Source : Jacques Sapir, 18/06/2017

Il semble bien que l’abstention ait atteint un record historique pour le 2ème tour des élections législatives. Avec entre 56% et 57%, l’abstention franchit un seuil historique. Ce niveau met en doute la représentativité de l’Assemblée, alors même que se dessine une large majorité pour La République en Marche, et ce sans compter le MODEM. Il fragilise le pouvoir d’Emmanuel Macron, alors que ce dernier, avec son Premier ministre, entend mettre en œuvre des réformes extrêmement brutales. Ce taux d’abstention montre que la crise politique latente en France depuis le milieu du mandat de François Hollande n’est pas terminée. Même si elle ne peut s’exprimer dans un vote, elle va continuer à corroder la société et elle s’exprimera à la moindre des occasions.

Une gigantesque abstention

Il s’agit donc d’un niveau inouï de l’abstention. Ce niveau l’est à deux titres. Tout d’abord par le chiffre atteint, près de 8 points de plus que lors du 2ème tour des élections législatives de juin 2012. Il l’est aussi parce que les électeurs n’ont pas voulu inverser le mouvement du 1er tour, ou l’abstention avait déjà été très importante, atteignant 51,3%. Quand en 1981, en 1988, voire en 1997, le taux d’abstention avait été élevé (pour l’époque) au 1er tour, les électeurs avaient corrigé lors du 2ème tour.

On constate que l’abstention monte régulièrement depuis 2002, c’est à dire depuis qu’est entrée en vigueur la modification constitutionnelle ramenant le mandat du Président de la République à 5 ans, et faisant de lui, en réalité, le chef de la majorité parlementaire. Mais, dans cette tendance, ce 2ème tour du 18 juin 2017 marque une véritable rupture, par le saut quantitatif, tant en général que par rapport aux résultats du 1er tour.

Graphique 1

On dira que la démocratie est malade en France, ce qui est une évidence. Le transfert de compétences de plus en plus nombreuses vers l’Union européennes et sa bureaucratie, mouvement que le Président nouvellement élu veut d’ailleurs amplifier, participe de cette crise de la démocratie représentative en France. Il faut être aveugle, ou pétri d’idéologie, pour se refuser à le voir. La perte de la souveraineté de l’Etat se traduit par un processus d’étrangement entre le peuple et les institutions. Il faudra donc traiter cette crise ou être confronté à ses conséquences les plus déplaisantes.

Mais, cette abstention en dit long, aussi, sur le mécontentement des Français confrontés à une offre politique qui leur semble largement insatisfaisante. La constitution d’un « bloc » unissant le centre-gauche et le centre-droit pouvait apparaître comme un coup de maître. Mais, cette manipulation a son revers ; faute d’alternance crédible, les électeurs boudent les élections. D’une certaine manière, cette abstention extraordinaire a valeur de mise en garde tant pour le gouvernement que pour le Président. Elle correspond à une forme de grève de la part des électeurs. Si le parti du Président, La République en Marche, ne tenait pas compte du fait que cette abstention est aussi un vote de défiance à son encontre, il se tromperait lourdement.

Les causes d’une grève des citoyens

L’offre politique, ou plus exactement les partis qui concourraient dans cette élection, ne correspondaient pas à ce que les Français espéraient, c’est une évidence.

Si l’on a été confronté à un mouvement contre la classe politique traditionnelle, la manipulation qui a cherché à faire passer La République en Marche pour une nouvelle force n’a pu très longtemps camoufler le fait que ce « nouveau » parti est un assemblage hétéroclite de vieux briscards de la politique française et de « petits nouveaux » sans expérience, soigneusement drivés par des « coachs » dont le passé politique est long comme le bras…Cette prise de conscience s’est aussi traduite par un effondrement de la participation, tout comme elle s’est traduite par le (relatif) repli de LREM entre le 1er et le 2ème tour.

Il aurait pu, aussi, se traduire par une mobilisation en faveur des partis de l’opposition au Président. Mais, sur ce point, il est clair que ces partis n’ont pas réussi à attirer à eux les électeurs. On peut le comprendre avec les « Républicains » dont on ne sait encore aujourd’hui s’ils sont viande ou poisson, dans la majorité présidentielle ou dans l’opposition. D’ailleurs, on peut penser que certains des députés LR vont soutenir le gouvernement, ou a tout le moins approuver ses lois les plus discutables, par exemple dans le domaine social. Mais, ce même phénomène frappe aussi deux partis dont on pouvait penser qu’ils incarnaient une opposition au système politique.

Pour la France Insoumise, et ce en dépit d’un résultat honorable puisque ce mouvement est crédité de 19 députés, l’écart entre son programme et les militants qui le portent dans les circonscriptions a certainement joué, problème inévitable pour un mouvement extrêmement jeune. Ce mouvement, qui avait fait plus de 19% des voix au 1er tour de la présidentielle pouvait en effet escompter mieux. Conscient de ce problème, Jean-Luc Mélenchon s’est rabattu sur une dénonciation violente des réformes promises par Emmanuel Macron. Mais, ce retour à une politique de dénonciation ne convainc pas, et ne peut convaincre, les électeurs qui sentent bien, même si c’est confusément, que les problèmes sont d’une autre ampleur. Il était, et il est toujours, juste de dénoncer une loi travail en pire à venir avec les ordonnances promises par Emmanuel Macron, mais cela ne pouvait suffire. Il y a eu un problème de crédibilité, que ce soit sur les propositions institutionnelles ou sur la politique intérieure, la politique d’intégration, le rapport à l’islamisme radical et la lutte contre le terrorisme.

Pour le Front National, le bilan est à peu près le même. Certes, il augment son nombre de députés. Certes, il réalise une percée dans le bassin minier du nord de la France, percée qui vient équilibrer ses succès dans le sud de la France. Mais, il voit son nombre de voix se contracter fortement du 1er tour de l’élection présidentielle, ou Marine le Pen était en 2ème position avec plus de 21% des voix, et le 1er tour des législatives. Il paye assurément ses errements lors de l’entre-deux tour de la campagne présidentielle, et le débat désastreux, ou sa dirigeante, Marine le Pen, n’a pas su se hisser à la hauteur que ses électeurs attendaient d’elles. Cependant, le mal est plus profond. Le Front National paye son manque de professionnalisme ce qui conduit à un manque évident de crédibilité évident pour gouverner le pays. C’est cela qui explique le retrait vers l’abstention de nombre de ses électeurs de la présidentielle, et non des problèmes de « ligne » politique. Ce manque de professionnalisme, explique aussi pourquoi ce parti n’est pas capable d’articuler une versant positif aux dénonciations de son discours, en dépit d’efforts répétés mais hélas trop tardifs et trop dispersés. Or, pour pouvoir avancer, il faut être capable d’articuler un projet de manière cohérente. C’est ce qu’attendent les électeurs.

Crise politique et crise de légitimité

On dira, aussi, que les parti-pris des médias, qui ont porté à bout de bras la campagne d’Emmanuel Macron tout en se déchaînant contre ses adversaires, ont joué leur rôle dans cette abstention. C’est très probable, mais insuffisant comme explication. Que l’on se rappelle l’attitude de ces mêmes médias lors du référendum de 2005. Pourtant, ils avaient été incapables d’influer sur le vote des français.

On dira encore que les haines recuites entre la France Insoumise et le Front National, haines qui peuvent se comprendre et s’expliquer par le passé du FN mais qui aujourd’hui sont bien difficiles à justifier, ont eu leur part. C’est à nouveau probable, mais tout aussi insuffisant comme explication.

La vérité est que Emmanuel Macron et son mouvement étaient prêts, avaient une stratégie de conquête du pouvoir, quand leurs adversaires souverainistes ne l’étaient pas, se sont divisés, et n’ont pas été capables de formuler une véritable stratégie. En particulier, la distinction entre « le » politique et « la » politique n’a pas du tout été maîtrisée. C’est ce qui explique qu’une idée puisse être majoritaire, mais que les forces qui la portent peuvent aussi être défaites en rase campagne.

Mais, cet échec n’est que provisoire, et la victoire d’Emmanuel Macron et de son parti se révèle extrêmement fragile. La crise de légitimité qui découle de l’ampleur de l’abstention pourrait éclater rapidement si ce gouvernement se décidait à passer aux actes avec la brutalité qu’il prévoit.

La crise politique qui ronge la France n’est pas achevée. Nous n’en voyons pas la fin, ni même le début de la fin. Ce qui vient de se clore avec l’élection de l’Assemblée Nationale n’est en réalité que la fin du début.

Source : Jacques Sapir, 18/06/2017

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99 réponses à Deuxième tour… par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

Fabrice Le 19 juin 2017 à 07h45

Le problème c’est que le bulletin blanc n’est quasi pas évoqué pendant les analyses politiques et l’abstention est relevé pendant des heures. Voter au premier tour pour un candidat qui n’a pas sa place dans les médias rend ses chances de nomination nulles même si son programme est pertinent alors on fait quoi on accepte de tomber dans ce jeu de dupe ?

Personnellement c’est la première fois que je me suis abstenu aux deux tours et ça me saoûle à un point sans nom, alors que j’avais une dérogation pour pouvoir voter la première fois quand j’ai eu 18 ans (trop jeune pour être inscrit sur les listes mais assez vieux pour voter) en arriver à 46 ans à m’abstenir c’est le résultat d’une désillusion de près de 30 ans.

  1. Laurence Le 19 juin 2017 à 06h51
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    Cette abstention massive est malheureusement passive donc elle ne nous apporte rien. Elle ne fait que conforter la domination de nos bourreaux. Nous avons eu beaucoup trop de chance et une vie bien confortable, apparemment cela a anesthésié nos capacités d’auto-défense. Voilà le résultat d’un monde aux technologies avancées, c’est un monde où une grande partie de l’humanité est en sommeil, anesthésiée par le confort et la technologie. Il existe pourtant des personnes qui nous montrent le chemin. J’imagine que le nombre d’abstentionnistes de ces élections prennent au mot Etienne Chouard et participe activement aux ateliers constituants en se regroupant par commune, l’humanité(la France pour commencer) emprunterait un chemin inédit et magnifique mais apparemment l’humanité n’est pas assez mature pour agir et se sauver d’elle même. L’humanité préfère être connectée.
    Pourquoi réécrire la constitution ? 1/4 (avec Etienne CHOUARD) Toulouse, 20mai 2017
    https://www.youtube.com/watch?v=_YXZrz1e_h0


    • Fabrice Le 19 juin 2017 à 07h45
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      Le problème c’est que le bulletin blanc n’est quasi pas évoqué pendant les analyses politiques et l’abstention est relevé pendant des heures. Voter au premier tour pour un candidat qui n’a pas sa place dans les médias rend ses chances de nomination nulles même si son programme est pertinent alors on fait quoi on accepte de tomber dans ce jeu de dupe ?

      Personnellement c’est la première fois que je me suis abstenu aux deux tours et ça me saoûle à un point sans nom, alors que j’avais une dérogation pour pouvoir voter la première fois quand j’ai eu 18 ans (trop jeune pour être inscrit sur les listes mais assez vieux pour voter) en arriver à 46 ans à m’abstenir c’est le résultat d’une désillusion de près de 30 ans.


      • Philippe Le 19 juin 2017 à 08h47
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        Je suis un peu dans le même cas, sauf que j’ai voté au premier tour car il y avait un vrai choix possible. Dans les deux seconds tours auxquels on vient d’assister, aucun choix possible. Peste ou Choléra n’est pas un choix.
        Et c’est peut être bien là le problème avec notre démocratie. Le deuxième tour ne convient pas. Il n’offre pas de choix.


        • plebs Le 20 juin 2017 à 00h23
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          Il y avait un choix clair de premier tour du côté des candidats de l’UPR.

          Malheureusement l’ostracisme médiatique dont est victime ce mouvement le rend hélas invisible (pour le moment) à bon nombre de citoyens qui pourtant partagent (sans le savoir – c’est frappant quand on vous lit) l’essentiel de ses positions.


      • G2 Le 20 juin 2017 à 16h01
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        A tel point que le nombre des suffrages exprimés dimanche n’est même répercuté par aucun media à ma connaissance :
        27 128 488 abstentions
        1 409 784 blancs
        578 765 nuls
        = 38,43% de suffrages exprimés!


    • vlois Le 19 juin 2017 à 10h00
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      Oui, et toute alternative ou germe d’alternative sérieuse est vécu comme une sédition : Chouard est l’ennemi du système, les nervis et les journalistes lui prètent déjà des sympathies d’extrème droite, sans dout vont-ils le trouver ami de Poutine… enfn vous connaissez la musique. Jusq’à l’arrestation préventive, j’attends les nouvelles lois scélérates que vont voter la nouvelle Nomenklatura Macronienne.

      Pour les puissants, la seule opposition est factice, elle est tolérable lorsqu’elle est organiser par eux et inoffensif pour leurs pouvoirs (ex. antifas)…


  2. Caliban Le 19 juin 2017 à 07h07
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    “On dira encore que les haines recuites entre la France Insoumise et le Front National, haines qui peuvent se comprendre et s’expliquer par le passé du FN mais qui aujourd’hui sont bien difficiles à justifier, […]”

    Ce ne me semble pas être de la haine, mais une forme d’incompatibilité indépassable. Elle est d’ordre philosophique : d’un côté le FN qui essentialise les êtres humains, de l’autre la FI qui défend l’idée de la liberté de conscience.

    Dans le premier cas, on affirme que l’individu est mû par sa culture (voire sa “race” ou sa religion) qu’il ne peut dépasser tandis que de l’autre, il est mû par sa liberté de conscience.

    Ce sont deux visions du monde opposées, deux façons d’appréhender les êtres humains et je doute qu’invoquer en guise d’explication des sentiments tels que la haine aide à clarifier les choses.


    • BrianDuSysCat Le 19 juin 2017 à 11h00
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      Si les communistes sont moins racistes que les nationalistes, ils ont quand même des limites assez patentes au niveau de l’idéologie : vaut mieux pas péter d’un millimètre de travers parce que ça peut t’envoyer au purgatoire direct.
      Rien que le fait d’assimiler toute l’extrême gauche à des “communistes” ça en fait rager plus d’un.
      Excusez-moi vous êtes trotskyste léninistes, ou maoïstes, ou anarchistes, ou que sais je encore, il n’y a que vous qui enseignes ayez quelque chose à faire. Le combat n’est pas là. Il faut peut-être voir qu’il y a une division à cet endroit et que c’est à cause des communistes.


    • Alfred Le 19 juin 2017 à 11h06
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      J’ai été arrêté par le même passage que vous mais contrairement à vous je comprends ce que sapir veut dire.
      Puis je vous faire remarquer que vous appliquez aux électeurs du FN le traitement même dont vous les accusez? Ils sont “en essence” essentialistes?
      J’ai voté FI à chaque fois que cela a été possible, mais je vous le dis mon ami, sapir à raison: nous n’arriverons à rien tant que parmi nous une majorité de gens comme vous prétendra tenir le terrain élevé moralement. Il faudrait grandir un peu et vois ses propres chaînes (nous en avons tous EN PARTICULIER ceux qui prétendent ne pas en avoir en général) et reconnaître en l’autre son frère (fut-il noir musulman homo ou/ xénophobe… ben oui).
      Il existe certainement au sein du FN une haine du “gaucho” et à FI une haine du “facho”; et ces haines obscurcissent et annihilent toute réflexion politique et sont le meilleur boulevard pour les comportements moutoniers. Pour le plus grand plaisir et bénéfice des oligarques. Mais vous préférez vous prétendre d’essence morale supérieure et seul doué de liberté de conscience plutôt que de l’admettre.


      • SARTON Bernard Le 19 juin 2017 à 13h02
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        Je suis communiste depuis l’âge de16 ans et j’ai connu cette 5ème république avec tous ces pourris de valets du capital au pouvoir . J’ai regretté le long déclin électoral du PCF surtout depuis ce programme commun mortifère alors qu’ une option révolutionnaire s’était amorcée en 1968 . Depuis quelques temps , malgré la réorganisation macronienne de la bourgeoisie fourbie par Hollande-Jouyet-Attali-Minc etc … pour faire face à la crise permanente du capitalisme français , le peuple cherche une voie de changement assez radicale si ce n’est révolutionnaire . Le PCF et la FI sont mis devant leurs responsabilités à ce sujet car ils sont composés d’adhérents-militants honnêtes et serviteurs permanents de la classe ouvrière , de la jeunesse , des retraités et des salariés en général . Pourtant les soi-disants leaders de ces organisations sont à couteaux tirés pour des raisons qui m’échappent et qui nuisent au rassemblement populaire pour empêcher le patronat de droit divin de mettre à bas tous les acquis sociaux gagnés de haute lutte . Alors les militants de base doivent imposer leur choix de combat par des initiatives à la base pour mobiliser le peuple pour la victoire finale du socialisme et du communisme absolument nécessaire pour en finir avec cette crise du capitalisme qui appauvrit l’humanité et engendre des violences de tous ordres que nous voyons actuellement . La révolution , c’est la seule solution à nos drames vécus


      • Caliban Le 19 juin 2017 à 18h11
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        @Alfred

        Si j’indique que les électeurs du FN sont essentialistes, je caractérise une façon de penser. En aucun cas je leur dénie la faculté de changer d’opinion (et heureusement, concernant les électeurs, cela arrive très souvent).

        En revanche, le parti FN n’a pas varié sur ce point, la xénophobie demeure le fond de commerce de la SARL Le Pen.

        M. Sapir se trompe
        • s’il croit que passant du père à la fille, la xénophobie est devenue accessoire au FN. Pour comprendre, qu’il assiste dans la foule à un meeting FN
        • s’il croit que les motivations des votes FI et FN sont les mêmes. Pour s’en persuader, il devrait commencer par décoller son regard des statistiques


        • Sam Le 19 juin 2017 à 23h19
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          La xénophobie est devenue accessoire au FN non pas parce qu’elle a baissé chez eux, mais qu’elle est montée partout ailleurs. Aujourd’hui, stigmatiser un musulman est normal, laisser des centaines de milliers de familles couler au fond de la méditerranée est banal, bombarder des civils, trier des migrants, organiser des charter de roms, …

          La xénophobie du FN parait archaïque, c’est une xénophobie “de chez nous”, façon “le temps béni des colonies”, qui pleure la disparition de l’empire français.
          Par contre, la xénophobie ordinaire elle, tue quotidiennement des foules considérables dans l’indifférence la plus absolue.


    • Milsabor Le 19 juin 2017 à 13h58
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      La dynamique de LFI repose essentiellement sur le ressort affectif. L’insoumission est avant tout un sentiment, contrairement à le révolution qui promeut un changement radical à partir d’une analyse politique globale. C’est le même ressort qui fit flores en mai 68 “la contestation”. L’affectivisme nourrit l’affectivisme : amour du groupe pour lui-même et haine de l’ennemi principal objet des projections du groupe. L’adoration du leader fait partie du tableau. Si vous fouillez ‘l’avenir en commun” vous serez frappés par l’incohérence des propositions les unes avec les autres, à condition que vous gardiez la tête froide. Si vous ne distinguez pas la paradoxalité fondamentale de l’opus, c’est que vous êtes contaminés par l’affectivisme groupal et le déni qui va avec.


      • Alfred Le 19 juin 2017 à 14h38
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        @ milsabord: Intéressant mais pouvez vous détailler ces incohérences ? (J’ai bien peur d’avoir été intoxiqué et elles ne me sautent pas aux yeux)
        @ sarton bernard: je sens comme vous un iatus entre une partie de la base et les cadres qui soit sabotent soit ont d’autres priorités.


        • Thierry Le 19 juin 2017 à 19h28
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          @Alfred: Une des incohérence de LFI est liée à la transition énergétique: le programme requiert une division par 3 de la consommation énergétique en 20 ans, soit pratiquement -4% par an (en plus de des dizaines de milliers d’éoliennes, réduction par 2 de la production de viande, et autre broutille).
          Or l’énergie est nécessaire à l’activité économique (en tout cas telle que mesurée par le PIB), et il y a corrélation forte entre les 2. Avec le taux d’amélioration de l’intensité énergétique du PIB qu’on a depuis 30 ans (environ 1.5% / an, en baisse), alors une réduction de 4% de la consommation énergétique correspondrait à une récession de -2 à -2.5% par an, pendant 20 ans (*) C’est plus que pendant la crise de 1929, ou qu’en Grèce ces dernières années.

          Ceci est incohérent avec la promesse de LFI d’augmenter le pouvoir d’achat, réduire les retraites, améliorer les services publics…. toutes choses qui demandent de la croissance du PIB, donc plus d’énergie.

          En d’autres termes, l’incohérence vient du refus de voir que la nécessaire sobriété énergétique et l’austérité économique sont liées.

          (*) demonstration ici: https://jancovici.com/transition-energetique/l-energie-et-nous/lenergie-de-quoi-sagit-il-exactement/


          • Jbb Le 19 juin 2017 à 22h23
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            De toute façon le programme de le France insoumise est:
            1) complètement anti économique
            2) inapplicable sans sortir de l’UE et de l’Euro.


            • Alfred Le 19 juin 2017 à 22h37
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              2- c’est une des raisons pour laquelle j’ai voté pour la FI: ce programme est applicable uniquement si l’on sort de l’euro (c’est le cas de tous les programmes en verite seul le programme de Macron est compatible avec l’Euro). Mais je suis convaincu que sortie de l’Euro est au programme des dirigeants de FI sans le dire. (Pour deux raisons : 1- parceque les électeurs sont des cons qui regardent trop la tele en majorité même les copains. 2- parceque le seul moyen de sortir de l’Euro avec quelque succès (sans trop de désastres) est de le faire par surprise.).
              Sortie de l’Euro par surprise c’etait une des raisons de mon vote FI.
              Je ne vois nulle part ailleurs un avenir intéressant et positif pour nous.


          • chb Le 20 juin 2017 à 00h43
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            Intéressante polémique, à creuser certainement. L’évaluation du PIB et son lien avec le pouvoir d’achat des masses (et avec le chômage), ça me semble idéologique d’abord. Ainsi le PIB sera “faible” dans un pays où le logement, la nourriture, les transports, la santé etc. sont subventionnés et soustraits aux profits ; il n’empêche que la population en bénéficie.
            La “récession” induite par une meilleure efficacité énergétique, elle serait concrétisée sur le seul plan comptable par une chute des profits des vendeurs d’énergie : cela ne veut pas dire, au contraire, que l’activité devrait baisser. De même, l’encouragement de la permaculture limiterait le commerce des intrants, et produits technologiques, mais augmenterait l’emploi de proximité.
            Dans un monde économique formaté pour le profit des multinationales, le choix des indicateurs peut être trompeur ! Je pense aussi à la gestion de la retraite : la simple répartition, bien plus juste et efficace, génère moins de PIB que la spéculation liée au système de capitalisation : et alors ?


            • Thierry Le 20 juin 2017 à 08h57
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              Une baisse du PIB, ça s’appelle une récession. Une forte baisse, c’est un crash économique.
              Il n’y a jamais eu dans l’histoire de récession dans baisse du pouvoir d’achat, des retraites, impacts sur les systèmes sociaux etc.

              Regardez la Grèce… la baisse du PIB a impacté toute la société… qui est devenue au passage plus écolo car la consommation énergétique à baissé quasiment dans les mêmes proportion. Ils sont devenus nécessairement sobres, pour s’adapter à une austérité subie.


    • Larmec Le 19 juin 2017 à 19h18
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      Bonjour, au niveau des dirigeant oui mais je ne suis pas sur que les électeurs des deux partis le voit ainsi.
      Les uns devraient comprendre que racisme et xénophobie sont stupide et dangereux.
      Les autres que convaincre plus constructif que diaboliser.
      Et tant que des oligarques et des profiteurs jouerons de ces divisions les peuples souffrirons.


      • Caliban Le 19 juin 2017 à 20h44
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        “Et tant que des oligarques et des profiteurs jouerons de ces divisions les peuples souffrirons.”

        C’est précisément en considérant ces divisions comme des “chamailleries” qu’il est possible à certains éditocrates d’assimiler l’humanisme et la xénophobie.

        Exemple : https://youtu.be/Rbo6bGtOxjE?t=38m40s


  3. Fritz Le 19 juin 2017 à 07h08
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    Certes, les adversaires du Young Leader Macron et de son mouvement “En marche avec des godillots” ont commis des erreurs. N’empêche que j’ai apprécié le discours de Jean-Luc Mélenchon, hier soir, et son appel à la Résistance sociale (écho au “Munich social” dénoncé par Philippe Séguin le 16 juin 1993 ?).

    Mon député, qui n’est pas “en marche”, a été brillamment réélu hier. Quant à moi, j’ai voté blanc, ou plutôt rouge sur blanc, en écrivant sur un rectangle de dimensions règlementaires :

    X… a ratifié le Traité de Lisbonne en 2008
    Il a trahi le peuple qui avait voté NON en 2005
    = Forfaiture


    • chb Le 20 juin 2017 à 00h55
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      Vous faites bien, Fritz, de nous décrire votre atypique et réfléchi bulletin de vote (ou : de non-vote?). Ce morceau de bravoure est enfermé incognito avec les autres bulletins nuls et personne n’en aurait rien su sans votre post explicatif. Car le dépouillement, bien sûr consciencieux, est une opération qui ne souffre pas l’examen philosophique ; on y compte, on y classe, et c’est tout.


      • Fritz Le 20 juin 2017 à 08h01
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        Merci, mais avant mon commentaire, quatre personnes au moins ont pris connaissance de ce “bulletin rouge” : les scrutateurs (étant moi-même scrutateur depuis 22 ans, je vous assure que les messages écrits sur les bulletins sont montrés aux autres scrutateurs de la table), sans compter les cadres du bureau de vote qui effectuent les additions. Enfin, les bulletins blancs et nuls sont transmis à la préfecture.


  4. Charles-de Le 19 juin 2017 à 07h09
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    On voit pourtant bien où nous a menés le professionnalisme des dirigeants depuis quelques décennies! A une quasi FAILLITE.


    • marc Le 19 juin 2017 à 09h17
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      charles de : la france n’est pas en quasi faillite, vous faites de l’abus de langage… classique defaitisme


    • JeanLouis Le 19 juin 2017 à 16h10
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      Quelle erreur, en droite ligne avec la pensée dominante, la France n’a jamais été aussi riche !! Et la ponction sur la richesse produite aussi forte depuis 30 ans.


  5. Fritz Le 19 juin 2017 à 07h15
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    Avis aux apôtres de l’abstention : les prochaines élections générales sont prévues en 2022.
    Si elles ont lieu.
    D’ici là, pour imiter Lénine : Que faire ?


    • Cédric Le 19 juin 2017 à 08h09
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      bosser, cotiser, éviter de tomber malade, prendre soin de soi et de sa famille, prendre l’apéro…


      • Jeanne L Le 19 juin 2017 à 11h32
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        Surtout ne pas tomber malade, ne pas devenir vieux, garder son travail parce que avec ce qui se prépare prendre soin de soi va devenir impossible ! Bien sûr on s’en sortira individuellement avec un peu de chance, mais pour ce qui est de la protection commune, de la défense collective de la famille, du travail et de l’apéro on a intérêt à se bouger pour l’organiser. Soyons en conscient seule une telle défense a une chance de nous protéger. Autrement nous serons réduits soit à nous exploiter soi-même par le statut d’entrepreneur (petit, libre), soit à discuter avec notre petit patron libre dans notre entreprise que nous tutoierons et avec qui nous prendrons l’apéro mais qui de toutes les façons nous imposera ses “besoins” c’est à dire l’augmentation de ses profits par sa propre régulation du temps de travail et de nos rémunérations. Alors voter ou non c’est plié.


    • abstention Le 19 juin 2017 à 08h18
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      En cassant les pieds de ceux qui ont compris que de voter pour l’échantillonnage d’une chambre d’enregistrement à 600 * 15k€ / mois ne doit pas faire partie de leur priorité.

      À force de prendre des coups de pied, peut-être arriverez-vous à apercevoir cette cruelle réalité.


    • Michelle Le 19 juin 2017 à 10h39
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      Avant, en 2020, il y aura 3 élections dont les Municipales et Européennes. Occasions de faire passer des idées…. En attendant, semons les graines d’un vrai changement. Il y a quantité de mesures, d’actions et de luttes qui peuvent amener les prises de conscience souhaitées. Je n’ai pas voté, au 2e tour des présidentielles et des législatives car je ne me reconnaissais pas dans cette mascarade de “démocratie” mais je vais continuer à essayer de convaincre . Nous avons davantage de temps entre les scrutins que lors d’une campagne électorale.


  6. L'aieuil Le 19 juin 2017 à 07h31
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    Il est dommage que Jacques Sapir se soit précipité un peu vite sur les résultats.
    Il semble en effet avoir omis le fait qu’à l’abstention massive s’ajoute un vote blanc et nul massif (quasiment deux MILLIONS de suffrages, ça c’est du vrai jamais vu).
    71.57% c’est le vrai de taux des suffrages non-exprimés.
    Ce n’est pas un record, ce n’est pas historique, c’est tout simplement colossal, au total MoDem + LREM se retrouve avec 350 députés et autour de 18% des suffrages.
    Soit le score de Macron au premier tour de la présidentielle une fois rapporté sur les inscrits, quelle étrange coïncidence…
    Mais “les gens veulent donner au président une majorité” je le sais je l’ai entendu répété en boucle sur toutes les chaînes de télé et de radio!
    C’était pas du tout pour décourager tout les partisans des autres d’aller voter non, non, non…


  7. Homère d'Allore Le 19 juin 2017 à 07h35
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    Victoire à la Pyrrhus du “bloc bourgeois” car dans cinq ans, aucune alternative servant de leurre ne sera réellement légitime.

    Ce n’est pas la droite des “Républicains” qui le sera puisque une large partie d’entre elle va se précipiter à la soupe pour aider aux “reformes”.
    Ce ne sera pas le PS, dont l’affaiblissement en moyens financiers va entraver la reconstruction. De plus, de Hamon à Baumel en passant par Christian Paul, toute son aile gauche est battue. Ce ne sont pas les Valls et Le Foll qui pourront faire contraste avec LREM.

    Reste France Insoumise et le FN. Mais ni l’un ni l’autre ne peuvent rassembler une majorité et il est désormais bien clair que ni l’un ni l’autre ne veulent sortir de l’UE.

    Que reste t’il ?

    Un petit parti dont j’ai eu la surprise d’entendre le nom cité hier lors de la soirée électorale sur France 2 par le philosophe auto-proclamé Enthoven (pour nous mettre en garde, bien sûr) pourrait représenter une opposition cohérente. Mais force est de reconnaître que le boycott médiatique fonctionne bien.


    • BrianDuSysCat Le 19 juin 2017 à 11h25
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      Ils se dépatouillent mal aussi, dans ce petit parti. Leurs recherches sont de très bonne qualité, mais leur stratégie électorale non.
      Je sais que c’est dur mais ils devraient chercher à dépasser les 3% aux présidentielles avant de parler de second tour. Leurs jeunes cadres ont la même langue de bois que celles des PSJ, et ça c’est très mauvais, ils ne pourront pas fédérer le pays en adoptant une stratégie de la langue de bois, avec des jeunes qui sortent de sciences po ou autres grandes écoles. les gens en ont trop plein les oreilles. Moi compris. Ça manque de gens qui ont trimé en intérim ou autres emplois précaires, ou même qui font des boulots “normaux”, pas forcément liés à l’intellect.


      • Homère d'Allore Le 19 juin 2017 à 13h08
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        Oui, il y a des choses à revoir dans la communication du dit petit parti. C’est indéniable. A commencer par le nom.


    • P. Peterovich Le 19 juin 2017 à 13h03
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      “car dans cinq ans, aucune alternative servant de leurre ne sera réellement légitime.”

      Oui, mais dans cinq ans, aucune alternative ne servant pas de leurre ne sera présente…


      • Alfred Le 19 juin 2017 à 14h49
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        C’est aussi comme ça que je le sent.
        Aux législatives j’ai eu le choix entre un député sortant rallié à Macron et une candidate de… La République en marche!
        Alors Macron ou Macron? Dites?
        C’est incroyable. J’ai l’impression de revivre mes jeunes années dans une dictature amie de la France (on appelait ça pays en voie de développement à l’époque, … sans mesurer à quel point ils étaient en avance. – et quant on voit ce qu’ils sont devenus).


  8. ummite Le 19 juin 2017 à 07h37
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    ILS S’EN MOQUENT ÉPERDUMENT DES ABSTENTIONNISTES , AU CONTRAIRE , C’EST CE QU’ILS ONT PLANIFIER DEPUIS BELLE LURETTE EN FAISANT DES PROMESSES NON TENUES AFIN DE DÉGOÛTER LES GENS D’ALLER VOTER !
    ILS ONT GAGNER , QUAND MÊME UN SEUL IRAIT VOTER SUR 50 MILLIONS DE FRANÇAIS , IL SERAIT ÉLU D’OFFICE , ET PERSONNE N’Y FERAIT RIEN .
    ET CE QU’ILS ONT PLANIFIER SE RÉALISE : LA POPULATION AURA PLUS SON MOT À DIRE DANS LES DÉCISIONS PRISES PAR CES POLITIQUES , ET QUAND À CEUX QUI OSERAIT SE REBELLER , ILS ENVERRONS L’ARMÉE DE L’OTAN ! ET TOUS RENTRERONS CHEZ EUX .


    • Kopkounine Le 19 juin 2017 à 10h16
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      Très juste. Tocqueville l’anticipait déjà dans son étude sur l’Amérique. Je ne suis pas d’accord avec la prémisse de Sapir selon laquelle FN et France insoumise seraient compatibles. Son erreur est de confondre les votes référendaires (2005, Brexit) qui proposent des choix et les votes représentatifs qui proposent des personnes et des clivages, des appartenances politiques. Aucune chance pour que je vote FN pour des raisons philosophiques et historiques. En revanche, je me retrouve dans le vote du FN lors du référendum de 2005, puisque comme le dit Todd: ce n’est pas parce que Hitler a dit que l’Angleterre est une île que l’Angleterre n’est pas une île.


  9. DidierF Le 19 juin 2017 à 07h40
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    Ahurissant ! Les Français doivent choisir entre la peste, le choléra, le SIDA et le cancer. Après, les abstentionnistes sont dénoncés. Cette dénonciation me sidère. Je n’aurais pas aimé devoir voter en France.

    PS : Macron va faire regretter le “grand et bon” président Hollande.


  10. Joanna Le 19 juin 2017 à 07h47
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    Les réponses à toutes ces questions sont largement dans les citations de la colonne de droite …


  11. astap66 Le 19 juin 2017 à 08h21
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    Ce n’est pas seulement la plus forte abstention depuis le début de la 5ème république:c’est la plus forte abstention à des législatives depuis l’existence du suffrage universel…

    Aux élections d’avril 1848, il y avait eu 83,3% de participation. 69% en 1849 après adoption d’un état de siège et interdiction des clubs politiques, 84,5% en 1936…

    C’est aussi la première fois que abstention représente plus de la moitié des inscrits à une législative !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_en_France


    • Alain Hache Le 19 juin 2017 à 10h44
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      Il faut remonter aux élections à la Convention pour trouver un taux de participation aussi faible. Sous la 3 ème République on n’a jamais dépassé les 30%.


  12. Albert Le 19 juin 2017 à 08h26
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    Comme toujours, les perdants des elections mettent en avant les miettes de l’election (absentention, vote blanc, proportionnelle) pour minimiser la victoire de l’adversaire.
    Et Sapir de faire croire aue ses idées sont majoritaires… Juste parce qu’une fois, une seule fois en 2005, un vote a été negatif!
    Et macron n’a pas gagné bien sur


    • calal Le 19 juin 2017 à 08h57
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      c’est vrai que ces elections peuvent interroger sur l’anti union europeenne des francais.mais la forte abstention ne permet pas de juger amha. l’avenir nous le dira. on verra la reaction des francais si on veut nous administrer un “regime a la grecque”.


      • âge du faire Le 19 juin 2017 à 10h07
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        Nous réagirons comme les Grecs…dans la résignation totale, car on s’aperçoit que les français pouvaient voter autrement MAIS il parait qu’ils ne lisent plus rien surtout les jeunes.

        Ils se sont perdus à se brancher constamment sur leur propre individualisme.
        Par exemple je ne peux même plus parler à mes rencontres dans la rue, ils sont branchés sur quoi???
        Je ne peux même plus sourire à quelqu’un il a reçu un message; il s’isole.
        Chez eux, ils se vautrent dans un canapé pour regarder la télé afin de se distraire de leurs nombreux soucis.
        Je suis très pessimiste surtout que j’aimais bien Sapir mais j’ai découvert qu’il nous recommandait de voter pour Mélenchon qui ne représente que l’extrême gauche donc une minorité française…… ce fut pour moi ?????


        • Alfred Le 19 juin 2017 à 11h16
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          Ne le prenez pas mal mais votre commentaire est l’illustration éclatante de la pertinence de Jacques Sapir au sujet des haines recuites entre souverainistes.
          Deux camps qui se toisent pathétiquement chacun convaincus de leur absolue supériorité.
          Pardonnez à Mélenchon d’être un affreux rouge comme Caliban pardonnera peut être à Philippot d’être un affreux xénophobe et alors peut être il sortira quelque chose digne des Français libres. D’ici là c’est le petainisme soft pour tout le monde au menu…


        • Larmec Le 19 juin 2017 à 18h53
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          Bonjour, nous ne devons pas fréquenter les mêmes jeunes. Vous en faite un portrait bien cruel et caricatural il me semble.
          Ils vivent avec leur époque et le monde que vous et moi leur laissons n’est pas tout rose.
          Vous devriez faire un effort, ce que je côtoie, sont politisés, se bougent et essaient d’inventer un avenir sur le tas de ruine que nous avons laissé.
          D’autre part cessez avec l’image du méchant révolutionnaire communiste au couteau entre les dent, ouvrez les yeux.


          • âge du faire Le 20 juin 2017 à 09h51
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            Je ne prends pas mal vos commentaires car si un représentant Mélenchon avait réussi à être au second tour , j’aurais voté pour lui. Je n’accuse pas les jeunes d’être individualistes mais toute la Société car je suis une enfant de la guerre donc très âgée et pour sortir de la guerre sans nom que nous fait l’Amérique depuis la fin de la guerre 40 nous devons être tous réunis comme les anciens résistants. Même sur ce blog “les crises” qui m’a beaucoup appris, beaucoup de personnes ne le comprennent pas encore comme en 1940!


    • Alfred Le 19 juin 2017 à 14h55
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      Il y a quand même un chouia de mauvaise fois dans votre commentaire. Personne de ne conteste la victoire de notre président bien aimé. Ce qui est débattu c’est sa legitimité dont vous ne pouvez feindre d’ignorer qu’elle est mise à mal par une abstention hors normes. Vous voulez nous faire croire à contrario que les idées de Macron sont majoritaires? Vous êtes stagiaire chez Ruth el krief qui dans l’abstention voit un consentement massif. Ce n’est ni de la bêtise ni de l’aveuglement. C’est proprement de la malhonnêteté et de la mauvaise foi.


      • Albert Le 19 juin 2017 à 21h20
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        Non, et le contraire est encore plus faux: l’abstention n’est pas le signe d’un rejet du futur vainqueur, meme quand il s’agit de Macron.
        Les analyses des intentions des abstentionistes ne sont que spéculations, et ruth el krief est partisane, oui, elle n’avance pas masquée?


  13. Charles Michael Le 19 juin 2017 à 08h26
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    Ces longues séquences politico-électorales se terminent enfin, ouf !

    La victoire du quiproquo, ni bique ni bouc, Macronien est écrasante mais légère comme une bulle.

    L’absence de quoi que se soit d’idée neuve pour EM, comme les dérobades tactiques des dits Extrèmes JML et MLP sur la sortie de l’euro, de l’OTAN, ou les relations avec l’Eurasie sont aussi coupables de dissimulation d’objectifs, donc de flou.
    L’occasion d’un débat de fond a été manquée.

    Les communicants et la stabilité du Système-Spectacle Médiatique arriveront-ils à couvrir les méfaits à venir orchestrés par Nos Propriétaires Internationaux Stirneriens? et pour combien de temps ?


  14. Mamusechat Le 19 juin 2017 à 08h30
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    Le graphique est une honte !
    L’échelle n’est pas respectée…


  15. Louis Robert Le 19 juin 2017 à 08h51
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    1. Nous assistons, en direct, à la dissolution de la France.

    2. L’Assemblée dite Nationale n’a plus de national que l’adjectif.

    3. Qui cherche la France la trouve désormais non pas dans cette Assemblée mais bien et uniquement dehors.

    4. Jusqu’à la fin, jusqu’au bout, les médias français auront été au dessous de tout.

    5. Personne ne semble avoir aujourd’hui le courage de mesurer les conséquences immédiates et à long terme, terrifiantes, de cette dissolution.

    6. À l’heure de la fuite en avant, il est sage de relire, pour en saisir la profondeur du propos, l’essentiel d’Orwell, de Huxley, … et de Kafka.


  16. calal Le 19 juin 2017 à 08h53
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    je suis assez satisfait de ces resultats. le ps et lr ont ete sanctionnes sans que les “cocos” et les “fachos” ne soient portes au pouvoir,ce qui est un compromis acceptable par le plus grand nombre et peut etre un risque moindre meme si je crois qu’a circonstances exceptionnelles,mesures exceptionnelles.Sans doute que la situation du pays n’est pas encore aussi grave que cela et que le peuple pense qu’il a encore des marges de manoeuvre. macron “renouvelle ” peut etre la vie politique,enfin c’est ce qui est marque sur le paquet: plus de femmes a l’assemblee et toussa.
    la forte abstention va donner a beaucoup l’autorisation morale de descendre dans la rue: “j’ai pas vote pour ces lois” sera l’excuse.
    quand au fn,je pense qu’il a ete victime de la propagande mediatique,d’ou une certaine demobilisation. j’aurai aime qu’il ait plus de deputes,histoire de recompenser les gens qui se battent pour representer une volonte d’independance des citoyens francais par rapport aux valeurs mondialistes qui progressent partout dans le monde.


    • Micmac Le 19 juin 2017 à 19h50
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      Ouais, enfin, la zone d’intersection entre le PS et LR d’une part, et En marche d’autre part, est quand même très, très large.

      Si vous vous réjouissez de voir arriver une masse de petits magouilleurs à l’assemblée, tant mieux pour vous… Je sens que les mois qui viennent vont être un age d’or du journalisme d’investigation… On a déjà eu un petit avant goût, mais ce qui va suivre devrait valoir la peine.


  17. Arcousan09 Le 19 juin 2017 à 09h13
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    Dire que 57% d’abstentions cela n’interpelle pas nos politiques
    Dire que 10% de VOTES blancs ou nuls n’interpelle pas nos politiques
    Obtenir une majorité avec 16% des inscrits n’interpelle pas plus
    J’ai aussi remarqué que les bulletins blancs n’étaient pas comptabilisés … il s’agit pourtant d’un vote exprimé par moi et par bien d’autres
    A l’avenir le vote blanc n’en étant pas un je m’abstiendrai, et là, ce sera un tout petit peu pris en considération …


  18. JRM66 Le 19 juin 2017 à 09h14
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    LREM une “bulle” spéculative de la démocratie?
    2 indicateurs traduisent en général la présence d’une bulle spéculative: 1 le fait que les cours atteignent des sommets après une augmentation fulgurante; 2 le fait que ces sommets soient atteints avec des volumes de transaction très faibles.
    N’est ce pas ce à quoi nous assistons lors de ce 2ème tour des législatives?
    Dans cette situation les investisseurs avisés ont récupéré leur billes où achèvent de la faire aussi discrètement que possible, à contrario la population générale gagnée par l’euphorie engage ses économies sans redouter le niveau de risque.
    Il s’en suit à l’occasion d’un événement imprévu un “krach” aussi violent que l’ascension fut fulgurante.
    Les investisseurs avisés en profitent pour reprendre des parts dans des marchés qui se sont effondrés alors que la population générale n’a plus que ses yeux pour pleurer.
    Alors gare aux lendemain qui chantent.


  19. passerby Le 19 juin 2017 à 09h51
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    participation depuis 1848

    http://i67.tinypic.com/11b0jg8.png


  20. Elon Le 19 juin 2017 à 09h59
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    “On dira encore que les haines recuites entre la France Insoumise et le Front National, haines qui peuvent se comprendre et s’expliquer par le passé du FN mais qui aujourd’hui sont bien difficiles à justifier, ont eu leur part.” Jacques Sapir
    La leçon de clarification politique qu’on peut voir dans les résultats finals de ce cycle électoral vaut aussi pour Jacques Sapir, dont par ailleurs j’apprécie souvent les analyses. Par cette remarque il avoue enfin qu’il se reconnaît dans les thèses du (prétendu nouveau) FN tout en laissant entendre que celles-ci auraient à voir avec celles de la France Insoumise, certainement au nom du “populisme”, car il réduit les désaccords entre ces deux forces politiques à une question d’ordre viscéral, une “haine” pavlovienne dépassée. Non, il ne s’agit pas de haine de la part de la F.I. mais d’un combat politique irréductible contre le F.N., Il n’y a rien de commun entre le FN et la France Insoumise, entre l’extrême-droite et un mouvement qui se réclame de l’héritage des combats de la classe ouvrière et de la gauche révolutionnaire, de l’humanisme, de l’anti-racisme et anti-xénophobie, de la justice sociale contre les oligarchies et de la transition écologique anti-capitaliste. Tout les oppose, l’extrême-droite pouvant être le dernier recours, sous forme de fascisme, d’un système qu’elle prétend combattre .


    • Didier Bous Le 19 juin 2017 à 11h14
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      Je suis d’accord avec la première partie de ce commentaire. Sapir semble ne plus diaboliser le Front National. Il y aura mis le temps. Reste à savoir ce que représente France Insoumise. S’agit-il d’un nouveau parti socialiste, de gauche dans l’opposition, d’extrême-droite au pouvoir? France Insoumise est certainement le nouveau parti de la gauche girondine, il est fort en Bretagne, par exemple. Penser que les Bretons, les Bordelais, les Toulousains et les Français de couleur portent un projet de reconstruction de la France me paraît hautement douteux. C’est le camp girondin, et je crois que rien dans leur histoire, ne nous permet d’espérer quoique ce soit de ces gens-là.


      • Alfred Le 19 juin 2017 à 15h05
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        La référence historique à ses limites. Je vous rappelle que la figure tutélaire de Mélenchon pour la période est plutôt le Montagnard Robespierre et qu’il appelle à un apaisement avec la Russie.
        Il me semble pour ma part qu’on peut plutôt associer les Girondins au PS et à son avorton lrem: libéralisation sociale et économique et “en même temps” le choix de la guerre.


      • Larmec Le 19 juin 2017 à 18h59
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        Bonjour, je vous cite :”Penser que les Bretons, les Bordelais, les Toulousains et les Français de couleur portent un projet de reconstruction de la France me paraît hautement douteux. C’est le camp girondin, et je crois que rien dans leur histoire, ne nous permet d’espérer quoique ce soit de ces gens-là.”
        De qui parler vous des girondins ou des bretons, bordelais, toulousains et des français de couleurs??
        Dans le premier cas, mettez vous à la page, dans le second arrêtez vite la télé et respirez un bon coup.


    • Alfred Le 19 juin 2017 à 11h30
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      Faut il vous rappeler que le fascisme est un concept précis qui répond à des caractéristiques précises ? Que vous le vouliez ou non il n’y a pas en France actuellement de parti fasciste (et celui qui s’en rapprocherait le plus serait plutôt lrem).
      (Et oui le fn est rempli de gros racistes bas du front).
      Je suis effrayé de la virulence de mon propre camp.
      Il nous serait inacceptable de subir la même chose.


  21. Alain Maton Le 19 juin 2017 à 10h09
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    Il faut rappeler plusieurs choses:

    – on a jamais vu une majorité se sentir illégitime suite à une forte abstention, il faudrait pour cela une dose d’éthique qu’aucun politique ne possède; d’ailleurs tous ceux qui gagnent après avoir promis une dose de proportionnelle oublient bien vite cette promesse. En conséquence le gouvernement agira avec toute la force qu’il possède, seuls les députés peuvent le refréner en étant pas une chambre d’enregistrement, ce qui paraît douteux pour des députés non pas élus sur base de leur popularité personnelle mais sur base de celle de leur mentor

    – le système actuel – dû à de Gaulle que tout le monde encense – a été mis en place suite à l’impossibilité congénitale des politiciens français de trouver des compromis et de respecter les accords conclus, d’où une valse des gouvernements tout aussi préjudiciable qu’un gouvernement ne représentant qu’une minorité

    – Depuis toujours on sait que l’abstention est une prime au plus fort (dans un certain sens en s’abstenant on estime que ceux qui vont voter on une vision plus pertinente que soit de ce qu’il faut faire et on leur fait confiance); en inférer qu’il n’existe plus d’offre politique valable est audacieux avec la palette de choix en France bien plus importante que dans des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne

    On ne peut pas reporter toutes les fautes sur les seuls politiciens, le corps électoral a aussi sa part


    • Thierry Le 19 juin 2017 à 11h47
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      Globalement d’accord avec vous.

      Notez toutefois que, à propos d’éthique, Macron est probablement le seul à avoir lu et assimilé le livre de Paul Ricoeur “Philosophie, Ethique et Politique”:

      http://www.esprit.presse.fr/interviews/olivier-mongin/primaute-au-politique-libres-propos-sur-les-liens-d-emmanuel-macron-avec-paul-ricoeur-et-la-revue-esprit-et-sur-le-nouveau-president-60

      Par ailleurs, je pense qu’une majorité des députés ont été élus,la 1er fois, sur la base d’un mentor (Mitterrand, Chirac, Sarko,…)


    • calal Le 19 juin 2017 à 12h00
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      on a jamais vu une majorité se sentir illégitime suite à une forte abstention,
      amha il faut voir les choses de l’autre cote: les electeurs n’ayant pas vote pour ces deputes en deduiront que les lois que cette assemblee va voter seront illegitimes,ne se sentiront pas lies par un quelconque contrat social avec eux,et iront le dire dans la rue.
      les lois c’est comme des billets de banque,ca n’a de valeur que si des gens y croient,ou que beaucoup de gens d’arme forcent leur application…


      • Jbb Le 19 juin 2017 à 22h40
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        Il semble que macron veuille libéraliser un peu l’économie, donc plutôt supprimer des lois. Les gens vont faire quoi? Continuer à respecter des lois qui n’existent plus?!


      • Alain Maton Le 20 juin 2017 à 12h13
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        Donc pour vous tous ceux qui n’ont pas voté pour la majorité aurait le droit de ne pas respecter la loi ? Un état ne survivrait pas longtemps.

        De plus si on trouve un tel comportement légitime, plus personne n’ira voter pour ne plus avoir à respecter quoi que ce soit.

        Les lois ne sont pas comme les billets de banque car la contrainte peut être exercée pour faire respecter une loi


    • gryzor Le 19 juin 2017 à 14h21
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      “dans un certain sens en s’abstenant on estime que ceux qui vont voter on une vision plus pertinente que soit de ce qu’il faut faire et on leur fait confiance”

      Dans un autre sens, si l’alternative qu’on me propose à un deuxième tour est à pleurer, je n’ai pas d’autre choix que m’abstenir.

      Que ce soit à la présidentielle ou aux législatives, je suis allé voter au 1er tour pour le parti qui correspondait à mes convictions. Il s’en est fallu de beaucoup qu’aux deuxièmes tours de ces élections on m’eut permis d’aller exprimer un vote. Que le choix qu’on me proposait fût trop ridicule (présidentielle), ou qu’il fût totalement factice (législatives), je n’étais simplement pas en mesure de voter.

      Votre citation est valable pour un premier tour, mais je la récuse pour un second tour. En particulier pour nos deux deuxièmes tours de 2017.


      • Alain Maton Le 20 juin 2017 à 12h17
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        Discours facile permettant d’agréger à ceux qui ont une opinion politique, ceux qui s’en moquent éperdument et ainsi sur dimensionner le mécontentement.

        Ce qui reste au second tour est peut-être à pleurer, mais si vous voulez éviter le pouvoir absolu à Macron, il fallait voter pour l’opposant quel qu’il soit, le but étant alors d’empêcher LREM d’avoir une majorité absolue. Il est légitime de les mettre dans le même sac mais il ne l’est pas de se plaindre après de la majorité absolue du président car c’était le résultat connu de l’abstention


  22. christian gedeon Le 19 juin 2017 à 10h23
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    Abstention,vote blanc etc…que d’excuses et que de justifications. Faut il rappeler que jamais “l’offre politique ” n’ jamais été aussi intéressante et variée que lors de ces législatives? Insoumis,FN,LREM,PS,Modem,LR sans compter ce qui reste du PS, des DVD,du PRG et des sans étiquette…de vrais projets politiques antinomiques,des projets de société aux antipodes les uns des autres,et de vraies possibilités électorales de faire bouger les choses…et il s’en trouve pour approuver ou “comprendre ” l’abstention ! çà me hérisse littéralement. Pour ces législatives,et contrairement au bourrage de crâne qui a consisté à dire que tout était mektoub,il y avait un large champ de vote,qui aurait pu être passionnant. L’abstention n’est en rien un signifiant politique,mais bien au contraire le signe patent d’une régression de l’esprit citoyen,et de l’individu qui ne veut pas,au sens propre du terme,faire partie du corps électoral,et qui donc renonce dans une large mesure à sa qualité et à ses prérogatives de citoyen.C’est littéralement affligeant.


    • Alfred Le 19 juin 2017 à 15h08
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      Au premier tour oui tout à fait d’accord. Mais au second tour c’était mektoub. On ne peut ignorer que le mode de scrutin est fait pour ce sabotage. Il faut le changer et alors là nouvelle offre relativement variée pourra s’exprimer.


      • Alain Le 20 juin 2017 à 12h21
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        On ne peut se réfugier derrière l’offre limitée du second tour pour justifier le taux d’abstention du premier, il n’invalide en rien les conclusions de Christian. D’ailleurs l’offre du second tour aurait pu être très différente sans l’abstention du premier tour


  23. Vincent Paul Le 19 juin 2017 à 11h00
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    D’accord avec beaucoup d’analyses de Sapir SAUF (mais c’est un point d’achoppement crucial) sur sa propension (naïve ou perverse ?) à croire en un (impossible et non souhaitable) rapprochement de la FI et du FN, qui n’ont RIEN à voir. Le FN ne fait qu’emprunter à la gauche des idées dont il se délestera à la première occasion, son ADN est raciste, et il y a incompatibilité entre la conception de la nation du FN (ethnique, raciste) et celle de la gauche souverainiste (nation au sens de collectivité d’individus de toutes origines partageant un destin et participant par leurs impôts à ce destin commun).


    • JLR72 Le 19 juin 2017 à 12h10
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      +1! Et ce serait salutaire qu’il débarque Philippot. Beaucoup au FN pensent que la défaite à la Présidentielle est de la responsabilité de Philippot. Certains cadres du FN en ont remis une couche hier suite à sa défaite.
      Pour ma part, je serais content qu’ils le débarquent car je pense que c’est justement grâce au positionnement “social” de Philippot, brouillant les pistes avec FI, que le FN a attiré tant de monde; et notamment les français les plus fragiles.


      • Alfred Le 19 juin 2017 à 15h24
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        Mince alors ça fait plusieurs fois que mon commentaire est censuré. Je disais :
        Bien vu. Je pense aussi que c’est Phillipot qui a fait gagner le fn et c’est tant mieux (tant pis pour eux ) s’ils le virent. Tout sera plus clair. Le revers de la médaille c’est que la structure qu’il montera marchera sur les plates bandes de FI plus salement que certains le pensent. Il y a un danger qui ne me semble pas appréhendé chez FI. Et surtout le camp souverainiste en sera encore affaibli.


        • Larmec Le 19 juin 2017 à 19h31
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          Bonjour, je pense que vous n’avez pas tort, mais comme vous le disiez plus haut, il va falloir apprendre à composer avec d’autre partis, convaincre et arrêter de faire le jeu des puissant.
          Mais bon composer avec la xénophobie et le racisme c’est pas gagné.


  24. Toff de Aix Le 19 juin 2017 à 11h53
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    Comment accuser les abstentionnistes de tous les maux, alors qu’il y a eu le référendum de 2005 et le traité de Lisbonne derrière (avec, tiens comme c’est rigolo, le passage en force du oui grâce aux députés droite et gauche confondus de l’époque), qu’il y a eu le désormais culte “il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens” et, plus récemment encore, la rafale de 49.3 pour faire passer en force la loi antisociale El Khomri ?
    Je pourrais aussi parler des ordonnances à venir mais bon, c’est pour la démocratie on vous dit !

    Il fut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, ils ne vont plus voter parce qu’ils ne sont plus dupes, qui pourrait le leur reprocher ?


    • Christian Gedeon Le 19 juin 2017 à 13h51
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      Je leur reproche,et amèrement encore…traité de Lisbonne? la belle affaire. Ceux qui l’ont fait ratifier quand même l’avait claironné haut et fort dans leur programme…et les gens ont voté pour eux…fallait pas,n’est ce pas? Quand on se tire une balle dans le pied faut pas accuser le fusil,non? Et même après,y a t il eu une révolte? Que nenni…des manifs?que nenni…quand on se comporte comme un veau,on est traité comme un veau,et puis c’est tout. De options électorales alternatives,il y en toujours eu…quand on vote contre ces options,on a ce qu’on mérite,et rien d’autre.


  25. Koui Le 19 juin 2017 à 13h22
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    Le vote blanc massif n’a pas été mentionné dans les médias, contrairement à l’abstention. J’en déduit que l’abstention est plus efficace en terme de communication politique.

    Par contre, il est évident que les opposants sont allé à la pêche des le premier tour, vu l’abstention massive et le triomphe des marchiens. Cette versatilité des votes montre que les electeurs n’ont guére de suivi dans les idées. Ce sera difficile de construire une alternative crédible dans ces conditions.


  26. Un_passant Le 19 juin 2017 à 15h55
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    Le problème, c’est que ces élections sont un jeu de dupe (depuis toujours?).

    On a le choix entre ceux qui appartiennent au système et proposent de le faire perdurer et ceux qui voudraient lutter contre mais sont tellement enflés de certitudes qu’ils en deviennent irréalistes et parfois même violemment caricaturaux. Alors pour qui voter si on pense que des réformes sont nécessaires et souhaitables mais… personne n’en veut, les uns parce que ça remet en cause leur position et leur prestige, les autre parce que ça n’est pas assez égalitariste, ça ne renverse pas la table? Réponse :personne.

    Bien sûr il va s’en trouver pour me dire : si, si, untel ou untel. Désolé, mais non. La France n’est pas une île. Certains croient avoir les bonnes solutions, je me contenterais des moins pires si elles étaient proposées. Ça n’est pas le cas. Normal elles vont déplaire à tout le monde. Les dirigeants d’un côté, les SJWs de l’autre. Je ne me reconnais ni dans les uns ni dans les autres.


    • tchoo Le 19 juin 2017 à 20h00
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      Et ben voilà, vous avez ce que vous ne voulez pas faute d’avoir ce que vous vouliez. La vie de vos enfants sera meilleure?


      • Un_passant Le 19 juin 2017 à 20h19
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        Je n’en ai pas, ça simplifie le problème, pas les moyens. Et à vrai dire, les solutions, elles existent, d’autres pays ont été capables de les mettre en oeuvre, à leur échelle. Alors pour moi, la solution, si elle se révèle possible, ça va être tout simplement d’aller voir ailleurs si j’y suis.


  27. Krystyna Hawrot Le 19 juin 2017 à 16h15
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    Le troisième tour social c’est déjà aujourd’hui: une manifestation à 18h devant l’Assemblée National pour exiger la transparence sur le programme de casse du code de travail que Macron met en route en ce moment en secret en négociant avec les hiérarchie syndicales. Et le 27 juin on continue!
    https://paris-luttes.info/front-social-jour-de-manifestation-8138


  28. exdar Le 19 juin 2017 à 16h26
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    Le peuple s’abstient de participer a la grande mascarade démocratique actuelle, il réagirat dans la rue et la confrontation sera violente, car toute soumission volontaire a un état soi-disant démocratique engendre de la violence quand on abuse des soumis.


  29. serge Le 19 juin 2017 à 16h52
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    Il faut aussi souligner qu’à l’issue du 1er tour, dans 68% des circonscriptions, un seul candidat a franchi le seuil de 12,5% et l’autre candidat a été repêché. Dans 14% des circonscriptions, ce sont même les deux candidats qui ont dû être repêchés. Au final, la qualification pour les deux candidats n’a été acquise normalement que dans 18% des circonscriptions. Lors de ce premier tour, l’exception – le repêchage – est donc devenue la règle.


  30. Ardechois Le 19 juin 2017 à 17h07
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    L’héritage Valls-Hollande ,mais aussi celui de Sarkozy déniant le Référendum de 2005 ont enlevé toute crédibilité quant à l’utilité des élections…Guerres tous azimuths ,abandons de souveraineté réformes(?) ,ont démontré que les grandes décisions prises ,ne faisaient pas l’objet de débats électoraux…Exemple les traités commerciaux en cours guère été évoqués ,et c’est la responsabilité de tous les partis ,ils perdent tous leur crédibilité par leurs silences complices;;;;Maintenant “allez voter”pourquoi???pour Qui???


  31. Dahool Le 19 juin 2017 à 18h18
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    Bonsoir

    Sapir a raison.

    Je m’estime nationaliste, souverainiste, libéral et humaniste. J’aime le foot aussi lol.

    Comme je n’ai pas l’impression d’être trop con, bien que je fasse, dise ou imagine des erreurs, je vous assure ou je pense que l’on peut s’entendre avec certains de “gauche” (sinon je ne serai pas ici à prendre plaisir à vous lire), nous ne sommes pas incompatibles. Nous devrions nous rejoindre et combattre ceux qui se moquent de nous, une fois la victoire acquise (suis optimiste naïf), nous discuterons d’un avenir commun et d’un avenir pour notre pays que nous souhaitons, tous, meilleur, juste et honnête.

    Je suis tout ça, vous êtes autre chose, avec un peu de bonne volonté et de bon sens, nous sommes complémentaires.
    L’ennemi de mon ennemi est mon ami.


    • Larmec Le 19 juin 2017 à 19h42
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      Bonsoir, Je me sent plus patriote que nationaliste, pour le reste à part le foot ok aussi.
      Oui il faudrait apprendre à construire ensemble, mais bon l’ennemi de mon ennemi si il est l’ennemi de mes amis c’est dur.
      Je pense qu’il va nous falloir apprendre à accepter l’autre dans notre grande majorité ou une minorité nous détruiras.


      • Dahool Le 19 juin 2017 à 20h26
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        Et oui, nous ne devons pas nous tromper de cible, nous la connaissons.
        Quantitativement, nous sommes au top, qualitativement, nous sommes largués, rude combat en perspective.


    • TYT Le 19 juin 2017 à 21h42
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      cf aussi @Elon: “Il n’y a rien de commun entre le FN et la France Insoumise, entre l’extrême-droite et un mouvement qui se réclame de l’héritage des combats de la classe ouvrière et de la gauche révolutionnaire(…)”.
      Au sein du C.N.R., droites et gauches ennemies surent pourtant bien dépasser cette apparence de “rien de commun”: l’indépendance nationale était le préalable commun à leurs projets ultérieurs contradictoires.
      Différence: la Nation en voie de casse alors, en voie de dissolution rampante aujourd’hui ?
      Moins révoltant ?


  32. yann35 Le 19 juin 2017 à 19h01
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    Je me sens en prison. Il y a plein de gens qui essaient de devenir kapos pour avoir quelques miettes ou avantages, plus quelques hurluberlus guidés par un prophète à perpèt’ qui s’assoient en rond pour négocier un nouveau règlement intérieur (VI rép) ou des barreaux en acrylique blindés aux fenêtres, c’est plus joli, sans parler de la marraine locale qui trouve qu’il y a trop de monde dans la prison … De mon côté, j’ai adhéré à ce parti dont on ne dit pas le nom il y a 4 ans, et je contribue à creuser le tunnel. Ce sera long, peut-être, ce sera dur, certainement, mais au moins, je retrouve peu à peu ma dignité, et c’est avec quelque satisfaction que je mets une enveloppe vide dans l’urne au 2nd tour. J’existe, je vote, je ne suis pas dupe pour autant !


  33. tchoo Le 19 juin 2017 à 19h12
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    Que croyez vous qu’ il advint….Ils vont s’en contre fiche de la légitimité ou pas. Macron va imposer ses réformes peu importe le prix. Et après le déluge si il faut peu importe ça ne n’atteindra pas
    Les gens n’ont pas Cru en Mélenchon beau coup à cause des médias ( autour de moi, c’est certain) toujours méfiant envers la gauche, avec quelque part la grande peut de se faire prendre son petit bien, la presse abec son bassin à excité cette peut. On s’abstient ou les moins lucides votent pour les marcheurs


  34. Jbb Le 19 juin 2017 à 22h56
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    Je propose à tous ceux qui pensent que la France n’est plus une démocratie d’aller un tour dans les pays qui n’en sont pas, et à tout ceux qui pensent que la France est un pays ultra libéral d’aller faire un tour dans les pays moins libéraux que le nôtre. Peut-être qu’enfin ils arrêteront de râler.


    • Louis Robert Le 20 juin 2017 à 19h57
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      Excellente suggestion mais tardive. Je l’ai déjà fait, ayant été vivre aux USA… seulement pour voir. Vous avez bien raison, ce n’est plus une démocratie, comme la France; sauf que ce n’en est plus une depuis un peu plus longtemps, ce qui ne console personne, hélas.

      Je dois vous informer que depuis mon retour, non seulement je n’ai pas cessé de “râler”, je râle même plus souvent et plus fort que jamais, disposant de plus de faits et d’arguments pour râler que je n’en ai jamais eu auparavant. Bizarre, hein? Cela me rappelle combien j’étais triste, ce jour où, jeune adolescent, je fus si profondément accablé de prendre conscience que ce que je savais désormais être de plus terrible dans la vie, jamais plus je ne pourrais l’ignorer… Cruelle, très cruelle, la vie! N’est-ce pas?


    • yann35 Le 20 juin 2017 à 21h00
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      à Jbb. Vous auriez pu faire plus court :”je suggère aux râleurs de fermer leur gueule.”
      Comparaison n’étant pas raison, je vais continuer à lutter, râler, protester. Je suis français vivant en France, et je vais tenter de transmettre un héritage propre aux générations futures qui voudront rester français. Quant aux autre, tout à fait d’accord, qu’ils rejoignent Mrs Macron et Jbb dans les paradis qui leur plaisent tant et nous fichent la paix chez nous.


      • Jbb Le 20 juin 2017 à 23h09
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        Si votre héritage c’est râler et s’abstenir aux élections en prétendant que la France ne serait pas une démocratie, et bien on va pas avancer beaucoup.


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