Un autre regard sur la crise au Venezuela.

A prendre, comme d’habitude avec prudence et recul…

Source : Venezuela infos, Thierry Deronne, 20-05-2017

Mettons-nous dans la peau d’un habitant de la planète qui n’aurait que les médias pour s’informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de « manifestants » et de « répression ». Comment ne pas comprendre que cette personne croie que la population est dans la rue et que le gouvernement la réprime ?

Mais il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ». (1)

Caracas en mai

Le 12 mai l’ex-présidente argentine Cristina Fernández, après Evo Morales, a dénoncé « la violence utilisée au Venezuela comme méthodologie pour arriver au pouvoir, pour renverser un gouvernement » (2). Depuis l’Équateur, l’ex-président Rafael Correa a rappelé que « le Venezuela est une démocratie. C’est par le dialogue, avec les élections, que doivent se régler les divergences. De nombreux cas de violences viennent clairement des partis d’opposition » (3). C’est aussi la position du Caricom, qui regroupe les pays des Caraïbes (4). Le Pape François a dû pousser les évêques du Venezuela qui comme dans le Chili de 1973 traînaient les pieds face au dialogue national proposé par le président Maduro (5). Ce dernier a par ailleurs lancé le processus participatif de l’Assemblée Constituante, avec vote à la clef, et confirmé la tenue du scrutin présidentiel légalement prévu en 2018.

Assemblée populaire et d’enseignants pour faire des propositions dans le cadre de l’Assemblée Nationale Constituante, dans l’état d’Apure le 20 mai 2017. Ce processus doit être ouvert et participatif. Une image qu’on ne risque pas de voir dans les médias… Photo de Marco Teruggi

Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’Etat (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie« . (7)

La phase insurrectionnelle implique d’attaquer des services publics, des écoles, des maternités (El Valle, El Carrizal) et des établissements de santé, barrer les rues et les principales artères routières pour bloquer la distribution des aliments et paralyser l’économie. A travers les médias privés, majoritaires au Venezuela, la droite appelle ouvertement les militaires a mener un coup d’État contre le président élu (8). Plus récemment les bandes paramilitaires colombiennes passent du rôle de formatrices a un rôle plus actif : le corps sans vie de Pedro Josué Carrillo, militant chaviste, vient d’être retrouvé dans l’État de Lara, portant les marques de torture typiques au pays d’Uribe (9).

Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » (sans oublier les mannequins de chavistes pendus aux ponts, signature du paramilitarisme colombien), la loi interdit à la Police ou la Garde Nationale d’user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d’urine, d’excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. Les fonctionnaires des forces de l’ordre qui ont désobéi et qui se sont rendus coupables de blessures ou de morts de manifestants ont été arrêtés et poursuivis en justice (10). Le fait est que la grande majorité des victimes sont des travailleurs qui allaient au boulot ou en revenaient, des militants chavistes ou des membres des forces de l’ordre (11). C’est pourquoi le « Monde » parle de morts en général – pour que l’on croie qu’il s’agit de « morts du régime ». Allonger la liste des « morts » sert à augmenter l’appui planétaire a la déstabilisation : il y a dans ces meurtres, il est terrible de le constater, un effet de commande médiatique.

Après avoir vendu cette image à son réseau international, l’agence Reuters s’est « excusée » d’avoir fait passer pour une arrestation arbitraire visant à étouffer la liberté d’expression ce qui était en réalité l’aide apportée par un garde national à un caméraman blessé…

Tout manifestant qui tue, détruit, agresse, torture, sabote sait qu’il sera sanctifié par les médias internationaux. Ceux-ci sont devenus un encouragement à poursuivre le terrorisme. Toute mort, tout sabotage économique seront attribués au « régime » y compris à l’intérieur du Venezuela où les médias, comme l’économie elle-même, sont majoritairement privés. Que la démocratie participative qu’est le Venezuela tente de se défendre comme doit le faire tout État de Droit, et elle sera aussitôt dénoncée comme « répressive ». Qu’elle ose punir un terroriste, et celui-ci deviendra ipso facto un « prisonnier politique ». Pour le journaliste et sociologue argentin Marco Teruggi « pour une intervention au Venezuela, le Gouvernement des États-Unis a des conditions plus favorables que celle qu’il avait pour bombarder la Libye si on tient compte du fait que l’Union Africaine avait condamné cette intervention presque à l’unanimité. (..) Tout dépend de la capacité de la droite à soutenir longtemps un bras de fer dans la rue en tant qu’espace politique. D’où l’importance de maintenir la caisse de résonance médiatique internationale» (12).

Exemple sordide de cette alliance : le 5 mai 2017, à l’aide d’une photo digne d’un ralenti hollywoodien (mais qui n’est pas celle de la victime) « Le Monde » dénonce « la mort d’un leader étudiant tué lors des protestations contre le projet du président Maduro de convoquer une assemblée constituante ». Or la victime, Juan (et non José comme l’écrit « le Monde ») Bautista Lopez Manjarres est un jeune dirigeant étudiant révolutionnaire assassiné par un commando de droite alors qu’il participait a une réunion de soutien au processus d’assemblée constituante.

Le dernier tweet de Juan Bautista Lopez Manjarres : la conférence de presse où il annonçait le soutien du secteur étudiant au processus de l’assemblée constituante

« Le Monde » mentionne aussi la réaction du chef d’orchestre Gustavo Dudamel, en tournée à l’étranger, qui demande que « cesse la répression » à la suite de la mort du jeune joueur de violon alto Armando Cañizales. Or ce musicien n’a pas été victime de la répression mais, lui aussi, d’un projectile tiré des rangs de la droite.

Armando Cañizales

Le journal espagnol La Vanguardia, bien que virulent opposant a la révolution bolivarienne, l’admet exceptionnellement sous la plume de son envoyé spécial Andy Robinson : « De même qu’à d’autres moments de cette crise, le storytelling d’une jeunesse héroïque massacrée par la dictature bolivarienne ne colle pas dans le cas d’Armando Cañizales. (..) Il est pratiquement sûr que le projectile n’a pas été tiré par la police mais par les manifestants eux-mêmes. Il est notoire que certains d’entre eux ont fabriqué des armes artisanales pour les affrontements quotidiens avec la police» (13).

La réaction rapide de Mr. Dudamel est représentative des personnalités artistiques – nombreuses, on peut mentionner Ruben Blades ou René du groupe Calle 13 – subissant la forte pression du dispositif médiatique de leurs pays, contraintes de faire des déclarations pour satisfaire l’opinion publique convaincue à 99 % par les médias qu’il faut dénoncer la « répression au Venezuela ».

Le 16 mai, « Le Monde » dénonce « la mort d’un jeune de 17 ans, blessé par balle lors d’un rassemblement contre le président Maduro » (article ci-dessus). C’est faux. L’enquête montre que Yeison Natanael Mora Castillo a été tué par un projectile identique à celui utilisé pour assassiner le jouer de violon alto Cañizales. Il ne participait pas davantage à un rassemblement anti-Maduro. Ses parents sont membres d’une coopérative en lutte pour récupérer un latifundio de sept mille hectares, subissant depuis longtemps les attaques du grand propriétaire. Ils ont porté plainte contre les organisateurs de la marche de l’opposition et dans une interview au journal local Ciudad Barinas ont dénoncé la manipulation internationale de l’assassinat de leur fils, imputé faussement au gouvernement Maduro. (14)

Yeison Natanael Mora Castillo

Imputer systématiquement au gouvernement bolivarien les assassinats commis par la droite, c’est tout le « journalisme » de Paulo Paranagua. Le 21 avril déjà, il impute aux collectifs chavistes la mort d’un étudiant de 17 ans, Carlos Moreno, tué d’une balle dans la tête, tout comme celle de Paola Ramirez Gomez, 23 ans. Double mensonge. Selon la famille de Carlos Moreno, l’adolescent ne participait à aucune manifestation et se rendait a un tournoi sportif. Son assassin vient d’être arrêté : il s’agit d’un membre de la police d’Oscar Oscariz, maire de droite de la municipalité de Sucre. Le journal d’opposition Tal Cual en a rendu compte (15). Quant à la deuxième victime mentionnée par Paranagua, Paola Rodríguez, son assassin a été arrêté également par les autorités : il s’agit d’Iván Aleisis Pernía, un militant de droite.

Certes le « quotidien vespéral des marchés » n’est pas seul à mentir de manière aussi sordide dans ce « combat pour la liberté ». La Libre Belgique, le New York Times, France-Culture, El Pais, Le Figaro ou même Mediapart sont autant de robots de la vulgate mondiale. Cette invention de « la répression » est d’autant plus facile que l’image archétypale du manifestant matraqué par un garde national est gagnante d’avance lorsqu’on est privé d’accès au hors-champ de l’image. Loin du Venezuela, seuls les happy few flaireront la mise en scène où des jeunes sont entraînés, armés, payés pour provoquer les forces de l’ordre et produire « l’image » nécessaire. La concentration planétaire des médias et la convergence croissante des réseaux sociaux avec les médias dominants fait le reste, fixant l’imaginaire de la gauche comme de la droite. On voit ainsi des « insoumis » politiquement se soumettre médiatiquement et ajouter sans le savoir leur petite pierre à la campagne mondiale :

Et ci-dessous le retweeteur de cette belle affiche n’imagine sans doute pas la supercherie qui se cache derrière l’Anonymous vénézuélien. Cette capacité de l’extrême droite d’emprunter au mouvement alternatif mondial certains de ses symboles pour capitaliser un appui est décryptée ici : « Quand tombe le masque de Guy Fawkes de l’opposition vénézuélienne » (16)

Bref, comme si l’histoire de la propagande et des guerres ne nous avait rien appris, nous retombons sans cesse dans la nasse. Malcolm X avait prévenu : « si vous n’y prenez garde, les médias vous feront prendre les victimes pour les bourreaux et les bourreaux pour les victimes ». En transformant les violences de l’extrême droite en « révolte populaire », en rhabillant en « combattants de la liberté » des assassins nostalgiques de l’apartheid des années 90, c’est d’abord contre les citoyens européens que l’uniformisation médiatique sévit : la majorité des auditeurs, lecteurs et téléspectateurs appuient sans le savoir une agression visant à renverser un gouvernement démocratiquement élu. Sans démocratisation en profondeur de la propriété des médias, la prophétie orwellienne se fait timide. Le Venezuela est assez fort pour empêcher un coup d’État comme celui qui mit fin à l’Unité Populaire de Salvador Allende mais la coupure croissante de la population occidentale avec le monde se retournera contre elle-même.

Micro-manuel d’auto-défense face à la déferlante médiatique.

« Le Venezuela est un « régime dictatorial». Faux. Depuis 1999, le Venezuela bolivarien a organisé un nombre record de scrutins (25), reconnus comme transparents par les observateurs internationaux. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie(FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie. L’ONG chilienne LatinoBarometro a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat les records de confiance citoyenne dans la démocratie en Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). Le président Nicolás Maduro vient de lancer un processus constituant participatif qui permet à tous les secteurs sociaux de faire leurs propositions, ce qui donnera un nouveau scrutin, et a réaffirmé que des élections présidentielles auront lieu en 2018 comme le stipule la loi.

« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre, 67% sont privées (la grande majorité opposées à la révolution bolivarienne), 28% sont aux mains des communautés mais ne transmettant que sur une échelle strictement locale et 5% sont propriété de l’État. Sur les 108 journaux qui existent, 97 sont privés et 11 publics. 67% de la population vénézuélienne a accès à internet. Cette plate-forme dominante des médias privés renforcée par le réseau des transnationales joue un rôle crucial dans la désinformation au service de la déstabilisation. Pour un dossier détaillé et chiffré de ce paysage médiatique, voir « François Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France-Culture » (17)

« Il y a des prisonniers politiques au Venezuela ». Faux. A moins de considérer comme « prisonniers politiques » les assassins du parti d’extrême droite Aube Dorée emprisonnés en Grèce. Dans un État de Droit, qu’il s’appelle France ou Venezuela, être de droite ne signifie pas être au-dessus des lois ni pouvoir commettre impunément des délits tels qu’assassinats, attentats à la bombe ou corruption. Ce n’est pas pour leurs opinions politiques mais pour ce type de délits que des personnes ont été jugées et emprisonnées (18). Dans la pratique on observe d’ailleurs un certain laxisme de la justice. Selon la firme privée de sondages Hinterlaces, 61 % des vénézuéliens considèrent que les promoteurs des violences et des actes de terrorisme devraient répondre de leurs actes devant un tribunal (19).

Rappelons que les leaders actuels de la droite n’ont jamais respecté les institutions démocratiques : ce sont les mêmes qui en avril 2002 avaient mené un coup d’État sanglant contre le président Chavez, avec l’aide du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Ce sont les mêmes qui ont organisé les violences de 2013 à 2016. Notons l’identité d’un de leurs mentors : Alvaro Uribe, un des plus grands criminels contre l’humanité de l’Amérique Latine, ex-président d’un pays gouverné par le paramilitarisme et les cartels de la drogue, qui possède les plus grandes fosses communes du monde, qui compte 9500 prisonniers politiques, 60.630 personnes disparues au cours des 45 dernières années et qui depuis la signature des accords de paix a repris une politique sélective d’assassinat de leaders sociaux et de défenseurs des droits de l’homme. Pour une information complète et en photos sur ces liens des héros du « Monde » avec le paramilitarisme colombien, lire « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? », https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/

Thierry Deronne, Venezuela, 20 mai 2017.

Notes

  1. Lire https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/22/brevissime-cours-de-journalisme-pour-ceux-qui-croient-encore-a-linformation/
  2. Entretien intégral de Cristina Kirschner avec Jorge Gestoso https://www.youtube.com/watch?v=-WM6nD6hPu0
  3. http://ambito.com/883274-tras-reunirse-con-michetti-correa-defendio-a-venezuela . Voir aussi http://www.telesurtv.net/news/Long-rechaza-injerencia-de-EE.UU.-en-asuntos-internos-de-Venezuela-20170518-0039.html
  4. http://correodelorinoco.gob.ve/cancilleres-de-caricom-resaltan-solucion-pacifica-para-situacion-de-violencia-en-venezuela
  5. http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/politica/papa-francisco-dialogo-venezuela-afectado-la-division-la-oposicion/
  6. https://www.state.gov/documents/organization/252179.pdf (voir page 96)
  7. http://www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCOM_2017_posture_statement_FINAL.pdf?ver=2017-04-06-105819-923
  8. Comme le reconnaît Julio Borges, leader du parti d’extrême droite Primero Justicia et actuel président de l’Assemblée Nationale, dans l’interview non complaisante que lui fait le journaliste de la BBC Stephen Sackur, le 19 mai 2017 : http://bbc.co.uk/programmes/p052nsxd
  9. http://tatuytv.org/index.php/noticias/duelo/3680-terrorismo-hallan-sin-vida-y-con-signos-de-tortura-a-militante-del-psuv-secuestrado-en-zona-opositora
  10. Détails de plusieurs cas sur le site du Parquet : http://bit.ly/2ro4iXE ; http://bit.ly/2qE9MNb ; http://bit.ly/2q5RsbU ; http://bit.ly/2rnNT5s
  11. http://albaciudad.org/2017/05/lista-fallecidos-protestas-venezuela-abril-2017/
  12. http://hastaelnocau.wordpress.com/2017/05/09/radiografia-de-la-violencia
  13. http://www.lavanguardia.com/internacional/20170507/422343873153/violinista-muerto-venezuela-manifestaciones.html
  14. http://www.desdelaplaza.com/poder/yeison-lo-mataron-manifestantes-la-mud-destacado/
  15. http://www.talcualdigital.com/Nota/142708/detenido-polisucre-por-asesinato-de-estudiante-de-la-ucv-carlos-jose-moreno
  16. https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/03/15/fauxccupy-sous-les-masques-de-guy-fawkes-de-lopposition-venezuelienne
  17. https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/03/12/thomas-cluzel-ou-linterdiction-dinformer-sur-france-culture
  18. https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/
  19. http://hinterlaces.com/61-afirma-que-responsables-de-manifestaciones-violentas-deberian-ir-presos/

Source : Venezuela infos, Thierry Deronne, 20-05-2017

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58 réponses à “Le Monde” et la “répression” au Venezuela, par Thierry Deronne

Commentaires recommandés

baduy Le 02 juillet 2017 à 07h38

Non argument absolu. Vous etes sur d’avoir lu l’article? majorité des TV, journaux et radios privés et de droite (le bourrage de crane vient de l’opposition, grosse différence), élections transparentes, comités de quartier, assemblée constituante. C’est à coups de comparaisons moisies de ce genre que la propagande passe. Je ne vous félicite pas.

  1. Catalina Le 02 juillet 2017 à 06h10
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    http://www.investigaction.net/fr/venezuela-tout-le-contraire/

    « 15.La production nationale per capita, pendant ces 4 dernières années, est en moyenne de 9% supérieure à celle de ces 30 dernières années. Le taux de chômage est de 6,6%, le plus bas depuis 30 ans.

    Mais d’après lémédias mensonges occidentaux : Le Venezuela subit sa pire crise et son pire chaos économiques.


    • DocteurGroDois Le 02 juillet 2017 à 14h04
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      Le chômage a effectivement baissé sur le papier grâce aux lois du travail de Maduro qui a en gros fait interdire le licenciement et rendue assimilé-fonctionnaire une partie de la population.

      Dans un pays avec un taux d’inflation à presque 500%, ces chiffres ne doivent réconforter que ceux qui les produisent.


  2. Filouthai Le 02 juillet 2017 à 06h11
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    La Corée du Nord est également un modèle de démocratie puisque 99% des habitants soutiennent le Président Kim Jong Un.


    • baduy Le 02 juillet 2017 à 07h38
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      Non argument absolu. Vous etes sur d’avoir lu l’article? majorité des TV, journaux et radios privés et de droite (le bourrage de crane vient de l’opposition, grosse différence), élections transparentes, comités de quartier, assemblée constituante. C’est à coups de comparaisons moisies de ce genre que la propagande passe. Je ne vous félicite pas.


    • ledufakademy Le 02 juillet 2017 à 10h10
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      Peux tu nous écrire un article complet sur la situation sociale, politique … et géopolitique de la Corée du nord stp ? Cela m’intéressait beaucoup.

      merci.


    • Jean-Paul B. Le 02 juillet 2017 à 10h27
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      Commentaire type de l’ignorant qui pense être bien “informé” par les “grands” médias et qui ne fait que répéter, sans même plus s’en rendre compte, les éléments de langage qu’on lui sert sans relâche: (Ukraine gentils- Russie méchants; “démocrates syriens” gentils- Bachar méchant; OTAN-USA-UE gentils-le reste du Monde méchants;Macron et LREM à 15% des inscrits: géniaux- les 85% qui restent:des abrutis populistes, etc.)


      • Joseph Le 06 juillet 2017 à 10h04
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        Il n’y a malheureusement aucune solution face à ce genre de bêtise profondément ancrée. Essayer de convaincre ses amis ou ses connaissances, ne serait-ce que de mettre un peu de distance avec ces affirmations manichéennes, c’est risqué la brouille ou l’ostracisme. Nos médias grand public sont responsables de cette situation, et à ce titre hautement méprisables.


  3. Catalina Le 02 juillet 2017 à 06h54
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    Filouthai,

    Ce qui erronné est qu’avec nos oeillières d’occidentaux, on veut à tout prix que tous les pays nous ressemblent, nous oublions les caractéristiques typiques des pays, ainsi, on veut la même “démocratie” quelques soient l’histoire, la culture, etc, c’est pas comme si notre modèle ne marchait m^me pas chez nous….On a tendance à vouloir brûler les étapes et à vouloir imposer aux autres le chemin que nous avons parcouru. De quel droit nous plaçons-nous en modème parfait ? alors que notre bilan est loin d’être réjouissant ? médias aux ordres, pensée unique, informations bidonnées, enrichissement des déjà très riches aux dépends des déjà pauvres, société de surveillance et de violation de la vie privée, violences policière, etc….


    • some Le 02 juillet 2017 à 11h31
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      dans le même délire que la destinée manifeste des us. Dans les fais ils ont délogés des peuples existants pour s’accaparer un pouvoir et l’imposer.

      Pourquoi, comment, notre cerveau fait il pour préférer telle image à telle autre ? Je dis choisir car je pense qu’il est de notoriété publique que la conquête des us était coloniale, donc les infos sont là, mais elles ne parviennent pas à former une réalité tangible dans le cerveau de milliards de gens. Pourquoi ? Qu’est ce qui déconne encore? La propagande et uniquement la propagande ?


      • AntoineP Le 02 juillet 2017 à 14h43
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        “Délogés” ? Qu’en termes choisis … Il me semble que “génocidés” [*] serait plus conforme aux faits historiques …

        [*] Oui, je sais, le verbe génocider n’existe pas … Mais “exterminer” est un peu faible quand on se reporte aux moyens et buts qui ont été utilisés.


  4. Fritz Le 02 juillet 2017 à 07h37
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    Un pays lointain.
    Un régime qui réprime.
    Un peuple qui manifeste.

    Cochez la bonne réponse :
    A. Ukraine (en 2013-14)
    B. Venezuela
    C. Hong Kong

    … ou l’ABC de la désinformation.

    Bonus : n’utilisez jamais le D de “droite” au sujet des manifestants, mais celui de Démocratie.


  5. Catalina Le 02 juillet 2017 à 08h23
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    Sauf qu’en Ukraine, les déstabilisateurs n’avaient pas prévu qu’une grosse partie du peuple s’opposerait totalement à la présence de nazis notoires dans le gouvernement, c’est pourquoi, le gouvernement issu d’un coup d’état s’est mis à “gentiment” bombarder la partie de son peuple qui s’horrifiait de voir renaitre cette monstruosité que leurs aieuls avaient combattus. Quand on pense que le drame D’Odessa est encore à ce jour omerté par lémédias français…..heureusement que la honte ne tue pas.


  6. yack2 Le 02 juillet 2017 à 08h30
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    Le Venezuela,Cuba,Equateur,Bolivie ,Mélenchon,les insoumis…..etc etc etc etc……De tous temps, tous repeints en fous ,dictateurs,sectaires.
    Toujours les mêmes méthodes,les mêmes procédés de délégitimation.
    Le pire est que lorsque tu fais l’effort (possible avec internet) de recueillir d’autres informations ,le point de vue opposé,tu dois te défendre de tout complotisme tant le matraquage idéologique est permanent.
    On peut raconter absolument n’importe quoi sur ces entités,il ne sera jamais fait de procès en mensonges,désinformations ou plus insidieux non informations.
    Exemple,le traitement du dernier incident de Caracas,le vol d’un hélico et le bombardement à la grenade de 2 bâtiment publiques…..Non non ce n’est pas du terrorisme ….Imaginons le ministère de l’intérieur français attaqué à la grenade….
    Un militant chaviste immolé par le feu…..pas ,un mot…


    • WASTERLAIN Le 02 juillet 2017 à 09h13
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      Yack2 a écrit : “Le pire est que lorsque tu fais l’effort (possible avec internet) de recueillir d’autres informations ,le point de vue opposé,tu dois te défendre de tout complotisme tant le matraquage idéologique est permanent.”

      D’expérience je peux même vous dire que si vous faites l’effort d’aller sur place, on vous accuse de vous être fait “balader” par le “régime” ! !


      • yack2 Le 02 juillet 2017 à 09h33
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        Je sais…..je suis allé au Venezuela, à Cuba….et à peu près partout en Amérique latine….
        ….et quand tu émets qu’il était préférable pour un pauvre de vivre les 50 dernières années à Cuba que n’importe ou ailleurs en Amérique latine….tu passes pour un fou.
        ,et pourtant…..il n’y a pas photo.


  7. yack2 Le 02 juillet 2017 à 08h31
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    Cette gangrène informative est générale et concerne tout les domaines…..Dernier exemple pour la route au sujet de Cuba: Amnesty international fait état de l ‘arrestation d’un artiste graphique, extrait:

    À la fin de l’année, le graffeur et prisonnier d’opinion Danilo Maldonado Machado, connu sous le pseudonyme d’El Sexto, était détenu dans la prison de sécurité maximale d’El Combinado del Este, dans la banlieue de la capitale cubaine, La Havane. Danilo Machado a été arrêté à son domicile le 26 novembre, quelques heures après l’annonce de la mort de Fidel Castro. Ce même jour, le journal 14 y medio, basé à Cuba, a indiqué que le graffeur avait écrit les mots « Il est parti » (« Se fue ») sur un mur à La Havane5.
    et……un article du grand soir qui relate les faits avec sources et photos:https://www.legrandsoir.info/cuba-ou-comment-amnesty-international-saisit-trop-vite-des-batons-visqueux.html


  8. LS Le 02 juillet 2017 à 08h34
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    Je ne suis pas les événements au Venezuela mais il y a une affirmation qui m’interpelle dans ce texte qui n’aborde pas la situation économique calamiteuse de ce pays.

    J’ai tendance à ne pas tenir compte des affirmations des médias (occidentaux et autres), mais :

    Il y a manipulation et violence politique, si j’ai bien compris venant de la droite (et de la gauche progressiste ?) d’après ce texte, venant du gouvernement Maduro d’après les médias occidentaux.
    Ce texte affirme que la population “vaque à ses occupations” et ne participe pas au conflit.
    S’il s’agit d’une lutte organisé par la droite, pourquoi le peuple ne s’y oppose pas ?


    • Catalina Le 02 juillet 2017 à 08h41
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      LS, si le peuple s’y opposait, il y aurait sans doute des snipers”inconnus” qui tireraient sur les deux côtés, ce qui engendredrait exactement ce que les agitateurs cherchent à faire. Je dis ça, je dis rien,
      Chez eux, ils ont de longues années d’essais de déstabilisation, ils connaissent, il ne faut pas s’attendre à ce que leurs réactions soient identiques à ce qu’elles seraient ici, une fois de plus, il faut sortir de nos oeillières d’occidentaux.


    • WASTERLAIN Le 02 juillet 2017 à 09h19
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      Mais le peuple s’y oppose ! mais en bon gestionnaire de crise, le gouvernement sépare les manifestations de façon à ce qu’elles ne se croisent pas. Et malgré ça, il arrive qu’un manifestant pro gouvernemental se fasse abattre par un manifestant anti gouvernemental. Inutile je pense de préciser que ces victimes sont comptabilisées par nosmédias parmi celles de l’opposition (tous comme les policiers qui ont été tués) puisqu’ils ne rendent pas compte de ces manifestations…


  9. Charles Michael Le 02 juillet 2017 à 08h43
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    Bonjour,

    L’utilité de ce coup d’état rampant ou agitation violente organisée est aussi très liée à l’immense ressource en Huiles Ultra-lourde de l’Orénoque Vénézuelien.
    La viscocité est telle que pour l’extraire et transporter il faut le diluer. Le diluant de choix, abondant et compatible sont les Condensate.
    Ces condensate ou quasi-benzine proviennent du Gaz Naturel (Quatar par exemple) et aussi et beaucoup dans Pétroles (Ligth Tigth Oil) produits par le fracking.
    Ceci donc particulièrement aux USA; lesquels compte-tenu des violences bien mentionnées dans l’article ont arrété leurs fournitures de Condensate au Vénézuela.

    Incidement mais pas trop, le fameux Glut pétrolier aux USA est principalement du à ces LTO issus du fracking. Le glut aide à maintenir les prix bas. Les prix bas aident les USA à payer moins cher leurs 5 à 6 millions de baril importés Chaque jour de Pétrole Brut.

    note: ces condensate sont trop léger pour être utilisés pour produire du Diesel. Allo VolsWagen, Renault ?


    • Geoffrey Le 02 juillet 2017 à 10h31
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      @Charles Mickael…

      merci pour cet court article scientifique vulgarisé…

      le phénomène le plus important, au Venezuela, c’est la corruption publique

      je répète…le plus important, je n’ai pas écris le seul, ni le seul important…

      concernant l’article : en Europe, ce n’est pas parce que les gens ne font pas la grève qu’ils ne souhaitent pas la faire…pareil pour les manifestants au Venezuela : prendre une balle (de caoutchouc ou en métal) ? non merci !!! qui les jugera ?

      ce qui est sûr, objectif, c’est que les gens ont FAIM !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Geoffrey, neo-communiste wallon


  10. Patrique Le 02 juillet 2017 à 08h47
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    Au Venezuela il y a des télévisions d’opposition. Pas en France. A l’exception de quelques retransmissions vidéo sur internet. Mais on ne peut pas appeler cela des télévisions.


  11. RGT Le 02 juillet 2017 à 08h52
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    Les USA ont depuis longtemps décidé que TOUT le continent américain était leur propriété inaliénable et que leurs habitants devaient se soumettre à leurs désirs.

    Leurs premières déceptions ont commencé avec Cuba, puis se sont propagées en Amérique du sud mais ils ont réussi à “renverser la vapeur” avec des régimes “convenables et humanitaires” façon Pinochet.

    La meilleure preuve de la perversion de la “communauté internationale” est tout à fait visible : Pinochet et ses acolytes sont morts de leur belle mort sans avoir pu être traduits devant les tribunaux.
    Vous me répondrez que ça aurait pu être gênant pour l’oncle Sam s’ils avaient déballé en public leur soumission totale aux intérêts US.

    Tout le monde le sait, mais si ces sinistres individus l’avaient annoncé publiquement j’imagine mal la “Démocratie Idéale” pourvoir maintenir son discours bienfaiteur plus longtemps sans entraîner un tollé général de tous les peuples de la terre.

    Cupidité, quand tu nous tiens.


    • Catalina Le 02 juillet 2017 à 09h19
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      les multinationales us ne se sont pas contentées d’aller piller les autres pays, elles l’ont fait chez elles aussi :: “les raisins de la colère”,
      Extrait : http://www.dailymotion.com/video/x7jjoz_les-raisins-de-la-colere-1_webcam
      Spoliation de tous les petits paysans. Vol organisé.
      Des milliers de gens sur les routes et la guerre entre les gens, entre les saisonniers et les dépossédés. Horrible.


      • Chris Le 02 juillet 2017 à 14h29
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        Vous parlez de l’Holodomor américain qui en 1932-33 jeta sur les routes des milliers de famille paysanne chassées de leur terre par les banques ?
        2012/12/10/holomodor-le-genocide-par-famine-de-millions-damericains/
        7,5 millions de morts aux USA, entre 1932 et 1937, dû à la crise économique…
        “Quand, dans les années 30, une compagnie soviétique « Amtorg » publia une annonce de postes vacants en URSS avec un petit salaire soviétique, plus de 100.000 demandes furent reçues en provenance d’Amérique. Il semblerait qu’un Américain sur deux (parmi ceux qui lisaient la revue Amtorg) ait soumis une demande” !!!


  12. Catalina Le 02 juillet 2017 à 08h58
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    J’ai eu des contacts avec l’auteur de l’article il y a quelques années, je viens de lui écrire pour l’inviter à commenter, j’espère qu’il aura le temps….


  13. DocteurGroDois Le 02 juillet 2017 à 09h22
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    Oui la couverture médiatique des évènements au Venezuela est partiale et déformée, et oui les US soutiennent activement l’opposition.

    Cependant, tout n’est pas de la faute d’un ennemi de l’extérieur. Chavez et Maduro ont aussi tendu le bâton pour se faire battre.

    Sous Chavez, la série de nationalisations et d’expropriations sans compensation a fait fuir capitaux et entreprises, et a fait cesser les investissements privés. Le contrôle des devises désastreux (et corrompu) a fini de dissuader les sociétés étrangères de commercer avec le Venezuela

    Et la criminalité deja rampante, a explosé après que Chavez ait décidé de vider les prisons, ce qui rend ce pays l’un des plus dangereux au monde. La police y est d’ailleurs largement corrompue et en cheville avec les gangs, d’où la confusion lors de certaines émeutes.


    • yack2 Le 02 juillet 2017 à 09h50
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      Venezuela….un des pays les plus dangereux du monde…..Allez donc vous balader à Bogota ,Medellin ou Cali….Faite un petit tour à Mexico et une petite promenade dans n’importe quelles grandes villes du Brésil et si vous revenez entier et vivant vous irez à Caracas pour voir qu’ en termes d’insécurité c’est un procès que l’on peut faire à toute l’Amérique latine et aux caraïbes….à l’exception de la Havane…
      Pour ce qui est de la corruption…..comment dire?…..Le Brésil est en train de s’écrouler avec Temer aux manettes…..pour faits de corruption généralisée….
      Faire croire que se sont des problèmes inhérents à la politique de Chavez est une foutaise.


      • DocteurGroDois Le 02 juillet 2017 à 11h15
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        La criminalité et la corruption sont inhérentes aux problèmes du Venezuela, et ni Chavez ni Maduro n’ont rien amélioré.

        Au contraire du Brésil ou du Méxique ou la criminalité est concentrée dans certains quartiers, l’insécurité au Venezuela est vraiment généralisée, et un visiteur même accompagné risque gros. Renseignez-vous.

        Sinon je suis rentré vivant et charmé de backpacking au Mexique et au Guatemala où à moins d’aller chercher le crime (drogue, prostitution), on a surtout à craindre les pickpockets, les faux taxis, et arnaques diverses.


        • yack2 Le 02 juillet 2017 à 11h47
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          Je suis assez bien renseigné ,pour avoir bourlingué dans ces contrées,merci….c’est vrai que l’on peut considérer que l’insécurité est concentrée dans certains quartiers….Je dirais plutôt que la sécurité est concentrée dans certains quartiers minoritaires , touristiques,riches et que le reste, majoritaire, est laissé à l’abandon.


    • Chris Le 02 juillet 2017 à 14h35
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      “Le contrôle des devises désastreux (et corrompu) a fini de dissuader les sociétés étrangères de commercer avec le Venezuela”

      Un article intéressant à ce propos :
      https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/29/venezuela-tout-comprendre-sur-linflation-et-les-penuries/
      “Comment se fait-il que les biens produits au Venezuela ou importés ne finissent pas dans les rayons des supermarchés vénézuéliens ?
      Accaparement, importations fantômes et contrebande : les vraies causes des pénuries !
      Si cet octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur ne sert donc pas à importer davantage de biens et services et satisfaire la demande, où ces devises s’évaporent-elles ?
      On comprend qu’une part croissante des devises étrangères accordées par l’État pour l’import est en réalité directement placée à l’étranger. On parle notamment d’importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d’argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C’est une véritable fuite de capitaux !
      Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c’est-à-dire qu’ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle.
      Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local et surtout commerce de contrebande à la frontière avec la Colombie.


    • Made in Québec Le 02 juillet 2017 à 16h55
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      « Sous Chavez, la série de nationalisations et d’expropriations sans compensation a fait fuir capitaux et entreprises, et a fait cesser les investissements privés. » — DocteurGroDois

      N’importe quoi ! La principale nationalisation (renationalisation) fut celle de la sphère pétrolière et dans une moindre mesure de la sphère minière avec compensation, l’État offrant de rembourser la valeur comptable de leurs actifs aux compagnies pétrolières et minières étrangères. Si je me souviens bien, sur les 22 entreprises privées impactées par les nationalisations, seules 2 ont refusé les offres de négocier avec le gouvernement vénézuélien et ont intenté un recours en justice, les pétrolières états-uniennes ConocoPhillips et ExxonMobil.

      ExxonMobil qui exigeait une compensation de 10 milliards, ne s’est vu octroyer par la Banque Mondiale que le 1.6 milliard originalement offert par l’état vénézuélien, la BM considérant légale la nationalisation des ressources naturelles par le Venezuela.


      • Julien Le 03 juillet 2017 à 08h47
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        Ben voyons…

        Les expropriations étaient tellement répandues sous Chavez qu’il en a fait… une mise en scène télévisuelle!!!

        Tapez sur google : “expropiese” avant de dire n’importe quoi.
        Tout est enregistré, magie d’internet.
        Ou quand un chef d’état humilie et exproprie des gens, en public.
        Un grand homme…


  14. Koui Le 02 juillet 2017 à 10h04
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    Que la presse française soit partiale, je n’en doute pas mais il est certain aussi que Maduro a perdu les élections législative et n’a pas accepté le verdict des urnes. Le chavisme me a eu de belles réussite mais aussi de terribles échecs. Son modèle de développement base sur la redistribution de la mane pétrolière n’a pas résisté à la baisse des cours. En refusant l’alternance démocratique, Maduro trahit Chavez qui avait, lui, gagne toutes les élections.


    • yack2 Le 02 juillet 2017 à 11h05
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      Avant de raconter n’importe quoi,jetez un oeil sur la constitution vénézuélienne…..
      Nous avons vécu 2 épisodes de cohabitation ….je n’ai pas le souvenir que Chirac ou Jospin aient appelé à l’insurrection…..ni n’aient appelé à la destitution des présidents.
      La droite Vénézuélienne n’a jamais reconnu un résultats qui l’a donné perdante…..D’autre part si vous croyez que cette droite a le moindre souci de démocratie,reportez vous au coup d’état de 2002 et à ses première mesures pour imaginer ce qui adviendra si elle accède au pouvoir……
      C’est une lutte à mort qui est engagée et pas pour la démocratie ,mais pour éradiquer toutes idées progressistes dans le pays,ni plus ni moins.


    • Karim Wilmotte Le 02 juillet 2017 à 17h15
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      ” il est certain aussi que Maduro a perdu les élections législative et n’a pas accepté le verdict des urnes”

      ???
      La seule chose qui a menacé l’assemblée, c’est la volonté de l’assemblée d’accepter en son sein deux personnes qui n’ont pas été élu régulièrement.


  15. Thierry Le 02 juillet 2017 à 11h04
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    Ce n’est pas ‘Le Monde’ qu’il faut incriminer, mais l’AFP. Les info citées ont été reprises par d’autres jounaux francais.

    Les jounaux anglo-saxons ont reportés des choses similaires, dans des termes équivalents. Par ex: https://www.theguardian.com/world/2017/apr/20/venezuela-protests-nicolas-maduro-deaths


    • some Le 02 juillet 2017 à 11h44
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      bah le problème ici est de considérer comme du journalisme des rapporteurs de communiqués. C’est comme les présentateurs bfm, malgré ce qu’ils pensent ce n’est pas du journalisme c’est du colportisme (ou du cloportisme (de ceux qui clôt-(la-)porte de l’information / https://fr.wiktionary.org/wiki/cloporte) ?).


    • Dominique Le 02 juillet 2017 à 18h37
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      « Ce n’est pas ‘Le Monde’ qu’il faut incriminer, mais l’AFP »

      Il le semble bien que le Décodex, bébé du Monde met une pastille orange aux sites qui, bien qu’informant correctement ne vérifient pas suffisamment leurs sources… Donc ce que reproche Le monde à OB ne poserait pas problème pour « Le Journal De Référence » ?


      • Thierry Le 03 juillet 2017 à 00h29
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        Les journaux anglo-saxons n’ont pas repris la depèche de l’AFP comme source, mais racontent globalement la même chose que ‘Le Monde’.
        Celui-ci a donc probablement croisé les informations de l’AFP avec celles d’autres agence de presse.

        Si à la fois l’AFP et d’autres agences se trompent, il n’en reste pas moins que ce n’est pas ‘Le Monde’ qu’il faut incriminer. On peut quand même douter des papers de ce Thierry Deronne, par ailleurs très engagé politiquement.


  16. RB83 Le 02 juillet 2017 à 11h24
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    Me voici rassuré. Toutes les vilaines choses que l’on dit sur le Venezuela ne sont donc que viles propagandes orchestrées par les élites mondialisées, les lobbies financiers et les médias cosmopolites vendus au grand capital et les difficultés économiques du pays ne sont que la conséquence du complot américain pour étouffer la liberté des peuples.


    • yack2 Le 02 juillet 2017 à 11h56
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      Vous avez lu l’article?????Est ce que l’expression d’un autre point de vue doit-être soumis à railleries systématiques?
      Si vous croyez que oui…..Un peu d’histoire de l’Amérique latine et du rôle des Usa vous ferait le plus grand bien….Pinochet,Videla et bien d’autres partout sur le continent ….c’est des personnages de Walt Disney?


    • Didier Le 02 juillet 2017 à 13h35
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      Le pire, c’est que votre commentaire, caricatural à souhait, est dans les grandes lignes profondément vrai.


    • Catalina Le 02 juillet 2017 à 17h17
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      “Ces dernières semaines, à Caracas, Maduro a placé la base militaire de La Carlota sur le trajet de pacifistes assaillants. Il a rapproché le Palais présidentiel de Miraflores des violences de rues et il a fait pareil avec des ministères, des Institutions publiques et des locaux du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (chaviste).

      Mais aussi (à Maracay) il a autoritairement tenté de freiner des débonnaires nervis en leur barrant la route avec une quarantaine de commerces publics ou privés qui ont été détruits (Dame ! c’était ça ou faire un détour).

      En savoir plus sur https://www.legrandsoir.info/venezuela-nicolas-maduro-est-un-provocateur-ou-je-ne-m-y-connais-pas.html


  17. some Le 02 juillet 2017 à 12h28
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    Le site Les-crises publie des analyses et des articles d’horizons variés afin d’élargir le champ d’information et de réflexion de ses lecteurs, afin de les aider à se faire eux-mêmes leur propre opinion, ce qui est la base de la citoyenneté.

    Les publier ne signifie nullement qu’ils reflètent systématiquement notre pensée…


  18. Masson Le 02 juillet 2017 à 13h41
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    Dénoncer les manipulations médiatiques ou donner la parole à une analyse différente des médias ne veut pas dire que l’on est ancré dans l’ultra-gauche ; j’y verrais plutôt un acte d’honnêteté intellectuelle


  19. Christian gedeon Le 02 juillet 2017 à 14h04
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    Maduro n’avait ni le charisme,ni l’étoffe pour succéder à Chavez.La chute vertigineuse des revenus pétroliers à faire le reste. Manipulations il y a certainement,comment pourrait il en être autrement? Mais ça ne joue qu’à la marge,le pays était déjà en pleine corruption et en pleine déshérence. Dénoncer les manœuvres des uns et des autres,c’est bien. Mais faut il pour autant oublier le profonde débilité du madurisme,piètre héritier du charisme? J’en doute!


  20. Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 14h26
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    Au Vénézuela (comme au Vietnam, à Cuba, au Chili, en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen, etc. – la liste est sans fin) l’Empire à tout fait, fait tout et fera tout pour écraser le pays sous sa botte.

    D’où le traitement médiatique subi par tous ces pays aux quatre coins de l’Empire, une constante qui vient à lasser.


  21. Ubu Le 02 juillet 2017 à 17h00
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    Pour ceux que ça intéresse, voici un lien qui expose son point de vue sur la crise vénézuélienne, et même au-delà du Venezuela :
    http://vivavenezuela.over-blog.com/2017/06/pourquoi-faut-il-renverser-le-gouvernement-du-venezuela.html
    A noter, qu’il y a une véritable ingérence dans cette crise, où la Colombie “fournie” des mercenaires colombiens pour participer à la déstabilisation de L’État, ce qui totalement condamnable mais qui n’est pas condamné !


    • Karim Wilmotte Le 02 juillet 2017 à 17h17
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      Et peu contribuer à expliquer la “nécessité” de faire la “paix” en Colombie.


  22. Ubu Le 02 juillet 2017 à 17h04
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  23. Badger Le 02 juillet 2017 à 19h38
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    Cet article rejoint le point de vue de la majorité des articles parus sur le site de michel Collon http://www.investigaction.net/ concernant le Venezuela.
    Lui aussi a été épinglé sur le decodex (en rouge…), et comme d’habitude les références fournies par lemonde sont risibles…

    C’est assez impressionant la différence entre les articles du Monde et ceux de ce blog sur la quantité de sources proposées. Le Monde ne se base pour ses articles sur le venezuela que de son reporter détaché là-bas qui répète toujours la même chose, rapportant les propos de “l’opposition” dans 9/10 de son article et laissant la réponse du gouvernement sur les 2 petites lignes de la fin.


  24. Zongo Le 02 juillet 2017 à 21h13
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    A trop faire du griotisme et a jetter tout le temps la faute sur les memes boucs emissaires on en oubli les reels problems de ce pays.a tous ces propagandistes ne chercher pas systematiquement a vouloir convaincre l’exterieur que tout va bien chez vous et qu’en fait il ny a que quelques morts just de quoi ne pas en faire tout un plat.meme sans les infos erronnés des medias nous autre et le reste du monde ne sommes pas des debiles.continuer a chanter sur votre nuage au lieux d’ouvrir les yeux sur vos dirrigeant.ayez du courage que diable.chez nous au Burkina Faso un beau jour vous savez on a a tellement eu marre que le peuple un beau matin a debarqué tout le gouvernement et sa clique.on a eu ce courage la et on l’assume.arreter d’etre le griot des autres les yack2 et compagnie.le reste du monde se moque de votre debile de president.on dirait quil joue dans une mauvaise scene theatrale.


  25. Yann Le 02 juillet 2017 à 23h54
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    A force de vouloir démontrer que LE MONDE n’est pas crédible, vous perdez votre propre crédibilité. Je vous ai suivi sur les décodeurs mais je ne vous suis plus


  26. Julien Le 03 juillet 2017 à 08h39
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    J’ai du mal à comprendre comment on ne peut pas voir de contradiction là dedans :

    “« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre…”


    • serieux Le 03 juillet 2017 à 11h33
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      Julien comment croyez vous que cela marche dans 100% des états du monde?
      Les fréquences on les prend comme on veut? non faut etre serieux un peu….
      Sinon on vous prend pour un troll


  27. Adrien Fabre Le 03 juillet 2017 à 23h25
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    Est-ce qu’il y aurait une version de cet article (ou d’un article similaire) en espagnol ? J’aimerais le partager à des amis latinos.


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