.fr/Pourquoi-pauvres-votent-%C3%A0-droite/dp/2748901827).

    Il faut prendre en compte la puissance de feu médiatique de Clinton et sa capacité à pénétrer les couches populaires moins armées rhétoriquement pour y faire face. Que donnent les votes en fonction du niveau d’étude ou en fonction des revenus ?


    • colaisseau Le 11 mars 2016 à 08h43
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      Les pauvres votent à droite parce qu’ils sont bêtes. Les études supérieures rendent intelligent, donc de gauche. Les idiots de pauvres qui votent à droite empêchent les intelligents de gauche de gagner toutes les élections. Est-ce le sens de votre message ?


      • Tassin Le 11 mars 2016 à 10h12
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        Le précédent commentaire fait référence à un excellent bouquin de Thomas Franck, qui n’a certainement pas pour but de dire que les pauvres votent à droite “parce qu’ils sont bêtes” comme vous l’affirmez.


        • Sorge Le 11 mars 2016 à 12h41
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          Je plussoie, en précisant la démonstration de Thomas Franck dans son bouquin “Pourquoi les pauvres votent à droite” (What the matter with Kansas?) :

          Il part du constat que les Etats ou les classes populaires sont les plus représentées (comme le Kansas) votent massivement plus républicain que démocrate.

          La raison qu’il identifie est que lorsque les candidats des 2 partis présentent un programme interchangeable en matière économique et sociale, suivant l’agenda néolibéral, ces classes départagent les candidats sur les seules différences qui restent: les questions de société (consommation de cannabis, mariage homosexuel, féminisme…). Et sur ces thématiques, ils avantagent la traditionalisme républicain aux innovations démocrates.

          Ce que la première campagne Obama a montré, comme celle de Sanders aujourd’hui, c’est que lorsque les démocrates retrouvent des thématiques sociales dans leur campagne, les pauvres se mobilisent pour soutenir un candidat qui défend leurs intérêts.

          Sauf que là, comme le remarque OB, il y a un écart entre le vote des Noirs et le vote des Blancs.


          • Pong Le 11 mars 2016 à 14h13
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            Il faudrait surtout savoir s’il y a un écart significatif entre le vote démocrate des noirs pauvres et celui des blancs pauvres. Sans ça, les noirs étant significativement plus pauvres que les blancs, on ne peut pas écarter le biais social et l’explication de Thomas Frank pourrait éventuellement s’appliquer pour peu que Sanders soit sensiblement plus liberal sur les questions de société que Clinton (est-ce bien le cas ?).


    • Vincent Le 11 mars 2016 à 11h38
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  6. caliban Le 11 mars 2016 à 06h33
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    Merci pour le décryptage.

    Il faudrait à mon avis un sociologue américain pour tirer au clair cette hypothèse du profit que tirerait Mme Clinton de l’antisémitisme. Est-ce vraiment décisif ?

    Une autre piste explicative du vote “noir” en faveur de Mme Clinton : le temps passé devant la télé. L’hypothèse serait ici que les programmes télé occupent le temps maximal de cerveau disponible, laissant que très peu de place pour la réflexion, politique ou autre. La question à résoudre donc : les “noirs” américains s’abrutissent-ils avec plus d’assiduité devant la télé ?


    • kasper Le 11 mars 2016 à 10h07
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      Les noirs je ne sais pas, mais les pauvres oui, car regarder la télé est le “loisir” le plus abordable financièrement, et immediatement disponible quand on rentre fourbu de ses 2 jobs a mi-temps qui suffisent a peine a payer le loyer.

      Or la plupart des noirs américains sont pauvres.


    • Ovni de Mars Le 11 mars 2016 à 12h29
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      Oui mais si on est un abruti devant sa télé, je serai tenté de dire qu’en général, on ne se déplace pas pour aller voter pour des primaires de parti, on s’en fout tout simplement.

      Se décider d’aller voter pour des primaires, ça implique tout de même de s’intéresser même de manière superficiel, aux programmes des candidats.

      Mon explication est que l’appareil du parti démocrate dans les états du sud est contrôlé par les partisans de Clinton et que ceux-ci donnent des consignes de vote


    • Gotfried Le 11 mars 2016 à 12h54
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      @Caliban,

      Je suis tout à fait de votre avis. Les immenses quantités de pognons investies dans la campagne d’Hillary ont pour but justement de saturer l’esprit des classes populaires. L’intérêt de la classe moyenne peut être assez fluctuant, et on sait qu’elle n’est pas forcément très difficile à faire basculer.

      Mais les classes populaires ont systématiquement leur intérêt du coté du progrès social, de la répartition des richesses, et de la lutte contre les inégalités. Mais ce sont aussi elles qui sont les plus difficiles à ammener dans la lutte, parce que les dominants ont conscience de leur dangerosité latente, mais aussi de leurs faiblesses (bas niveau d’instruction, peu d’attrait pour les biens culturels et symboliques, faible culture philosophique et politique, qui s’acquiert en bonne partie en lisant, etc).

      (partie 1 ; les commentaires étant limités en longueur, la suite dans la partie suivante)


      • Gotfried Le 11 mars 2016 à 12h55
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        (partie 2)

        La “junk TV” est calibrée pour les maintenir le plus éloigné possible de la réflexion, en les captivant avec des conneries. Cercle vicieux: les conneries les détournent de ce qui leur ferait réaliser que c’est des conneries, et que ça sert un système de domination. Par ailleurs, dans le cas des Noirs, les dominants ont opéré un coup de génie: ils ont fait de l’incorporation d’une vision raciste de la société américaine un gage de préoccupation envers les Noirs.

        Je m’explique: pour un véritable antiraciste, il n’y a ni Noirs, ni Blancs, ni Hispaniques, il n’y a que des citoyens américains, certains étant l’objet de discriminations à cause de leur origine sociale et de la couleur de leur peau. Il ne va donc pas s’adresser aux Noirs, mais à tous ses compatriotes, sans distinction de race ou de couleur.

        Un raciste, au contraire, singularise les Noirs, et du coup peut concevoir un discours à leur destination, un discours particulariste, pour mieux les manipuler, pour les toucher en tant que Noirs. Les Noirs auront l’impression que les discriminations spéciales dont ils font l’objet sont reconnues et prises en compte, alors que le discours racialisé est précisément une nouvelle forme de discrimination, puisqu’il vise à leur imposer une propagande particulière, exploitant mieux leurs difficultés propre dans une optique électorale.


      • Gotfried Le 11 mars 2016 à 12h56
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        (partie 3)

        Par ailleurs, il y a la décence. Hillary ne doit jamais manquer de rappeler et de faire savoir qu’en cours de sixième elle a fait un exposé sur Rosa Parks, et qu’un jour elle a même adressé la parole à un Noir. C’est dire comme la question des Noirs lui tient à coeur. Si Bernie n’a pas mentionné sa lutte militante pour les Civil Rights, c’est parce que ce serait mesquin de compter là dessus pour susciter de la sympathie plutôt que de mettre en avant son programme et ses idées.

        Mais Hillary, elle, ne craint pas d’être déloyale et mesquine. Et Hillary a derrière elle les milliards de Wall Street, et un budget communication faramineux. Pour un Noir qui aura appris que Bernie a été arrêté en luttant contre les discriminations, 100 Noirs auront entendu parlé des “bonnes actions” d’Hillary, par elle arborés avec fatuité comme des badges de vertu, les médias applaudissant son courage le coeur serré par l’émotion face à tant de désintéressement.

        Les Noirs américains, pauvres, peu instruits, sans cesse renvoyés à leur négritude et s’indentifiant/réduisant à elle, sont dupés par toute cette propagande bien huilée, mise en place par des gens d’un cynisme sans borne, d’une grande intelligence, très bien renseignés et aux moyens virtuellement illimités. Nul besoin de rajouter aux discriminations vécues et à la sujétion de fait le soupçon infâmant d’antisémitisme.


        • caliban Le 11 mars 2016 à 15h41
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          Merci pour vos développements.

          Je rebondis sur la remarque d’Ovnis de Mars qui me paraît très pertinente. L’abrutissement médiatique n’explique pas vraiment que le vote “noir” soit en faveur de Mme Clinton, même si l’on admet – ce qui reste à prouver – que les population afro-américaines sont plus exposées au crétinisme de la télé.

          Votre propos semble indiquer toutefois une piste intéressante, celle de l’intégration. Non pas réelle mais ressentie. Ce n’est pas très original de dire cela mais il semble que les immigrés récents soient enclins à voter Républicains, pour prouver leur adhésion au pays d’accueil.

          Dans le cas de la population afro-américaine il n’est évidemment pas question d’immigration récente. Mais peut-être qu’un phénomène du même genre est à l’oeuvre dans le choix prioritaire de Mme Clinton. Clinton c’est l’Amérique, Sanders c’est autre chose, moins typé, moins américain.


          • Gotfried Le 11 mars 2016 à 16h54
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            C’est vrai qu’Hillary, c’est la WASP archétypale, avec tous les gages symboliques de légitimité, en commençant par le mari président. Bernie, bien que plutôt conforme à l’archétype du dominant (c’est littéralement un vieux mâle blanc), par ses attitudes sociales est symboliquement en porte-à-faux dans le paysage politique américain.

            Ce qu’il serait intéressant de trouver, c’est la prégnence du nationalisme, ou de la fierté nationale, chez les différents groupes ethniques. Clairement, Hillary colle à l’image d’une Amérique forte, dominante, voire dominatrice. Bernie, lui, est sur une ligne beaucoup plus mitigée, diplomatique, sans manichéisme. L’exploitation du mythe national pourrait jouer aussi, un peu. Mais probablement pas au point d’expliquer qu’Hillary fasse environ 80% chez les Noirs américains.


            • caliban Le 11 mars 2016 à 17h39
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              Yep, le sentiment de fierté nationale. Cela passe par l’image que va renvoyer au monde les Etats-Unis : Clinton experte en relations internationales face à Sanders expert en relations intersyndicales.

              Etre dominé à l’intérieur mais se dire qu’au moins on va dominer l’extérieur… cela s’appelle un “transfert” je crois 🙂

              Bref, on se perd en conjectures :
              • vote contre Sanders parce qu’il est juif
              • vote pour Clinton parce qu’elle incarne l’Amérique dominante et qu’on veut en être / ne plus être rejeté …

              Il y a de toute évidence une multiplicité de facteurs pour expliquer le vote massif des afro-américains pour Clinton. Et pas vraiment rationnels, liés à la perception de soi… c’est pourquoi on peut suspecter les médias de jouer un rôle essentiel dans ce phénomène.


          • Papagateau Le 11 mars 2016 à 23h45
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            Autre possibilité :
            Le socialisme est contre les inégalités sociales (le vrai).
            Tandis que l’anti-racisme n’est pas contre les inégalités sociales, il veut seulement qu’il y ait des milliardaires noirs en proportion des effectifs.

            Hillary est la milliardaire démocrate que les noirs désirent être.
            Les anti-racistes ne veulent pas être pauvres, et Sanders leur propose d’être égaux et solidaire dans la pauvreté. Ca serait leur vision subjective.
            Imbuvable pour eux.

            La campagne des primaires Clinton/Sanders serait la preuve que l’anti-racisme n’a pas de lien fort avec le socialisme (je sais que ça va faire scandale).


        • caliban Le 11 mars 2016 à 15h45
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          Et c’est là où je vous rejoins sur la discrimination : bien que présents aux Etats-Unis depuis des siècles, bien qu’ayant bâti ce pays au même titre que les Wasp, les Afro-américains en sont encore à devoir prouver qu’ils sont Américains.

          C’est le syndrôme du “Bounty” (assez connu aux Antilles également), noir dehors, blanc dedans.

          Quoiqu’il en soit, pour voter à ce point contre leurs intérêts il y a nécessairement une “force” agissante, qui ressort de l’imaginaire collectif et qui asservit encore une partie de cette communauté.


          • francois marquet Le 11 mars 2016 à 18h47
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            D’autant qu’il me semble que la plus pro-israelienne est Hillary
            Sanders est juif mais a le profil plus bas sur le soutien à Israel, les sous de l’AIPAC sont allés à Hillary


            • odjo Le 12 mars 2016 à 01h57
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              C’est absolument evident que la neo-con Clinton est pro-AIPAC le loby d’Israel . Qu’ il est imperatif de supporter pour avoir une chance d’etre elu a un poste de Senateur ou au congres et bien sure President .


          • BendiLaowai Le 12 mars 2016 à 02h26
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            bonjour, j’ai rencontré quelques noirs américains et je ne pensent pas qu’ils se sentent le devoir de prouver qu’ils sont américains, ceux que j’ai rencontré en tous cas se sentaient tout à fait américains, et plutôt concerné par le racisme.

            Apparammment aux Etats-Unis, les juifs et les noirs on commencé leur lutte anti-discrimination ensemble (Sanders doit faire partie de ces juifs qui combattaient avec les noirs les discriminations racistes), mais il se trouve qu’ensuite cette alliance a peu à peu disparu, et qu’aujourd’hui certains noirs tiennent en rancoeur les juifs qui travaillent dans les associations antiracistes.
            Possible que Sanders soit victime de ce retournement, justement parce qu’il est identifié comme juif faisant partie de l’ancienne alliance noirs-juifs, aujourd’hui disparue.
            Possible aussi que le sionisme affiché des associations juives antidiscriminations joue contre Sanders.

            Il y a un film très intéressant de Spike Lee à ce sujet, “Get on the bus”.


            • philv Le 12 mars 2016 à 17h13
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              Un collégue noir américain que j’intérogait il y a une quinzaine d’année à Wasnington DC à propos du racisme m’a répondu :”there are no white nor black here only green” (en reference à la couleur verte du dollar)


  7. Sami Le 11 mars 2016 à 06h36
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    Pour autant qu’on le sache, Sanders est un homme honnête et sincère, notamment dans son positionnement pour la lutte contre le racisme anti-Afro-Américain traditionnel aux USA.
    Qu’il y ait une “méfiance” (dont on peut étudier les causes) entre Noirs et Juifs, on le sait plus ou moins.
    Mais là, choisir une WASP contre un Juif, et en l’occurrence, baser son choix sur une telle dichotomie, quelle erreur !
    L’histoire de l’antisémitisme aux USA est à faire. Et on apprendrait des choses bien surprenantes ! On aurait des surprises, quant aux véritables sentiments des WASP envers les Juifs. On en aurait d’autres, concernant une certaine méfiance entre les Juifs et les Noirs…
    Mais bon, en attendant, le fait est là : De la part des Afro-Américains, choisir Hillary précisément contre Sanders précisément, baser son choix sur ces éléments absurdes (religion, ethnisme…), quelle historique, grave et profonde erreur ! Ils s’en mordront malheureusement les doigts.


    • Bobforrester Le 11 mars 2016 à 10h42
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      Quand j etais à nyc mon accompagnateur noir m a révélé qu il y avait eu des bagares et des morts entre juifs et noirs. Mais de ça personne ne parle. Pas plus du racisme anti blanc et de l anti sémitisme des noirs en France. Cf les diatribes du dénommé ” kemi seba”.
      Tout le monde devrait connaître l ideologie raciste de Malcom x et de ses affides actuels ds le monde entier. Mais ça brise les rêves des idiots utiles de concorde universelle. A la satisfaction de l oligarchie mondiale .


      • guillaume Le 11 mars 2016 à 22h20
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        “l ideologie raciste de Malcom x ”

        Vous auriez une référence, parce que là, comme ça, je ne vois pas trop…


  8. Georges Clounaud Le 11 mars 2016 à 06h42
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    Expliquer le vote de la communauté noire pour Clinton par un relent d’antisémitisme me semble hasardeux. La proximité de Clinton avec Netanyahou n’est plus à démontrer. C’est d’ailleurs une des points de désaccord majeurs avec Obama. De ce fait, elle est vivement soutenue par une grande partie de la communauté juive. Voter pour elle par antisémitisme ne me parait pas cohérent.
    Ensuite il faut peut-être tenir compte de l’influence des autorités religieuses qui exercent une influence très forte sur leurs fidèles. Celles-ci semblent s’être ralliées à Clinton (reste à savoir pour quelles raisons ?), ceci expliquant cela.


    • Bobforrester Le 11 mars 2016 à 10h44
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      Oui la religiosité des masses noires joue un rôle capital. Les chefs sont achetés!


      • Sami Le 11 mars 2016 à 21h42
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        Précisons qu’ils ne sont pas les seuls en l’occurrence.
        La religiosité des Evangéliques (qui sont le socle du Parti Républicain et autre Tea Party), celle des Juifs (leur soutien mystique à un Etat d’essence purement religieuse, etc.), ne sont pas moindres.


  9. Kellhus Le 11 mars 2016 à 06h43
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    C’est sans doute un facteur mais je ne pense pas que ce soit LE facteur déterminant.

    Il y en a deux autres qui je pense comptent tout autant voire plus:

    1. Les Clinton ont cultivé depuis longtemps leurs réseaux parmi les leaders d’opinion de la communauté noire-américaine sur l’ensemble du pays, ce que Sanders n’a pas eu l’occasion de faire jusqu’à présent en tant que représentant d’un Etat qui compte une très faible minorité noire. Au passage, c’est sans doute plus les relais des Clinton auprès des pasteurs noirs qui importent que les convictions religieuses affichées (ou non) par les candidats.

    2. Le style de Bill Clinton (Hillary bénéficie en effet grandement de la popularité de son mari) est beaucoup plus efficace auprès de cet électorat que celui de Bernie Sanders, qui est l’archétype du “white northeast liberal”. C’est un peu comme pour la musique: la pop anglaise n’a jamais fait un carton chez les noirs américains…


    • Kellhus Le 11 mars 2016 à 06h55
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      Sur l’affinité des noirs américains pour Bill Clinton, que certains ont été jusqu’à appeler “the first black President”, voici ce qu’en dit Toni Morrison (noire américaine et prix nobel de littérature):

      “African-American men seemed to understand it right away. Years ago, in the middle of the Whitewater investigation, one heard the first murmurs: white skin notwithstanding, this is our first black President. Blacker than any actual black person who could ever be elected in our children’s lifetime. After all, Clinton displays almost every trope of blackness: single-parent household, born poor, working-class, saxophone-playing, McDonald’s-and-junk-food-loving boy from Arkansas. And when virtually all the African-American Clinton appointees began, one by one, to disappear, when the President’s body, his privacy, his unpoliced sexuality became the focus of the persecution, when he was metaphorically seized and body-searched, who could gainsay these black men who knew whereof they spoke? The message was clear: “No matter how smart you are, how hard you work, how much coin you earn for us, we will put you in your place or put you out of the place you have somehow, albeit with our permission, achieved. You will be fired from your job, sent away in disgrace, and—who knows?—maybe sentenced and jailed to boot. In short, unless you do as we say (i.e., assimilate at once), your expletives belong to us.”

      https://www.quora.com/Why-did-Americans-use-to-call-Bill-Clinton-The-First-Black-President


    • Marianne Le 11 mars 2016 à 18h00
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      Oui merci d’apporter cette histoire des leaders d’opinion de la communauté noire-américaine. J’avais aussi lu quelque part que ces “leaders” avaient à voir avec des religieux ( je ne sais plus comment on appelle ça, ces maîtres à penser, prédicateurs, pasteurs, bref, il y a un nom que j’ai oublié). Il y a des emprises qui utilisent aussi le désespoir. Quand même pas pour rien qu’un illustre ait pu désigner ça comme “l’opium du peuple”. A mon avis, on mésestime la portée du mot “opium”. C’est sacrément puissant ce truc-là, dans le genre extinction de la pensée critique :))


  10. iThinkULoose Le 11 mars 2016 à 07h20
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    Les vérités historiques sont si implaquables et honteuses pour certains qu’ils font preuve d’une grande malhonnêteté dépensant une énergie folle à tenter de les effacer de l’histoire et apparaître à nouveau vierges et doux comme des agneaux


  11. valles Le 11 mars 2016 à 07h40
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    Le jour où en ne fera plus le distinguo entre le racisme et l’antisémitisme on pourra vraiment combattre la connerie raciale.


    • Annouchka Le 11 mars 2016 à 10h54
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      Je voue avoue que moi non plus, je n’ai jamais vraiment bien compris le distinguo entre racisme et antisémitisme.
      Si ce n’est , cependant, que, alors qu’un “Noir” a objectivement la peau plus foncée qu’un “Blanc” , les Juifs peuvent difficilement citer un critère objectif qui les définissse à coup sur comme juifs (pour les uns, ce sera une religion, pour les autres une culture, pour d’autres encore une “race”). C’est plus l’antisémitisme qui fait “le” Juif que les Juifs qui se définissent à priori comme tels (ou qui peuvent a priori être définis comme tel ou tel).

      Mais en quoi cela nous avancerait-il de ne plus faire la différence entre le racisme en général et la forme particulière de racisme qu’est l’antisémitisme ?


      • caliban Le 11 mars 2016 à 15h54
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        L’antisémitisme est effectivement une forme particulière de racisme. De mon point de vue le problème n’est pas de reconnaître et de rappeler cette particularité mais d’occulter les particularismes propres aux autres racismes.

        Il y a un racisme anti-africain, anti-magrébin, [Modéré]… S’en souvenir s’est le remettre dans leur contexte et donc en comprendre les ressorts.

        S’agissant du racisme anti-juif, il a la particularité de mêler l’anti-judaïsme (plus centaines d’années de récriminations chrétiennes pour avoir tué leur idole) et l’antisémitisme (racialisation à partir du XIXe et grief de l’apatride avec la naissance des Nations). La durée et la constance de cette haine des juifs explique également un sentiment de persécution de la part de cette communauté. Qui a raison à mon avis de rester vigilante mais qui devrait également se méfier des associations qui prétendent l’aider à lutter contre l’antisémitisme alors qu’elles les y enferment (Crif, Licra …)


        • valles Le 12 mars 2016 à 08h57
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          C’est clair, a force d’engendrer une certaine confusion liée à la géométrie variable de l’intolerance on ne peut pas être sûr que la leçon a été bien assimilée et ça c’est mauvais pour tout le monde.
          La composante culturelle n’est plus qu’un lointain souvenir et l’histoire de jésus tué par les Juifs tout le monde s’en fou, c’était il y a 2000 ans et l’époque les-crises.fr n’existait pas donc il y a de forte chance que ça soit du mytho


  12. patrickluder Le 11 mars 2016 à 07h44
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    Mais de toute manière, le candidat qui l’emportera sera celui qui aura le plus gros budget publicitaire, non ?


    • Inox Le 11 mars 2016 à 08h57
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      Tout à fait!

      Celui qui fera les plus beaux spectacles, et qui prononcera le plus “god’ et “jesus christ” dans ses discours aussi.


    • K Le 12 mars 2016 à 11h24
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      Chez les républicains c’est justement le contraire. Celui qui a le plus petit bug t devrait remporter la primaire cette année


  13. woiliwoilou Le 11 mars 2016 à 08h35
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    Sanders n’est là que pour le simulacre d’élection démocratique… et pour empêcher que les quelques américains lucides ne réfléchissent à une alternative à cette dictature ;

    il est là pour faire espérer qu’un changement puisse être possible, un jour…
    un jour mon prince arrivera…

    Mais Sanders, lui, sait pourquoi il est là et sait qu’il n’a pas été choisi pour faire la marionnette à la tête du pouvoir…


    • danièle Le 11 mars 2016 à 13h15
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      Et si le prince arrivait mardi?

      Les votants apprennent à connaître Sanders, qui, contrairement à Clinton, suscite l’enthousiasme cf la standing ovation qui lui a été faite mercredi, lors du débat à Miami, sous le regard méprisant de son adversaire;


  14. Nora Le 11 mars 2016 à 08h53
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    Oui, Hollande a annoncer vouloir combattre le monde de la finance et son homologue Obama a promis de résoudre le conflit Israélo-palestinien. Mais les Chevaliers blancs (apatrides) ont vite rappeler qui faisait la Loi dans ce bas monde. Il serait temps que les 99 % athés, juifs, chrétiens, musulmans ou machins trucs se réveillent et s’unissent sur le plan national et mondial.


  15. Paul Le 11 mars 2016 à 09h21
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    Vu le poids de l’AIPAC et de l’ADL au Etats-Unis, et en particulier de l’AIPAC sur la politique étrangère américaine (pas franchement pacifique pour le coup), on peut comprendre une légitime méfiance de la population afro-américaine vis-à-vis d’un appareil qui les envoie régulièrement au casse-pipe pour des motifs assez discutables en termes d’intérêt pour les Etats-Unis.
    Je ne dis pas que l’AIPAC représentent les américains juifs, mais l’AIPAC sert les intérêts d’Israël et selon la définition admise, Israël est un Etat juif (ça va, j’ai pas dit de grossierté antisémite là?).

    Tant que les américains juifs n’auront pas pris une position dure vis-à-vis d’Israël, ils prêteront le flanc à l’amalgame. Tant que les élites politiques américaines n’auront pas mis fin à la mainmise de l’AIPAC et du pro-sionisme sur la politique étrangère américaine, on verra se profiler le ressentiment vis-à-vis des Juifs. Le sionisme est le pire ennemi des Juifs, d’autres l’ont dit avant moi.


    • Annouchka Le 11 mars 2016 à 10h27
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      L’antisionisme est partagé par certains juifs ultra-orthodoxes que l’on ne peut pas soupçonner d’anti-semitisme.
      On peut etre contre le nationalisme juif sans pour autant etre contre les Juifs en général.


      • J Le 11 mars 2016 à 12h01
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        Il y a toujours eu des Juifs antisémites. Définir l’antisémitisme comme une hostilité sans exception ne tient pas la route, parce qu’il y a toujours des exceptions, même chez Hitler (pour lui il fallait se suicider par honte d’être juif, comme Otto Weininger, mais on y arrivait). L’antisémitisme ne peut se définir que comme un deux poids deux mesures. Placer la barre plus haut pour les Juifs que pour les non-Juifs ne signifie pas que cette barre est impossible.


      • J Le 11 mars 2016 à 12h06
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        J’ajoute que les motivations fondamentales de l’un et de l’autre se ressemblent : comme un besoin pulsionnel, narcissique, de diaboliser une catégorie clairement définie (ou supposée l’être) par un seul terme.


      • esartulino Le 12 mars 2016 à 06h30
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        The jewish daily forward déclare dans une de ses éditions:
        “Pendant la Guerre de Sécession, la plupart des Juifs
        ont soutenu l’esclavage – ou ont gardé le silence…”
        (http://wotraceafg.x10.mx/frwrd.png)
        Les noirs n’ont peut être pas la mémoire courte ce qui peut expliquer une plus grande proportion à être antisémite


    • Paul Le 11 mars 2016 à 12h06
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      Le sionisme est critiqué car il est par nature raciste, spoliateur et illégitime (sauf pour certains, comme David Ben Gourion qui affirmait que l’acte de propriété des Juifs sur la Palestine était l’Ancien Testament). Il se trouve que oui, le sionisme a été revendiqué et défendu et promu par des personnes de confession juive et ce, dès la fin du 19ème siècle. On n’y peut rien, c’est comme ça; c’est peut-être gênant mais ce sont les faits, et ils sont têtus.
      Je ne vois pas en quoi le dire reviendrait à être taxé d’antisémitisme, qui semble être devenu l’invective suprême pour couper court à toute critique et la borne ultime permettant de séparer les bons des méchants. On a le droit d’être christianocritique, islamocritique, mais surtout pas judéocritique. Là, c’est le pilori assuré.
      Le sionisme est une idéologie partagée par des personnes de confessions différentes ou athées ou agnostiques, ce qui invalide de fait l’assertion récente qui veut que l’antisionisme soit le faux-nez de l’antisémitisme.


      • Annouchka Le 11 mars 2016 à 14h40
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        “Il se trouve que le sionisme à été revendiqué par des personnes de confession juive”
        [Modéré : on baisse d’un ton, merci.]

        Le sionisme à son origine n’avait qu’une seule fonction : trouver une solution à l’antisémitisme en “normalisant” le peuple juif.
        Le fait que ce peuple n’existat que parce que les antisemites, par leur haine, en auraient défini l’existence a peut-être une certaine réalité. Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui existe une identité juive qui a un rapport certain avec la religion juive, même si ce rapport chez beaucoup de personnes est vécu comme lointain


        • Paul Le 11 mars 2016 à 16h08
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          Se positionner en victime pour donner une justification à ses agissements, moult fois condamnés par l’ONU au fil de ses résolutions, c’est vraiment invoquer la tradition vétérotestamentaire de la vengeance. On sait où ce type de logique mène.

          [Modéré : on va s’arrêter là pour le débat HS, merci.]


    • Alae Le 11 mars 2016 à 15h45
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      “Tant que les élites politiques américaines n’auront pas mis fin à la mainmise de l’AIPAC et du pro-sionisme sur la politique étrangère américaine, on verra se profiler le ressentiment vis-à-vis des Juifs.”
      Ils n’y mettront pas fin parce que le statu quo les intéresse : tous les tripatouillages WASP sont mis sur le dos des juifs. Si vous saviez le nombre d’Américains qui pensent que les USA sont les pauvres victimes du “tout-puissant Israël”… et on les laisse croire.
      Alors que c’est l’inverse qui est vrai. Israël est une base avancée placée au milieu du Moyen-Orient par des puissances occidentales intéressées à garder un oeil sur le pétrole, et des bases militaires à demeure dans le coin. Le pro-sionisme des américains n’est que le reflet de leurs intérêts géostratégiques.


    • lon Le 11 mars 2016 à 20h03
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      Personne ne diabolise le sionisme en bloc parce que juif, vous faites les mêmes raccourcis réducteurs qu’un Valls .
      Toutes vos réponses sur ce fil n’ont pour but que de démontrer l’équivalence antisionisme – antisémitisme .


  16. Astatruc Le 11 mars 2016 à 09h54
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    Le droit de vote?oui…Mais.
    En 2008 déjà.

    “« Et il ne manque pas de manœuvres d’élimination carrément illégales comme le « caging » qui consiste à prétendre que la personne ne peut pas voter car sa maison est saisie ou parce qu’un courrier direct a été retourné par le bureau de poste. Des appels téléphoniques enregistrés qui donnent aux électeurs l’information (fausse) que leur bureau de vote a déménagé et des tracts trompeurs (comme ceux qui ont été collés dans les centres ville et les quartiers universitaires de Pennsylvanie) qui avertissent que la police se propose d’arrêter les électeurs qui se rendent aux urnes s’ils n’ont pas payé la pension alimentaire ou leurs amendes de parking. »”

    http://ugtg.org/article_628.html


  17. Christian Gedeon Le 11 mars 2016 à 10h19
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    Toujours mal à l’aise dès qu’il s’agit de parler d’antisémitisme,hein? Un certain nombre de réactions ampoulées le démontre largement.Mais il ne faut pas se sentir aussi gêné,messieurs dames,et essayer à toute force de ménager la chèvre et le chou!Oui,il y a un antisémitisme de plus en plus montant,et c’est franchement dégueulasse!On peut toujours tourner autour du pot,les faits sont là.Qu’il soit exploité et tout ce genre d’arguments est une chose…qu’Israël soit condamnable pour sa politique dans les territoires occupés,beaucoup d’israéliens le disent eux même…mais cet antisémitisme existe bel et bien,loud and clear comme disent les américains,et pas qu’aux USA.Sous couvert notamment de lutte contre le sionisme…. c’est mauvais,très mauvais. La bête n’est décidément pas morte,loin s’en faut.


  18. René Fabri Le 11 mars 2016 à 10h30
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    1. J’avais fait la même hypothèse. Merci pour les chiffres qui permettent de la confirmer.

    2. L’histoire d’Henri IV se répète, sauf que la conversion était une solution pour lui.

    3. Le silence des grands médias est dommage, mais pas étonnant.

    4. L’importance de l’attachement à la religion chrétienne de la part de la population américaine pauvre, afro-américaine et latine, est sans doute méconnue ou sous-estimée.

    5. Dans ma banlieue pauvre, je constate aussi que les églises sont maintenant majoritairement remplies par des personnes de couleur. Il est logique qu’elles votent plutôt pour un candidat chrétien.


    • jim Le 11 mars 2016 à 11h49
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      La religion est une des manières de “mieux vivre” la pauvreté, l’injustice sociale sur Terre.
      Les noirs étant largement plus pauvres que les blancs, ils sont donc plus sensibles à l’argument religion.
      De plus, cet effet est renforcé par un fort sentiment commautaire chez eux qui fait tendre à une cohérence de groupe dans les votes sur cet argument religion chétienne.


    • René Fabri Le 11 mars 2016 à 12h18
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      Excusez-moi, j’ai oublié de préciser que ma banlieue parisienne est majoritairement blanche. Il est possible que beaucoup d’habitants blancs soient chrétiens, mais je vois qu’ils sont une minorité dans les églises (je n’ai pas de chiffres). Au moment de voter, ces blancs, peu pratiquants, seront sûrement moins influencés par leur solidarité religieuse que ceux qui vont régulièrement à la messe.

      En France, quand on parle des chrétiens, on pense souvent aux blancs polis des familles traditionnelles, qui pourraient faire partie du Tea Party s’ils vivaient aux Etats-Unis. Or on ne se rend pas toujours bien compte que les chrétiens noirs sont très nombreux. Cela s’explique, parce que les pauvres sont souvent attachés à la religion. D’ailleurs, dans le cas d’Henri IV, ce sont principalement les Ligueurs (qui étaient les pauvres des villes), qui ont demandé la conversion d’Henri IV. Bref, la situation aux Etats Unis me semble donc proche de celle qui existe aussi en France.


      • Annouchka Le 11 mars 2016 à 15h12
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        Vous ne pouvez pas comparer le catholicisme francais avec l’évangélisme américains.
        Les AA sont majoritairement baptistes et d’une manière générale protestants


    • otty Le 11 mars 2016 à 14h27
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      Parce que les blancs pauvres n’ont aucun intérêt à voter pour la politique de l’identité prônée par Clinton puisqu’ils en sont la figure du mal. C’est en tout cas l’analyse de Bricmont sur RT.

      https://francais.rt.com/opinions/16620-super-tuesday-vers-nouvelle-revolution-manquee


    • Bibi la lavache Le 11 mars 2016 à 17h50
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      Au risque d’être encore un peut lourd:
      Pour un “noir américain” ou un “latino américain” un juif est un blanc.
      -Vouloir comprendre l’autre avec sa propre vision du monde à des limites.-
      Les termes de latino-américain ou noir américain généralisent dans les faits des individus ayant une culture différente.
      De leur côté eux aussi généralisent : un juif est un blanc, et ayant deux blancs comme candidats on votera pour une Clinton car dans l’imaginaire collectif (storytelling ?) les Clinton sont proche des cause des minorités. Le coup de l’antisémitisme est typiquement dans l’obsession intellectuelle française du moment, quitte à en voir la ou il y en a pas.


      • Bibi la lavache Le 11 mars 2016 à 17h59
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        Précisions: je suis un canadien “noir” et j ai une petite notion des USA grace a mon travail.


      • danièle Le 11 mars 2016 à 21h07
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        Storingstelling (sûrement en ce qui la concerne, elle l’a dit elle-même, elle était une “Goldwater girl” à une époque où Sanders lui se faisait arrêter lors d’une manifestation anti-discrimination) et aussi, pour les moins jeunes, nostalgie de la présidence du mari. Entendu -mardi soir sur CNN lors de la primaire au Michigan-sur les raisons pour lesquelles ceux qui votaient pour Clinton le faisaient : «Peut-être qu’elle va nous ramener Bill. »


  19. Kiwixar Le 11 mars 2016 à 11h08
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    Il faut quand même se méfier de plus en plus des sondages. En Otanie (en train de virer au totalitarisme, via surveillance, Patriot Act, état d’urgence, dissidents réfugiés à l’étranger ou dans des ambassades), les gens disent de moins en moins ce qu’ils pensent à des inconnus qui leur téléphonent pour les sonder, font de plus en plus gaffe à ce qu’ils écrivent dans les emails, etc.


  20. Balthazar Le 11 mars 2016 à 11h39
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    Merci OB et l’équipe pour ce décryptage.
    J’en apprends tous les jours.
    Je ne savais pas que M. Sanders est juif.
    Hé oui, je préfère m’intéresser aux actes, aux propositions plutôt qu’à la couleur de peau, le sexe ou la religion du candidat.
    Quel candide je fais 😊


  21. Merle Le 11 mars 2016 à 12h16
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    Euh, c’est assez hallucinant le pourcentage d’hispaniques et noirs sur la cote ouest des états unis. On m’aurait menti pendant tout ce temps, la diversité n’aime elle-même pas la diversité et elle se trouve même être passablement raciste?!


  22. Andrae Le 11 mars 2016 à 12h20
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    Le post analyse le vote, certaines caractéristiques des votants et les positions et caractéristiques de Sanders et Clinton. Est oublié la tranche entre les deux – tout l’appareil Démocratique, très puissant au niveau local, qui a co-opté un grand nombre d’AA qui martèlent que seul Clinton peut ‘faire qqch pour notre communauté.’ (Ils sont affiliés à la ‘majorité’ du parti Democrate, Sanders est un intrus surprise qui risque de tout bouleverser.)

    Dans d’autres pays/circonstances c’est: “les perdants votent pour les gagnants” – ils votent pour le pouvoir institué, le leader, la personne qui a ‘une stature’, celle qui est connue. (Pas: les pauvres votent à droite.)

    En plus, amha les AA sont moins sexistes que les Blancs (p. ex. blancs Repub. qui ne voterait jamais pour une femme), sans pouvoir citer une étude. Tradition de matriarcat? Respect pour la femme AA qui est mieux éduquée que les hommes et d’ailleurs gagne plus? Et encore: l’éléctorat féminin est plus conséquent chez les AA que les blancs car un % hommes sont en prison / rayé des listes éléctorales pour crimes / en dehors de la société, etc. Et les femmes AA sont très solidaires avec les femmes, AA ou pas.


    • Annouchka Le 11 mars 2016 à 14h51
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      Ce que vous écrivez m’étonne car j’avais lu que cette différence entre hommes et femmes afro-américains était à mettre en relation avec l’esclavage : les esclaves n’étant pas autorisés à fonder une famille, les femmes se sont habitués à à prendre en charge seule les enfants et les hommes à se désolidariser totalement des naissances. D’où le comportement plus “responsable” des femmes afro-américaines par rapport aux hommes.


      • Andrae Le 11 mars 2016 à 17h31
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        Mais c’est le même argument … les femmes noires sont respectées car elles prennent en charge le ‘fardeau’ (travail, enfants, aspirations educatives, insertion dans la société, etc.) et sont donc des personnes aimées, y compris pour leur bon sens, soutien psychologique, maintient de la famille, etc. etc. Trump ou un autre Républicain est pour elles l’ennemi no 1. Comment maintenir les Démocrates au pouvoir? Un seul choix, Clinton.


  23. yann Le 11 mars 2016 à 12h30
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    Ce qui devrait surtout crever les yeux c’est l’échec patent de la société multiculturelle à accoucher d’une véritable démocratie. Si les USA étaient réellement une démocratie, il devrait y avoir la même proportion de votants à gauche ou à droite chez toutes les communautés. Le fait que les “noirs” votent pour tel candidat, les “blancs” pour tel autre sont un aveu d’échec terrible. En démocratie on est censé voter pour des idées dans l’intérêt du pays, pas pour sa tribu. Je pleure de voir la France dériver petit à petit dans la même direction. Scotcher une multitude de communautés ensemble cela ne fait pas une nation, mais une marmite prête à exploser aux moindres soubresauts. Quand les groupes humains n’ont rien en commun, il suffit d’une étincelle pour que la guerre civile se produise.


    • Alae Le 11 mars 2016 à 16h53
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      à yann : Le multiculturalisme ne marche pas quand on ne veut pas qu’il marche. Si vous divisez les gens en exacerbant les communautarismes (la spécialité des USA), alors ils seront divisés. En France, comme on importe le communautarisme américain, on importe forcément avec ses replis identitaires, ses crispations, ses lignes de failles, ses tribus et sa guerre de tous contre tous.
      “Quand les groupes humains n’ont rien en commun, il suffit d’une étincelle pour que la guerre civile se produise. “
      Alors que c’est tout simple de les réconcilier en leur rappelant qu’ils ont un détail majeur en commun : ce sont tous des humains. Des personnes, quoi. Et ça marche très bien.
      Un détail, ces clivages sociaux sont voulus et soigneusement entretenus. “Diviser pour régner”, c’est plus qu’une simple phrase de Machiavel, c’est une véritable ligne directrice politique.


    • lon Le 11 mars 2016 à 20h13
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      Les USA ne sont pas une société multiculturelle , ça fait plus de 200 ans que les élites américaines veillent à ce que ce ne soit pas le cas , la seule culture qui compte est la culture anglo-wasp dominante , même pour les noirs et les latinos. Les USA sont un pays politiquement centralisé, avec un pouvoir fédéral fort , et une volonté d’intégration des arrivants à la culture dominante . Le drapeau américain n’est pas une blague , et le sentiment d’appartenance à la nation y est encouragé depuis l’école . Les gens votent pour le candidat qui leu semblera pouvoir défendre leurs intérêts, comme partout, c’est ça la démocratie .


      • yann Le 11 mars 2016 à 20h40
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        @Ion

        C’est sûr, les noirs sont tous de la même classe sociale et ont tous les mêmes intérêts. Le patriotisme aux USA est essentiellement d’apparat, on agite des drapeaux, mais on file planquer son fric dans les paradis fiscaux dès que c’est possible. Ce n’est pas une nation, c’est un patchwork d’intérêts contradictoires. Le patriotisme US est une vaste blague, il n’y a aucune solidarité dans ce pays.
        @Alae

        Vous êtes contradictoire. Par définition une société multiculturelle n’a justement pas de langage commun. C’est le contraire d’une société unie et c’est une catastrophe dans le cadre d’une démocratie qui nécessite justement une ambition commune. Une société multiculturelle est naturellement conflictuelle parce qu’elle n’a pas de référence commune. Au mieux la société multiculturelle finira en société de caste fermée les unes aux autres, certainement pas en société ou tout le monde vie ensemble dans le meilleurs des mondes.


        • Alae Le 12 mars 2016 à 09h48
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          “Par définition une société multiculturelle n’a justement pas de langage commun.”
          ???
          Pardon, mais vous êtes incompréhensible. Dans votre définition, les USA ne forment pas une société multiculturelle, puisque tout le monde y parle anglais.


  24. Dahool Le 11 mars 2016 à 12h41
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    Bonjour

    C’est déjà de l’histoire ancienne le vote des noirs au profit de Clinton. Elle a fait le plein, maintenant ne reste que des états ou les noirs sont peu nombreux.
    Et pour le moment, Sanders est en tête.

    Personnellement, je me moque royalement de ce que les américains feront chez eux une fois leur nouveau président élu. Par contre, au niveau international, il y a vraiment de quoi s’inquiéter et chose surprenante, c’est Trump qui paraît le moins agressif.

    Nos médias ont choisi Clinton, nous devons donc soutenir Clinton. Sinon, nous serons repèrés et traités.

    Mon tiercé : Trump, Sanders ou la fuite.


    • Andrae Le 11 mars 2016 à 17h56
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      Oui. L’article : Jusqu’alors, Hillary Clinton a accumulé les victoires dans les Etats du sud, où l’électorat noir est très important.

      Le calendrier des primaires Dem. a été organisé exprès pour que le début de la bataille soit massivement en faveur de Clinton, adoubée style super gagnante. Pour pouvoir verrouiller les délégués ainsi que de clamer Sanders n’a aucune chance, c’est un loser et le mettre en position de perdant, affecter sa campagne, etc.

      Dans certains de ces Etats Clinton gagne contre Sanders, mais n’a aucun espoir dans les présidentielles contre un Républicain. La victoire est uniquement pour la nomination Dem.

      Et le vote (ou opinion favorable) pour Sanders augmente de jour en jour.


      • Wilmotte Karim Le 12 mars 2016 à 23h08
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        Ce qui permet peut alors aussi se révéler dangereux: gagner où l’on est certain de gagner et risquer de perdre là ou Sanders peut gagner beaucoup de voix durant la campagne.


  25. jpt Le 11 mars 2016 à 13h06
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    @yann
    Completement d’accord avec vous.

    C’est le problème des cultures et des chocs culturel qui vont avec, et non pas la couleur des gens.

    Il y à tellement d’exemples ET sur TOUS les continent ou c’est parti en vrac à cause de ceci
    que je vous éviterai la fastidieuse liste.

    Un peuple ne peut que fonctionner que si son “socle” de mode de vie est à peu près commun.

    Enfin pour ma part je n’ai que peu d’exemples du contraire dans ce monde (à regrets parfois)

    @Dahool Pareil pour ma part hilary m’inquiètes encore plus que trump, c’est pour dire…..


  26. Giloux Le 11 mars 2016 à 13h13
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    A chaque élection, le populo veut absolument croire à la sincérité des candidats.
    Quand Clinton sera au pouvoir, elle fera des guerres et c’est tout.
    L’antisémitisme est-il un racisme comme les autres ?
    Bien sûr, les racistes ont commis toutes sortes de crimes, colonisation, esclavage, tortures et assassinats comme quand le roi des Belges était propriétaire du Congo, etc. Et je ne parle pas de ce que les Français veulent encore ignorer de leur propre histoire.
    L’antisémitisme a produit un crime d’un type nouveau.
    Un gouvernement a décidé d’éradiquer les Juifs de ses territoires ( Réunion de Wannsee).
    Et tout le monde s’y est mis.
    L’armée a organisé ses Einsatzgruppen; on a choisi les emplacements des camps de concentration; des architectes on dessiné les plans de ces camps; un ingénieur a conçu un four crématoire performant; on a testé différentes méthodes d’assassinat; l’industrie chimique a produit le zyklon B; les chemins de fer ont transporté les victimes; les banques ont financé tout ça puisque les différents intervenants présentaient des factures; et même des chefs se sont disputé le pouvoir sur les camps de la mort, etc.
    Exactement comme dans une industrie ordinaire.
    Ah si : en Europe, le dernier pogrom a eu lieu APRÈS la guerre, en 1946 et en Pologne. Quand les survivants sont rentrés chez eux, ce fut “Les revoilà, il faut finir le travail d’Hitler !”. (Voir : “Le massacre des survivants “).
    Finalement, non, l’antisémitisme n’est pas un racisme comme les autres.
    Et je ne suis mêm pas juif pour écrire ça, seulement chrétien.


  27. Alae Le 11 mars 2016 à 13h52
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    L’icône cultissime de la lutte antiségrégationniste Louis Farrakhan est profondément antisémite, et il influence des millions d’électeurs noirs américains.
    Ceci aide peut-être à expliquer cela, au moins en partie.
    http://www.politico.com/blogs/2016-gop-primary-live-updates-and-results/2016/03/louis-farrakhan-donald-trump-220021


    • caliban Le 11 mars 2016 à 18h08
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      Yep, il peut avoir une influence. Sans toutefois oublier que sa religion peut également constituer un puissant répulsif aux Etats-Unis et dans la communauté chrétienne en particulier.


  28. cryssate Le 11 mars 2016 à 14h29
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    https://fr.wikipedia.org/wiki/Relation_entre_les_Noirs_et_les_Juifs_aux_%C3%89tats-Unis

    Sans que cela ne constitue une confirmation de la théorie avancée ici, cet article décrit les relations entre noirs et Juifs aux Etats-Unis.


  29. Lionel Gilles Le 11 mars 2016 à 15h03
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    Je crois que la plupart des noirs est encore très attachée au vieux sud; or les Clintons en sont originaires et en jouent. Bon elle, elle est seulement d’adoption, mais elle a fait sa carrière en Arkansas au côté du frisé rouge (!).

    Comme il est dit plus haut, elle est méthodiste, ça doit jouer son rôle, bien évidemment.

    Puis Billy joue du saxo : un type comme ca ne peut pas être foncièrement mauvais (je plaisante).


    • Lionel Gilles Le 14 mars 2016 à 10h27
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      En y repensant, il y a un autre facteur et je crois que personne ne l’a souligné :

      Sanders est surtout un athée revendiqué. Ça joue surtout plus que son origine, qu’elle soit juive, chrétienne ou autre. Aux Etat-Unis, se faire traiter d’athée est quasiment une insulte.
      Je pense que les Américains noirs sont toujours très attachés à la religion, chrétienne en l’occurence, car cela leur a permis de supporter tant bien que mal les deux ou trois siècles d’esclavage.
      Hillary Clinton se présente comme chrétienne fervente.

      Ça me fait penser aussi à la Grèce, où je réside.
      Il n’y a pas si longtemps encore, se dire athée provoquait une incompréhension. Quelque chose que les gens cachait, au boulot par exemple. On pouvait se dire orthodoxe, catholique, musulman, juif, n’importe quoi, mais athée, c’était tabou; sauf dans quelques milieux, comme les radicaux, anarchistes ou étudiants de gauche. Et encore aujourd’hui la plupart des communistes se rendent au célébrations chrétiennes.

      Anecdote : un jour j’ai dit à une vieille dame que j’étais athée; elle a sincèrement cru que j’étais sataniste, car dans son esprit (et dans celui de beaucoup d’autres personnes de sa génération), athée, sans Dieu donc, signifie être une personne perdue, donc du côté de Satan.

      J’espère que ça peut expliquer pourquoi les noirs voteraient plutôt Hillary, en dépit du bon sens.


  30. amideg Le 11 mars 2016 à 17h29
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    Non, Olivier, je ne suis pas d’accord avec votre analyse. Comme vous le dites vous-même, le fait que Bernie Sanders soit juif est rarement mentionné, et je ne crois pas du tout que les Noirs américains le perçoivent comme juif. Je suis prête à parier moins de 5% des Noirs américains savent qu’il est juif. Il est peu soutenu par les associations juives. Il se trouve simplement confronté à la très puissante machine d’Hillary, qui s’est efforcée de l’occulter médiatiquement jusqu’aux primaires. Et le personnage d’Hillary, ne l’oublions pas, demeure intimement associé à Obama, qui la soutient.


  31. Freddi Le 11 mars 2016 à 17h59
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    A part les démocrates et les republicains, y a t’il des candidats écolos, des indépendants ou autres dont les médias oublient de parler?


    • Ailleret Le 11 mars 2016 à 21h19
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      Il y en a certainement. Je crois me rappeler qu’il y avait une vingtaine de candidats à la présidentielle américaine en 2008, mais les médias avaient seulement parlé d’Obama et de McCain. Le système américain ne laisse aucune chance aux candidats indépendants (le dernier à avoir fait un score appréciable étant Ross Perot en 1992), de même que le calendrier des primaires démocrates a été conçu pour faire gagner Hillary Clinton.


  32. Fool Prophet Le 11 mars 2016 à 19h20
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    C’est une question très intéressante que vous posez là.
    Pourquoi les noirs votent-ils de façon aussi écrasante pour Clinton… aux alentours de 90 % dans les états du Sud, le fameux firewall de Killary dont on va quand même arriver à sa fin après la Floride et éventuellement la Caroline du Nord.

    C’est simple… on paye pour corrompre des leaders noirs qui appellent à voter pour leur généreux mécène… ou on verse de l’argent pour les bonnes oeuvres de certains plus honnêtes qui voient surtout ce que l’argent ainsi récolté permet de faire auprès des plus pauvres de leur communauté.
    ET derrière, les électeurs noirs qui n’ont pas beaucoup le temps de s’instruire politiquement, parce que pas scolarisés très longtemps, en proie à d’autres priorités comme nourrir sa famille dans un contexte économique très dégradé se “contentent” de suivre les consignes de votes de leaders religieux, pasteurs qui remercient ainsi leurs donateurs.
    Clinton a énormément travaillé cet aspect et récupère en plus le fait d’avoir été dans le gouvernement d’Obama et femme de celui présenté de façon fort exagérée comme le premier président noir américain.
    Sanders ne joue pas sur la même corde. Il boxe pour les pauvres, pour moins d’inégalités, sans se soucier de la couleur des gens pour lesquels il a entamé son combat. Certains l’ont déjà compris, les noirs plus éduqués, plus syndiqués du Nord ont commencé à formater le disque démocrate avec le logiciel livré avec.


  33. lon Le 11 mars 2016 à 20h26
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    Clinton a remporté le vote noir des Etats du Sud , c’est à dire le vote de ceux qui sont restés après la guerre de Sécession au lieu de filer vers le Nord, et ont baigné génération après génération dans l’ambiance plutôt raciste de la région . Les noirs du sud sont comme les classes populaires françaises qui ont voté Hollande à cause de l’héritage socialiste et parce qu’elles pensaient qu’il serait encore le mieux placé pour défendre leurs intérêts , c’est les tendances lourdes ” de sécurité ” , les noirs du Sud se rappellent les actions des démocrates pour leur émancipation, la lute contre la ségrégation , et le boost incroyable pour eux que fut la présidence Lyndon Johnson , un blanc du Texas . Ils ont voté Clinton parce que pour eux elle représente, à tort ou à raison, une meilleure garantie de sécurité et que peut-être elle semble avoir plus de “cojones” que le doux Sanders , archétype du libéral yankee .


  34. bluetonga Le 11 mars 2016 à 21h09
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    Pour surenchérir sur Ion, je pense que le problème principal de Sanders vis à vis de l’électorat noir du Sud est d’être un Yankee et un intello, deux variétés dont se méfie prodigieusement le noir sudiste. Regardez la photo de Sanders organiser un sitting à l’université de Chicago. Combien de noirs dans l’assemblée?

    Plus encore que les blancs arrogants et brutaux à l’ancienne, les noirs haïssent ces blancs qui prétendent les comprendre mais vivent dans de belles maisons, fréquentent de beaux endroits, de bonnes écoles, et les évitent comme la peste. Ils ne se font probablement pas beaucoup d’illusions sur Hillary Clinton, mais au moins, ils savent que dans son cas, ce n’est pas une question de sentiments. Elle a besoin de leurs votes, ils pensent pouvoir les monnayer. Avec Sanders, non seulement il ne se sentira pas tenu de renvoyer l’ascenseur, mais en plus il faudra en plus se faire “éduquer”, et qui sait, devenir socialiste!


  35. Sami Le 11 mars 2016 à 21h51
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    Récapitulons : Tout cela est une affaire de “CONSCIENCE POLITIQUE”, tout simplement.
    Or, les systèmes dominants, leur première urgence, toujours et partout, c’est de faire de telle sorte que les peuples qui sont sous leur botte, en aient le moins possible.
    The same old story………


  36. Sammy Le 11 mars 2016 à 21h58
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    Olivier prenez garde en publiant des statistiques de l’ADL. Cette organisation fait son fond de commerce de l’antisémitisme et gonfle ses/ces chiffres à loisir.


  37. totor Le 11 mars 2016 à 23h12
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    @OBerruyer: D’où tenez vous ces statistiques effrayantes?


  38. Christian Le 12 mars 2016 à 00h28
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    Si j’étais noir aux States, je voterais Clinton pour la raison suivante :
    elle a un meilleur pronostic que Sanders face à Trump !
    Et, face à cette éventualité, je préfèrerais assurer…
    Une sorte de “vote utile” quoi !


  39. Aspik bardamu Le 12 mars 2016 à 09h09
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    Ce qui me frappe dans les commentaires.
    C’est tout d’abord la naïveté.
    La seule chose que m’inspire ce genre d’etudes, C’est le rejet du multi-culturalisme et de l’immigration massive et le parallele avec la population musulmane chez nous qui vote socialiste.
    On voit tres bien qu’au sein d’un même d’une nation, les interets de classe divergent par rapport à son ethnie d’ou la fumisterie de cette grande babylon mondialiste qui n’a jamais marché et ne marchera jamais.
    Une nation homogène ethniquement est la seule solution valable pour tenter un outil democratique juste.
    Dominer par le chaos passe aussi par la destruction charnelle d’un pays…


  40. georges glise Le 12 mars 2016 à 13h37
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    il n’y a pas de limite financière aux campagnes électorales aux usa. et tout l’establshment, wall street, etc. subventionne mme clinton! elle peut acheter massivement des votes, et tous les medias main street lui sont acquis, tous les faiseurs d’opinion aussi.


  41. Fred Le 12 mars 2016 à 15h25
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    Peut être que ces deux vidéos peuvent permettre de comprendre le rejet des noirs pour les juifs:
    https://www.youtube.com/watch?v=qCUtkfNt8QE
    https://www.youtube.com/watch?v=7Fh80gv0kyU
    Mais, à l’image d’ Amideg, je ne savais pas que Bernie Sanders était Juif.
    Peut-être qu’une communication importante a été faite sur le sujet au sein des réseaux Clinton (évangéliques et baptistes) comme cela a été souligné plus haut, rejoint par Farrakhan, mais je dois avouer ne pas en avoir connaissance (à creuser).


  42. step Le 12 mars 2016 à 22h37
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    oulà mettre les doigts dans les plaies, c’est répréhensible. Il faut toujours laisser les plaies s’infecter en détournant le regard. C’est ça, la politique moderne et progressiste.


  43. guy Le 14 mars 2016 à 08h41
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    Curieuse corrélation en effet, mais la démonstration de causalité n’est pas faite.
    Il semblerait plus probable que, Hillary Clinton, n’ayant pas grand chose d’autre à mettre en valeur dans son programme, focalise son discours sur les droits des noirs, tandis que Bernie Sanders, déjà affairé à critiquer la finance, la guerre etc, est moins directement audible sur ce sujet.


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