Article “intéressant” vu le contexte qui a suivi… Avec un bel exemple de propagande pro gouvernementale.

Source : John Hannah, Foreign Policy, 23-05- 2017

Le minuscule émirat est un ami hypocrite.

Un objectif important des réunions du président Donald Trump avec des dirigeants arabes et islamiques le week-end dernier consistait à les encourager à assumer davantage de charges dans la défense de nos intérêts communs, en particulier dans le combat contre les menaces terroristes et iraniennes. À cet égard, le président serait bien avisé de faire du petit émirat du Qatar l’une de ses priorités les plus importantes : un allié putatif, totalement dépendant de l’Amérique pour sa sécurité, qui depuis plus de 20 ans poursuit systématiquement un certain nombre de politiques qui non seulement n’ont pas permis de défendre les intérêts américains au Moyen-Orient, mais qui au contraire les ont activement minés à de trop nombreuses reprises.

En effet, le Qatar a été l’enfant prodige en terme d’amicale hypocrisie, cherchant constamment à avoir le beurre et l’argent du beurre lorsqu’il s’agit des États-Unis : d’un côté, un hôte fiable de certaines des plus importantes installations militaires américaines au Moyen-Orient, mais de l’autre, peut-être le principal soutien (politique, financier, militaire et idéologique via Al Jazeera, le diffuseur financé par l’État basé à Doha) de certaines des forces les plus radicales, déstabilisantes et dangereuses de la région.

L’acte d’accusation contre le Qatar est trop long pour être repris intégralement. Mais un extrait est déjà suffisamment grave. Son rôle plus tôt ce mois-ci en tant que principal soutien des efforts du Hamas pour blanchir son programme génocidaire contre Israël était juste la partie émergée de l’iceberg. Le Qatar est le principal soutien extérieur du Hamas depuis des années, à la fois son plus important financier et un refuge sûr pour ses dirigeants. Dans le combat pour l’âme du mouvement national palestinien entre l’autorité palestinienne soutenue par les Américains et le groupe terroriste du Hamas pointé du doigt par les Américains, les Qataris ont parié sans faute (et dans l’ensemble sans dommages) sur les Islamistes violents de Gaza, dévoués à la destruction d’Israël.

Mais le Hamas n’est même pas la moitié de la réalité. Aucune autre puissance extérieure ne porte autant de responsabilités que le Qatar d’avoir transformé le printemps arabe de 2011 en hiver islamiste. Il a financé le gouvernement désastreux des Frères musulmans du président Mohamed Morsi en Égypte. Et après la chute de Morsi en 2013, le Qatar a tout fait pour décrédibiliser et déstabiliser le régime laïque qui lui a succédé, celui d’Abdel Fattah al-Sisi, mettant Al-Jazeera et d’autres plateformes de diffusion soutenues par le Qatar au service des Frères musulmans, tout en accueillant bon nombre de leurs leaders exilés à Doha.

En tout cas, le travail destructeur du Qatar a été encore plus flagrant en Libye et en Syrie, au delà de l’argent et des incitations, fournissant aussi des armes en quantité à toutes sortes d’islamistes radicaux. En dépit des efforts soutenus des États-Unis dans les deux pays pour orienter le soutien à ses partenaires vers des forces plus pragmatiques et laïques, les Qataris ont systématiquement ignoré les préoccupations des États-Unis, transférant de grandes quantités d’armes à de nombreuses milices extrémistes, des plus préoccupantes pour les décideurs de Washington.

Hélas, rien de tout cela n’est un phénomène particulièrement récent. Un exemple : au milieu des années 1990, lorsque je travaillais dans l’équipe du secrétaire d’État Warren Christopher, les États-Unis se rendirent compte que de hauts fonctionnaires du gouvernement du Qatar abritaient probablement un djihadiste impliqué dans un complot, déjoué, qui devait faire sauter des avions de ligne civils en route vers les États-Unis. Mais après que le FBI a contacté le Qatar pour appréhender le suspect, il a soudainement disparu. Les responsables du renseignement s’entendent à reconnaître que le terroriste avait été informé par ses patrons, aux plus hauts niveaux du gouvernement qatari. Le directeur du FBI, Louis Freeh, en a suggéré autant dans une lettre directe au ministre des Affaires étrangères du Qatar, se plaignant que les États-Unis avaient « l’information perturbante » que le suspect « avait de nouveau échappé à la surveillance de vos services de sécurité et qu’il semblait être au courant de l’intérêt du FBI pour lui. »

L’identité de ce djihadiste ? Nul autre que Khalid Sheikh Mohammed qui allait, comme on sait, planifier les attaques terroristes du 11 septembre. Il est à remarquer que le haut fonctionnaire considéré comme le plus impliqué dans l’asile et le soutien à Mohammed, a été presque sans interruption ministre du gouvernement du Qatar jusqu’en 2013 : et, ce qui est le plus notable, en tant que chef de la sécurité interne du pays.

Une autre de mes archives personnelles : en 2004, alors que l’insurrection en Irak était en plein essor, j’étais membre de l’équipe de sécurité nationale du vice-président Dick Cheney. Alors même que les pilotes américains risquaient leur vie dans des missions contre des terroristes irakiens depuis la base aérienne Al Oudeid au Qatar, Al Jazeera excitait sans cesse le monde arabe contre les forces américaines. De jour en jour, les images les plus horribles de femmes et d’enfants morts ont été diffusées dans toute la région en boucle pratiquement continue, un supposé crime de guerre après l’autre, liés dans l’esprit de l’auditoire à ce qu’Al Jazeera appelait avec provocation la « Guerre des États-Unis contre l’Irak » (guillemets ajoutées). Après le 11 septembre, la chaîne, devenue (de manière très suspecte) le canal préféré pour les appels audio enregistrés d’Oussama ben Laden au djihad contre l’Amérique – Cheney l’avait baptisée « le débouché d’Oussama sur le monde » – a passé les pires années de la guerre d’Irak en propagande en faveur de l’insurrection.

Les analystes américains ont perdu le compte du nombre de fois où les caméras d’Al Jazeera étaient présentes sur place au moment opportun pour filmer une attaque spectaculaire des forces américaines. La preuve circonstancielle de la collusion d’Al-Jazeera avec les terroristes ciblant les soldats américains était convaincante. La critique du général commandant en chef des forces américaines au Moyen-Orient John Abizaid était caractéristique, lorsqu’il relevait à l’époque : « il est toujours intéressant pour moi de constater comment Al-Jazeera parvient à être sur la scène du crime chaque fois qu’une prise d’otage ou qu’un autre problème survient ». Patrick Kennedy, le chef d’état-major de l’Autorité provisoire de la coalition en Irak écrivit une lettre accusatrice au conseil d”administration d’Al-Jazeera demandant : « quelles sont les procédures suivies lorsqu’un membre de l’équipe reçoit des informations au sujet d’une attaque en instance qui pourrait provoquer des blessés ou des morts au sein de la population, des autorités civiles ou du personnel militaire ? »

Le problème avec Al-Jazeera a été considéré comme si dommageable par les militaires américains que Cheney et le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld ont ressenti le besoin d’organiser en avril une réunion extraordinaire dans le bureau du vice-président Cheney (celui de « l’aile gauche » de la Maison-Blanche, qui n’est pas son bureau principal, NdT) avec le ministre des affaires étrangères qatari alors en visite. Deux des plus puissants responsables de l’administration d’alors coincèrent leur invité et lui passèrent un savon. L’unique sujet de la discussion fut énoncé sans ménagements : Al-Jazeera provoquait la mort d’Américains en Irak. Soit le Qatar tenait en bride la chaîne de télévision quant à ses mensonges, ses encouragements et sa complaisance envers l’ennemi, soit les Etats-Unis seraient contraints de reconsidérer leur relation avec Doha.

Le message a retenu l’attention du Qatar, au moins temporairement. Très rapidement, le gouvernement annonça qu’il était nécessaire qu’un plus grand professionnalisme soit présent au sein d’Al-Jazeera. Peu de temps après, la chaîne annonça en grande pompe qu’elle adoptait un nouveau code d’éthique.

Mais cela n’a pas duré longtemps. Un exemple : quelques mois après la réunion avec Cheney et Rumsfeld, le célèbre guide spirituel égyptien de la confrérie mondiale des Frères musulmans, Youssef Al-Quaradâwî, invité de l’un des programmes hebdomadaires les plus populaires d’Al-Jazzera, a lancé un décret religieux, ou fatwa, lors d’une conférence au Caire, qui disait que « tous les Américains en Irak sont des combattants, qu’il n’y a aucune différence entre les civils et les soldats, et que l’on doit les combattre, puisque les civils américains sont venus en Irak au service de l’occupation. L’enlèvement et le meurtre d’Américains en Irak est une obligation [religieuse] ». Inutile de dire qu’en dépit de quelques tentatives évasives de minimiser cette fatwa, les apparitions en vedette de Quaradâwî sur Al-Jazeera n’ont jamais cessé. Son exil paisible à Doha n’a jamais été mis en péril.

Que s’est-il passé ? Dit simplement, les Qataris ont donné le change avec succès à l’Amérique. Cheney a cherché à concrétiser sa menace en obtenant du Pentagone qu’il lance une étude pour rechercher des alternatives régionales à la base militaire d’Al-Oudeid. Ma meilleure hypothèse est que les militaires américains ont fini par ralentir leurs efforts pour répondre à cette suggestion, l’enterrant jusqu’à ce qu’elle meure de mort naturelle. Apparemment, aussi fou de rage que soit le commandement central américain au sujet du double-jeu du Qatar, quand la pression est venue, elle n’était pas suffisante pour remettre en cause l’accord formidablement avantageux dont bénéficie l’armée américaine au Qatar : installations dernier cri, liberté d’action sans contraintes, et un pays d’accueil très généreux et accomodant. Peut-être le plus important, les militaires semblaient convaincus à l’époque, non sans raison, que ces avantages ne pourraient être retrouvés avec aucun autre partenaire régional des États-Unis – ces partenaires semblant bien plus sensibles aux implications politiques dues au fait d’avoir des milliers de combattants américains engageant ouvertement des guerres sur des théâtres d’opération dans tout le monde musulman.

Avançons rapidement de plus d’une décade et il semble que l’administration Trump doive faire face à une situation bien différente. La dualité troublante de la politique qatarienne envers les États-Unis a persisté et a même empiré de multiples façons, en particulier depuis 2011. Au même moment, les voisins du Qatar — en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis — sont de plus en plus alarmés du rôle prééminent que joue le Qatar dans l’instabilité régionale et sont plus enclins et confiants à montrer leurs propres partenariats militaires avec Washington. Les Américains, qui se sont récemment entretenus avec les dirigeants saoudiens, les ont entendus qualifier de « l’une de leurs plus grosses erreurs » la décision de laisser les forces américaines se retirer de la base aérienne Prince Sultan située dans le royaume. Il y a également des rumeurs sur l’effort conjoint de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis pour combiner leurs ressources afin d’assurer aux Américains des options alternatives pour une base militaire, dont les avantages seraient équivalents ou supérieurs à ceux dont ils bénéficient au Qatar.

Le Golfe persique est en mutation. Et de ce fait, les moyens de pression américains également. Étant donné l’expérience malheureuse de la région avec l’administration Obama et l’amplitude des menaces auxquelles il doit faire face à l’heure actuelle, le Golfe garde une motivation intacte pour le leadership américain. Il n’est qu’à voir l’accueil grandiose reçu par Trump à Riyad pour écarter le moindre doute. Tout cela devrait contribuer directement à la manière de gérer façon « Ça fait partie du marché » du président, alors qu’il cherche à obtenir des Qataris et d’autres alliés régionaux qu’ils en fassent davantage.

Et cela bien sûr devrait être l’objectif : non pas mettre en réserve la relation stratégique de l’Amérique avec le Qatar, mais la sauver en obtenant que Doha file droit, s’agissant de ses heures supplémentaires employées à soutenir l’extrémisme. Que le Qatar daigne en prendre conscience ou non, le fait est que lentement mais sûrement, les relations avec les États-Unis s’effritent méchamment. Nous ne nous sommes pas fait de cadeau en laissant cette irritation suppurer et métastaser aussi longtemps. Elle doit être affrontée honnêtement et ouvertement par l’équipe du président, en coopération avec leurs homologues qataris. Des indicateurs clairs de changement doivent être établis, mis en place et appliqués de manière rigoureuse. La relation doit reposer sur des bases plus solides, sinon les risques de rupture vont s’accroître. C’est quelque chose que – considérant ses options régionales et sa flexibilité stratégique grandissantes – les États-Unis peuvent certainement supporter en continuant à se développer. Les Qataris ? J’en suis beaucoup moins sûr.

Certain avanceront sans doute que le Qatar ne devrait pas être injustement le seul à être ciblé pour jouer sur les deux tableaux vis-à-vis des États-Unis. Et ils auraient raison. Les Saoudiens ont largement pratiqué le même double-jeu pendant des décennies, faisant partie à la fois du problème et de la solution. La Turquie a suivi le même chemin ces dernières années. Il est tout à fait vrai que les États-Unis doivent également commencer à appliquer une forme « d’amour vache » aux relations avec ces pays.

Mais ici je ferai deux observations importantes. Premièrement, au moins en ce qui concerne les Saoudiens, aussi frustrants qu’ils puissent être, l’écart entre leurs actions et nos propres intérêts en ce qui concerne la lutte contre l’extrémisme a diminué lentement et sûrement depuis le 11 septembre. Avec les Qataris, malheureusement, il s’est creusé. La tendance est négative. Deuxièmement,les diplomates américains doivent faire face à une dure réalité. A la fois l’Arabie saoudite et la Turquie sont des pays vastes et extrêmement complexes, d’une valeur stratégique inestimable, et dont la perte en tant qu’alliés des États-Unis causeraient d’indicibles ravages aux intérêts américains. Le Qatar, de son côté, bien qu’étant un important acteur dans le marché mondial de l’énergie (dont l’offre excède de plus en plus la demande) est un nabot de la péninsule arabique avec seulement 250.000 résidents nationaux environ. L’ex-ambassadeur saoudien à Washington, le prince Bandar Bin Sultan, plaisantait de façon fort peu charitable sur le Qatar en disant que ce n’était « rien de plus que 300 personnes… et une chaîne de télévision. »

Le fait est qu’en comparaison avec d’autres situations dans la région, les perspectives aujourd’hui sont bonnes pour qu’une action diplomatique américaine concertée pour modifier les pratiques anti-américaines du minuscule Qatar soit couronnée de succès. En même temps, les risques d’échec, bien que ce dernier soit indésirable, sont plus gérables. En conclusion, si l’administration Trump cherche un endroit où démarrer ses efforts pour obtenir de ses alliés du Golfe un meilleur soutien des intérêts américains, le Qatar pourrait être ce lieu.

Crédit photos : MANDEL NGAN/AFP/Getty Images

Source : John Hannah, Foreign Policy, 23-05- 2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

23 réponses à Le Qatar doit faire sa part, par John Hannah

Commentaires recommandés

Fritz Le 16 juin 2017 à 06h09

Dès le premier paragraphe, j’ai tiqué : “la défense de nos intérêts communs […] contre les menaces terroristes et iraniennes”. Ce monsieur Hannah faisait partie de l’équipe de Dick Cheney, l’humaniste bien connu, et il tient pour une “provocation” la dénonciation de la guerre d’Irak par al-Jazeera en 2004, l’année où on a découvert les horreurs d’Abou Ghraïb,

Désolé, nous ne sommes pas du même bord. Les “terroristes ciblant les soldats américains” étaient en l’occurrence des Irakiens combattant l’armée qui avait agressé, envahi et occupé leur pays, suite à une campagne de mensonges entreprise par le régime américain et ses médias.

Le rôle du Qatar est bien trouble depuis 2011, mais celui des États-Unis d’Amérique au Moyen-Orient est tout simplement criminel, au moins depuis 1990. Aucun mot dans cet article sur les centaines de milliers de morts causées par l’agression anglo-amércaine contre l’Irak (655 000 selon une étude publiée par The Lancet en 2006).

  1. Fritz Le 16 juin 2017 à 06h07
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    Dès le premier paragraphe, j’ai tiqué : “la défense de nos intérêts communs […] contre les menaces terroristes et iraniennes”.

    Donc, ce monsieur Hannah faisait partie de l’équipe de Dick Cheney, l’humaniste bien connu, il s’indigne de la dénonciation de la guerre d’Irak par al-Jazeera en 2004, l’année où on a découvert les horreurs d’Abou Ghraïb, et il parle du “programme génocidaire” du Hamas, contre Israël.

    Désolé, nous ne sommes pas du même bord. Les “terroristes ciblant les soldats américains” étaient en l’occurrence des Irakiens combattant l’armée qui avait agressé, envahi et occupé leur pays, suite à une campagne de mensonges entreprise par le régime américain et ses médias.

    Le rôle du Qatar est bien trouble depuis 2011 au moins, mais celui des Éats-Unis d’Amérique au Moyen-Orient est tout simplement criminel, au moins depuis 1990.


  2. Fritz Le 16 juin 2017 à 06h09
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    Dès le premier paragraphe, j’ai tiqué : “la défense de nos intérêts communs […] contre les menaces terroristes et iraniennes”. Ce monsieur Hannah faisait partie de l’équipe de Dick Cheney, l’humaniste bien connu, et il tient pour une “provocation” la dénonciation de la guerre d’Irak par al-Jazeera en 2004, l’année où on a découvert les horreurs d’Abou Ghraïb,

    Désolé, nous ne sommes pas du même bord. Les “terroristes ciblant les soldats américains” étaient en l’occurrence des Irakiens combattant l’armée qui avait agressé, envahi et occupé leur pays, suite à une campagne de mensonges entreprise par le régime américain et ses médias.

    Le rôle du Qatar est bien trouble depuis 2011, mais celui des États-Unis d’Amérique au Moyen-Orient est tout simplement criminel, au moins depuis 1990. Aucun mot dans cet article sur les centaines de milliers de morts causées par l’agression anglo-amércaine contre l’Irak (655 000 selon une étude publiée par The Lancet en 2006).


  3. Hannibal GENSERIC Le 16 juin 2017 à 07h40
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    On sent comme une odeur de CIA derrière ce Hannah, débitant les mêmes “fake news”. Le vilain petit Qatar ne peut aps bouger le petit orteil sans la permission du “deep state” US. Arabie contre Qatar est l’un des aspects de la lutte du Deep state US contre Trump.

    Voir :
    USA. Trumpoline, “Marteau Noir” et “Palpatine”
    L’un des principaux cerveaux de la guerre menée par “l’État Profond” pour détruire le président Donald Trump est un ancien tueur secret de la CIA, nommé Charles McCarry. Il a aidé son fils, Nathan McCarry, à créer une société privée de renseignements, Pluribus International Corporation, dont l’une des analystes, dénommée Reality Leigh Winner, a été arrêtée la semaine dernière par le FBI, pour espionnage dès son retour du Qatar [1].

    http://numidia-liberum.blogspot.com/2017/06/usa-deep-state-contre-trump-marteau.html


  4. christian gedeon Le 16 juin 2017 à 11h22
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    M. Hannah est un homme compétent,et c’est le moins qu’on puisse dire,dans son domaine Mais,car il y a un mais,il a fait partie d’une équipe,celle de Cheney,dont on sait exactement quoi penser.Il y a une hypothèse ,quasiment jamais évoquée,et pourtant pertinente dans une certaine mesure quant à l’intervention américaine en Irak.Intervention qui il faut bien le reconnaître, n’a ramené qu’un gros paquet d’emmerdements,toujours en cours,aux US. ET si les US s’étaient tout bonnement fait avoir comme les grands cons qu’ils peuvent être. Et s’ils avaient vraiment cru à l’accueil populaire que leurs interlocuteurs irakiens leur avaient promis?Quelqu’un se souvient il de l’attitude,comment dire,plus que conciliante de …l’Iran dans cette affaire? De l’union sacrée des pays arabo-musulmans(Syrie lors de la deuxième guerre et Algérie exceptés)? Enrichissement personnel de quelques caciques américains,(Halliburton en étant l’exemple le plus frappant)le bilan de ces guerres a finalement été plus que négatif pour les US.La haine à leur égard est zénith,et le pétrole n’est plus ce qu’il était. Qu’on y pense.


  5. Gavrilo Le 16 juin 2017 à 11h48
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    Ce merveilleux site aurait-il été récupéré par le système ?
    J’avoue ne plus bien comprendre ce qui se passe depuis quelques semaines et je ne pense pas être le seul à m’interroger si j’en juge par les nombreux commentaires d’incompréhension…
    Sur les relations internationales, il n’y a plus que des articles américains (bons et mauvais d’ailleurs) reprenant, même pour les meilleurs, un point de vue très américano-centré.
    Les sources alternatives qui faisaient auparavant la richesse de ce site ont complètement disparu (RT, Spoutnik, Chroniques du Grand jeu…)
    J’espère que ce n’est pas l’hypocrite croisade des Déconnex qui a provoqué ce changement, auquel cas ça serait bien triste.
    Bien à vous, Olivier


    • Les-crises Le 16 juin 2017 à 12h43
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      Je pense que vous ne faites que survoler ce blog, et en avez une vision biaisée. Relisez l’article de Caroline Galactéros d’hier par exemple. Et je ne parle pas de l’article du jour qui éreinte le New York Times, pilier du “système”…

      Nous illustrons et analysons les propagandes (comme cet article, qui permet de comprendre ce que les élites ont dans la tête, et donc les problèmes à venir…), et apportons d’autres regards, comme toujours… 🙂

      Notre pays n’ayant plus guère d’influence, ce n’est plus lui qui fait ni même ne participe vraiment à la grande Histoire.


      • Charles Michael Le 16 juin 2017 à 13h25
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        Cher O.B.,

        Mon point de vue personnel:

        Il t a 2 grands sujets internationnaux actuels le Syrak (Syrie+Irak) et le désordre interne Trump in US. Les deux se rejoignant, ou pas, dans la séquence Quatar/Iran.

        Peut-être beaucoup ici sont en attente d’une série sur la Syrie et ses annexes comme les exceptionnels dossiers LesCrises sur l’Ukraine-maidan, le dézingage du complot 9/11 sur le Pentagone, etc..
        Idem sur le Trump/Russiagate encore plus du domaine d’une guerre de communication.

        C’est du lourd et à risques, les 2 sujets en question, et si j’ai l’impression de comprendre à peu près, ce n’est évidement pas à travers les choses imprimées ou audio-vuselles des MSM français.

        amicalement


        • Pierre Bacara Le 17 juin 2017 à 01h37
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          “Il y a 2 grands sujets internationnaux actuels le Syrak (Syrie+Irak) et le désordre interne Trump in US […]”

          Ce n’est pas faux ; je crois, cependant, que vous oubliez la mer de Chine du Sud, comme on commence à appeler la mer de Chine méridionale parce que son nom est lassant à mastiquer alors qu’il faut bien le prononcer, vu les torrents d’énergie qui s’y accumulent…


    • step Le 16 juin 2017 à 14h19
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      J’ai suivi ce site depuis ses débuts :Ce n’est pas un site d’information ici, mais un site d’entrainement à l’autodéfense intellectuelle (hors les billets faits par olivier (comme les études économiques) malheureusement plus rare ces derniers temps. Au passage bien sûr on s’informe… mais surtout sur ce que pense les parties en présences. Ce n’est qu’en crise de propagandisme aigue que le site accumule les informations contraires aux mantras (Ukraine, crise européenne etc…). Votre vision dépend en fait du moment ou vous avez rencontré ce site. A la base, c’était un site qui parlais beaucoup d’économie et de société. La géopolitique est arrivée plus tard (un peu trop a mon gout) a partir de reprises d’articles divergents.


  6. Ubu Le 16 juin 2017 à 12h38
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    @Fritz,
    Idem pour ce début d’article qui est stupéfiant, mettre à la suite “terroristes” et “iraniennes”, un bel amalgame qui donne le ton, avec en fond de décor, la fabrique de l’ennemi et du “bon” alibi.
    J’ai un exemplaire du journal ” Le Matin” de 1941, où les résistants français sont également qualifiés de terroristes.
    Le vrai problème, c’est l’amnésie.


  7. Ubu Le 16 juin 2017 à 12h47
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    En tout cas, je remarque encore une fois que sur toutes les photos, les poignées de mains avec Trump sont très particulières (voir entre autre celle avec Macaron : http://andadorurbano.com/duelo-apreton-manos-trump-vs-macron/), et n’en sont jamais vraiment, elles donnent toutes l’impression qu’elles vont lâcher…


  8. Ubu Le 16 juin 2017 à 13h17
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    In fine, cet article pose la question : ” Mais alors…, pourquoi les ricains si véhéments à partir de fausses informations, ne le sont-ils pas d’autant plus avec de vrais ????”
    Etonnicht, nein ?


    • Bouddha Vert Le 17 juin 2017 à 01h16
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      Etonnant?
      Sauf si l’on considère que la parole relatée est “le plan” d’une administration étasunienne.
      Il faut le lire comme une histoire, l’Histoire des états unis.
      Et, comme écrit OB, connaître les problèmes à venir.

      Inutile, de chercher de la rationalité… Y en a pas!


  9. MASTER T Le 16 juin 2017 à 16h31
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    pour commenter la photo ci-dessus et comme le disait Napoléon: ” “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.”

    Ainsi, cette pognée de main nous en dit long sur les relations Qatar/USA.


    • Ubu Le 17 juin 2017 à 14h03
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      Oui, on voit là un “baise-main”, toute l’attitude y est, c’est assez obscène.


  10. Koui Le 16 juin 2017 à 17h54
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    Bon sang mais c’est bien sur, nos plans de démocratisation de l’Irak, de la Palestine, de la Libye et de la Syrie ont échoué à cause du Qatar (et non pas parce que les plans étaient idiots et nous stupides autant que criminels). C’est dommage qu’on s’en aperçoive que maintenant. Avant, on montait des coups avec eux, on mettait chez eux une immense base militaire pour les protéger, et pendant ce temps ils plantaient leurs petits couteaux dans notre dos sans qu’on les voit parce qu’ils étaient tout petit, petit, petit. Il suffit de les écraser et l’harmonie descendra sur le moyen orient. Tout cela est simple et clair, un peu trop même.


  11. Pierre Bacara Le 17 juin 2017 à 00h50
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    LE TERRORISME ET LA MONNAIE

    “[…] les menaces terroristes et iraniennes […]”

    La juxtaposition du nom d’un pays avec le mot “terroriste” induit sémantiquement une accusation de soutien. Si la formule est “répétée mille fois”, conformément à l’image d’Epinal, “elle deviendra une vérité” – à condition d’être suffisamment répétée.

    La dernière fois que ce type d’accusation a été répété par les Etats-Unis d’Amérique, c’était contre Saddam Hussein au début des années 2000. Elle était alors à prendre avec gravité parce que les généraux américains et leurs soldats croyaient encore qu’ils pouvaient gagner une guerre au Moyen-Orient. Ce n’est plus le cas. Il est en revanche possible que Washington imagine des bombardements ponctuels contre l’Iran, sans offensive terrestre et donc sans victoire possible, comme ils s’accoutument à le faire.

    Il peut sembler difficile de comprendre pourquoi les néo-conservateurs menacent Téhéran de lui infliger une guerre qu’ils ne peuvent gagner ; à moins que l’objectif stratégique de la guerre ne soit pas de la gagner, mais uniquement de tirer parti du fait qu’elle existe. Si j’avais pour responsabilité de soutenir une économie nationale dont la survie dépend du statut de sa monnaie, statut qui lui-même dépend de la force militaire de la nation et non de ladite économie (la pauvreté explose aux USA), c’est ce que je ferais.


    • Ubu Le 17 juin 2017 à 14h29
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      Effectivement, je ne pense pas que ces guerres aient pour objectif d’être “gagnées” tel qu’on pouvait le concevoir auparavant, ce qui ne veut plus rien dire dans le contexte actuel, où celles-ci sont d’emblée gagnées à partir du moment où elle sont déclenchées, elles font vivre de multiples industries qui se frottent les mains, tout comme “la guerre contre le terrorisme” (ou comment éteindre un incendie avec de l’huile) qui lui sert d’alibi pour garroter toute contestation.
      https://www.legrandsoir.info/comprendre-la-geopolitique-du-terrorisme.html
      Et tout cela fonctionne uniquement parce que la Fed fait tourner la planche à billet, et que l’état s’enfonce dans une dette dont ils n’ont de comptent à rendre qu’à eux-même, c’est une mise en abîme parfaite !
      Installer le chaos, placer ses bases, entourer le continent eurasiatique, et hop hégémonie à l’horizon…, alors qui gagne finalement ?


  12. bili Le 17 juin 2017 à 05h19
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    Grâce à cette article on vois bien que l Arabie saoudite, pour sa politique extérieure ne fait qu appliquer la feuille de route dictée pars les Us…
    Les USA ne peuvent pas ouvertement déclencher les hostilités envers le quatar, alors il le font via l Arabie, l état le plus influent et le plus servil de la région.

    Les USA on voulus faire de même avec la Turquie d erdogane devenue trop “independante“ à leur yeux, mais leur plan à échoué… Comme il à en partie échoué en Ukraine.

    Je me demande si cette volonté d egemonie absolut sur le globe est la caractéristique de tout empire dominant, ou est ce que le fais que sa soit les USA sa soit pire…

    Faudrait poser la question à un historien qui aurais étudié les relations géopolitique des différents empires (romains,ottoman, britannique…) avec les autres nation.


  13. Dominique Le 17 juin 2017 à 12h39
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    Un article illustrant de façon amnésique les jeux de dupes multiples tournant autour des divagations orientales des USA. Amnésique parce qu’il oubli que les pirates du 11/9 étaient saoudiens, ainsi que leur financement, et qu’il occulte totalement un des acteurs clés de ces turpitudes, à savoir Israël.
    M’enfin, comme d’autres, j’aurais au moins appris que le Hamas projette une d’extermination du peuple juif !


  14. Pierre Bacara Le 18 juin 2017 à 01h01
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    “Un pêcheur iranien tué par les gardes-côtes saoudiens”
    AFP le 17/06/2017 à 20:53, mis à jour à 21:51
    http://www.boursorama.com/actualites/un-pecheur-iranien-tue-par-les-gardes-cotes-saoudiens-b4b68d3dd2b53654e45143996bc22410


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