Source : Consortium News, Robert Parry, 25-04-2017.

Rapport spécial : après son élection, Donald Trump avait un chemin étroit vers une présidence de transformation, mais cela nécessitait de briser l’emprise des néoconservateurs sur la politique étrangère des États-Unis et de dire la vérité aux citoyens américains. Trump a déjà échoué, selon Robert Parry.

Le jalon des 100 jours est peut être un repère artificiel pour un président américain. Évidemment, bien des événements peuvent se produire dans les 1 361 jours restants d’un mandat de quatre ans. Mais les décisions de Donald Trump dans ses trois premiers mois l’ont placé sur un chemin presque irréversible vers l’échec.

Le président Donald Trump prêtant serment le 20 janvier 2017. (copie d’écran de Whitehouse.gov)

Il semble maintenant n’être guère plus qu’un Républicain traditionnel, avec un zeste de vulgarité kardashienne en plus, une star de la télé-réalité qui lit grossièrement un script néocon qui aurait pu être écrit pour plusieurs de ses rivaux républicains, sinon qu’il débite son texte avec une grammaire plus défaillante et un vocabulaire limité, une préférence pour les mots imprécis tels que « beau » et « triste ».

Trump a également la mine d’un arnaqueur. Il s’est vendu comme un populiste qui voulait se battre pour les Américains oubliés, mais il suit des politiques nationales visant à rassurer ses amis super-riches tout en affligeant ses partisans à cols bleus les plus fidèles.

Il promet un paquet fiscal qui se traduira par d’énormes réductions pour les gens déjà aisés, il a soutenu un plan républicain de santé qui va laisser 24 millions d’Américains sans assurance mais a économisé des milliards pour des milliardaires ; il semble avoir oublié son plan d’infrastructure de mille milliards de dollars, bien qu’il continue de faire la promotion de son «magnifique» mur le long de toute la frontière avec le Mexique et son intimidation des entreprises américaines pour qu’elles cessent de délocaliser des emplois a été plus spectaculaire que sérieuse.

Sur le front de la politique étrangère, Trump a rompu sa promesse de s’éloigner d’une guerre sans fin et d’une confrontation inutile – et d’éviter son coût extraordinaire en sang et en argent. Après des mois à se faire taper sur les doigts par les médias mainstream à propos du Russie-gate, Trump a mis sa queue entre les jambes et il est devenu un toutou du dogme néocon. Il lèche aussi la main d’Israël et de l’Arabie saoudite, lui et son équipe continuant à répéter le mantra israélo-saoudien préféré: « L’Iran est le principal sponsor du terrorisme ».

Son administration aussi blâme l’Iran, et pas Israël, ni l’Arabie saoudite ni même les États-Unis, pour l’instabilité au Moyen-Orient. Mais c’est bien le président George W. Bush et ses conseillers néocons qui ont conçu l’invasion désastreuse de l’Irak avec le soutien israélien ; c’est le président Barack Obama et la secrétaire d’État Hillary Clinton qui ont poussé au « changement de régime » en Libye et en Syrie, une autre priorité israélo-saoudienne ; ce sont l’Arabie saoudite et ses alliés des États du Golfe qui ont armé Al-Qaïda, l’État Islamique et d’autres groupes terroristes sunnites ; c’est Israël qui persécute depuis des générations la population palestinienne autochtone et qui a envahi le Liban, parmi d’autres pays voisins.

En dépit de ses manques, l’Iran s’est, en règle générale, opposé à ces opérations et participe maintenant à des opérations militaires pour combattre les militants de l’État Islamique et d’Al-Qaïda en Irak et en Syrie. Pourtant, Trump s’est conformé à une vision inversée du Moyen-Orient que toutes les «personnes importantes» du Washington officiel pensent vraie, tout est de la faute de l’Iran, sauf, bien sûr, ce dont on peut rendre la Russie responsable.
Trump comme sociopathe
Sous la pression intense des élites démocrates et républicaines et face à une hystérie poussée par la communauté du renseignement concernant de vagues liens entre certains de ses conseillers et Moscou, Trump a cédé sur son engagement d’améliorer les relations avec la Russie, préférant intensifier la rhétorique et les menaces.

Le président Donald Trump accueille le président chinois Xi Jinping à un dîner d’État lors de son sommet à Mar-a-Lago, en Floride, le 6 avril 2017. (copie d’écran de Whitehouse.gov)

Trump a eu sa petite tape de récompense de la part des officiels de Washington pour avoir tiré 59 missiles Tomahawk en Syrie le 6 avril, avant que toute évaluation sérieuse de cette attaque avec emploi d’ armes chimiques dans le nord de la Syrie ait pu être menée, une action adorée par Hillary Clinton et par la classe des commentateurs officiels de Washington, dominés par les néocons.

Trump a régalé Maria Bartiromo de Fox Business Network avec le récit de la façon dont il a révélé la frappe de missiles au président chinois Xi Jinping, lors d’une visite d’État dans son domaine de Mar-a-Lago, donnant ainsi l’impression qu’il pourrait être tout aussi imprudent pour attaquer la Corée du Nord. Trump a déclaré qu’il a annoncé la nouvelle devant « le plus beau morceau de gâteau au chocolat que vous ayez jamais vu », ce qui lui a permis de mesurer le choc sur le visage de Xi.

« J’ai dit : ‘Monsieur le Président, permettez-moi de vous expliquer quelque chose’ – c’était pendant le dessert – ‘nous venons de tirer 59 missiles’ – tous ont atteint leur but d’ailleurs, incroyable, à partir de, vous savez, des centaines de kilomètres, tous ont atteint leur but, c’est stupéfiant » , a déclaré Trump.

« Et lui [Xi] mangeait son gâteau. Et il se taisait », poursuivit Trump, ajoutant que le président chinois s’était tû pendant 10 secondes avant de demander à son interprète de répéter ce que Trump avait dit. Trump s’est vraiment délecté de ce moment, bien qu’un certain nombre de missiles Tomahawk, semble-t-il, aient manqué la base aérienne syrienne ciblée et aient touché un village voisin, tuant neuf civils dont quatre enfants,d’après les médias syriens.

Même si Trump a insisté sur le fait que Xi a approuvé l’attaque, son comportement de sociopathe a fort probablement confirmé à Xi que Trump est vraiment aussi déraisonnable et dangereux que beaucoup de critiques l’avaient dit.

Trump semble prendre plaisir à voir une expression choquée sur le visage des gens. On m’a dit qu’il avait expliqué à un associé que l’un de ses plaisirs en saisissant les femmes par « la chatte » était de voir leur réaction abasourdie, ce qui est cohérent avec sa vantardise avec Billy Bush de « Access Hollywood », selon laquelle les femmes sont incapables de refuser à cause de son statut de star. « Quand tu es une star… tu peux faire n’importe quoi », a déclaré Trump. « Prends-les par la chatte. Tu peux faire n’importe quoi. »

Trump est plus respectueux – et obéissant – avec les hommes qui ont vraiment de l’argent. La tête a dû lui tourner lorsque Sheldon Adelson, l’un des défenseurs les plus dévoués d’Israël, qui a publiquement suggéré de lâcher une bombe nucléaire sur l’Iran pour contraindre son gouvernement à faire ce que veut Israël, a donné la somme record de 5 millions de dollars pour les festivités de l’investiture.

En effet, ce que nous avons appris au sujet de Trump au cours des 100 premiers jours, c’est que c’est un narcissique instable et susceptible, qui fait des fixations sur la moindre vexation et apprécie les signes tangibles d’éloge et d’approbation. La campagne de Clinton avait raison au moins sur une chose : l’ego fragile de Trump, qui a le contrôle de l’arsenal nucléaire américain, met en péril l’avenir de l’humanité.

Ce qui accroît ce danger, c’est que Trump semble penser que son comportement erratique est un plus, sans se rendre compte qu’il y a des limites à ce qu’un fou peut faire sans conséquences, même en posant nerveusement le doigt sur le bouton nucléaire. À un moment donné, l’un des bluffs cinglés de Trump sera relevé et il n’aura plus alors qu’à prouver qu’il est, véritablement, un fou.

Espoir perdu

Ce n’est pas que ces critiques soient tellement surprenantes, mais il y avait l’espoir, après cette élection-surprise, que cette figure irascible et arrogante pourrait au moins avoir la carrure de s’opposer aux orthodoxies de la politique étrangère néo-conservatrice officielle de Washington, et de contester la domination israélo-saoudienne sur la politique moyen-orientale des États-Unis.

Le président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d’une conférence de presse conjointe le 15 février 2017. (copie d’écran de Whitehouse.gov)

On pensait que Trump était un fils de pute égocentrique, mais que cette personnalité pourrait l’aider à résister aux pressions des élites de Washington et ainsi à éviter une nouvelle guerre froide, dangereuse et coûteuse, avec la Russie. La coopération avec la Russie donnait également la perspective de mettre fin aux guerres interminables de ses prédécesseurs immédiats.

Quelques supporters de Trump m’ont dit que peut-être quelqu’un comme lui était le seul espoir concret de briser les orthodoxies qui avaient fini par figer la pensée officielle de Washington. Ces partisans pleins d’espoir le voyaient comme un bouffon grossier, oui, mais peut-être aussi comme quelqu’un qui ne se soucierait pas de ce qu’on dirait de lui sur CNN ou dans le New York Times ou lors d’une conférence à la Brookings Institution, quelqu’un qui était assez hétérodoxe pour y aller à la masse dans le bloc du groupe officiel, laissant passer finalement une lumière salutaire de pensée fraîche.

Mais même si c’était le cas – si Trump était cette personne – il a dû faire face à des obstacles très difficiles, y compris le fait bien réel que le groupe de réflexion néocon s’est incrusté profondément dans les fondations de l’élite américaine, et s’est élargi depuis sa base initiale du Parti républicain jusqu’à contrôler effectivement les Démocrates nationaux, bien que les Démocrates préfèrent à « néoconservateur » d’autres étiquettes telles que « libéral » ou « partisan des interventions humanitaires » avec une différence plus sémantique que substantielle.
Pour Trump, le consensus officiel de la politique étrangère de Washington signifiait qu’il y avait peu de personnes accréditées qui pouvaient l’aider à briser le moule – et à gagner la confirmation du Sénat. Trump était obligé de chercher des personnes en dehors de l’establishment traditionnel, et de telles personnes se trouveraient prises dans un processus d’examen agressif, à la recherche du moindre faux-pas pour les disqualifier. Et les quelques personnes qui pourraient survivre à cette épreuve se retrouveraient eux-mêmes dans des bureaucraties largement hostiles – au Département d’État, au Pentagone, dans les services de renseignement ou au Conseil National de Sécurité – qui seraient déterminées à mettre au pas l’outsider ou à le briser avec des fuites et des obstructions.

« L’État profond »
Bien que les commentateurs mainstream nient la réalité d’un « État profond », il en existe bien un à Washington, comme cela devrait être évident pour qui regarde les émissions de télévision par câble ou pour qui lit les principaux journaux. En effet, il y a sans doute moins de diversité autorisée dans la « presse libre » dont l’Amérique se vante, que dans certains États censément autoritaires.

Le président Donald Trump annonce le choix du général H.R. McMaster comme son nouveau conseiller à la sécurité nationale le 20 février 2017. (copie d’écran de Whitehouse.gov)

Par exemple, même des personnes ayant des qualifications professionnelles solides, qui ne sont pas d’accord avec l’interprétation du gouvernement des États-Unis des preuves sur l’attaque avec emploi d’armes chimiques du 4 avril en Syrie, sont exclues de la participation au débat public. Les principaux médias américains sont même fiers de cette exclusion parce que ces personnes sont considérées comme « en marge » ou responsables de « propagande » ou coupables de donner « fausses nouvelles ». La tendance à la « pensée collective » carriériste est très puissante à Washington et dans les médias nationaux.

Donc, Trump a fait face à des défis énormes quand il a débuté sa présidence, qui exigeaient d’agir rapidement et de manière décisive s’il espérait changer la direction du train sans fin des guerres néocon. Il devait mettre les forces de l’establishment sur la défensive en disant la vérité sur les événements pour lesquels l’administration Obama avait gardé le peuple américain dans l’ignorance, comme l’affaire Syrie-sarin le 21 août 2013, attribuée au gouvernement syrien bien que des preuves pointent plutôt vers les rebelles anti-gouvernementaux, et le vol 17 de Malaisie Airlines abattu le 17 juillet 2014 sur l’Est de l’Ukraine, dont on a accusé la Russie alors que les preuves clés du renseignement américaines restaient cachées. [Ici et ici.]

Trump devait aussi montrer qu’il ne serait pas le pigeon d’Israël ni de la famille royale saoudienne. Cela aurait nécessité de dire des vérités désagréables, telles que le fait bien connu au sein de la communauté du renseignement des États-Unis que l’Arabie saoudite et ses alliés des États du Golfe ont été les parrains du terrorisme depuis des décennies, rendant possible le terrorisme fanatique d’Al-Qaïda et d’État Islamique, et qu’Israël a infléchi la politique étrangère des États-Unis dans la région depuis des générations.

Si Trump avait vraiment le courage qu’il aime que les gens lui prêtent, il aurait pu geler ou saisir les biens saoudiens comme punition pour le parrainage d’État du terrorisme et pour l’utilisation des extrémistes sunnites en tant que force paramilitaire dans sa rivalité sectaire avec les pays gouvernés par les Chiites comme l’Iran. Ou s’il avait voulu montrer sa méfiance envers les allégations surexcitées du Russie-gate, il aurait immédiatement annoncé un sommet avec le président russe Vladimir Poutine sur la façon de mettre fin à la « guerre contre le terrorisme », plutôt que de jouer une défense timide.

Au début de sa présidence, Trump aurait pu vraiment ébranler le système. Mais au lieu de cela, il a gaspillé ses premiers jours en prouvant qu’il était bien le fou gonflé à bloc que dépeignaient ses détracteurs. Plutôt que de montrer une certaine grâce envers les Démocrates vaincus, il a insisté absurdement sur le fait que la foule à son investiture était plus nombreuse que celle du président Obama, ce qui n’était pas le cas d’ailleurs. Il a échoué à apprécier ou à désamorcer la colère de la Marche des Femmes, qui a rempli les rues de dizaines de villes au lendemain de son investiture, avec des femmes qui portaient des chapeaux avec des chattes roses pour dénoncer la façon dont Trump se vantait de saisir les femmes par l’entrejambe.

Trump aurait pu également reconnaître qu’il avait perdu le vote populaire, mais noter qu’il avait gagné selon les règles de la Constitution et qu’il avait bien l’intention d’être le président de tous. Au lieu de cela, il a exposé l’absurde idée qu’il avait gagné le vote populaire alors qu’il y avait perdu près de trois millions de bulletins de vote (et, non, il n’y a aucune preuve de cinq millions de votes illégaux pour Clinton).
Un faux-dur

Au cours de ces premiers jours cruciaux, Trump a continué à faire des commentaires stupides, truffés de fautes d’orthographe, à la grammaire défaillante. Ses collaborateurs ont ensuite dû défendre ses « faits alternatifs », qui ont introduit le thème que Trump était un ignorant pathétique qui agissait comme un pompeux je-sais-tout. Tout cela aurait pu correspondre à son image de mufle indifférent à ce que le pouvoir en place pensait de lui, mais il s’est avéré que Trump était essentiellement un faux-dur qu’on pourrait mettre à genoux en le faisant frapper suffisamment par les leaders d’opinion.

Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, accueille le prince héritier saoudien et le ministre de la Défense, Mohammed ben Salman, au Pentagone, le 16 mars 2017. (photo Department of Defense du sgt Amber I. Smith)

Sous le bombardement quotidien des titres sur le Russie-gate, Trump a écarté son premier conseiller en sécurité nationale, le général retraité Michael Flynn, et ce, essentiellement parce qu’il ne se souvenait pas de chaque détail d’une conversation téléphonique avec l’ambassadeur de Russie Sergey Kisylak. Trump a alors demandé à son équipe de politique étrangère de se joindre au Russie bashing pour bien prouver qu’il n’était pas la « marionnette » de Poutine, comme Hillary Clinton l’avait appelé.

La politique de Trump envers l’Ukraine et la Crimée s’est confondue avec celle du président Obama. Trump n’a pas non plus montré de curiosité quant à la façon dont l’administration Obama avait alimenté la crise en Ukraine et, en 2014, facilité le putsch violent qui a renversé le président élu Viktor Ianoukovitch avant de provoquer la sécession de la Crimée et la guerre civile ukrainienne.

Au début d’avril, après des semaines de retraite ignominieuse sous le feu des médias, Trump a hissé le drapeau blanc de la capitulation. Il a fait plaisir aux néocons et aux faucons libéraux avec son jugement précipité sur la mystérieuse attaque chimique dans une zone contrôlée par Al Qaïda au nord de la Syrie. Après avoir accusé très rapidement le gouvernement syrien, Trump a ordonné le tir de 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne le 6 avril. Il a également suggéré que les Russes partageaient la culpabilité du gouvernement syrien.

Et, tout comme Obama, Trump a caché au peuple américain toute preuve, insistant pour qu’ils acceptent sa « haute confiance » dans l’évaluation de la Maison Blanche. Sous Trump, les Américains sont toujours traités comme les champignons proverbiaux, sauf que les déclarations crues de Trump ont remplacé la douce hypocrisie d’Obama. En effet, mise à part la personnalité kardashienne de Trump et son vocabulaire limité, sa politique étrangère reflète plus de continuité avec Obama – et avec la politique faucon de Hillary Clinton – que de véritables différences.

En tout cas, Trump est maintenant en train, plus qu’Obama, de déplacer la politique étrangère américaine vers la ligne exigée par les néocons. Le Russie-gate ayant remis en question son objectif de travailler, de façon plus coopérative, avec la Russie, Trump consolide maintenant une politique étrangère presque semblable à celle qu’auraient adoptée les rivaux républicains vaincus de Trump, comme les sénateurs néoconservateurs Marco Rubio de Floride ou Lindsey Graham de Caroline du Sud. Ou, d’ailleurs, Hillary Clinton.

Comme l’a rapporté lundi le Wall Street Journal : « La politique étrangère encore émergente de l’administration Trump prend forme, tandis que le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, poursuit ses visites-éclair au Moyen-Orient, établissant tranquillement les bases destinées à restaurer les relations qui avaient été mises à mal sous l’administration Obama. »

« La semaine dernière, M. Mattis a rendu visite aux dirigeants de l’Arabie saoudite, d’Égypte et d’Israël, porteur du message que l’administration Trump voulait se réaligner avec ces pays et soulignant que Washington et les capitales de la région ont des intérêts communs, comme la lutte contre le terrorisme. Ce qui sous-tend les efforts de M. Mattis, c’ est la volonté de contrer ce qu’il a qualifié à plusieurs reprises d’influence maligne de l’Iran . »
En d’autres termes, Trump fait savoir qu’il est désormais sous la coupe de l’influent tandem israélo-saoudien, et cela signifie qu’il continuera à déformer la politique étrangère des États-Unis pour répondre aux désirs régionaux israéliens et saoudiens, ce qui implique une nouvelle offre de « changement de régime » en Syrie et une confrontation accrue avec l’Iran et la Russie.
Cette stratégie cède aux mêmes mensonges que ceux qui ont amené la présidence de George W. Bush à un désastre. Cela signifie que les Saoudiens, les Qataris et autres émirats sunnites auront encore les mains libres pour fournir silencieusement à Al-Qaïda et à ses cohortes les armes fabriquées aux États-Unis. Cela signifie que le gouvernement américain devra accumuler encore des mensonges pour dissimuler au peuple américain la réalité révulsante d’une alliance de facto entre les États-Unis et Al-Qaïda.
Les tensions concomitantes avec la Russie – et éventuellement avec la Chine – pourraient également provoquer une confrontation nucléaire que Trump est psychologiquement inapte à gérer. Jouer au fou – et compter sur le président Poutine ou le président Xi pour jouer à l’adulte – n’est pas aussi intelligent que cela pourrait paraître. Poutine et Xi ont leurs propres pressions politiques internes à prendre en compte et ils peuvent se sentir obligés de relever l’un des bluffs de Trump.
Ainsi, Trump apparaît maintenant en bonne voie de devenir un président américain raté, peut-être l’un des pires. Espérons toutefois qu’il ne soit pas le dernier.
Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé plusieurs des affaires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, Robert Parry, 25-04-2017.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

24 réponses à L’échec de la présidence de Trump, par Robert Parry

Commentaires recommandés

Chris Le 10 juin 2017 à 13h28

“Trump devait aussi montrer qu’il ne serait pas le pigeon d’Israël ni de la famille royale saoudienne”
Je me demande quelle va être la réaction de Washington-Tel Aviv-Ryad à “l’affreuse” nouvelle qui est tombée hier : l’armée gouvernementale syrienne aidée de ses alliés a réussi l’exploit de parvenir à la frontière Est syrakienne au nez et à la barbe des chiens de garde de la coalition qui pourtant l’avaient attaquée par 3 fois près d’Al Tanaf ces deux dernières semaines.
Explications :
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/urgent-syrie-la-frontiere-atteinte.html
Ainsi la jonction est faite avec les Unités de Mobilisation Populaires chiites irakiennes, ce que voulait absolument éviter Washington, Ryad et Tel Aviv : le croissant chiite rétabli !

Une nouvelle extraordinaire qui doit faire plaisir à Bassam qui en parlait dans son entrevue d’avril :
https://www.youtube.com/watch?v=Xrp7xcCMeqU

  1. Fritz Le 10 juin 2017 à 06h22
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  2. Fritz Le 10 juin 2017 à 06h40
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    L’analyse de Robert Parry est remarquable, précise et véridique. Je modifierai seulement son souhait final : «Ainsi, Trump apparaît en bonne voie de devenir un président américain raté, peut-être l’un des pires. Espérons donc qu’il soit le dernier. »


    • sissa Le 12 juin 2017 à 20h20
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      Vous souhaitez une guerre nucléaire? (C’est bien ce que Robert Parry craint)

      A moins que vous ne désiriez une désintégration des USA, mais cela me semble guère crédible.


  3. Kiwixar Le 10 juin 2017 à 07h56
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    D’un autre côté, si j’étais un dirigeant zunien désireux de me débarrasser des Seouds et des Qataris et de leur soutien à Al-Qaeda, je les inciterais à se faire la guerre en incitant le plus gros à se taper le plus petit, avant d’ « aider » le plus gros en installant des bases chez lui. Et taper sur le Qatar (et son projet de gazoduc via la Syrie) montre peut-être le retour de la realpolitik. On verra le bilan de Trump dans 4 ans, et si les Seouds sont encore là.


    • Chris Le 10 juin 2017 à 13h28
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      “Trump devait aussi montrer qu’il ne serait pas le pigeon d’Israël ni de la famille royale saoudienne”
      Je me demande quelle va être la réaction de Washington-Tel Aviv-Ryad à “l’affreuse” nouvelle qui est tombée hier : l’armée gouvernementale syrienne aidée de ses alliés a réussi l’exploit de parvenir à la frontière Est syrakienne au nez et à la barbe des chiens de garde de la coalition qui pourtant l’avaient attaquée par 3 fois près d’Al Tanaf ces deux dernières semaines.
      Explications :
      http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/urgent-syrie-la-frontiere-atteinte.html
      Ainsi la jonction est faite avec les Unités de Mobilisation Populaires chiites irakiennes, ce que voulait absolument éviter Washington, Ryad et Tel Aviv : le croissant chiite rétabli !

      Une nouvelle extraordinaire qui doit faire plaisir à Bassam qui en parlait dans son entrevue d’avril :
      https://www.youtube.com/watch?v=Xrp7xcCMeqU


      • Julien Le 10 juin 2017 à 19h58
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        Quelle belle nouvelle ce matin : l’armée syrienne qui rejoint Al-Tanaf. Content et fier de ce peuple syrien qui continue à se battre. A se demander l’utilité des frappes américaines.
        Je rejoins le commentaires du dessus, attendons un peu. J’émets l’hypothèse d’une destruction programmé des pétromonarchies. Trump ne peut pas faire volte-face à l’AS, allié historique, du jour au lendemain ; d’abord le Qatar (frère musulman) et pays au développement plus intelligent que l’AS puis l’AS. De plus, Trump doit composer avec les néocons. Wait and see, il faut voir loin très loin comme nous le rappeler Poutine en interview.


  4. calal Le 10 juin 2017 à 08h13
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    je suis pas un specialiste,mais amha,il est trop tot pour juger trump si on fait partie des gens pour qui son election avait ete un signe d’espoir.
    on est dans le monde reel: trump se bat (peut etre) pour renverser la vapeur et il doit lutter contre toute l’inertie d’un systeme qui veut survivre et se reproduire.


    • bm607 Le 10 juin 2017 à 12h30
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      Je suis pour ma part un peu d’accord avec vous, et j’ai trouvé que l’article commençait mal avec la phrase :
      “Le jalon des 100 jours est peut être un repère artificiel pour un président américain. Évidemment, bien des événements peuvent se produire dans les 1 361 jours restants d’un mandat de quatre ans. Mais les décisions de Donald Trump dans ses trois premiers mois l’ont placé sur un chemin presque irréversible vers l’échec.”.

      Trump s’est trouvé dès le premier jour accueilli par des tirs de barrage, on lui reprochait d’avoir été élu contre les prévisions et contre la candidate pour laquelle “il fallait voter”.

      Il a bien essayé certaines choses, mais revenaient sans cesse les accusations de collusion avec la Russie.
      Donc il n’a pu faire autrement que de montrer qu’il va coopérer, qu’il est comme on veut qu’il soit. Ou bien il aurait été ou sera éjecté (d’aucuns y travaillent : témoignages de Comey, etc…)

      Durant ces 100 jours, il n’aurait pu que hâter son départ s’il avait fait ce qu’il promettait.
      Il aurait bénéficié de la grâce de début de mandat, alors oui on aurait pu juger.

      On verra la suite, si la situation pour lui se stabilise (pas sûr).


      • tepavac Le 10 juin 2017 à 19h31
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        Le “témoignage” de Comey est à lui seul un vaudeville. On y apprend en effet, magie des médias, que Trump qui n’était pas sous instruction car il n’y avait aucun indice pour ouvrir une information, était catalogué “mondialement” sous enquête criminelle pour cause de liens avec une puissance étrangère.
        Que Trump n’a jamais demandé à Comey d’arrêter une quelconque enquête.

        A l’opposé, on apprend que Clinton est sous enquête, pas une, plusieurs, mais que le Proc général des Etats Unis, Loretta Linch, lui à demandé de ne pas divulguer l’information publiquement, ce que Comey à fait.

        Il semble qu’à présent les choses remontent jusqu’en 1996…. beaucoup d’histoire étouffées qui reviennent à la surface, où on trouve toujours ce bon Comey et les Clinton.

        Tout ceci révèle la puissance nauséabonde et perverse des médias, aucun pays ne peut être à l’abri de cette menace, un virus médiatique destructeur, à méditer chaque jours.
        Merci Olivier et aux intervenants de la réinfo


    • sissa Le 12 juin 2017 à 21h35
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      L’expérience montre que si on commence à trahir ses promesses de campagne dans la foulée de son élection, on ne va pas les respecter dans le reste de son mandat. Tel un François Hollande déclarant que son ennemi, c’est la finance, Trump avait clairement dénoncé les connivences de son adversaire avec l’Arabie Saoudite, et promis d’agir différemment.Force est de constater qu’il a par exemple tout à fait renoncé à demander des comptes à ce pays sur la question du terrorisme.
      Ceux qui espéraiet une réorientation de la politique étrangère des USA au Moyen-Orient ont aujourd’hui toutes les raisons d’être déçus.


  5. PatrickLuder Le 10 juin 2017 à 09h30
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    Quelqu’un peut-il relever tous les adjectifs affublant Donald Trump dans cette diatribe ?


    • Palbosa Le 10 juin 2017 à 20h18
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      Si je devais faire un mélange, ça serait quelque chose du genre et je cite le texte : Un bouffon grossier fils de pute kardashien égocentrico-sociopathe à la mine d’arnaqueur abusant du doigt sur le bouton nucléaire.

      Pour la modération : Ceci n’est pas une insulte. C’est les mots exacts qui se trouvent dans le texte de l’auteur. C’est pour bien ce rendre compte de la vulgarité présente dans le texte de ce texte. Aucun mot grossier qui n’étais pas présent à la base n’a été ajouté.


  6. Vadim de Chevreuse Le 10 juin 2017 à 10h31
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    Dans l’hypothèse que la mission historique de Donald Trump consiste à déstructurer le pouvoir Américain et marquer la fin de l’époque de domination du monde par les occidentaux, la conclusion sur la “présidence ratée” apparaît prématurée, et donc discutable.


  7. Louis Robert Le 10 juin 2017 à 13h35
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    Nous assistons à la désintégration des institutions, non seulement américaines et impériales mais occidentales. Devant ce spectacle quotidien de l’effondrement d’un monde, en soi, la présidence moribonde d’un Trump a bien peu d’importance. Politique-spectacle.


  8. bluetonga Le 10 juin 2017 à 14h54
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    Personnellement, je n’ai toujours pas tranché : DT est-il vraiment malin ou DT est-il vraiment crétin ?

    Finalement, je pense que Trump est tout simplement vraiment américain. Je veux dire par là que son cadre de référence est essentiellement domestique, qu’il ne connaît pas le monde, et ne voit les autres nations que comme des entités commerciales avec lesquelles on fait affaire, que l’on intimide ou que l’on amadoue, c’est selon. Mais il n’a pas de vision géopolitique au sens strict. Ce n’est pas tant qu’il a été mis au pas par les néocons, c’est qu’au bout du compte, sa vision et la leur convergent. Par contre, lui ne théorise pas la suprématie et se moque de la légitimer sur le plan moral. Il y a compétition entre les nations, il suffit de la gagner, et pour ça tous les coups sont permis.

    Bien sûr, il y a une guerre interne, lui l’outsider contre l’establishment. C’est un putch en quelque sortes. Après la phase de résistance, il y aura celle de la collaboration, en attendant la succession. En attendant, une chose est sûre : les USA, à l’instar de leur dernier président, sont devenus totalement imprévisibles. Et nous, les Européens, sommes les wagons accrochés derrière cette locomotive.


    • Palbosa Le 10 juin 2017 à 15h38
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      Dîtes moi une seule chose que le président américain ait fait qui aille été imprévisible.


      • tepavac Le 10 juin 2017 à 19h59
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        Vu la tournure du texte, il faut lire imprévisible dans le sens qu’on ne peut leur faire confiance.
        Mais bon , ça c’est clair depuis que les Indiens les nommèrent, “langue fourchue”.

        Ils invitent toujours à jouer leur jeu, et lorsqu’ils perdent, ils en changent les règles….
        Imprévisible?, on peut seulement admettre que c’est le genre d’animal auquel il faut constamment être sur ses gardes, et plus il vous approche avec un air enjôleur, plus il est certain que vous êtes sa proie.

        Tout ce que nous avons pu lire içi sur leur histoire indique clairement que c’est toujours le pays du far west et de Peter pan. Une conscience sociale immature.


      • bluetonga Le 10 juin 2017 à 20h48
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        @ Palbosa

        59 tomahawks sur la Syrie, sans enquête préalable sur la question de l’attaque au gaz, sans mandat de quiconque, après avoir fait annoncer par Tillerson ou quelqu’un d’autre que le remplacement de Bachar Al Assad n’était plus un objectif en soi quelques jour auparavant, entre la poire et le fromage et en présence de Xi?

        Moi j’ai trouvé ça imprévisible, et je n’étais pas le seul à l’époque.

        Je viens de sortir le premier qui me venait en tête, et je n’ai pas l’impression que les autres sont difficiles à dégotter. Bonne chasse.

        @ Tepavac

        Et en plus d’être imprévisibles, ils sont effectivement devenus très versatiles.


        • Palbosa Le 11 juin 2017 à 11h50
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          Je comprends votre argument, mais cet acte n’était pas imprévisible. Surprenant? Oui, clairement. Mais les USA déjà sous Obama avait placé la ligne rouge au niveau de l’utilisation des armes chimiques. Il était donc logique que Trump agisse d’une façon ou d’une autre. Résultat, une petite opération de publicité, en ayant bien prévenu tout le monde de l’endroit ou ils allait frapper à l’avance pour que tout soit évacué sans aucun réel impact. (La base “détruite” était opérationnelle 24h plus tard)

          Un acte imprévisible aurait été de bombarder le palais présidentiel. ça j’avoue … Mais bombarder le sol syrien sans mandat? Business as usual.


  9. Palbosa Le 10 juin 2017 à 16h11
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    Ce genre de texte purement orienté est vraiment écœurant. L’ “analyste” (ex de la CIA) n’essaye pas d’analyser les faits pour arriver à une conclusion, mais par d’une conclusion et d’un but prédéterminé et tourne les fait pour arriver à cette dite conclusion.

    Mélange d’analogies douteuses, de points de vue personnel, et de rhétorique facile (vulgarité kardashienne, Trump au comportement de sociopathe, Trump est un fils de pute égocentrique (??), Trump a la mine d’un arnaqueur, « même en posant nerveusement le doigt sur le bouton nucléaire. » , etc.) ce texte ne devrait pas être publié sur un site qui se veut sérieux comme les-crises.

    Même si certain point on le mérite d’être soulevé, l’auteur n’apporte aucune solution à part du Trump-Bashing. Prenons l’exemple de l’Arabie-Saoudite. L’auteur se plaint du comportement de Trump, mais n’apporte aucune solution. Que voudrait-il que Trump fasse ? Qu’il fasse exploser ce sujet en perdant tout contrôle ? Lorsqu’on veut démonter une grosse institution, comme un grand building au milieu d’une ville, on doit étudier et agir point par point pour éviter le plus possible de dégâts collatéraux. On ne met pas des explosifs un peu partout et on fait « tout péter » sans avoir pris soins d’évacuer et avoir pris des précautions avant. L’auteur utilise exactement le même comportement « enfantin » qu’il reproche à Trump.

    Bref, encore un article « main-stream » de « propagande » qui ne dis rien de nouveau par rapport à tout ce aurait déjà pu se dire avant.

    A éviter.


    • tepavac Le 10 juin 2017 à 20h23
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      Pari aime son pays, il ne peut décemment publier que son pays c’est de la daube, alors il met tout sur le dos du “souffre-douleur” de service, un peu dans le genre de l’A.S. qui met tout sur le Qatar.

      Il faut noter que lors des périodes de tension extrême, tout devient sujet au flinguage immédiat.
      Je lis quotidiennement quelques médias US, et surtout les coms qui suivent, je peux juste affirmer que ce pays est en ébullition constante, la violence des propos est hors normes Européenne.
      Le plus effrayant c’est de savoir que cette pétaudière possède le plus grand arsenal militaire que l’humanité n’est jamais produite.


    • Thierry Le 10 juin 2017 à 22h57
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      Oui. Et c’est le 40eme article de Parry que ‘les-crises’ traduits et publie. … J’ai de du mal à voir quelle est la plus value, si ce n’est de voir que Parry s’est planté sur Trump et reprend les arguments mainstream qu’il critiquait il y a quelques temps.


  10. LE PAPE Le 10 juin 2017 à 17h55
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    Trump n’est qu’un symptôme du déclin des USA, voire même du déclin de la civilisation thermo-industrielle.

    Le problème, c’est que ce genre de symptôme signifie que nous n’allons pas vers le beau, loin s’en faut.

    Avec un type comme Obama qui suivait Bush, lui-même un symptôme de décomposition avancée, c’eut été peut-être moins pire.


  11. openmind Le 11 juin 2017 à 17h16
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    Le privilège du journaliste est de pouvoir écrire ce qu’il veut en espérant qu’il le pense vraiment (Charte de Munich oblige)

    Mais essayons d’analyser le temps long…pensez vous sincèrement que le Trump au discours incisif a cédé la place à un ectoplasme débile qui fait n’importe quoi?

    Maintenant, pensez à la Russie du 31/12/1999, VVPoutine hérite des commandes de la Russie sous surveillance oligarchique de Beresovski en personne, en quelques mois, il renverse les oligarques, remet l’intérêt du citoyen moyen au coeur de la politique et se fait couler un sous marin par les USA, se retrouve avec un terrorisme endémique qu’il réussit à repousser hors de Tchétchénie (pour faire taire ceux qui disent qu’il n’a fait que l’instrumentaliser, alors pourquoi l’éradiquer s’il lui est si utile?). Il met des années à remettre le pays à flot avec le contrôle de l’armée et de la police secrète (FSB) ainsi que le contrôle de la grosse économie(gaz pétrole).

    ET VOUS VOULEZ QUE TRUMP LE FASSE EN 100 JOURS!!!!!!!!!!

    UN PEU DE SERIEUX SVP


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