[2003] La Maison-Blanche a approuvé le départ de Saoudiens après le 11 Septembre

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Source : The New York Times, le 04/09/2003

Par ERIC LICHTBLAU – Publié le 4 septembre 2003

WASHINGTON, le 3 septembre – Des représentants de haut rang de la Maison-Blanche ont personnellement approuvé, dans les jours qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, l’évacuation des États-Unis de dizaines de saoudiens influents, y compris des parents d’Oussama ben Laden, alors que la plupart des avions étaient cloués au sol, affirme aujourd’hui un ancien conseiller de la Maison-Blanche.

Le conseiller, Richard Clarke, qui a dirigé l’équipe de crise de la Maison-Blanche après les attaques, mais a depuis quitté l’administration Bush, dit qu’il a donné son accord au plan d’exception parce que le FBI lui a assuré que les Saoudiens sur le départ n’étaient pas liés au terrorisme. La Maison-Blanche craignait que les Saoudiens puissent subir des “représailles” pour les pirates de l’air s’ils restaient aux États-Unis, affirmait M. Clarke.

Le fait que des parents de M. ben Laden et d’autres saoudiens aient été précipitamment exfiltrés du pays est devenu public peu de temps après les attaques du 11 Septembre. Mais les questions sur les conditions du départ ont traîné, et les déclarations de M. Clarke apportent les premiers éclairages sur l’implication de la Maison-Blanche dans le plan et sur la signature personnelle de représentants de haut rang de l’administration.

M. Clarke a en premier parlé du plan dans un article de Vanity Fair sorti jeudi, et il a développé ses commentaires aujourd’hui dans une interview et un témoignage devant le Congrès. La Maison-Blanche a affirmé aujourd’hui qu’elle n’avait aucun commentaire à faire sur les déclarations de M. Clarke.

La publication est survenue seulement quelques semaines après la partie classifiée du rapport du Congrès sur les attaques du 11 Septembre suggérant que l’Arabie saoudite avait des liens financiers avec les pirates de l’air, et les commentaires de M. Clarke vont certainement alimenter les accusations selon lesquelles les États-Unis ont ménagé les Saoudiens pour des raisons diplomatiques.

OB : Notez que ça fait 13 ans que ça se trouve dans LE journal mainstream mondial…

« Comment se fait-il que nous disposions de tant d’informations, mais que nous sachions si peu de choses ? » [Noam Chomsky]

Le sénateur Charles E. Schumer, démocrate de New York, a profité des commentaires de M. Clarke pour demander à la Maison-Blanche de mener une enquête sur le départ prématuré d’environ 140 saoudiens des États-Unis dans les jours qui ont suivi les attaques.

M. Schumer affirmait dans une interview qu’il suspectait que certains des saoudiens autorisés à partir, en particulier deux parents d’Oussama ben Laden qui selon lui avaient des connexions avec des groupes terroristes, auraient pu faire la lumière sur les évènements du 11 Septembre.

“C’est juste un autre exemple de notre pays dorlotant les Saoudiens et leur donnant des privilèges que les autres n’obtiendraient jamais,” affirmait M. Schumer. “C’est presque comme si nous ne voulions pas savoir quels liens existaient.”

Les officiels saoudiens n’ont pu être joints pour faire des commentaires aujourd’hui, mais dans le passé ils ont nié les accusations les liant aux 19 pirates de l’air, dont 15 étaient originaires d’Arabie saoudite.

Tout en refusant de discuter des détails de l’affaire, des fonctionnaires du FBI. ont déclaré que dans les jours juste après le 11 Septembre, les agents du bureau ont interrogé les parents adultes de M. ben Laden, membres d’une des familles les plus riches d’Arabie saoudite, avant que la Maison Blanche ne les évacue du pays. M. ben Laden serait séparé de sa famille et beaucoup de ses proches ont renié sa campagne contre les États-Unis.

“Nous avons fait tout ce qui avait besoin d’être fait,” affirmait John Iannarelli, porte-parole du bureau. “Il n’y a rien qui indique que l’un d’eux ait une quelconque information qui pourrait nous aider, et aucun égard n’a été accordé qui ne l’aurait été à n’importe qui.”

Mais l’enquête de Vanity Fair cite Dale Watson, l’ancien directeur du contre-terrorisme au FBI, disant que les saoudiens évacués “n’ont pas fait l’objet d’auditions ou d’interrogatoires sérieuses.”

M. Watson n’a pu être contacté aujourd’hui pour un commentaire.

L’article dépeint une évacuation élaborée mais précipitée conduite une semaine après les détournements, durant laquelle des avions privés sont allés chercher les Saoudiens dans dix villes différentes. Selon l’article, certains responsables du bureau et de l’aviation ont affirmé qu’ils étaient contrariés par l’opération parce que le gouvernement n’a pas levé les restrictions de vol pour le grand public, mais qu’ils n’avaient pas le pouvoir d’arrêter l’évacuation.

M. Clarke, qui a quitté la Maison-Blanche en février, a affirmé dans une interview qu’il avait été guidé par l’inquiétude que les Saoudiens “ne soient la cible de représailles” de la part d’Américains après les détournements d’avion.

M. Clarke a affirmé qu’il avait dit au bureau de retenir toute personne contre laquelle ils auraient des soupçons, et le FBI a dit n’avoir retenu personne.

M. Schumer a affirmé douter du sérieux de l’examen rapide effectué par le bureau, et dans une lettre à la Maison-Blanche aujourd’hui il affirme que les Saoudiens semblent avoir bénéficié d’un “laissez-passer” malgré leurs éventuelles connaissances au sujet des attaques.

Source : The New York Times, le 04/09/2003

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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[2004] La Grande Évasion

Source : The New York Times, le 01/06/2004

Les Américains qui pensent que la Commission sur le 11 Septembre va répondre à toutes les questions cruciales sur les attaques terroristes vont probablement être douloureusement déçus – surtout s’ils s’intéressent à l’évacuation secrète de Saoudiens par avions, qui a commencé juste après le 11 septembre.

Nous savions que 15 des 19 pirates de l’air étaient des Saoudiens. Nous savions qu’Oussama ben Laden, un Saoudien, était derrière le 11 Septembre. Pourtant nous n’avons pas mené d’enquête de police sur le départ des Saoudiens, dont une vingtaine étaient membres de la famille de Ben Laden – ce qui n’en fait pas des complices des attaques.

Malheureusement, nous ne pourrons cependant sans doute jamais connaitre l’histoire réelle. La commission d’enquête a déjà conclu qu’il n’y a « aucune preuve crédible que des vols spécialement affrétés pour des ressortissants saoudiens soient partis des États-Unis avant la réouverture d’espace aérien national ». Mais ce qui importe, c’est qu’il y avait encore quelques restrictions de l’espace aérien américain lorsque les vols saoudiens ont commencé.

De plus, une nouvelle preuve montre que l’évacuation a impliqué plus que le départ de 142 Saoudiens sur les six vols affrétés sur lesquels enquête la commission. Selon des documents nouvellement divulgués, 160 Saoudiens ont quitté les États-Unis sur 55 vols immédiatement après le 11 Septembre – ce qui fait un total d’environ 300 personnes parties avec l’apparente approbation de l’administration de Bush, beaucoup plus que ce qui a été signalé auparavant. Les documents ont été publiés par le ministère de la Sécurité intérieure en réponse à une demande dans le cadre de la Loi sur l’accès à l’information déposée par Judicial Watch, un observatoire conservateur indépendant, à Washington.

La grande majorité des vols nouvellement révélés était des vols de commerciaux de compagnies aériennes, pas des vols spécialement affrétés, et n’ont souvent transporté que deux ou trois passagers saoudiens. Ils venaient de plus de vingt villes, dont Chicago, Dallas, Denver, Detroit et Houston. Un vol d’une compagnie aérienne saoudienne a quitté l’aéroport Kennedy le 13 septembre avec 46 Saoudiens. Le jour suivant, un autre vol d’une compagnie saoudienne est parti avec 13 Saoudiens.

L’observatoire a signalé qu’il reste encore à trouver une preuve quelconque que le F.B.I. ait contrôlé l’affichage des départs de vols par rapport à sa liste de surveillance de terroristes. Selon ce groupe d’observation, les départs supplémentaires de Saoudiens suscitent des interrogations supplémentaires. Richard Clarke, l’ancien patron du contre-terrorisme, a déclaré récemment au journal The Hill qu’il a pris l’entière responsabilité d’approuver quelques vols. Mais nous ne savons pas si d’autres représentants de l’administration de Bush ont pris part à la décision.

Les passagers devraient avoir été interrogés sur leurs liens avec Oussama ben Laden, quels qu’ils soient, ou son financement. Nous savons depuis longtemps qu’une certaine faction de l’élite saoudienne a aidé à faire passer de l’argent aux terroristes islamistes – au moins involontairement. Le prince Ahmed bin Salman, qui a été accusé d’être un intermédiaire entre al-Qaïda et la famille royale des Saud, est monté à bord un des avions d’évacuation dans le Kentucky. A-t-il été interrogé par le F.B.I. avant son départ ?

Si la commission ose aborder ces questions, elle sera sans aucun doute accusée de politiser une des enquêtes de sécurité nationale les plus importantes de l’histoire américaine – du moins pendant une année d’élection.

Mais si elle ne le fait pas, elle risque bien pire – la trahison des milliers de gens qui ont perdu leurs vies ce jour-là, sans parler de millions d’autres qui veulent la vérité.

Source : The New York Times, le 01/06/2004

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Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, Palme d’Or à Cannes 2004

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En plus des 142 Soudiens évacués dans 6 vols affretés pour cela, 160 autres ont fui dans 55 vols entre le 11 et le 15 septembre, d’après les documents obtenus par Judicial Watch.

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16 réponses à [2003] La Maison-Blanche a approuvé le départ de Saoudiens après le 11 Septembre, par Eric Lichtblau

Commentaires recommandés

Owen Le 29 avril 2016 à 05h23

Pierre Carles, un poil à gratter aussi irritant que Mickaël Moore, avait fait son film “Pas vu pas pris” sur un sujet autrement plus anodin: une conversation libre entre un élu et un journaliste. On est très loin, avec ce film, d’un mensonge du 11/9 ou d’élections faussées qui ont fait du candidat perdant, Georges W Bush, le président américain.

Le commanditaire du film de Pierre Carles, Canal+, a refusé de le passer sur la chaîne et le film n’a pas eu accès aux salles de cinémas comme Fahrenheit 11/9 (hormis un réseau militant).

La capacité d’ostracisme du pouvoir politique et le zèle des médias à se soumettre est tel que le seul reportage existant sur Pierre Bourdieu, monstre sacré de la sociologie, n’est jamais passé à la TV: Simplement parce que “la sociologie est un sport de combat” porte la signature de Pierre Carles.

Si la France avait atteint la même puissance que les US, elle ferait probablement pire. Rions jaune: la veulerie dans notre pays est telle que ça n’arrivera pas.

  1. vincent Le 29 avril 2016 à 01h55
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    Ouais, dans les séries TV les flics sont plus professionnels apparemment.

    Des nouvelles du faits que Ben La Den ait été hospitalisé la veille du 11? Je regrette qu’il soit mort, sa version des faits aurait pu être édifiante pour tous le monde

    J’aime bien l’ambassadeur arabe qui dit clairement que les USA ont soutenu des groupes terroristes, pour “libérer” l’Afghanistan.


  2. DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 à 02h14
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    L’étau se resserre, mais quel aurait été l’intérêt des seuls saoudiens dans cet énorme attentat, qui a permis aux Etats-Unis de démolir l’Irak (qui n’était pas impliqué et qui n’avait pas d’arme de destruction massive) et de déstabiliser, selon une politique pré-établie, les pays du Golfe?


    • Fox 23 Le 29 avril 2016 à 09h55
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      Duguesclin, lorsqu’on gère l’aspect religion de son pays d’une manière moyenâgeuse, il est difficilement pensable d’avoir, à sa porte, un pays laïque où tous les courants de l’Islam vivent, le mauvais exemple, quoi !

      Car il ne faut pas oublier que Bush, comme Cheney, comme la majorité de leur entourage vient du monde du pétrole, présent en quantité non négligeable en Irak, en fait ils voulaient se payer sur la bête.

      Des confidences de Paul O’Neill, Secrétaire d’Etat au Trésor dans un bouquin, outre que l’ensemble du plan d’attaque de l’Irak et de l’Afghanistan étaient prêts dès mars 2001.

      On voit la validité de l’excuse des attentats pour agresser ces deux pays.

      Ils comptaient, outre redistribuer les zones pétrolières aux majors, en quasi totalité américains, pousser l’extraction à fond pour faire tomber l’OPEP avec sa politique de régulation de la production pour maintenir les cours à un haut niveau.


      • sissa Le 01 mai 2016 à 19h09
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        Vu que la destruction de l’Irak a conduit au renforcement de l’Iran, et que cet aspect était prévisible, je doute que l’Arabie Saoudite ait vraiment eu envie de voir la destruction du régime de Saddam.

        Pour ce qui est du pétrole, c’était clairement un but de guerre américain; mais là encore, les saoudiens ne devaient pas voir d’un bon oeil le retour d’un concurrent.


    • Pierre Le 29 avril 2016 à 11h24
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      Duguesclin, c’est effectivement à mon sens la vraie question à creuser du moment. Si nous avons la réponse alors une vue d’ensemble sur l’immense machination sera plus facile. À mon avis, les Saoudiens se sont fait piéger … en ne voyant pas la “big picture” de quelques esprits machiavéliques derrière tout ça.


  3. Owen Le 29 avril 2016 à 05h23
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    Pierre Carles, un poil à gratter aussi irritant que Mickaël Moore, avait fait son film “Pas vu pas pris” sur un sujet autrement plus anodin: une conversation libre entre un élu et un journaliste. On est très loin, avec ce film, d’un mensonge du 11/9 ou d’élections faussées qui ont fait du candidat perdant, Georges W Bush, le président américain.

    Le commanditaire du film de Pierre Carles, Canal+, a refusé de le passer sur la chaîne et le film n’a pas eu accès aux salles de cinémas comme Fahrenheit 11/9 (hormis un réseau militant).

    La capacité d’ostracisme du pouvoir politique et le zèle des médias à se soumettre est tel que le seul reportage existant sur Pierre Bourdieu, monstre sacré de la sociologie, n’est jamais passé à la TV: Simplement parce que “la sociologie est un sport de combat” porte la signature de Pierre Carles.

    Si la France avait atteint la même puissance que les US, elle ferait probablement pire. Rions jaune: la veulerie dans notre pays est telle que ça n’arrivera pas.


  4. Fox 23 Le 29 avril 2016 à 09h04
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    Pour ces fameux Saoudiens, pour commencer, on surprend le rapport de la commission d’enquête et Richard Clarke en flagrant délit de mensonge. Dans ce document, ils prétendent exactement le contraire.
    Dans la catégorie des menteurs, on peut aussi ranger le FBI. Comment ces 160 types purent être entendu par les enquêteurs lorsque les exfiltrations eurent lieu entre le 11 (!!!) et le 13 septembre pour la quasi-totalité ?
    Une grande partie des Ben Laden, furent exfiltrés par un jet privé affrété par Raytheon, ce qui nous amène à une des raison principale de la protection de ces gens.
    La famille Bush possède une entreprise importante, Carlyle, 9 ème fournisseur du Pentagone, qui en plus de ce rôle majeur dans l’armement, détient des participations majoritaires dans des entreprises comme Schweeps et Seven Up, les autres actionnaires principaux étant, au moment des faits, le trône saoudien… et la famille Ben Laden.
    Je vous laisse chercher le rapport entre ces faits…


    • Furax Le 29 avril 2016 à 14h06
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      Non, la famille Bush ne possède pas le groupe Carlyle et n’est même pas un actionnaire significatif du groupe Carlyle. En revanche, elle entretient des liens très étroit avec les dirigeants du groupe Carlyle, ça oui.


  5. ancie Le 29 avril 2016 à 10h01
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    Une partie des avions affrétés entre le 11 et le 15/11 étaient des avions présidentiels de différents Etats, présents à ce moment sur le territoire américain. Par exemple, le demi-frère de Ben Laden, Shafig, vice président de Carlyle Group, aurait, selon certaines sources, été évacué avec sa femme et ses enfants, non pas dans un Boeing 727 le 19/11 comme souvent indiqué, mais dans un Gruman 3 ivoirien, vers Genève dès le 12 ou le 13/11.


  6. Charles Le 29 avril 2016 à 10h28
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    Je me souviens très bien : questionner l’évacuation des Saoudiens, c’était comme mettre en doute la version officielle de l’effondrement des tours, les mouvements de bourses précédant l’événement, etc. : être complotiste.

    Maintenant, il est de bon ton d’en parler, ça devient légitime et plus complotiste. Mais le reste, il faut surtout ne pas l’évoquer. Je ne sais pas… Dans 10 ans, on aura peut-être le droit de l’ouvrir sur tel ou tel fait déjà établi par les complotistes.

    La vérité apparemment, c’est une manipulation qui sert les intérêts américains du moment. Pourquoi veut-on se débarrasser aujourd’hui des Saoudiens, ce serait une question à traiter, non ?


    • noDJ Le 29 avril 2016 à 14h14
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      Le complotisme c’est non seulement les complots des autres (cf. La paille et la poutre) mais c’est aussi les siens dans le passé ou le futur. La confusion du sens des mots (novlangue) et la mémoire courte sont des caractéristiques de cette non-civilisation à la Orwell vers laquelle nous glissons.

      Les USA cherche à préserver leur hégémonie par tous les moyens :
      «la fin du rôle global de l’Amérique […] serait très probablement le chaos mondial»
      http://arretsurinfo.ch/zbigniew-brzezinski-nous-devoile-la-nouvelle-strategie-us-en-direction-de-la-russie-et-de-la-chine/
      Ce qui relève non d’une lucidité (un monde multipolaire sera probablement plus viable qu’un monde unipolaire) mais du suprématiste (hors de nous point de salut).
      Sous prétexte d’éviter un gigantesque incendie on (les USA et l’OTAN, ou certains néoconservateurs influents) allume des feux de forêts un peu partout en pensant pouvoir les contrôler. Le prochain pourrait bien concerner l’Arabie saoudite, après leur mise en cause lors des attentats du 11 septembre on va s’apercevoir que ce n’est pas une démocratie et vouloir y remédier. Pourquoi maintenant (ou prochainement) ? Le pétrole (non seulement le semblant d’indépendance énergétique des USA mais l’espoir d’accaparer celui d’une Arabie saoudite démantelée) n’est sans doute pas la dernière explication.


    • Ailleret Le 29 avril 2016 à 14h53
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      Cette évacuation des Saoudiens est établie par des officiels eux-mêmes, comme ce Thomas Banner dont l’agence doit correspondre à notre police de l’air et des frontières. Et les articles qui en parlent sont parus en 2003 et 2004 dans le New York Times. Rien de complotiste là-dedans ! Le problème : pourquoi s’interdire de raisonner à partir de ces faits bien établis, pour mieux savoir ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 ? Rappelons que les vols civils étaient interdits au-dessus des Etats-Unis dès le jour des attentats, à part quelques exceptions, en particulier l’évacuation de tous ces Saoudiens. Or le FBI connaissait déjà l’identité saoudienne de la majorité des terroristes du 11 septembre.


      • chb Le 06 mai 2016 à 20h41
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        ” le FBI connaissait déjà l’identité saoudienne de la majorité des terroristes du 11 septembre”. Et il connaissait aussi assez les saoudiens exfiltrés pour savoir qu’ils n’étaient pas impliqués. Mais il ne savait rien sur le complot contre les USA jusqu’au moment des attaques elles-mêmes. Ah, bon ?
        Et le gouvernement a gardé sous le coude ces 28 pages possiblement éclairantes, tout en laissant la populace s’indigner contre les arabes, contre lesquels la War on Terror s’exerce principalement.
        Compliqué..


  7. L'aieuil Le 29 avril 2016 à 14h28
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    La seule vrai question c’est de savoir si le “resident” du consulat de L.A. Fahad al-Thumairy et le très respectable Anwar al-Awlaki (qui emmené les prières au Congrès, dont le NYT faisait l’éloge et qui est mort dans une frappe aérienne au Yemen après dix ans de cavale), qui ont fuit les US peu après les attentats sont sur la liste.


  8. Fox 23 Le 30 avril 2016 à 08h52
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    N’en déplaise à Furax, on se demande pourquoi, si les Bush n’ont pas d’intérêts importants dans le groupe Carlyle (à cette époque), ils ont animé un conseil d’administration du groupe, en présence des autres actionnaires dans un grand hôtel de Washington la veille, le 10 septembre ?

    Je rejoins tout à fait Charles sur cette bizarre et très subite chasse presque officielle au Saoudien. Je l’ai peut-être mal formulé il y a quelques jours ce qui me valu d’être “modéré”, mais je persiste à dire que ça ressemble bougrement à un rideau de fumée destiné à cacher autre chose.

    Les faits sont têtus, OUI, il y eu bien 19 types dont 15 Saoudiens qui résidèrent plus ou moins longtemps aux USA. Au pire (ou au mieux) les 28 pages vont nous révéler qui a payé les factures et après ?
    Quelle certitude cela nous donnera pour connaitre la réalité de ce jour de drame ?


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