Source : Lawrence Davidson, Consortium News, 28-05-2017

Dans le cadre de la volonté de chasser le président Trump de la Maison Blanche, certains « plus jamais Trump » réhabilitent George W. Bush comme un « modéré » relatif, blanchissant ainsi ses crimes de guerre, note Lawrence Davidson.

Il existe une réalité qui continue à détruire des centaines de milliers de vies au Moyen-Orient. Et bien que la plupart des Américains l’ignorent, et que beaucoup de ceux qui sont au courant le nient, ces souffrances proviennent directement des décisions prises par Washington au cours des 27 dernières années.

Le président George W. Bush annonce le début de son invasion de l’Irak le 19 mars 2003.

Certains des faits en question viennent d’être présentés lors du premier congrès mondial de médecine de guerre, qui s’est tenu à l’Université américaine de Beyrouth (AUB) il y a quelques jours ce mois-ci (du 11 au 14 mai 2017). L’attention y a été attirée sur deux conséquences désastreuses de la politique de guerres que les Américains ont menées dans la région : des matériaux de munitions causant le cancer et des bactéries résistant aux médicaments.

– Matériaux de munitions causant le cancer : des matériaux tels que le tungstène et le mercure se trouvent dans le revêtement des bombes pénétrantes utilisées dans les première et deuxième guerres du Golfe. Ceux-ci ont eu des effets à long terme sur les survivants, en particulier ceux qui ont été blessés par ces munitions. Le Dr Omar Dewachi, un enseignant formé en Irak et qui a étudié à Harvard, anthropologue médical chez AUB, craint que « la ligne de base des cancers [apparaissant chez ceux qui sont exposés à ces matériaux] est devenue très agressive… Quand une jeune femme de 30 ans, sans antécédents familiaux de cancer, a deux cancers primaires différents – du sein et de l’œsophage -, il faut se demander ce qui se passe ». Ajoutons que les médecins sont maintenant « débordés par le nombre de patients blessés [de guerre] au Moyen-Orient ».

– Bactéries résistantes aux médicaments : selon le professeur Ghassan Abu-Sittah, professeur formé à Glasgow, patron de la chirurgie plastique et reconstructrice du centre médical de l’AUB, la résistance aux médicaments n’était pas un problème pendant la guerre Iran-Irak de 1980-1988. Cependant, après le fiasco de l’invasion irakienne du Koweït, les choses ont commencé à changer. Au cours de la période postérieure à 1990, l’Irak a été accablé par un régime brutal de sanctions imposé par les Nations Unies, sur l’insistance des États-Unis. Au cours des 12 années suivantes, « les Irakiens ont été autorisés à utiliser seulement trois antibiotiques » et la résistance bactérienne a rapidement progressé. Ces bactéries résistantes se sont répandues dans toute la région, en particulier après l’invasion américaine du pays en 2003.

Aujourd’hui, selon une analyse de Médecins sans frontières, « les bactéries multirésistantes [MDR] sont responsables maintenant de la plupart des infections des plaies de guerre dans tout le Moyen-Orient, mais la plupart des établissements médicaux de la région n’ont même pas de laboratoire capable de diagnostiquer des MDR, ce qui conduit à des retards significatifs et à une mauvaise gestion clinique des plaies infectieuses ».

Si tout ceci se développe, ce n’est pas sans facteurs contributifs découlant de causes locales, telles que les luttes entre les factions. Cependant, les principaux déclencheurs de ces horreurs ont été mis en route à Washington. Pour autant que je le sache, aucun Américain à un poste officiel de haut niveau n’a jamais accepté la moindre responsabilité pour cette souffrance permanente.

Cacher la réalité

Alors que les cancers et les infections incurables augmentent au Moyen-Orient, il y a ici aux États-Unis un effort affligeant pour réhabiliter George W. Bush, le président américain dont les décisions et la politique ont contribué puissamment à la catastrophe en cours. C’est ce Bush qui a lancé l’invasion injustifiée de l’Irak en 2003 et, par conséquent, pour utiliser les mots de la Ligue arabe : « a ouvert les portes de l’enfer ».

Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné aux militaires américains de mener une attaque aérienne dévastatrice contre Bagdad, connue sous le nom de « choc et terreur ».

Le mouvement pour sa réhabilitation a débuté en avril 2013 et a coïncidé avec l’ouverture de sa bibliothèque présidentielle. Dans une interview donnée à cette époque, Bush a préparé le terrain pour sa deuxième venue avec un acte d’auto-justification. Il a déclaré qu’il restait « à l’aise avec le processus décisionnel » qui a conduit à l’invasion de l’Irak – celui qui l’a vu manipuler les services de renseignement quand ils ne lui disaient pas ce qu’il voulait entendre – et aussi « confortable » avec sa décision finale de lancer l’invasion.

« Je n’ai pas besoin de me défendre. J’ai fait ce que j’ai fait et à la fin l’histoire jugera », a-t-il déclaré.

Cette affirmation frivole, « l’histoire jugera » est souvent utilisée par des personnages au caractère douteux. « L’histoire » figure un avenir vague. Sa venue, qu’on dit inévitable, permet au protagoniste de fantasmer sur l’accomplissement de sa gloire personnelle, en s’exonérant des préoccupations éthiques du moment, lesquelles sont généralement majeures.

Ceux qui cherchent à réhabiliter George W. Bush veulent maintenant l’opposer à Donald Trump. On imagine qu’ils espèrent ainsi le présenter comme un républicain « modéré ». Ils prétendent que Bush était et est encore un gars très intelligent et analytique, plutôt que le simplet que la plupart d’entre nous soupçonnent.

En d’autres termes, malgré le lancement d’une guerre inutile et aux conséquences catastrophiques, il n’a jamais été aussi ignorant et dangereux que Trump. Selon lui et selon ses partisans, il a également été un grand défenseur de liberté de la presse, contrairement à Donald Trump. Cependant, quand il était président, Bush a décrit les médias comme une aide et les complices des ennemis de la nation. On peut certainement y lire une position parallèle à la description que Trump fait des médias : « l’ennemi du peuple américain ».

Mais tout cela fait partie d’une campagne de relations publiques et illustre le pouvoir de remodeler une réputation – créer une façade qui cache la réalité. Pour ce faire, vous devez « contrôler la preuve » – dans notre cas en l’ignorant. Dans cette entreprise, George W. Bush et ses partisans peuvent compter sur la coopération d’une grande partie des médias traditionnels. Ici pas de problème : la presse l’a déjà fait.

A l’exception d’un éditorial ici ou là, les médias traditionnels ont également contribué à la réhabilitation de Richard Nixon au milieu des années 80. Ces sortes de tours de passe-passe ne sont possibles que sur fond d’une ignorance publique généralisée.

Informations en vase clos

Les événements locaux permettent une enquête minutieuse. Nous avons généralement une compréhension plus ou moins précise du contexte local dans lequel les événements se déroulent, ce qui donne une possibilité de jugement critique. Au fur et à mesure que nous nous éloignons, à la fois dans l’espace et dans le temps, l’information devient moins fiable, pour la bonne raison qu’elle nous parvient par le biais d’autres personnes qui peuvent ou pas savoir de quoi elles parlent.

Le président George W. Bush en combinaison de vol après son atterrissage sur l’USS Abraham Lincoln pour donner son discours « Mission accomplie » sur la guerre en Irak le 1er mai 2003.

Notre société a peu ou pas de connaissance du contexte des événements étrangers, et il est donc facile pour ceux qui les signalent de leur appliquer des filtres selon un certain nombre de critères. Ce qui nous parvient, c’est une actualité personnalisée : des histoires conçues pour s’adapter aux préjugés politiques ou idéologiques préexistants. De cette façon, des millions et des millions d’esprits se limitent à des informations en vase clos, sur des sujets qui touchent souvent, parmi d’autres sujets importants, la guerre et ses conséquences.

Donc, qu’est-ce qui est susceptible d’avoir le plus d’influence sur un public américain replié sur sa propre localité : l’image réhabilitée de George W. Bush que les grands médias de la nation ont fait valoir à plusieurs reprises, ou les conséquences terribles de ses actions à l’étranger, rarement rapportées ?

Ce dilemme n’est pas exclusivement américain, et n’est pas spécifique à notre époque. Mais ses conséquences dangereuses sont un très bon argument contre l’ignorance généralisée qui permet de réhabiliter les criminels politiques, même quand leurs crimes condamnent les autres à continuer à souffrir.

Si les « remodeleurs » de réputation peuvent le faire pour George W. Bush, il y a peu de doute qu’un jour ce sera fait pour Donald Trump. La vie, si pleine de souffrance, est aussi pleine de telles absurdités.

Lawrence Davidson est professeur d’histoire à l’université West Chester en Pennsylvanie.

Source : Lawrence Davidson, Consortium News, 28-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

37 réponses à Le terrible héritage de George W. Bush, par Lawrence Davidson

Commentaires recommandés

Garibaldi2 Le 02 juillet 2017 à 02h51

G.W.Bush n’est rien d’autre qu’un criminel de guerre.

”Ces sortes de tours de passe-passe ne sont possibles que sur fond d’une ignorance publique généralisée.” Qu’attendre d’un peuple d’imbéciles bigots se prenant pour la crème du monde ?

  1. Fritz Le 02 juillet 2017 à 02h03
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    Quelle que soit notre position sur la peine de mort, nous souhaitons tous que le criminel Bush soit jugé et condamné. L’impunité américaine ne sera jamais une excuse.


  2. Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 02h30
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    Première constatation: ce que le public américain ne parviendra jamais à comprendre, c’est qu’aux quatre coins du monde, les gens connaissant fort bien la partie militaire du curriculum vitae de George W., cette photo de l’intrépide Commandant des Forces Armées Américaines “en combinaison de vol” n’a eu pour effet que de les faire éclater d’un rire à ce jour inextinguible!


  3. Garibaldi2 Le 02 juillet 2017 à 02h51
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    G.W.Bush n’est rien d’autre qu’un criminel de guerre.

    ”Ces sortes de tours de passe-passe ne sont possibles que sur fond d’une ignorance publique généralisée.” Qu’attendre d’un peuple d’imbéciles bigots se prenant pour la crème du monde ?


    • Partance Le 02 juillet 2017 à 04h04
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      Hélas, c’est à ce peuple d’imbéciles qu’on a donné les clés d’une voiture qu’ils ne savent pas conduire.


    • some Le 02 juillet 2017 à 11h56
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      > Qu’attendre d’un peuple d’imbéciles bigots se prenant pour la crème du monde ?

      Si tu ne t’occupes pas de ton peuple, il s’occupera de toi.

      Vous n’avez pas le choix d’accepter ce peuple, vous pouvez choisir ce que vous en faites, ou ce qu’il fera de vous. Cette manière de vous en distancier, amha, vous assure l’insatisfaction par la voie de la répétition pathétique des erreurs passées.


  4. Caliban Le 02 juillet 2017 à 03h39
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    Intéressant point de vue, celui d’un historien observant la construction (nécessairement biaisée) de la mémoire.

    Un parallèle me vient à l’esprit : celui des peuples autochtones d’Amérique. Là aussi les bactéries ont accompagné le plomb des armes pour exterminer une population. Les Etats-Uniens ont pu mettre sous le tapis cette histoire grâce à Hollywood et ses westerns.

    Pour pouvoir mettre sous le tapis le génocide irakien (plus d’1 million de morts directs et indirects), Hollywood aura besoin de blanchir les Bush. Le détergeant Trump n’y suffira pas, il va falloir frotter très très fort.


    • some Le 02 juillet 2017 à 12h04
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      AMHA, il faudra attendre la fin de cette séquence historique pour constater comment la désinformation se sera sortit de ce guêpier là, ou pas.
      (je crois comprendre que nous sommes dans un séquence de re modélisation du monde arabe)
      (la vitesse de l’information étant tellement plus rapide, sont contrôle tellement plus diffus, qu’il soit possible que leurs désinformation au long cours échoue cette fois ci)

      Durant la 2nde guerre mondiale, les deux bombes furent de véritables actes de génocide, cependant, ces deux explosions apparaissent comme justifiées (par extension, acceptable) pour un quidam moyen, et il citera d’autres évènement pour justifier l’horreur de cette guerre.
      Des évènements très horribles, ce n’est pas un concours, mais l’horreur des horreurs qui changea le monde, gratuitement, sans aucune autre justification que le pouvoir (même pas sa conquête), selon moi, ce sont ces deux bombes.


    • Barbier Le 03 juillet 2017 à 11h57
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      2,3 films pour se désintoxiquer de la doxa ambiante sur les indiens et l’histoire américaine…La porte du paradis, josey wales hors la loi, little big man…..Mais je vous préviens, c’est beau, poignant et très triste à la fois…..


  5. Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 03h45
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    Sur cet héritage criminel, voir:

    1. “Le médecin, l’uranium appauvri et les enfants qui meurent” (6 épisodes)

    http://thebestdocumentaries.com/doctor-depleted-uranium-dying-children/

    2. “L’uranium appauvri”, par le docteur Rokke

    https://m.youtube.com/watch?v=6RiwowGOKIU

    3. Albright, mort de 500.000 enfants irakiens: “ce prix valait d’être payé”

    https://m.youtube.com/watch?v=4iFYaeoE3n4


  6. amer Le 02 juillet 2017 à 05h00
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    Pour l’Histoire justement voici un documentaire incontournable à voir et telecharger pour comprendre de l’intérieur comment tout cela a commencé :

    https://vimeo.com/21073557


    • Ezra Le 02 juillet 2017 à 11h32
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      merci pour ce lien – il s’agit de Farenheit 911 – qui existe en français : https://vimeo.com/16049739


      • amer Le 02 juillet 2017 à 22h46
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        Merci à toi Ezra, je vois que mon lien est en espagnol; à 5h du matin et après une soirée festive je n’ai pas vérifié la version. En tout cas, c’est un docu à voir et revoir pour saisir toute la dimension de la manipulation des esprits par l’équipe de Bush qui n’a pas hésité à affirmer en parlant de Saddam et “il a même faillit tué mon père”…Le cons ça ose tout mais Bush est loin de l’être…


    • some Le 02 juillet 2017 à 12h06
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  7. Alain Le 02 juillet 2017 à 05h02
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    L’histoire de tous les grands pays est encombrée de dirigeants qui ont considéré la guerre et son cortège de souffrances comme un moyen légitime d’arriver à leurs fins. L’histoire a deux réactions a posteriori:
    – occulter cette face sombre pour ne mettre en exergue que les résultats “positifs” (pour leur pays car pour les autres …), pour la France on peut en citer beaucoup comme Louis XIV, Napoléon ou même Clémenceau qui préférait continuer la tuerie jusqu’au bout plutôt que de conclure une paix blanche
    – tout mettre à charge d’une petite clique au pouvoir en occultant les grands rassemblements populaires, on peut citer Hitler, Mussolini et d’autres.


  8. Kiwixar Le 02 juillet 2017 à 06h02
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    Dans mon esprit, “W” ouvre l’ère de l’inculpabilité des dirigeants (s’ajoutant à l’infaillibilité du pouvoir US, deux concepts importants développés par Dedefensa.org). Cette infantilisation est soit dans l’ère du temps (générations soixanthuitardes au pouvoir), ou bien un objectif politique (infantiliser les populations pour les contrôler). “W” a soutenu mordicus qu’il avait tout bien fait, une posture qui a ensuite été reprise par tous les dirigeants occidentaux, quelque soient leurs erreurs (Lybie, Syrie, etc).

    Coïncidence ou pas, l’image de “W” du 11 septembre dont on se souvient, c’est sa trogne pétrifiée en train de lire un livre pour enfant dans une maternelle.


    • Garibaldi2 Le 02 juillet 2017 à 08h24
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      La génération soixantehuitarde aux USA vous rappelle qu’elle est descendue dans la rue contre la guerre du Viêt Nam et qu’il y a eu des morts.


      • Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 12h55
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        Elle a même récidivé encore plus massivement, avec femmes, enfants et personnes âgées, contre la guerre en Irak, dans certains cas par – 40 degrés. Les forces dites de l’ordre n’osaient même pas sortir de leurs véhicules, moteurs en marche…

        Cela dit, “Empire As A Way of Life” (William Appleman Williams) en toute impunité a précédé de longtemps W., qui ne fut lui-même que le début de rien.


  9. Nerouiev Le 02 juillet 2017 à 06h46
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    En dehors de toute justification ou non de déclaration de guerre, on voit qu’il y avait surtout une volonté franche de détruire la population civile au service d’un plan totalement criminel de domination au MO. Le cri du cœur de Albright est assez explicite à ce sujet.


    • Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 13h11
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      N’ayons pas peur des mots. Cette volonté de détruire les populations à un nom, qui est “génocide”.


  10. bluetonga Le 02 juillet 2017 à 10h29
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    Bof, GW Bush n’aura de toute évidence été qu’un homme de paille. Le brûler en place publique ne changera rien à l’état du monde tant que les marionnettistes de l’état profond US continueront de tirer les ficelles. Le vrai problème est celui d’une nation-continent hypertrophiée livrée à la dictature du néo-libéralisme, incontournable à défaut d’être indispensable, mortellement égotiste. C’est un univers dirigé par une clique d’épiciers carnassiers dont l’économie repose sur l’usure et sur la guerre coloniale. Un univers où faits et vérité s’estompent, où narrative et propagande l’emportent systématiquement sur bon sens et réflexion. Les vieux sages s’y époumonent en vain et leur implacable lucidité n’y peut rien changer:

    http://www.zerohedge.com/news/2017-06-30/paul-craig-roberts-asks-why-has-washington-been-war-16-years

    https://www.rt.com/usa/394949-chomsky-says-us-racing-toward-precipice-trump/

    C’est bien ça le plus effrayant.


  11. Nadine Le 02 juillet 2017 à 10h31
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    1984 c’est la réécriture de l’Histoire. Et ce qui se passe actuellement n’est finalement pas si étonnant que ça. (Même si c’est scandaleux !)
    Nos livres scolaires en sont pleins, en France tout autant, preuves de la complicité inconsciente ou non des éditeurs et de la plupart des enseignants avec eux.
    Il existe fort heureusement des historiens, des sociologues, des philosophes, des journalistes, des romanciers, etc, et des enseignants, qui rament dans l’autre sens pour tenter de maintenir l’esprit critique bien vivant et surtout rétablir la vérité sur des événements passés… La responsabilité nous incombe tous, je pense, et les seuls dirigeants ne pourraient rien sans le soutien des populations. Bien entendu c’est diffficile d’aller à contre-courant !
    Je me permets de préciser que je suis enseignante en milieu primaire ( sans ironie 😉


  12. Ovni de Mars Le 02 juillet 2017 à 11h03
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    Massacre de la population de Corée du Nord : impunité des criminels de guerre nord-américains
    Massacre de la population au Vietnam : impunité des criminels de guerre nord-américains
    Crimes de guerre et embargo mortel en Irak : impunité des criminels de guerre nord-américains
    Etc,

    Les nazis allemands furent jugés à Nuremberg, leurs crimes exposés, les Allemands ont arrêté net leur impérialisme guerrier. A quand l’équivalent pour les criminels de guerre nord-américains ?


    • some Le 02 juillet 2017 à 12h13
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      étant donné que “ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire”, que l’histoire est faite de pièce de théatre +/- réaliste tel que nuremberg, alors il est possible de constater que l’amérique étant le grand vainqueurs des guerres sur tous les continents et tous les plans, est le grand écrivain de l’histoire, donc le metteur en scène des faits historique, donc il ne fera pas de nuremberg bis.


    • Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 12h32
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      Solutions:

      1. Tribunal impérial permanent et contraignant sur les crimes de guerre et contre l’humanité commis par l’Empire. (peu probable…)

      2. Tribunal international permanent et contraignant sur les crimes de guerre et contre l’humanité commis par l’Empire. (peu probable…)

      3. À l’initiative et sous la direction de sommités internationales reconnues pour leur intégrité, Tribunal international permanent sur les crimes de guerre et contre l’humanité commis par l’Empire. Un précédent remarquable et dévastateur existe, le Tribunal Russell sur ces crimes commis au Vietnam et la documentation qu’il a léguée à l’humanité et à l’Histoire.

      Consulter:

      “Against the Crime of Silence: Proceedings of the Russell International War Crimes Tribunal”,
      sous la direction de John Duffett.

      https://www.amazon.fr/Against-Crime-Silence-Proceedings-International/dp/0950030031

      Cette fois-ci, parmi les sommités françaises du jour, quelqu’un se portera-t-il bientôt volontaire?


    • Sandrine Le 02 juillet 2017 à 13h24
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      Les allemands n’ont pas “arrêté net” leur impérialisme guerrier. Ils ont été incorporés à l’impérialisme guerrier américain.
      Si on a jugé quelques criminels à Nuremberg, c’était surtout pour tracer une frontière entre les crimes des uns et des autres. Nuremberg, c’était une sorte de grand messe sacrificielle…. Un peu comme les anciens Celtes tuaient leur roi quand il y avait une mauvaise récolte à cause de la météo ou une défaite militaire.

      N’oublions jamais que les dirigeants seuls ne peuvent rien: ils ne peuvent perpétrer leur crimes que parce qu’ils bénéficient de la complicité active et passive du groupe tout entier.


  13. GLEB Le 02 juillet 2017 à 11h28
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    Nous sommes absolument d’accord. Mais si les Nord américains pouvaient rester chez eux … mettre des murs autour de leur frontière, se tirer dessus entre eux … le reste du monde vous en serait plus reconnaissant.
    Sur ce site francophone, nous faisons simplement remarquer que les Nord américains “jouent” à la guerre bien loin de chez eux .. et que les raisons de leurs interventions sont juste d’orde économique.
    Nous ne considérons pas les Nord américains comme des idiots, loin de là .. mais comme de cyniques impérialistes aux méthodes mafieuses, brandissant l’étendard des “droits de l’homme et de la démocratie” pour mieux asservir le reste du monde.


    • Sandrine Le 02 juillet 2017 à 11h47
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      Est-ce que vous connaissez des guerres dont les raisons ne sont pas économiques ?


    • Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 13h26
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      Les raisons ne sont pas uniquement économiques mais, de l’aveu même de l’Empire, géopolitiques et globales: “full spectrum dominance” (domination mondiale absolue à tous les égards).


  14. some Le 02 juillet 2017 à 11h52
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    > …les médias traditionnels ont également contribué à la réhabilitation de Richard Nixon au milieu des années 80. Ces sortes de tours de passe-passe ne sont possibles que sur fond d’une ignorance publique généralisée.

    Exactement la même chose est arrivée avec le président trueman, cf une autre histoire de l’Amérique, Oliver Stone, ep 1 et 2


  15. some Le 02 juillet 2017 à 12h08
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    et pendant ce temps la, texaco vendait du pétrole a hitler.


  16. Toff de Aix Le 02 juillet 2017 à 13h33
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    La réalité de toutes ces guerres, de toutes ces invasions, de tous ces meurtres de masse légalisés en “guerre pour la démocratie” c’est juste la prédation des ressources, au premier rang desquelles le pétrole. Irak, mais aussi Cuba, lybie, Venezuela, Égypte, Indonésie, Équateur, et aujourd’hui Syrie (et demain, espèrent-ils, russie et iran..) et j’en oublie des dizaines… Furent et sont les victimes de ces rapaces qui n’en auront jamais assez.

    Lire l’excellent ouvrage de Mathieu auzanneau, “or noir”, qui retrace bien l’épopée du clan bush et consorts, et de tous ces prédateurs qui ont mis en coupe réglée les ressources petrolifères mondiales, et déclenché les principaux soubresauts historiques du monde contemporain.
    Nb : plusieurs nazis, et pas des moins coupables, furent purement et simplement soit financés par les grands industriels US avant et pendant la guerre, soit exfiltrés voire amnistiés par l’administration US en vue de réutiliser leurs précieux savoir et brevets….


    • Ellilou Le 02 juillet 2017 à 22h14
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      A lire et à relire “Une Histoire Populaire des États-Unis” d’Howard Zinn (existe aussi en bédé “une histoire populaire de l’empire américain”)


    • fanfan Le 06 juillet 2017 à 23h07
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      A lire aussi “THE HALLIBURTON AGENDA The Politics of Oil and Money” DAN BRIODY JOHN WILEY & SONS, INC.
      Dick Cheney est nommé, en 1995, à la tête de la société Halliburton : cinq ans avant son arrivée, les prêts accordés à la société et appuyés par l’État s’élevaient à 100 millions de dollars, pour atteindre 1,2 milliards à son départ.


  17. Louis Robert Le 02 juillet 2017 à 13h41
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    LDC, en démocratie, le peuple est pleinement responsable des initiatives prises, en son nom, par les personnes qu’il a élues pour le représenter. Cela est d’autant plus vrai au cœur de l’Empire (USA), là où l’on parle presqu’exclusivement de politique américaine jour et nuit. Le temps est venu de prendre vos responsabilités, LDC. — Take full responsibility, friend! For decades now, innumerable war crimes and crimes against humanity have been committed by the Empire, with the complicity of the American people. The entire world knows.


  18. Chris Le 02 juillet 2017 à 14h53
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    Le plan Marshall fut une aubaine autant pour l’économie US que sa prochaine domination…
    Save from starvation ? Un effet collatéral !


  19. Christian gedeon Le 02 juillet 2017 à 15h06
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    Hohoho…donc juste le Bush comme éventuel criminel de guerre….c’est une plaisanterie je suppose….des dizaines de pays l’ont suivi…pas criminels de guerre ceux là ?


  20. krystyna hawrot Le 02 juillet 2017 à 15h55
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    C’est pour cela que la Yougoslavie de Tito à jugé les criminels de guerre nazis immédiatement des 1945 sans attendre Nuremberg, ceux que les partisans avaient attrapés sur leur territoire. Il y a une exposition nouvelle et très forte sur ce tribunal yougoslave au Musée de la Yougoslavie, Mausolée de Tito à Belgrade.


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