Source : IFRI, 03-07-2017

Denis BAUCHARD, Christian Connan, Jean-Claude Cousseran, Michel Foucher, Bernard Miyet. Tribune parue dans Le Monde

La France prend le chemin d’un retour d’influence en Europe et dans le monde. L’influence n’est pas l’invocation d’un soft power sans substance, mais la capacité de produire des idées claires sur le maniement des affaires d’un monde en transition critique et de les mettre en œuvre avec d’autres, d’abord en Europe.

Donald Trump achève la remise en cause de l’ordre libéral international édifié après 1945, déjà piétiné depuis des décennies par la dérégulation économique, avec son cortège de drames sociaux et de dérives populistes, et le mépris du droit international, avec la facture exorbitante d’expéditions militaires désastreuses.

Les désordres actuels et les tragédies humaines procèdent, en partie, de ces interventions visant à changer les régimes, de 1979 (Moscou en Afghanistan) à 2011 (Paris et Londres en Libye) en passant par 2003 (Washington en Irak). Alors que s’impose le besoin d’un multilatéralisme adapté à l’interdépendance, des postures néo-nationales s’affirment, pour qui le monde est une arène, un jeu à somme nulle.

La France y opposera la figure du forum, lieu de discussions sur tous les sujets communs, et d’abord la résolution de crises qui s’éternisent faute d’avoir conçu la bonne politique. Les interventions militaires ne sont salutaires que si elles sont inscrites dans un processus politique viable. Il est temps de renoncer à cette hubris d’ingérences illégales pour imposer des valeurs souvent mal respectées par leurs auteurs, et de rénover, en France, notre rôle d’« honnête courtier ». Et de tenir ferme, en Europe, sur les engagements multilatéraux : accord sur le climat à respecter, aide au développement à réinventer, mondialisation à réguler, santé à protéger.

Neutralité stratégique en Ukraine

Il conviendrait de réfléchir à des ordres régionaux, tâche de longue haleine. Sur le continent européen d’abord, en remettant en chantier la question de la bonne articulation entre l’Europe de l’Union et la Russie. Si la neutralité stratégique ukrainienne avait été affichée dès 2008, bien des tensions auraient été évitées dans une crise dont chacun est coresponsable.

Une option est de proposer cette neutralité en échange d’une cessation de l’ingérence russe dans le Donbass ; Kiev sera aidé par Bruxelles si une autonomie est mise en place en retour dans cette région de l’est. Un dialogue franc se nouera sur quelques sujets d’intérêt commun, en sachant que l’Union européenne (UE) est en position de force, avec son marché et ses normes. Bref, en même temps, l’article 5 de la Charte atlantique (l’assistance mutuelle entre membres en cas d’attaque), dans un territoire enfin borné, et une « politique russe » intelligente de la part des Européens.

Au Moyen-Orient, où les guerres civiles se sont internationalisées, l’urgence absolue est la lutte contre les groupes terroristes et l’arrêt des massacres en Syrie. La politique française antérieure a échoué ; Bachar Al-Assad a gagné sa guerre, provisoirement. Un accord politique ne se conclura, en relation étroite avec la Russie, qu’avec les protagonistes et en séquence : pacification, protection humanitaire, vie en commun d’abord, puis reconstruction politique.

Il convient d’intensifier le dialogue avec l’Iran, avec le souci de veiller au respect mutuel de l’accord sur le nucléaire. A l’échelle régionale, il serait utile de réfléchir à la logique et aux contours d’une structure de sécurité collective, avec tous les acteurs qui comptent : Iran, Turquie, Arabie saoudite, Egypte, Israël, et l’engagement des membres permanents du Conseil de sécurité. Utopie ? Pas plus qu’en 1975, avant l’accord d’Helsinki sur l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en pleine guerre froide. La question de l’Etat palestinien, cruciale pour les opinions arabes, ne peut pas être éludée.

Le Maghreb reste une priorité majeure de notre politique étrangère. Soit ! Mais cette position attend encore de se concrétiser. La France peut contribuer à l’apaisement des tensions et renforcer les liens avec les actives sociétés civiles, sans ingérence.

Militaire et politique au Sahel

Au Sahel, l’intervention militaire ne résoudra pas à elle seule la menace terroriste. L’accompagnement d’une solution politique appuiera les initiatives des pays du Sahel et suscitera une mobilisation européenne en vue du développement de cette région sensible, en dialogue avec les pays voisins, en particulier l’Algérie.

Face à ces immenses défis, la concertation avec l’Allemagne (où l’on découvre enfin l’ampleur des crises de voisinage) est requise, ainsi qu’avec nos alliés européens directement affectés. Personne n’y répondra seul.

Sortant de leur impensé stratégique, les européens historiques – les six fondateurs plus l’Espagne – devront passer du « grand marché », comme base du projet européen, à l’esquisse d’une « grande stratégie » : investir dans un pilier européen de l’alliance et mutualiser des moyens propres accrus, fixer des limites extérieures à l’UE pour construire enfin une politique « extérieure » elle aussi, bâtir des politiques turque et russe, rester ferme sur les règles internationales, agir plus dans la résolution des crises, s’engager dans une politique africaine refondée au-delà de la priorité sécuritaire, poursuivre le chantier de la diplomatie européenne avec transparence et réalisme, concevoir une pensée stratégique dégagée d’un prêt-à-penser importé.

L’image mondiale de l’Union européenne comme centre de pouvoir est ternie par le Brexit mais, en attendant que les Anglais retrouvent le sens de leurs intérêts, l’érosion de l’hégémonie anglo-américaine offre un espace pour une relève franco-allemande, reposant sur l’affirmation des intérêts partagés : dans la gestion de crise pour en maîtriser les effets, dans le numérique pour éviter d’être réduit à une colonie, dans la gestion de l’euro pour rester la deuxième monnaie de réserve du monde. Bref, en retrouvant le sens de la longue durée, le temps d’un « néo-gaullisme européen » est venu.

Tribune collective signée par : Denis Bauchard (ancien ambassadeur, conseiller spécial Moyen-Orient à l’Ifri), Christian Connan (ancien ambassadeur au Mali), Jean-Claude Cousseran (ancien ambassadeur, ancien directeur de la DGSE), Michel Foucher (ancien ambassadeur, Collège d’études mondiales) et Bernard Miyet (ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies).

Source : IFRI, 03-07-2017

Lire aussi sur le site du Monde la lettre du collectif dont certains “néoconservateurs” français : Diplomatie : la politique étrangère de la France n’est pas « néoconservatrice »

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

46 réponses à [Tribune] Diplomatie : la France doit renoncer à ses « ingérences illégales »

Commentaires recommandés

Libraire Le 18 juillet 2017 à 06h51

Je lis: “en sachant que l’Union européenne (UE) est en position de force, avec son marché et ses normes.”
Et je souris, …. En géopolitique on est en position de force avec son économie et son armée, mais pas chez les européistes…..
Ici on est en position de force avec son idéologie et sa bureaucratie….
ensuite je lis les fonctions des personnes qui écrivent cela…..et je souris jaune.

  1. tchoo Le 18 juillet 2017 à 06h25
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    C’est du yaka filon et relève de l’utopie ignorant totalement les intérêts des allemands qui ne sont pas les nôtres. Le couple franco allemand ne peut plus fonctionner avec une Allemagne ivre de sa puissance et campant sur des intérêts intérieur. Nous ne sommes toujours pas en situation de les faire changer. Et rien dans ce texte sur la Grèce


    • Libraire Le 18 juillet 2017 à 06h51
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      Je lis: “en sachant que l’Union européenne (UE) est en position de force, avec son marché et ses normes.”
      Et je souris, …. En géopolitique on est en position de force avec son économie et son armée, mais pas chez les européistes…..
      Ici on est en position de force avec son idéologie et sa bureaucratie….
      ensuite je lis les fonctions des personnes qui écrivent cela…..et je souris jaune.


      • Kiwixar Le 18 juillet 2017 à 07h41
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        « l’Union européenne (UE) est en position de force, avec son marché et ses normes. »

        Ce passage m’a aussi bien fait marrer, et il résume tout le texte, qui est totalement creux et totalement déconnecté des réalités. L’impression de lire le travail laborieux d’un journaliste lambda, et à la fin, la liste des signataires… WTF!

        L’UE en position de force grâce à ses normes… C’est énorme, faudra la ressortir, celle-là. De toute façon, qui est en position de force : ceux qui ont des hydrocarbures et les moyens militaires de les défendre (Russie, Iran). Ou ceux qui peuvent payer en biens de consommation (Chine et autres pays asiatiques). L’UE avec ses 200 ans de charbon allemand? Elle pourra brûler ses normes, en espérant que c’est imprimé sur du papier.


      • Pinouille Le 18 juillet 2017 à 17h03
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        ” En géopolitique on est en position de force avec son économie et son armée, mais pas chez les européistes….”
        Merci de relire le paragraphe dans son intégralité:
        – l’UE est en position de force avec son marché: économie
        – assistance mutuelle entre membres en cas d’attaque: armée
        Je peux comprendre qu’il soit difficile d’appréhender que les normes puissent contribuer à la puissance économique de l’UE (c’est pourtant le cas).
        Sous-estimer les capacités intellectuelles des individus qui ne partagent pas ses valeurs peut conduire à des interprétations erronées et des réflexes pavloviens.

        En l’occurrence, ces ambassadeurs proposent une vision d’ensemble plutôt cohérente des atouts et des faiblesses de l’UE et proposent des axes d’amélioration de la construction européenne qui permettraient de nous affranchir de l’hégémonie US en perte de vitesse et de peser davantage dans un monde multipolaire.
        Ca mérite d’être étudié, non?


        • Libraire Le 18 juillet 2017 à 19h47
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          Cher Pinouille quelques question sur lesquelles j’attends de votre part des réponses claire et succinctes:
          Les divergences économiques pourront-elles être atténuées par les réformes structurelles, et les divergences bancaires et financières par l’Union bancaire ? Quelles ont été les conséquences de la crise sur les inégalités européennes et sur les marchés du travail ? Quelles pourraient être les conséquences économiques de la crise des réfugiés pour l’UE ?
          Dans quelle soit disant économie forte est-on amené à se poser ce genre de question? Avec un PIB < à 2%, une demande en berne, et un taux de pauvreté en pleine croissance?
          Ne parlons des pouvoirs de décisions des armées de chaque pays européen au seins de l'Otan. Il n'existe pas.
          L'UE (et non l'Europe) n'a que des faiblesses, quand la multi-polarité sera effective, elle devra rester le faire valoir de tel ou tel bloc. Ce n'est pas sur les bases actuelle ni sur la pseudo-synthèse univoque proposée là que l'UE deviendra quelque chose.


          • Pinouille Le 19 juillet 2017 à 09h39
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            Cher Libraire,
            Personne ne devrait avoir la prétention d’avoir des réponses claires et succinctes sur ces thèmes très complexes.
            J’ai un avis qui rejoint le vôtre (à en juger par la tournure de vos questions).
            Mais il me semble important de rester modeste dans ses certitudes, ce qui permet de rester ouvert aux avis contraires: n’est pas l’esprit de ce site?
            Aussi, quand la quasi-totalité des commentaires de cette page consiste à tailler à la serpe, voire caricaturer, les propositions de ces diplomates… comment dire…


          • Pinouille Le 19 juillet 2017 à 09h54
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            L’UE n’a pas que des faiblesses.
            Son PIB égale presque celui des USA.
            PIB UE + USA = 46% du PIB mondial.
            https://fr.wikipedia.org/api/rest_v1/page/graph/png/%C3%89conomie_de_l'Union_europ%C3%A9enne/0/b18e1bbcbaba4ea8c8eb47e911735c3e711fbf61.png
            Ne sont pas forcément des demeurés irresponsables ceux qui considèrent que, malgré les difficultés rencontrées, l’UE est une force qu’il faut consolider.


        • Christian Gedeon Le 19 juillet 2017 à 08h24
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          Pour que l’UE soit en position de quoi que ce soit,encore faudrait il qu’elle existe,par les peuples et pour les peuples. Dans les faits ,elle est au mains d’une commission strictement non représentative dominée très largement par le bloc germanique. Le tout tire à hue et dia, Grèce,Italie et dans une certaine mesure Espagne et Portugal sont la pour en témoigner . Il ne s’agit pas d.etre pour ou contre. Il s’agit d’être objectif dans le constat…ça ne marche pas,et je dirais même plus,depuis Lisbonne le but était que ça ne marche pas,pour mieux installer une domination d’organes anti democratique dont la seule ambition est de faire de l’UE une société anonyme.


      • Madudu Le 19 juillet 2017 à 11h21
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        Il y a quand même quelque chose de symptomatique dans cette tribune, et qui va dans le bon sens.

        Car pour les signataires de celle-ci il faut revenir sur l’intégralité de la politique étrangère européiste :

        -Prendre ses distances vis-à-vis du géniteur états-unien (!).

        -Dans la foulée, renoncer à ses méthodes et à ses objectifs régionaux, qui vont à l’encontre des intérêts des pays d’Europe (UE et hors UE) : déstabilisation systématique de tous les pays fragiles, instrumentalisation des franges les plus violentes à des fins de coup d’état, financement et armement du terrorisme, …

        -Donner des limites à ce projet apparemment sans fin, jusqu’aux frontières russe et turque à ce qu’il semble. Ça implique du même coup de limiter l’extension potentielle de l’OTAN.

        -Renouer avec l’Afrique, qui n’a guère que des liens avec l’Angleterre, la France et les autres pays du Sud de l’Europe : un qui est en train de se barrer et les autres sont les plus grands cocus de l’européisme.

        Au final ce projet qui n’a tenu que par l’entremise des manigances états-uniennes va enfin mourir de ses incohérences maintenant qu’il aspire à reposer sur ses propres jambes.

        Qu’il n’a pas, précisément.


  2. Fabrice Le 18 juillet 2017 à 06h51
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    Ce qui est surprenant c’est qu’il n’y a pas une ligne d’information. 100% de y a qu’a faut qu’on!
    À les lire on s’imagine la France souveraine, drapée dans ses habits blancs, un phare indispensable au monde, un feu d’artifice de propagande.


    • Kesse Le 18 juillet 2017 à 09h54
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      Vs Z’êtes dur qd même … A minima, ils tentent de clore l’aire neo-cons … ce qui est dérangeant, c’est que le ton enlevé, voir inspiré, reste le même et ils confondent les intérêts de la France et de l’Europe rangeant le tout dans un même sac à champs lexicaux. Chais pas si c’est bon de prendre de la mdma à leur âge.


      • Monsieur M Le 18 juillet 2017 à 12h22
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        Les auteurs évoquent un néo-gaullisme. Et sauf erreur (à démontrer avec sources à l’appui), cela n’existe pas.

        Le gaullisme c’est le retour à la souveraineté nationale.
        La presque souveraineté cela n’existe pas.
        Tout comme une femme est enceinte ou pas, un pays est souverain ou asservi.

        La France est sous tutelle de Bruxelles (UE), de Francfort (Euro) de Washington (OTAN).
        Dans ces conditions, pourquoi se soucier d’un papier où des hauts-fonctionnaires tiennent un demi-discours alors que le seul qui prévaut est celui de la commission européenne et du secrétaire général de l’OTAN ?

        Le jour où la France voudra réellement cesser “ces ingérences illégales” en Syrie ou ailleurs, il faudra préalablement sortir de l’UE, l’Euro et de l’OTAN. Trois conditions incontournables pour être de nouveau souverain.
        Tout le reste c’est du pipeau… Absolument tout !


  3. isidor ducasse Le 18 juillet 2017 à 07h37
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    Je constate que le changement de politique étrangère Française colle tout à fait avec les déclarations de D.Trump.


    • Kiwixar Le 18 juillet 2017 à 07h46
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      On peut résumer la realpolitik récente à :
      – Serre la main que tu ne peux pas couper (proverbe arabe)
      – Serre les fesses quand le pic pétrolier est passé et que tu n’as pas d’hydrocarbures dans ton sol et pas les moyens militaires d’aller piller ailleurs (proverbe russe?)


  4. isidor ducasse Le 18 juillet 2017 à 07h46
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    Le couple Franco-Allemand, voilà ce qu’en disait De Gaulle:
    https://www.upr.fr/dossiers-de-fond/le-mythe-du-couple-franco-allemand-traite-elysee
    Prenez le temps de le lire.


    • Sandrine Le 18 juillet 2017 à 10h22
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      Votre lien me fait penser à un scène du film “Un taxi pour Tobrouk” : les Français, trop naifs, croyant que l’Allemand est sympa lui laissent le volant de la voiture qui s’était enlisée dans le sable. L’Allemand, trompe leur confiance et en profite pour prendre le contrôle de la situation et les fait prisonniers ( alors que au départ, c’était lui qui était prisonnier). Manque de chance, il a besoin que les Français prennent la pelle pour désensabler la voiture qui est de nouveau enlisée. Le premier mouvement de l’un des français est de se soumettre et de travailler sous les ordres de l’Allemand, mais finalement, ils se ressaisissent et refusent de travailler… L’Allemand doit se rendre à l’evidence qu’il n’a pas de moyens de pression, s’avoue finalement vaincu et accepte de rendre les armes aux Français.

      Refuser de se soumettre est toujours possible. Sinon il ne faut pas se plaindre d’être traité en esclave.


  5. Greg Le 18 juillet 2017 à 07h52
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    Comment ces belles intentions pourraient elles se concrétiser, aujourd’hui plus qu’hier ? Parce qu’on à Macron a la place de Hollande ou de Sarkozy ?
    Aucune Politique digne de ce nom ne peut être réalisée sous le joug de l’UE et de l’OTAN dans lesquels nous ne sommes que des acteurs de second ordre. “Changer les choses de l’intérieur ” est une farce.
    Pour quelques euros nous braderons bientôt notre siège au conseil de sécurité de l’ONU et confierons les clés de la dissuasion nucléaire a quelque pantin bruxellois.


  6. Philvar Le 18 juillet 2017 à 08h28
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    La qualité des commentaires est d’un niveau nettement supérieur à celui de cette irréaliste “tribune” ! Et si ces bisounours (pour ne pas dire gâteux), drapés dans les plis de leurs toges, ont quelque peu représenté la France dans certaines parties du monde, cela explique bien notre état actuel, dans un mépris général, entre « crime contre l’humanité » et repentances.


  7. Ardéchoix Le 18 juillet 2017 à 08h30
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    « l’Union européenne (UE) est en position de force, avec son marché et ses normes. » 😂
    UE par ce beau message va donc aussi en profiter pour demander à ses gentils membres de mettre la main à la poche, afin de diminuer le déficit de 1,7% .
    (UE rassure ses gentils membres que celui-ci est inférieur aux 3% autorisé.)
    «Je suis ton père» Dark Déficit.


  8. Françoise Le 18 juillet 2017 à 08h34
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    “l’ingérence russe dans le Donbass” est-il possible d’en avoir une description précise ? Car je nage dans le flou à ce propos.
    Merci


    • Kiwixar Le 18 juillet 2017 à 09h31
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      De manière officielle : les convois humanitaires, l’accueil de réfugiés. Et bien sûr, de manière feutrée, l’aide militaire, la formation, les conseillers militaires. L’attitude de la Russie est tout à fait légitime compte tenu des nazis au pouvoir à Kiev (20 millions de morts soviétiques pendant la 2eGM) et des manoeuvres de l’Otan aux frontières.

      L’ingérence de Washington et de Bruxelles est aussi visible dans cette Ukraine en voie de somalisation : tout ce qu’ils touchent se transforme en merde.


  9. Lysbeth Levy Le 18 juillet 2017 à 08h37
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    C’est un voeux pieux car en pleine guerre “néocoloniale” de reconquête de l’Afrique, et des ressources énergétiques nouvelles, jamais l’Europe alliée, soumise aux Usa, à l’Otan ne stoppera ces guerres insensées et cruelles. Trop d’argent est en jeu le Capitalisme a besoin de la guerre :https://elijahjm.wordpress.com/2017/07/18/letat-islamique-dabord-les-etats-unis-ensuite-violent-les-accords-sykes-picot-avec-un-objectif-la-partition-de-la-syrie-et-de-lirak/ et dans nos temps d’hyper-technologie c’est la destruction physique de tout un patrimoine bâti par les ancêtres de nos ancêtres du Croissant fertile à l’Afrique qui subit des dommages. Mali, Nigeria, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Sahel et moyen-orient partout les bottes des militaires construisent des bases afin de garder la main haute sur les ressources essentielles. Le monde devient un champ de bataille, des peuples entiers arrivent par bateaux vers l’UE et les pays chargés de les contenir ne le peuvent plus. C’est monstrueux ce qui se passe mais qui va réagir face à ce déferlement de puissance arrogante qui met les hommes/femmes à la mer ?


    • christian gedeon Le 19 juillet 2017 à 13h39
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      Chere Lysbeth…mais où voyez vous donc des guerres coloniales de reconquête de l’Afrique?! Qui a envie de s’embarrasser d’une reconquête,quand il suffit de mettre un tel bordel que les seuls lieux sécurisés sont les lieux de production de matières premières,comme le montre la situation actuelle? Avec la complicité active des dirigeants africains quel que soit leur bord? je crois que vous devriez changer de logiciel….aujourd’hui,la “colonisation” est strictement ponctuelle au sens géographique,ne s’embarrasse pas de nationalités,est le fait de gangs constitués de pillards “modernes “,généralement adossés aux “institutions internationales ” type FMI,Banque Mondiale,et autres organismes mafieux du commerce(OMC) où peut chaut la nationalité ou la couleur,pourvu qu’on ait l’ivresse du dollar et du pouvoir….ne voyez vous pas la “colonisation” d’une bonne partie de l’Europe elle même? Pourtant si évidente? CE qui se passe est une “colonisation ” puissance mille…une vampirisation serait plus exact. Dracula allié à Frankenstein,en fait.


  10. francois Marquet Le 18 juillet 2017 à 09h21
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    Deux passages m’ont particulièrement fait sursauter, par leur colonialisme latent:
    Bachar a gagné “provisoirement”, et l’opinion des Syriens?
    “La question de l’Etat palestinien, cruciale pour les opinions arabes, ne peut pas être éludée.”
    Et les Palestiniens? Ils existent aussi?
    Et le reste est à lavement comme disait le regretté Frédéric Dard


  11. J Le 18 juillet 2017 à 09h37
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    “…l’urgence absolue est la lutte contre les groupes terroristes et l’arrêt des massacres en Syrie.”

    Cette assertion est aberrante : cela fait DEUX exigences absolues, largement contradictoires entre elles qui plus est. Quoi qu’on en pense, objectivement, que ce soit évitable ou non, il y a massacres en Syrie parce qu’il y a une majorité sunnite susceptible de se ranger aux côtés des groupes terroristes sunnites.


    • Lysbeth Levy Le 20 juillet 2017 à 12h25
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      Encore votre “fantasme” sur les “sunnites et chiites”, chers à Hutington, Lewis ou Kepel mais voilà a la fin il y en a assez de tout ces fantasmes mêmes auto-prophétisés : https://francais.rt.com/international/41198-trump-a-mis-fin-programme-rebelles-syrie Et allez tordons le coup à ces trois cavaliers de l’Apocalypse néoconservateur Georges Corm sur le sujet débunké depuis longtemps :https://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/IMG/pdf/entretiensurleterrorisme.pdf
      Méditez ces paroles de sagesse…


      • christian gedeon Le 21 juillet 2017 à 13h08
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        Georges Corm est un rêveur.Georges Corm est obsédé par les responsabilités externes.Georges Corm comme beaucoup d’intellectuels “arabes ” de son époque ne s’est jamais remis de la faillite de l’arabisme. Georges Corm a écrit force livres où tout le monde entier est coupable et responsable du malheur arabe,mais pas les arabes.Quant à son ouvrage su la guerre civile(sic!) libanaise,c’est un monument…un monument d’aveuglement volontaire.je ne lui en veux même pas,c’est un post nassérien,qui a vécu dans un rêve,et a tout analysé à l’aune de ce rêve.


  12. Catalina Le 18 juillet 2017 à 10h18
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    je tique sur ” Al Assad n’a pas gagné sa guerre,” il a été confronté à un désir de changement de régime par toujours les mêmes.
    Si de soi-disants “ambassadeurs, secrétaire général de l’Onu, et DGSE” l’igonrent, alors, oui, on est à un niveau d’incompétence dantesque.
    Remarquez, en Ponérologie, ils sont tous complices du chaos, donc…..


  13. Fritz Le 18 juillet 2017 à 10h23
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    Moi aussi, deux passages m’ont fait sursauter :
    “Les désordres actuels et les tragédies humaines procèdent, en partie, de ces interventions visant à changer les régimes, de 1979 (Moscou en Afghanistan)”

    En décembre 1979, l’Armée rouge est bien intervenue en Afghanistan, et ses commandos ont liquidé Hafizullah Amin. Mais il ne s’agissait pas de “changer le régime” afghan, qui était communiste depuis le printemps 1978 : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_de_Saur

    “Bref, en même temps, l’article 5 de la Charte atlantique (l’assistance mutuelle entre membres en cas d’attaque), dans un territoire enfin borné, et une « politique russe » intelligente de la part des Européens.”

    Autrement dit, les auteurs de cette tribune veulent intégrer l’Ukraine à l’OTAN ? Au fou !!
    Imaginez qu’en 1962, suite à un coup d’État, le Pacte de Varsovie ait intégré le Mexique, ou le Canada…


    • Daniel Le 18 juillet 2017 à 11h12
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      ““Les désordres actuels et les tragédies humaines procèdent, en partie, de ces interventions visant à changer les régimes, de 1979”

      Au hasard 1953 Téhéran…


    • Lysbeth Levy Le 18 juillet 2017 à 11h29
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      Vous oubliez que c’était un piège de Carter et Zbigniew Brzezinski ayant vu que l’Urss commerçait avec l’état afghan qui n’était pas entièrement “communiste”, mais plus “progressiste” que les religieux qui vont prendre le pouvoir .https://www.les-crises.fr/oui-la-cia-est-entree-en-afghanistan-avant-les-russes-par-zbigniew-brzezinski/ et la “théorie de l’arc de crise” (ceinture islamique) est réelle c’était un plan murement réfléchi pour le “containment” de l’Urss et la Chine par la suite au Xigiyang..Ensuite les freedom fighters Ben laden et cies on connait la suite hélas.


      • Fritz Le 18 juillet 2017 à 12h18
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        Chère Lysbeth, je n’oublie pas les manœuvres de Carter et Brzezinski, voyez mon commentaire de 10 h 42… Cela dit, parler de “piège” me semble condescendant envers les dirigeants soviétiques, qui n’étaient pas si naïfs, et qui étaient divisés (Gromyko était contre l’intervention).


  14. Alex Le 18 juillet 2017 à 10h30
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    Tiens, naïvement j’ai cru que cet article dénoncerai des ingérences commises par la France, nenni.
    Il serait un peu fastidieux de relever tous les points qui me chiffonnent tant c’est un véritable concentré d’idéologie frelaté et de vision politique perfide.
    Les russes, pour changer, sont encore les grands méchants du film et responsable du chaos afghan en prime, Paris et Londres la Libye et les américains “juste” l’Irak. Ben voyons…

    La Russie est responsable de la guerre du Donbass, qui soit dit en passant fait toujours des victimes et j’entends dans les médias qu’on veut aussi leurs mettre sur le dos la destruction de l’avion de la Malaysia Airlines vol 17, sans prendre la peine de produire des preuves.

    “Au Moyen-Orient, où les guerres civiles se sont internationalisées”

    C’te blague, moi j’aurais dit européanisé, au vu de tous ces jihadistes parti en Syrie depuis l’Europe en passant par la Turquie.

    “il serait utile de réfléchir à la logique et aux contours d’une structure de sécurité collective, avec tous les acteurs qui comptent : Iran, Turquie, Arabie saoudite, Egypte, Israël, et l’engagement des membres permanents du Conseil de sécurité. Utopie ?”

    Ha ha ha, hi hi hi, ho ho ho… Ils veulent faire un OTAN du moyen orient avec l’Iran et l’Arabie saoudite dedans. Y en a qui osent tout…

    Et enfin l’Afrique, terre de toutes les convoitises, ou l’Allemagne s’apprête à entrer dans l’arène aux côtés des autres prédateurs.


  15. Furet Le 18 juillet 2017 à 10h37
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    Si ma mémoire est bonne, l’URSS est intervenue en Afghanistan, en 1979, non pas pour changer le régime mais pour aider le gouvernement afghan (à sa demande) à lutter contre les talibans (recrutés et armés par la CIA).


    • Fritz Le 18 juillet 2017 à 10h42
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      Le mouvement taliban n’apparaîtra qu’en 1994, lors du conflit entre Massoud et Hekmatyar, mais la directive d’aide aux combattants islamistes afghans a bien été signée par Carter en juillet 1979, selon Brzezinski (Le Nouvel Observateur, janvier 1998).


  16. Fritz Le 18 juillet 2017 à 10h40
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    Celle-là n’est pas mal non plus : “L’image mondiale de l’Union européenne comme centre de pouvoir est ternie par le Brexit mais, en attendant que les Anglais retrouvent le sens de leurs intérêts (…)”

    Et on termine en apothéose : “Bref, en retrouvant le sens de la longue durée, le temps d’un « néo-gaullisme européen » est venu.”

    Jean-Claude Juncker approuve (hips !). Mais je conseillerais plutôt aux éminents auteurs de cette tribune de boire une bonne tisane.


    • Philvar Le 18 juillet 2017 à 11h10
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      “” aux éminents auteurs de cette tribune de boire une bonne tisane. “” Et, si possible, de 11 heure !
      Au moins ça nous ferait un début d’économies.


  17. tachyon Le 18 juillet 2017 à 11h48
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    “Neutralité stratégique en Ukraine” …. Trop tard…
    Les choses bougent en Ukraine de l’Est. Cela n’est sûrement pas bien de citer RT (Russia Today) mais voici ce qu’on n’y trouve (18 juillet 2017) :
    https://francais.rt.com/international/41116-republique-populaire-donetsk-petite-russie
    Le Donetsk va tenter de devenir un état… Ça va chauffer dans les crânes d’oeuf…


  18. Louis Robert Le 18 juillet 2017 à 12h54
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    Lisant, forte impression de me trouver dans un vieux château empoussiéré. Quelqu’un a voulu nettoyer, tout délicatement, et l’on y étouffe.


  19. Kikool_ch Le 18 juillet 2017 à 13h23
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    Ca porterait à rire si ce n’était à pleurer.

    L’Ukraine n’entrera pas ni dans l’EU, c’est totalement irréaliste. Ni dans l’OTAN, ce serait un casus belli. Quand à “l’ingérence” russe, c’est la paille répondant à la poutre.

    L’Europe (UE) est un ensemble de nations aux intérêts divergents menées par des idéologues. Ce sont eux, influencés par les néocons, les néolibéraux, le “R2P”, qui ont développé “l’impensé stratégique”. On ne peut espérer que les mêmes fassent désormais différemment parce qu’ils auraient un pseudo début de prise de conscience.

    L’UE pourrait être en situation de force si elle existait politiquement et militairement, c’est mort, malgré les tentatives répétées de réanimer le cadavre. Son seul avenir éventuel est économique, à condition de faire quelques pas en arrière et autres aménagements que l’Allemagne n’acceptera jamais.

    En Syrie, la Russie accomplit déjà ce travail énorme de réunir tous les interlocuteurs pertinents autour de la table selon le principe de réalisme, là encore l’UE a manqué le coche, les US essaient de suivre tout en s’accrochant comme des sangsues.

    Un texte de pseudo bon sens basé sur des principes, des fantasmes, une certaine nostalgie, voir un début de prise de conscience…


  20. reveur Le 18 juillet 2017 à 13h26
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  21. Jean-Paul B. Le 18 juillet 2017 à 13h49
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    “Les désordres actuels et les tragédies humaines procèdent, en partie, de ces interventions visant à changer les régimes, de 1979 (Moscou en Afghanistan) à 2011 (Paris et Londres en Libye) en passant par 2003 (Washington en Irak)”
    Sauf erreur de ma part et contrairement aux deux autres exemples cités par les auteurs de l’article, le 25 décembre 1979 les soviétiques ne sont pas intervenus en Afghanistan pour changer de régime.L’URSS a justifié son intervention par la volonté de préserver le régime en place et de maintenir le calme en Asie centrale,région en proie à des troubles fomentés par des islamistes armés et financés principalement par les USA et l’Arabie Saoudite (déjà!) (cf. Ben Laden…).
    Par rapport au principe du respect du droit international, l’URSS a toujours invoqué les très nombreuses demandes d’intervention du gouvernement communiste afghan auprès d’elle tout au long de l’année 1979.
    Rappelons que le gouvernement pro-marxiste d’Afghanistan était l’objet d’une minutieuse déstabilisation orchestrée par les USA (en effet en juillet 1979,le Président Jimmy Carter avait accordé une aide multiforme aux opposants islamistes,dont les fameux Talibans, en lutte contre le régime de Kaboul).
    Le bras armé des américains dans cette région était déjà le Pakistan,dirigé à l’époque par le Général Zia,arrivé au pouvoir en 1977 à la suite d’un coup d’état.
    Je pense qu’il faudrait donner tous les éléments du tableau pour avoir une idée plus précise des tenants et aboutissants de “l’intervention soviétique” en Afghanistan entre 1979 à 1989.


  22. RGT Le 18 juillet 2017 à 19h24
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    “ces interventions visant à changer les régimes, de 1979 (Moscou en Afghanistan)”…

    Il serait judicieux que l’auteur commence par se renseigner sur la guerre d’Afghanistan…

    L’URSS ne VOULAIT pas y aller car ce n’était pas leurs oignons, et malgré la demande du GOUVERNEMENT LÉGAL de ce pays qui souhaitait simplement se défendre contre les hordes de salafistes envoyés par le “camp du Bien”.

    Pour les convaincre, les USA on commencé par sous entendre qu’ils étaient des c*** molles, afin que les russes connaissent eux aussi leur Vietnam.
    Pour ne pas passer pour des nouilles les russes y sont allés à reculons.

    Lisez simplement ce qu’a écrit Brzezinski. Il connaissait bien le sujet, c’est lui qui en a eu l’idée.

    Par contre, le fait que les véritables auteurs de ce bordel sanglant qui dure depuis 38 ans et qui entraîne des drames parmi les habitants de ce pays restent toujours les “guides spirituels” des “grandes démocraties” ne pose AUCUN problème à nos grands éditocrates.

    Quand j’ai lu cette phrase, je me suis arrêté car ça commencait déjà trop fort.

    Ne nous attendons pas à autre chose que du brouet propagandiste de la part de l’Immonde.


  23. Catalina Le 18 juillet 2017 à 22h36
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    cadeau, un exterminateur de néo-cons, c’est suffisamment rare pour en faire un billet, Olivier ?
    ” CARLSON : Eh bien, pour vous avoir beaucoup regardé et vous connaître depuis longtemps, je me souviens de façon très nette du jour où vous avez dit que si nous renversions les gouvernements d’Irak et d’Afghanistan, la région serait beaucoup plus sûre et les gens qui les remplaceraient nous aideraient dans notre guerre mondiale contre le terrorisme, mais rien de tout ça n’est arrivé. »”

    http://reseauinternational.net/tucker-carlson-exterminateur-de-neocons/
    source originale http://original.antiwar.com/justin/2017/07/13/tucker-carlson-neocon-slayer/


  24. Lysbeth Levy Le 18 juillet 2017 à 23h10
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    Dernières nouvelles du front, lu sur le journal de Soros “Opendemocracy” “la fin de l’interventionnisme” ou “changement de régime” qui depuis 15 ans (après le 11 septembre 2001) met a feu et à sang le moyen-orient, et des pays d’Asie Centrale, Afrique du nord ? https://www.opendemocracy.net/piers-robinson/helping-syria-its-time-for-end-to-regime-change-wars
    Jugez vous même, ils (les faiseurs de régime change) se rendraient compte que plus personne ne croient les mensonges d’Amnesty, des “Whites helmets”, des organismes OIAC, bref de la narrative habituelle du méchant dictateur accusé de gazer son peuple. A moins qu’ils essaient de garder “la face” propre face à leurs échecs ? Le rapport Chilcot pour l’Irak, les ADM et tous ces “casus belli” seraient donc les derniers d’une longue série meurtrière ? l’auteur Piers Robinson a écrit sur les mensonges de guerre : http://www.ingentaconnect.com/content/intellect/ijcis/2017/00000011/F0020001/art00004 Je n’ose y croire !


    • fanfan Le 19 juillet 2017 à 03h12
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      Orwellien ?
      “According to Valentin Katasonov (Russian economist), the new sanctions bill is hung up in Washington to give time to foreign investors to pack up and will be timed to exert maximum damage for the upcoming Russian elections. Unfortunately, Russian Central bank established as a tool of foreign colonial control in the 1990’s has failed to defend the ruble and the Russian economy and has demonstrated that it serves the interests of the global dollar pyramid rather than the Russian people. While showing encouraging successes in foreign policy, Putin has struggled to free the Russian financial system from the stranglehold of foreign capital. While this key problem is a subject of much discussion among the Russian expert community (the patriots vs. the Western disciples), the disparity between Putin’s action on the international arena and dealing with the liberal fifth column experts at home is a testament to the tight grip of Western bankers on Russian economy…
      http://www.fort-russ.com/2017/07/new-us-sanctions-will-be-timed-to-tank.html


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