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31.mai.201231.5.2012 // Les Crises

0116 Les systèmes bancaires hors UE (1/2) : Suisse et Angleterre

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Suite du billet sur les mouvements interbancaires.

Analysons aujourd’hui la situation des systèmes bancaires dans plusieurs pays hors zone euro, à la lumière de la situation des dépôts et des prêts interbancaires. Cette analyse est très compliquée, car les données sont rarement détaillées, et mélangent souvent la banque centrale avec les banques commerciales, ce qui oblige à retravailler les données pour exclure systématiquement la Banque centrale…

Le système bancaire en Suisse

synthèse pays banques suisse

On observe très bien le fort impact de la Crise sur le système bancaire, puisque nous disposons ici clairement des créances et dettes des banques suisses envers leurs consoeurs à l’étranger. (La Suisse est très transparente au niveau des statistiques bancaires, palme d’or mondiale…).

synthèse pays banques suisse

En revanche, “étrangement” ;-), les dépôts se portent bien et ont afflué lors de la Crise de 2009 : pas loin de 120 Md€ en plus…

synthèse pays banques suisse

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Le système bancaire en Angleterre

synthèse pays banques banks Angleterre uk

À ce niveau, cela se passe de commentaire…

synthèse pays banques banks Angleterre uk

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La situation des dépôts est très inquiétante. Nous avons vu dans ce billet l’impact sur la masse monétaire du pays.

Cette baisse des dépôts est évidemment liée à un baisse des crédits, bien plus qu’à une fuite des clients :

synthèse pays banques banks Angleterre uk

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Bref, l’Angleterre s’enfonce dans la Crise – alors que les médias ne parlent que de l’Espagne…

Dans le prochain billet, la situation aux États-Unis et au Japon.

23 réactions et commentaires

  • Buzz lightyear // 31.05.2012 à 06h30

    Bonjour,
    La BSN a dû lire votre article 😉 et prendre peur en voyant la courbe des dépôts de clients car dans l’actualité de ce matin, on apprend qu’elle envisage d’introduire des taux d’intérêts négatifs pour les déposants non résidents. Elle doit publier prochainement son bilan du premier trimestre où on pourra voir à quelle hauteur culmine la montagne d’euro accumulée pour défendre son cours de référence à 1.2 CHF/€.
    http://www.romandie.com/news/n/La_BNS_pourrait_prochainement_introduire_des_taux_ntifs_RP_310520120811-26-187427.asp
     

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    • Patrick Luder // 31.05.2012 à 07h36

      Eh oui, d’un côté une montagne de fric, de l’autre une montagne de dette …

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  • Lefilo // 31.05.2012 à 06h47

    Dans les années 70, la BNS avait en effet déjà imposé des taux négatifs sur les placements en francs suisses de non-résidents. Cette mesure avait permis de contenir la très forte demande de francs suisses qui avait fait suite à la décision des Etats-Unis d’abandonner la convertibilité du dollar en or et à celle des Etats industrialisés d’Europe de laisser flotter leur monnaie.

    http://www.lematin.ch/economie/La-BNS-et-les-banques-se-preparent-aux-taux-negatifs/story/25879080

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    • Patrick Luder // 31.05.2012 à 07h48

      Avec un tout petit peu de jugeotte et de conscience humaine, bien des errreurs fortement dommageable auraient été évitées!
      Mais voilà, seul compte le profit immédiat, sans aucune considération pour le présent ni pour l’avenir, ni pour soi-même (on s’auto-détruit) ni pour les autres …

      Est-ce que l’avnir se fera avec les mêmes requins ? 

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  • Pierre // 31.05.2012 à 08h42

    La proposition d’introduire des taux négatifs est probablement un exercice de propagande, la décision serait coûteuse pour les banques et probablement beaucoup plus difficile à faire appliquer que dans les années 70 (“septante” 🙂 ), donc inefficace. Nous autres Suisses attendons que la Grèce et le Portugal quittent l’Euro en serrant les dents et en espérant que notre bulle immobilière ne nous explose pas à la figure. Avec un nouveau président français qui est irréprochablement inculte en matière économique, l’avenir est encore plus incertain.

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    • Surya // 31.05.2012 à 09h23

      Il me semblait que la bulle suisse n’est pas une bulle de crédit mais rien d’autre que le résultat de la pénurie de logements rapportée à la demande… D’où le nombre croissant de frontaliers ?

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      • Patrick Luder // 31.05.2012 à 11h40

        @Surya
        Attention, il n’y a pas de bulle immobilière Suisse, mais de crise du logement dans certaines villes. Certaines zones n’ont pasencore de chômage (quelques % de personnes qui font un break) , les frontaliers répondent donc à une forte demande d’emplois et sont les bienvenus …

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      • Jack // 31.05.2012 à 11h49

        Une bulle immobilière en Suisse? Je n’étais même pas au courant de son existence.
        Avec toutes ces histoires de citoyens Suisses plus locataires que propriétaires, je pensais que nos voisins Helvètes avaient réussi à éviter ce problème…

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    • norbix // 31.05.2012 à 11h29

      “Avec un nouveau président français qui est irréprochablement inculte en matière économique, l’avenir est encore plus incertain.”

      Sur Wikipedia :

      En 1974, il entre à HEC Paris, et y préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand26. Il adhère au Parti socialiste en 197927. Sorti 7e de l’ENA en 1980, il choisit d’être auditeur à la Cour des comptes. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l’IEP de Paris, où il donne des cours d’économie aux étudiants de troisième année jusqu’en 1991.

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    • TZYACK // 31.05.2012 à 17h17

      Il ne peut pas être plus inculte que le précédent, étant diplomé d’HEC, de Sciences Po et de l’ENA §

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  • Patrick Luder // 31.05.2012 à 11h37

     
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    La bulle immobilière (région Genève) provient effectivement d’une manque de logements mais surtout d’un manque de terrain, lac d’un côté, montagne de l’autre, frontière immédiate … à ne pas confondre avec l’emploi …
     
    ***
     
    Genève et Zürich sont des places financières Internationales, beaucoup trop grosses pour notre petit pays, mais attention, cela ne veut pas dire que tout est imposé en Suisse, loin de la, ces entreprises jonglent avec les paradis fiscaux (Bangkok n’est pas mal non plus), elles savent aussi en profiter, ne laissant que de petits susurres aux Zones qui les abrites . Genève est aussi spécialisée dans les marchés de matières premières (avec les mêmes caractéristiques), ainsi que dans différents organismes Internationaux …
     
    ***
     
    Attention toutefois ces régions se démarquent fortement du reste de la Suisse. Ces régions actuellement prospères puisent leurs force dans le marché International … marché qui risque encore bien de tomber beaucoup plus bas ou simplement de disparaître face au mur des ressources terrestres …
     
    ***
     
    Les bourses et les marchés financiers ne sont que des parasites qui ont pu se greffer sur la croissance de la fin du siècle passé et les énormes masses de fric qu’elles sont drainées. Les bourses et les marchés financiers ne servent à rien d’autre que de faire le maximum de profit à court terme, sur le dos de tout le monde. Les excuses de régulation et de contrôle des marchés sont dérisoires, la bourse est totalement impuissante, par exemple face à la montée inexorable des prix pétroliers …
     
    ***
     
    Genève et Zürich ont donc de grands défis à relever, et je doute qu’ils soient assez intelligents pour prendre le train du développement durable, à mes yeux seul voie de sortie possible … Mais comme on dit, le doute profite à l’accusé !
     
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    • Jack // 31.05.2012 à 11h56

      Bah, je note que l’armée Suisse vient d’adopter un nouveau modèle de vélo, c’est déjà un bon début.

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      • Patrick Luder // 31.05.2012 à 12h13

        +100 à Jack, excellent ! Remarque qu’avec les casseroles d’avion que notre bien-amié conseiller fédéral NonNommé essaie de nous faire passser, on aura de quoi mettre de nouveaux logements gratuits (ou presque) au centre de genève, y a plein de parking assez grand pour accueillir les grippés … Olivier, on à une place pour toi si tu veux    😉 

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  • DAN // 31.05.2012 à 17h35

    Je voudrais expliquer une certaine expérience de la vie , à savoir qu’en 1981 j’ai été nationalisé suiteà l’élection de Mr Mitterrand puique pour répondre aux “Monory” de l’époque pour les réductions fiscales j’avais placé mes économies durement gagnées.
    Le lundi de l’élection la bourse s’est effondrée et mes actions des sociétés nationalisées ont été  transformées en obligation , j’avais perdu une grande partie de mes économies; ça été une leçon pour le restant de ma vie à savoir que je ne peux plus faire confiance aux institutions . Donc sans être un spéculateur il est normal de chercher la sécurité pour ses économies.

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  • Tycer // 31.05.2012 à 17h41

    Oui il y a une bulle.
    Les prix sont exorbitants, et ce sont les banques qui sont exposées puisque assurées par les hypothèques.

    Croire que la Suisse ne va pas subir la crise si il y a vraiment éclatement de la zone Euro est naïf.

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  • DAN // 31.05.2012 à 18h29

    Mr Berruyer , je fais suite à dernier commentaire de ce jour , je pense que vous avez compris que tout réside dans la notion de “confiance” . L’instabilité institutionnelle , la corruption , l’impunité , les passe-droit , les spolliations arbitraires etc… sont le cancer de l’économie et ronge la confiance des peuples. Cela se traduit effectivement pour par des flux migratoires des avoirs vers des cieux plus rassurant cherchant avant tout une certaine sécurité et tranquillité.

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  • Théo // 31.05.2012 à 19h36

    Comme @Tycer.
    Oui, il y a bien une bulle, certes la demande est élevée, mais c’est du à deux facteurs. 
    Les taux hypothécaires très bas et la possibilité de retirer son complément de retraite pour acquérir un logement. Une possibilité qui est discuter au niveau du gouvernement pour être annuler.
    Depuis 2000 j’attendais la fin de la bulle pour acheter un petit châlet. Mais les impressions de planche à billet on en décider autrement et c’est pas avec les 51 Mrds pour CS et les 75 Mrd pour UBS nécessaire à leur recapitalisation que l’on va changer la politique des “too big to fail”
     
     
     

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  • Turennes // 06.06.2012 à 21h16

    Les solutions simples sont souvent les meilleures ….
    La suisse bénéficie de l’europe sans enpartager les charges, en  biologie on appelle ceci un parasite. Simplement leur imposer d’intégrer l’UE et ses règlements ou alors d’être black listé et que l’ensemble des pays de l’UE dénonce TT les conventions avec fermeture totale des frontières. Simple question de volonté poitique et de rapport de force. 
    Accesoirement, il conviendrait également, en ces temps de cirses de criminaliser la fraude fiscale puisque en caricaturant de l’impot en moins induit forcement des décès par inssufisance de service public. En ce delit est donc assimilable a un meurtre sans préméditation et doit donc être traité comme tel par la société.
    J’ai du mal a 

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