En hommage à BHL…

Source : John Pilger, Consortium News, 31-05-2017

A chaque fois qu’une affreuse attaque terroriste touche l’Occident, la règle dans le monde politico-médiatique est de rejeter tout lien entre l’atrocité et les guerres occidentales menées au sein du monde arabe, une occultation qui s’applique maintenant à l’attentat à la bombe de Manchester, fait remarquer John Pilger

Dans la campagne pour les élections législatives en Grande-Bretagne, voici ce qu’on ne peut pas dire : que les causes de l’atrocité de Manchester, au cours de laquelle 22 personnes, pour la plupart des jeunes, ont été assassinées par un djihadiste, sont ignorées afin de protéger les secrets de la politique étrangère britannique.

Le leader libyen Mouammar Khadhafi peu de temps avant son assassinat le 20 octobre 2011 à Syrte, Libye.

Des questions cruciales, telles que de savoir pourquoi le service de sécurité MI5 a maintenu des « atouts » terroristes (c’est-à-dire des terroristes dont l’action a servi et/ou pourrait servir les intérêts des services secrets anglais, dans le cas présent en Libye, NdT) à Manchester, et pourquoi le gouvernement n’a pas averti le public du danger auquel il était exposé, demeurent sans réponse et sont détournées par la promesse d’une “enquête” interne.

L’auteur putatif de l’attentat-suicide à la bombe, Salman Abedi, faisait partie d’un groupe extrémiste, le Groupe islamique combattant libyen, qui s’est développé à Manchester et fut préparé et utilisé pendant plus de vingt ans par le MI5. Le GICL est interdit en Grande-Bretagne en tant qu’organisation terroriste, dont le but est l’instauration « d’un État islamique rigoriste » en Libye et « fait partie de la mouvance islamique extrémiste globale, telle qu’elle est inspirée par al-Qaïda ».

La preuve éclatante de leur utilisation est que lorsque le Premier ministre Theresa May était secrétaire d’État à l’Intérieur [ministre chargé de la politique intérieure, de l’immigration et de la citoyenneté, NdT], les djihadistes du GICL furent autorisés à voyager sans contrainte en Europe et encouragés à se joindre au « combat »: dans un premier temps pour renverser le colonel Khadhafi en Libye, puis pour rejoindre les groupes affiliés à al-Qaïda en Syrie.

L’année dernière, le FBI aurait placé Abedi sur une « liste de surveillance de terroristes » et aurait averti le MI5 que son groupe cherchait une « cible politique » en Grande-Bretagne. Pourquoi n’a-t-il pas été appréhendé et son réseau empêché de planifier et d’exécuter les événements atroces du 22 mai ?

Ces questions sont soulevées en raison d’une fuite au sein du FBI, qui a démoli la thèse du « loup solitaire » émise à la suite de l’attaque du 22 mai – d’où l’indignation inhabituelle et paniquée de Londres à l’égard de Washington et les excuses de Donald Trump.

L’attentat de Manchester brise l’omerta de la politique étrangère britannique et révèle son pacte faustien avec l’extrémisme islamique, en particulier avec les sectes wahhabites et salafistes, dont le principal soutien et banquier est le royaume pétrolier d’Arabie saoudite, le plus important client de l’industrie britannique de l’armement.

Ces noces entre empires remontent à la Seconde Guerre mondiale et aux débuts des Frères musulmans en Égypte. L’objectif de la politique britannique était de stopper le panarabisme : des Etats arabes développant un sécularisme moderne, affirmant leur indépendance d’un Occident impérial et contrôlant leurs ressources. La création d’un état d’Israël rapace était un moyen de faciliter cela. Le panarabisme a depuis lors été détruit ; le but maintenant est de diviser et de conquérir.

Les « Manchester’s boys »

En 2011, selon Middle East Eye, le GICL de Manchester était connu sous le nom des « Manchester’s boys ». Opposants implacables à Mouammar Khadhafi, ils étaient considérés comme extrêmement dangereux et nombre d’entre eux étaient sous contrôle du département de l’Intérieur (assignés à résidence) lorsque les manifestations contre Kadhafi commencèrent en Libye, pays constitué d’une multitude de tribus rivales.

La secrétaire d’État Hillary Clinton dénonce l’attaque mortelle contre le consulat américain à Benghazi, en Libye, le 12 septembre 2012. (Photo du Département d’État)

Soudainement, les ordres de contrôle ont été levés. « J’ai été autorisé à partir, sans aucune question », a déclaré un membre du GICL. Le MI5 leur a rendu leur passeport et la police antiterroriste de l’aéroport d’Heathrow a été invitée à les laisser embarquer dans leurs vols.

Le renversement de Kadhafi, qui contrôlait les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique, était depuis longtemps prévu à Washington et à Londres. Selon le renseignement français, le GICL avait fait plusieurs tentatives d’assassinat contre Kadhafi dans les années 90 – financées par les services secrets britanniques. En mars 2011, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont saisi l’occasion d’une « intervention humanitaire » et ont attaqué la Libye. Ils ont été rejoints par l’OTAN sous le couvert d’une résolution des Nations Unies visant à « protéger les civils ».

En septembre dernier, une enquête du Comité spécial sur les affaires étrangères de la Chambre des communes a conclu que le Premier ministre d’alors David Cameron avait mis le pays en guerre contre Kadhafi sur une série « d’hypothèses erronées » et que l’attaque « avait mené à l’essor de l’État islamique en Afrique du Nord ». Le comité de la Chambre des communes a cité ce qu’il a appelé la description « lapidaire » par le président Barack Obama du rôle de Cameron en Libye : un « spectacle de merde ».

En fait, Obama a été un acteur de premier plan dans ce « spectacle de merde », poussé par sa secrétaire d’État belliciste, Hillary Clinton, et par un média qui accusait Kadhafi de planifier un « génocide » contre son propre peuple. « Nous savions… que si nous attendions encore un jour », a déclaré Obama, « Benghazi, une ville de la taille de Charlotte, pourrait être la victime d’un massacre qui aurait retenti dans toute la région et aurait entaché la conscience du monde. »

L’histoire du massacre a été fabriquée par des milices salafistes, sur le point d’être vaincues par les forces gouvernementales libyennes. Ils ont déclaré à Reuters qu’il y aurait « un vrai bain de sang, un massacre comme nous l’avons vu au Rwanda ». Le comité des Communes a déclaré : « La thèse selon laquelle Mouammar Kadhafi aurait ordonné le massacre de civils à Benghazi n’était étayée par aucune preuve disponible. »

Détruire la Libye

La Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ont effectivement détruit la Libye en tant qu’Etat moderne. Selon ses propres enregistrements, l’OTAN a lancé 9 700 « frappes » dont plus d’un tiers ont touché des cibles civiles. Elles comprenaient des bombes à fragmentation et des missiles à ogives contenant de l’uranium. Les villes de Misurata et de Syrte ont tapissées de bombes. L’Unicef, l’organisation de l’ONU qui s’occupe des enfants, a déclaré qu’une forte proportion des enfants tués « avait moins de dix ans ».

Le président Barack Obama et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton honorent les quatre victimes de l’attentat du 11 septembre 2012 contre le consulat américain à Benghazi, en Libye, lors de la cérémonie de transfert des corps à la base aérienne d’Andrews, Joint Base Andrews, Maryland, le 14 septembre 2012. [Photo du département d’État]

Plus que « leur essor » – l’État islamique avait déjà pris racine dans les ruines de l’Irak suite à l’invasion de Tony Blair et George W. Bush en 2003 – ces extrémistes moyenâgeux avaient maintenant pour base toute l’Afrique du Nord. L’attaque a également provoqué une fuite éperdue de réfugiés vers l’Europe.

Cameron a été accueilli à Tripoli en « libérateur », ou a imaginé qu’il l’était. Les foules qui l’acclamaient contenaient celles recrutées et formées secrètement par le SAS britannique et inspirées par l’État islamique, comme les « Manchester’s Boys ».

Pour les Américains et les Britanniques, le véritable crime de Kadhafi était son indépendance iconoclaste et son plan d’abandonner le pétrodollar, un pilier du pouvoir impérial américain. Il avait audacieusement prévu de garantir une monnaie commune africaine basée sur l’or, d’établir une banque panafricaine et de promouvoir une union économique des pays pauvres ayant des ressources précieuses. Que cela ait pu ou non se réaliser, l’idée même était intolérable pour les États-Unis alors qu’ils se préparaient à « entrer » en Afrique et à soudoyer les gouvernements africains avec des « partenariats » militaires.

Après avoir perdu le contrôle de Tripoli, Kadhafi a fui pour sauver sa vie. Un avion de la Royal Air Force a repéré son convoi et, dans les décombres de Syrte, il a été capturé et sodomisé avec un couteau par un fanatique décrit dans les informations comme « un rebelle ».

Après avoir pillé l’arsenal d’une valeur de 30 milliards de dollars de la Libye, les « rebelles » ont avancé vers le sud, terrorisant les villes et les villages. En traversant le Mali subsaharien, ils ont détruit la fragile stabilité de ce pays. Les Français toujours prêts ont envoyé des avions et des troupes dans leur ancienne colonie « pour combattre al-Qaïda », la menace qu’ils avaient aidé à créer.

Le 14 octobre 2011, le président Obama a annoncé qu’il envoyait des troupes des Forces spéciales en Ouganda pour se joindre à la guerre civile. Au cours des mois suivants, des troupes de combat américaines ont été envoyées au Sud-Soudan, au Congo et en République centrafricaine. Une fois la Libye neutralisée, une invasion américaine du continent africain était en cours, largement non médiatisée.

Vendre des armes

À Londres, l’une des plus grandes foires aux armements du monde a été organisée par le gouvernement britannique. Le buzz dans les stands était “l’effet de démonstration en Libye. La Chambre de commerce et d’industrie de Londres avait tenu une avant-première intitulée « Moyen-Orient : un vaste marché pour les entreprises britanniques de défense et de sécurité ». L’hôte en était la Banque Royale d’Écosse, un investisseur majeur dans les bombes à fragmentation, qui ont été largement utilisées contre des cibles civiles en Libye. L’argumentaire de la présentation des armements de la banque saluait les « opportunités sans précédent pour les entreprises britanniques de défense et de sécurité ».

Le secrétaire d’État américain John Kerry siège avec le Premier ministre britannique Theresa May dans la salle blanche du 10 Downing Street à Londres, le 19 juillet 2016. [Photo du département d’État]

Le mois dernier, le Premier ministre Theresa May était en Arabie Saoudite, vendant plus de 3 milliards de livres d’armes britanniques, que les Saoudiens utilisent contre le Yémen. Basés dans des salles de contrôle à Riyad, des conseillers militaires britanniques assistent les bombardements saoudiens qui ont tué plus de 10 000 civils. Il y a maintenant des signes clairs de famine. Un enfant yéménite décède toutes les 10 minutes d’une maladie évitable, a déclaré l’Unicef.

L’attentat de Manchester du 22 mai est le produit de cette implacable violence d’État dans des endroits reculés, violence dont une grande partie est soutenue par les Britanniques. Les vies et les noms des victimes ne nous sont presque jamais connus.

Cette vérité doit lutter pour être entendue, tout comme elle a eu du mal à être entendue lorsque le métro de Londres a subi des attentats à la bombe le 7 juillet 2005. Parfois, un membre du public rompt le silence, comme cet habitant de l’Est londonien qui est passé devant une équipe vidéo de CNN et son journaliste qui débitait des platitudes. « l’Irak ! » a-t-il dit. « Nous avons envahi l’Irak. A quoi nous attendions-nous ? Allez-y, dites-le. »

Lors d’un grand rassemblement médiatique auquel j’ai assisté, beaucoup d’invités importants ont prononcé « Irak » et « Blair » comme une sorte de catharsis pour ce qu’ils n’osaient pas dire professionnellement et publiquement. Pourtant, avant d’envahir l’Irak, Blair avait été averti par le Comité du renseignement conjoint que « la menace d’al-Qaïda augmentera avec le démarrage de toute action militaire contre l’Irak… La menace mondiale d’autres groupes et individus terroristes islamistes augmentera considérablement ».

Tout comme Blair avait rapporté en Grande-Bretagne la violence de son « spectacle de merde » sanglant, le sien et celui de George W Bush, David Cameron, soutenu par Theresa May, a aggravé son crime en Libye avec ses horribles répercussions, parmi lesquelles les morts et les mutilés de la Manchester Arena le 22 mai.

Les pirouettes sont de retour, sans surprise : Salman Abedi a agi seul ; c’était un criminel insignifiant, pas plus que cela ; le vaste réseau révélé la semaine dernière par la fuite américaine a disparu. Mais pas les questions.

Comment Abedi a-t-il pu voyager librement à travers l’Europe vers la Libye et revenir à Manchester quelques jours seulement avant de commettre son terrible crime ? Est-ce que Theresa May a été informée par le MI5 que le FBI l’avait suivi comme membre d’une cellule islamique qui avait prévu d’attaquer une « cible politique » en Grande-Bretagne ?

Dans la campagne électorale actuelle, le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a fait prudemment référence à une « guerre contre le terrorisme qui a échoué ». Comme il le sait, cela n’a jamais été une guerre contre le terrorisme, mais une guerre de conquête et de subversion. Palestine. Afghanistan. Irak. Libye. Syrie. L’Iran devrait être le prochain. Avant qu’il n’y ait un autre Manchester, qui aura le courage de le dire ?

John Pilger est un journaliste australien-britannique basé à Londres.

Source : John Pilger, Consortium News, 31-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

37 réponses à Le lien entre la Libye et la tragédie de Manchester, par John Pilger

Commentaires recommandés

Louis Robert Le 22 juin 2017 à 02h45

Nous sommes toujours ramenés au point de départ: l’Occident terroriste (Chomsky/Vltchek), le terrorisme d’état occidental étant la cause première inavouée, dissimulée, tue à tout prix. Il ne faut surtout pas qu’un seul terroriste soit fait prisonnier, accusé, jugé, qu’il puisse témoigner, parler, exprimer librement tout ce qui l’a motivé à agir comme il l’a fait. Qu’il meure et demeure à jamais silencieux! Le Pouvoir peut ainsi nous raconter n’importe quoi, tout à son aise et comme il l’entend.

Tant qu’il en sera ainsi, les massacres de Paris, Nice, Londres, Manchester, Bruxelles, etc. se multiplieront jusqu’à devenir insupportables par leur ampleur démesurée que nous refusons d’imaginer.

Il faut cesser toute dissimulation, bravade, manifestation émotive intempestive qui ne ressuscite personne et ne guérit même pas les traumatismes devenus permanents. Nous devons avoir le courage d’aller à la racine du mal et de la montrer dans toute son hypocrisie, sa laideur et son horreur, physique et morale.

  1. Alfred Le 22 juin 2017 à 00h50
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    Ça fait penser à notre ami Bel hadj :
    http://www.rfi.fr/afrique/20170609-le-libyen-abdelhakim-belhaj-jihadiste-terroriste-milliardaire?ref=tw
    Ou le terrorisme “à éclipses”. Un coup oui un coup pas.


  2. Louis Robert Le 22 juin 2017 à 02h45
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    Nous sommes toujours ramenés au point de départ: l’Occident terroriste (Chomsky/Vltchek), le terrorisme d’état occidental étant la cause première inavouée, dissimulée, tue à tout prix. Il ne faut surtout pas qu’un seul terroriste soit fait prisonnier, accusé, jugé, qu’il puisse témoigner, parler, exprimer librement tout ce qui l’a motivé à agir comme il l’a fait. Qu’il meure et demeure à jamais silencieux! Le Pouvoir peut ainsi nous raconter n’importe quoi, tout à son aise et comme il l’entend.

    Tant qu’il en sera ainsi, les massacres de Paris, Nice, Londres, Manchester, Bruxelles, etc. se multiplieront jusqu’à devenir insupportables par leur ampleur démesurée que nous refusons d’imaginer.

    Il faut cesser toute dissimulation, bravade, manifestation émotive intempestive qui ne ressuscite personne et ne guérit même pas les traumatismes devenus permanents. Nous devons avoir le courage d’aller à la racine du mal et de la montrer dans toute son hypocrisie, sa laideur et son horreur, physique et morale.


    • Nadji Khaoua Le 22 juin 2017 à 03h54
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      Face à ces réalités amères et anciennes de la domination assassine et prédatrice des pays du Nord (essentiellement les USA, mais aussi la G.B. et la France), comment les rares élites modernes des pays dits arabes continuent-elles à accepter de se muter dans leur silence sidéral et complice des «valets de l’Occident» qui dirigent dans chacun de leurs pays ? N’est-il pas grand temps de se fédérer autour d’une exigence: l’État moderne, laïque et démocratique, qui pronera et défendra par la loi la liberté de conscience, au même titre que l’indépendance nationale dans toutes ses acceptions économiques et politiques ?

      Pr Nadji Khaoua


      • Geoffrey Le 22 juin 2017 à 09h40
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        CamaradeS,

        le problème, c’est le capitalisme………..et oui, encore lui !

        L’opulence de l’Occident se base sur l’exploitation économique en interne (pyramide sociale) et l’impérialisme en externe.

        des millions de prolétaires sont complices !!!!!!!!!!!!!!!! des millions de prolétaires VEULENT s’empiffrer aux dépens des plus pauvres et des étrangers.

        le Proche-Orient, c’est du gaz et du pétrole – personne ne tue pour le plaisir (à part les sadiques).

        ce qu’il faut – selon moi – c’est de la lucidité et du courage, l’intendance suivra….

        Geoffrey, neo-communiste wallon : un esprit lucide, un cœur généreux, une âme courageuse


      • Louis Robert Le 22 juin 2017 à 10h04
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        Merci de prendre le temps de répondre, Nadji Khaoua. Et puisqu’il faut être bref, selon moi:

        1. La loi, c’est bien. La conscience morale, c’est mieux, le Tao mieux encore (Lao Tse).

        2. “Cela est mal”, c’est bien. “Je ne peux m’y résoudre” et “Je ne peux pas faire ça”, c’est mieux.

        3. C’est précisément, “l’État (dit) moderne, laïque et démocratique” (“les USA, mais aussi la G.B. et la France” — l’Empire quoi…), qui compose, qui EST l’Occident terroriste, à la racine du mal! Il convient donc d’éviter à tout prix, je crois, de l’idéaliser et, surtout, d’en attendre des miracles.


  3. apero Le 22 juin 2017 à 04h00
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    Par rapport à la traduction : dans le milieu des services secrets, “asset” est une façon pudique de dire “agent”, ça ne se traduit pas par “atout”.


    • DocteurGrosDois Le 22 juin 2017 à 05h44
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      Oui, dans le contexte “asset” veut dire actif/avoir/propriété.
      C’est un individu ou une entité qui est géré par une agence (indic, journaliste, ONG, etc).

      Je mettrais:
      “pourquoi le […] MI5 a entretenu/soutenu/géré des militants terroristes à Manchester”
      Paragraphe suivant:
      “… et fut entretenu et exploité pendant plus de vingt ans par le MI5”

      Promis, je dégagerai du temps pour des traductions, ou au moins de la relecture.


  4. Fritz Le 22 juin 2017 à 06h52
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    Quand je me souviens de la joie abjecte de nos médias lorsque Kadhafi a été mis à mort, je n’ai pas envie de pleurer les victimes de Manchester et d’ailleurs. Par leur apathie, leur bêtise, leur conformisme, les populations de l’Occident sont complices des crimes de l’impérialisme.

    De toute façon, comme le note @Louis Robert, il faut cesser “toute manifestation émotive” après les attentats qui frappent nos pays, comme il faut cesser les discours “martiaux” du genre : “nous condamnons ce lâche attentat scrogneugneu et nous lutterons contre le terrorisme avec la plus grande détermination scrogneugneu”. Un terroriste qui se fait exploser est-il un lâche ?


    • Fritz Le 22 juin 2017 à 07h51
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      Et imagine-t-on un officiel déclarer : “nous approuvons ce courageux attentat” ?

      Certes, le 18 juillet 2012, le Quai d’Orsay a pratiquement approuvé l’attentat qui avait décimé les proches du président syrien, en soulignant “l’importance de cet événement”.


      • Sam Le 22 juin 2017 à 09h41
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        Ou l’avion russe, dans le Sinaï, en 2015. Les médias ont presque salué cet attentat, dit qu’il était presque légitime (“en réponse à l’agression russe en Syrie, gnagnagna…”). 224 morts.

        Ou le vol MH17 : aucune enquête sérieuse mais un missile tiré depuis le Kremlin par Poutine himself. Autant pour les victimes…


    • Didier Le 27 juin 2017 à 01h00
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      Attention… Rouillan a été condamné (une n-ième fois) à de la prison ferme pour avoir répondu par la négative à votre dernière question…

      Amicalement,


  5. Fred Le 22 juin 2017 à 08h03
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    Pilger souligne la complicité évidente entre les services secrets britanniques et ces manchester- boys pour dessouder Kadhafi, avec en sous-main, les intérêts commerciaux et stratégiques des atlantistes qui utilisent l’Arabie -Saoudite comme source idéologique et financière de ces groupes terroristes. Selon ce schéma nous sommes les donneurs d’ordres? non? C’est pas un peu conspi tout ça?


  6. DocteurGrosDois Le 22 juin 2017 à 08h15
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    @Fritz

    Renseignez-vous un peu sur Khadafi et ses bonne œuvres avant de lui brûler un cierge.

    Si les populations de l’Occident sont soit-disant complices, vous l’êtes aussi.

    Un terroriste qui se fait exploser est un abruti en plus d’être un lâche.


    • Geoffrey Le 22 juin 2017 à 09h44
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      je ne vois pas en quoi ce serait un lâche..

      il fait le sacrifice de sa vie, par vengeance ou par obéissance à une organisation (il aurait peur de désobéir ?).

      et oublie les vierges : c’est se foutre de leurs gueules que de continuer avec ces niaiseries.

      Geo’, communiste


      • Sam Le 22 juin 2017 à 10h37
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        Le suicide, par overdose de nihilisme, tuant des civils innocents par surprise…
        C’est trois preuves de lâcheté et de stupidité. On est très loin de la belle idée de “sacrifier sa vie”…


        • Fred Le 22 juin 2017 à 11h12
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          En théorie nous sommes en démocratie, nous sommes le peuple souverain, donc responsable de la politique étrangère de notre pays. Oui notre système politique est imparfait, voire scandaleux mais son rouage central est notre bêtise. Si nous étions moins manipulables nos gouvernements ne pourraient s’engager dans ces guerres illégales… Nous ne sommes pas complètement innoçents… responsables de notre passivité.


    • Fritz Le 22 juin 2017 à 10h17
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      @DocteurGrosDois

      J’ai suivi la politique de Kadhafi depuis la fin des années 1970, bien avant sa mort.
      Ma religion ignore les cierges, tout comme “les images taillées”.

      Je suis peut-être complice, car je ne me place pas au-dessus des populations de l’Occident, mais dès le mois d’avril 2011, j’ai mis en garde mes proches et mes élèves contre la manipulation meurtrière de la guerre de Libye, six mois avant la mort de Kadhafi. Et je me sentais assez seul.


      • DocteurGrosDois Le 22 juin 2017 à 16h00
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        @Fritz

        Regardez le docu d’Adam Curtis “Hypernormalization” (et les autres d’ailleurs, comme Power of Nightmares)

        Vous y verrez comment Kadhafi a été successivement, alternativement, et parfois simultanément, réinventé dans les media comme un héro et comme un vilain de Marvel Comics.

        Donc débarrassez-vous des perceptions reçues, et observez froidement ses actes et ses engagements. Vous verrez peut-etre qu’à part avoir hébergé un temps Mandela, tous ses choix ont été objectivement désastreux.

        Vous conviendrez aussi, peut- être, que son mérite principal était de maintenir un semblant d’ordre à coups de dollars ou de lampe à souder dans les frontières d’un État qui contient un patchwork tribal.
        Et que d’avoir précipité sa mort sans à priori avoir prévu une solution de rechange a plongé une société déjà assez violente dans le chaos.
        Et aussi que, peut-etre, ni vous, ni moi, ni les gamines mortes à Manchester n’avaient rien demandé à personne.


    • Kikool_ch Le 22 juin 2017 à 11h37
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      Chaque pièce a deux faces, il convient de voir les deux et non pas celle qui vous arrange, au travers du prisme (du point de vue) occidental.

      De même, certes, je considère aussi un terroriste comme un abruti, certainement pas comme un lâche, bien évidemment sans le cautionner, et je conçois même qu’il soit vu comme un héros et un martyr par certains. Le terrorisme c’est l’arme d’une forme de désespoir…. Et un “outil” bien pratique pour d’autres.

      Ce n’est pas en tentant d’imposer nos vues ou nos positions morales comme “universelles” que nous allons réussir à endiguer ces phénomènes. D’autant que notre “morale” ou nos “valeurs” sont à géométrie variable, autant dire qu’elles perdent toute légitimité aux yeux de ceux qui voient ces deux facettes.

      A mon sens, aussi longtemps que nous nous voilons la face sur ces doubles standards, aussi longtemps que nous nous servirons du terrorisme dans un but géopolitique nous n’avancerons pas d’un iota.

      M Poutine l’a très bien illustré par sa question “Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait?” lors de son discours du 29/9/2015 à l’ONU :
      https://www.youtube.com/watch?v=KvOC2go_yq4

      Bonne journée


  7. reneegate Le 22 juin 2017 à 08h36
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    Est ce que quelqu’un a évalué le “cout” d’une politique non interventionniste et non colonialiste en Afrique par exemple. Ce cout est il si important qu’aucun président français ne s’y essaie? Ou bien le manque à gagner serait concentré justement sur un groupe restreint très proche du pouvoir (Dassault, Total, ….) ?
    Est ce que quelqu’un a évalué le “gain” d’une telle politique en france? Ces questions ont elles déjà été posées?


  8. moshedayan Le 22 juin 2017 à 09h04
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    Moi je renonce à tout autre commentaire que celui-ci : Qui sème le vent récolte la tempête !
    j’y ajoute que les prochains objectifs de l’Occident avec un grand O
    Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne : la Russie puis la Chine, tout un programme !


  9. christian gedeon Le 22 juin 2017 à 10h30
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    Nous avons sauté à pieds joints dans le merdier il y a longtemps déjà…avec la chute de Mossadegh,point de départ du bordel moyen oriental.Remplacé par le Shah,qui quoiqu’on en pense,a été lui même viré par les sisters…je rappelle quand même une chose très oubliée,c’est que Khomeiny a vécu bien tranquillement sous la protection des occidentaux pendant des décennies. Mais là Patatras.L’Ayatollah joue un tour de cochon à ses protecteurs…il était le manipulateur,pas le manipulé.çà aurait pu en rester là,la leçon étant comprise.Que nenni,on lance Saddam dans une guerre absurde contre l’Iran en lui promettant la lune (le Koweit en fait).Et quand il se paye sur la bête,guerre,puis reguerre,dans l’illégalité la plus totale,et avec l’utilisation d’armes interdites à en veux tu en voilà.Passons sur l’Afghanistan,la création d’Al Qaïda et des talibans divers et variés par les US,le massacre devenu permanent du peuple afghan,les assasinats des Bhutto au Pakistan,et la mainmise de l’ISI sur le pays…Mais c’est en Lybie et en Syrie que les “services ” occidentaux vont atteindre le comble de l’ignominie…là,ils ne se cachent plus,recrutent et arment à tour de bras détruisent de fond en comble deux pays,le tout dans un brouhaha mainstream ahurissant…le tueur de Manchester n’est ni le premier ni le dernier à avoir été recruté par les services occidentaux…ils sont des centaines ,peut être des milliers et le jour où ils se rendent compte,pardonnez,qu’ils se sont fait baiser,ils retournent leurs armes contre leurs employeurs…cqfd


    • DocteurGrosDois Le 22 juin 2017 à 14h40
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      +1
      J’ajouterais que Khomeiny résidait confortablement en France avant la chute du Shah, car Giscard entendait bien préserver les intérêts Français en Iran.

      Quand les choses ont tourné au vinaigre avec les ayatollahs, la France a accueilli les combattants de la secte islamiste iranienne dissidente des moudjahidin du peuple, qui est officiellement une organisation terroriste… Ils sont les “démocrates” iraniens à la télé en ce moment.

      Ça et la guerre Iran-Irak a valu à la France une vague d’attentats meurtriers en 85-86, sur fond de contrats nucleaires civils et d’armement non tenus à la sauce Karachi.


    • christian gedeon Le 22 juin 2017 à 16h08
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      je me permets d’ajouter que la chasse au “jihadiste ” étranger actuellement menée par nos forces spéciales qui mettent leur vie en danger dans une mission fort préilleuse,a fort peu à voir avec “l’élimination du danger jihadiste”mais bien plutôt avec l’élimination des preuves vivantes que sont les cibles,au demeurant légitimes ,qui sont pourchassées.C’est qu’il doivent en savoir des choses ceux qui ont réceptionné les missiles Milan et autres babioles de la république,qui ont été formés,et il semble bien,dans un premier temps,assistés, sur le terrain de jeu des grands malades qui ont conçu les affaires lybienne et syrienne. L’effet secondaire est d’éliminer en partie le danger retour…mais seulement secondaire.


      • DocteurGrosDois Le 22 juin 2017 à 19h16
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        La mission des forces spéciales est le combat, pas le flicage ou la géopolitique.

        Apparemment, en Syrie ils concentrent leur aide envers des groupes fondamentalement hostiles à l’EI. D’ailleurs je m’imagine très mal les voir armer et entraîner des ennemis de la France.

        Les milan et famas étaient dans les inventaires de l’armée Syrienne, et heureusement ça ne peut pas faire de miracles sur le terrain sans manuel ni formation.


        • Alfred Le 22 juin 2017 à 20h58
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          On ne peut pas reprocher à un militaire d’obéir aux ordres (quoique quand ils sont illégaux… Ici en 2011-2017 ça voudrait dire quitter l’armée), mais vous imaginez très mal: le gouvernement français a en Lybie et en Syrie soutenu, armé et entraîné des ennemis de la France. D’ailleurs au sens large on continue (l’Arabie des saouds qui propage le wahabisme à coup de milliards est à long terme notre ennemi incontestable et irréconciliable).
          C’est vrai l’armée syrienne avait des milans. Des FAMAS je suis certain que non (mais je suis preneur de la preuve du contraire). Il me semble que l’on a pu voir des munitions plus confidentielles de chez nous sur twitter. Enfin je ne sais dans quelle mesure nous avons participé au transfert d’une partie de l’arsenal lybien en Syrie ou à l’achat des munitions bulgares. Ce sont peut être nos “alliés”.
          Il fait bon temps pour un aventurier à servir la France en ce moment. Pour un patriote véritable ce doit être un peu plus désagréable et amer…


      • Larousse Le 23 juin 2017 à 15h45
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        Attention là vous nourrissez les thèses du “Complot” . Vous dites un peu ce qu’évoqua un jour brièvement Melenchon à l’époque de Sarkozy, je crois – à savoir que ça arrangeait un peu (bien) la France de voir partir des jeunes en Syrie pour abattre le régime de Bachar Al-Assad.


  10. Nicolas D. Le 22 juin 2017 à 16h34
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    Bonjour à tous,
    Je ne sais pas si vous avez lu l’interview de Macron dans Le Figaro ce matin, mais mine de rien, il lâche une bombe. Il dit explicitement qu’avec lui, le néoconservatisme qui a été importé en France ces 10 dernières années, c’est fini !!!! Et il dit tout aussi clairement que pour la Libye, la France a eu tort !!! (ce sont ses mots)

    J’ai été soulé comme tout le monde par la propagande monstrueuse qui a mené son élection. Et pour rien au monde, je n’aurais voté pour lui. Mais je dois reconnaître que ce qu’il dit là est énorme (on a déclenché une guerre pour rien).

    Et le gag à présent, c’est que Le Figaro ne l’a pas mis en exergue (c’est une interview de Lasserre qui est l’incarnation du néoconservatisme au Fig) et que Le Monde se contente pour le moment d’un article sur le site disant que Macron ne fait plus du départ d’Assad un impératif.

    Olivier : c’est ce que tu appelles une “no news”, non ?


    • Christian gedeon Le 22 juin 2017 à 17h39
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      En effet le president Macron est épatant sur ce coup la. Tout comme sur le néo conservatisme d ailleurs. Allons nous être surpris? Esperanza.


    • Fritz Le 22 juin 2017 à 17h46
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      Exact, @Nicolas, et cette bombe est publiée dans huit journaux européens :
      https://fr.sputniknews.com/international/201706211031935746-france-macron-libye-erreur/

      Quant à Isabelle Lasserre… Son livre néocon paru en 2007, L’Impuissance française (Flammarion) est un condensé de niaiseries, elle n’en rate pas une…


      • Nicolas D. Le 22 juin 2017 à 19h00
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        Merchet qui est excellent à L’Opinion a bien vu le sujet :

        http://www.lopinion.fr/edition/international/syrie-emmanuel-macron-s-en-prend-neoconservatisme-importe-en-france-129487

        Suis en train de lire le livre d’un prêtre franciscain d’Alep. C’est la lecture la plus déprimante au monde quand on sait quelle est la responsabilité de la France et de nos amis dans ce drame. Cette déclaration de Macron est la première lueur d’espoir depuis longtemps sur le plan international. Espérons en effet…


      • Fritz Le 22 juin 2017 à 19h44
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        Jean-Dominique Merchet a bien réagi, mais vous noterez le silence radio de ce soir (France Inter et Europe 1) sur les déclarations de Macron, comme l’absence de reprise par le tiercé de Google : Le Monde, Libération, Le Figaro, quand on tape Macron + Libye.

        Nos médias deviennent muets lorsque leur héros jupitérien rompt avec la doxa.


    • TC Le 22 juin 2017 à 18h32
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      Les blabla ne veulent rien dire, moi j’attends les actes et pour le moment la France est toujours en opération en Syrie avec la coalition internationale et elle est toujours dans l’OTAN. Ce type est un communicant sans pareil pour dire tout et son contraire, ne vous laissez pas avoir.


      • Alfred Le 22 juin 2017 à 21h09
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        Tout pareil. Il me semble quand même que le public devrait commencer à être dessalé sur notre tête de gondole. Pour démanteler le code du travail on nous vend la flexisexurite à la danoise qui ” en même temps” protège (sauf que non c’est pas la même). Et sur tout les sujets pareil. Il ne serait pas du tout surprenant qu’il prétende remettre en cause l’héritage des néo-cons et “en même temps” le reprenne à son compte et le prolonge.
        La seule raison du changement de discours c’est que la bourasque à changé de direction et vient maintenant du continent et plus de l’Atlantique (en Syrie je parle). Macron et juste moins con que Hollande: il suit le vent avec grande célérité voire anticipation au lieu de rester en rade sur un projet à l’arrêt. Sur le fond par contre je suis convaincu que rien à changé. Macron est l’agent de la mondialisation et de l’impérialisme à l’anglosaxonne et un artisan de la fin des nations européennes.


    • Raoul Le 22 juin 2017 à 19h12
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      Certes, et il dit aussi que « faire de la destitution d’Assad un préalable à tout a été une erreur ». On peut donc penser que la diplomatie française pourrait devenir raisonnable. Mais, il ne faut pas oublier que Macron a aussi affirmé que la France pourrait frapper la Syrie en cas d’utilisation d’armes chimiques. Manifestement, monsieur Macron ignore qu’il existe une chose qui s’appelle le droit international et un organisme qui s’appelle l’ONU.

      On a déjà assez d’un état voyou qui attaque qui bon lui semble quand ça lui chante sans que notre pays s’y mette aussi (sauf bien sûr quand il a le blanc-seing du dit état voyou).

      Alors, pour ma part, j’attends de voir.


  11. amer Le 22 juin 2017 à 23h52
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    Voici le témoignage d’un jeune franco-libyen qui date septembre 2011, un mois avant le lynchage de Kadhafi, sur la guerre contre la Libye et sa descente en enfer.

    Ce témoignage vaut beaucoup plus que les “exposés hypocrites” des pseudos experts et autres “analystes” menteurs et manipulateurs.

    https://m.youtube.com/watch?v=NdBhjjbHd-M

    Dédicace à BHL !


    • Fritz Le 23 juin 2017 à 00h29
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      Merci pour ce témoignage, je le recommande au @DocteurGrosDoit.


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