Source : Glenn Greenwald, The Intercept, 19-05-2017

 

Les procureurs suédois ont annoncé ce matin qu’ils avaient clôturé leur enquête commencée il y a 7 ans sur Julian Assange pour crimes sexuels, et retiré leur mandat d’arrêt du 20 août 2010 contre lui. La procureure générale Marianne Ny, a déclaré durant une conférence de presse ce matin (voir photo ci-dessous), que les enquêteurs ne sont arrivés à aucune conclusion sur sa culpabilité ou son innocence, mais que, néanmoins, ils retiraient l’accusation car « toutes les perspectives de poursuite de cette enquête dans les circonstances actuelles sont épuisées » et que donc « il n’est plus approprié de garder un mandat d’arrêt contre Julian Assange en son absence ».

La procureure générale Marianne Ny parle durant sa conférence de presse à Stockholm le 19 mai 2017. La plus haute procureure de Suède a dit vendredi qu’elle laissait tomber, au bout de presque 7 ans, l’enquête sur une plainte pour viol contre le fondateur de Wikileaks Julian Assange. Photo: Maja Suslin/TT News Agency/AP

Il y a presque 5 ans – en juin 2012 – la Cour suprême du Royaume Uni rejetait le dernier recours légal d’Assange contre son extradition vers la Suède. Quelques jours après, Assange entrait dans l’ambassade d’Équateur à Londres, et deux semaines plus tard, il recevait officiellement l’asile du gouvernement équatorien. Il est resté dans cette petite ambassade depuis lors, sous la menace d’une arrestation immédiate par la police britannique s’il essayait de sortir. Pendant des années, la police britannique a dépensé des sommes énormes pour maintenir autour de l’ambassade une surveillance 24/24, et bien qu’elle ait réduit sa présence en 2015, elle continuait à faire clairement comprendre qu’il serait arrêté sur le champ s’il essayait de sortir.

En février de l’année dernière, un groupe de représentants des Droits de l’Homme des Nations Unies a officiellement conclu que le gouvernement britannique violait les droits d’Assange en le « détenant arbitrairement », et a appelé à sa libération. Mais le gouvernement du Royaume-Uni a immédiatement rejeté les conclusions des Nations Unies et a fait vœu de les ignorer.

La justification de l’Équateur pour garantir le droit d’asile à Assange a souvent été ignorée. Les responsables équatoriens, de même que les soutiens d’Assange, ont toujours insisté sur leur désir de voir aboutir l’enquête suédoise, et promettaient qu’Assange prendrait le premier avion pour Stockholm si la Suède lui donnait l’assurance de ne pas l’extrader aux États-Unis pour répondre aux accusations liées à la publication de documents par Wikileaks. C’est le refus de la Suède de donner de telles garanties – et la peur des Équatoriens qu’Assange finisse par être poursuivi par les États-Unis – qui a été la base de l’octroi du droit d’asile.

Après avoir refusé pendant des années les propositions d’Assange de l’interroger à l’intérieur de l’ambassade, les procureurs suédois ont finalement accepté en novembre dernier. Mais les derniers espoirs de la Suède de faire avancer l’affaire, semblent s’être évaporés le mois dernier, quand le candidat du parti au pouvoir en Équateur, Lenin Moreno, a gagné avec une courte avance sur son opposant de droite, qui avait juré de supprimer le droit d’asile d’Assange.

Avec le nouveau président, qui a indiqué que le droit d’asile d’Assange serait prolongé indéfiniment, il ne restait virtuellement plus rien à faire pour les procureurs. En entendant la nouvelle, Assange, sur son compte Tweeter ce matin, a posté une photo de lui souriant.

Mais cette célébration cache des aspects ironiques. Le plus évident est que le danger juridique qui pèse sur Assange est probablement plus grand que jamais.

Presque immédiatement après la décision des procureurs suédois, la police britannique a annoncé qu’elle arrêterait néanmoins Assange, s’il essayait de quitter l’ambassade. La police a déclaré que Assange était toujours recherché pour « ne pas s’être livré » – c’est-à-dire pour ne pas avoir fourni des éclaircissements après le mandat d’arrêt de 2012, et avoir à la place trouvé refuge à l’ambassade d’Équateur. La police britannique a pris note cependant que ce délit présumé était « bien moins sérieux » que le crime ayant motivé le mandat d’arrêt originel, et que donc, la police ne « consacrera qu’un niveau de ressources proportionné à cette infraction ».

Une présence fortement réduite de la police pourrait éventuellement impliquer qu’Assange aurait la possibilité de quitter l’ambassade sans être détecté ni arrêté. Tous les indices contredisent toutefois cette hypothèse.

Il y a seulement quelques semaines, le directeur de la CIA de Trump, Mike Pompeo, a prononcé un discours violent et menaçant à l’encontre de Wikileaks, avançant que « nous devons reconnaître que nous ne pouvons pas plus longtemps permettre à Assange et à ses collègues la possibilité d’utiliser les valeurs de la liberté d’expression contre nous ». Le directeur de la CIA a promis de mettre sa menace à exécution : « Leur laisser l’espace pour nous briser avec des secrets malhonnêtement divulgués est une perversion de la finalité de notre grande Constitution. Cela suffit à présent. »

Quelques jours plus tard, le procureur général Jeff Sessions a fortement suggéré que le Département de la Justice poursuive Assange et Wikileaks pour espionnage, en lien avec la publication par le groupe de documents confidentiels. Les fonctionnaires de Trump ont alors commencé à lâcher à des chaînes d’informations comme CNN que « les autorités américaines préparaient des accusations aux fins d’arrêter le fondateur de Wikileaks Julian Assange. »

Pendant des années, le Département de Justice d’Obama a étudié dans tous les sens la possibilité de poursuivre Wikileaks et Assange, et même de convoquer un grand jury qui citerait de nombreux témoins. Alors que le Département de la Justice d’Obama a refusé de dire s’ils avaient clôturé l’enquête – ce qui fait que l’Équateur a continué à avoir peur de poursuites – les fonctionnaires d’Obama ont fermement indiqué qu’il n’y avait pas moyen de poursuivre Wikileaks sans poursuivre également les organes d’information qui ont publié les mêmes documents, ou au moins sans créer un précédent qui mettrait en danger le Premier amendement sur la liberté de la presse. Comme le rapportait le Washington Post en 2013 :

D’après des fonctionnaires américains, le Département de la Justice a quasiment conclu qu’il ne porterait pas d’accusations contre le fondateur de Wikileaks Julian Assange pour la publication de documents classifiés, en raison de l’avis des légistes du gouvernement qu’il ne pourrait pas le faire sans poursuivre aussi les organes d’informations et les journalistes américains.

Le même article notait que « les fonctionnaires insistent sur le fait qu’aucune décision officielle n’a été prise, et qu’un grand jury enquêtant sur Wikileaks n’est toujours pas constitué ». Il semble que sous Obama, la poursuite en justice était hautement improbable. En fait, le mois dernier, en réponse à ma dénonciation de la menace de Pompeo et le danger qu’elle faisait courir à la liberté de la presse, l’ancien porte-parole du Département de la justice d’Obama, Matthew Miller, a tweeté ceci :

@ggreenwald c’est vide aussi. Le département de la Justice sait qu’il ne peut pas gagner un procès contre quelqu’un qui a juste publié des secrets

— Matthew Miller (@matthewamiller) April 13, 2017

Mais l’administration Trump – si du moins quelqu’un croit en ses nombreuses menaces et déclarations – ne semble pas entravée par ces problèmes. Elle apparaît déterminée à poursuivre Wikileaks, qui a publié cette année un grand nombre de documents secrets piratés de la CIA .

Les groupes pour la liberté de la presse, de même que les ACLU et certains journalistes, tels que Margaret Sullivan, du Washington Post, ont averti sur les graves dangers que de telles poursuites poseraient aux médias à travers le monde. Mais cela semble un obstacle peu convaincant pour une administration qui a fait comprendre qu’elle considérait la Presse comme une ennemie.

Poursuivre Wikileaks créerait un dangereux précédent que l’administration de Trump utiliserait sûrement pour cibler les entreprises de presse. https://t.co/mlih1bcyR1

— ACLU National (@ACLU) April 21, 2017

En effet, Sessions lui-même a refusé d’exclure la possibilité que la poursuite d’Assange puisse conduire à la poursuite pénale d’autres organes d’information qui publient des documents confidentiels.Le principal candidat deTrump pour remplacer James Comey au poste de directeur du FBI, Joe Lieberman, appelle depuis longtemps à la poursuite non seulement de WikiLeaks, mais aussi des médias tels que le New York Times, qui publient les mêmes informations confidentielles. Et des sources anonymes ont récemment affirmé au New York Times que lorsque Trump a rencontré Comey au début de son mandat, le nouveau président des États-Unis a expressément posé des questions sur la possibilité de poursuivre les organes de presse.

La fin des poursuites suédoises est, en un sens, une bonne nouvelle pour Assange. Mais il est douteux que cela change sa capacité à sortir de l’ambassade dans un avenir proche. Au contraire, étant donné l’apparente détermination de l’administration Trump à le mettre dans une cellule de prison aux États-Unis pour le « crime » d’avoir publié des documents, sa liberté semble plus lointaine encore qu’en 2010, au moment où l’affaire suédoise a commencé.

Photo du haut : Julian Assange à l’ambassade d’Équateur à Londres le 2 mai 2016.

Source : Glenn Greenwald, The Intercept, 19-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

18 réponses à La Suède retire son mandat d’arrêt contre Julian Assange, mais il est toujours confronté à un sérieux danger juridique. Par Glenn Greenwald

Commentaires recommandés

John B Le 22 juin 2017 à 09h28

Une honte totale pour nos pays soit-disant “droit-de-l’hommiste”.

Comme le disait Juan Branco, Julian Assange(tout comme Snowden) a risqué sa vie pour, entre autre, avertir la France que TOUTE la caste politique élitiste était espionnée par la NSA H24(sans parler des entreprises), ce qui a permis de prendre certaines mesures. Ce mec mérite au minimum la reconnaissance et la gratitude de la France(pas la légion d’honneur, qui est plus une honte qu’autre chose). Mais non, au contraire, en tant que larbin des états-unis, il n’y a aucune possibilité de leur offrir l’asile politique pour les services rendus à la nation. Au contraire, ce pays si larbinisé est même capable d’intercepter un avion présidentiel étranger parce qu’on le soupçonne d’abriter un de ces héros … tout ca pour obéir aux ricains.

C’est pathétique. Julian Assange est un prisonnier politique européen dont on ruine la vie pour le faire payer d’avoir rendu service à nos pays. C’est une honte totale.

  1. Suzanne Le 22 juin 2017 à 06h38
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    “Quelque chose à dire? Un monument au courage” du sculpteur Davide Dormino :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Anything_to_Say%3F
    (Assange, Snowden, Manning)


  2. René Fabri Le 22 juin 2017 à 09h23
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    L’Equateur est un pays que je ne connais que de nom. Mais il est extraordinaire que cette petite nation pauvre arrive à accorder le droit d’asile à Assange, alors que la France, pays historique des droits de l’homme et possédant l’arme atomique, n’arrive pas à résister à des pressions étrangères.


    • Charles-de Le 22 juin 2017 à 10h24
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      Encore heureux que de petits pays existent et résistent .
      A quand une opération style Afghanistan, Irak ou Lybie, sans parler du Chili ou du Guatemala et j’en oublie ?
      QUI est le plus coupable ? Celui qui dénonce des saloperies, celui qui les publie ou celui qui les a FAITES ?


    • Fritz Le 22 juin 2017 à 10h31
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      La France n’est plus un pays, et d’ailleurs l’histoire de France est largement évacuée des programmes scolaires.
      La France est une province obéissante de l’UE, et nos dirigeants le montrent avec fierté en associant systématiquement le tricolore au drapeau européen.

      Imaginez l’élection en France d’un président prénommé “Lénine”, comme Lenin Moreno en Équateur…


    • Xavier Le 22 juin 2017 à 14h49
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      D’après Juan Branco, François Hollande aurait entamé des négociations afin d’accorder à Assange le droit d’asile sur le sol français.
      Malheureusement, il aurait échangé là-dessus par sms (non sécurisés), et se serait fait tapé sur les doigts par les USA.

      Source: https://youtu.be/uBaAvHxdShw


    • koikoi koi Le 23 juin 2017 à 00h04
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      Pour comprendre pourquoi nous sommes nombreux à ne pas “connaître” l’Équateur, regardez le documentaire “les ânes ont soif” (en prolongement des “Nouveaux Chiens de garde”)


  3. John B Le 22 juin 2017 à 09h28
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    Une honte totale pour nos pays soit-disant “droit-de-l’hommiste”.

    Comme le disait Juan Branco, Julian Assange(tout comme Snowden) a risqué sa vie pour, entre autre, avertir la France que TOUTE la caste politique élitiste était espionnée par la NSA H24(sans parler des entreprises), ce qui a permis de prendre certaines mesures. Ce mec mérite au minimum la reconnaissance et la gratitude de la France(pas la légion d’honneur, qui est plus une honte qu’autre chose). Mais non, au contraire, en tant que larbin des états-unis, il n’y a aucune possibilité de leur offrir l’asile politique pour les services rendus à la nation. Au contraire, ce pays si larbinisé est même capable d’intercepter un avion présidentiel étranger parce qu’on le soupçonne d’abriter un de ces héros … tout ca pour obéir aux ricains.

    C’est pathétique. Julian Assange est un prisonnier politique européen dont on ruine la vie pour le faire payer d’avoir rendu service à nos pays. C’est une honte totale.


  4. Charles-de Le 22 juin 2017 à 10h26
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    Apparemment, la police sait mettre bien plus de moyens pour surveiller Assange que pour surveiller les terroristes.


  5. Dominique Le 22 juin 2017 à 10h47
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    « Mais les derniers espoirs de la Suède de faire avancer l’affaire, semblent s’être évaporés le mois dernier, quand le candidat du parti au pouvoir en Équateur, Lenin Moreno, a gagné avec une courte avance sur son opposant de droite, qui avait juré de supprimer le droit d’asile d’Assange. »

    On ne se moquerait pas du lecteur ici ? Est-ce que le droit d’asile supprimait pour Assange frait vraiment plus « faire avancer l’affaire » que venir l’interroger à l’ambassade comme il le demandait. La réalité, c’est que la « justice » suédoise a tout fait pour ne surtout pas faire avancer l’affaire.


  6. Dominique Le 22 juin 2017 à 10h50
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    « Mais il est douteux que cela change sa capacité à sortir de l’ambassade dans un avenir proche. Au contraire, étant donné l’apparente détermination de l’administration Trump à le mettre dans une cellule »

    Si après ça on n’a pas compris qui fait la police en grande Bretagne…
    Est-ce pareil en France ?


  7. antoniob Le 22 juin 2017 à 11h41
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    Greenwald oublie de signaler que les Etat-Unis n’ont strictement aucune juridiction sur Assange. Le pire est dans la manière dont tout un tas de pays sont devenus de facto colonies américaines en collaborant volontairement et pro-activement.


  8. Raoul Le 22 juin 2017 à 12h12
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    Toute cette affaire n’est vraiment pas glorieuse pour les prétendues démocraties occidentales. Honte à la Suède qui n’a jamais cherché dans cette affaire à faire respecter la justice et s’est comportée comme l’absolu larbin des États-Unis.

    Quant au Royaume-Uni, bien que les poursuites sont finalement abandonnées par la Suède, elle s’acharne alors même que l’ONU s’est émue du sort fait à Assange (https://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=36574). Ils sont encore plus larbins que les suédois pour le coup puisque le mandat européen lancé par la Suède est abandonné.

    Assange est, de fait, condamné à perpétuité pour avoir osé révéler les turpitudes de l’Empire et il s’agit, par cet acharnement, de dissuader quiconque de suivre son exemple. Et quand on voit finalement le peu d’effet que ses actions peuvent avoir auprès des populations anesthésiées, on comprend qu’il faudra désormais un altruisme frisant la stupidité pour se risquer à suivre la voie ouverte par Assange ou Snowden.


  9. Kaemo Le 22 juin 2017 à 12h57
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    Outre la situation de Assange, ce qui m’attriste dans cette affaire ce sont les médias.

    “Les groupes pour la liberté de la presse, de même que les ACLU et certains journalistes, tels que Margaret Sullivan, du Washington Post, ont averti sur les graves dangers que de telles poursuites poseraient aux médias à travers le monde. Mais cela semble un obstacle peu convaincant pour une administration qui a fait comprendre qu’elle considérait la Presse comme une ennemie.”

    Ils ont bien raison de s’insurger quant aux risques que ferait courir cette condamnation sur la liberté d’expression. Cependant, cela fait bien 10 mois que la majorité des médias crachent à la figure de Trump sans remords et ils s’étonnent que le monsieur soit rancunier. A force de jouer avec le feu…


  10. Arcousan09 Le 22 juin 2017 à 13h38
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    Comment se débarrasser de son chien si ce n’est en l’accusant d’avoir la rage …… ou bien en langage clair de “crime sexuel” ou autres billevesées pour cervelles lisses et parfaitement conditionnées


  11. STOP Le 22 juin 2017 à 15h56
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    La messe est dite, je le répète pour ceux et celles qui ne mesurent pas encore l’ampleur des enjeux actuels.

    S’en prendre aux messagers, c’est une histoire aussi vielle que notre monde, ça ne sert pas à grand-chose, cela ne jamais détourné le sens profond d’une cause malheureuse.

    Nous sommes en guerre, nous avons perdu bon nombre de batailles, et nous allons faire la bêtise ultime, Macron a tous les profils pour cela.

    Et nous perdons ! Oui, nous avons déjà des pertes énormes . Pourquoi ? Parce que les guerres ont changé de nature, que les bombes ne sont plus adaptées, que l’économie a changé son business modèle, que les communications ont bousculer nos langages, que la foi des uns, c’est aussi l’arme des autres, que nous sommes dans une société complexe qui ne mesure plus les conséquences qu’elle induit et préfère casser les thermomètres au lieu de revenir sur les causes profondes de nos dysfonctionnements actuels, … , …

    Alors soyons clair, nous allons subir dans les mois qui viennent des perturbations d’une ampleur non mesurable, suite logique aux mouvements passés et actuels et nos réactions seront déterminantes pour notre évolution occidentale.

    Assange, Snowden et des millions d’autres ont fait leurs jobs et nous servent essentiellement aujourd’hui à mesurer le degré de cynisme de notre fabuleuse société dite “civilisée”.

    Oui, nous allons faire une grosse bêtise, parce que nous sommes incapables de saisir le fond de notre déchéance, c’est ce que nous apprends tous les lanceurs d’alertes : nous ne changeons toujours pas, malgré les preuves accablantes de nos dysfonctionnements et nous nous croyons encore et toujours les plus forts, les plus malins sur des sujets que nous ne maîtrisons plus.

    Une Nième fois: STOP à nos dérives irresponsables, nous avons le monde le plus merveilleux qui nous soit possible d’imaginer, et si nous fermons toujours les yeux, c’est que nous n’avons plus besoin de les ouvrir.


  12. RGT Le 22 juin 2017 à 18h47
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    J’ai la certitude que nous devrions créer un nouvel indicateur de “démocratie” dans le monde.

    Indicateur basé sur les documents transmis par Wikileaks et les autres sites “immondes” qui nous offrent une vision claire des gouvernements les plus “démocratiques”.

    En tête bien sur il y a “Le Pays Suprême”, suivi par son cortège de “Démocraties Irréprochables”.

    Par contre, j’aimerais savoir quel est le nombre de documents “ignobles” provenant de la Libye de l’infâme Kadhaffi (heureusement disparu pour le bonheur des libyens)…

    Ou des fuites concernant la Syrie de “Bachar le Boucher”, de la Russie du “Tsar Sanguinaire”, etc…

    C’est quand-même étrange cette absence d’informations.

    Sûrement parce que ce sont des dictatures infâmes qui font disparaître TOUS les lanceurs d’alerte bien avant qu’ils ne puissent envisager de porter à notre connaissance les pratiques abjectes de ces pays honnis.


  13. SanKuKai Le 22 juin 2017 à 18h48
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    Depuis toujours J. Assange clame que cette affaire Suédoise est une excuse pour le faire arrêter et extrader aux USA.
    Maintenant que l’affaire n’existe plus, les autorités veulent quand même le faire arrêter.
    Au final, Il gagne toute la crédibilité que les autorités (britaniques notamment) sont en train de perdre.


  14. RV Le 23 juin 2017 à 20h39
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    Et pendant ce temps la France s’apprête à faire entrer dans le droit commun une bonne partie de l’état d’urgence.
    Qui sont donc nos contemporains qui se livrent à la chimère Macron ?


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