Un intéressant papier de Mélenchon, que je reprends pour l’analyse des débats actuels sur la réforme du code du travail, mais aussi sur les propos de Macron sur le Vel d’Hiv – n’y voyez pas du prosélytisme… 🙂

Source : Jean-Luc Mélenchon, 17-07-2017

Crédits photos : Maison blanche (à g.), captures d’écran (à d.)

Puisque décidément le temps du repos n’est pas venu pour moi, je m’installe devant ce clavier pour retrouver la cadence hebdomadaire de mes dictées. Ici je reviens en deux chapitres sur cette étrange semaine. Celle qui a vu le vote des ordonnances sur le code du travail, la reconduction de l’état d’urgence, l’admonestation publique du chef d’état-major des armées, la réception de Donald Trump puis de Nétanyahou et a dessiné une semaine d’abus de pouvoir de toutes sortes.

Le débat à l’Assemblée nationale sur les ordonnances qui permettent de réécrire la totalité du code du travail a été un moment fondateur de l’ère nouvelle ouverte par l’élection de monsieur Macron. En premier lieu, comme il est frappant de voir que le premier texte de loi venu en débat devant la nouvelle majorité aura concerné pour l’essentiel la nature du contrat de travail, un document central dans l’économie capitaliste. En effet, celui-ci contient tous les paramètres qui organisent la relation de subordination du salarié à l’égard de son employeur et donc, pour finir, la façon avec laquelle la richesse que produit son travail sera répartie entre lui-même et le capital. Que la nouvelle majorité ait voulu commencer par cela fonctionne comme un véritable manifeste politique de très haut contenu philosophique et moral autant que social. Nous avons fait beaucoup d’efforts dans la discussion pour tâcher d’élever les échanges au niveau de ce qui était réellement en cause.

En effet, comme on le sait, l’intitulé et le contenu de chacun des sept articles directement impliqués dans la réécriture du code du travail sont extrêmement vagues. Du coup, la discussion ne pouvait porter que sur des contre-propositions précises ou bien des principes généraux. Nous fîmes les deux. Les trois quarts des contre-propositions furent écartées au motif du « hors sujet », quoique parfois le rapporteur ou la ministre soient entrés davantage dans les détails. Mais sur les principes ? Sur ce terrain, des députés de la majorité « La République En Marche » se sont totalement dérobés.

On pouvait admettre comme l’a dit l’une d’entre elles qu’étant d’accord avec le gouvernement et avec le contenu de ces ordonnances, ces députés n’éprouvent pas le besoin de le dire à chaque vote. On peut donc admettre qu’ils soient restés muets dans la discussion des amendements. Mais pourquoi n’être quasiment jamais intervenu non plus dans les discussions sur chacun des sept articles en général ? Pourquoi n’avoir jamais saisi au bond un thème en particulier pour répondre aux interventions que nous faisions sur les principes en cause ? Nous n’avons eu droit au fil des débats qu’à de piteuses répétitions du thème « vous n’avez pas le monopole du cœur », « vous n’avez pas le monopole du peuple » et ainsi de suite. Ce fut toujours en défensive et souvent dans un registre très victimaire (« mon grand-père était un ouvrier lui aussi », « j’ai travaillé depuis l’âge de 16 ans », « non, tous les patrons ne pensent pas qu’à licencier »). Parfois il y eut aussi de rugueux sophistes qui nous jetèrent à la face le fameux « pas vous, pas ça ! ». À peine y eut-il de temps à autre une éclaircie ici ou là, mais encore fallait-il la lire en creux. Ainsi lorsqu’on nous reprocha : « vous ne croyez pas à la capacité de chaque salarié de négocier directement sa situation », comme si nous doutions de la place de l’individu et de la liberté personnelle dans la société d’une façon générale.

La droite classique, plus accoutumée depuis la guerre froide aux confrontations de principe, a voulu parfois montrer du doigt ce qui était en cause d’un point de vue des systèmes d’idée qui se confrontaient. Ainsi l’un de ses orateurs nous soupçonnait-t-il de « crypto-marxisme » un autre d’esprit « post lutte de classes ». Ce qui me frappe, au total, c’est de voir à quel point les rares orateurs de « La République En Marche » se montraient en proie à une idéologie globale dont ils semblaient être incapables de comprendre qu’il ne s’agissait que d’un point de vue parmi d’autres. À tout moment, ce qu’ils disaient nous nous était présenté comme une évidence indiscutable, dont ils déduisaient ensuite l’évidence des mesures techniques proposées par le gouvernement.

Dans leur vocabulaire, les investisseurs veulent « créer de l’emploi » (pas du profit), les salariés ont d’abord « des problèmes qu’il faut régler », le « dialogue social » est un dialogue comme un autre où les « solutions de bonne intelligence » apparaissent vite dès que le débat est de « bonne volonté ». Avec un tel fond de scène, l’ambiance devient bien vite des plus étranges. On finit par nager en pleine langue orwellienne. Les mots désignent le contraire de ce qu’ils nomment. « Sécuriser l’emploi » c’est faciliter le licenciement, « renforcer le rôle des branches » c’est accepter chaque entreprise puisse pourtant y déroger et ainsi de suite. Aucun de nos collègues en vis-à-vis ne semblait y voir de contradiction ! Dans cet environnement, nous avons du paraître totalement lunaires à nos interlocuteurs ! Peut-être entendaient-t-ils pour la première fois de leur vie des discours contre l’individualisation des rapports sociaux, en faveur de la prééminence de l’action collective, l’importance fondamentale de la loi face au contrat.

Mais il est impossible de penser que le blocage du dialogue dans cette circonstance ne tenait qu’à l’incompréhension. En effet, à diverses reprises, on vit soudain éclater d’étranges applaudissements. Ainsi quand un orateur de « La République En Marche » se décida à entrer sur un débat sur le fond. Son intention était de s’opposer à notre vision de la négociation collective plutôt qu’au « dialogue social personnel ». Il ne put s’empêcher de conclure par un déchaînement de critiques contre les organisations syndicales « inadaptées », « bureaucratiques », « loin du peuple », « inefficaces ». Du coup, il interprétait la loi en préparation comme une remise en cause bienfaisante de leur rôle. Alors, sur tous les bancs, « La République En Marche » éclata en un tonnerre d’applaudissements pleins d’enthousiasme. Je fis remarquer à l’auteur de ces propos quelle digue il venait de briser : ce raisonnement, ces expressions, lui dis-je, c’est là d’habitude le vocabulaire de l’extrême droite contre les organisations syndicales de salariés. Je fus, bien sûr, rabroué par un ample murmure de mécontentement indigné. Pourtant, l’auteur du propos a lui-même semblé réaliser ce qu’il venait de faire et, dès son intervention suivante, il revenait sur ses propos. Il n’empêche que pour les autres, ce fut le cri du cœur, et leurs applaudissements, par leur vigueur, le montraient bien.

Ce moment particulier a tranché dans mon esprit une question que je laissais pendante. Ce groupe, si composite, est-il de droite ou bien la gauche l’imprègne elle ? Je ne pense pas ici aux étiquettes politiques initiales des élus présents sur ces bancs. Je pense à la philosophie politique qui les anime. Sans contestation possible, cet enthousiasme généralisé pour applaudir contre les organisations syndicales est une signature. C’est un groupe de droite.

D’ailleurs, si ces quatre jours de discussions ont bien montré quelle contre-révolution est en marche. La méthode utilisée l’annonçait. Voilà donc une ordonnance qui, en sept chapitres, rédigés dans les termes les plus vagues, donnent au gouvernement le pouvoir de changer la totalité du code du travail. Oui la totalité. Pas seulement les points traités par l’ordonnance. En effet, un des articles de l’ordonnance prévoit que tout le code doit être relu et réorganisé pour être mis au diapason de ce qui va être changé à cette occasion. Aucun parlementaire n’aura eu la moindre possibilité d’intervenir sur une quelconque des dispositions du code du travail : ni un mot, ni une virgule, ni un ajout, ni une suppression, ni une interprétation. Tout est à la discrétion des trois ou quatre bureaucrates qui vont faire ce travail de rédaction générale. Ils seront alors placés sous l’autorité directe du directeur de cabinet de la ministre du travail, qui sera le garant de l’interprétation gouvernementale de cette tâche. C’est alors qu’il faut s’en souvenir : ce directeur de cabinet était auparavant le directeur adjoint du Medef !

Sur le fond ensuite, le contenu de l’ordonnance est absolument sans ambiguïté. Il s’agit bien d’un renversement de la hiérarchie des normes. En vain la ministre a-t-elle argué de la nécessité du « dialogue social au plus près du terrain » et autres balivernes. Il a toujours été possible en effet de négocier un accord dans l’entreprise qui ne soit pas dans les termes de la loi. Et de même au niveau de la branche d’activité. Mais il fallait pour cela que les dispositions adoptées soient meilleures que la loi. C’est ce que l’on appelle « le principe de faveur ». Dans le nouveau dispositif la source de la norme est l’accord dans l’entreprise. C’est-à-dire la négociation de gré à gré. Il est clair que la seule nouveauté possible est que cet accord soit moins favorable que la loi, sinon il n’y aurait pas besoin de faire cette ordonnance ! Il ne faut pas croire qu’une fois la norme ramenée à ce niveau, le « dialogue social » donne quelque moyen que ce soit pour rééquilibrer le rapport de force entre l’employeur et les salariés. C’est tout le contraire.

Il faut savoir en effet que l’ordonnance prévoit avec méthode de désarmer totalement la partie salariale dans cette négociation. Elle le fait de deux manières. D’abord par l’affaiblissement de toutes les institutions représentatives du personnel en les fusionnant en une seule. Ensuite en donnant tous les moyens du chantage à la partie patronale avec la création d’un référendum à sa seule initiative dans l’entreprise. Et enfin, c’est cette invention du « chèque syndical » à la soi-disant libre disposition de chaque salarié qui devra déclarer à son patron à quel syndicat il veut que le chèque parvienne ! On devine quelle sera la liberté d’un tel choix pour le salarié. On devine aussi quelle facilité cela peut donner au patronat pour favoriser un syndicat qui aurait sa préférence ! De plus, après avoir ligoté les salariés, les ordonnances prévoient encore de modifier l’objet même de la négociation. Celle-ci peut être en effet totalement vidée de tout objet puisque son enjeu, le contrat de travail, est directement miné par la création « d’un CDI de chantier ». Qu’est-ce que ce « CDI » limitée dans le temps sinon un CDD pour lequel la partie patronale n’a pas à payer les primes de précarité ! « Mais il s’agit bel et bien d’un CDI » a clamé la ministre. En quoi en est-ce un ? En quoi un contrat de travail à durée limitée peut-il être un CDI ?

D’article en article, j’avais pour mission au nom du groupe d’expliquer notre vote. Je me suis efforcé de montrer la cohérence de la philosophie du texte en direction de cette « individualisation des rapports sociaux » poussés à son extrême tel que pour la première fois de l’histoire sociale de ce pays elle aura été proclamée. Ce travail a été repris sur le terrain partout où l’on a opéré à notre appel des rassemblements ce 12 juillet. On a pu voir sur la place de la République quelle attention habitait la foule qui s’était rassemblée. Il en fut de même sur bien des places de France ce jour-là. Partout la même attention, la même volonté de comprendre. C’était frappant à Marseille lorsque Sophie Camard, ma suppléante, a commenté devant les centaines de personnes attentives toute la philosophie des cinq premiers articles de l’ordonnance. Il me revient des témoignages que je reçois combien il en va de même lorsque les caravanes que nos amis ont constituées en région abordent ce sujet dans les cités où elles se déploient. À partir du mois d’août, la caravane nationale prendra aussi en charge cette part du travail.

On ne saurait minorer l’importance de ce qui vient de se passer. Il reste frappant que personne n’ait osé l’assumer comme tel. Aucun grand média ne l’a fait. Aucun dirigeant de « En Marche » ne s’y est risqué. Tous se sont exprimés comme s’il s’agissait d’un simple « toilettage » du code du travail. Aucun n’a osé assumer le fait que l’ordre public social républicain en vigueur depuis la Libération a été intégralement inversé. La technique de communication de l’équipe Macron a donc pleinement fonctionné grâce aux renforts que lui apportent l’ignorance des commentateurs et, plus que tout, le fait que ces derniers ont totalement intégré l’idéologie dominante sur ces questions. Elle leur rend impossible la compréhension de l’enjeu politique et social ce qui vient de se décider. Aucun ne s’est donc donné le mal de mettre en scène l’événement créé par cette ordonnance.

Tous ont, au contraire, fait des efforts considérables pour réduire toute la discussion à des « cas concrets » qui plaidaient tous, bien sûr, contre « l’absurdité » des dispositions du code, leur « rigidité », la nécessité d’un « toilettage » et ainsi de suite. L’idéologie, dit Karl Marx, est un système d’idées destinées à masquer les rapports réels. Jamais on n’aura autant pataugé dans l’idéologie qu’à ce moment où ceux qui prétendaient en combattre toutes les formes sous prétexte « pragmatisme » faisaient exactement le contraire. Avec ce vote, avec ces ordonnances, sous le masque de la modernité et du souci d’être « au plus près du terrain », le Macronisme aura infligé une terrible défaite sociale au camp du travail.

C’est parce que nous avons clairement conscience de l’enjeu, et aussi du caractère si symbolique de commencer la session parlementaire par ce sujet, que nous avons mené la bataille avec une telle énergie. En convoquant un rassemblement populaire, d’abord à Paris puis dans plus de cent villes du pays, nous avons non seulement voulu illustrer une conception du travail parlementaire « un pied dans l’hémicycle un pied dans la rue ». Et surtout, nous avons commencé un travail d’information en profondeur. Nous connaissions bien la difficulté à convoquer de tels rassemblements en plein été, après le départ en vacances de juillet. Nous savions que se déchaîneraient aussitôt contre nous les grandes orgues médiatiques : « ils veulent remplacer les syndicats », de façon à essayer de provoquer des tensions avec eux, « ils n’ont pas réussi à rassembler grand monde », etc., etc.

Mais cela n’avait pas grande importance à nos yeux ! Il s’agissait pour nous de parvenir à mobiliser le premier cercle, celui des têtes dures, celui qui entraîne les autres pans de la société quand lui-même se met en mouvement avec détermination. Ce premier cercle ne nous a pas entendus autant que nous le souhaitions dans l’élection législative sur le sujet. Pourtant, nous avons tous fait campagne sur la mise en garde à propos de la transformation du code du travail. Nous pensions que l’enquête publiée par le journal « Le Parisien », quatre jours avant le vote, aurait davantage d’effet d’alerte et de confirmation de nos accusations. Peut-être est-ce le découragement après le résultat de la présidentielle ? Ou bien le refus de participer à des deuxièmes tours où l’on ne se sentait représenté par aucun des deux candidats ? En tous cas, tout cela a sévèrement effiloché la force constituée au premier tour de l’élection présidentielle sur ma candidature. Il faut donc reprendre le terrain et construire le rapport de force.

L’ambiance peut être inversée plus vite qu’on ne le croit. Car la présidence Macron a d’ores et déjà commencé à connaître le reflux. La vitesse de son usure est même, de bien des façons, assez surprenante. Les syndicats s’adaptent aux rapports de force qu’ils sentent sur le terrain des entreprises. Ils feront ce qu’ils voudront et comme d’habitude nous nous abstiendrons de commenter les stratégies syndicales. Nous appuierons leurs appels à l’action. Mais c’est notre devoir de groupe parlementaire et de mouvement politico-culturel et social, comme l’est « la France insoumise », d’agir nous aussi sur notre terrain spécifique. C’est à nous de faire le travail d’information et de mobilisation dans les secteurs qui ne sont pas organisés par le syndicalisme : les quartiers, les chômeurs, les jeunes en formation et ainsi de suite. Il n’y a donc pas de « compétition » avec le syndicalisme. Le champ des mobilisations « populaires » et celui du syndicalisme sont complémentaires. Le problème posé est donc celui de réussir leur convergence. Autant que possible. Et, quoi qu’il en soit, d’agir !

Dans l’enceinte du Parlement, les débats ont tourné autour de deux questions qui concentrent la méthode Macron. D’un côté les ordonnances sur le code du travail, de l’autre la reconduction de l’état d’urgence. Dans les deux cas, tout fut présenté et expédié dans les termes et les formes des passages en force les plus arrogants. Mais ce n’est pas tout. Dans la même semaine d’autres signaux ont été adressé à l’opinion. Ils sont tout aussi préoccupants. On croirait voir les effets d’une certaine ivresse des sommets ! De voyages en réception, de discours en discours, le nouveau président dessine un étrange profil où il semble parler avec son miroir. Le discours de Versailles faisant l’apologie de la « France girondine », puis de la « République du contrat » a fonctionné comme un manifeste et un signal de ralliement pour toute une tendance très ancienne du paysage politique des Français et de l’histoire des idées dans ce pays. Comme elle suppose un tel basculement des principes au poste de commande, on a d’abord du mal à croire que ce soit autre chose que des formules déclamatoires. Pourtant, leur mise en œuvre immédiate avec les ordonnances sur le code du travail a montré que le président est fermement décidé à passer à l’acte.

Ceci posé éclaire comment comprendre les événements aussi surprenants que la mise en garde adressée au chef des armées, l’accueil en grande pompe de Monsieur Trump puis de façon encore plus sidérante celui de Monsieur Netanyahou, le Premier ministre du gouvernement d’Israël ! Voyons cela.

Il va de soi que le devoir des militaires est de servir et d’obéir. Aussi longtemps que la règle posée ne leur reconnaît ni le droit de se syndiquer ni celui d’exprimer une opinion politique, cette règle s’impose et il n’appartient à aucun de ses chefs de la violer. Pour autant, au cas précis de l’intervention du Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, la violence du recadrage et son caractère inutilement humiliant font réfléchir. Pierre de Villiers s’est exprimé dans le cadre de questions qu’on lui posait à la commission Défense de l’Assemblée nationale. Son devoir devant la représentation nationale est donc de répondre avec franchise et sincérité aux représentants du peuple. Dans un tel contexte, on ne peut lui reprocher d’avoir dit ce qu’il pense et ce qu’il croit juste à propos de la situation des armées. Dès lors, le président n’est pas fondé à dire que ce serait là « étaler en public » les problèmes qui se posent. Je précise ce point, car sur un sujet aussi délicat que celui des rapports d’autorité entre l’armée et les responsables politiques du pays, il faut fonctionner dans la plus grande rigueur et le respect de l’esprit des lois qui les organisent.

Dans ces conditions, si fermement que je sois attaché à l’autorité supérieure du politique sur les militaires et à leur devoir de stricte obéissance, je désapprouve, après y avoir sérieusement réfléchi, l’admonestation à laquelle s’est livré le président de la République. Je la désapprouve pour la raison de fond que je viens d’évoquer : le général devait dire ce qu’il pense vraiment et sincèrement dans les mots qui lui paraissaient les plus adaptés pour décrire son état d’esprit. Mais aussi parce que la préoccupation qu’il exprime est trop délicate pour être seulement réglée par un rappel à l’ordre.

Les armées sont bel et bien placées dans une situation extrêmement tendue. Impliquées sur quatre fronts dans des conditions de pénurie de moyens bien connues, elles se voient annoncer par la presse une nouvelle série de coupes budgétaires extrêmement mutilantes. Quoi que l’on pense de la valeur de la dépense militaire, quoi que l’on pense des conflits dans lesquels nos forces armées sont engagées, le devoir du pays reste d’assumer ses décisions. On ne peut ouvrir quatre fronts sans savoir qu’il faudra les financer. Refuser de le faire au moment où des hommes et des femmes sont engagées dans le combat est de nature à disloquer tout le système en lui donnant la preuve que ses chefs eux-mêmes ne croient pas à la valeur de ce qu’ils ont décidé. C’est donc une très grave faute politique. Si particulier qu’il soit, le commandement sur les militaires ne s’est pourtant jamais réduit à des aboiements. Les militaires, comme toutes les autres communautés de fonctionnaires, ne sont pas exempts des exigences du consentement à l’autorité dans un pays démocratique.

À cela s’ajoute d’autres impératifs à prendre en compte. Le président qui décide des coupes budgétaires est aussi celui qui ne cesse de répéter qu’il consacrera 2 % de la richesse du pays au financement des armées. Tout le monde a relevé l’incohérence de cette situation ! Mais il faut surtout montrer le soubassement qui est à l’origine de ces comportements erratiques. À quoi bon parler de dépenses quand on n’a pas parlé des objectifs ni la stratégie pour les atteindre ! Quel est le niveau de dépenses nécessaires ? Celui qui permet de financer les objectifs que l’on se donne ! Quels sont ses objectifs ? Voilà ce qu’on a du mal à savoir en écoutant et en regardant se comporter le président Macron. C’est ce qui met à nu le caractère purement autoritaire et démonstratif de l’admonestation qu’il a adressée aux chefs des armées le 13 juillet. Quand dans la même semaine le président annonce un improbable plan de rapprochement militaire avec l’Allemagne, l’amertume gagne ! Quoi ! On a déjà vendu la moitié de l’entreprise qui produit les chars Leclerc à une famille de milliardaires allemands. On pensait que l’air du bradage généralisé qui a été la caractéristique de la présidence de Monsieur Hollande en matière de défense était enfin terminé. Apparemment il n’en est rien. Les armées qui utilisent dorénavant le fusil allemand voleraient demain dans des avions dans la production échapperaient aussi au contrôle du pays !

Quel genre de doctrine de défense cela sous-entend il ? Depuis quand la question de l’indépendance et donc de la maîtrise de la production de matériel militaire est-elle devenue un sujet sur lequel un homme seul peut décider de tout changer sans qu’on en discute une seule minute ? On avait vu Hollande signer à Chicago en 2012, dès son élection, l’accord permettant l’installation des missiles antimissile nord-américains en Pologne. Le nigaud s’était vanté à l’époque de ce que ses « réserves » aient été entendues ! Quelle foutaise ! Après cela, quel est le sens de la dissuasion nucléaire française ? Personne ne l’a jamais dit, personne n’a jamais discuté. Cela continue pourtant encore à présent. J’admets qu’on puisse penser autrement que comme je le fais et que l’on considère que la maîtrise de la production des matériels militaires est une idée dépassée. Mais alors qu’on le dise et qu’on vote sur le sujet. L’autoritarisme combiné à l’exercice solitaire du pouvoir sur les questions essentielles touchant à l’indépendance du pays nous mettent en très grande fragilité militaire.

L’accueil réservé à Monsieur Trump était insupportablement carnavalesque. Le prétexte de la participation du gorille nord-américain sonnait si étrangement ! Nous célébrions, paraît-il, l’entrée en guerre, en avril 1917, des États-Unis d’Amérique à nos côtés contre l’Allemagne. Combien se seront donné le mal de noter qu’avril 1917, pour une guerre commencée en août 1914 et qui finira en novembre 1918, c’est bien tard ! Je le reconnais : le thème des dates d’entrée en guerre des USA dans la première comme dans la seconde guerre mondiale restent des sujets trop délicats pour être abordés sans précautions oratoires. Je n’en ai pas le temps ici, ni la patience. J’en reste donc à cette remarque que l’année 1917 c’est plutôt l’année d’une immense réaction populaire contre la guerre. Elle s’exprima par la victoire des bolcheviques en Russie et le triomphe de la révolution d’octobre, mais aussi par d’innombrables rébellions sur tout le front de l’Ouest dans les troupes françaises, britanniques et autres ! Tout fut réprimé de ce côté-là et la polémique continue sur le sort que l’on doit réserver à la mémoire des appelés insoumis qui furent alors fusillés parce qu’ils voulaient arrêter la guerre.

Si l’on oublie le caractère discutable de cette célébration et la forme particulière de schizophrénie qu’elle exprime, le reste ne vaut pas mieux ! Pourquoi inviter Trump ? Comment oublier le crime contre l’humanité qu’il est en train de commettre avec son refus de l’accord de Paris sur le climat ? Pourquoi l’inviter à passer en revue nos forces armées à l’heure où il organise des provocations guerrières dans tout l’est de l’Europe, en Pologne, en Ukraine, et sur toutes les façades extérieures de la Russie ? Je mets en garde ! Les Français n’ont jamais aimé servir ou honorer des maîtres qu’ils ne se sont pas choisis. Des millions d’entre eux ont ricané amèrement, certains ont manifesté, la plupart ont tourné le dos en grondant. Que voulait prouver Monsieur Macron de cette façon ? Rien n’est clair. Du coup, le seul sens qui vaille est celui que l’image propose : Trump et Macron partagent la même vision à propos des alliances et des guerres en Europe.

L’invitation du chef du gouvernement d’extrême droite en Israël a suscité des haut-le-cœur de tous côtés pour les raisons politiques que l’on comprend sans difficulté quand on n’est pas d’extrême droite. Mais c’est surtout les prises de position du président français dans cette circonstance qui posent problème. Lier l’antisionisme et l’antisémitisme est une thèse très ancienne des milieux communautaristes. Mais c’est la première fois que cette thèse est rendue officielle par le président de notre République. Ce n’est pas un petit sujet que de lier une opinion politique à un délit puni par la loi en France. Qui pourrait admettre qu’une telle option soit prise au nom du pays tout entier sans une seconde de discussion par qui que ce soit, du seul fait que le Prince l’a décidé ?

Après cela, déclarer que la France est responsable de la rafle du Vel’ d’Hiv’ est là encore un franchissement de seuil d’une intensité maximale. En effet, nul ne peut contester que des Français ont été personnellement responsables du crime comme ce fut le cas, notamment, dans la police qui opéra la rafle sans exprimer la moindre protestation ni acte de résistance, mais aussi de la part de toutes les autorités de tous ordres qui se rendirent complices, soit activement, soit par leur silence, soit parce qu’elles avaient renoncé à s’y opposer de quelque façon que ce soit. Mais dire que la France, en tant que peuple, en tant que nation est responsable de ce crime c’est admettre une définition essentialiste de notre pays totalement inacceptable.

La France n’est rien d’autre que sa République. À cette époque, la République avait été abolie par la révolution nationale du maréchal Pétain. Dans cette vision de l’Histoire, la France, à cette époque, était à Londres avec le général De Gaulle et partout des Français combattaient l’occupant nazi. Sur le territoire national, il n’y avait rien d’autre qu’une nation dirigée par un régime de fait dans un pays dont la moitié était occupée par les armées nazies et l’autre moitié dirigée par des gens qui avaient imposé de force une idéologie jumelle. Jamais, à aucun moment, les Français n’ont fait le choix du meurtre et du crime antisémite ! Ceux qui ne sont pas juifs ne sont pas tous, globalement et en tant que Français, coupables du crime qui a été commis à ce moment-là ! Tout au contraire, par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur ! Non, non, Vichy ce n’est pas la France !

Ces débats ne sont pas nouveaux. Ils ont leur dignité aussi longtemps qu’on accepte d’en parler avec le souci de l’amour que nous devons à notre pays avant tout autre. Ce qui n’est pas admissible c’est que du chef d’état-major des armées au peuple tout entier, nous soient intimés sur le ton du commandement le plus autoritaire l’identité du pays, ses références, son histoire. Cela par un seul homme sans qu’aucune réplique ni discussion ne puissent avoir lieu. Je mets en garde : méconnaître les fondamentaux de l’identité républicaine du pays expose ceux qui la molestent ou la violentent à de puissants et irréversibles retours de bâton venant du plus profond du sentiment commun des Français.

Source : Jean-Luc Mélenchon, 17-07-2017

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211 réponses à Cela ne s’invente pas ! Par Jean-Luc Mélenchon

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 21 juillet 2017 à 06h45

Dès que dans un pays libre un dirigeant et son équipe reçoit légalement les pleins pouvoirs grâce à la pression ou à l’intervention de forces étrangères, peut-on parler de légitimité? Ce pouvoir pouvait-il parler au nom du peuple français?
Le gouvernement de Vichy avait reçu les pleins pouvoirs par l’assemblée nationale (ou ce qu’il en restait) malgré son aspect légal n’avait pas la légitimité reçue du peuple. Donc non représentatif.
Le nouveau pouvoir dans la France actuelle sous la pression de pouvoirs apatrides qui ne défendent pas les intérêts du peuple français est peut-être légal, mais risque de ne pas être légitime du fait qu’il oeuvre pour des forces étrangères (puisque internationales) qui imposent une loi, celle de la finance, sans le soutien du peuple.
Ce nouveau régime qui a bel et bien les pleins pouvoirs peut-il parler au nom du peuple français et l’incriminer? Avec 60% d’abstention un pouvoir ne devrait pas être légalisé faute de la légitimité émanant du peuple.

  1. DUGUESCLIN Le 21 juillet 2017 à 06h45
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    Dès que dans un pays libre un dirigeant et son équipe reçoit légalement les pleins pouvoirs grâce à la pression ou à l’intervention de forces étrangères, peut-on parler de légitimité? Ce pouvoir pouvait-il parler au nom du peuple français?
    Le gouvernement de Vichy avait reçu les pleins pouvoirs par l’assemblée nationale (ou ce qu’il en restait) malgré son aspect légal n’avait pas la légitimité reçue du peuple. Donc non représentatif.
    Le nouveau pouvoir dans la France actuelle sous la pression de pouvoirs apatrides qui ne défendent pas les intérêts du peuple français est peut-être légal, mais risque de ne pas être légitime du fait qu’il oeuvre pour des forces étrangères (puisque internationales) qui imposent une loi, celle de la finance, sans le soutien du peuple.
    Ce nouveau régime qui a bel et bien les pleins pouvoirs peut-il parler au nom du peuple français et l’incriminer? Avec 60% d’abstention un pouvoir ne devrait pas être légalisé faute de la légitimité émanant du peuple.


    • LeCassandre Le 21 juillet 2017 à 10h04
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      Le volonté général de Rousseau. Le souverain n’est légitime que quand il représente la volonté générale. L’utilisation de la force par le souverain n’est légitime que quand il exécute la volonté générale.
      Cela fait bien longtemps que nos dirigeant pissent sur la volonté générale et croient que leurs volontés à eux est plus importante.
      Que je sache la volonté générale a refusé le traité européen, que je sache la volonté générale était contre la loi travail, …..
      En crachant sur la volonté générale, on devient un tyran de fait et on se prépare à des révolutions plus ou moins violentes voir à des guerres civiles.
      Triste France qui ne sait plus ce qu’est la volonté générale ou la nation. Nation : l’ensemble du peuple qui signe le contrat social. Sans aucune notion de culture, de religion, de langues, ….. Juste, est citoyen toute personne qui reconnait les lois de la nation. En laissant la nation au front national et en oubliant la définition des lumières, on crache sur notre histoire, on crache sur ceux qui ont sacrifié leurs vies pour nous, on crache sur notre avenir.
      Triste France.


      • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 21h23
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        Désolé, je squatte le haut du tableau, mais je pense qu’elle vaut son pesant de cacahuètes.
        Et le titre de l’article lui va à merveille « Cela ne s’invente pas »

        Le portrait d’Emmanuel Macron pourrait coûter chère aux mairies
        https://www.youtube.com/watch?v=KcCm29cS5ZE


        • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 21h36
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          Pas de panique – STOP

          Plan B – STOP

          Système D – STOP

          Au cutter – STOP

          5cm en haut ou en bas, à choix – STOP


      • AUSSEUR Robert Le 22 juillet 2017 à 00h50
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        Le souverain n’est légitime que quand il représente la volonté générale ? = la majorité actuelle confirme les choix de candidats aux législatives = Par un seul représentant ouvrier , élu !!! Et si ils , elles transforment les rapports : salariés/syndicats / politique ……Ils , elles savent qu’ils nagent en pleine possibilité de “casser” ce que fut la structure de prises en charge des intérêts des salariés (es) ! = Ces mêmes centrales syndicales , à commencer par la CGT , responsables de l’instauration structurelle de la France d’en bas , aussi surement que le capitalisme et le libéralisme . En ne négociant et signant que des accords salariaux distribués en % . Si j’ai tord , dans les faits , il va falloir me le démontrer ! Sur le fait que j’ai tord de l’écrire : C’est à voir !
        Si Macron dit : “Il va de soi que le devoir des militaires est de servir et d’obéir. “= Dans les fait , vu l’absence du monde ouvrier des instances de négociations autant salariales (vu les résultats) que sur le plan des avantages sociaux , et du monde politique (voir , maintenant la composition de l’assemblée Nationale ) Que subit donc le monde ouvrier si ce n’est cela ? …….DANS LES FAITS !!! Il convient d’apporter des réponses : Pourquoi le syndicalisme salarié , en est-il arrivé à ce taux de syndicalisation ? Et donc de représentativité ! = Arriver à ces deux Frances : Une très en bas , (55 %) de + en + en bas ! et l’autre France de + en + riche ! = cela veut bien dire qu’ “on” veut que le système perdure …..Et qu’ “on” s’organise ainsi ….


    • Sébastien Le 21 juillet 2017 à 10h33
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      Cher monsieur, c’est comme çà depuis 1789. Si Jean-Luc Mélenchon (et d’autres) ne s’en est pas encore rendu compte, lui le Républicain laïcard jusqu’à la moindre fibre de son costume, autant aller à la pêche aux moules.
      Le problème avec les Mélenchon/Le Pen, c’est qu’ils font la course tous les deux sur une piste à une seule voie pour être le plus républicain des deux. Marine le Pen n’est pas anti-capitaliste, Jean-Luc Mélenchon n’est pas anti-euro. Ça rime à quoi?
      Seul quelqu’un comme Jacques Sapir a très bien compris le piège à deux faces qui ne peut être tranché qu’en rejetant les principes du fameux “néo-libéralisme”, en expliquant l’arnaque de la dette, terrain sur lequel aucun des deux n’ose mettre les pieds.
      De même que Macron a réussi (momentanément) la synthèse gauche/droite, il faudra qu’un autre larron jette dans les poubelles de l’Histoire ces “extrêmes” qui servent de faire-valoir et en fasse la synthèse. Il n’y a effectivement pas d’autre voie possible.


      • Fred79 Le 21 juillet 2017 à 11h46
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        Macron n’a pas réussi la synthèse gauche/droite, il n’a fait que mettre à la lumière du jour le véritable conflit qui opposent les Français depuis des décennies sans qu’ils en aient conscience, à savoir le nationalisme (dans le sens préservation de la nation) et le mondialisme qui veut la mort de la nation et à ce titre, personnellement, je l’en remercie car c’est maintenant, les adversaires étant identifiés, que le combat peut commencer.


        • Vlois Le 21 juillet 2017 à 15h11
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          Pour moi c’est le fils spirituel de VGE, inspecteurs des finances comme lui et tout ce qui peut être contre les francais (comme Minc et sa mondialisation heureuse) grands admirateurs de l’Allemagne qui va “apprendre la discipline aux français”…et aux PIGS…
          Les mêmes qui en 1940 ont souhaité la defaite De la République et ont œuvré pour détricoter le programme de CNR depuis 1945.

          Je fais cours, pas de démonstration en philologie, mais si vous le souhaitez en d’autres endroits.


      • Ignotus Le 21 juillet 2017 à 12h55
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        Être anti-euro n’est pas suffisant, il faut aussi être anti-UE afin de retrouver notre démocratie et la souveraineté de la France.
        Malheureusement Marine Le Pen, JL Mélanchon veulent rester dans l’UE et l’euro mais J. Sapir veut sortir de l’euro mais rester dans l’UE.
        Toues ces tètes pensantes n’ont elle pas encore compris !?
        Qui reste-t-il alors vous le savez ?


        • Laurence Le 21 juillet 2017 à 15h10
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          Oui, je le sais mais je ne peux le dire sous peine d’être censurée par la modération….
          Quoiqu’il en soit, la propagande pro-UE a trop bien fonctionné sur les dernières générations dont celle des 20-25. Beaucoup de jeunes ont compris le piège de l’UE mais n’imaginent pas en sortir, il préfèrent réformer l’UE. Si on leur dit qu’il faut l’accord des 27 pays membres pour arriver à modifier quoique ce soit, ils s’en moquent et pensent cela réalisable. Dans leur paradigme un pays ne peut exister sans UE.
          Pour ma part, à part un miracle, je ne vois pas trop ce qui va arriver à ouvrir les yeux des gens.


          • RGT Le 22 juillet 2017 à 10h06
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            Certes les jeunes pensent que les PEUPLES souhaitent réformer l’UE, ce qui est assurément vrai, mais quid de leurs dirigeants ?

            Même si 99% de la population de chaque pays européen souhaitait procéder à un virage social ce ne serait pas possible car 1% de cette population contrôle toujours l’ensemble des gouvernements.

            Et même si ce 1% ne parvenait qu’à contrôler qu’un seul gouvernement (Luxembourg à titre d’exemple) il ne serait PAS possible de changer quoi que ce soit.

            Et à la limite, même si TOUS les gouvernements étaient totalement sous contrôle des peuples, la Kommission resterait sous contrôle des ploutocrates et se moquerait totalement de l’opinion des peuples.

            C’est ça la “démocratie”. Causes toujours.
            La “dictature du prolétariat” a au moins cet avantage (sur le papier) : Elle a le droit de dire “fermes ta gueule” aux ploutocrates.


        • SARTON Bernard Le 22 juillet 2017 à 14h21
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          Le Patriotisme exige l’indépendance nationale sur tous les plans : économique , politique , social et culturel . Cette nécessité historique est bafouée depuis la promotion de la bourgeoisie au pouvoir d’Etat avec la fin de la monarchie et la dictature napoléonienne . Malgré les effort de De Gaulle pour maintenir cette indépendance avec l’installation de la 5ème république , qui s’est pervertie à partir de Giscard dans un modèle européen guidé par Washington , le France dérive vers le déclin sur tous les sujets . Le peuple réagit de temps en temps sur des problèmes sociaux (retraites , code du travail , emploi ) mais il est aux abonnés absents sur la question nationale et reste très divisé comme nous le voyons dans les référendums et les élections diverses et variées . Le temps de la prise de conscience que la France est un grand pays est révolu . Dommage … Et nous avons des dirigeants patronaux qui ne pensent que “fric” du soir au matin pendant que le pays agonise …. Dommage ….


      • Kesse Le 21 juillet 2017 à 14h21
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        Cher Sebastien,

        Il y a beaucoup d’inexactitudes dans votre texte. Le seul moment pas discutable est: “Jacques Sapir a très bien compris”.

        1) Jean-Luc melenchon n’est pas anti-euros: Quand on appelle a une negotiation dure avec des gens qui ne veulent pas negocier, quelle est la conclusion la plus logique?

        2) Marine le Pen n’est ni anti-capitaliste, ni anti-euro, ni anti-systeme … elle est mediocre, comme l’ensemble du FN (repassez-vous la cassette du debat du second tour). A ce titre faire un parallele entre le principal mouvement de gauche (FI) et le FN m’apparait trompeur. Un argument de casuiste que vous validez par un ton inutilement violent: les “jette dans les poubelles de l’Histoire”.

        3) Qu’est ce qui est comme quoi depuis 1789? La non-representation populaire? Aucune des avancees sociales qui sont survenues n’on ete la manifestation de volonte populaire? Ce sont des dons gratuits des privilegies financiers?

        4) L’arnaque de la dette, Jean-Luc Melenchon n’ose pas y mettre les pieds ? … Vous regardez les recents debats a l’assemblee?

        5) Enfin, tous les grands partis se disent republicain, il appartient a chacun de savoir si cette assertion est en accord avec les actes. Usez de ce raccourci pour assimiler encore une fois Le Pen et Melenchon n’est pas legitime.


        • RGT Le 22 juillet 2017 à 10h17
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          “Marine le Pen n’est ni anti-capitaliste, ni anti-euro, ni anti-systeme … elle est mediocre”

          NON, surtout pas.
          Le seul but du FN est d’obtenir suffisamment de suffrages pour permettre à ses dirigeants de maintenir leur train de vie.

          Contrairement à ce que disent certains “analystes chevronnés” la montée du FN n’est pas due à l’amélioration du discours de ses dirigeants, elle est simplement due à la médiocrité en croissance exponentielle des autres partis politiques.

          Et si MLP s’est montrée aussi “minable” lors du débat contre Macron, c’est simplement pour perdre les élections afin que son parti puisse continuer à pantoufler et permettre à ses dirigeants d’arrondir leurs fins de mois.

          Le FN, c’est “l’idiot utile” qui profite abondamment du système.

          Et si ce parti existe et monte en popularité, c’est simplement parce qu’il a pris la place de l’épouvantail nécessaire à tout “débat démocratique” “respectueux des opinions”.
          Place qui était auparavant dévolue au PCF désormais tombé dans les oubliettes de l’histoire.


      • Subotai Le 21 juillet 2017 à 19h46
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        Je crois que beaucoup s’illusionne sur les modes de gouvernements, les grands principes et les idéologies.
        Le Pen et Mélenchon ne font que proposer un “modèle” politique, là où chez les autres et Macron en particulier, il n’y a rien. (Je ne parle pas des “Petits” candidats – quelque uns ont aussi un modèle)
        Ce que semble (?) ne pas comprendre la médiacratie c’est que l’unique similitude entre les deux est le fait de proposer un projet POLITIQUE. Et d’autre part que la classification en “Extrême” ne tient qu’à la position de celui qui observe, et n’a AUCUNE valeur normative en soi. Apparemment, ils ne comprennent pas du tout ce qui ce passe et bon nombre de gens aussi.
        Les deux choix sont |politiquement| valables. La différence tient aux principes philosophiques qui les motivent et aux conséquences prévisibles de ces politiques sur les Groupes sociaux concernés. Et comme à la guerre (en stratégie) il vaut mieux un mauvais plan que pas de plan du tout.
        Quand il s’agit de gouverner la Cité, quelque soit le modèle politique appliqué on finit toujours par gouverner au “centre” sous peine de voir la Cité disparaitre faute de citoyens. Ce qui ne signifie pas que les “métèques” ne morflent pas. Le vrai travail de chacun est de faire son choix de ce qui est “métèque” ou pas, en sachant qu’on est toujours le “métèque” pour quelqu’un.


        • RGT Le 22 juillet 2017 à 10h23
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          Actuellement il n’y a plus que 1% de “citoyens” et 99% de “métèques” dans la cité France.

          Et le “centre” correspond bien sûr à celui des 1%, pas à celui des métèques.

          Ne vous étonnez pas si les décisions “justes et équitables” ne concernent pas la majorité de la population dont nous faisons malheureusement tous partie.


    • Celavy Le 21 juillet 2017 à 15h45
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      L’aptitude excessive à renverser les rôles est un talent parfois révélateur de schizophrénie.

      Un président, pour être reconnu capable de gouverner “La République Française” ne doit-il pas être observé par la médecine de la santé mentale avant que son élection ne soit validée ???

      Dans le cas où il s’avèrerait être un formidable acteur et en même temps dangereux psychopathe, comme éviter qu’il n’appuie sur le “bouton final” ?

      Franchement, depuis ses débuts auprès de Hollande, je le trouvais inquiétant…


    • victor Le 21 juillet 2017 à 21h46
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      Je pense que la substance est ailleurs.
      En vérité, tout le monde s’en contrefout de cette histoire de vel d’hiv’ car ils n’étaient pas nés.
      Alors à quoi bon ressortir ce marronnier, encore et encore.
      Les seuls qui y sont réellement sensibles, ce sont des juifs. (Je généralise exprès.)
      Ce sont donc eux la cible de ce martelage saisonnier.
      Dans quels buts ?
      Maintenir la prison intellectuelle qui les enferme dans une identité, en alimentant l’égrégore, encore et encore ?
      A votre avis ? A quoi sert l’antisémitisme ?


  2. Dubreuil Le 21 juillet 2017 à 07h12
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    Mélenchon serait plus crédible et la réaction populaire et syndicale autrement plus forte s il avait proposé l union de la gauche aux législatives. Au lieu de ca il a sciemment organisé la remise des pleins pouvoirs a Emmanuel Macron, pire qu un socialiste votant les pleins pouvoirs à Pétain, il s est arrangé pour pouvoir se présenter en dernier mohican dans l assemblée qui vient de le faire.

    C est cela que le peuple français ne pardonne pas à Jean luc Mélenchon, ne pardonne pas à Benoît Hamon , à Cambadélis et ne leur pardonnera probablement jamais.
    Ils ont organisé leur défaite pour préparer 2022 . et tant pis pour nous les oeufs sur la route de leur prochaine omelette


    • POTE Le 21 juillet 2017 à 08h36
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      Mais il l’a proposée sur la base du programme de FI , que pouvait-il faire de plus , a moins de se retirer ce qui n’est pas concevable , pour proposer il faut qu’en face on accepte la proposition ……


    • Mifrl Le 21 juillet 2017 à 08h37
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      L’union de la gauche ? Mais quelle gauche ? Comment croire que le P”S” est encore de gauche, comment croire Hamon un seul instant lui qui fait allégeance à l’union européenne ce qui est totalement contradictoire avec une politique de gauche quelconque. Et pourquoi Hamon ne s’est-il pas rallié à Mélenchon ? Le vrai reproche à faire n’est-il pas d’abord celui-là ?
      Quant aux Verts ou ce qu’il en reste les plus sérieux on déjà rallié Mélenchon et les autres se perdent dans l’opportunisme (voir De Rugy)


    • Caliban Le 21 juillet 2017 à 08h43
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      Au risque d’être également hors-sujet …

      M. Hamon que vous semblez désigner comme proche de M. Mélenchon est ce “frondeur” qui a refusé de voter la mention de censure contre la loi El Komri, sous prétexte que la motion était déposée par la droite.

      Comprenez qu’il y a une certaine logique à ne pas fricoter avec ce genre de branque partisan et à vouloir mobiliser les citoyens en dehors des carcans gauche / droite.

      Prôner “l’union de la gauche” … comme si les voix s’additionnaient !? Associer Hamon à Mélenchon et ce dernier perd tout crédit, en particulier auprès des populations qui avaient déserté les isoloirs. Précisément par dégoût des logiques partisanes.


      • RGT Le 22 juillet 2017 à 10h37
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        Un politicien professionnel ne prendra JAMAIS une décision en son “âme et conscience” ou en faveur de ses électeurs.

        Il suivra strictement les instructions de son EMPLOYEUR, c’est à dire de son parti et des “généreux mécènes” qui le financent.

        Dans le cas de cette “motion de censure” contre une décision qui favorisait les intérêts des “généreux mécènes”, elle a été déposée par les “pourris d’en face” parce qu’elle n’avait AUCUNE CHANCE d’être votée, juste pour faire croire que la “droite” était opposée à cette loi.

        TOUS les “grands partis” ne sont au final que des “entreprises” qui ordonnent à leurs “salariés” de suivre les instructions des “actionnaires”.

        Et si un parti “startup” connaissait une croissance fulgurante il verrait immédiatement ses “actions” rachetées par les “actionnaires” qui détiennent déjà le “capital” de tous les autres partis en présence.

        Il ne faut pas rêver, un politicien n’est rien d’autre qu’un vendeur d’électro-ménager de Darty.
        Il vous promet monts et merveilles sur le “produit” qui lui rapportera la plus belle commission.


    • LILITTE Le 21 juillet 2017 à 09h15
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      La gauche qui fait la politique de droite , merci et la politique de hollande et du ps est au pouvoir et continue en pire sous le visage du pseudo renouveau
      Regardez combien de députés ps ont voté contre la confiance , er vous aurez votre réponse !!!


    • stephp Le 21 juillet 2017 à 09h45
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      L’union avec qui ? Avec cette gauche de droite (voire de droite extrême sur le plan économique) ? Cela eut été le meilleur moyen pour enterrer définitivement Mélenchon et son mouvement.


    • Didier Le Meur Le 21 juillet 2017 à 10h51
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      Voilà un raisonnement qui est trop facile. Pour une bonne raison, cette union de la “gauche” comme vous l’auriez souhaitez aurait autant rassemblé qu’elle aurait fait fuire. Et comment en si peu de temps concilier les divergences et les egos ? Parce qu’il ne suffisait pas d’additionner les chiffres.
      Cdlt.


    • Micmac Le 21 juillet 2017 à 11h46
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      Je suis un électeur de Mélenchon, et si celui-ci s’était allié au PS d’une façon ou d’une autre je me serai abstenu.

      Je n’oublie pas que les primaires du PS (cette mascarade) sont plus que douteuses. La bande à Hollande considère comme tout à fait naturel de truquer un scrutin, ce qu’elle faisait abondamment lorsque qu’elle tenait les rennes du PS.

      Je trouve même le 1er tour des présidentielles douteux. Il s’y est passé un certain nombre de choses étranges. Entre autre, pas de sondage sortie des urnes -très fiables- et un résultats qui colle au milipoil aux estimations de 20h au doigt mouillé des sondeurs, alors qu’aucun bureaux de vote des grandes villes n’avaient fermé… Pas de sondage sortie des urnes soi disant parce que les sondeurs avaient peur des fuites. Fuites qui se produisent quand même en Belgique dans le journal d’un très bon ami de Macron…


      • Micmac Le 21 juillet 2017 à 11h54
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        Suite :

        Voir aussi la plus qu’étrange élection de Vals à l’assemblée… Qui jette encore plus de doutes sur la sincérité du 1er tour de la présidentielle.

        Il me semble avoir bien compris que la priorité su PS était que Mélenchon n’arrive pas au second tour. Rien d’autre. Hollande n’a pris la parole pendant la campagne que contre Mélenchon, pas contre Le Pen…

        Hamon était là pile poil pour ça, et je doute très sérieusement de sa sincérité. C’était un homme de Rocard, père de la “2ième gauche”, la gauche de droite en somme. Hamon n’était là que pour prendre des voix à Mélenchon, rien d’autre.

        De toutes façons je n’aurai jamais voté pour le PS, et je ne suis pas le seul. Un ralliement de Mélenchon au PS aurait définitivement sabordé son mouvement, c’est une certitude. La confiance des électeurs de gauche dans le PS est devenu quasi nulle, c’est un fait à prendre en compte.


        • PsyX Le 25 juillet 2017 à 09h59
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          J’arrive un peu tard, mais quelque infos :

          – Aucune fraude possible pour les primaires citoyennes (tout s’est déroulé comme un vote républicain classique, de l’installation de l’urne au dépouillement par des volontaires). Le télégramme le confirme après la primaire (ils ont assisté au dépouillement, et on pu constater que les comptages correspondait aux chiffres annoncé).

          – Il n’y a donc AUCUN complot de la part de Hamon/du PS (hormis une volonté de certain du PS de saborder Hamon, et ils ont réussie).

          – Les sondages sont un outils puissant. Si le nombre d’interrogé est élevé c’est assez logique que les chiffres s’approchent de ceux réel. Je vous encourage (à vous et tout le monde en faite) de suivre un cour/séminaire de statistique. C’est une science fort intéressante, et la majorité des gens malheureusement n’en connaisse rien (d’ou des théories du complot comme les vôtres).


    • Josephr Le 21 juillet 2017 à 11h53
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      Bonjour
      Si les électeurs nous élisent prochainement un pseudo-Pétain (imposé par une coalition intérieure-extérieure par exemple) nous aurons la réponse. A lire et écouter certains commentateurs très critiques je pourrais penser dès à présent que les ralliements à l’assemblée et au sénat se font à l’avantage d’un pantin financier


      • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 17h07
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        Tiens ! à propos du Sénat quelqu’un aurait-il une explication sur la présence de 30 sénateurs LREM ?
        Les prochaines élections pour la série 1 étant prévues pour le 24 septembre 2017 !


      • Caliban Le 21 juillet 2017 à 20h50
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        @Pegaz

        Retournements de vestes et petites trahisons de palais depuis des mois
        http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/20/la-republique-en-marche-man-uvre-au-senat_5147828_823448.html


        • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 23h42
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          J’en avais saisi le petit manège et son côté inédit me semble-t-il, mais c’est surtout la base légal le permettant qui m’interpelle !
          De votre article, le chapitre « Réserve d’élus chez les socialistes » est un pur aveux de fourberie électorale. De la stratégie de campagne de haut vol. Le point gagnant en quatre bandes minimum. Les saligauds !!!


        • Caliban Le 22 juillet 2017 à 06h07
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          @Pegaz

          Il semblerait que la constitution de Groupes soit libre.
          http://www.senat.fr/reglement/reglement_mono.html#toc49

          Je n’ai rien vu en tout cas qui interdise aux parlementaires de changer de groupe en cours de mandature ni même de créer de nouveaux groupes.


    • Gérard du Biolo Le 23 juillet 2017 à 00h10
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      “Au lieu de ca il a sciemment organisé la remise des pleins pouvoirs a Emmanuel Macron, pire qu un socialiste votant les pleins pouvoirs à Pétain”.

      Belle imagination.
      Dommage que votre mémoire ne soit pas du même niveau. Elle vous rappellerait sans doute la violence du Mélenchon bashing suite à sa décision de ne pas donner de consigne de vote en faveur de Macron au 2ème tour …


    • Jean Paul B. Le 23 juillet 2017 à 16h23
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      Union avec le PS pour quoi faire? Des promesses mensongères et une fois élus faire comme Hollande-Valls-El Khomri? Non merci!
      Aujourd’hui les gens dans leur majorité ont compris que tous les tenants de l’UE
      (PS-Droite et Centre pour faire court!) appliquent et appliqueront tous la même politique néolibérale (donc pro-patronale) dictée par la Commission de Bruxelles.
      Les étiquettes derrière lesquelles ils se cachent ne sont que des “trompe-gogos”!
      L’oligarchie l’a bien compris et c’est pour cela qu’elle a “inventé” Macron:
      le même produit mais dans un nouvel emballage.
      Tant qu’elle peut faire durer l’arnaque elle la fera durer…


  3. atanguy Le 21 juillet 2017 à 07h12
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    Excellente analyse de la situation actuelle et de ses péripéties,merci a Olivier de nous la faire partager. Un bémole a mon avis sur le budget de l’armée,ce qui pose problème c’est l’engagement de la France dans tous ces conflits, pas le budget militaire qui est toujours trop élevé quand on le compare aux budgets nécessaires pour l’éducation,la santé et le développement de nouvelles énergies qui garantiront bien mieux l’indépendance de la nation.


    • Kiwixar Le 21 juillet 2017 à 12h26
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      Le budget et les décisions militaires doivent dépendre des menaces et des objectifs long terme. Les Sud-Coréens font 2 ans de service militaire. Les pays qui ont des voisins difficiles et des problèmes de frontières (exemple Inde) doivent préparer la guerre.

      La France métropolitaine est plutôt bien entourée, mais la transition énergétique mondiale va donner lieu à une foire d’empoigne. Voir déjà l’Arabie Saoudite contre le Yemen et le Qatar. Et de nombreux pays producteurs vont devoir garder leur production… pour faire fonctionner la clim.

      A mon sens, les économies budgétaires actuelles sur le militaire sont aussi stupides que d’avoir économisé sur l’artillerie lourde avant 1914. L’avenir est très incertain, je préfère avoir un fusil et une baïonnette qu’un diplôme.


      • fanfan Le 21 juillet 2017 à 20h51
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        “Brace for the oil, food and financial crash of 2018. 80% of the world’s oil has peaked, and the resulting oil crunch will flatten the economy” by Nafeez Ahmed, janvier 2017
        https://medium.com/insurge-intelligence/brace-for-the-financial-crash-of-2018-b2f81f85686b
        New scientific research suggests that the world faces an imminent oil crunch, which will trigger another financial crisis.
        A report by HSBC shows that contrary to the commonplace narrative in the industry, even amidst the glut of unconventional oil and gas, the vast bulk of the world’s oil production has already peaked and is now in decline; while European government scientists show that the value of energy produced by oil has declined by half within just the first 15 years of the 21st century.
        Read and/or download the full HSBC report by clicking below: : https://drive.google.com/file/d/0B9wSgViWVAfzUEgzMlBfR3UxNDg/view?usp=sharing


        • Pierre Bacara Le 22 juillet 2017 à 23h08
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          PETROLE ET ECONOMIE

          “[…] 80 % the world’s oil has peaked, and the resulting oil crunch will flatten the economy.[…]” [Sur une majorité écrasante de la surface de la planète, la production de pétrole ne peut plus que diminuer, avec pour résultat une anémie de l’économie […]”.

          Bien que le “common sense” – désolé pour l’anglicisme – le plus épidermique incite à penser que le “peak oil” a déjà été atteint ou est proche de l’être, les seules études scientifiques réelles – donc très coûteuses – réalisées sur ce sujet vital sont celles que mènent les compagnies pétrolières puisqu’elles sont les seules à avoir un intérêt immédiat à y investir de telles sommes. Celles-ci n’ont pour résultat, jusqu’ici, que de révéler l’existence de gisements encore inconnus, et non de mesurer le volume de ceux qui le restent – inconnus.

          Les réserves réelles étant inconnues, il est impossible de dire si le peak oil a été dépassé, atteint, ni quand il le sera.

          Quant au lien systémique direct entre augmentation du prix du pétrole et crise économique majeure, le pétrole semble avoir bon dos. A moins que je n’aie raté une révélation, personne jusqu’ici n’a prouvé que c’est bien le choc pétrolier de 1973 qui avait décapité les Trente Glorieuses.


      • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h00
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        Tout à fait.

        On n’est vraiment libre que lorsqu’on dispose de l’autonomie de sa protection.

        Un pays rempli de citoyens n’ayant pas les bases des rudiments du combat ne servira jamais que de paillasson aux autres nations.


        • Didier88600 Le 22 juillet 2017 à 19h27
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          Avoir des bases du combat pour la majorité des citoyens signifie un enlisement du conflit et ensuite le passage a des stades comme les attaques bactériologiques ou chimiques.
          Et qui croie encore qu’un citoyen va défendre son pays face a des professionnels et des bombes larguées depuis 10 000m d’altitude.
          De plus aucun pays n’attaquera directement la france et les conflits sont plus des guerres civiles contre lesquellles nous sommes désarmées car qui va tirer sur la foule ?


    • Merlin Le 21 juillet 2017 à 13h02
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      “Si vis pacem para bellum.”

      Je vous recommande de consulter les budgets des armées et leur ventilation, notamment entre les opérations extérieures(OPEX, vu que je parle à un spécialiste) et le nécessaire maintien(illusoire) des capacités défensives nécessaires à une grande nation, dont pas force nucléaire.

      Pour accéder aisément au décryptage de ces données je vous conseille fortement la lecture du blog du Colonel Goya: https://lavoiedelepee.blogspot.fr/2017/07/la-politique-de-defense-pour-les-nuls.html

      Bonne fin de semaine.


      • RGT Le 22 juillet 2017 à 11h06
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        Le budget de l’armée sert surtout à “alimenter” le complexe militaro-industriel sans se soucier de l’efficacité de l’ensemble du système.

        Tout à fait dans la lignée de la “Ligne Maginot” infranchissable certes, mais si facilement contournable.

        D’un autre côté les allemands avaient lu, compris et mis en place les théories d’un colonel français qui avait conceptualisé la “blitzkieg mécanisée” : Le colonel De Gaulle.
        Pas de gros investissements mais on comptait sur le nombre et la mobilité pour submerger l’ennemi.

        La France est la reine de la ligne Maginot et continue à en fabriquer tous les jours.


      • RGT Le 22 juillet 2017 à 11h07
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        Et il y a aussi la stratégie de défense de la Suisse, qui est à mon avis la plus réfléchie.
        – Une armée citoyenne de CONSCRIPTION avec un “service militaire” destiné à uniquement enseigner l’utilisation des armements (pas à apprendre à tromper son ennui en fumant et en se bourrant la gueule).
        – Pendant toute sa vie “active” chaque citoyen suit des cycles périodiques de formation, de remise à niveau et d’entraînement pour qu’il reste opérationnel en cas de conflit. Tout en conservant ses revenus qui sont payés par la collectivité (c’est normal).
        – Chaque citoyen est un soldat de réserve qui défend UNIQUEMENT ses proches et le territoire national.
        – Pas de gros matériel lourd mais des armements adaptés à une utilisation locale qui transforment le pays en forteresse imprenable ou presque, mais avec des pertes totalement inacceptables pour l’envahisseur, chaque mètre carré de terrain gagné se traduisant par un bain de sang pour ses propres troupes.

        C’est amusant, les Nazis ont envahi tous leurs voisins, “neutres” ou pas, mais ils se sont bien gardés d’envahir ce petit pays dont ils auraient pu faire qu’une bouchée si on se contente de regarder les chiffres de l’armement pur.


        • Alfred Le 22 juillet 2017 à 15h10
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          Je suis 100% avec vous sur la méthode suisse de défense nationale que j’aimerai voir appliquée en France (type les soldats de Valmy). Par contre je me se que vous vous trompez sur la raison pour laquelle les nazis ont laissé les suisses en paix: ce n’est pas la peur qui les a retenus mais le rôle de la Suisse pour faire transiter le fric. Entre les alliés (grand papa Bush compris….) et les capitalistes nazis il y avait la Suisse….


    • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h01
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      C’est pas le budget militaire qui est trop élevé.

      C’est les recettes qui ne sont pas assez importantes pour alimenter correctement les autres budgets – le militaire étant logiquement le dernier à devoir être sacrifié.


  4. Olivier Le 21 juillet 2017 à 07h13
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    Je sais qu’il est facile de prendre le bout d’un discours pour déformer le propos d’autrui, mais je ne restiste pas ici.

    “La France n’est rien d’autre que sa République. ”

    “Ce qui me frappe, au total, c’est de voir à quel point les rares orateurs (…) se montraient en proie à une idéologie globale dont ils semblaient être incapables de comprendre qu’il ne s’agissait que d’un point de vue parmi d’autres. À tout moment, ce qu’ils disaient nous nous était présenté comme une évidence indiscutable”


    • DUGUESCLIN Le 21 juillet 2017 à 11h17
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      En fait la France est un peuple, avec un passé et une histoire, qui a choisi la République. Et non l’inverse. Le choix se doit d’être démocratique, donc choisi par le peuple, quel que soit ce choix. La seule question est qu’il puisse permettre une remise en cause par la démocratie elle-même.
      La République se doit d’être démocratique.


      • Daniel Le 21 juillet 2017 à 12h04
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        “La République se doit d’être démocratique.”

        “la France (…) a choisi la République.”

        La France n’est pas démocratique (nombreux exemples).

        La république n’est pas démocratique.

        OU

        La France n’est pas une république (mais une oligarchie ploutocratique).

        CQFD.


        • Thierry Le 21 juillet 2017 à 15h06
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          Conclusion logique: Vichy, c’est la France.

          CQFD.


          • Vlois Le 21 juillet 2017 à 15h18
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            Ou plutôt le régime qui occupe La France et son appareil d’etat n’appartient pas aux Français et ne lui doit rien en conséquence même en matière de responsabilité tant il lui est étranger.
            En bref nous sommes plus des sujets du Régime que des citoyens.


          • Maguy Le 24 juillet 2017 à 12h01
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            Thierry relisez le paragraphe de la phrase incriminée svp dont la fin stipule précisément : => “Tout au contraire, par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur ! Non, non, Vichy ce n’est pas la France !” Donc VOTRE conclusion ne correspond pas à la pensée de JLM qui a su s’extraire du panier de crabe PS (fausse gauche) depuis longtemps.


      • LS Le 21 juillet 2017 à 15h36
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        “La république se doit d’être démocratique”.
        Vous flirtez avec l’oxymore là !

        République et démocratie sont des régimes politiques différents, avec des finalités différentes, et on peut dire d’une république qu’elle devrait allez vers plus de démocratie mais dire qu’elle devrait être plus démocratique n’a pas vraiment de sens, même si tout le monde comprend ou croit comprendre.


    • Olivier Le 21 juillet 2017 à 16h29
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      Que d’énergie pour si peu. Il est orateur, mais ne brille que face à la médiocrité et l’absence de concurrence. Il est un signe de la déliquescence. Il n’incarne rien de grand, n’aspire pas au bien commun, n’a aucune vision et possède une colone vertébrale gélatineuse. Triste vision du politique apres tant d’année… En revanche, de la colère et de la haine pour l’église et les croyants, ce monsieur en déborde. Son étonnement face aux bébés députés d’En Marche ? leur manque de « rouardise », tout un symbole. Et il crois encore, ou feint de croire, au concept droite/gauche. A son niveau de prétention philosophique, c’est du pure foutage de gueulle, mais ça lui permet de maintenir son fond de commerce. Nécéssité fait loi, au moins pour ça.

      @ DUGUESCLIN
      Vous croyez sincerement que les français ont choisi la république ?


      • DUGUESCLIN Le 21 juillet 2017 à 17h41
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        Non. La France n’a pas choisi. Je suis d’accord. La dite république s’est installée par la force et la terreur avec le soutien des mercantiles, financiers, de l’époque, et non par la démocratie. Malheureusement ce pouvoir financier, depuis, est in-dévissable et il conserve le pouvoir au nom de la République mais pas nécessairement de la démocratie.
        La consultation référendaire n’existait pas, et peut-être qu’elle n’aurait pas manquer de créer des surprises.


        • Sandrine Le 21 juillet 2017 à 18h35
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          Mais avant la république, la France n’avait pas non plus choisi d’être un royaume…
          En fait c’est bien la tout le problème : ce sont les rois (l’élite de l’époque) qui ont fait la France et ensuite le peuple a voulu se diriger lui-même, générant par là-même une nouvelle élite qui a prétendu pouvoir/devoir décider à sa place…
          Cependant, depuis 89, l’élite qui dirige l’Etat n’est pas la France. La France c’est le peuple… mais le peuple a besoin de l’Etat pour exister… d’où le danger extrême de l’Europe des régionalismes pour l’identité Française ! C’est eux ou nous, malheureusement.


          • Subotai Le 21 juillet 2017 à 20h16
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            La Nation n’existait pas.
            On était “sujet” du Roi. Le territoire par lui même ne définissait pas l’entité politique, c’était un/des fief/s en possession propre ou en usufruit. Et c’est l’allégeance au Suzerain du Vassal “propriétaire” du territoire qui définissait les limites de l’entité politique supérieure. La relation entre le suzerain et ses vassaux était un contrat et un rapport de force – toujours – et c’est la Loi* qui en garantissait les conditions. Tient ça me dit quelque chose…
            * On ne va pas aller trop loin sur le sujet – Mais comme toujours chaque partie cherchait toujours à en bénéficier et à la tourner et modifier à son avantage en essayant de ‘”sanctuariser” les acquis – Magna Carta en Angleterre https://fr.wikipedia.org/wiki/Magna_Carta


            • Sandrine Le 21 juillet 2017 à 20h43
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              Les rapports que vous décrivez ne correspondent pas du tout à la période absolutiste.
              Le roi était l’incarnation de la nation (théorie des deux corps du roi).
              Ce qui permettait de laisser subsister des identités régionales fortes avec différentes langues, sans que l’unité de la nation ne soit menacée.
              Avec l’introduction de l’idée de souveraineté populaire, l’unité de la nation était beaucoup plus difficile à faire coexister avec les identités particulieres.


            • Subotai Le 22 juillet 2017 à 03h16
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              @Sandrine
              La période absolutiste est arrivé avec Louis le XIVe en réaction de la Fronde et comme il fallait s’y attendre, ça n’a pas duré. Deux Rois plus tard, tout le Système sautait avec le raccourcissement de Louis le XVIe. 🙂


          • Sandrine Le 22 juillet 2017 à 18h26
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            @Subotai,

            Désolée de vous contredire :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Absolutisme


        • Olivier Le 21 juillet 2017 à 19h05
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          Nous sommes bien d’accord. Si je puis me permette, il me semble que cette consultation ou ce qui semble en tenir lieu, à bien existé : le plébicite de napoléon III. Je crois qu’en effet ils se sont ensuite méfiés, c’est d’ailleur la raison du refus de donner le droit de vote aux femmes et du mépris pour le peuple… L’humanisme est un nom masculin évidement.


        • MIZZGIR Le 22 juillet 2017 à 15h19
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          Comme le disait Marx (qui ne racontait pas que des conneries), la seule classe sociale a avoir pour le moment vraiment effectué “sa” révolution est la “bourgeoisie” (comprendre : ceux qui détiennent les capitaux financiers), qui a effectivement réussi à supplanter l’ancienne noblesse (corrompue jusqu’à la moelle) puis, peu à peu, de fil en aiguille, à réduire le reste de la population (le “prolétariat” = ceux qui ne sont pas propriétaires des moyens de production) à son service quasi exclusif.


      • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 17h50
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        « Prétention philosophique, foutage de gueule, maintenir son fond de commerce. »

        Et pourquoi pas stupide tant que vous y êtes ? Car s’il était juste question de maintenir son fond de commerce, il pourrait aisément diviser ces heures par deux. Tant sur les bancs de l’Assemblée qu’au dehors, ce que certain dans les bancs de la majorité ne se sont pas priver d’user. (Il serait intéressant d’avoir une statistique sur les présences)


        • Olivier Le 21 juillet 2017 à 18h58
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          Il est tout sauf stupide en effet. Professionnel de la politique : c’est ce que dit son CV. Animé d’une idéologie, c’est certain. Une soif du pouvoir ? Au regard des points 1, 2 et 3 la question mérite d’être posée.


          • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 19h45
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            Après toutes ces affirmations, voilà bien des interrogations auxquelles, j’en suis sûre, vous saurez trouver réponses…. Allez, pour le pouvoir je vous donne un indice. Qui a dit : « Je serai le dernier président de la Ve République car, sitôt élu, je convoquerai une assemblée constituante et elle redéfinira les règles – ce sera la fin de la monarchie présidentielle. » ?


            • Olivier Le 21 juillet 2017 à 21h16
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              Vous le croyez si vous le voulez. Les promesses et les enfants joyeux vont de paire. Apres je lis quelqu’un qui se propose de changer les règles qui l’ont fait élire, pour d’autres que certaines analyses décrivent comme possiblement tyrannique. http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/10/la-vie-republique-voulue-par-m-melenchon-suppose-ni-plus-ni-moins-un-coup-d-etat_5109064_3232.html Quoi qu’il en soit, et même si l’idée est intéressante sur le principe, pour servir l’orgeuil d’un megalomaniaque, on ne saurais trouver mieux pour laisser une trace dans l’histoire, ce dont beaucoup sont avide de faire. Navré votre argument est trop léger pour me faire douter. En avez-vous d’autres ?


            • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 23h08
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              « la VIe République façon Jean-Luc Mélenchon est un salmigondis qui débouche sur un régime d’Assemblée, voué à l’impuissance ou à la tyrannie, et quant à la procédure de mise en œuvre elle suppose ni plus ni moins un coup d’Etat. »

              Face à la réalité du processus résumé ici https://laec.fr/section/1/reunir-une-assemblee-constituante ou exposé ici https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/ que je vous invite à consulter. ( Option non contraignante : un minimum de respect et de considération à l’égard du groupe de travail et de leur deux coachs, avec une petite attention pour ces derniers et la pertinence de leur qualification à la rédaction de ce genre de document)

              Suite de quoi nous pourrions disserter, sur la pertinence de la phrase extraite de l’article cité, qui vous sert d’alibi. Et SVP cessez cette fourberie utilisant une main dans le sens du poil avant de frapper de l’autre. Merci


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 00h47
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              1)
              J’ai une opinion très arrêté sur le personnage, je ne m’en cache pas. J’ai à charge beaucoup de reproches qui ne sont pas d’ordre juridique. Je vous remercie grandement et tres sincèrement de l’effort que vous faite pour me convaincre. Sachez que mon propos peut vous semblez déloyal alors qu’au contraire, il ne faut y voir qu’une forme de sincérité, marque de respect pour mon interlocuteur. Et pour aller dans votre sens, je conçoit très parfaitement la faiblesse de l’article qui, dans le cadre d’un article du monde, est à prendre dans un contexte possiblement partisant. Malgrès cela, je bloque et je vais vous dire pourquoi, sachant que je crois en la bonne volonté des rédacteurs. Mais comme on dis, l’enfert est pavé de bonnes intentions. Je le disais, dans l’esprit, je ne suis pas contre mais je ne suis pas un apôtre de la république. Les erreurs existent, (Degaulle a fait celle de refuser le préambule de Weil) et le diable se glisse dans les détails.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 00h48
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              2)
              Mes critiques :
              A) L’article de mon lien est une critique du livret. Ce livret n’est a peine plus qu’un rétro planning habillé de storytelling a l’usage du plus grands nombre. il est léger et digeste. Remettre le lien du livret ne répond pas hélas aux critiques qui émanent de l’article, il précède et provoque les critiques. Il n’apporte rien.

              B) Serge Sur semble loin d’être un idiot. Je ne suis pas juriste, ce qui m’oblige a regarder en spectateur cette querelle de spécialistes. Et en toute honnêteté, je suis obligé de ne pas prendre partis sur les arguments annoncé et je suis interdis d’avoir un avis tranché faute de clairvoyance sur ce sujet hyper technique. Peut-être est-ce de la mauvaise foi de sa part, mais comment savoir ?


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 00h49
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              3)
              C) Ce qui m’amène a porter mon jugement sur d’autres points. Exemple : Il est annoncé un referendum au plus tard en 2020 sur la nouvelle constitution. Dont acte. Mais je le soulignais, changer les règles dont on tire sa légitimité pose question. Cela rend l’élection illégitime, donc l’exercice du pouvoir en devient illégitime par ricochet. A-t-il évoqué l’après 2020 ? non. Sa démission pour se soumettre aux nouvelles règles ? je ne le vois écris nul part.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 00h50
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              4)
              D) Autre point, qui peut sembler un détail mais qui veut dire beaucoup, on lit ceci : p8 ’un·e Français·e , les électeur·trice·s p17 « représentant·e·s ». p18 citoyen·ne·s et dirigeant·e·s. etc… En Français (je sais je fait des fautes) cela n’existe pas. C’est un pur morceaux d’idéologie ‘égalitaro-genrée’, largement concordant avec les domaines de recherches de C. Girard. L’idéologie prend le pas sur le réel et la règle en tordant la langue pour s’imposer à son détriment. Je n’imagine pas que ce document ne soit pas validé au plus haut point et cela m’inquiète sur un sujet de ce calibre ou l’on attend autre chose que la forme d’un tract pour un squat vegan.


            • Olivier Le 22 juillet 2017 à 00h51
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              5)
              On connais l’ultra-précision nécéssaire à la langue des juristes pour exprimer le droit : c’est mal partis. Quant à ce degré d’expertise, l’idéologie que l’on porte vient polluer la langue avec laquelle on s’exprime, on ne peut que frémir pour le bien commun si celui qui serviras à rédiger les nouvelles règles est déjà foulé au pied aussi allègrement. Et je passe sur le fond conceptuel largement discutable, qui reste largement minoritaire au sein de la population et qui ne peut donc prétendre a fédérer un rassemblement. L’utilisation de la langue de cette façon m’évoque le tutoiement révolutionnaire forcé teinté de vulgarité volontaire qui n’avais pour but que de porter atteinte à l’aristocratie. Sommes-nous dans ce cas de figure ? apparement. C’est plus que la constitution que vous voulez changer, c’est les mentalités, on sais ou cela mène. Au final vous ancrez un peu plus mes certitudes.


        • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h10
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          “maintenir son fond de commerce”…

          Franchement.
          Y’a vraiment des personnes qui sont à la rue question analyse psychologiques. Et qui croient benoîtement les analyses psychologisantes à deux sous du monde.

          Voilà, Mélenchon est un “possible dictateur”. Bien évidemment, c’est au nom de cette possibilité fantasmée qu’on disqualifie instantanément les milliers de militants et les millions de votants, qui bien évidement resterait totalement inerte quand le monstre, que dis je, le démon ! Surgira de sa boîte et mangera nos enfants.

          Sérieux les gens quoi. Et pendant ce temps, LREM exerce les pleins pouvoirs sans aucune résistance, le législatif est aux ordres de l’exécutif, après une élection ou personne n’a entendu décrit sérieusement l’agenda de l’exécutif actuel.

          Non, en fait dites rien, c’est à ce genre de chose que je me dis que ce pays mérite ce qui lui arrive.


          • Olivier Le 22 juillet 2017 à 01h03
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            En tant que professionnel de la politique, en ravivant et entretenant le clivage gauche/droite – on peut en discuter mais on ne peut nier qu’il soit mis a mal – il maintient et entretien son territoire de communication, ce qui lui permet de clarifier son positionnement – a gauche. Que les gens perçoivent en lui une esperance n’à rien a voir.

            La politique c’est aussi de la communication, et il le sait pertinemment.


            • Subotai Le 23 juillet 2017 à 04h07
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              La couleur orange de l’avatar est géniale.
              On ne la rate pas et du coup on évite de ce farcir du blabla. 🙂


            • Olivier Le 24 juillet 2017 à 13h13
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              Le Fn est une marque. Macron un produit. Il en va de même pour Mélanchon, et les insoumis sont des Franchisés. D’où le fond de commerce. Il gesticule pour se donner de la visibilité dans un contexte de recul de part de marché. Les consommateurs ont boudé son produit lui préférant l’innovation, progressisme oblige. Il est vieux et poussiéreux jusque dans ses rapports historique et politique (révolutionnaire). Il avais pourtant sentis le vent tourner et son approche des réseaux sociaux a presque réussi. Mais non. C est le problème quand on a pas un produit rassurant. Ratisser un coup ecolo, un coup gender… le coup de peinture et un peu de bagou ne suffisent pas mais certains y croient, et c’est normal. On a tous besoin de croire. Blabla. C est le mot clef.


    • Maguy Le 24 juillet 2017 à 11h43
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      En effet Olivier, il est très facile de prendre un bout de discours pour déformer le propos d’autrui. Mais pourquoi donc êtes vous tombé dans le piège ?
      “La France n’est rien d’autre que sa République. À cette époque, la République avait été abolie par la révolution nationale du maréchal Pétain. Dans cette vision de l’Histoire, la France, à cette époque, était à Londres avec le général De Gaulle et partout des Français combattaient l’occupant nazi. Sur le territoire national, il n’y avait rien d’autre qu’une nation dirigée par un régime de fait dans un pays dont la moitié était occupée par les armées nazies et l’autre moitié dirigée par des gens qui avaient imposé de force une idéologie jumelle. Jamais, à aucun moment, les Français n’ont fait le choix du meurtre et du crime antisémite ! Ceux qui ne sont pas juifs ne sont pas tous, globalement et en tant que Français, coupables du crime qui a été commis à ce moment-là ! Tout au contraire, par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur ! Non, non, Vichy ce n’est pas la France !” il est quelquefois utile de relire ……


      • Olivier Le 24 juillet 2017 à 13h04
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        Je partage tout à fait votre avis. Il y avais dans mon propos un second degré, d’ou la précaution. La citation est dans la ligne idéologique de ses aspirations : Robespierriste. Ajouter à cela son mépris absolu pour la figure historique de Jeanne d’Arc. Bien sur la citation est contextualisée, mais a l’écouter, sa vision de la France semble bien se résumer à cette boutade, d’ou sa formulation tel quel.


  5. isidor ducasse Le 21 juillet 2017 à 07h33
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    La photo de Donald et de Manu je pense que c’est aux Invalides.
    En plus cela leur va bien !
    A propos de Mélenchon si ce Monsieur a des analyses trés pertinentes, il reste trés vague sur le frexit, parce qu’il ne veut pas sortir de l’Europe.
    Alors que la loi du travail est une adaptation des directives européennes, que Melenchon le sait très bien, il propose de rester dans l’Europe et de changer la République…….ce qui, évidement ne changera rien !


    • redge Le 21 juillet 2017 à 09h44
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      Isidor je mettrait un Bémol. En effet comme tous les partis qui font campagne dans des élections il faut de l’argent. Or en fond propre il n’y en a jamais assez et donc le parti emprunte. Quelle banque, institution financière va prêter de l’argent pour un parti prônant des mesures contre elle et qui obtenu 1/4 des électeurs au présidentielle On ne sait et on ne saura jamais s’il est pour ou contre le frexit, pour ou contre la finance.


    • gracques Le 21 juillet 2017 à 10h16
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      La dialectique plan À plan B est une manière de ne pas prendre la responsabilite d’une rupture européenne , les électeurs n’y sont pas prêts.
      Mais si c’est l’Allemagne qui prend l’initiative de la rupture suite à une ‘meconduite’ de la France (plan A) alors les Français prendrons acte de la mort de CES institutions ….. mais tout comme les Anglais après le Brésil , sortir de ‘l’europe’ ne signifit pas une dérive des continents , la géographie et l’histoire restent.


      • Raoul Le 21 juillet 2017 à 11h19
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        Qui vous dit que les électeurs ne sont pas prêts pour une rupture avec l’UE ? Y a-t-il eu un référendum sur le sujet ? Non. Un seul candidat a clairement proposé le Frexit et il a été boycotté par tous les grands médias, même lorsqu’il a, à leur grande surprise, réussi à obtenir ses 500 signatures.

        Dans notre monde, ce dont on ne sait pas qu’il existe, n’existe effectivement pas. Le résultat des élections et le classement des candidats, leur score même, reflètent presque parfaitement leur niveau de présence dans les médias.

        Si, donc, un candidat ayant un accès correct aux médias prenait une position claire sur la sortie de l’UE et de l’OTAN, l’idée ferait rapidement son chemin. Mais Mélenchon ne veut pas ! C’est un européiste de la première heure comme le montre sa défense du oui lors du référendum sur le traité de Maastricht. Et il va s’écouler des années et bien des misères avant qu’il ne prenne une position claire, d’un homme de conviction et non une position électoraliste.


        • PierreH Le 21 juillet 2017 à 15h53
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          Pour que la France sorte de l’UE (donc de l’euro), il faudra d’une part un personnel politique prêt à ne pas faire dans la dentelle (restriction des mouvements de capitaux dès l’annonce officielle, chantage de la BCE sur les banques françaises en difficulté etc…) et d’autre part un peuple français prêt à faire face à la tempête des premiers temps, ce sera le reste de l’UE contre nous et attaques spéculatives à la chaîne, fuite des capitaux… Il faut un plan clair pour passer le cap et un appui populaire fort. Malgré ce que certains commentateurs laissent entendre, je doute fort que les conditions soient réunies (mais j’espère me tromper lourdement).


          • RV Le 21 juillet 2017 à 19h37
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            à PierreH
            Je vous invite à relire Jacques Généreux dans “Nous on peut” et à visionner quelques unes de ses vidéos. Ses propositions vont tout à fait dans le sens d’un “personnel politique prêt à ne pas faire dans la dentelle”


        • RV Le 21 juillet 2017 à 19h33
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          @ Raoul
          je conteste vos propos sur le position de JLM sur la sortie de l’OTAN, il s’est exprimé de longue date sur ce sujet, soit vous l’ignorez et vous parlez sans savoir, soit vous êtes de mauvaises foi, je ne vois pas d’alternative.
          Je conteste votre “utilisation” du oui à Maastricht, utilisation qui ne prends pas en compte les votes ultérieurs sur les traités suivants qui reprenaient en leur sein le traité de Maastricht. Donc oui JLM a voté Maastricht et oui il a changé d’avis depuis en votant non au traité constitutionnel de 2005 qui inclue le traité de Maastricht.


      • Ralphe LEBŒUF Le 21 juillet 2017 à 12h27
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        Attention, bien relire avant envoi. Donc remettons le Brésil à sa place et vive le Brexit.


    • Micmac Le 21 juillet 2017 à 12h08
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      Vous nous souler avec votre frexit les gens de l’UPR. Désolé de le dire crument.

      Le frexit n’est pas une fin en soit, c’est juste la possibilité de mener une autre politique. Mélenchon dit qu’il appliquera son programme, avec ou sans l’UE. C’est tout. Plan A, plan B, ça ne veut rien dire d’autre.

      Et vu comment se passe le brexit, je doute que l’article 50 soit le meilleurs moyen…

      Ce que vous ne semblez pas comprendre à l’UPR, et qu’a très bien écrit Sapir dans un papier il y a quelques semaines, c’est que la légitimité démocratique de l’UE étant quasi nulle, celle-ci n’existe que parce que les gouvernements veulent bien lui obéir. Ses institutions quasi virtuelles se volatiliseront au premier choc, frexit, brexit ou pas.

      En fait, le frexit ne ferait que compliquer la situation, sans résultats garantis. Autant dire son fait à Bruxelles et ne pas tenir compte de ses gérémiades.

      Et encore une fois le frexit est un moyen, pas une fin.


      • Homère d'Allore Le 21 juillet 2017 à 15h28
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        “Le Frexit n’est pas une fin en soit” (sic)
        ” Le Frexit est un moyen, pas une fin”

        Bien d’accord. Mais sans ce moyen indispensable, toute fin est impossible.

        Or, les positions de Mélenchon sont tout sauf claires.
        La dernière en date est celle du discours de Dijon où JLM et ses hologrammes ont déclaré en choeur “Quitter l’Europe, ce n’est pas sérieux, voyons !”

        http://mobile.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/18/jean-luc-melenchon-assure-qu-il-ne-veut-pas-sortir-de-l-europe_5113230_4854003.html

        Sur la duplicité des positions de FI à ce sujet, il est bon de regarder les vidéos de Trouble Fait.

        https://youtu.be/mQwP2Dwvu9M

        https://youtu.be/c2Dm-ahWqOs

        Tout y est très bien décortiqué.


      • PierreH Le 21 juillet 2017 à 15h58
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        Tout à fait d’accord, les marges de manoeuvres sont en fait étroites et avec des économies européennes dans leur état actuel il faut un peu savoir où on va avec un frexit qui nous mettrait à dos le reste de l’UE pour un certain temps (certes, on peut supposer l’explosion à terme de l’UE mais entre temps…).
        En pratique la clé ce sera sûrement de surveiller l’évolution des mentalités (qui peut être rapide) en Europe et profiter d’un début de mouvement important.


        • Guillaume Le 23 juillet 2017 à 13h08
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          “avec un frexit qui nous mettrait à dos le reste de l’UE pour un certain temps ”

          Si j’ai un accord avec qqn qui aimerait sortir de cet accord, je préférerais qu’il en sorte dans les règles qu’en me faisant un bras d’honneur.

          Ne pas obéir aux règles européennes revient a sortir de l’UE. Donc autant le faire amicalement.
          Quid des échanges internationaux si on dit “parles à ma main” à nos voisins?


      • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 23h57
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        BREXIT vous avez dit Brexit

        Concernant les Anglais ils sont sauver par le gong. L’accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), est le traité établi entre le Canada d’une part, et l’Union européenne — et ses 28 États membres …….. dont le ……. Royaume-Uni – Bingo !!!
        Adoption (partielle et provisoire) le 21 septembre 2017


    • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h15
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      Très vague parce que vous refusez juste d’écouter.

      C’est pourtant simple, clair limpide et évident ;

      l’Europe n’est pas un problème. Le problème c’est les règles qui les régissent.

      Il faut proposer avec sérieux et fermeté le changement de ces règles pour qu’elles ne soient plus problématiques, et ne pas obéir à ces règles si c’est impossible.

      Vu sous cet angle, sortir ou non de l’Europe n’est donc même pas la question…


      • Guillaume Le 23 juillet 2017 à 14h32
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        Ne pas obéir aux règles européennes entraînerait des sanctions financières, c’est à dire que l’UE redonnerait à la France les aides européennes moins le montant des amendes.
        À ce stade, soit on se couche, soit on continue.
        Si on se couche, on obéit aux règles européennes et on a juste payé une amende supplémentaire (et accessoirement on a l’air con). Si on continue on devrait arrêter notre participation au budget européen et donc par conséquent sortir de l’Union européenne de la même façon qu’on ne fait plus partie d’une association si on arrête de payer sa cotisation. Dans ce cas je ne pense pas que les payes de l’UE veuille continuer d’avoir de bonnes relations avec eux.

        Donc si, la sortie de l’UE (et donc de l’Euro, c’est lié) est la question principale.
        La question est même précisément : “accepterions nous de sortir de l’UE et de l’Euro pour retrouver notre souveraineté ?
        Les Grecs ont dit non, on connaît la suite


  6. Darcajne Le 21 juillet 2017 à 07h44
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    En définitive comme tout devait changer…rien ne change …la seule discussion qui peut avoir lieu est la valeur du diviseur de pi ; 2, 3, 4 …? , qui donnerait le résultat de la mesure de la rotation du paysage politicien français …


  7. obermeyer Le 21 juillet 2017 à 08h18
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    Mélenchon est le seul homme politique à décrypter l’actualité régulièrement , à expliquer tous ses votes alors qu’il était député européen , et qui cherche en permanence à parler à notre intelligence et nos cœurs . Pour ses coups de gueule et ses réflexions sur des sujets parfois non médiatisés , la revue de la semaine : http://melenchon.fr/2017/07/19/revue-de-semaine-35-general-de-villiers-incendies-assistants-parlementaires/


    • Linder Le 21 juillet 2017 à 08h49
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      Non, Mélenchon ne parle pas à l’intelligence, il enfume.
      Il est, comme presque tout les autres, capable de dire tout et son contraire :
      Il était pour la guerre en Libye et contre la guerre en Syrie … Mais jamais il n’explique ce qui justifie cette différence de prise de position alors que dans les 2 cas, les motivations des agresseurs sont les mêmes : casser ceux qui ne se soumettent pas aux Etats-Unis.
      Pour la construction européenne, il ne rappelle JAMAIS qu’un des principes de base de l’UE, c’est la “concurrence libre et non faussée”.
      Il faut être cohérent : soit on dénonce clairement ce principe de base de la construction européenne (et qui ne peut être remis en question, donc il faut quitter l’UE), soit on en accepte les conséquences :alignement du droit du travail sur le Bangladesh.
      Cette inconséquence de Mélenchon et des forces prétendument de gauche (y compris les syndicats) paralyse TOTALEMENT les possibilités d’auto-défense du peuple.


      • gracques Le 21 juillet 2017 à 10h26
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        Faux , pour la Libye il était pour rester dans le cadre strict des décisions de l’ONU , il l’à dit et répété , mais rien n’y fait !


        • gracques Le 21 juillet 2017 à 10h31
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          Et pour l’Europe , discutez autour de vous sérieusement , qui est pour la sortie ?
          Je suis OK sur le fond, il faut faire éclater la zone Euro et sortir des traités de libre échange , mais l’opinion n’y est pas prête , pas encore. Le peu de réaction face à la tragédie grecque est parlante.
          On peut faire des sauts de cabri et dire sortir de l’Europe ‘, sortir de l’Europe , faire 2 ou 3 % aux élections et se sentir seul détenteur de la vérité , mais ne pas faire avancer les choses d’un pouce.
          Maintenant faire éclater les institutions européennes actuelle est une chose , mais l’Allemagne restera ensuite notre premier partenaire économique , la géographie ne change pas?


          • Ignotus Le 21 juillet 2017 à 13h07
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            ” mais l’opinion n’y est pas prête , pas encore. ” à sortir de l’UE ?
            Aurais-je raté les débats et le referendum qui a suivi ?
            Comment avez-vous ces informations ?


            • PierreH Le 21 juillet 2017 à 16h01
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              Moi c’est sur le fait que les français sont vent debout contre l’UE et l’euro que je cherche des infos…


            • Celavy Le 21 juillet 2017 à 16h34
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              L’opinion est forgée et entretenue par les médias –
              Les médias sont tous (ou presque) la propriété de la poignée de milliardaires qui affament les peuples.
              Ce sont donc “eux” qui font avaler aux populations les idées fausses, toutes faites, – qui intoxiquent les cerveaux avec des références “historiques” imaginaires, depuis que plusieurs générations sont gavées
              de discours mensongers et les plus jeunes, nourris de “jeux de guerre”, de télé-films atroces, au point de ne plus savoir écrire leur propre langue maternelle. Nous sommes de plus en plus des humanoïdes d’une “société du spectacle” infernale.

              Autrement dit : Sortir de l’UE ? L’opinion y était tellement prête qu’elle avait voté contre les traités de “soumission”
              Sarko, président d’alors, s’est permis de signer -au nom de la France-contre la volonté exprimée par référendum.
              Mais ce mythe d’une belle entente Européenne consiste pour tous les pays membres à faire souffrir et mourir tout ce qui vit sur la planète.


        • Raoul Le 21 juillet 2017 à 13h08
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          Monsieur Mélenchon, si expérimenté, ne sait-il donc pas reconnaître une guerre coloniale quand il en voit une, fût-elle menée avec l’accord de l’ONU ? Ne serait-ce pas d’ailleurs cette même ONU qui a autorisé les bombardements de la Corée du Nord à une certaine époque ?

          Quant on a des principes, on doit s’y tenir. Et accepter une intervention armée contre un pays souverain sous des prétextes fallacieux, ce n’est pas faire montre d’une grande vision géostratégique.

          C’est bien de tempêter quand on découvre qu’on a été trompé, mais c’est mieux d’éviter de cautionner une aventure guerrière qui ne pouvait évidemment que mal se terminer. Certains ont d’ailleurs bien vu le piège et quand on a un BHL qui pousse à l’intervention, cela devrait mettre la puce à l’oreille, non ?


          • Tartoquetsches Le 21 juillet 2017 à 13h42
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            Mélenchon a cru un moment aux bobards sur la Libye, il a approuvé la résolution de l’ONU d’interdiction aérienne, mais a dénoncé très vite l’intervention otan qui visait à changer de régime en bombardant le pays et son armée. Sur la Syrie il fut le seul à s’opposer franchement à Hollande quand celui-ci voulait bombarder suite à l’attaque chimique de août 2013. Il a même imputer l’attaque aux rebelles :
            http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/09/04/le-naufrage-syrien-des-solferiniens/


          • koba Le 21 juillet 2017 à 14h34
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            Ne serait-ce pas d’ailleurs cette même ONU qui a autorisé les bombardements de la Corée du Nord à une certaine époque ?
            1) L’intervention américaine -avec l’accord de l’ONU- a fait suite à l’agression nord coréenne, faut quand même pas tout mélanger…
            2) Les soviétiques et les Chinois ne faisaient pas partie de l’ONU à ce moment là (politique de la chaise vide pour es Russes)
            3) La guerre de Corée s’est bine finie : retour au statu quo ante


            • PierreH Le 21 juillet 2017 à 16h03
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              Oui merci pour les précisions, d’accord avec vous on finit par mélanger un peu tout.


            • Raoul Le 21 juillet 2017 à 16h17
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              1) Même si la Corée du Nord était l’agresseur, il y a tout de même des limites à ne pas dépasser (voir plus loin).

              2) Le fait que la Russie ait refusé de siéger en signe de protestation contre la non-représentation de la Chine n’est absolument pas une justification pour ce qui s’en est ensuivi.

              3) Non, la guerre de Corée ne s’est pas bien finie. Retour au statu quo, dites vous ? Oui, mais dixit Wikipédia :

              « Mais les pertes civiles sont plus considérables encore : entre 4 et 5 millions de morts sur les 30 millions d’habitants de la péninsule. L’ampleur des pertes civiles s’explique par les bombardements massifs. Selon les statistiques officielles américaines, l’US Air Force a déversé au moins 454 000 tonnes de bombes et l’historien américain Bruce Cumings a calculé que 3,2 millions de litres de napalm avaient été utilisés par celle-ci durant la guerre de Corée ».

              Ainsi l’ONU, non seulement a échoué à éviter la guerre, mais s’est impliquée elle-même dans le conflit en autorisant, de fait, le bombardement des infrastructures civiles et l’emploi de cette abomination qu’est le napalm. Qui pouvait encore avoir confiance en ce « machin » ensuite ?


      • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 10h28
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        Linder, quelques nuances concernant Mélenchon et la Libye
        ” Il est existe un commandement intégré de l’ONU parfaitement capable de prendre en charge une intervention militaire, comme elle le fait dans toute sorte de pays du monde premièrement et deuxièmement il ne peut pas être question que l’on organise depuis Paris en quelque sorte la relève qui viendrait derrière Kadhafi ceci est le problème de la révolution elle même. Donc je dit, il était juste et fondé de défendre la révolution libyenne, il était juste d’agir dans le cadre du mandat de l’ONU, il est injuste et c’est mettre le doigt dans un engrenage qui nous mène on ne sait où, d’agir dorénavant sous l’emprise de l’OTAN. ”
        https://www.youtube.com/watch?v=a_xWcU62F3c


      • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h17
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        Vous assénez que ça “ne peut être remis en question”.

        Sauf que personne de sérieux et du poids de notre pays n’a essayé.

        C’est donc un argument erroné.


    • Homère d'Allore Le 21 juillet 2017 à 13h43
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      @obermeyer

      Mélenchon n’est pas ”le seul homme politique à décrypter l’actualité régulièrement”

      Il existe le site d’un parti politique avec lequel on peut ne pas être totalement d’accord mais qui le fait très bien, y compris en se basant sur des nouvelles passant inaperçues dans la presse française.

      Je ne mets pas le lien car l’ordinateur va modérer automatiquement ce post. Mais si vous tapez ” Euronukes Vincent Brousseau”, vous pourrez lire un article extrêmement intéressant sur les hautes trahisons sans doute en cours…


    • ouvrierpcf Le 21 juillet 2017 à 18h00
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      au PCF les membres du Conseil National se réunissent régulièrement pour boire un thé et éventuellement pour applaudir ou huer le secrétaire général obermeyer devrait s’acheter le journal Humanité le mercredi il y a le supplément communiste en milieu de pages si nos intelligences sont interpellées par leurs décisions si nos cœurs battent plus fort c’est quand on lit ce genre de commentaires au fait c’est comme cela au PCF depuis 1920


  8. Nerouiev Le 21 juillet 2017 à 08h20
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    Voilà ce qui arrive quand un larbin se prend pour un chef. Malheureusement dans cette UE nous n”aurons jamais que des larbins. La critique de Mélenchon est bonne mais que ferait-il à la place de notre jeune premier ?


    • POTE Le 21 juillet 2017 à 08h39
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      Il appliquerait le programme de la FI , la 6éme et ses politiques enfin responsabilisés ……


  9. Georges Clounaud Le 21 juillet 2017 à 08h31
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    Ce que met ici en évidence Mélenchon, c’est l’entreprise chirurgicale, froide et méthodique de démolition de la France, de la Nation Française, de leurs acquis de leurs valeurs, mise en branle par le président jupiterien et ses ouailles au profit d’une idéologie fasciste et mortifere, l’européisme neoliberal.
    Pour se faire il use et abuse de tous les symboles nationaux et républicains qu’il détourne et retourne dans une logique définitivement orwellienne pour atteindre son funeste dessein.
    Lorsque les français ce réveilleront ils verront que l’état d’urgence n’était pas uniquement destiné à se prémunir contre la menace terroriste mais aussi pour annihiler leur légitime colère.
    Winter isn’t coming. Winter is here.


    • RV Le 21 juillet 2017 à 19h47
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      à Georges Clounaud
      je suis d’accord avec votre intervention, je vous propose de remplacer “néolibéral” par “oligarchique”
      Nos oligarques ne sont pas libéraux pour deux sous.


  10. Pegaz Le 21 juillet 2017 à 08h36
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    Le travail réalisé par la FI et d’autres pour défendre le code du travail a été énorme, tant en qualité qu’en investissement. En sous représentation ils sont resté fidèle au poste quand la REM assurait le nombre majoritaire (banc et nbr de votant pour en témoigner) au moment des votes. Ils ont fait honneur à leur fonction de parlementaire en défendant ce que des spécialistes redoutent et contestent.
    Suite au fuite en juin de l’avant projet de loi d’habilitation et d’un document de la ministre, le Syndicat des Avocats de France (SAF) en a défini la forme et le fond.
    https://www.youtube.com/watch?list=PL3rtD4wZLOlI0eO17MN9UjoSQwm47Q_Kc&v=kIK5hwFsoQY


    • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 09h59
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      Autres spécialistes sur le sujet. En Commission des Affaires Sociales le 5 Juillet 2017. L’audition des organisations syndicales, représentatives des salariés, sur le projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnance « les mesures pour le renforcement du dialogue social » … « cet audition des acteurs engagé dans « la concertation » etc.. dixit la présidente ! Mais faites le en une dizaine de minute…. merci ! Et chaque groupe aura droit à une question !!!
      02:10 – Mme ?, CFDT – 13:45 – Mme Perret, CGT – 24:37 – Michel Beaugas et 27:03 Didier Porte, FO – 36:00 – Gilles Lecuelle, CFE-CGS. Du refus de la CGT aux revendications et inquiétudes des autres.
      56:51 – Le Rapporteur … un calendrier relativement contraint et ma nomination n’est arrivée que hier soir !!!). Et à 1:07:30 une demande de transparence sur le financement des organisations syndicales !
      Vive la concertation et le dialogue sociales
      https://www.youtube.com/watch?v=8hdk0ytiz5M


  11. Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 08h41
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    Il y a vraiment un dialogue de sourds.

    D’un côté, on a des gens qui dénoncent l’inégalité du rapport de force entre le capital et le travail, ce qui ne peut donner lieu à des négociations équitables entre les 2 parties lors de la rédaction du contrat de travail. Ils rappellent donc la prééminence de la loi sur le contrat dans la pyramide des normes.

    De l’autre, on a des gens qui dénoncent la lourdeur du code du travail, ses normes innombrables, son infinie complexité qui complique énormément la tâche des entreprises, notamment les petites. Or on ne peut pas leur donner tord non plus !

    Le 1er camp a le tort de croire que l’addition infinie de normes est une garantie pour les plus faibles, et l’autre camp a le tort de ne pas admettre l’inégalité du rapport de force employeur/employé. C’est d’autant plus consternant que les 2 points de vue ne sont pas mutuellement incompatibles : on peut parfaitement réduire la complexité du code du travail tout en garantissant la protection des salariés.


    • Julien Le 21 juillet 2017 à 10h52
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      Merci pour ce point de vue que je trouve objectif et nuancé. A mon avis, c’est à partir de là que la discussion pourrait débuter, indépendamment du “camp” dans lequel on se trouve.


    • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 11h48
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      « on peut parfaitement réduire la complexité du code du travail tout en garantissant la protection des salariés. »

      C’est certain, mais ce n’est ni l’enjeu ni la philosophie du gouvernement. Pour en apprécier de sa dimension avec un autre locuteur d’un autre groupe parlementaire.
      Ericka Bareights – Nouvel Gauche – 10 juillet 2017 – Motion de rejet
      Sur son compte Facebook, remonté jusqu’au 12 juillet, 00:57

      https://fr-fr.facebook.com/erickabareigts974/


      • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 16h09
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        “C’est certain, mais ce n’est ni l’enjeu ni la philosophie du gouvernement.”

        On est d’accord ; je parlais plutôt des gens en général, pas des hommes politiques. En gros, les gens ayant voté Macron/Fillon, versus ceux qui ont voté Mélenchon. Si le peuple en lui-même ne se laissait pas enfermer dans les postures idéologiques adoptées par les hommes politiques, on ferait un grand pas en avant.

        Pour l’instant, je trouve qu’à l’échelle collective nous répétons bêtement les attitudes des hommes politiques, perpétuant ainsi les clivages à l’infini. Diviser pour mieux régner.


        • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 18h19
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          Au delà de ce mimétisme il y a les préjugés historiques, médiatiques et de faits.

          La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance. Einstein

          Oser le libre arbitre

          Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. Einstein

          Défendre ses convictions


        • RV Le 21 juillet 2017 à 19h52
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          “ce n’est ni l’enjeu ni la philosophie du gouvernement”
          La “lourdeur du code du travail” est un élément de langage ressassé à longueur d’antenne depuis des années.
          L’inversion des normes n’a rien à voir avec la “lourdeur”, c’est un choix de société.


          • Wakizashi Le 22 juillet 2017 à 09h01
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            “L’inversion des normes n’a rien à voir avec la “lourdeur””

            Certes, mais alors pourquoi une grande partie de la gauche, à commencer par Mélenchon, défendent-ils bec et ongles la lourdeur du code du travail ?


    • Tartoquetsches Le 21 juillet 2017 à 13h49
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      La complexité du code du travail n’est qu’un prétexte, ce qui compte pour le gouvernement c’est de casser la protection des salariés rien d.autre.
      Et si le code du travail est touffu, c’est aussi en raison des nombreuses exceptions impulsées par le Medef depuis 50 ans pour dénaturer la protection initiale du projet écrit par le cnr.


      • Homère d'Allore Le 21 juillet 2017 à 13h54
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        Le Code du commerce est tout aussi épais et touffu que celui du travail.

        Et Macron et ses marcheurs ne veulent nullement le simplifier. Pourtant, celui-ci est tout aussi important pour la vie économique.

        L’argumentation sur la complexité ne tient pas et ne sert qu’a enfumer les gogos.


        • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 15h53
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          “L’argumentation sur la complexité ne tient pas et ne sert qu’a enfumer les gogos.”

          Citation :

          “Les lois sont d’autant plus nombreuses que l’Etat est corrompu”.
          Tacite (Annales 3, 27)


          • Trawash Le 22 juillet 2017 à 02h00
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            «On ne doit toucher à la loi que d’une main tremblante »

            Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu


        • Julien Le 21 juillet 2017 à 17h22
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          Ce n’est pas parce que Macron et les marcheurs ne veulent pas toucher à celui la que la complexité n’est pas un problème.


          • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 18h57
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            @ Julien

            Je crois que la défense de la complexité va devenir (est déjà ?) une question de principe pour le “peuple de gauche”. Chaque camp voit l’idéologie du camp adverse, mais refuse de voir la sienne. Manichéisme banal, comme si l’une des parties avait 100% raison, et l’autre 100% tord. Au final, nous n’avons collectivement que ce que nous méritons.

            Le vrai problème est comme toujours un problème de sagesse.


            • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 20h14
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              Quelle est la divergence d’intérêt entre M Tout-le-Monde qui vote FI et M Tout-le-Monde qui vote Macron ?


    • ouvrierpcf Le 21 juillet 2017 à 15h30
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      souvent justement les sourds quand ils dialoguent ils s’écoutent ,laissent s’exprimer l’autre , s’expriment et vont à la même école de sourds
      Pour la loi travail ceux qui la votent ne vont pas à l’école primaire de la cité du village ils vont à l’institut privé catholique Sainte Thérèse et boursicotent a tout va
      on à pas des gens d’un coté et des gens de l’autre On a des travailleurs salariés qui vendent leur force de travail en sueur , en transport en accidents de travail, 465 d’entre eux y ont trouvé la mort en 2016
      on a des directions d’entreprise soumises à des actionnaires capitalistes qui appliquent le capitalisme qui eux gèrent des bilans financiers des cotes à la BOURSE du CAC 40 pour les plus grandes .quand aux PME c’est la jungle chacun sa part
      on a lUE qui impose les règles dites de libre concurrence
      le Code du travail(français) est plus rempli de dérogations que de normes ou d’obligation
      le Code du travail ne fixe pas les cotations boursières le CAC 40 oui
      et là les 2 points s de vue sont incompatibles le Code du travail n’est pas complexe
      la langue française est compliquée alors réduisons le nombre de pages du dictionnaire
      le maire la mère la mer s’écriront tous la mer et le tour est joué
      Non tout a un sens une histoire une logique , le capitalisme sa logique c’est le taux de profit


      • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 16h04
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        L’idée selon laquelle la protection des salariés est proportionnelle à la complexité du code du travail est un postulat qui reste à démontrer. Personnellement je trouve que c’est purement idéologique. Sans parler du fait que ce postulat suppose qu’il faudrait complexifier le code du travail à l’infini, ce qui vire carrément à l’absurde.

        Plus généralement, nous vivons dans un monde où les règles sont devenues étouffantes. On ne compte plus les règles absurdes. Exemple simple : il est interdit de faire un feu sur la plage. Bientôt il sera interdit de pisser contre un arbre ou de se gratter les c… en regardant un match de foot.

        Dans l’idéal, je préférerais de très loin une société avec peu de règles, mais des règles simples, claires et comprises (et acceptées) par tous.


        • Homère d'Allore Le 21 juillet 2017 à 17h11
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          @Wakizashi

          Vous troquerez alors un corpus lourd et touffu de lois contre un corpus lourd et touffu de jurisprudences.

          Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, le droit est complexe. Le “simplifier” revient obligatoirement à le rendre plus brutal au cas par cas.


          • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 20h17
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            “Vous troquerez alors un corpus lourd et touffu de lois contre un corpus lourd et touffu de jurisprudences.”
            Non, pourquoi ?

            “Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, le droit est complexe. Le “simplifier” revient obligatoirement à le rendre plus brutal au cas par cas.”
            Vous esquivez le fait, énoncé plus haut, qu’une immense partie du droit est aberrante. Pour reprendre l’exemple donné plus haut, en quoi supprimer une interdiction comme celle de faire un feu sur la plage rendrait le droit plus brutal ?


            • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h25
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              <>

              Parce que lorsqu’une loi est simple, il revient au juge d’apprécier chaque situation et de balancer la loi en fonction du cas à juger, ce qui créé de la jurisprudence.

              Simplement parce que les possibilité de la vie sont infinie, les jurisprudences le seront également.

              Ou sinon, on a des lois complexes et précises, qu’on vote ou qu’on abroge en fonction du contexte…


            • Wakizashi Le 22 juillet 2017 à 07h33
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              Je suis d’accord avec vous sur un point : les possibilités de la vie sont infinies comme vous dites, parce que la vie est dynamique. Il est donc absurde de prétendre régenter l’intégralité de la vie par le droit. De toute façon, l’être humain a besoin d’espaces de liberté.

              Pour faire une comparaison, l’univers fonctionne avec peu de lois au regard de sa complexité. Par exemple les interactions (forces) fondamentales sont au nombre de 4, pas une de plus.

              Sinon, sauf erreur de ma part, l’interdiction de faire du feu sur la plage n’est pas une jurisprudence. Nous payons des gens (très cher) pour pondre des lois, alors ils pondent, et ils pondent de plus en plus. Il y a une indéniable course à la sécurité ; une frénésie à vouloir tout régenter, jusqu’à la position pour pisser (en Suède). Et il y en a tellement (de lois) que même les professionnels du droit n’y comprennent plus rien.

              Nous sommes vautrés dans l’absurde, et on trouve des gens qui applaudissent. J’ai dû louper un épisode…


        • RV Le 21 juillet 2017 à 20h01
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          “L’idée selon laquelle la protection des salariés est proportionnelle à la complexité du code du travail est un postulat qui reste à démontrer”
          La complexité dénoncée ou la lourdeur mise en avant dans le débat public n’ont rien à voir avec l’inversion de la hiérarchie des normes.
          En acceptant ce terrain de débat vous vous interdisez d’appréhender le fond de l’affaire qui est que la loi protège et que permettre aux dirigeants d’entreprises de passer des accords moins disant que la loi, ce que l’on nomme l’inversion des normes, vous videz la loi de sa substance.


          • Wakizashi Le 21 juillet 2017 à 20h20
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            “En acceptant ce terrain de débat vous vous interdisez d’appréhender le fond de l’affaire qui est que la loi protège et que permettre aux dirigeants d’entreprises de passer des accords moins disant que la loi, ce que l’on nomme l’inversion des normes, vous videz la loi de sa substance.”

            Pas du tout. Je suis à la fois contre l’inversion des normes, et contre la complexité toujours croissante du droit en général, et du code du travail en particulier. D’ailleurs la complexité du droit sert avant tout les puissants…


          • Julien Le 21 juillet 2017 à 20h29
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            Oui et non. La loi est une protection, mais pas la seule possible.
            Nous, on a la protection legale, et pas mal de chômage, et un salaire médian plutôt faible.
            Dans le pays d’à côté, ils n’ont pas cette protection légale, mais n’ont pas de chômage. Paradoxalement (ou pas?) ils ont aussi de meilleurs salaires. Ce qui prouve que notre “protection” n’est pas une condition nécessaire pour avoir un système qui marche.


            • Catalina Le 21 juillet 2017 à 22h15
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              Quel pays d’à côté ? vous parlez de la Suisse ?

              https://www.ch.ch/fr/droit-du-travail/

              Il y a bien protection légale.


            • Julien Le 22 juillet 2017 à 08h10
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              Oui, une trentaine de pages. Ca rejoint l’idée du compromis mentionnée au dessus entre le besoin de protection légale car le rapport de forces est déséquilibré, et la complexité folle. Et vu leur taux de chômage, je pense que le compromis suisse est loin d’être mauvais.
              Je ne l’exprime pas toujours très bien, mais je ne prône pas la fin du code du travail, simplement de s’inspirer de ce qui marche ailleurs. Un code est nécessaire, oui, un code de 3000 pages en évolution constante non.


    • Tunk Le 21 juillet 2017 à 22h22
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      “De l’autre, on a des gens qui dénoncent la lourdeur du code du travail, ses normes innombrables, son infinie complexité qui complique énormément la tâche des entreprises, notamment les petites. Or on ne peut pas leur donner tord non plus !”

      Ah bon ?
      Pourtant, le code du travail, ce n’est que quelques pages. Evidemment, derrière, il y a les jurisprudences qui ont permis de l’appliquer correctement.

      Mais enfin, un peu de sérieux, “normes innombrables, son infinie complexité qui complique énormément la tâche des entreprise”, c’est carrément caricatural.

      C’est déjà se placer dans l’acceptation d’un argument terriblement biaisé.


      • Wakizashi Le 22 juillet 2017 à 09h16
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        “Pourtant, le code du travail, ce n’est que quelques pages.”

        Pas quelques pages. Quelques milliers de pages. Nous avons l’un des codes du travail les plus volumineux du monde par rapport à ceux des autres pays.

        “Mais enfin, un peu de sérieux, “normes innombrables, son infinie complexité qui complique énormément la tâche des entreprise”, c’est carrément caricatural.”

        A partir de combien de pages jugez-vous que ce n’est plus caricatural ? 100 000 ? 1 000 000 ? 1 000 000 000 ?

        “C’est déjà se placer dans l’acceptation d’un argument terriblement biaisé.”

        Ce n’est pas un argument ; c’est un fait. Et nier les faits, cela s’appelle un déni de réalité. Prenez n’importe quel artisan, et il vous dira à quel point la complexité du code du travail est un casse-tête pour lui, qui n’a pas de quoi se payer un juriste… contrairement aux multinationales. Comme dit précédemment, la complexité des lois en général sert avant tout les puissants.


  12. Greg Le 21 juillet 2017 à 08h42
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    JLM se plaint de la loi travail ou de la réduction des déficits sans en tirer la seule conclusion possible (i.e. Assumer le Frexit).
    Par choix stratégique ou par lâcheté, JLM recupere la place d’opposant numéro un au pouvoir, rôle qui lui assurera une agréable sinécure au soleil de notre petit monde corrompu


    • RV Le 21 juillet 2017 à 20h03
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      JLM ne se plaint pas il mène un combat pour l’intérêt général contre l’intérêt de quelques uns, les oligarques.


  13. Sylphe Le 21 juillet 2017 à 08h42
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    Voir aussi J.Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/
    Excellente analyse.


  14. Balthazar Le 21 juillet 2017 à 08h43
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    Comment, la casse sociale, la loi du plus fort, la dictature molle etc… Et l’héritage du CNR qui disparaît.
    A force de dire que Lepen c’est le diable, TOUT sauf cela, non à l’alliance communistes-nationalistes (comme le souhaitait M. SApir pour défaire le carcan de l’UE), le résultat est : toujours plus d’UE.
    Les portugais sont à un salaire minimum de 600€, les Ukrainiens arrivent avec des envies de travailler pour moins de 200€. Et le spectre s’élargit vers la Géorgie et pourquoi pas les Afghans ? Hein, ça aurait de la gueule, pour les grands patrons.
    Bref, le portugais, l’espagnol ou l’italien est aussi fier que le français, et regarde où ils en sont.


    • Philvar Le 21 juillet 2017 à 10h27
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      Au Portugal le salaire minimum n’est pas de 600 euros mais 530 euros ; et cela pour 40 heures de travail. Deplus aides sociales = 0 ; enfin, pour une mère célibataire travaillant au salaire minimum il existe une aide de 30 euros par mois pour payer la cantine.


    • Julien Le 21 juillet 2017 à 10h55
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      C’est exact, mais cela se relativise quand même au regard du coût de la vie sur place. Le Portugal est nettement moins cher que la France pour la plupart des dépenses courantes.
      En prenant cela en compte, je ne sais pas si cela confirme ou infirme votre propos, mais au moins ça le nuance.


      • Philvar Le 21 juillet 2017 à 15h29
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        En fait c’est un peu plus complexe : si l’on veut vivre comme en France il y a peu de différence sauf pour achat immobilier. Mais dans la réalité il y a cohabitation entre deux économies, une pour les expat et une pour les locaux, un peu comme il y a 50/60 ans en France entre les grandes villes et la campagne. Les marchés paysans sont très bon marché. Entre Lisbonne et l’arrière-pays la différence est sensible. Et l’électricité est chère. Mais les économies et même les multinationales s’adaptent aux différents niveaux de ressources, les habitants aussi. J’ai entendu une remarque ukrainienne qui disait que du temps de l’URSS ils étaient plus heureux car ils ne connaissaient pas le niveau de vie de l’européen et donc étaient contents du leur.


        • PierreH Le 21 juillet 2017 à 16h14
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          “du temps de l’URSS ils étaient plus heureux car ils ne connaissaient pas le niveau de vie de l’européen et donc étaient contents du leur”
          En effet je pense que la psychologie et le sentiment de manque et/ou de différence sociale joue énormément (l’habitude aussi).


          • ouvrierpcf Le 21 juillet 2017 à 17h37
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            les habitants s’adaptent aux niveau de ressource
            oui la lutte des classes sépare les propriétaires des moyens de production 1% et les prolétaires qui n’ont que leur force de travail à vendre pour obtenir un revenu qui s’appelle salaire les 99% quand a la psychologie ou le sentiment de manque quand on est chômeuse mère de famille seule sans salaire fixe et qu’on doit payer le loyer ou préparer la rentrée des classes du dernier cette habitude n’est pas facile à prendre et n’e se prend pas Elle lutte avec ses moyens ceux qui lui reste l’aide sociale et quand celle ci disparaitra sa famille sera dans la misère on est loin du prix des maisons au Portugal ou du sentiment de manque


        • Larousse Le 22 juillet 2017 à 11h48
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          Oui et non, la nomenklatura et l’intelligentsia connaissaient le niveau de vie de l’Européen et ils ont mis en l’air leur système. On disait en Roumanie : le socialisme aurait perduré si on avait pu s’acheter des magnétoscopes ( et pour certains regarder du X !). Vous comprenez alors la logique des résultats actuels !!!


      • PierreH Le 21 juillet 2017 à 16h22
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        Alors c’est simple, il suffit de demander (je travaille et vis au Portugal en ce moment même). En gros ce qui est bon marché c’est manger dehors (restau, boulangerie…) et dans une certaine mesure une partie des vêtements. Pour ce qui est des courses au supermarché déjà la différence est pas nette nette, faut faire très attention et acheter très local (et pas prétendre trop). En général on a l’impression que la main d’oeuvre coûte moins cher qu’en France.
        Après faut s’adapter aussi aux conditions de vie locales: dans la plupart des maisons il n’y a tout simplement pas de chauffage, ça veut dire 12 degrés dans la maison en hiver au Nord du pays, ça pique la première année. Si tu veux te chauffer c’est à l’électrique avec un prix pas du tout concurrentiel (et un résultat très partiel). Plus la maternelle qui ne peut accueillir que 10% des enfants dans le public, le reste c’est privé et tu manges 300 euros par mois (et je parle pas des plus chères).

        Au final avec 1500 euro par mois pour la petite famille c’est très très loin d’être byzance… Si le coût de la vie était divisé par deux ça ferait l’équivalent de 3000 euro en France et c’est clairement pas le cas.


  15. Fougnard Le 21 juillet 2017 à 08h48
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    Comme le dit très bien Jacques Sapir, il est internationalement reconnu que les forces de l’ordre d’un pays envahi passent sous le contrôle de la puissance occupante. La France, en tant que peuple et nation n’est nullement coupable de la rafle du Vel d’Hiv.
    Par ailleurs, les socialistes ont tous l’économie de marché comme horizon indépassable. Je ne parle pas seulement des transfuges qui sont passés chez l’arrogant de la République avec armes et bagages mais aussi de ce ceux restés “fidèles” à Hamon. Une entente politique devient difficile dans ces conditions.
    Ces 2 points ayant été précisés, je m’empresse de dire que le texte de JL Mélenchon constitue une analyse très pertinente de la situation politique, dominée qu’elle est par l’irascibilité de l’arrogant.


    • Hyac Le 21 juillet 2017 à 09h03
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      vous vous moquez de l’histoire, le pays était acquis au maréchal, antisémite et planqué.


      • Alfred Le 21 juillet 2017 à 10h12
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        Mes deux grands-pères vous méprisent du fond de leur tombes. Le héro comme le “planqué” car même ce dernier n’a pas collaboré et n’est pas parti au STO.
        C’est vous (dans votre tranquille sécurité contemporaine) qui vous moquez de l’histoire (à la manière de Macron ou de BHL: par l’instrumentalisation de la mémoire des morts afin de servir un agenda mesquin et inavouable).


        • Hyac Le 21 juillet 2017 à 14h43
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          Allez dire ça aux grands-parents de ma femme morts à Auschwitz avec leur plus jeune fille (14ans)

          Aux maquisards des Hautes-Alpes qui n’étaient que 5 en 1943, dont mon beau-père (21ans) ma belle-mère (18 ans)…….


          • Alfred Le 21 juillet 2017 à 16h06
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            Alors que votre famille compte des déportés assassinés dans les camps vous acceptez que ces sujets soient bassement instrumentalisés par des macrons ou bhl? Cela ne vous gène pas lorsque bhl soutient des néo-nazi et qu'”en même temps” il utilise la mémoire des camps pour faire taire ses détracteurs politiques? Qu’il déclare “en même temps” que les danois qui manifestent contre la privatisation de leur edf local sont des “rouges-bruns”?
            Quand aux cinq de 1943 (début 1943 j’espère) en Hautes alpes c’est peut être votre légende familiale. Mais dites nous donc combien d’hommes vous comptez lorsque le lieutenant colonel de Reyniès fait cacher les armes de son bataillon de chasseurs alpins et maintient le bataillon en sommeil lors de sa dissolution fin novembre 1942? Ce n’est qu’un exemple. Par ailleurs pensez vous que les maquis étaient toute la résistance?
            Je suis étonné de la teneur de votre propos compte tenu du “lignage” que vous avancez. Est ce de la rancœur? “Seuls contre tous?” Je vous plaint.
            Enfin si nous pouvons sortir des obsessions monomaniaques on peut se poser la question de la responsabilité des uns et des autres dans les massacres à madagascar, en algérie et au sénégal à la démobilisation, plus tard au cameroun. Macron fait une vile utilisation de la mémoire des morts et c’est tout. Ce n’est certes pas le premier et sans doutes pas le dernier.


      • gracques Le 21 juillet 2017 à 10h45
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        Et partant de ce constat , il est facile ensuite d’imposer la figure du chef Jupiterien , puisque cela est la nature profondeur de la France , on aura juste la prudence de rejeter l’antisémitisme , surtout que l’état juif est un bon exemple de ‘gouvernance’ acteullement.
        Le CNR ? Quantité négligeable , anomalie de l’histoire , minorité sans lendemain, VICHY étant la ‘France profonde’.
        Ce débat est à double tiroir.
        Un constat historique fait par un président en 1995 prend une autre tournure quant il s’agit d’un acte Politique en 2017 !


      • Sandrine Le 21 juillet 2017 à 11h08
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        @ Hyac,
        Comme aujourd’hui le pays est acquis à Macron, et très content que le parlement vote la réforme du droit du travail, n’est-ce pas…
        Et qui résiste aujourd’hui? Est-ce que vous voyez beaucoup de gens dans la rue? Vous croyez que c’est parce que les gens ont peur des mesures de l’etat d’urgence, peut-etre ?
        A l’époque, c’était plus cool, l’armée allemande défilait dans les rues, et de toute façon, il était interdit de détenir une arme chez soi sous peine de mort…


      • Fougnard Le 21 juillet 2017 à 11h22
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        Je n’ai pas préjugé de l’attitude des Français. C’est vous qui le faites. J’ai parlé du contrôle des forces de l’ordre d’un pays occupé.
        Et puis que faites vous de la France Libre, de la Résistance, des Justes. Certes, le peuple dans son ensemble ne s’est pas rebellé. Mais posez vous la question suivante : “vous, est ce que vous vous seriez rebellé ?” Il est facile de critiquer l’homme ordinaire quand il baisse la tête, mais tout le monde n’est pas extraordinaire comme vous, le grand chevalier blanc.


        • Micmac Le 21 juillet 2017 à 12h17
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          Sans compter que des hommes ordinaires, il n’y en avait plus beaucoup en France en 1940. Il ne restait presque plus que les réformés, presque tous les autres (près de 2 millions) étaient prisonniers en Allemagne.

          Je ne sais pas pourquoi on ne rappelle jamais ce simple fait.


      • Philvar Le 21 juillet 2017 à 15h32
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        Tout comme aujourd’hui où la doxa mondialo-islamique étant la pensée unique, les français l’acceptent à tel point qu’ils élisent ou laissent élire un Macron !


        • Micmac Le 22 juillet 2017 à 07h40
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          Oui, c’est sûr, les musulmans spéculent sur les produits dérivés et la dette des états, exploitent toutes les matières premières, se font un max de blé en exploitant le différentiel du coût de la main d’œuvre entre les pays et bombardent tout ceux qui s’y oppose.

          Bien, bien…

          Ces salauds d’arabes irakiens ou libyens qui vont jusqu’à détruire leur propre pays pour pouvoir accuser les gentils oligarques occidentaux, c’est quand même vraiment dégueulasse!

          Les gens comprennent pas, le vrai problème, c’est les bronzés, pas les riches… Les riches sont gentils et en plus ils sont blancs comme nous…


  16. moshedayan Le 21 juillet 2017 à 09h41
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    Duguesclin je ne suis pas votre raisonnement. L’abstention n’est pas juridiquement une manifestation claire d’opposition à un pouvoir politique, mais à minima un refus d’un blanc-seing et un doute ou une réserve. Ces qualités se déduisent par le sens du mot et par la nature des votes abstentionnistes. En conclusion, le nouveau pouvoir devrait manifester une grande prudence dans ses actes pour éviter une perte de “légitimité minimum”. Or c’est le contraire qu’il fait. Macron acte son pouvoir légal comme un pouvoir “incontesté” (pour l’instant) et incontestable, pensant que, dès lors, il est légitime auprès de tous les Français. Cette erreur intellectuelle, il l’a commise pareillement pour Vichy.
    Dans le cadre du Travail : Macron et ses partisans omettent un phénomène humain important : la résistance par le contournement ou la compensation. Ce qui ne plaît pas à un être humain, celui-ci s’efforcera par d’autres moyens de le compenser. Un exemple à cette “loi” : la journée de carence : tant qu’à perdre une journée de travail non prise en charge, le fonctionnaire alors prend 2 jours (1-1 =0) et c’est l’Etat qui est aussi perdant.
    J’en déduis que le “nouveau code de Travail” aboutira à une fragilisation du travail, une instabilité, un refus passif de productivité… etc. Les travailleurs seront perdants certes , mais aussi les patrons grâce à l’instabilité qu’ils auront tant voulue.


    • Alfred Le 21 juillet 2017 à 10h22
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      100% d’accord avec tous les points de votre commentaire. À noter que la suppression de jours de carence présentée comme mesure d’économie coûte au contraire plus cher pour la raison que vous évoquez. Ceux qui “vendent” la mesure le savent très bien, au contraire de leurs électeurs macrophiles.
      Il est d’ailleurs surprenant de constater le nombre de mesures prises sur ce modèle depuis Sarko : soit disant d’économie mais qui sont des moyens de creuser le déficit de l’état (partenariats publics privés, etc..). Je n’y vois pas seulement de la gabegie mais aussi une entreprise active de sabotage. Ce qui me fait dire que le grand chef à plumes est un t——e (je ne l’écris pas car c’est un motif de suppression de commentaire).


  17. Alain Losco Le 21 juillet 2017 à 10h01
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    Alliance ? quelle alliance celle de la carpe et du lapin ?
    Un peu de sérieux bon sang
    La FI a proposer un rassemblement sur des bases programmatiques et des engagements clairs.
    Ce sont les PC PS Frondeurs et compagnie qui ont refusé par ce qu’ainsi ils perdaient tout pouvoir partidaire.
    Et puis pour refaire encore une nouvelle version du FdG
    Merci on a déjà donné
    Alors plutôt que de toujours désigner Mélenchon comme responsable balayez plutôt devant votre porte


  18. Fabrice Le 21 juillet 2017 à 10h03
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    Il est intéressant de faire le parallèle :

    1939-1945 : guerre militaire victoire provisoire de l’Allemagne vaincu la France par son assemblée vote les pleins pouvoirs à Pétain proche des intérêts économiques.

    2017 : guerre économique victoire provisoire de l’Allemagne vaincu la France par son assemblée vote les pleins pouvoirs à …

    L’avenir nous dira si c’est une répétition mais sous une autre forme. …


  19. Jmk011 Le 21 juillet 2017 à 10h30
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    Excellente analyse de JLM comme d’habitude, je ne comprends toujours pas les commentaires critiques qui lui reprochent notamment de ne pas avoir prôné une union de la gauche (avec qui ?)
    ou de ne pas vouloir sortir de l’euro ou de l’UE (mais que ces critiquards relisent bien le programme de la FI, très clair sur ce point !!).
    Je regrette seulement qu’il n’ait pas abordé les raisons véritables qui ont entrainé les USA dans les 2 guerres mondiales, et d’abord le retard avec lequel ils l’ont fait : avril 1917 pour la 1e, soit près de 3 ans après ses débuts, fin 1941 pour la 2de (uniquement après l’attaque japonaise contre Pearl Harbour). Les USA n’entrent jamais en guerre que pour défendre leurs propres intérêts et ceux de leurs multinationales, comme c’est toujours le cas aujourd’hui.


  20. Le Wallon Le 21 juillet 2017 à 10h39
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    Macron fut “élu” avec 40,39 % des suffrages du Corps électoral français au complet (51.358.820 personnes âgées de + de 18 ans au 1er janvier 2017, sources INSEE) et une abstention de 38,90 %.

    La “majorité” présidentielle ne représente que 15,24 % des suffrages du Corps électoral français au complet, “élue” avec une abstention de 64,61 % (ce qui aurait du invalider cette élection).

    Macron n’a aucune légitimité pour être là où il est, aucune !


    • Julien Le 21 juillet 2017 à 11h01
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      C’est exact (et appartenant au camp des abstentionnistes ce que vous dites me va bien). x% d’abstention devrait soit invalider une élection, soit conduire à x% de chaises vides. Ou alors le vote blanc, à condition de le prendre en compte.
      Je me permettrai quand même de faire remarquer que votre propos s’applique aussi à une énorme partie de l’assemblée (mélenchon, auteur de cet article, inclus… puisqu’il a été “élu” avec une très forte abstention à marseille).


      • JLR72 Le 24 juillet 2017 à 12h33
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        +1 julien, à la différence près que JLM propose de reconnaitre au vote blanc une valeur institutionnelle et la proportionnelle, plus instable certes mais bien plus démocratique.
        Le Wallon, 40.39% au second tour. Au premier tour, lequel est bien plus représentatif du vote Macron, c’est moins de 20%.


    • RV Le 21 juillet 2017 à 20h13
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      Oui bien sur, mais en l’occurrence c’est la légalité qui prime.


    • stephp Le 21 juillet 2017 à 20h34
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      Il a la légalité pour lui, cela lui suffit amplement. Et ce serait la même chose avec 99% d’abstention dans le système actuel, bien verrouillé par la clique oligarchique.


  21. Sylphe Le 21 juillet 2017 à 10h41
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    L’Allemagne a gagné la guerre, on est des naïfs.
    L’Europe allemande de Hitler s’est faite sous nos yeux, avec les américains, malgré De Gaulle.
    “Plutôt Hitler que le Front Populaire”, l’oligarchie française n’a pas changé d’un iota, et nous voila rendus là où les anglos et les saxons nous voulaient.
    Le plus bizarre, c’est que le brexit a lieu avant le Frexit….


    • Sandrine Le 21 juillet 2017 à 13h38
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      Depuis 2002, la croix de Fer est de retour sur le quadrige de la Porte de Brandebourg. Et du meme coup la croix de fer est présente sur toutes les pièces d’Euro frappées par l’Allemagne avec l’effigie de la Porte de Brandebourg (il y en a donc plein qui circulent en France).

      La croix de frer, c’est à dire ce symbole guerrier créé par la Prusse à l’occasion de l’insurrection contre Napoléon – un symbole clairement et ouvertement anti-français, d’ailleurs amplement réutilisé à l’époque nazie.


      • moshedayan Le 21 juillet 2017 à 15h08
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        Bah pas vraiment anti-Français mais anti-Nations européennes autre que l’Allemagne “au-dessus de tout”.
        Dans ma famille j’ai quelqu’un très tolérant et qui connaît l’Allemagne : pour lui, les Allemands veulent seulement dominer économiquement mais non pas de volonté politique de domination parce qu’ils ont trop souffert : destructions et accusations. Je n’ai pas discuté avec la remarque possible : l’économie est le début du politique. Je l’ai trouvé trop serein. Merkel et bien d’autres autour d’elle veulent par le biais économique dominer toute l’Europe -et l’Ukraine en est un clair exemple. Mais une fois ce plan en passe de réussir, ces Allemands voudront absolument une “mise au pas” de leur Europe. “Pourquoi vous n’êtes pas comme nous, vous ne faites pas comme nous, etc… !!!” Ils s’énerveront et utiliseront la “schlague”. (métaphore) C’est dans l’ordre des choses de leur culture (cf. les systèmes familiaux de E. Todd ,)


    • RV Le 21 juillet 2017 à 20h16
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      “Le plus bizarre, c’est que le brexit a lieu avant le Frexit”
      Les Grands Bretons trouvaient l’U€ pas assez “libérale”
      c’est pour ça qu’ils sont sortis, non ?


  22. Yannick Le 21 juillet 2017 à 11h21
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    Quand je vois la France aujourd’hui, 2 citations me viennent en tête:

    “Vous aviez le choix entre le renouveau politique et le fascisme, vous avez choisi le renouveau politique mais vous aurez le fascisme.”
    Winston Churchill

    “La moitié des citations que l’on trouve sur Internet sont inexactes ou attribuées à la mauvaise personne”
    Franklin D. Roosevelt


  23. Philvar Le 21 juillet 2017 à 12h11
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    Bon ! Tout n’est pas faux. Mais J-L M peut-il préciser sa position concernant le problème de l’islam et de ses envahisseurs ?


    • Suzanne Le 21 juillet 2017 à 12h20
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      Il l’a déjà fait. Pour les français, il prône une laïcité très stricte, qui permet le respect de toutes les religions (et par exemple liberté de la manière de s’habiller dans la rue, mais aussi l’interdiction de signes religieux à l’école). Pour les français qui ont commis les crimes qu’on sait dans les attentats, la plus grande sévérité, mais aussi un changement de politique étrangère, plus d’ingérence dans les pays du Moyen Orient, plus de pillage des ressources, diplomatie via l’ONU. Par contre, une fois que les migrants sont là, accueil acceptable et humain.


      • Philvar Le 21 juillet 2017 à 15h43
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        Donc comme toujours des grandes phrases mais rien de concret devant le risque ! Pillage des ressources !!! ah ! ah ! !ah ! Voir les chinois en Afrique !


        • Suzanne Le 21 juillet 2017 à 17h26
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          La France ne peut pas gérer les affaires de la Chine, déjà ce serait bien si on balayait devant notre porte.


        • RV Le 21 juillet 2017 à 20h18
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          “Donc comme toujours des grandes phrases mais rien de concret devant le risque”
          Vous pouvez développer ?
          Ce n’est pas du “concret” ça ?
          “Pour les français qui ont commis les crimes qu’on sait dans les attentats, la plus grande sévérité, mais aussi un changement de politique étrangère, plus d’ingérence dans les pays du Moyen Orient, plus de pillage des ressources, diplomatie via l’ONU.”


        • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 20h41
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          N’y aurait-il pas là, une certaine confusion entre commerce et prédation ? Avez-vous un exemple ou les chinois auraient pratiqué autre chose que du commerce ? Soutenu ou fomenter une révolution, voir une guerre par procuration ou pas ?


  24. yann35 Le 21 juillet 2017 à 12h11
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    bon texte rhétorique de JLM. Le problème à mon sens en est les prémisses. Macron n’est pas français, il est, au mieux, UEuropéen. Le voir assujettir la France à l’UE de telle manière devrait conduire JLM à poser la question première de cette UE. Il n’en fait rien. JLM est idéaliste, ce n’est pas une critique. Il a devant lui des “pragmatiques”, “Par ailleurs, la philosophie pragmatiste se veut anti-intellectualiste, c’est-à-dire que, comme nous l’avons vu, c’est une philosophie de la croyance et de son examen par l’expérience, non une philosophie des idées.” https://fr.wikipedia.org/wiki/Pragmatisme J’ai accepté cela depuis 2005. L’UE est une dictature, Macron est un dictateur. Sortir de l’UE est notre seule chance de nous en sortir. Si JLM et FI affirment cela clairement, je les rejoins sans hésiter. En attendant, je me prépare aux combats qui arrivent, et qui seront tout sauf rhétoriques …


    • Suzanne Le 21 juillet 2017 à 12h15
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      Vous pouvez déjà les rejoindre, à mon avis, parce que l’impossibilité de dissoudre la sixième république telle que prévue par le programme de la France Insoumise dans l’UE est évidente, quand on le lit.


  25. Suzanne Le 21 juillet 2017 à 12h11
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    Très intéressant, cet article de Mélenchon, à plusieurs titres : d’abord, à son récit je me rends compte de l’incroyable concentration de choses inacceptables commises depuis le début du quinquennat, et en si peu de temps. Je n’avais pas réalisé à quel point !! On dirait les débuts de Sarkozy, mais en pire. On s’endort à ne pas récapituler assez souvent.

    Ensuite, la lumineuse explication du principe de faveur, à ressortir chaque fois qu’on vous dit que oui, c’est normal de négocier pour chaque entreprise. Mélenchon nous rappelle qu’on pouvait le faire, mais que la loi travail garantit (bientôt au passé, ce verbe) un plancher minimal pour les salariés. Ce qu’elle ne pourra plus faire.
    J’en profite pour remettre le lien de l’interview phare de Ruffin sur le CDI en 2012, c’est le moment de la revoir :
    https://www.youtube.com/watch?v=MLK95_p8zI0


    • Suzanne Le 21 juillet 2017 à 12h12
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      C’est seulement une conjecture, mais je trouve une sorte de “pattern” (pardon pour l’anglicisme) aux actions de Macron ainsi récapitulées : affaiblir l’idée et la personnalité (plus de fierté de la France, plus de culture française etc.), puis faire disparaître les différentes nations de l’UE, pour avoir un gouvernement UE qui les absorbe. Avec toutes les dérives autoritaires que cela entraînerait, puisque les dirigeants n’y sont pas élus, et que le parlement européen n’a pas de pouvoir.


      • Raoul Le 21 juillet 2017 à 15h12
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        Vous avez raison, mais ce que fait Macron n’est que l’aboutissement d’une politique voulue depuis la création de l’Union européenne. D’autres ont vu cela bien avant Mélenchon et ont bien expliqué que la seule issue n’était pas une autre Europe – idée longtemps soutenue par Mélenchon qui, à mon avis, ne l’a d’ailleurs pas abandonnée –, mais bien la sortie de l’Union européenne.

        Macron arrive à la fin d’un processus largement bien engagé. Ce n’est pas lui qui a soumis l’économie française à la tyrannie des GOPÉ. Ce n’est pas lui qui a lancé la réforme territoriale dont le but est de créer des eurorégions ne dépendant plus, à terme, que de l’UE. Ce n’est pas lui, même s’il était ministre, qui a lancé la destruction du code du travail, mais bien un gouvernement socialiste pro-UE.

        Mais, lui, probablement en accord avec ses commanditaires, financiers, banquiers, industriels, a décidé d’y aller au pas de charge. Et qui pourra l’arrêter ?


        • RV Le 21 juillet 2017 à 20h22
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          oui, vous avez raison !
          Votre analyse court-circuite les tenants d’une union électorale avec l’appareil socialiste
          qui est tout ce que l’on veut mais pas de gauche . . .


      • PierreH Le 21 juillet 2017 à 16h36
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        En français “pattern” ça devrait être “schéma” ou “structure” je pense.


    • Suzanne Le 21 juillet 2017 à 13h09
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      Je mets aussi ici le lien de l’interview originale de Ruffin :
      http://www.dailymotion.com/video/xq7jpf

      Le moment où le représentant des marchés indique à quel point c’est angoissant d’avoir la France dans la rue vaut son pesant d’or.


    • Pegaz Le 21 juillet 2017 à 16h53
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      Absolument éclairant, son antériorité permet la mise en lumière de l’évolution du projet, après les lois Macron et El Khomri, il semblerait qu’il arrive à bout touchant. Pour ceux qui douterait encore du poids de la finance sur la politique, ouvrez bien vos oreilles. Et il y a ce passage (06 :15) qui lors des primaires m’a mis la puce à l’oreille « Maintenant il y a un danger qui se présente […] le week-end qui vient de s’écouler, […] et quand on voit la montée en puissance de Mélenchon, ce qu’on se dit simplement c’est qu’a partir de ce moment, il va bien falloir que Hollande …… » Alors pas étonner de voir Hamon, le plus à gauche du PS faire campagne. Le PS mort autant capter des voix à Mélenchon, le vrai danger pour le LR ou LREM en cas de confrontation. Il me semble que ce prisme de lecture sur les stratégies de campagne a un certain intérêt. (Éviter qq piéges aux prochaines !) Cette version YT de 10:10 (peut-être la même que celle de Daily pour ceux qui n’arrive à la lire)
      https://www.youtube.com/watch?v=0BZWzkTHXNo


      • Jean Paul B. Le 24 juillet 2017 à 10h19
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        Tout à fait d’accord avec votre propos. Hamon a maintenu sa candidature même quand il a commencé à dévisser dans les sondages d’avant premier tour car sa seule mission était de geler des voix de gauche: plus de 2 millions au final,alors qu’il en a manqué 600.000 à Mélenchon au soir du 23 avril pour se qualifier.
        Aujourd’hui il est clair pour beaucoup que le PS n’ayant plus aucune chance dès le mois de mars, a choisi délibérément de faciliter l’élection de Macron en laissant Le Pen se qualifier pour le second tour. C’est pour cela qu’il a maintenu jusqu’au bout la candidature Hamon qui ne servait plus qu’à empêcher Mélenchon d’arriver au second tour contre Macron.
        Ne jamais oublier que le PS a toujours été une carte que l’oligarchie garde dans sa manche pour détourner la colère du peuple qui pourrait mal voter…
        C’est une constante de la vie politique de notre pays,le PS a toujours réussi à se refaire une virginité avant les élections. La question est jusqu’à quand?


  26. Louis Robert Le 21 juillet 2017 à 12h23
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    Décidément, la France se trouve dans une situation politique et sociale bien pitoyable.

    Or:

    “… il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique… Je suis votre chef… je n’ai à cet égard besoin… de nul commentaire”.” (1)

    Tout est dit.
    ————-
    (1) http://www.bfmtv.com/politique/macron-au-chef-d-etat-major-des-armees-silence-dans-les-rangs-1216407.html


    • RV Le 21 juillet 2017 à 20h26
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      Sauf que le général en question n’a absolument rien étalé sur la place publique puisque la commission était à huis clos et qu’il avait un devoir de vérité à ses questionneurs, les représentant élus de l’AN.


  27. BACHAUD Le 21 juillet 2017 à 13h07
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    Et enfin, c’est cette invention du « chèque syndical » à la soi-disant libre disposition de chaque salarié qui devra déclarer à son patron à quel syndicat il veut que le chèque parvienne !

    Y.B La FI a t elle déposé un amendement de ce genre ? . “S’il le souhaite tout salarié peut demander à bénéficier du “chèque syndical patronal”, qui est alors adressé en son nom par le chef d’entreprise, au bureau intersyndical qui transférera la somme au syndicat que le salarié lui aura indiqué”


  28. lon Le 21 juillet 2017 à 19h16
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    Les petits députés à la LREM , je les fréquente tous les jours ..plus de 30 ans de lavage de cerveau libéral , en résumé : business d’abord .
    Je trouve ça bien finalement que tout ce système de protection du salarié passe à la trappe , et les syndicats traditionnels avec , ils n’ont démontré que leur complaisance, mais avaient-ils vraiment le choix ? Peut-être faut-il passer dans les années à venir à l’affiliation des salariés à une sorte de structure hors entreprises , mais suffisamment puissante sur le plan financier pour les défendre et les soutenir , et peser d’un poids politique , un mélange de fonds d’investissements et d’organisation consumériste , peut-être que la dégradation des conditions de vie et de travail des gens les pousseront enfin à investir ce genre de structure et oublier les sirènes libéralo-dysney-ennes pour revenir à une vraie pratique du rapport de force .


  29. Pegaz Le 21 juillet 2017 à 21h07
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    Pour ceux qui sont arrivé jusque là, les thèmes y sont mais l’angle n’est pas le même

    Ni gauche ni droite, ils en avaient déjà inventé le concept (sketch 8:09)
    https://www.youtube.com/watch?v=WIxS9-xhGfM

    Peut-être, qu’après la promulgation de la nouvelle loi travail on soit amené à développer ce genre d’humour philosophique où le contraire… ! (court extrait 1:36)
    https://www.youtube.com/watch?v=HdQ2sZ2d5bo


  30. Patrice Le 22 juillet 2017 à 13h28
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    “M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui.” (Nizan).
    Repris récemment par l’épouse (!) d’un patron de la grande distribution française, exilé fiscal en Belgique, apostrophant ainsi un reporter télé sur le seuil de sa jolie propriété (!): “C’est quand meme grace à nous qu’ils ont du travail”.

    “La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire.”
    Elle-même doit le croire…


  31. Renaud Le 22 juillet 2017 à 13h59
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    Voici une analyse qui met au grand jour les résultats calamiteux des “politiques” (sauf pour 0,01% de la population) des principaux dirigeants financiers et bancaires du monde. Ces milieux financiers sont in fine les vrais “patrons” des gouvernements, lesquels prennent donc leurs ordres auprès des mêmes milieux bancaires et financiers (Mélenchon aurait sans doute été de ceux-là s’il avait été élu, genre Tsipras, ou Podemos si ce dernier arrivait au “pouvoir”…).

    ->Quand Mme Simone Wapler parle d’argent-marchandise, il est impératif de comprendre qu’il s’agit d’un argent -exactement- en rapport avec les capacités de production, et surtout, AVEC CE QUI EST RÉELLEMENT PRODUIT, ni plus ni moins. C’est d’ailleurs la position de Maurice Allais (1911-2010) et d’un moins connu Clifford Hugh Douglas (1879-1952) dont on attend bien trop longtemps la traduction en français.
    Voir:
    http://la-chronique-agora.com/mario-draghi-crime-credit/


  32. Nico 13 Le 22 juillet 2017 à 15h40
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    Au fait, vous avez vu que le gouvernement actuel veut réduire les APL ?
    Ça permettrait de financer la baisse de l’ISF.
    Du coup, certains étudiants commencent à s’inquiéter pour leurs loyers.

    Heureusement que Macron avait prévu “d’aider” la jeunesse 😀
    Enfin bref, Macron, c’est la poursuite du quinquennat de Hollande.
    J’aimerais bien questionner certains (aines) étudiants (tes) qui ont voté Macron tiens…


  33. karine Le 23 juillet 2017 à 09h38
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    L’article me semble intéressant, car il rappelle des grands principes :
    – un salarié ne discute pas à égalité avec son patron, seule la loi peut le protéger. (et je suis cadre, élue dans un syndicat de cadre, à discuter directement avec une direction pas trop méchante… alors j’imagine ailleurs ce que c’est!);
    – la réforme du code du travail échappe aux élus, et sera à la main d’un homme, ex-cadre du Medef; même sans remettre en cause son intégrité, n’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt? pourquoi je ne l’apprends que par Mélenchon?
    – un haut fonctionnaire ne doit pas mentir à des parlementaires (le général était interrogé par des députés, pas par un journaliste); ce qui veut dire que notre nouveau président compte sur tous les autres fonctionnaires pour mentir?


  34. Ribouldingue Le 23 juillet 2017 à 23h11
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    C’est catastrophique le niveau au ras des pâquerettes de ce pays en matière de politique, nous avons tout un tas de députés quasi pétainistes dans l’assemblée qui ne le sont que par pure ignorance des équilibres politiques nécessaires à une démocratie.
    Et cela juste parce que certains ont décidé qu’il ne fallait pas enseigner cela en assénant à la place une caricature moraliste pour édifier les foules que l’on veut ignorantes.

    Tout cela peut nous amener à moyen terme à la déliquescence totale déjà bien entamée de la démocratie et les conflits sanglants obligatoires qui résulteront de cette perte d’un régime qui a le gros avantage de régler les conflits de manière pacifique toucheront tout le monde, y compris les imbéciles qui se croient intouchables du fait de leur pouvoir financier.
    Mélenchon a beaucoup de défaut mais sa vision de la société à au moins le mérite d’être réaliste. C’est cocasse mais c’est sans doute l’un de ceux qui a le plus les valeurs politiques libérales; de droits et de liberté individuelles de cette assemblée au final.


  35. Jean Paul B. Le 24 juillet 2017 à 09h42
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    À l’attention des gentils castors (de gôche!) des 23 avril et 7 mai derniers,voici en lien un article de Hervé Nathan publié par Marianne, qui devrait leur permettre de faire leur examen de conscience.
    C’est vrai qu’à l’époque il était plus intéressant de disserter sur le Venezuela avec Hamon et ses amis puis plus tard,avec Cazeneuve et le PS, sur le terme “assassinat” à propos de la mort de Rémi Fraisse.
    Eh bien ce sont les plus pauvres (bénéficiaires du RSA,chômeurs,…) et les “classes moyennes” (retraités,fonctionnaires,salariés du privé,…) qui assumeront,comme toujours,les conséquences des stratégies de ces politiciens à la ramasse dont la seule fonction consiste à fermer la porte du pouvoir au peuple!
    https://www.marianne.net/politique/baisse-apl-5-euros-la-premiere-mesure-anti-pauvre-de-macron


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