Poutine, l’Ukraine et ce que les Américains en savent, par Robert Parry

Source : Robert Parry, Consortium News, 13-06-2017

Dans une interview accordée à Oliver Stone, le président russe Poutine a expliqué sa vision de la crise ukrainienne, vision qui contraste avec ce que les médias mainstream américains ont laissé entendre au peuple américain, écrit Robert Parry.

Un premier exemple de la manière dont fonctionne aujourd’hui aux États-Unis le paradigme des médias mainstream est donné par l’Ukraine, où l’on a caché aux Américains la preuve que l’expulsion en 2014 du président démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch était un coup d’État soutenu par les États-Unis, et mené par des néo-nazis extrémistes et violents.

Le président russe Vladimir Poutine dans « The Putin Interviews » sur Showtime

Selon ce que le New York Times nous a enseigné, il n’y a eu aucun coup d’État en Ukraine ; il n’y a eu aucune interférence des États-Unis ; et il n’y avait pas tant de néo-nazis que cela. De plus, la guerre civile qui a suivi n’était pas une résistance des partisans de Ianoukovitch à son renversement illégal ; non, c’était une « agression russe » ou une « invasion russe ».

Si vous déviez de cette pensée orthodoxe – en soulignant que la secrétaire d’État adjointe des États-Unis, Victoria Nuland, a parlé de 5 milliards de dollars dépensés par les États-Unis pour l’Ukraine ; si vous mentionnez son appel téléphonique, intercepté avant le coup d’État, avec l’ambassadeur des États-Unis, Geoffrey Pyatt, discutant de quels seraient les nouveaux dirigeants, de la façon de « faire coller » ou de comment « faire accoucher cette chose » ; si vous remarquez que Nuland et le sénateur John McCain ont exhorté les manifestants violents contre Ianoukovitch ; si vous reconnaissez que les tireurs qui faisaient feu depuis des bâtiments contrôlés par l’extrême droite ont tué à la fois des policiers et des manifestants pour provoquer l’éviction historique de Ianoukovitch ; et si vous pensez que tout cela ressemble en effet à un coup d’État, vous êtes manifestement victime de la « propagande et de la désinformation russes ».

Mais la plupart des Américains n’ont probablement pas entendu parler de ces preuves révélant un coup d’État, grâce aux médias américains mainstream, qui ont pour l’essentiel interdit dans le discours public ces faits déviants. Si on les mentionne quelque peu, c’est en faisant l’amalgame avec des « fausses nouvelles », dans l’espoir rassurant qu’il y ait bientôt des algorithmes pour purger Internet de ces informations perturbantes.

Donc, si les Américains visionnent la troisième partie de « The Putin Interviews » d’Oliver Stone sur « Showtime », et entendent le président russe Vladimir Poutine expliquer son point de vue sur la crise en Ukraine, ils risquent de s’effrayer du fait que Poutine, dirigeant d’un pays ayant l’arme nucléaire, soit délirant.

Une perspective nuancée

En réalité, le récit de Poutine de la crise en Ukraine est assez nuancé. Il note qu’il y a eu une véritable colère populaire contre la corruption qui en était venue à dominer en Ukraine après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, et contre la vente des biens de la nation à des « oligarques » membres des bons réseaux

Copie d’écran de l’incendie mortel à Odessa, en Ukraine, le 2 mai 2014, déclenché par des nationalistes ukrainiens de droite et qui a tué des dizaines d’Ukrainiens d’origine russe. (Vidéo de RT)

Poutine reconnaît que beaucoup d’Ukrainiens ont estimé qu’une association avec l’Union européenne pouvait aider à résoudre leurs problèmes. Mais cela créait un problème pour la Russie en raison de l’absence de barrières tarifaires entre la Russie et l’Ukraine et des préoccupations concernant l’avenir du commerce bilatéral, particulièrement important pour l’Ukraine, qui risquait de perdre quelques 160 milliards de dollars.

Lorsque Ianoukovitch a décidé de reporter l’accord avec UE le temps d’aplanir ce problème, des manifestations ont éclaté, a déclaré M. Poutine. Mais – à partir de là – le récit de Poutine s’écarte de ce que le gouvernement américain et les médias mainstream racontent au peuple américain.

« Nos partenaires européens et américains ont réussi à enfourcher le cheval de bataille du mécontentement de la population et au lieu d’essayer de savoir ce qui se passait réellement, ils ont décidé de soutenir le coup d’État » selon M. Poutine.

A l’opposé des allégations des États-Unis reprochant à Ianoukovitch la violence lors des manifestations de Maidan, Poutine a déclaré : « Ianoukovitch n’a pas donné l’ordre d’utiliser les armes contre des civils. Et incidemment, nos partenaires occidentaux, y compris les États-Unis, nous ont demandé de l’influencer afin qu’il ne donne pas l’ordre d’utiliser les armes. Ils nous ont dit: « Nous vous demandons d’empêcher le président Ianoukovitch d’utiliser les forces armées. » Et ils ont promis […] qu’ils allaient tout faire pour que l’opposition se retire des places et des bâtiments administratifs.

« Nous avons dit : « Très bien, c’est une bonne proposition. Nous allons y travailler ». Et, comme vous le savez, le président Ianoukovitch n’a pas recouru à l’utilisation des forces armées. Et le Président Ianoukovitch a déclaré qu’il ne pouvait imaginer une autre façon de faire face à cette situation. Il ne pouvait pas signer l’ordre d’utiliser les armes ».

Bien que Poutine n’ait pas spécialement incriminé les tirs de snipers qui, le 20 février 2014, ont tué plus d’une douzaine de policiers et de nombreux manifestants, il a déclaré : « Eh bien, qui aurait pu placer ces tireurs d’élite ? Les parties intéressées, les parties qui voulaient aggraver la situation… Nous avons des informations à notre disposition selon lesquelles des groupes armés ont été formés dans les régions occidentales de l’Ukraine elle-même, en Pologne et dans plusieurs autres endroits ».

Après le bain de sang du 20 février, Ianoukovitch et les dirigeants de l’opposition ont signé le 21 février un accord, négocié et garanti par trois gouvernements européens, pour des élections anticipées et, dans l’intervalle, prévoyant une réduction des pouvoirs de Ianoukovitch.

Ignorer un accord politique

Mais l’opposition, menée par des néo-nazis et d’autres combattants de rue nationalistes extrémistes, a écarté l’accord et surenchéri par la prise de bâtiments gouvernementaux, bien que le New York Times et d’autres organes américains aient laissé croire au peuple américain que Ianoukovitch avait simplement abandonné sa charge.

Symboles nazis sur les casques portés par les membres du bataillon d’Ukraine Azov. (Filmés par une équipe de cinéma norvégienne et montrés à la télévision allemande)

« Voilà la version utilisée pour justifier le soutien accordé au coup d’État », a déclaré M. Poutine. « Une fois que le président est parti pour Kharkov, la deuxième plus grande ville du pays, pour assister à un événement de politique intérieure, des hommes armés se sont emparé de la Résidence présidentielle. Imaginez quelque chose comme ça aux États-Unis, si la Maison-Blanche avait été prise, comment appelleriez-vous cela ? Un coup d’État ? Ou diriez-vous qu’ils sont simplement venus pour faire le ménage ?

« Le procureur général a été abattu, un des agents de la sécurité a été blessé. Et on a tiré sur le cortège du président Ianoukovitch lui-même. Donc, ce n’est rien d’autre qu’une prise du pouvoir par les armes. De plus, un jour plus tard, il a recouru à notre soutien et s’est déplacé en Crimée (où il est resté pendant plus d’une semaine), pensant qu’il y avait encore une chance pour que ceux qui avaient mis leur signature en bas de l’accord (du 21 février) avec l’opposition tenteraient de régler ce conflit par des moyens juridiques démocratiques et civilisés. Mais cela n’est pas arrivé et il est devenu évident que s’il était capturé, il serait tué.

« Tout peut être perverti et déformé, des millions de personnes peuvent être trompées, si vous utilisez le monopole des médias. Mais à la fin, je crois que pour un spectateur impartial, ce qui s’est produit est clair : un coup d’État a eu lieu ».

Poutine a noté que le nouveau régime à Kiev avait immédiatement cherché à limiter l’utilisation de la langue russe, et permis aux éléments nationalistes extrémistes d’aller s’en prendre aux provinces orientales connues sous le nom de Donbass, où les Russes ethniques constituent la grande majorité de la population.

Poutine a poursuivi : « Premièrement, il y a eu des tentatives de procéder à leur arrestation [des Russes ethniques] en utilisant la police, mais la police a fait défection assez rapidement. Ensuite, les autorités centrales ont commencé à utiliser les forces spéciales et dans la nuit, des gens ont été enlevés et emmenés en prison. Bien sûr que les gens de Donbass, après cela, ont pris les armes.

« Mais une fois que cela s’est produit, les hostilités ont commencé ainsi : au lieu de s’engager dans un dialogue avec des personnes dans la partie sud-est de l’Ukraine, ils [les fonctionnaires du gouvernement de l’Ukraine] ont utilisé les forces spéciales et ont commencé à utiliser les armes directement – des chars et même des avions militaires. Il y a eu des frappes de lance-roquettes multiples contre des quartiers résidentiels… Nous avons lancé des appels répétés à ce nouveau pouvoir, pour lui demander de ne pas recourir à des actions extrêmes ».

Cependant, la guerre civile n’a fait qu’empirer, avec des milliers de personnes tuées dans une des pires explosions de violence que l’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans les médias mainstream des États-Unis, cependant, la crise a été entièrement imputée à Poutine et à la Russie.

L’affaire de la Crimée

En ce qui concerne la prétendue « annexion » de la Crimée, péninsule de la mer Noire qui faisait historiquement partie de la Russie et qui, même après la dissolution de l’Union soviétique, accueillait à Sébastopol une base navale russe de première importance, le récit de Poutine s’écarte également nettement de ce qu’on a dit aux Américains.

Quand Stone l’a interrogé sur « l’annexion », Poutine a répondu : « Ce n’est pas nous qui avons annexé la Crimée. Les citoyens de Crimée ont décidé de rejoindre la Russie. Le parlement légitime de Crimée, élu en vertu de la législation ukrainienne, a annoncé un référendum. Le Parlement, à une majorité écrasante, a voté pour rejoindre la Russie ».

« Le coup d’État en Ukraine s’est accompagné d’une montée de violence. Et il y avait même la menace que les nationalistes commettent des violences contre la Crimée, contre ceux qui se considèrent comme Russes et qui pensent que le russe est leur langue maternelle. Et les gens se sont inquiétés – ils étaient préoccupés pour leur propre sécurité.

« Selon l’accord international correspondant [avec l’Ukraine], nous avions le droit d’avoir 20 000 personnes dans notre base militaire en Crimée. Il nous revenait de faciliter le travail du Parlement de Crimée, l’organe gouvernemental représentatif, pour que ce parlement puisse coordonner et effectuer ses actions conformément à la loi.

« Il fallait que les gens se sentent en sécurité. Oui, nous avons créé les conditions pour que les gens se rendent dans les bureaux de vote, mais nous n’avons engagé aucune hostilité. Plus de 90% de la population de Crimée ont voté, et une fois le scrutin clos, le Parlement [de Crimée], sur la base du résultat du référendum, s’est adressé au parlement russe en demandant à être intégré dans la Fédération de Russie.

« En outre, l’Ukraine a perdu ce territoire, non en raison de la position de la Russie, mais en raison de la position assumée par ceux qui vivent en Crimée. Ces gens ne voulaient pas vivre sous la bannière des nationalistes ».

Stone a contesté certaines des préoccupations de Poutine selon lesquelles l’Ukraine aurait pu ouvrir à l’OTAN la base navale russe. « Même si l’OTAN concluait un accord avec l’Ukraine, je ne vois toujours pas une menace pour la Russie avec le nouvel armement », a déclaré Stone.

Poutine a répondu : « Moi, je vois la menace. Elle consiste à ce que, une fois que l’OTAN arrive dans tel ou tel pays, la direction politique de ce pays dans son ensemble, ainsi que sa population, ne peuvent influencer les décisions prises par l’OTAN, y compris les décisions relatives au stationnement de l’infrastructure militaire. Même des systèmes d’armes très sensibles peuvent être déployés. Je parle également des systèmes de missiles anti-balistiques ».

Poutine a également soutenu que le gouvernement américain exploitait la situation en Ukraine pour répandre une propagande hostile à la Russie, disant :

« En déclenchant la crise en Ukraine, [les fonctionnaires américains] ont réussi à exciter une telle attitude envers la Russie, la faisant passer pour un ennemi, pour un agresseur potentiel crédible. Mais très bientôt, tout le monde comprendra qu’il n’y a aucune menace qui émane de la Russie, ni envers les pays baltes, ni envers l’Europe de l’Est, ni envers l’Europe occidentale ».

Un écart dangereux

Poutine a également fait la lumière sur une confrontation remarquable impliquant un destroyer américain, l’USS Donald Cook, qui traversait la mer Noire vers la Crimée au milieu de la crise, mais a fait demi-tour lorsque les avions russes ont bourdonné autour de lui et que la Russie a activé son système de défense littorale.

Le président renversé Viktor Ianoukovitch

Stone a comparé la situation à la crise des missiles cubains, lors de laquelle un navire soviétique avait rebroussé chemin plutôt que d’affronter le blocus que le président John Kennedy avait établi autour de l’île. Mais Poutine n’a pas considéré comme aussi grave la confrontation avec les destroyers américains.

Poutine a déclaré : « Une fois que la Crimée est devenue une partie à part entière de la Fédération de Russie, notre attitude envers ce territoire a considérablement changé. Si nous voyons une menace sur notre territoire, et la Crimée fait maintenant partie de la Russie, tout comme tout autre pays, nous devrons protéger notre territoire par tous les moyens à notre disposition… »

« Je ne ferais de parallèle avec la crise des missiles cubains, car à l’époque, le monde était au bord d’une apocalypse nucléaire. Heureusement, la situation n’est pas allée aussi loin cette fois-ci. Même si nous avons effectivement déployé notre système le plus sophistiqué, notre système de pointe pour la défense côtière, connu sous le nom de Bastion.

« Certainement – contre des missiles tels que ceux que nous avons déployés en Crimée – un navire comme le Destroyer Donald Cook est tout simplement sans défense… Nos commandants ont toujours l’autorisation d’utiliser tous les moyens pour la défense de la Fédération de Russie… Oui, certainement ça aurait été très grave. Qu’est-ce que le Donald Cook faisait si près de nos terres ? Qui essayait de provoquer qui ? Et nous sommes déterminés à protéger notre territoire…

« Une fois que le destroyer a été détecté et localisé, [l’équipage des États-Unis] a vu qu’il y avait une menace, et le navire lui-même a vu qu’il était la cible des systèmes de missiles. Je ne sais pas qui était le capitaine, mais il a montré beaucoup de retenue, je pense que c’est avant tout un homme responsable et un officier courageux. Je pense qu’il a pris la bonne décision. Il a décidé de ne pas aggraver la situation. Il a décidé de ne pas avancer. Cela ne veut pas dire qu’il aurait été attaqué par nos missiles, mais nous devions leur montrer que notre côte est protégée par les systèmes de missiles.

« Le capitaine voit tout de suite que son navire est devenu la cible d’un système de missiles – il dispose d’équipements spéciaux pour détecter de telles situations… Mais en effet, nous avons été juste au bord, pour ainsi dire… Oui certainement. Nous devions répondre d’une manière ou d’une autre. Oui, nous étions ouverts à un dialogue positif. Nous avons tout fait pour parvenir à un règlement politique. Mais ils [les responsables des États-Unis] ont dû apporter leur soutien à cette confiscation inconstitutionnelle du pouvoir. Je me demande toujours pourquoi ils ont fait ça ? »

Reste également la question de savoir pourquoi les médias mainstream des États-Unis estiment qu’il faut protéger le peuple américain des points de vue alternatifs, alors même que les risques de confrontation nucléaire s’intensifient.

En ce qui concerne les autres questions discutées par Poutine, cliquez ici. Pour en savoir plus sur le style de Stone interviewant Poutine, cliquez ici.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses affaires de l’Iran-contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 80.

Source : Robert Parry, Consortium News, 13-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Oliver Stone révèle un Poutine vulnérable, par Robert Parry

Source : Robert Parry, Consortium News, 12-06-2017

La diabolisation politico-médiatique américaine du Poutine russe est implacable, mais une série d’interviews avec le réalisateur Oliver Stone pose des questions difficiles à Poutine tout en laissant les Américains voir la vraie personne, écrit Robert Parry.

Avant de tomber dans une guerre nucléaire et de mettre fin à la vie sur la planète, le peuple américain aurait avantage à regarder la série en quatre parties d’Oliver Stone, sur « Showtime », avec le président russe Vladimir Poutine. Stone réalise ce que les journalistes occidentaux devraient faire mais ne font pas, pénétrer en profondeur la personnalité de cette figure historique.

Le réalisateur Oliver Stone a interviewé le président russe Vladimir Poutine pour « The Putin Interviews » de Showtime.

Ces dernières années, les personnalités de la télévision américaine utilisent en général, les interviews avec un chef étranger diabolisé, comme Poutine, pour montrer à l’antenne leur propre « ténacité », en lançant à leur cible des questions insultantes et en prétendant que ce comportement de parade prouve leur courage.

En réalité, ce journalisme est mauvais pour toute une série de raisons : le sujet de l’interview se retranchera naturellement dans des sujets de discussion aseptisés, dont rien de nouveau ne sortira ; le téléspectateur verra du théâtre, mais n’aura aucune idée de ce qui motive le chef étranger ; et surtout, les risques d’entrer en guerre avec le pays méprisé augmenteront.

Pourtant, tout n’est pas mauvais : la « confrontation » renforcera les perspectives de carrière du « journaliste » grandi par ses propres soins, qui sélectionnera pour l’introduction de sa vidéo les points saillants de ce festival d’insultes.

Stone fait quelque chose de tout à fait différent, assez remarquable dans le monde d’aujourd’hui. Au fur et à mesure qu’on approfondit les quatre parties des « Putin Interviews », on commence à comprendre que Stone, réalisateur de cinéma primé, utilise ses compétences en réalisation pour décaper les couches de conscience de soi qui empêchent un acteur d’atteindre son plein potentiel : ici, Stone utilise ces techniques pour amener Poutine à en montrer plus sur sa vraie personnalité.

En adoptant ce point de vue bienveillant et plaisant – un peu comme le détective Colombo de la série TV – Stone fait tomber nombre de défenses de Poutine, créant une dynamique dans laquelle le président russe lutte entre sa prudence coutumière et sa volonté d’être plus sincère.

Poutine semble aimer Stone, tout en sentant bien que celui-ci joue avec lui. Dans une des premières entrevues, en juillet 2015, Stone interroge Poutine sur l’ambiguïté de l’héritage de Joseph Staline, question évidemment délicate et complexe pour un Russe qui peut admirer la détermination de Staline pendant la Seconde Guerre mondiale, mais abhorrer ses excès dans l’anéantissement de ses ennemis politiques.

« Je pense que vous êtes quelqu’un de rusé », dit Poutine à Stone.

Stone dirige Poutine

Au début d’une des plus récentes entrevues, en février 2017, Stone agit typiquement comme un réalisateur, plaçant Poutine dans un couloir afin de filmer plus dramatiquement son entrée. « Imaginez que nous ne nous soyons pas vus depuis des mois », dit Stone à Poutine.

Le réalisateur Oliver Stone

Après que Poutine a reculé dans le couloir, Stone hurle, « Action ! Action ! » Mais comme rien ne se passe, il dit à l’interprète officiel : « Dis-lui « action » en russe ».

Ensuite, après un certain temps, Stone cherche son assistant directeur : « Où est mon AD ? Allons ! Où est mon AD ? » Avant de s’inquiéter que peut-être Poutine « ne soit allé à une autre réunion ».

Mais finalement, Poutine revient tranquillement dans le couloir, portant deux tasses de café et en proposant une à Stone en anglais, « Coffee, sir ? »

Cependant, la scène emblématique de cette tension entre « réalisateur » et « acteur » se trouve peut-être à la fin de la série en quatre parties, lorsque Poutine semble reconnaître que Stone a pu tirer le meilleur de lui-même dans cette compétition amicale, faite de conversations étalées entre juillet 2015 et février 2017.

Après avoir terminé ce qui était censé être la dernière entrevue (mais une de plus a été ajoutée), Poutine se tourne vers Stone et se préoccupe des risques que le réalisateur prend en entreprenant cette série d’entretiens dont Poutine sait bien – les entretiens n’étant pas ouvertement polémiques – qu’elle déclenchera une réaction hostile de la part des médias américains mainstream.

À ce moment, les rôles sont inversés. Poutine, sujet méfiant des entretiens de Stone, se fait solidaire de celui-ci, ce qui met le réalisateur sur la sellette.

« Merci pour votre temps et vos questions », dit Poutine à Stone. « Merci d’être si minutieux ». Poutine ajoute alors : « Avez-vous déjà pris des coups ? »

Pris au dépourvu, Stone répond : « Des coups ? Oh oui ».

Poutine : « Alors il n’y aura rien de nouveau, car vous allez souffrir pour ce que avez fait ».

Stone: « Oh, bien sûr, oui. Je sais, mais ça en vaut la peine si cela apporte au monde plus de paix et de prudence ».

Poutine : « Merci ».

Ce que le sage Poutine comprend, c’est que Stone va faire face à des récriminations aux États-Unis pour avoir traité le président russe avec un tel degré de respect et d’empathie.

Dans l’Amérique moderne – la soi-disant « terre de la liberté et maison des braves » – un nouveau paradigme médiatique a pris de l’importance, selon lequel seul peut être raconté le côté américain officiel d’une histoire ; toute suggestion selon laquelle il pourrait y avoir un autre côté, par exemple de l’histoire de la Russie, fait de vous un « apologiste de Poutine », une « marionnette de Moscou » ou un diffuseur de « propagande » et de « fausses nouvelles ».

Des critiques sévères

Et Poutine ne s’était pas trompé. La première réaction des médias traditionnels à la série d’interviews de Stone a été de l’attaquer pour ne pas avoir été plus sévère envers Poutine, tout comme celui-ci l’avait prévu.

Le bâtiment du Washington Post au centre-ville de Washington (Photo credit : Washington Post)

Par exemple, le New York Times, dans ses éditions imprimées, titre ainsi son compte-rendu : « Laisser parler Vladimir Poutine sans réagir », et démarre par une baffe à Stone pour sa « vision révisionniste bien connue de l’histoire et des institutions américaines ». Il tourne également Stone en dérision pour sa mise en question de la pensée unique actuelle de l’élite, selon laquelle la Russie a contribué à faire élire « Donald J. Trump président des États-Unis ».

L’article d’Ann Hornaday dans le Washington Post était encore plus fielleux, intitulé dans les éditions imprimées : « Stone perd sa crédibilité en faisant des câlins à l’ours russe ». Bien que n’ayant vu que les deux premiers épisodes de la série en quatre parties, Hornaday aurait clairement voulu que Stone se livre à l’un des ces affrontements auto-justifiés que mènent tous les « journalistes vedettes », bombant le torse et répétant la litanie habituelle d’accusations infondées contre Poutine qui imprègne les principaux médias américains.

Hornaday écrit : « Mais ce qui auparavant promettait d’être une confrontation explosive à l’écran, arrive au contraire à un moment où elle est colossalement inutile : un scoop éventé que rendent instantanément négligeables les nouvelles récentes qui l’engloutissent, et les limites imaginatives et idéologiques de son réalisateur ».

La vérité, cependant, est que Stone adresse à Poutine à peu près toutes les questions difficiles que l’on voudrait lui poser, et réussit à l’extraire de sa coquille protectrice. En faisant cela, Stone jette plus de lumière que je n’en ai jamais vu sur le conflit potentiellement existentiel entre les deux superpuissances nucléaires.

Tout en apportant d’authentiques nouvelles, la série permet également à Poutine d’expliquer ce qu’il pense de certaines des principales controverses qui ont provoqué la nouvelle guerre froide, notamment sa réaction face à la crise ukrainienne. Bien que Poutine ait déjà fourni ces explications, elles seront neuves pour de nombreux Américains, car l’histoire vue du côté de Poutine a été pour l’essentiel passée sous silence par les principaux journaux et réseaux américains.

Une personnalité vulnérable

Personnellement, j’ai fini de regarder « The Putin Interviews » en étant à la fois plus et moins impressionné par le leader russe. Ce que j’ai vu, c’est une personnalité plus vulnérable que je ne m’y étais attendu, mais j’ai été impressionné par sa perception des problèmes mondiaux, en particulier par sa compréhension raffinée du pouvoir américain.

Le président russe Vladimir Poutine dans « The Putin Interviews » sur Showtime.

Poutine n’est certainement pas le monstre diabolique que présente la propagande américaine actuelle, ce qui est peut être la plus grande réussite de la série de Stone : montrer Poutine comme une figure multidimensionnelle et complexe. Vous pouvez entamer la série en vous attendant à un méchant de dessin animé, mais ce n’est pas ce que vous trouverez.

Poutine se présente comme un politicien et un bureaucrate qui s’est trouvé poussé, à son insu et involontairement, dans un rôle historique à un moment extraordinairement difficile pour la Russie.

Dans les années 90, les Russes étaient assommés par l’impact dévastateur de la « thérapie de choc » économique prescrite par les États-Unis après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Les richesses de la nation avaient été vendues à des voleurs bien connectés qui sont devenus les « oligarques » ; ces milliardaires en une nuit ont utilisé leur richesse pour prendre le contrôle des leviers politiques et médiatiques du pouvoir. Dans le même temps, les Russes moyens sont tombés dans la pauvreté et ont vu leur espérance de vie baisser à des taux inégalés pour un pays sans état de guerre.

Boris Eltsine, premier Président de la Fédération de Russie et ivrogne corrompu, maintenu au pouvoir par la manipulation américaine des élections russes de 1996, a choisi comme Premier ministre en août 1999 Poutine, ancien responsable des renseignements du KGB, et bureaucrate des services de sécurité.

La couverture du magazine Time rapporte comment les États-Unis ont permis la réélection de Boris Eltsine comme Président russe en 1996.

Poutine explique à Stone son hésitation à accepter la promotion : « Quand Eltsine m’a offert le travail la première fois, j’ai refusé… Il m’a invité dans son bureau et m’a dit qu’il voulait me nommer Premier ministre, et qu’il voulait que je me présente comme Président. Je lui ai dit que c’était une grande responsabilité, que cela signifiait que je devais changer de vie, et je n’étais pas sûr de vouloir faire ça…

« C’est une chose quand on est bureaucrate, même de haut niveau, on peut presque mener une vie ordinaire. On peut voir ses amis, aller au cinéma et au théâtre, et ne pas assumer la responsabilité personnelle du sort de millions de personnes et de tout ce qui se passe dans le pays. Et assumer la responsabilité de la Russie à l’époque, c’était une chose très difficile à faire ».

Peurs pour la famille

Poutine poursuit : « Franchement, je ne savais pas quels étaient les plans définitifs du Président Eltsine pour moi. Et je ne savais pas combien de temps je serais là. Parce que, à tout moment, le Président pourrait me dire : « Vous êtes renvoyé ». Et il n’y avait qu’une chose à laquelle je pensais : « Où cacher mes enfants? »

« Imaginez, si j’avais été renvoyé, je n’avais pas de gardes du corps. Rien. Et que ferais-je ? De quoi vivrais-je ? Comment assurer la sécurité de ma famille ? Et à l’époque j’ai décidé que si c’était mon destin, alors je devais aller jusqu’au bout. Et je ne savais pas auparavant que je deviendrais Président. Il n’y avait aucune garantie de cela ».

Cependant, à l’aube du nouveau millénaire, Eltsine a annoncé par surprise sa démission, faisant de Poutine son héritier apparent. C’était une époque de crise extraordinaire pour la Russie et les Russes.

Lorsque Stone compare les défis auxquels le président Ronald Reagan a fait face dans les années 80 à ceux auxquels Poutine a été confronté lorsqu’il a pris le pouvoir en 2000, Poutine a répondu, avec l’habituelle vigueur des Russes : « Être presque fauché et être vraiment fauché sont deux choses complètement différentes ».

Cependant, une fois son poste assumé, Poutine a décidé de réintégrer plusieurs oligarques et de reconstruire l’économie russe et le filet de sécurité sociale. Son succès dans la réalisation du redressement économique et une nette amélioration des paramètres sociaux expliquent une grande partie de sa popularité durable auprès du peuple russe.

Mais Poutine ne se présente pas comme un politicien-né. Lorsque on le voit de près durant les nombreuses heures de ces entretiens, on ne peut pas manquer son malaise sous les projecteurs, son autocontrôle étroit, voire sa timidité. Pourtant, il existe dans cette vulnérabilité une qualité gagnante, qui semble l’avoir fait encore plus aimer par le peuple russe.

Par rapport à de nombreux politiciens occidentaux, Poutine a également conservé des manières du peuple. Une scène montre Stone interviewant Poutine alors que le président russe conduit sa propre voiture, une chose qu’on ne verrait jamais de la part d’un président américain.

Poutine convie également Stone à un match de hockey dans lequel, âgé de 64 ans, il enfile son équipement et lace ses patins pour une performance chancelante sur la glace. Selon son propre aveu, il a commencé à patiner il y a quelques années à peine et il tombe à plusieurs reprises ou trébuche. Poutine n’apparaît pas comme l’autocrate tout-puissant que montre la propagande américaine.

Une scène de « Dr Folamour », dans laquelle le pilote de la bombe (joué par l’acteur Slim Pickens) chevauche une bombe nucléaire volant vers sa cible en Union soviétique.

À la fin de la deuxième partie de « The Putin Interviews », Stone fait même regarder à Poutine le film classique de 1964 de Stanley Kubrick sur la Guerre Froide, « Dr Folamour ou comment j’ai appris à cesser d’avoir peur et à aimer la bombe », une comédie très sombre sur les États-Unis et l’Union soviétique englués dans une conflagration nucléaire, film que Poutine n’avait pas vu jusqu’alors.

Après avoir regardé le film avec Stone, Poutine réfléchit sur le message qui en reste. « Le fait est que depuis ce temps, peu de choses ont changé », dit Poutine. « La seule différence est que les systèmes d’armes modernes sont devenus plus sophistiqués, plus complexes. Mais cette idée des armes de représailles et l’incapacité de contrôler de tels systèmes d’armes sont encore vrais à ce jour. C’est devenu encore plus difficile, plus dangereux ».

Stone donne alors à Poutine le DVD du film, que Poutine emporte dans un bureau adjacent avant de se rendre compte que l’étui est vide. Il revient en le brandissant et plaisante : « cadeau américain typique ». Un assistant se précipite alors pour lui remettre le DVD.

[ Suite à venir sur le contenu de « The Putin Interviews ».]

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé plusieurs affaires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 80.

Source : Robert Parry, Consortium News, 12-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

56 réponses à Poutine, l’Ukraine et ce que les Américains en savent

Commentaires recommandés

Louis Robert Le 06 juillet 2017 à 03h19

“Selon ce que le New York Times nous a enseigné, il n’y a eu aucun coup d’État en Ukraine… aucune interférence des États-Unis … Si vous déviez de cette pensée orthodoxe… et si vous pensez que tout cela ressemble en effet à un coup d’État, vous êtes manifestement victime de la «propagande et de la désinformation russes ».”

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Je suis donc heureux de proclamer être “manifestement victime de la « propagande et de la désinformation russes », chinoises, nord-koréennes, cubaines, afghanes, irakiennes, iraniennes, libyennes, syriennes, vénézuéliennes, chiliennes, palestiniennes, etc., comme je le fus jadis des vietnamiennes et des yougoslaves… et qu’à 75 ans, je suis fier de l’être et m’en porte exceptionnellement bien! Et puisqu’il m’a fallu une vie entière de dur labeur intellectuel et spirituel pour acquérir enfin ce statut convoité de “victime” libre, autant dire que, me trouvant ainsi en agréable compagnie, je ne crains plus de finir mes jours épousant les lubies et insanités des NYT, Wapo, Le Monde, et autres médias inféodés au Pouvoir.

“Mission accomplie!”

  1. Fritz Le 06 juillet 2017 à 02h43
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    Ces deux articles de Robert Parry sont denses, et mériteraient d’être reproduits séparément. On peut ajouter que Vladimir Poutine n’a pas provoqué la crise ukrainienne de l’automne 2013 : cette crise a commencé lorsque Viktor Ianoukovitch a décidé de ne pas signer l’accord d’association avec l’UE.

    Aussitôt, les médias occidentaux ont déroulé leur récit partial, la fable du Maïdan : les courageux manifestants, démocrates, jeunes et anglophones, qui représentent le peuple ukrainien unanime dressé contre le potentat corrompu. Silence sur leurs violences, silence sur leurs tendances droitières, silence sur Pravy Sektor.

    Le 20 février 2014, tel journaliste français attribuait tout naturellement les morts de Maïdan aux “snipers du régime”. Le 22 février au matin, nos radios s’étonnaient du départ soudain de Ianoukovitch. Le 23, c’est le président Hollande qui saluait “la transition démocratique en Ukraine”… Et fin février, France Inter s’indignait que Poutine “ne reconnaisse pas sa défaite en Ukraine”.

    Plutôt que de remettre en cause leur schéma mental, ces gens-là ont enchaîné mensonge sur mensonge, ils ont suivi la pente de leur frénésie. On refuse de voir la réalité du coup d’État en Ukraine, et on finit par accuser Poutine d’avoir volé la présidentielle américaine.


  2. Caliban Le 06 juillet 2017 à 03h13
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    Après avoir vu les documentaires (x4), un propos du Président russe m’est resté : “les pays véritablement souverains se comptent sur les doigts des deux mains”.

    Je crois que c’est parce que – au delà de sa longévité – il défend la souveraineté de son pays, comme il le répète très souvent, que Vladimir Poutine
    • intéresse les peuples étrangers
    • et est vomi par la caste uni-polaire qui dirige les Etats-Unis et les pays de l’UE

    Et quoi de plus logique au fond ? Les citoyens (informés) savent bien que sans souveraineté, un Etat ne peut pas être démocratique, il ne peut qu’obéir, servir les intérêts particuliers contre l’intérêt général et fouler au pied l’expression populaire.

    Le personnage de Vladimir Poutine, l’histoire du XXe siècle, les considérations géostratégiques du monde multipolaire qu’une poignée d’Etats défend contre les Etats-Unis, la nature de nos “démocraties” … Merci à Oliver Stone de remuer toutes ces questions. Salutaires pour les Yankees, mais pas que 🙂


  3. Louis Robert Le 06 juillet 2017 à 03h19
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    “Selon ce que le New York Times nous a enseigné, il n’y a eu aucun coup d’État en Ukraine… aucune interférence des États-Unis … Si vous déviez de cette pensée orthodoxe… et si vous pensez que tout cela ressemble en effet à un coup d’État, vous êtes manifestement victime de la «propagande et de la désinformation russes ».”

    ***

    Je suis donc heureux de proclamer être “manifestement victime de la « propagande et de la désinformation russes », chinoises, nord-koréennes, cubaines, afghanes, irakiennes, iraniennes, libyennes, syriennes, vénézuéliennes, chiliennes, palestiniennes, etc., comme je le fus jadis des vietnamiennes et des yougoslaves… et qu’à 75 ans, je suis fier de l’être et m’en porte exceptionnellement bien! Et puisqu’il m’a fallu une vie entière de dur labeur intellectuel et spirituel pour acquérir enfin ce statut convoité de “victime” libre, autant dire que, me trouvant ainsi en agréable compagnie, je ne crains plus de finir mes jours épousant les lubies et insanités des NYT, Wapo, Le Monde, et autres médias inféodés au Pouvoir.

    “Mission accomplie!”


  4. Nerouiev Le 06 juillet 2017 à 03h45
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    J’aimerais rajouter qu’à Maïdan il n’y avait pas tant de monde que ça et insister sur le fait que les gens (en partie) étaient payés pour faire de la figuration ce qui en arrangeait certains à cours d’argent. Je ne sais pas qui distribuait cet argent mais si on élimine la Russie et forcément l’Ukraine, qui reste-t-il ?


  5. Catalina Le 06 juillet 2017 à 05h03
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    Nerouviev,

    Il y avait des milliers de personnes à Maidan, toutes les regions d’Ukraine sont venues et celles éloignées sont venues en car. Les manifestations étaient bien réelles, les gens ne voulaient plus de la corruption, ce qu’il faut rajouter, c’est que beaucoup d’agitateurs étaient présents, en effet, depuis la érévolution orange” de 2005, ceux qui ont fomenté le coup d’état ont bien travaillé ( comme dans tous les pays visés par une révolution de couleur). Tous les moyens sont mis en oeuvre très longtemps à l’avance, réseaux internet, corruption, tri de ceux qui seraient susceptibles d’utiliser la violence, arrivée de personnes formées aux revolution colorées( formées depuis longtemps dans ce but,), tout à été savamment orchestré, tout. Le peuple Ukrainien comme d’autre a été largement manipulé et noyauté afon que ce coup d’état marche. L’utilisation ici de nazis comme ailleurs de ” rebelles modérés” a lagement suffit à faire éclater le chaos. Au départ donc, manifestations pacifiques et légitimes( mais sans doute plannifiées, déjà) utilisées ensuite par des forces extérieures pour déstabilser complètement le pays. Les Ukkrainiens ont fait preuve d’un courage remarquable en allant manifester en nombre par – 12° ou plus.


    • Catalina Le 06 juillet 2017 à 05h12
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      à voir dans cette première partie du ” retour à la patrie” comment les “pacifistes manifestants du maïdan” ont agressé les Criméens qui retournaient chez eux après le Maidan . à 16,43

      http://dai.ly/x2lr5nl


    • Nerouiev Le 06 juillet 2017 à 09h35
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      Ces faits m’ont été téléphonés par quelqu’un de Vinitsa, les frais de transports étaient également remboursés. Elle parlait Russe et connaissait très peu l’Ukrainien.


    • Chris Le 08 juillet 2017 à 13h43
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      Les cars -gratuits- de manifestants étaient organisés et les participants payés pour la journée.
      Par qui ?
      Etaient-ils inclus dans la facture des 5 milliards citée par Victoria Nuland ou était-ce encore la générosité des ONGs Soros ? (les mêmes que l’on retrouve dans l’organisation des immigrations massives en Europe : un demi-milliard se vantait le Georges en 2015!)


  6. Catalina Le 06 juillet 2017 à 05h19
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    et je rajouterai : “Un parmi de nombreux exemples de la manière dont fonctionne aujourd’hui en UE le paradigme des médias mainstream est donné par l’Ukraine, où l’on a caché aux Unions-européens la preuve que l’expulsion en 2014 du président démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch était un coup d’État soutenu par les États-Unis et par l’UE et mené par des néo-nazis extrémistes et violents.”


  7. Vladimir Le 06 juillet 2017 à 05h37
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    Le plus gros des sommes était fourni par les US, les avions arrivaient chaque semaine et ensuite les dollars était ramené à l’ambassade américain où ils étaient distribués entre les chefs des “centaines” (une unité de cent combattants) d’où le nom “glorieux” de “nebesnaïa sotnia”- “la centaine du ciel”, des héros qui ont donnés leurs vies pour “la liberté et la démocratie”. Il y avait une grille tarifaire, de 20$ à pour un simple manifestant à 200$ pour celui qui avait réussi “allumer” avec un cocktail Molotov un “bercoute”-un policier! Les oligarches, Porochenko, Kolomoïsky et bien sûr Yanoukovitch (pour les manifestants de Lougansk) ont donné pas mal d’argent eux aussi. Il y a des heures des vidéos sur le sujet, tous se trouvant sur le Net!


  8. Vladimir Le 06 juillet 2017 à 05h49
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    Robert Parry continue son analyse. En ce qui concerne la question qu’est ce que c’était le Maïdan et qui l’a financé, la question qui est souvent posé dans les commentaires chez Olivier je fais un petit rappel au cas ou vous l’aviez oublié:
    “Le plus gros des sommes était fourni par les US, les avions avec des sacs scellés arrivaient chaque semaine et ensuite ils était ramené à l’ambassade américain où les billets étaient distribués entre les chefs des “centaines” (une unité de cent combattants) d’où le nom “glorieux” de “nebesnaïa sotnia”- “la centaine du ciel”, des héros qui ont donnés leurs vies pour “la liberté et la démocratie”. Il existait une grille tarifaire, de 20$ à pour un simple manifestant à 200$ pour celui qui avait réussi “allumer” avec un cocktail Molotov un “bercoute”-un policier! Les oligarches, Porochenko, Kolomoïsky et bien sûr Yanoukovitch (pour les manifestants de Lougansk) ont donné pas mal d’argent eux aussi. Il y a des heures des vidéos sur le sujet, tous se trouvant sur le Net! “


  9. Vladimir Le 06 juillet 2017 à 05h50
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    Le plus gros des sommes était fourni par les US, les avions avec des sacs scellés arrivaient chaque semaine et ensuite ils était ramené à l’ambassade américain où les billets étaient distribués entre les chefs des “centaines” (une unité de cent combattants) d’où le nom “glorieux” de “nebesnaïa sotnia”- “la centaine du ciel”, des héros qui ont donnés leurs vies pour “la liberté et la démocratie”. Il existait une grille tarifaire, de 20$ à pour un simple manifestant à 200$ pour celui qui avait réussi “allumer” avec un cocktail Molotov un “bercoute”-un policier! Les oligarches, Porochenko, Kolomoïsky et bien sûr Yanoukovitch (pour les manifestants de Lougansk) ont donné pas mal d’argent eux aussi. Il y a des heures des vidéos sur le sujet, tous se trouvant sur le Net!


    • Larousse Le 07 juillet 2017 à 17h44
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      Vladimir, tout est en grande partie vrai mais vis-à-vis des Ukrainiens, c’est-à-dire des gens, il faut voir la vérité : les votes successifs ont entériné le “coup d’Etat”. Poroshenko et tous à Kiev sont à l’image des Ukrainiens quand même. Je n’attends plus rien de ce peuple, mis à part ceux du Centre et de l’Est. Je vomis le SBU qui a mené des “chasses à l’homme” contre les opposants “russophiles”. Je souhaite l’effondrement total de Kiev et d’une manière pacifique que le Centre et l’Est se débarrassent par tous les moyens de ces “Ukrainiens” – afin qu’ils soient obligés de s’enfuir vers le Canada ou les Etats-Unis ou emprisonnés et “rééduqués” comme certains sud-vietnamiens après 1975. Désolée d’être aussi sévère (je comprendrai l’opposition des modérateurs du site bien sûr)


  10. Catalina Le 06 juillet 2017 à 06h49
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    Bravo Vladimir, vous avez un trillion !!! lol

    Bon, plus sérieusement,

    “Si on veut comprendre pourquoi et comment la guerre du Donbass a éclaté début 2014 après le coup d’état du Maïdan, il faut remonter aux origines du problème. Aux origines de l’instabilité intrinsèque de l’Ukraine, qui se trouve dans l’histoire même de ce pays encore jeune.”

    Par Christelle Néant,

    https://dnipress.com/fr/posts/la-guerre-du-donbass-les-origines-historiques-profondes-du-conflit-i/


  11. Duracuir Le 06 juillet 2017 à 08h19
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    Depuis 1945 les dirigeants soviétiques puis Russes ont passé leur temps à se faire rouler dans la farine par les “visages pâles à la langue fourchue”.
    Il y a un moment où ils devraient lire Lucky Luke les gars. 🙂
    C’est des grands naïfs ou quoi les Russes.
    On a là un Poutine qui a retenu la main de Ianoukovitch suite aux promesses des occidentaux????
    Ho Poutine, pour les Yankees et leurs vassaux, vous autres russes, vous n’êtes rien, zero, que dalle. Vous valez pas mieux que des Indiens, des “niggers” des steppes ou de vulgaires chicanos qui doivent se soumettre comme des chiens ou disparaitre. Il y a un moment où il va falloir vous en rendre compte.


    • Alfred Le 06 juillet 2017 à 09h06
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      Certainement Poutine va vous prendre pour conseiller. Lavrov, shoigu et compagnie ont des qi d’huîtres à côté de vous.
      Sérieusement à part la direction chinoise à la sélection féroce il y a peu de concentration d’intelligence dans le monde à la mesure de la direction russe. Vous n’avez pas l’air d’avoir pris conscience des eceuils qu’ils ont évite ni pris la mesure de leurs succès extraordinaires. Le rapport cout / bénéfices en particulier est stupéfiants. Ils ne s’agit pas que des succès mais aussi de l’art et la manière et du “rendement”. (On est plus en URSS. Le patinage bureautique est maintenant d’ailleurs du côté US / UE).


      • Raoul Le 06 juillet 2017 à 10h20
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        Néanmoins, sans que cela d’ailleurs ne mette en cause leur remarquable intelligence des situations, il y a chez les russes un fond de naïveté comme s’ils ignoraient que les États-Unis ont une longue tradition de non-respect des promesses et traités. Les exemples sont légion, mais notamment :

        – Gorbatchev acceptant la promesse orale des États-Unis que l’OTAN ne s’étendrait pas plus à l’est.

        – L’accord donné par les russes à l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, accord utilisé par l’OTAN pour détruire la Libye. Cette manœuvre a été tentée de nouveau pour la Syrie, mais cette fois-ci les russes ont mis leur veto. Que se serait-il passé sinon ?

        Bien sûr, il faut replacer ces décisions malheureuses dans leur contexte. Certains pourront penser que les États-Unis étaient sincères pour la première, mais, pour la deuxième, il y a eu manifestement tromperie. Pour dire clairement les choses, les russes se sont fait rouler dans la farine.


        • kameneff Le 06 juillet 2017 à 13h19
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          à Duracuir, Raoul et d’autres ;

          Non les russes n’ont aucune naïveté et savent PARFAITEMENT à qui ils ont affaire. Regardant diverses chaines de TV russes, je peux vous dire que tout le milieu politique et journalistique a totalement ouvert les yeux, et ne se fait aucunes illusions.
          Par exemple, entendu à la TV de multiples fois par les politiques, des parlementaires, journalistes, spécialistes, et même des interviews de simples citoyens : “ils (USA-UE-Otan-Occidentaux) ne font que mentir et tromper”.
          Non, moi ce qui me sidère, c’est la patience et la retenue des russes et de Poutine. Ils supportent tout. Et heureusement, sinon les armes de la 3èm GM auraient déjà parlé.
          Finalement, moi, je n’ai RIEN appris de nouveau, SAUF, que les Yankees ont demandé à Poutine de retenir l’usage des armes au Maïdan. Ce qu’ils ont fait. Et que s’est il passé? Des snippers ont tiré avec la suite qu’on connait.
          Le journal Vzgliad par exemple a sorti un article confirmant mon impression et titrant à peu près : “Poutine par Stone, on n’a rien appris de nouveau”. C’est vous dire combien les gens savent et voient clairement les choses.


          • Raoul Le 06 juillet 2017 à 17h56
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            La question n’est pas de savoir si les russes ont une bonne connaissance de la situation. Je suis convaincu qu’ils sont considérablement mieux informés que les occidentaux. La question est plutôt de savoir si ces derniers, en général, et les États-Unis, en particulier, sont dignes de confiance.

            Dans les deux exemples que j’ai cités, vous ne pouvez pas nier que les russes ont été trompés, qu’on a abusé de leur confiance. Cela arrive à d’autres, bien entendu, mais j’espère qu’ils ont désormais pris conscience qu’on ne peut absolument pas faire confiance aux pays occidentaux. Si c’est le cas, comme vous le dites, alors je m’en réjouis.

            Et, incidemment, si je leur reprochais ce qui me semblait être une certaine naïveté, j’approuve leur attitude respectueuse des règles internationales et ouverte à la diplomatie, ceci alors même que cette attitude est interprétée par les occidentaux comme un signe de faiblesse. Mais on a vu que la Russie sait être ferme quand il le faut.


            • Subotai Le 06 juillet 2017 à 19h17
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              Les choses ne se passent pas comme ça.
              Les Russes comme tout le monde savent ce que valent les paroles Yankees.
              Mais il s’agit de mener sa politique en fonction de ses moyens. Rodomontades et mouvements de muscles sont pitoyables si on n’a pas les moyens de ses prétentions.
              Les Russes agissent en plutôt “asiatique” 🙂 – Judo, Aikido, Taiji Quan, Art de la Guerre de Sun zi.
              D’autre part La Fontaine n’est pas mal non plus dans ses Fables.
              Quand vous n’avez pas les moyens de protester et de vous défendre quand on vous a roulé, faire “le naïf” et prendre au premier au degré et respecter l’accord passé est la bonne manière de réagir, puisque la duplicité et la méchanceté de l’autre deviennent évidentes pour tout le monde.
              Globalement les Russes ont réussit leur coup puisque malgré les mensonges, les agressions et la propagande qu’ils ont subit, ceux qui sont, au yeux de tous, les Grands Méchants de l’Histoire récente sont les États Unis d’Amérique. Et dites vous bien que les USA ont commencé à en payer le prix.


            • Daniel Le 07 juillet 2017 à 02h00
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              “ceux qui sont, au yeux de tous, les Grands Méchants de l’Histoire récente sont les États Unis d’Amérique.”

              Hum. “tous”? 10-20% de la population occidentale au grand maximum. La majorité de la population croit ce qu’écrivent la presse aux mains des milliardaire et ce que dit le gouvernement. Rappelez-vous: les méchants qui usent d’armes chimiques en Syrie, qui bombardent les convois humanitaires, les hôpitaux et les civils ne sont pas… les Etats-Unis… mais… la Russie et ses alliés.

              “Globalement les Russes ont réussit leur coup”

              Magnifique coup! Ils ont réussi à se trouver pratiquement en état de siège et sanctionnés. Qui c’est qui disait: un bilan globalement positif?


            • Lysbeth Levy Le 07 juillet 2017 à 09h05
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              Pour la naiveté russe voir cette déclaration à un journaliste occidentale de Poutine ici : https://www.youtube.com/watch?v=n-2SNRkym9Q
              C’est tout relatif, la technique de défense russe repose toujours sur le droit international “supposé” de l’ONU respect de ces lois mais voilà qui les violent ces lois ? La naiveté n’a qu’un temps (Gorbatchev) mais depuis on remarque que Poutine est loin d’être bête…


      • Duracuir Le 06 juillet 2017 à 10h44
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        Loin de moi une idée aussi saugrenue. Mais je même quand je respecte grandement quelqu’un et Poutine, Chouigou et Lavrov sont des personnages hautement respectables, mon esprit critique reste actif.
        Et je note qu’une sorte de naïveté fondamentale a toujours englué les dirigeants Russes, même dans les époques les plus paranoïaques.
        Ou alors, comme ils détestent la guerre(en connaissant le prix) et sont conscient malgré tout de leur relative faiblesse, ils croient, comme les Sioux, les Hottentots, les Maoris ou les Aborigènes avant eux, que les gens bizarre qui leur font face vont finir par devenir adultes et raisonnables.


        • Alfred Le 06 juillet 2017 à 11h15
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          Je comprends ce que vous dites mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un attachement très fort à la forme et à la légalité doublé d’une forte confiance en eux: il s’agit de laisser l’autre trahir et fermer lui même les portes. Il est très important pour eux de ne pas être pris en faute. De n’être pas les fautifs mais ceux dans leur bon droit. Ce n’est pas seulement une cerise sur le gâteau qui se paye fait cher c’est un investissement pour le futur : Il me semble que personne n’a aucun doute sur deux sujet: les états Unis ne sont en aucun cas d’un allié fiable et ils trahisons à la moindre nécessité. Les russes sont des alliés de parole. C’est important pour les iraniens, les indiens, les chinois et cela devrait l’être pour nous.


          • Duracuir Le 06 juillet 2017 à 14h54
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            Oui, c’est vrai qu’être dans le bon droit est une constante Russe depuis toujours. Merci, je n’avais pas vu ça sous cet angle et eu égard à la duplicité et au déshonneur permanent dans lequel on baigne en occident et surtout chez les hollando-anglo-americains j’en oublie qu’il est possible qu’il reste des nations où le sens de la parole est sacré.
            ça explique évidemment beaucoup de chose.
            Et, bon, cette fois ci, les Sioux-Hottentots-aborigènes-Maoris ont l’armée défensive la plus solide du monde, le peuple le plus patriote et quelques milliers de têtes nucléaires. 🙂


          • Chris Le 08 juillet 2017 à 14h05
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            “Naïveté ?….. c’est un investissement pour le futur”

            Pour justifier sa politique -autant étrangère qu’intérieure- Poutine est revenu plusieurs fois sur le concept de long terme. Il parle de vision à 25 ans…
            On est loin du management néolibéral !
            Une attitude qui peut s’expliquer par le climat et la géographie de la Russie : un pays majoritairement froid : des réflexes de montagnards !


        • sibtigr Le 06 juillet 2017 à 13h35
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          Duracuir,
          je reprends mon commentaire effacé par mauvais clic.
          Les russes, tout le gouvernement et la classe politique, sont 1) pragmatiques,2) professionnels et 3) ils connaissent le prix de la guerre.
          Regardez ce qu’a dit POutine à Stone : ” à la 2ème GM nous ne nous sommes pas battus jusqu’au dernier kopek, mais jusqu’à la dernière goutte de sang”.
          La Russie n’ira à la guerre et l’affrontement que contrainte et forcée, mais là elle donnera tout ce qu’elle a dans les tripes, et elle en a….
          Ce qui est certain aussi, c’est que tout est systématiquement revu, analysé, décortiqué, en équipe, avec tous les spécialistes nécessaires pour prendre la bonne décision.


        • Subotai Le 06 juillet 2017 à 19h47
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          La différence entre les Amérindiens, les Hottentots, les Maoris* ou les autochtones d’Australie 🙂 et le Russes est le rapport entre le nombre de membres des populations respectives.
          Environ 1 pour 2 pour Russie/USA aujourd’hui. Ça reste difficile pour les USA.
          D’autre part une phrase importante de Poutine que n’ai pas vu relever est celle concernant la taille de la population, la natalité et le devoir d’un gouvernant de promouvoir l’augmentation de sa population. (Todd et ses recherches sur les populations)
          C’est aussi pour ça que croire au fantasme de la volonté d’expansion territoriale Russe est idiot. Les Russes contrôlent un territoire plus grand et potentiellement plus riche que les USA en étant deux fois moins nombreux. Ça explique aussi les plans stratégiques de Kissinger et Brzezinski. “Quoi!? On ne va pas laisser une poignée de sous-humains contrôler le quart de la richesse du monde!” 🙂
          On en revient toujours aux fondamentaux: ce qu’on estime être vital pour la survie de son Groupe.

          * Pour le sourire, Maori, Maohi, signifie “originaire de l’endroit dont on parle”. Les habitants du Poitou sont les “Maori” du Poitou.


    • Nerouiev Le 06 juillet 2017 à 09h55
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      Le risque d’un basculement en 3ème GM était bien réel et les malheurs du Donbass en étaient la monnaie d’échange. Ces propos ont été rapportés par des échanges entre Donbass et Russie mais je n’ai pas enregistré le lien. C’était au tout début et on se demandait pourquoi la Russie ne leur rentrait pas dans le lard. C’est là qu’on voit toute la responsabilité des journalistes vis à vis de l’opinion et toute la justesse de John Pilger.


  12. Pepin Lecourt Le 06 juillet 2017 à 08h58
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    Une leçon de journalisme par Robert Parry !


  13. jim Le 06 juillet 2017 à 10h51
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    Frères, soeurs, et transgenres en tous genres, j’ai une mauvaise nouvelle.

    Audience télé lundi 26 juin 2017 :

    TF1 Esprits criminels série 5 174 000 21.2%
    F2 Meurtres au paradis série 3 869 000 15.9%
    ***F3 Conversations avec monsieur Poutine documentaire 1 032 000 5.1%
    5 Nicolas Le Floch fiction 752 000 3.2%
    M6 L’amour est dans le pré magazine 4 656 000 19.2%
    Arte Amistad film 388 000 1.8%
    C8 The expatriate film 658 000 2.9%
    W9 Percy Jackson, le voleur de foudre film 891 000 4.0%
    TMC Lara Croft tomb raider film 889 000 4.0%
    NT Appels d’urgence magazine 521 000 2.1%
    NRJ Crimes magazine 538 000 2.3%


    • Louis Robert Le 06 juillet 2017 à 13h57
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      Merci, frère jim. Beau travail!

      Grâce à de telles données, nous pouvons désormais prévoir à quoi seront occupés ces millions de citoyens, lorsqu’ils se trouveront, soudain, devant les faits accomplis qui marqueront bientôt le début de la grande crise mondiale globale qui accourt! — Les historiens apprécieront.


    • Daniel Le 07 juillet 2017 à 02h13
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      Le documentaire (2 parties) a été rediffusé dans la nuit de lundi à mardi dernier de 1h35 à 3h25.


  14. Albert Le 06 juillet 2017 à 11h10
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    A force de se focaliser sur la critique (justifiée) du seul impérialisme yankee, et la critique (justifiée) des seuls media occidentaux, on en oublie un peu que le rattachement de la Crimée à la Russie était anticonstitutionnel pour l’Ukraine, et illégal en Droit International. Ceux qui soutiennent cette adhésion de la Crimée à la Russie, au nom de la démocratie et au nom de critères ethniques extensibles à l’infini à tous les Etats du monde, ne devront pas hurler si la Russie, un jour, est confrontée (à son tour) à de tels évènements sécessionnistes, ethniques ou culturelles. Et y a de quoi faire en fédération de Russie ! La République, ce n’est pas l’homogénéité culturelle, voire ethnique (ou raciale…!): si, sur ce plan, on peut critiquer la République Ukrainienne (à l’égard des russophones, par ex), rien ne permet d’idéaliser la République Russe….


    • Fritz Le 06 juillet 2017 à 11h18
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      Le rattachement de la Crimée à la Russie est contraire à un principe de droit : l’intangibilité des frontières sauf consentement de l’État concerné (l’Ukraine),
      mais il est conforme à un autre principe : le droit d’autodétermination des peuples.
      Il correspondait au vœu des habitants de la Crimée, et à une urgence stratégique : empêcher l’OTAN de s’emparer de Sébastopol. Ce fut la réponse du berger à la bergère, de Vladimir Poutine aux manipulateurs du Maïdan.

      Quoi qu’on en pense, @Albert, et vos arguments sont recevables, je préfère le rattachement de la Crimée à une attaque généralisée de l’armée russe contre l’Ukraine en 2014. La solution même choisie par l’OTAN : bombarder l’ensemble de la Yougoslavie résiduelle en 1999, pour en détacher le Kosovo.


      • Les-crises Le 06 juillet 2017 à 12h28
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        “Le rattachement de la Crimée à la Russie est contraire à un principe de droit : l’intangibilité des frontières sauf consentement de l’État concerné (l’Ukraine),”

        On peut parler du coup de l’indépendance de l’Ukraine et de la modification des frontières de l’URSS ?


        • Fritz Le 06 juillet 2017 à 13h05
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          Bien sûr, et j’espère une étude des crises.fr sur le sujet. Je voulais seulement dire que les frontières des républiques soviétiques, même si elles ont été modifiées en ce cas précis au détriment de la RSFSR (Russie), lorsque la Crimée fut rattachée à l’Ukraine, sont devenues en 1991 des frontières internationales. Elles sont loin d’être parfaites mais elles constituent une donnée de base après la dissolution de l’Union soviétique.

          Encore une fois, je préfère le rattachement de la Crimée aux deux autres options :

          1) Ne rien faire, et laisser l’OTAN annexer l’Ukraine et la Crimée.

          2) Agir militairement contre l’ensemble de l’Ukraine (solution permise par le vote de la Douma le samedi 1er mars 2014, et refusée par le président Poutine).


          • jim Le 06 juillet 2017 à 13h36
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            FRitz, je crois que vous commettez une erreur sur ce vote ; en voici le contenu http://www.rfi.fr/europe/2min/20140301-ukraine-poutine-russie-simferopol-crimee-sebastopol
            L’intervention était autorisée en Crimée et pas sur l’ensemble de l’Ukraine.

            Je fais remarquer au passage que ces Russes sont vraiment des ringards. NOUS, en France, pays des loumières et surtout des poussières, modèle de démocratie, république merveilleuse,
            et bien les guerres ne sont plus votées et autorisées par le Parlement. Ca c’est moderne!
            “Vive la République” qu’ils disent les politiciens dégénérés et les dévots récitants…


          • Laury Le 06 juillet 2017 à 17h48
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            Vous oubliez le vide constitutionnel amené par le coup d’état


    • Raoul Le 06 juillet 2017 à 12h56
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      Les choses sont tout de même un peu plus compliquées que cela puisque, de fait, la Crimée avait été annexée illégalement par l’Ukraine. Voici un article qui explique la situation, évidemment très compliquée, depuis juste avant la chute de l’URSS :

      https://www.strategic-culture.org/news/2017/02/08/how-ukraine-annexed-crimea-frank-conversation-with-nikki-haley.html

      Ce n’est donc pas d’hier que les criméens ont protesté contre leur rattachement forcé à l’Ukraine.

      Et au lieu de voir la Crimée comme un territoire, il faudrait mieux se préoccuper des personnes qui y vivent et qui ont, elles, une idée très précise de leur appartenance nationale. Comment peut-on vouloir imposer à des gens, qui se sentent dans leur très grande majorité russes, de vivre dans un pays devenu hystériquement russophobe ? Ça n’a tout simplement pas de sens.


      • Subotai Le 06 juillet 2017 à 20h01
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        Poutine toujours sur la dislocation de l’URSS – En l’espace d’une nuit des millions de citoyens d’Union Soviétique se sont retrouvés citoyens mais étrangers dans un nouveau pays.
        Moi qui habite dans un confetti de l’Empire, j’imagine la tête des originaires de l’Hexagone qui y habitent, si du jour au lendemain, ils se retrouvaient citoyen d’un nouveau (petit) pays indépendant dont ils ne parlent pas la langue… 🙂


    • Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 13h06
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      Et les ministres étrangers dont américains nommés avec une naturalisation express c’est pas anti-constitutionnel ?https://www.challenges.fr/afp/ukraine-une-americaine-ministre-des-finances-un-lituanien-a-l-economie_131460 le dernier en date est Saakachvili recherché par son pays pour crime contre l’humanité et recasé en …Ukraine ! L’ancienne femme de Gluksmann géorgienne fuyant la vindicte de son pays recasé et pas pour faire le bien commun mais ces gens là s’enrichissent au passage puis fuient ensuite. La France va accorder l’asile politique à un ancien ministre ayant piqué dans la caisse et ça n’a pas l’air de gêner la “démocratie française” à ce niveau, “Konstantin Kucher”.Mais des centaines de milliers d’autres fuient le pays en raison des combats et la crise sociale sans précédent : https://www.euractiv.fr/section/justice-affaires-interieures/news/le-nombre-de-demandeurs-d-asile-ukrainiens-explose/ On devrait demander au peuple ce qu’il pense et non laisser la parole aux “élites” friquées et voraces.


    • jim Le 06 juillet 2017 à 13h31
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      Idéaliser quoi que ce soit est toujours une erreur, et en politique ce genre d’erreur est impardonnable.

      Reste que SUR CE CAS, qui fait suite à un coup d’Etat ne l’oublions pas, je comprends tout à fait la réaction de Poutine, et même je l’approuve (en secret).
      La protection des tomates noires de Crimée de l’impérialisme américain et de vassal UE était pour de nombreuses raisons quasiment vital pour Russie et peut être bien aussi pour le grand équilibre dans le Monde.

      Ah, et puisque vous semblez vénérer la légalité en Droit international, voici un petit TP pour vous :
      Lisez ceci https://fr.sott.net/article/19374-Moscou-soutenue-par-Pekin-denonce-enfin-un-coup-d-Etat-americain-en-Ukraine
      et soulignez tout ce qui selon vous est illégal en Droit International.
      Je vous donnerai ensuite 2 autres TP pour approfondir…


      • Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 14h45
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        Mais qui a part les “décideurs” politiques “impliqués” et leur “relais médiatiques” croient encore en une “révolte pacifique” ? Quand on sait qui est derrière la NED IRI ou NDI décidé a en découdre avec la Chine attaqué dans le Xingiang ou des Ouighours ré-islamisés, entrainés dans les pays arabes font des attentats réguliers sur le territoire chinois. Eux aussi paient leur part d’ingérence avec les “Freedom Fighters” chers à nos “faux droits de l’hommiste” : Gluksman “feu père” et fils, et les élites occidentales. http://www.ned.org/region/asia/china-2015/
        Les néocons sont aux avant-postes pour la guerre perpétuelle a l’usure.


    • Mr K. Le 06 juillet 2017 à 13h37
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      La constitution Ukrainienne n’a-t-elle pas été violée et de fait été suspendue par le coup d’état du 23 février 2014? Comment peut-on l’invoquer pour la suite des évènements?

      Un des objectifs principaux des États-Unis était d’expulser la Russie de sa base navale historique de Sébastopol. La Russie ne pouvait que réagir face à un intérêt vital menacé.

      Pour Cuba, avoir sur son territoire en 1962 des missiles nucléaires menaçant les USA peut tout bonnement être lu comme son droit à disposer de son territoire comme elle l’entend. Cela ne sonne pas un peu faux comme énoncé?

      Il y a donc bien de plus une notion d’intérêt vital qui surplombe l’ensemble.

      De plus la Crimée Russe a été rattachée à l’Ukraine de façon tout à fait arbitraire par Kroutchev (Ukrainien) en 1954. L’avis des populations a-t-il été demandé? Non. Était-ce légal?


    • Dequoidequoi Le 06 juillet 2017 à 16h04
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      @Albert
      Concernant le droit international, Jacques Sapir ne semble pas de votre avis:

      “L’argument d’une illégalité du point de vue du droit international tombe alors de lui-même en raison de la carence des pays soulevant cet argument à faire valoir la nécessité d’un gouvernement de concorde national en Ukraine qui seul, avec une assemblée constituante, aurait été en mesure d’offrir une issue légale à cette crise.”
      Extrait de : http://russeurope.hypotheses.org/2116


    • Catalina Le 06 juillet 2017 à 19h10
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      c’est le coup d’état de Kiev qui a amené la Crimée a se séparer, et les innombrables menaces de genocide proférées à son endroit, pourquoi un référendum sur la séparation de l’Ecosse est légitime (pour ne citer que celui-là) alors que le référendum criméen ne le serait pas ? Pourquoi ces deux poids de mesure quand on sait que les Ecossais n’ont pas été menacés de génocide par le RU ? le principe d’autodétermination des peuples est inscrit noir sur blanc dans la charte des Nations Unies, où est l’illégalité ? cela aurat-il été légal de la part de Kiev de massacrer les Criméens et leur interdiction de la langue russe est-elle légale ? Attaquer une partie de sa population parce qu’elle refuse un coup d’état est-il légal ? ne pas respecter les accords de Minsk pourtant signés estèil légal ? amener des armes interdites par ces m^mes accords sur la ligne de front, est-il légal ? prendre les civils comme cibles, utiliser du phosphore balnc, brûler des gens vivants,(Odessa) tout cela est-il légal ?


    • Daniel Le 07 juillet 2017 à 02h23
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      “et illégal en Droit International.”

      C’est quoi le droit international? Ca n’existe pas, car il n’y a pas de souveraineté internationale.
      Exemples: l’annexion du Nord de Chypre, la dislocation de la Yougoslavie, le Kosovo, la Cisjordanie occupée-annexée en partie, le Golan occupé-annexé, la Sahara Occidental annexé, la Papouasie occidentale occupée-annexée, l’agression contre l’Irak, l’agression contre la Syrie, l’agression contre le Yémen, la destruction de la Libye, Guantanamo, etc.

      Et le coup d’Etat de Kiev fomenté, dirigé depuis l’étranger, il en dit quoi le “droit international”?


      • Lysbeth Levy Le 07 juillet 2017 à 07h57
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        Bonne question, depuis la chute de l’Urss le droit international est bafoué au profit de celui du plus fort, c’est à dire des Etats-Unis, comme le dit Poutine, souvent les Usa croient qu’ils ont gagné a la chute de mur avec la fin de guerre froide. Or la guerre froide continue elle n’a jamais cessé puisque les Usa veulent le pouvoir absolu sur tous les états qu’ils considèrent de facto comme des vassaux . Poutine n’a pas l’intention d’être le vassal de qui que se soit, encore moins des Usa qui s’avère être le plus puissant état avec son budget militaire de 700 milliards de $ ! Acculé désormais il va devoir lutter pour sa survie, les Usa n’avaient pas compté que la Russie se relèverait si vite, Zbigniew Brzezinski s’était vanté d’avoir fait chuté l’espérance de vie en Russie à 59 ans pour les hommes ! Voilà comment pense un assassin économique la Russie ayant perdu de 8 a 11 millions d’habitants sous le coup de la thérapie de choc des Harvard Boy et Chicago boy, il s’est félicité d’avoir éliminé un concurrent économique et militaire. Manque de pot Poutine a réussi a mettre le pays a flot et au pas les oligarques, payé sa dette au FMI et relevé le pays. Du coup cela met les Usa en rogne sur tous les terrains, et la guerre froide devient chaude au fur et à mesure des dégâts causés par l’Empire Us avec le voeu de Bush de mettre la Planète sous un “nouvel ordre mondiale” dès 1991 soit 10 ans avant 2001 le 11 septembre. On connait la suite…


    • fanfan Le 07 juillet 2017 à 13h20
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      Rappel : L’ineptie des sanctions économiques, par Arnaud Dotézac (et pourquoi la Crimée pourrait avoir été russe depuis 1991…)
      http://www.les-crises.fr/l-ineptie-des-sanctions-economiques-par-arnaud-dotezac/


    • Chris Le 08 juillet 2017 à 14h09
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      La Crimée avait un statut spécifique en Ukraine : son propre Parlement.
      C’est ce dernier qui a décidé le référendum d’indépendance : il en avait les compétences.


  15. Lysbeth Levy Le 06 juillet 2017 à 12h36
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    Et oui Poutine sait très bien ce qui a mené les conditions du Maidan, il l’avait dit que la corruption a grande échelle par les oligarques et les étrangers anglo-saxons a travers la diaspora ont continué alors qu’il y aurait dû avoir un nettoyage dès l’indépendance de l’état après la chute de l’Urss. Or rien n’a été fait et pire tout a continué pendant 20 ans avec la “révolution orange” (sorosienne) Youtchenko, Timochenko la “princesse du gaz” et les divers bandits “Kolomosky et co”, qui n’ont eu de cesse de piller et vendre ce pays aux “étrangers”. Les révolutions de couleurs ou coups d’état Maidan ne sont possible que si il y a une crise sociale qui engage le peuple a suivre les activistes comme dans les “printemps arabes” .Mais depuis la situation en Ukraine est encore plus grave que sous Yanoukovitch : la corruption s’aggrave les accaparements de richesses aussi comment le peuple ukrainien “ayant fait” le Maidan peuvent ils vivre sous ce régime extrêmiste ?Une quasi dictature est désormais en place. On ne le dit pas mais il y a eu des tentatives de “maidan”plusieurs fois face à l’incurie de l’équipe actuelle ou passé. Tous ratés car l’oligarchie anglo-saxonne et l’UE maintient la “dictature actuelle” et laisse faire les gens au pouvoir mais jusqu’à quand ?


  16. lesmorets Le 06 juillet 2017 à 16h33
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    Retour en arrière
    Lorsque la RFA a ” absorbé,annexé, acheté ” comme vous voulez , la RDA en 91, personne n’a demandé aux Allemands de la RDA leur avis – même si c’était plié d’avance. Par ailleurs comme je l’ai entendu sur 28 Minutes, balancé sur un ton méchant par Nadia Daam ” l’argent russe coule à flots en Crimée”, je réponds : et alors? C’est nous, les Européens qui avons cotisé lourdement ( et les Allemands de l’Ouest encore plus ) pour cette réunification ,(tout ça pour que 25 ans plus tard, il y ait encore deux poids deux mesures en Allemagne réunifiée ) pourquoi les oligarques russes n’auraient ils pas le droit ( le devoir – l’obligation ?? ) d’en faire autant ?


    • Lysbeth Levy Le 07 juillet 2017 à 08h26
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      D’après la “légende” les allemands de l’est ont été “libéré du joug” de l’Urss et seraient donc gagnants sur toute la ligne, mais la réalité sur le terrain est plus “diversifiée” : http://lvsl.fr/reunification-allemande-lecons-a-tirer-zone-euro la mise au pas économique s’est faite aussi par la paupérisation, précarité pertes de droits sociaux sans précédent, là aussi “thérapie de choc” ultra-libérale. Mais aussi dans tous les pays de l’Est européen, qui ne votent plus qu’avec un minimum de voix égale a ceux de Macron dernièrement. Abstention massive et départ des jeunes vers d’autres pays occidentaux ou ils croyaient trouver le rêve. La déception doit être immense, tant de choses auraient pu mieux se passer avec la “nouvelle donne”, tous ces pays se sont trouvés restructurés économiquement donc socialement a leur dépends. De suite ils sont entrés de force dans l’Otan pour servir de “base arrière” contre la nouvelle Russie et ce par le biais de leur élites cooptées par l’Occident. A leur insu tous ces pays servent de nouveau “plan promethéen” de Pilsudski des “états tampons” contre leur ancien voisin tuteur la Russie. C’est ici que le “Prométhéisme” est remis à l’ordre du jour afin de servir les plans états-uniens de conquête de l’Est. Ukraine comprise mais là l’histoire n’est pas terminée..


  17. Larousse Le 07 juillet 2017 à 15h56
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    Paupérisation des pays de l’Est : c’est à voir avec mesure. Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Croatie, Slovénie et Pays baltes -les “satellites” proches de l’Allemagne s’en sortent encore. Les vrais perdants, sur fond de corruptions : Roumanie, Bulgarie, Serbie.
    Le seul point peut contestable : c’est que tous ces pays n’ont aucune marge de manoeuvres, aucune. Leurs élites “occidentalisées” se plaignaient du “joug soviétique”, ils chantent les louanges à Berlin maintenant. Mais quand Berlin leur imposera des diktats plus importants, le temps des larmes viendra.


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