Source : Les Echos, Isabelle Couet, 02-07-2017

Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, opposé à toute renégociation de l’accord avec les Grecs. – SIPA/Reynaldo Paganelli

Dans son dernier livre, l’ancien ministre des Finances grec lève le voile sur les coulisses européennes. Un témoignage décapant. En voici deux épisodes.

Deux ans après avoir été poussé à la démission, Yanis Varoufakis, ancien ministre grec des Finances, réputé pour son anticonformisme a publié un livre choc révélant les dessous des négociations entre son pays et la Troïka pendant ses six mois au gouvernement. Il décrit notamment sa rencontre avec Michel Sapin et son premier Eurogroupe vécu comme une expérience kafkaïenne.

MICHEL SAPIN, l’HOMME AUX DEUX DISCOURS

En préparation de son premier Eurogroupe, le nouveau ministre des Finances grec Yanis Varoufakis fait la tournée de plusieurs capitales européennes. Il rencontre Michel Sapin à Paris pour lui expliquer son plan pour la Grèce.

Le Grec et sa petite délégation sont accueillis à Bercy par un homme jovial et chaleureux, « typiquement latin dans sa gestuelle et son langage corporel ». Tout le monde s’asseoit, y compris les traducteurs appelés en renfort car Michel Sapin est « le seul ministre de l’Eurogroupe ne parlant pas anglais », rapporte Varoufakis. Le ministre d’Alexis Tsipras est invité à exposer ses idées : il évoque son plan de restructuration de la dette grecque et, espérant sans doute faire mouche, propose de bâtir « une nouvelle relation entre son pays et l’Union européenne inspirée du contrat social de Jean-Jacques Rousseau ».

La réponse de Michel Sapin le comble au-delà de ses attentes : « Le succès de votre gouvernement sera aussi le nôtre. Il est important que nous changions l’Europe ensemble et que nous remplacions cette obsession de l’austérité par un agenda pro-croissance. La Grèce en a besoin, la France en a besoin, l’Europe en a besoin ». Encouragé, Yanis Varoufakis se met à détailler des mécanismes un peu complexes par lesquels la BCE et BEI pourraient efficacement soutenir l’économie européenne, en réduisant la dette et encourageant l’investissement. Son interlocuteur acquiesce et réaffirme avec emphase la promesse de François Hollande « Ensemble, nous devons redémarrer l’Europe.»

Victoire ! Yanis Varoufakis sent un vent de révolution se lever dans l’enceinte de Bercy. « C’est tout juste si Michel ne m’a pas attrapé la main pour qu’on aille prendre la Bastille en chantant la Marseillaise », raconte-t-il avec une pointe d’ironie.

Mais l’atmosphère va rapidement changer et le souffle révolutionnaire retomber. Dans le couloir qui mène à la salle de presse, le locataire de Bercy avertit […]

Suite à lire sur : Les Echos, Isabelle Couet, 02-07-2017

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50 réponses à Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe, par Isabelle Couet

Commentaires recommandés

isidor ducasse Le 05 juillet 2017 à 07h32

Voici un autre extrait du témoignage de Varoufakis:
https://www.upr.fr/actualite/france/lancien-ministre-grec-yannis-varoufakis-conseil-a-theresa-may-brexit-eviter-de-negocier-a-prix
On y apprend également que le président de l’Eurogroup est Thomas Wieser: l’Eurogroup est la réunion des ministres des finances européens, c’est là que sont prises les grandes orientations économiques pour l’europe ainsi que les modalités de fonctionnement de l’Euro.
Sur le wikipédia Anglais il est écrit que T.Wieser est née au USA, qu’il est américains, puis qu’il a pris la nationalité Autrichienne.
M.Sapin ne prend aucune décision concernant la Gréce, c’est bien l’oligarchie euro-atlantiste avec notre argent qui décide.

  1. isidor ducasse Le 05 juillet 2017 à 07h32
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    Voici un autre extrait du témoignage de Varoufakis:
    https://www.upr.fr/actualite/france/lancien-ministre-grec-yannis-varoufakis-conseil-a-theresa-may-brexit-eviter-de-negocier-a-prix
    On y apprend également que le président de l’Eurogroup est Thomas Wieser: l’Eurogroup est la réunion des ministres des finances européens, c’est là que sont prises les grandes orientations économiques pour l’europe ainsi que les modalités de fonctionnement de l’Euro.
    Sur le wikipédia Anglais il est écrit que T.Wieser est née au USA, qu’il est américains, puis qu’il a pris la nationalité Autrichienne.
    M.Sapin ne prend aucune décision concernant la Gréce, c’est bien l’oligarchie euro-atlantiste avec notre argent qui décide.


    • ledufakademy Le 05 juillet 2017 à 13h08
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      Car les médias mainstream ne le toléreraientt pas.

      Pourquoi sur ce blog n’y a-t-il pas une solide analyse menée à ce sujet , ce serait pourtant très passionnant, non ?


    • François Lacoste Le 05 juillet 2017 à 18h57
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      Les grecs dérouillent, c’est vraiment terrible. L’Europe c’est notre avenir!
      Mais il y a largement pire. http://www.ujfp.org/spip.php?article5726 et là, pensez-y tous les matins en vous lavant les dents ou mieux en vous rasant, l’Europe ne bouge pas une oreille…au contraire.
      (Sur ce sujet ne parlons pas de notre pays, la France, et de ses médias.)

      Lisez ce site UJFP régulièrement, il est très important face au CRIF pour ne pas tomber dans la haine raciste.


  2. Duracuir Le 05 juillet 2017 à 08h04
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    L’Europe de la démocratie, de la fraternité et de la paix.


  3. Pravda Le 05 juillet 2017 à 08h37
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    Remarquez comment tout doit être validé par le Reichstag, pardon, je voulais dire le Bundestag…


    • Chat noir Le 05 juillet 2017 à 11h46
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      “La base d’un empire multiculturel, est de conquérir des territoires et de transférer des populations pour amadouer en contrôlant les indigènes. C’est maintenant ce que l’on fait en Europe. Il faut amener des colons, et remplacer les populations rétives dominées.” Kelly Greenhill – Weapons of Mass Migration : Forced Displacement as an Instrument of Coercion.


      • Chris Le 06 juillet 2017 à 23h14
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        Déjà Machiavel écrivait :
        « L’établissement des colonies est peu dispendieux pour le prince ; il peut, sans frais ou du moins presque sans dépense, les envoyer et les entretenir ; il ne blesse que ceux auxquels il enlève leurs champs et leurs maisons pour les donner aux nouveaux habitants. »


    • Anatole Le 05 juillet 2017 à 12h06
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      Les Allemands ont malheureusement un don pour faire accoucher de leur inflexible volonté d ordre et de controle le plus complet des chaos. Le problème est qu ils servent d alibi a tous les gouvernements soit disant progressistes qui tout en se drappant dans des postures subversives, comme l illustre l exemple de Sapin, acquiescent en sous main. L allemagne fait le sale travail de garde chiourme pour eux. Au plus les chaos marginaux, celui de la Grèce par exemple, mais aussi de l Italie, exercent de pression sur le centre du pouvoir, c est a dire l allemagne et ses vassaux, au plus ce pouvoir se fige dans une position dictatoriale. Les deux phénomènes s alimentent mutuellement. Dans ce cadre la seule solution sont un ou deux brexit supplémentaires afin que la peur change de camp.


      • Chat noir Le 05 juillet 2017 à 12h15
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        Nous sommes passés du statut de ‘pov’ cons’ à celui de « sans-dents » pour en arriver à « riens »! Étonnant celles et ceux qui acceptent d’être rabaissés, par des nantis qui ne se sont jamais levé aux aurores pour aller gagner un salaire qui pour ceux-là , équivaut à de l’argent de poche.


      • UltraLucide Le 07 juillet 2017 à 14h02
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        Comme le dit Emmanuel Todd, nous assistons au troisième suicide de l’Europe sous impulsion allemande en un siècle. C’est beaucoup. Trop. Quand comprendrons-t-ils qu’ils ne sont PAS un bon leader?


        • RV Le 08 juillet 2017 à 19h59
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          “Quand comprendrons-t-ils qu’ils ne sont PAS un bon leader?”
          +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
          Je ne pense pas un instant qu’il faille raisonner en terme de “compréhension”, mais plutôt dans les bons vieux termes de “rapport de force”, parce que à ce moment là, la question à se poser est “pour qui” sont-ils des bons leader.


    • RV Le 08 juillet 2017 à 19h53
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      @ Pravda Le 05 juillet 2017 à 08h3
      +++++++++++++++++++++++++++++
      Préféreriez vous un parlement qui n’ait pas son mot à dire ?
      L’Allemagne sans être un modèle, a un système de représentation fort intéressant, une grande dose de proportionnelle et un système qui empêche de faire tomber un gouvernement si l’on n’est pas en mesure d’en former un nouveau. Imaginez un instant notre Assemblée Nationale avec ce type de scrutin . . .


  4. K Le 05 juillet 2017 à 09h04
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    Une fois de plus, le Royaume-Uni nous donne une leçon de pragmatisme en préférant quitter cet asile de fous qu’est devenu l’Union européenne et particulièrement la zone euro.


    • Boubanka46 Le 05 juillet 2017 à 10h07
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      la zone euro dont le Royaume uni n’a jamais fait partie


      • Thierry Le 06 juillet 2017 à 00h11
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        … et une union européene dont la folie libérale et l’élargissement sont grandement imputables au royaume-unis.


        • Yves Le 06 juillet 2017 à 06h46
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          Le Royaume-Uni s’est toujours battu pour qu’il n’y ait pas d’Europe politique mais un marché facilitant les échanges… Ils avaient raison, approche basée sur 400 ans de démocratie.


          • Thierry Le 06 juillet 2017 à 12h10
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            et autant d’années de guerres en Europe.

            Les décès de Helmut Kohl et de Simone Veil nous rappellent que l’UE a été crée par ceux qui ont connu les guerres en Europe, et pour qu’il n’y en ai plus.


            • Brice Le 06 juillet 2017 à 13h15
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              L’UE a été crée par les USA pour contrer l’empire Soviétique = version officieuse,
              l’UE a été crée pour maintenir la paix en Europe = version officielle (on a envie de verser une petite lame!).

              Le souci c’est que c’est la première version qui résiste à l’épreuve des faits historiques…


            • Scorpionbleu Le 06 juillet 2017 à 15h03
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              Ils sont des millions à avoir connu et vécu les dernières guerres en Europe. A avoir considérablement souffert.

              Ils sont des milliers à avoir résister et à ne pas être reconnus.

              L’important est d’analyser pourquoi les guerres de 14 et 18 ? Au bénéfice de qui ? et soutenues par qui ?

              L’ignorance et l’apologie bisounours deviennent très pénibles.


            • fanfan Le 07 juillet 2017 à 09h46
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              Sutton fut chercheur à Stanford au sein de la fondation Hoover de 1968 à 1973. Il enseigna l’économie à l’UCLA. Il étudia à Londres, Göttingen et UCLA et fut titulaire d’un doctorat en sciences de l’Université de Southampton, en Angleterre: https://www.youtube.com/watch?v=S12LfqeT00w

              Qui était Antony Sutton… http://www.barruel.com/antony-sutton.html


    • RV Le 08 juillet 2017 à 20h03
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      @
      K Le 05 juillet 2017 à 09h04
      ++++++++++++++++++++++++++++
      sauf qu’ils sont sortis pour de mauvaises raisons que je ne saurai approuver,
      à savoir que l’U€ n’était pas assez libérale !


  5. Trawash Le 05 juillet 2017 à 10h18
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    La dictature européenne dans toute sa splendeur. Je reconnais avoir rendu mon petit déjeuner à la lecture du comportement de M. Sapin, et il ne me restait plus grand chose pour MM. Schäuble et consorts.


    • Chat noir Le 05 juillet 2017 à 14h16
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      Selon, l’Historien Dr Michael Pinto-Duschinsky, conseiller de l’ancien parti ouvrier juif « Pour de nombreuses personnalités du monde industriel proche du régime Nazi, l’Europe est devenue une sorte de couverture pour la poursuite des intérêts nationaux allemands après la défaite d’Hitler …. “ Hermann Abs était au conseil d’administration de la Deutsche Bank, siégeant au conseil de surveillance de IG Farben, fabriquant le Zyklon B.
      Abs était en charge des fonds de reconstruction de l’industrie allemande, et il était en charge du redressement économique de l’Allemagne. « Abs était aussi un membre de la Ligue européenne pour la coopération économique. Ce groupe a été mis en place 46. La ligue dédiait ses activités à la mise en place d’un marché commun, précurseur de l’Union Européenne. La Ligue avait développé des mesures pour l’intégration européenne qui n’étaient autre que ceux proposés par les Nazis. Un comparatif des mesures développés par les Nazis figure dans le livre de Rodney Atkinson « Europe’s Full Circle »
      Europaische Wirtshaftsgemeinschaft = Communauté Européenne Economique
      Système monétaire européen = Mécanisme de change européen
      Europabank (Berlin) = Banque Centrale Européenne à Francfort.
      Principe d’une Europe Régionale = Le Comité des Régions.
      Politique commune du travail = Chapitre Social
      Accords économiques et commerciaux = Marché Unique
      « Est-il possible que le quatrième Reich que ces industriels nazis avaient prévu, soit devenue une réalité ? » s’interroge Adam Lebord


      • MIZZGIR Le 05 juillet 2017 à 17h45
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        D’une certaine manière on pourrait presque dire que les nazis ont gagné la guerre…

        Pas militairement, certes, mais le champ de l’activité humaine est si étendu que sur d’autres plans il y a largement matière à s’interroger…


      • fanfan Le 07 juillet 2017 à 09h51
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        Lire et relire Wall “Sreet et la montée en puissance d’Hitler” par Antony Sutton
        https://resistance71.files.wordpress.com/2017/04/sutton_wall_street_et_la_montc3a9e_dhitler.pdf


  6. some Le 05 juillet 2017 à 10h39
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    remarquez la petite glissade,

    > …Un aveu terrible qui, dans les mois qui suivent, sera étayé par de nombreuses preuves. Les dirigeants français (à l’exception d’Emmanuel Macron, le seul qui trouvera grâce aux yeux du Grec) …

    Ceci dit, varoufakis, et les français, doivent ouvrir les yeux, on est revenu sous vichy, la moitié de la france est occupé, la france qui pense est reclus, la france des veaux dirigent.
    On dira même qu’au regard de sa situation industrielle, c’est une véritable carnage de guerre.

    A la question de savoir ce qui est plus nocif entre l’ue et un tapis de bombe pour le contrôle économique…
    Le problème des tapis de bombes est qu’ils détruisent, c’est bien, mais derrière il faut reconstruire, et la situation est tellement évidemment catastrophique que cela enjoint les victimes à s’empresser de réparer.
    Lorsqu’une société est détruite économiquement, tout est plus facile à accepter, digérer, et laisser en l’état, de plus les cliquets économiques mis en place par un gouvernement qui n’est pas victime d’une guerre sont tellement plus forts qu’un tapis bombe au long cours.

    bref, les français ne le savent pas, mais la france est en guerre… avec son gouvernement de collabo.


    • some Le 05 juillet 2017 à 10h54
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      je regardais ce titre (https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/0212030490163-yanis-varoufakis-appelle-a-voter-pour-emmanuel-macron-2083841.php)

      > L’ancien ministre des Finances, dans une tribune dans “Le Monde”, révèle les tractations secrètes menées par le candidat d’En Marche pour adoucir le plan de sauvetage de la Grèce en 2015. Mais prévient qu’il s’opposera avec force à la politique “néolibérale” que le candidat entend mener.

      A supposer qu’EM soit un brin véridique la dedans, alors, il va falloir comprendre que le type est totalement inconséquent et très dangereux. Étant donné la gravité de la crise grecque, on ne peut pas vouloir adoucir ses effets et en même temps prôner un discours néo/ordo/ultra libérale (on ne sait plus trop lol) avec des cdi de projet, c’est faire étalage de son incapacité à apprécier les effets maintes fois constatés de ces politiques économique, ou, faire étalage de sa collaboration total en étant le rouage du tyran.

      Si EM venait à être inconséquent, gageons que dans sa part de vérité il finira par réaliser la gravité de ces actions, difficile réveil, autrement #rienàfoutre, c’est tout de même plus facile à vivre.

      Fin bon d’ici là on en est encore au respect des dogmes sans fondements logique.


    • UltraLucide Le 07 juillet 2017 à 14h09
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      L’inconvénient majeur de la destruction lente par l’asphyxie économique est que ça engendre une accoutumance mortifère, qui peut durer très longtemps.
      Cette accoutumance empêche la prise de conscience de l’état de destruction, elle entraîne un déni de cette réalité. Du coup évidemment, cette situation va barrer la route à toute idée de reconstruction. Pourquoi reconstruire, et quoi reconstruire, puisque tout va bien. Longue vie à Euro-Pavlov!


  7. Marie Le 05 juillet 2017 à 10h58
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    Macron trouve grâce aux yeux de Yanis Varoufakis … Étonnant …. car Macron nous mène que les chemins se la Grèce.. ..


    • Chat noir Le 05 juillet 2017 à 11h33
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      La faiblesse de nos réactions favorise le retour du comportement barbare chez les élites. Elles n’ont plus peur de nous.


    • Scorpionbleu Le 06 juillet 2017 à 15h09
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      Pas étonnant au contraire puisqueVaroufakis a été un agent de la destruction de la Grèce, malgré les apparences…relire tôt son parcours depuis son entrée au gouvernement Tsipras jusqu’à aujourd’hui..
      Pas clair le monsieur.


  8. TC Le 05 juillet 2017 à 13h21
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    Varoufakis ne dévoile rien ! Pas besoin de lui pour constater que c’est l’Allemagne qui dirige l’UE, déléguée de l’oncle Sam depuis le fameux traité de l’Elysée spécialement “réaménagé” pour la circonstance. Tout est écrit noir sur blanc, il suffit de lire.

    Par contre, ce sont bien nos gouvernements qui nous mentent effrontément à ce sujet en ressassant la chimère du couple franco-allemand depuis 60 ans.


  9. Nasser Le 05 juillet 2017 à 13h37
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    “Un aveu terrible qui, dans les mois qui suivent, sera étayé par de nombreuses preuves. Les dirigeants français (à l’exception d’Emmanuel Macron, le seul qui trouvera grâce aux yeux du Grec) ne veulent prendre aucun risque et certainement pas abîmer leur crédibilité en soutenant un gouvernement de Gauche radicale”

    Je n’ai pas pu m’empêcher de rire en lisant ça… Connaissant en plus les Echos, ils peuvent pas s’en empêcher. Toutes les occasions sont bonnes pour passer un coup de cirage!


    • rosecestlamort Le 06 juillet 2017 à 08h53
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      pas s’affoler, Varoufakis en est revenu de la fascination pour Manu l’hypnotiseur, ^^

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/05/13/20002-20170513ARTFIG00098-varoufakis-a-macron-voila-pourquoi-emmanuel-nous-serons-contre-toi.php?

      “Yanis Varoufakis est très vite revenu sur ses positions, se livrant à un réquisitoire en règles contre la «solution néolibérale» que propose, selon lui, Emmanuel Macron. Dans une tribune publiée par le quotidien grec Journal des rédacteurs sous le titre «Voilà pourquoi, Emmanuel, nous serons contre toi»,Yanis Varoufakis estime ainsi que la politique de «dérégulation et d’austérité» souhaitée par l’ex-candidat d’En Marche! va «simplement redistribuer la misère entre les travailleurs français». Selon l’ex-ministre grec, qui argue de conversations personnelles avec Macron, ce dernier a conscience de la casse qu’il va provoquer mais persiste dans cette voie «pour convaincre Berlin d’avancer vers une fédéralisation de la zone euro».» «C’est là que réside la grande erreur d’Emmanuel» car «Berlin ne lui donnera rien», tranche Yanis Varouf Varoufakis.”


      • Scorpionbleu Le 06 juillet 2017 à 15h11
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        Qu’un homme politique qui se présente comme quelqu’un de lucide et de courageux, se laisser hypnotiser par un jouet des oligarques et appelle à voter pour lui…Désolée mais ce n’est pas clair du tout et pas intéressant.


      • UltraLucide Le 07 juillet 2017 à 14h19
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        J’ai parfois en effet l’impression que le monde politique français n’est pas fait que de collabos européistes pro-allemands fanatisés. C’est partiellement vrai mais trop simpliste. Les “élites” françaises me semblent avoir pris acte que depuis disons 1918, la France a cessé d’être une grande nation puissante. La seule chance de restaurer cette puissance serait de pouvoir récupérer une dimension économico-politique de niveau supérieur à notre seule nation, et d’exercer ce pouvoir ainsi établi à plus haut niveau de façon masquée derrière un ensemble qui ne serait pas que la France. D’où l’obsession d’insérer la France dans l’UE, d’y amarrer l’Allemagne pour la contrôler à l’aide de tous les autres réunis sous la houlette de la France. mais le beau plan a foiré, l’Allemagne neo-bismarckienne a pris le pouvoir total dans ce nouvel ensemble qui devient un IVème Reich. Et nos élites font tout pour cacher cet échec majeur et définitif au peuple français.


  10. Paule Le 05 juillet 2017 à 14h29
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    Vous avez bien fait de mettre socialiste entre guillemets.
    Voila une définition du socialisme qui ferait faire une crise d’apoplexie à nos politiques.

    “Le socialisme est un système économique qui prône la justice sociale et la répartition des richesses et de la production à l’État ou aux ouvriers. Ce système vise à réduire les inégalités sociales, et à l’opposé du libéralisme, favorise l’intérêt général et non pas l’intérêt particulier”.


  11. Geneviève B 30 Le 05 juillet 2017 à 15h58
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    J’ai beau le savoir, à chaque fois que je prends connaissance de ce type de faits, je suis scandalisée.
    Le problème, c’est que lorsque j’en parle autour de moi, y compris à des amis, je vois dans leur regard le doute, sous entendu “Que peut savoir une citoyenne banale de tout ça?” Ou “Elle exagère” ou alors j’ai des remarques du style “quand même ça se saurait”, “on n’en parle pas dans les medias” ou “ça n’est pas aussi simple”. Voilà l’état d’hypnose dans lequel sont les français!
    Y aurait-il quelque chose dans l’eau du robinet ? Même sous la douche, ça agit! Sur ce blog, nous devons avoir des anticorps.


    • Chat noir Le 05 juillet 2017 à 18h36
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      Oui dans l’eau du robinet il y a de l’aluminium un puissant neurotoxique


  12. SanKuKai Le 05 juillet 2017 à 20h52
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    Une négociation est une question de rapport de force.
    L’objectif étant au moins d’aboutir á un résultat gagnant-gagnant. En face des allemands qui menacent de couper le robinet des liquidités avec l’aide de la BCE, Varoufakis propose… …Rien! puisqu’il n’est pas prêt á sortir de l’UE ni de l’Euro.
    Sachant cela il y a 2 possibilités:
    1- Soit Varoufakis est naïf ou incompétent en tant que négociateur.
    2- Soit tout ce qu’il décrit n’est que du théâtre.

    Au vue de ses soutiens á M. Valls et É. Macron. Et qu’il semble loin d’être un idiot, je pencherai pour la 2ème proposition. Ses liens avec les US me feraient même penser á une forme de Young Leader Grec en charge d’éviter que la Grèce (géographiquement hautement stratégique) ne sorte du giron UE/US. Ce n’est que du ressenti, Je me trompe peut-être.


    • Narm Le 06 juillet 2017 à 00h17
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      ça fait bien longtemps que j’en suis aussi arrivé à la conclusion que la polituque est juste un immense théatre où les acteurs sont bien entendus payés par l’argent publque. ( les acteurs sont bien entendus …. ou s’entendent bien …. ) Bref; du cinéma.

      Varou vends maintenant des livres, commente ….


    • germs Le 06 juillet 2017 à 08h28
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      Au contraire, il voulait mettre sur la table de négociation : la sortie de L”euro et/ou la cessation de remboursement de la dette, d’où le contrôle des liquidité pour éviter la fuite des capitaux.. Tsipras avait refusé… et quand l’UE a bloquer l’argent, Echec et Mat.


      • SanKuKai Le 06 juillet 2017 à 11h33
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        Le voulait-il vraiment? Il a toujours déclaré vouloir rester dans l’Euro.
        De toute façon, ce qu’il voulait ou pouvait faire ne compte pas vraiment dans cette négociation. Ce qui compte c’est ce que pense le camp d’en face, en l’occurence l’Allemagne. S’il savait qu’il ne pouvait pas montrer aux Allemands qu’il pouvait aller jusqu’au bout, il aurait pu dès le depart s’économiser beaucoup de trajets en moto.

        C’est un peu comme un Poker à 2 joueurs. Votre jeu ne compte pas vraiment. Les Allemands n’ayant jamais eu le moindre doute sur le fait que Varoufakis ne ferait jamais tapis, ils avaient juste à attendre qu’il se couche. Ce qui était hautement prévisible. La difference avec le poker c’est que non seulement il s’est couché, mais en plus il leur a donné tous ses jetons.


  13. Macarel Le 06 juillet 2017 à 08h02
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    Sarkozy, Hollande, Macron, tous des vice-chancelliers d’Allemagne comme dirait Todd.

    Comme ce sont les allemands qui élisent le/la chancellier (e) les français ne se déplacent plus pour

    élire le vice-chancellier ou son assemblée.

    Macron Jupiter à Versailles et caniche à Berlin !


  14. Macarel Le 06 juillet 2017 à 08h20
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    Il est temps de reconnaître que le projet européen tel qu’il a été conçu depuis le Traité de Rome est un échec, un échec pour la France en particulier.
    Il est temps pour les français d’en prendre conscience, et de se décider à porter à leur tête un président qui les sortira de ce “machin” mortel pour la France !

    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/06/pourquoi-le-premier-sommet-europeen-de.html

    Nous n’en prenons pas le chemin avec Macron, 5 ans encore d’affaiblissement de la France, d’augmentation du chômage, de baisse des salaires et des couvertures sociales.

    5 ans de malheur pour des français qui ont été abusés par des médias dont le propagande est faite pour les endormir. 5 ans de malheur pour des français paresseux au plan civique, et qui ont laissé Macron avoir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

    Les français ont choisi soit par adhésion, soit par défaut l’asservissement aux puissances de la mondialisation financière, nous allons le payer cher, très cher.

    Franc voulait dire “homme libre”, aujourd’hui les descendant des francs ont renoncé à la liberté.

    Les descendant des francs ont choisi la soumission : la fin de ce qui faisait que la France était la France, et le déshonneur de se coucher devant les maîtres du moment.


  15. Renaud Le 06 juillet 2017 à 10h24
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    Un complément vers – plus de lucidité – sur le présent sujet
    par un helléniste comme on en trouve plus:

    http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/benda.htm


  16. Jean-Luc Le 06 juillet 2017 à 11h45
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    Encore une “autre Europe”, alors que changer les traités ne peut se faire qu’à l’unanimité des 28 états, donc impossible.
    Jusques à quand laisserons-nous planer ce mensonge entretenu au bénéfice de l’oligarchie pour laquelle a été créée l’U.E. ?


  17. Scorpionbleu Le 06 juillet 2017 à 14h58
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    Nous étions nombreux à mettre de l’espoir en Varoufakis..mais nos amis grecs nous disaient que c’était une planche pourrie et tout son parcours après les belles envolées le prouvent.

    Il n’est pas plus clair que Cohn Bendit…ils sont des néo-libéraux, ils aimeraient avoir davantage de maitrise et donc ils tapent sur les vieux crabes avec qui ils ont bien joué, et annonce leur foi en Macron.

    Mais de qui se moque-t-on d’écouter l’analyse critique de ce narcissique ?

    Varoufakis comme Macron ne peuvent et ne veulent rien changer, ils veulent seulement encore plus de pouvoir. Mais ce n’est pas avec ceux qui nous on mis dans la merde que l’on reconstruit !

    Macron Ministre de l’Economie pendant deux ans en France et ce fut une catastrophe . Varoufakis 1er Ministre n’a eu aucun courage ni créativité.

    Ces hommes sont désolants et à oublier !


    • Yanka Le 08 juillet 2017 à 02h43
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      Varoufakis n’était que ministre des Finances, et son Premier ministre a refusé son plan : retrait de l’euro, émission d’un nouveau drachme, etc. Il fanfaronnait pas mal. Il ne connaissait pas l’Eurogroupe et ces terreurs que sont Schaüble et Dijsselbloem. Il s’est fait tordre le bras d’abord en douceur, puis brutalement.


  18. Toff de Aix Le 06 juillet 2017 à 20h02
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    Franchement, j’adore le fait que les Échos, quotidien révolutionnaire s’il en est, possédé par un ami de ceux qui ne sont rien j’en suis sûr, puissent eux-mêmes démontrer ce qu’est réellement cette Europe de malheur, avec ce genre d’article.

    C’est quand même symptomatique de ce qui nous attend : je me demande juste QUAND nous sortirons précipitamment de cet euro de malheur, et de la zone mortifère qui va avec…


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