Source : David Marks, Consortium News, 30-05-2017

De bien des façons, le président Trump illustre le cas classique du paranoïaque avec des ennemis, hormis qu’il est aussi un narcissique qui rejette toute critique et ne sait pas se discipliner pour désarmer un bataillon de détracteurs, écrit David Marks.

Si, pendant un instant, nous laissons de côté la dynamique des forces politiques en jeu à Washington et considérons l’étrange profil psychologique du président, nous nous rendons compte que Donald Trump apparaît comme l’architecte principal de sa propre chute.

Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump posent pour une photo avec des religieux, le 22 mai 2017, dans l’Église du Saint Sépulchre à Jérusalem ( Photo officielle de la Maison Blanche de Sheelah Craighead )

Que les allégations sur l’ingérence russe dans l’élection américaine ou la collusion russe avec la campagne Trump soient vraies ou non, la controverse a contribué à mettre en lumière les limitations de Trump en tant que dirigeant politique dans l’environnement extrêmement stressant de la Maison Blanche.

En ce sens, les inquiétantes pratiques personnelles et commerciales de sa vie privée n’ont fait que devenir plus inquiétantes et plus manifestes à mesure qu’il les transpose à la présidence et à l’immense pouvoir qu’elle procure. Il ne se rend pas compte, apparemment, que ses anciennes méthodes sont incompatibles avec ses nouvelles fonctions.

En fait, depuis son investiture, les mots et la conduite de Trump traduisent une aggravation de son dogmatisme et de son narcissisme. Des rapports préoccupants émanant de la Maison Blanche font apparaître encore plus nettement l’inadéquation entre la façon de fonctionner de Trump et les exigences de la présidence.

L’indignation vertueuse de Trump contre toute critique et sa réticence à faire des compromis est la marque d’un dirigeant qui croit être au dessus des lois et des normes de la société. Mais malheureusement pour Trump, comme pour tous les présidents des États Unis, tout ce qu’il fait est sans cesse passé au crible. Dans le cas de Trump, cependant, il ne dispose pas de conseillers chevronnés capables de le modérer. Bien au contraire, ses aides et ses alliés du Congrès encouragent son arrogance. Ses confidents semblent incapables de contredire ses opinions.

Personne ne paraît capable de l’empêcher de débiter, souvent dans des tweets du petit matin, des commentaires qui vont s’avérer dommageables : ainsi à plusieurs reprises a-t-il contesté des déclarations de la Maison Blanche qui visaient à soutenir sa position. Ses réactions aux rapports d’actualités préjudiciables rappellent sa campagne, qui réussissait souvent à être à la fois autosatisfaite et autodestructrice.

L’année dernière, au moment le plus difficile de sa campagne, après la publication d’un enregistrement qui révélait son approche crue pour séduire les femmes, Trump a dû se défendre. Son explication de l’expression « les attraper par la chatte » livre un aperçu sur bien autre chose que sa misogynie. Il nous a demandé de lui pardonner ses propos en expliquant : « C’était une plaisanterie de vestiaires, une conversation privée qui a eu lieu il y a de nombreuses années ». Au moment de ce commentaire en 2005, Trump avait 59 ans.

Trump, qui en a maintenant 70, veut que nous croyions qu’il a changé depuis qu’il a prononcé ces mots, bien que ce soit le contraire qui semble vrai. Maintenant, devenu président, incorrigible, il ne cesse de présenter toujours plus d’excuses pour les paroles qu’il a prononcées et ses comportements, ce qui coïncide avec le développement de son narcissisme.

Lâcher le mot « Israël »

Trump a récemment découvert qu’en tant que président, il peut déclassifier sur un coup de tête presque n’importe quoi. Lors d’une réunion à la Maison Blanche, il a partagé des informations sensibles sur l’EI avec le ministre russe des Affaires étrangères et l’ambassadeur de Russie. Après des articles de presse déplorant que Trump ait fourni suffisamment de détails pour que les Russes comprennent que la source probable du renseignement était Israël, Trump a pour l’essentiel confirmé cette spéculation en disant spontanément, lors d’un voyage en Israël : « Oh mes amis, ce n’est qu’un exemple, je vous le répète, je n’ai jamais mentionné le mot ou le nom d’Israël pendant cette conversation ».

Le président Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en Israël le 22 mai 2017. (Capture d’écran de Whitehouse.gov)

L’incapacité de Trump à comprendre le poids qu’une remarque présidentielle peut avoir – par rapport à, par exemple, un homme d’affaires qui fait des commentaires désinvoltes à des collègues sur un terrain de golf – s’est révélée à nouveau dans sa tentative évidente de dissuader le directeur du FBI, James Comey, d’enquêter sur l’ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn.

Comey aurait rapporté les mots de Trump dans un mémo joint au dossier : « J’espère que vous pouvez laisser passer ça ». Mais Trump, sans confirmer ces mots précis, a insisté sur le fait qu’il était tout à fait approprié de faire ce genre de réflexion d’ordre général. Trump n’a pas compris en quoi son commentaire pouvait être interprété comme une tentative d’influencer le directeur du FBI dans l’exercice de ses fonctions.

Trump voudrait nous assurer à nouveau que c’est le genre de conversation que les hommes ont quand ils sont seuls. Avant que Trump n’ait fait à Comey la dite suggestion, le Président avait fait sortir tout le monde de la salle, de sorte que, de son point de vue, c’était une rencontre privée. Mais l’impression d’inconvenance s’est renforcée lorsque Trump a limogé Comey, en le jugeant non pas comme un membre de l’équipe, mais plutôt comme un « fanfaron » et un « poseur ».

Au cours des quatre mois depuis son investiture, Trump a montré qu’il ne s’est pas imprégné de la gravité de sa fonction. Il agit toujours comme un homme d’affaires indépendant ou une célébrité privilégiée, surfant sur et parfois au-delà de la limite du comportement acceptable.

Au fur et à mesure que les controverses se font plus nombreuses autour de lui, il se peut qu’il apprenne vite que sa capacité à tordre les bras, à négocier des transactions douteuses ou à utiliser sa position pour protéger ses amis est limitée par les lois et la Constitution. Lorsque cela se produira, il est probable qu’il se mettra plus en colère et qu’il demandera à ses avocats de trouver un moyen de sortir de sa mauvaise passe, comme il l’a fait quand – en tant qu’homme d’affaires – il a exploité le statut de la faillite pour se sortir du danger d’une position financière risquée.

Un paranoïaque avec des ennemis

Il est tout aussi indéniablement vrai que Trump a des ennemis politiques qui guettent ses points de vulnérabilité afin de l’affaiblir ou de le détruire. C’est le cas classique du paranoïaque avec des ennemis réels, mais il leur facilite la tâche en tombant à répétition dans n’importe quel piège.

Le président Donald Trump touche un globe illuminé en compagnie du président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et du roi saoudien Salman, à l’ouverture du Centre mondial saoudien de lutte contre les idéologies extrémistes, le 21 mai 2017. (Photo de la télévision saoudienne)

Si l’apitoiement sur soi-même est ce que le narcissique ressent quand il est critiqué, Trump tient le pompon. Il se dépeint comme une victime aux proportions historiques. Au cours de la campagne présidentielle, il a affirmé lors d’un rassemblement qu’il avait été « victime de l’une des grandes campagnes de diffamation politique de l’histoire de notre pays » – apparemment pas conscient que les États-Unis ont une histoire longue et désagréable de campagnes de diffamation politiques depuis le temps des Fondateurs.

Dans l’introduction de son discours à l’Académie des Garde côtes, Trump s’est senti encore plus désolé pour lui-même, déclarant « qu’aucun politicien de l’histoire – et je le garantis – n’a été traité de pire manière ou plus injustement ». Il est difficile de croire que Trump ignore que quatre présidents américains ont été assassinés, dont Abraham Lincoln et John F. Kennedy, sans parler des nombreux dirigeants politiques étrangers qui ont connu d’épouvantables destinées.

Il y a aussi la probabilité que nous connaissions seulement une petite fraction du comportement bizarre de Trump dans ses fonctions, et du dysfonctionnement de la Maison Blanche qui en résulte. On peut supposer que si ce modèle se poursuit et que son équipe se désintègre, il n’y aura que plus de révélations sur la façon dont le Président s’emploie à contribuer à ses propres malheurs.

L’aggravation des problèmes de Trump le conduira probablement à resserrer le cercle de ses conseillers de confiance, dont certains – comme son beau-fils, Jared Kushner – se trouvent déjà en danger juridique : ce qui, à leur tour, les oblige à « prendre un avocat » et à écouter des conseils sur la façon de se sauver eux-mêmes.

S’il est vrai qu’une grande partie du Washington officiel a toujours canardé Trump parce que son comportement bizarre et son bric-à-brac politique avaient été perçus comme une menace contre la marche habituelle des choses, il est tout aussi vrai que Trump a été son pire ennemi. Il n’a jamais montré de pitié envers ses adversaires ; il a répugné à sortir de son enthousiasme de fond ; il a choisi des combats stupides et inutiles, comme de prétendre faussement que la foule à son investiture était plus grande que celle du président Obama ; il a gaspillé les premiers jours cruciaux de son mandat par une interdiction d’immigration anti-musulmans mal conçue, et d’autres actes qui étaient offensants pour des millions d’Américains.

Maintenant, après seulement quatre mois de présidence, Trump se comporte comme un animal blessé et les dirigeants du monde entier sont perturbés par ce qu’il pourrait faire si les vagues allégations contre lui et son cercle intime se durcissaient en inculpations pour crime et en arguments de destitution.

Mais une chose semble certaine : il ne s’en ira pas tranquillement. Cependant, si ce moment arrive, on peut dire qu’il aura précipité sa chute moins par sa politique erratique que par sa personnalité égotique.

David Marks est un documentariste confirmé et journaliste d’investigation. Son travail comprend des films pour la BBC et PBS, sur l’or nazi, sur le rôle de la Suisse dans la Seconde Guerre mondiale et des biographies de Jimi Hendrix et Frank Sinatra.

Source : David Marks, Consortium News, 30-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

24 réponses à Trump : le narcissique et ceux qui le haïssent, par David Marks

Commentaires recommandés

Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 08h33

C’est quoi cette chasse aux sorcières depuis que Trump est passé ? Qu’on ne ne m dise pas qu’il soit plus malade de la tête qu’Hillary Clinton ou Bush fils, juste parce qu’il n’était pas attendu dans les médias ni des autres va t’en guerre qui ne valent pas mieux que lui sur le thème “paranoiaque” ou malade mental. Je pense à Mac Cain et son “bomb, bomb, bomb Iran ! ” ou Hillary Clinton et son voeu de “bombarder l’Iran pour faire plaisir à Israel” selon ces courriels leaks. Croyez vous que les Bush père et fils soient plus raisonnables quand ils ont lancé la conquête des ressources dès la fin de la chute de l’Urss ,? Dès le 11 septembre l’armée américaine était prête à envoyer des troupes dans le monde entier au nom de la “guerre au terrorisme”. Ne faut il pas être fou d’avoir assassiné, détruit tant de monde et de pays au MO ou ailleurs ? Non ce sont les médias qui tentent de le faire destituer qui mentent sur ce qu’il fait ou ne fait pas selon eux qui déforment systématiquement ce qu ‘il fait ou ce qu’il dit même si sa politique nous parait peu crédible, dès le début tout a été fait pour l’empêcher d’agir même dans ce qu’il avait de bon (rapatriement des emplois délocalisés) Maintenant son entourage n’est pas plus “sain” mais c’est “l’Amérique” dont certains disent que c’est “la meilleur,” la plus démocratique des pays au monde. On subit ce qu’on a laissé faire voilà tout.et la pseudo-gauche américaine aurait dû manifester dès l’ère Bush au lieu de se réveiller, par ce qu’un ,éléphant, vient perturber le grand jeu du “lobby militaro-industriel.”.

  1. Olivier Le 06 juillet 2017 à 07h12
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    narcissique paranoïaque

    => https://www.cairn.info/revue-geneses-2017-2-page-10.htm
    L’article, (…) vise à comprendre la systématisation du recours à l’expertise psychiatrique dans le cadre de la répression des « ennemis publics »…


  2. baduy Le 06 juillet 2017 à 07h39
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    Wah la photo de Salmane avec sa boule de cristal elle est…magique, collector. Je me suis cru devant la sorcière de Walt Disney.


  3. Duracuir Le 06 juillet 2017 à 07h58
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    Déjà, ça commence mal.
    Cliniquement, il est IMPOSSIBLE d’être à la fois paranoïaque et narcissique.


    • Duracuir Le 06 juillet 2017 à 08h11
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      Le mode parano, actuellement, c’est plutôt Sarkozy ou Macron.
      Trump est clairement narcissique mais pas paranoïaque pour deux ronds. Mais quoi? 95% des dirigeants politique, médiatique et économique sont des narcissiques de nos jours.
      L’époque, est passé d’un mode parano à un mode pervers il y a une trentaine d’année, donc exit les dirigeants paranoïaques du XXe siècle, bienvenu dans le narcissoland du XXIe.
      La preuve est donnée qu’un patron de grosse boite est toujours une calamité en politique. Que ce soit comme maire ou président. Parlementaire aussi, mais le poste étant moins exposé, ça se voit moins.
      Un gros patron est un type habitué à la lèche permanente. Il peut raconter n’importe quelle stupidité, il y aura toujours pléthore de courtisans pour glousser d’admiration et personne n’osera lui dire à quel point il est largué. Il a souvent eu raison contre tout le monde et toutes les apparences et ces deux points lui donnent vraiment l’assurance qu’il est un génie.
      Ce type vit ça depuis sa naissance avec pot de chambre en or et cuillère en platine.


    • J Le 06 juillet 2017 à 09h23
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      Sans me prononcer autrement sur Trump, cette incompatibilité entre ces deux pathologies (TPP, Trouble de la Personnalité Paranoïaque et TPN, Trouble de la Personnalité Narcissique, selon le DSM, sauf que sauf erreur de ma part le second en a récemment été retiré) me semble pour le moins à préciser. Dans quel système de référence ? Aucun ne fait l’unanimité que je sache.


    • Amora Le 06 juillet 2017 à 09h26
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      Cliniquement ce que vous dites est faux. On peut être de caractère paranoïaque tout en étant un pervers narcissique. Tout cela relève de la psychopathologie DSM IV américain. Le DSM V doit sortir et cela n’ira pas en s’améliorant car déjà le IV classe pratiquement tout le monde dans une pathologie psychiatrique.


      • J Le 06 juillet 2017 à 09h57
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        Le DSM a au moins le mérite de préciser les choses pour qu’on parle le même langage. Mais il est clairement orienté vers le choix, donc la consommation, de médicaments comme seule parade… c’est aussi quelque part un produit du mercantilisme.


        • Catalina Le 06 juillet 2017 à 11h08
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          Le dsm est juste un classement pour pouvoir vendre du médicament…..et c’est un pur produit de mercantilisme, quand on voit qu'”être créatif et avoir l’esprit’ rebelle est une pathologie….Ce classement sert à uniformiser tout le monde et à faire rentrer dans le rang ceux qui s’en éloigneraient en les faisant passer pour malade, la dérive est de plus en plus importante. Je ne nie pas qu’il ait une utilité mais plus de 40% de son contenu sert à justifier le fiancement de médi-çaments qui ne servent à rien du tout. De fait, il invente des maladies comme le trouble envahissant du comportement qu’est l”hyper activité, en fait, ce n’est pas une maladie mais la volonté d’avoir des élèves tous uniformes qui ne bougent pas le petit doigt, ou comment faire passer pour une maladie l’énergie enfantine !!! le dsm préconise de droguer ces gosses alors qu’il suffirait sans doute de les empêcher de passer des heures à jouer sur l’ordi et les emmener à l’extérieur….entre autre car il est question aussi des colorants alimentaires qui excerceraient des effets néfastes sur la concentration. Bref, le dsm ? un gros tri s’avère nécessaire quand à son contenu.


  4. TC Le 06 juillet 2017 à 08h06
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    Personnellement je jubile de voir un Trump à la présidence des états unis. Il n’est somme toute que le revers de ce qu’ont produit des années d’arrogance et de mépris pour tout ce qui n’est pas la pensée neoconservatrice américaine, une caricature de la «toute puissance américaine ». Et je comprends que ça puisse rendre folles toutes ces «élites ».


    • claudine Le 06 juillet 2017 à 10h11
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      TC : 100% d accord avec vous ,c est bien que quelqun vienne enrayer tout ce systeme ecoeurant d ipocrisie des USA.


    • Nerouiev Le 06 juillet 2017 à 17h53
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      C’est vrai, il n’y a que le premier pas qui coûte. Mais c’est peut-être le début, ou la fin, de quelque chose aux USA.


  5. Koui Le 06 juillet 2017 à 08h32
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    Narcissique, il l’est certainement. D’ailleurs, c’est son ego démesure que les américains ont élu car seul un fou pouvait prendre le contrôle de l’étoile noire et tanter de le conserver. C’est vraiment un président bras d’honneur, ce qui nécessite orgueil et vulgarité. Il fait le job. C’est gros naze.


  6. Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 08h33
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    C’est quoi cette chasse aux sorcières depuis que Trump est passé ? Qu’on ne ne m dise pas qu’il soit plus malade de la tête qu’Hillary Clinton ou Bush fils, juste parce qu’il n’était pas attendu dans les médias ni des autres va t’en guerre qui ne valent pas mieux que lui sur le thème “paranoiaque” ou malade mental. Je pense à Mac Cain et son “bomb, bomb, bomb Iran ! ” ou Hillary Clinton et son voeu de “bombarder l’Iran pour faire plaisir à Israel” selon ces courriels leaks. Croyez vous que les Bush père et fils soient plus raisonnables quand ils ont lancé la conquête des ressources dès la fin de la chute de l’Urss ,? Dès le 11 septembre l’armée américaine était prête à envoyer des troupes dans le monde entier au nom de la “guerre au terrorisme”. Ne faut il pas être fou d’avoir assassiné, détruit tant de monde et de pays au MO ou ailleurs ? Non ce sont les médias qui tentent de le faire destituer qui mentent sur ce qu’il fait ou ne fait pas selon eux qui déforment systématiquement ce qu ‘il fait ou ce qu’il dit même si sa politique nous parait peu crédible, dès le début tout a été fait pour l’empêcher d’agir même dans ce qu’il avait de bon (rapatriement des emplois délocalisés) Maintenant son entourage n’est pas plus “sain” mais c’est “l’Amérique” dont certains disent que c’est “la meilleur,” la plus démocratique des pays au monde. On subit ce qu’on a laissé faire voilà tout.et la pseudo-gauche américaine aurait dû manifester dès l’ère Bush au lieu de se réveiller, par ce qu’un ,éléphant, vient perturber le grand jeu du “lobby militaro-industriel.”.


    • Koui Le 06 juillet 2017 à 13h10
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      Trump est visiblement un être à l’ego boursouflé, vulgaire, qui fonctionne à l’instinct et prétend gouverner par dessus l’aristocratie. Sa personnalité déséquilibré sert de prétexte à la révolte de l’aristocratie menacée dans son pouvoir. Néron a eu le même genre de problème avec le sénat romain pour les mêmes raisons. Clinton, Bush et Obama ont mené des politiques folles en parfaite entente avec la classe dirigeante. C’est pourquoi, tout le monde loue leur sagesse, malgré les millions de victimes, les ravages économiques et écologiques à leur passifs.


    • marc Le 06 juillet 2017 à 17h20
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      il s’avère que trump a retourné sa veste sur à peu près tous les sujets… exemple parlant : aujourd’hui, il vient de dire en pologne ceci : “Nous exhortons la Russie à cesser ses activités déstabilisantes en Ukraine et ailleurs, et son soutien aux régimes hostiles, y compris la Syrie et l’Iran, et de rejoindre la communauté des nations responsables dans leur lutte contre les ennemis communs et en défense de la civilisation elle-même”


  7. DocteurGroDois Le 06 juillet 2017 à 08h54
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    Trump est juste un vieux monsieur dont le caractère et les manies sont ossifiés depuis longtemps.

    Personne ne pourra lui arracher son twitter, comme personne n’a pu arracher le Blackberry perso et les emails privés à Hillary Clinton.

    C’est un vieil habitué des querelles sur Twitter(comme la saga ordurière avec Rosie O’Donnell depuis 2006). Ses tweets ont servi d’aimant à couillon durant sa campagne, et les media continuent d’y venir comme des mouches contre la vitre.


  8. Pierre Le 06 juillet 2017 à 09h01
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    Si je comprends bien l’auteur de l’article, Trump est un excellent président car il fait chier la cabale!

    Trump est donc un excellent révélateur des magouilles de l’establishment; ce qui les exaspère au plus haut point!

    Imaginez, déjà, tout fout le camp, depuis bien avant Trump, partout où l’on regarde, et cela ne s’améliore pas, bien au contraire: l’effondrement est irréversible n’en déplaise à la gent qui vit d’espérance!

    Trump ne peut qu’être sympathique à l’homme simple et humble d’Amérique ou d’ailleurs, car il contribue à éveiller la conscience du monde sur ce qu’est en réalité ce monde travesti où le mensonge et l’arnaque est roi!

    Merci à Trump!

    Lorsque je vois ceux qui s’attaquent à Trump, je me rappelle nos jeux d’enfant d’hier, où nous répondions spontanément avec une sagesse insoupçonnée à celui qui nous tirait la pipe: ” Celui qui dit, c’est celui qui l’est!”.


  9. Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 09h04
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    Il y a d’autres narcissiques paranoiaques dont on ne parle pas et pourtant ils ont assassiné, fait des coups d’état illégaux dans de nombreux pays, même Trump ne leur arrive pas (encore) à la cheville Georges Soros il est sain lu ? http://www.washingtontimes.com/news/2017/mar/7/george-soros-gave-246-million-partners-womens-marc/ Mettre l’Afrique a feu et à sang avec ces Open society avec ce “chien fou” de Mac Cain a enfermer d”urgence lui et Madeleine Albright elle est saine elle qui a planifiée les agressions contre l’Irak l’ex-Yougoslavie, Serbie et tant d’autres pays ? Et Clinton Bill le fossoyeur du Congo il est sain d’esprit peut-être ? Quand on abuse des mots psychiatriques c’est qu’il y a tentative “d’empeachment” envers “l’intrus Trump”, un chien dans un jeux de quilles. ils l’ont élu tout a fait normalement alors qu’ils assument ces américains enfants gâtés de la Planète. les mêmes qualificatifs de fou ou psychopathe sont envoyé justement envers Soros le spéculateur pseudo-philanthrope de malheur et ces révolutions de couleurs :https://www.rt.com/op-edge/332387-soros-putin-russia-threat-migrants/ Ce sont les plus fous et ils sont anglo-saxons ou européens. Sarkozy, Merkel, Hollande Cameron, et cies et le défunt Zbigniew Brzezinski père d’Al Qaida et des talibans grand père des djihadistes au MO actuel n’était pas plus sain lui non plus. ..


  10. Betula Le 06 juillet 2017 à 09h36
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    Paranoïa et narcissisme.

    Il y a bien une relation entre la paranoïa et le narcissisme dans le fait que la personnalité paranoïaque essaye sans cesse de compenser sur un mode de mégalomanie délirante une blessure narcissique première.
    Et le narcissisme dont il peut être l’objet, et le sujet, reste archaïque sur un mode défensif dont les mécanismes complexes sont extrêmement couteux dans leurs processus psychologiques.
    Le délire des paranoïaques s’origine dans une distorsion des représentations du réel avec une agressivité permanente par l’impression constante d’être mal aimé, rejeté, par les autres.
    Le paranoïaque se pense supérieur aux autres qui eux, ne savent pas apprécier ni reconnaitre cette supériorité …


  11. bernard Le 06 juillet 2017 à 12h13
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    Bonjour,
    Je vous renvoie à l’article – La ligne rouge de Trump, par Seymour M. Hersh – paru sur ce site.
    Si l’on retient que le président est sans cesse devant un écran de télé, qu’il ne lit pas , qu’il n’a pas de connaissances historiques, qu’il demande des exposés et des photos, on comprend son hyper réactivité, et son utilisation immodérée des tweets.
    Le comportement de Trump est semblable à celui de nombreux ados. Le problème est qu’il est président des US… On comprend aussi la lutte interne à la Maison blanche pour avoir l’oreille du président.


    • Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 16h07
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      A propos de “lignes rouges”, les Usa sont le pays qui les “grillent” sans arrêt, historiquement et des centaines de fois comme lors de la guerre Irak-Iran ou il ont sciemment donné les gaz utilisés lors de ce conflit : http://foreignpolicy.com/2013/08/26/exclusive-cia-files-prove-america-helped-saddam-as-he-gassed-iran/amp/ Une petite enquête car il faut le dire en secret l’armée Us possède tous les virus, gaz, bio-armes et ce depuis la fin de la guerre mondiale. Des pays en ont fait les frais.


  12. Seraphim Le 06 juillet 2017 à 15h36
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    Manifestement, s’il y a des paranoïaques au pouvoir aux US, à part quelques sénateurs décatis cités plus haut ils sont d’abord au Washington Post, au New York Times et à CNN/MSNBC.
    Depuis des mois, plusieurs heures par jour, il n’est question que de la “menace russe”, qui aurait, via un coup de fil ici, un cocktail partagé là avec l’ambassadeur, totalement infiltré la maison blanche. Si ça n’est pas le signe objectif, clinique, de la paranoïa, qu’est-ce que c’est? Des news? Haha!


  13. tchoo Le 06 juillet 2017 à 19h47
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    Enfin quoi, je ne sais si tout ce qui est dit dans cet article est étayé par des faits. Mais ce jugement de comportement me semble plus subjectif. Trump n’ a pas l’ air d’ un personnage reluisant mais quand même. Bush avant etait-il mieux?
    Et le Pdt français actuel de quelle catégorie relève t il?


  14. RGT Le 06 juillet 2017 à 20h31
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    J’avoue que je me fous autant de Trump que de Poutine.
    C’est l’affaire des pays qui ont les ont élu, et particulièrement dans le cas de Trump avec tous les éditocrates contre lui, c’est que les peuples l’ont désiré…
    Même si les systèmes électoraux sont loin d’être parfaits…

    Le seul problème, c’est que les USA possèdent sans aucun doute l’arsenal de destruction massive le plus important de la planète (en comptant les armes chimiques et bactériologiques c’est largement pire) et qu’en cas de conflit ouvert entre factions opposées du gouvernement c’est l’ensemble de la planète qui va déguster.

    Personnellement je me préoccupe plus de ce qui va se passer cet été avec les “bienveillantes ordonnances” qui vont égayer nos vies.

    Un dirigeant est d’abord un dirigeant, et quel que soit le pays il ne pense qu’à son intérêt personnel.

    Cet intérêt qui peut être la survie du pays ou … autre chose de bien plus privé.


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