Source : Global Europe Anticipation Bulletin Avril 2017, par le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, Avril 2017.

Cette expression de « recomposition chaotique » nous est apparue résumer assez bien l’étape où nous en sommes du développement de la crise, une étape indiquée ici comme s’étendant sur quatre années et qui comportera des phases de progression distinctes.

En cette première moitié de l’année 2017, force est de constater que les efforts de réorganisation du monde sur une logique transnationale ont tous échoué :

  • le système inter- ou supranational édifié au XXe siècle (ONU, FMI, BM, OTAN, etc.) n’a pas réussi à s’adapter et à chapeauter la nouvelle configuration géopolitique de facto multipolaire du début du XXIe siècle ; il est aujourd’hui en plein marasme, et ce sous toutes ses formes, y compris régionales (UE, Mercosur, etc.) ;
  • les expériences prometteuses menées par les émergents à la fin de la première décennie du XXIe siècle, au premier rang desquelles le G20, les BRICS ou encore le projet OBOR (et les institutions financières qui y sont associées1 New Development Bank et Asian Investment and Infrastructure Bank, en particulier. ) se sont retrouvées frontales avec les intérêts des Etats-Unis et, sans le soutien de l’Europe, n’ont pas pu s’imposer comme la base d’une nouvelle organisation mondiale2 Ce qui ne les empêche pas d’avancer de leur côté. Mais elles ne constituent pas des solutions globales. ;
  • comme nous l’anticipions à l’époque où nous suivions de près le travail des BRICS, sans reconnaissance et dialogue Euro-BRICS, le monde multipolaire allait se bipolariser en deux camps séparés dans le cadre d’une nouvelle guerre froide ou réunis dans celui d’une vaste conflagration mondiale ; depuis 3 ans (et la crise euro-russe de 2014 qui anéantissait les espoirs d’ouverture constructive de l’Europe aux nouvelles réalités mondiales), deux camps se sont structurés sur des logiques venues tout droit du XXe siècle (combinant « non-alignement » et « bloc communiste »), autour de lignes de front froides (EU-Russie) ou chaudes (monde judéo-chrétien-Monde musulman), ne se superposant pas toujours (le positionnement de la Russie en particulier est difficile à lire, sans doute parce que ce pays tente d’échapper à une catégorisation qui ne peut lui rappeler que de mauvais souvenirs) ;
  • aujourd’hui, toute progression le long de cette logique ne peut plus mener que vers des niveaux de tension littéralement explosifs.

Ces tensions sont essentiellement le résultat de conflits d’intérêt et d’incompatibilités chroniques entre des « systèmes » supranationaux (Amérique « impérialiste », EU, OTAN, etc.) venus d’époques et de régions différentes, au service d’intérêts économiques et institutionnels déshumanisés de toutes sortes, systèmes par ailleurs non ancrés dans une légitimité populaire ou démocratique que l’on ne trouve de fait et toujours aujourd’hui, et ce malgré 70 ans de trans-nationalisation des mécanismes de gouvernance, qu’au niveau des Etats.

C’est ainsi qu’en 2016, face au risque croissant de conflagration, le monde a « ré-atterri » au niveau national (dirigeants nationalistes aux US, en Inde et au Japon, Brexit et conséquences sur une Europe « multi-vitesses3 Source : EUObserver, 02/03/2017 » remettant officiellement les clés de la boutique aux Etats membres, etc.). Cette étape est voulue et jugée plutôt rassurante par une partie des peuples qui ont le sentiment d’avoir à nouveau la main sur leur destin ; et inquiétante par une autre partie qui a en mémoire les très grands échecs des Etats-nations en matière de gestion du monde au début du XXe siècle.

Le succès de ce repli stratégique nationaliste dépendra de l’efficacité et de la rapidité avec laquelle les grands Etats, en concertation avec les petits, parviendront à mettre en place les nouveaux principes des niveaux supra-nationaux. Le risque le plus évident est bien entendu l’escalade de tensions liée à la réaffirmation d’intérêts nationaux exclusifs et par conséquent incompatibles aboutissant à un processus de destruction au lieu du processus de reconstruction espéré.

D’une certaine manière, on peut dire que la crise cesse d’être systémique au sens où nos destins collectifs dépendent à nouveau (comme dans toutes les grandes périodes de transition) d’une poignée d’individus politiquement sur-dopés (Poutine, Trump, Modi, Erdogan, Abe, Netanyahou, Xi…), tentant de sortir des rets du système précédent, et dont certains sont des Churchill/De Gaulle mais d’autres des Mussolini/Hitler… sans que médias et dirigeants soient capables de nous éclairer sur qui est qui et sur la façon de préserver la paix et de construire l’avenir dans un tel contexte.

Inutile de préciser que l’exercice d’anticipation n’a jamais été aussi utile et incertain à la fois qu’en ce moment. Dans les articles suivants, sur la base de cas concrets (crise syrienne, BRICS, UE, Euroland), nous allons étudier les perspectives nouvelles qu’offre ce retour au niveau national dans la gestion des affaires régionales ou globales, ainsi que les risques susceptibles d’être générés par cette méthode.

Interventions militaires US en Syrie, Corée, Afghanistan : coup de poker ou effet domino

La présidence de Trump commençait bien mal : son grand projet de mise à mort de l’Obamacare était retoqué par le Congrès4 Source : Washington Times, 28/03/2017 , la justice américaine bloquait son Ordre Exécutif d’interdiction d’entrée le contraignant à faire appel de la décision5 Source : Fortune, 16/03/2017 , le dollar montait alors qu’il misait sa stratégie de relance sur un dollar faible6 Source : , 23/02/2017 … la force de la « volonté politique » semblait tourner court face à un establishment garant de stabilité et dominant le pouvoir exécutif présidentiel.

C’est alors que l’attaque chimique de Khan Cheikhoun a lieu, lui fournissant comme par magie l’opportunité de :

  • balayer d’un revers de la main les accusations de pro-poutinisme qui réduisaient sa marge de manœuvre,
  • faire passer à la trappe en « moins de deux » le « poison médiatique » lié à l’événement (qui parle encore des enfants morts dans l’attaque ?),
  • mettre Républicains et Démocrates dans la situation de devoir saluer l’action militaire unilatérale et illégale du point de vue démocratique de leur « Commandant en Chef », D. Trump7 Source : Buzzfeed, 07/04/2017 ;
  • mettre les alliés de l’OTAN (à commencer par la France et l’Allemagne8 Source : RTE, 07/04/2017 – bien plus d’ailleurs que le Royaume-Uni9 Source : Express, 06/04/2017 ) dans la situation de devoir saluer l’action militaire unilatérale et illégale du point de vue du droit international du Président des Etats-Unis ;
  • créer les conditions d’un dialogue avec la Russie10 Source : New York Times, 12/04/2017 , reléguant la survie politique de Bachar el-Assad au second plan ;
  • gagner en crédibilité/visibilité dans l’envoi de navires US au large des côte de Corée du Nord11 Source : San Diego Tribune, 09/04/2017 deux jours après la visite de Trump à son homologue chinois12 Source : CNN, 07/042017 (et alors que l’envoi le 30 mars de chasseurs F-35 était passé quasi-inaperçu13 Source : Forbes, 30/03/2017 ) ouvrant de fait un dossier commun américano-chinois de « résolution » de la question nord-coréenne ;
  • rouvrir un troisième front en Afghanistan (à proximité de la très sensible frontière pakistanaise de surcroît), ciblant cette fois les souterrains construits par les Etats-Unis et utilisés par Daesh14 Source : The Guardian, 13/04/2017 ;
  • enclencher au milieu de tout cela (ou couvrir) une baisse brutale du dollar par un discours saluant la politique des taux bas de la Fed15 Source : Business Insider, 12/04/2017
    et décrétant le dollar encore trop fort16 Source : USAToday, 12/04/2017 .

Toutes ces actions belliqueuses sont menées sans mandat démocratique ou international, et accueillies par un silence diplomatique, qui plus est onusien17 Il faut se connecter au site UN News Center et constater personnellement l’hallucinante absence complète de commentaire sur les attaques américaines ! Source : UN News Centre
, et médiatique total (imaginons une seconde que les Russes fassent un dixième de ce que Trump vient d’initier), validant de fait la « stratégie du plus fou » que nous avions relevée dans le précédent numéro du GEAB. Côté US, le ré-atterrissage national promet de ne pas décevoir en suspense et surprises !

A ce stade, il est probable que les objectifs recherchés sont de deux natures essentiellement :

  • réimposer les Etats-Unis comme première puissance militaire mondiale… désormais à son seul service et non plus au service d’un système international,
  • et faire bouger les lignes de front en faisant sauter des verrous.

Le premier point a le mérite de la clarté : les Etats-Unis ne parvenaient plus à intervenir dans un cadre international de plus en plus réticent à agir dans un intérêt de plus en plus visiblement américain18 Pensons aux sanctions internationales contre l’Iran (auxquelles les Nations Unies n’ont accepté de se plier qu’en 2006, soit 27 ans après les premières sanctions américaines) (source : Wikipedia) ou à la fameuse mesure R2P de 2000, contredisant le sacro-saint principe de non-ingérence de l’ONU (source : Wikipedia). , les obligeant à des actions détournées (drones et proxy-wars) ; Trump les fait sortir officiellement du cadre international et démocratique (USexit) mais en même temps rend à nouveau visibles des actions stratégiques US. Mais cette clarté porte bien sûr en elle toutes les conditions de la confrontation directe que le système international avait pour objet d’empêcher.

Le second point a le mérite de l’utilité : dans un système complètement bloqué par un cadre international arc-bouté sur des dossiers « intouchables » (Corée du Nord19 Les Chinois sont les premiers à avoir besoin d’une résolution de ce brûlot géopolitique ; mais aucune résolution n’est possible autrement qu’en concertation avec les Etats-Unis. , solution des deux Etats en Israël20 Comme nous l‘avons déjà évoqué, cette « solution » à laquelle s’est engagé Israël sans que personne ne puisse l’empêcher de faire exactement le contraire a abouti à la fameuse « peau de léopard » que sont devenus les territoires occupés, intégralement mités de colonies juives, ayant anéanti depuis longtemps tout espoir chez les Palestiniens eux-mêmes de pouvoir un jour revivre en paix chez eux. A ce stade, il est devenu contre-productif de prétendre croire à une quelconque efficacité positive de cette « solution ». Autant se l’avouer et mettre en place d’autres stratégies fondées sur les nouvelles réalités. , Syrie, Crimée, Pakistan…), la levée des tabous est en réalité devenue inévitable. Le problème, c’est que ceux qui auraient pu le faire de manière organisée dans un cadre concerté ne l’ont pas fait, laissant un « fou » (au sens de la « stratégie du plus fou ») s’en occuper et faisant courir au monde de très grands risques (il suffirait d’un deuxième « fou » pour que tout saute).

Syrie, Corée, Afghanistan… la prochaine étape est-elle la Mer de Chine méridionale ?

En parlant de deuxième « fou », le double revirement inattendu du Président philippin Duterte en matière de propriété des îles suggère que des négociations ont actuellement lieu entre les Etats-Unis et lui dans ce sens. Le franchissement par Trump de cette ligne rouge21 Si les trois premières interventions ont encore une sorte de légitimité d’objectif (dénouer des nœuds inextricables), une action US en Mer de Chine méridionale ne pourra être interprétée autrement que comme un mouvement hégémonique des Etats-Unis au cœur d’une zone d’influence où ils n’ont rien à faire et dans une pure logique de containment du rival chinois. C’est donc bien une logique de guerre qui s’enclencherait. Une action US en mer de Chine du Sud ne « dénouerait » rien, créant au contraire un nouveau nœud. serait l’indicateur clair de l’enclenchement d’une logique frontale entre le camp occidental (auquel l’UE est structurellement inclus) et les non-alignés (Russie, Chine, Iran) de très mauvais augure.

Pour comprendre si les actions de Trump débloquent des situations ou envoient vers une guerre, nous invitons nos lecteurs à suivre de près les déclarations de la girouette-Duterte, bon indicateur du sens dans lequel va souffler le vent dans cette région. Pour mémoire, les Philippines étaient l’un des alliés importants des Etats-Unis, appartenant dans le cadre de l’ASEAN au camp de ceux qui demandent l’intervention des US pour défendre les droits de propriété non chinois sur les îles situées en Mer de Chine méridionale (rappelons que ces droits ne sont pas établis dans le marbre) ;

Puis Duterte a pris le pouvoir et enclenché un revirement complet de ce point de vue, se montrant très agressif avec les Etats-Unis d’Obama22 Il a tout de même été jusqu’à appeler Obama « un fils de p… » ! Source : The Guardian, 05/09/2016 , se tournant résolument vers la Chine pour accuser les Etats-Unis d’aviver des tensions sur un dossier à régler régionalement et sans ingérence extérieure. Mais en mars, Duterte accuse les Etats-Unis de l’avoir obligé à se tourner vers la Chine du fait de leur inaction dans la région, suggérant que des Etats-Unis interventionnistes pourraient regagner son soutien. Et en effet, le 6 avril, il annonce qu’il va planter des drapeaux philippins sur une série d’îles revendiquées par son pays, avant de se rétracter une semaine plus tard au nom de l’amitié philippino-chinoise23 Source : The Guardian, 13/04/2017 .

Cela dit, notre équipe anticipe que Trump ne tentera rien dans cette région tant qu’il n’aura pas récupéré dans son camp la Russie. Nous rappelons que la plus grande incertitude que nous voyons à l’horizon de la politique étrangère de Trump, c’est l’articulation avec la Chine plutôt que celle avec la Russie (même si les mouvements récents ne peuvent qu’inquiéter à plus court terme)…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Notes   [ + ]

1. New Development Bank et Asian Investment and Infrastructure Bank, en particulier.
2. Ce qui ne les empêche pas d’avancer de leur côté. Mais elles ne constituent pas des solutions globales.
3. Source : EUObserver, 02/03/2017
4. Source : Washington Times, 28/03/2017
5. Source : Fortune, 16/03/2017
6. Source : , 23/02/2017
7. Source : Buzzfeed, 07/04/2017
8. Source : RTE, 07/04/2017
9. Source : Express, 06/04/2017
10. Source : New York Times, 12/04/2017
11. Source : San Diego Tribune, 09/04/2017
12. Source : CNN, 07/042017
13. Source : Forbes, 30/03/2017
14. Source : The Guardian, 13/04/2017
15. Source : Business Insider, 12/04/2017
16. Source : USAToday, 12/04/2017
17. Il faut se connecter au site UN News Center et constater personnellement l’hallucinante absence complète de commentaire sur les attaques américaines ! Source : UN News Centre
18. Pensons aux sanctions internationales contre l’Iran (auxquelles les Nations Unies n’ont accepté de se plier qu’en 2006, soit 27 ans après les premières sanctions américaines) (source : Wikipedia) ou à la fameuse mesure R2P de 2000, contredisant le sacro-saint principe de non-ingérence de l’ONU (source : Wikipedia).
19. Les Chinois sont les premiers à avoir besoin d’une résolution de ce brûlot géopolitique ; mais aucune résolution n’est possible autrement qu’en concertation avec les Etats-Unis.
20. Comme nous l‘avons déjà évoqué, cette « solution » à laquelle s’est engagé Israël sans que personne ne puisse l’empêcher de faire exactement le contraire a abouti à la fameuse « peau de léopard » que sont devenus les territoires occupés, intégralement mités de colonies juives, ayant anéanti depuis longtemps tout espoir chez les Palestiniens eux-mêmes de pouvoir un jour revivre en paix chez eux. A ce stade, il est devenu contre-productif de prétendre croire à une quelconque efficacité positive de cette « solution ». Autant se l’avouer et mettre en place d’autres stratégies fondées sur les nouvelles réalités.
21. Si les trois premières interventions ont encore une sorte de légitimité d’objectif (dénouer des nœuds inextricables), une action US en Mer de Chine méridionale ne pourra être interprétée autrement que comme un mouvement hégémonique des Etats-Unis au cœur d’une zone d’influence où ils n’ont rien à faire et dans une pure logique de containment du rival chinois. C’est donc bien une logique de guerre qui s’enclencherait. Une action US en mer de Chine du Sud ne « dénouerait » rien, créant au contraire un nouveau nœud.
22. Il a tout de même été jusqu’à appeler Obama « un fils de p… » ! Source : The Guardian, 05/09/2016
23. Source : The Guardian, 13/04/2017

26 réponses à [GEAB] Crise systémique globale 2017-2021 – Phase de recomposition chaotique du monde : « ré-atterrissage » national, crash ou rebond ?

Commentaires recommandés

BA Le 23 mai 2017 à 08h08

A propos de la légitimité, lisez cet aveu du GEAB :

“une légitimité populaire ou démocratique que l’on ne trouve de fait et toujours aujourd’hui, et ce malgré 70 ans de trans-nationalisation des mécanismes de gouvernance, qu’au niveau des Etats.”

Cet aveu est très important.

Cet aveu montre que toute institution placée à un niveau supérieur aux Etats n’a aucune légitimité.

Une institution, quelle qu’elle soit, n’est jamais légitime si elle est placée au-dessus des Etats.

Une institution n’est légitime que si elle est découle d’un vote au suffrage universel à bulletin secret : référendum local, référendum départemental, référendum régional, référendum national, élection municipale, élection cantonale, élection régionale, élection nationale.

Conclusion : la construction européenne est illégitime, anti-populaire, anti-démocratique. L’Union Européenne n’a aucune légitimité. Elle est une usurpation. Elle doit être détruite.

  1. BA Le 23 mai 2017 à 08h08
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    A propos de la légitimité, lisez cet aveu du GEAB :

    “une légitimité populaire ou démocratique que l’on ne trouve de fait et toujours aujourd’hui, et ce malgré 70 ans de trans-nationalisation des mécanismes de gouvernance, qu’au niveau des Etats.”

    Cet aveu est très important.

    Cet aveu montre que toute institution placée à un niveau supérieur aux Etats n’a aucune légitimité.

    Une institution, quelle qu’elle soit, n’est jamais légitime si elle est placée au-dessus des Etats.

    Une institution n’est légitime que si elle est découle d’un vote au suffrage universel à bulletin secret : référendum local, référendum départemental, référendum régional, référendum national, élection municipale, élection cantonale, élection régionale, élection nationale.

    Conclusion : la construction européenne est illégitime, anti-populaire, anti-démocratique. L’Union Européenne n’a aucune légitimité. Elle est une usurpation. Elle doit être détruite.


    • Citlber Le 23 mai 2017 à 11h45
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      Vous jetez l’eau du bain avec le bébé…

      le vote des européennes qu’en faites vous ?

      Que l’europe ne corresponde pas a vos souhaits de “democratie” est une chose, mais simplifier sa representation comme vous le faites ne fera pas evoluer les chose favorablement.

      il est souvent utile de cibler précisement ce qui ne fonctionne pas dans un organisme et non de propser une solution a la pyrrhus


      • Arcousan09 Le 23 mai 2017 à 14h33
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        Le vote des européennes a été, en France, “NON”
        Le parlement français supposé nous représenter a décrété que le “NON” était un “OUI” …
        Alors la “légitimité” ………..


      • Zylo Le 23 mai 2017 à 15h42
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        Rien, on se torche avec le vote des européennes. Le “parlement” européen n’a quasi aucun pouvoir face à la commission.
        Je vous invite à lire les GOPE pondues par la commission. Et à méditer ensuite sur le sens du mot “démocratie”.
        Quand une structure politique est viciée au point qu’elle est inréformable, il faut en tirer les conclusions…


      • Charles Michael Le 23 mai 2017 à 15h57
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        @Citlber,

        les européennes, les élections au parlement européen, je suppose ?

        – et quels pouvoirs a ce Parlement ?
        – et quels records de taux d’abstention !!


      • clauzip12 Le 23 mai 2017 à 23h47
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        La France à dis oui à un traité constituant un bloc constitutionnel.
        La manœuvre est à posteriori évidente.
        Seul le peuple peut déterminer…sa perte de pouvoir démocratique.
        Il ne l’a pas été par une action claire.Et cela d’autant moins qu’une campagne visant à idéliser et faire croire que le but de l’UE était à visée humaniste ou humaine alors qu’il était ultralibérale avec qqs mots.
        Ces mots introduits dans la constitution normalement à contre emploi sont la clef de voute.
        Une constitution est un ensemble de textes légaux précisant les institutions et le fonctionnement mais ,au grand jamais la politique qui sera pratiquée.
        Il s’agit du marché libre et non faussé !
        Des lors,la démocratie n’est qu’un expédiant de façade puisque le marché est devenu une institution!


    • Eric83 Le 23 mai 2017 à 14h03
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      “A LIRE ABSOLUMENT : LA GRÈCE EST NOTRE AVENIR, LA SOUMISSION À L’ALLEMAGNE OU LE FASCISME !”…ou la troisième voie à tracer.

      “De la même façon que la globalisation sous le signe des marchands, du capital et de la finance conduit à l’asservissement du faible au fort, l’européanisation sous le signe de l’économie, du capital et de la banque conduit à la perte dignité et de souveraineté”.

      https://brunobertez.com/2017/05/23/a-lire-absolument-la-grece-est-notre-avenir-la-soumission-a-lallemagne-ou-le-fascisme/


      • Le Rouméliote Le 24 mai 2017 à 19h06
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        Ça fait des années que je dis que la Grèce est notre avenir ! Aujourd’hui même, alors que la Grèce a accepté toutes les conditions de l’eurogroupe qu’elle applique malgré la grève générale, l’eurogroupe ne veut pas verser immédiatement les 7 milliards qu’elle il avait promis et regarde Schäuble exiger le paiement intégral de sa soi-disant “dette”. Il y a une alternative entre le zusammenarbeit (la collaboration) et le fascisme : sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN et reprendre notre liberté ! Les autres suivront laissant les Allemands sur leur tas d’or…


  2. Christian gedeon Le 23 mai 2017 à 08h35
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    Geab ine pige rien comme d’habitude. Les ” organismes internationaux” ont échoué justement parce qu ils voulu ignorer les socles nationaux rendant ainsi illégitime et inefficace leur action…mais bon,quand on veut être aveugle et sourd!


  3. Michel Ickx Le 23 mai 2017 à 08h47
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    En prenant du recul et sans tomber dans une discussion stérile des opinions du GEAB (le doigt du sage et pas la lune), on est tenté de privilégier la thèse de quelques analystes en profondeur tels que Philippe Grasset.
    C’est le chaos incontrôlable par ceux qui l’ont créé, la tragédie grecque version mondialisée, dans laquelle les peuples et leurs dirigeants sont emportés.

    Les faits décris par ce rapport sont interprétés différemment selon les idéologies et les propagandes.

    On pense à la tirade de Macbeth:
    “it is a tale Told by an idiot, full of sound and fury, Signifying nothing”


    • christian gedeon Le 23 mai 2017 à 13h39
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      Voilà une opinion “intéressante”…selon l’angle d’interprétation,ce qui est faux est vrai et ce qui est vrai est faux.Le rêve du relativiste,le nec plus ultra du libéraliste. Selon le point de vue,en quelque sorte. mais non,mon bon sire…ce qui est juste est juste,ce qui est injuste est injuste. Antigone vous l’aurait dit…mais j’oubliais,elle est morte.


  4. Reality Le 23 mai 2017 à 11h20
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    “Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin”


  5. Daniel Le 23 mai 2017 à 11h29
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    C’est bizarre, ici comme ailleurs, on ne parle pas du sommet de Pékin sur les “Nouvelles Routes de la Soie” qui a eu lieu les 14 et 15 Mai et qui ont regroupés les représentants de 130 pays !!! (plus de 60 % de la population). et un investissement de 12 FOIS LE PLAN MARSHALL !!!
    La France y était représentée par jean Pierre Raffarin, le plus sinophile de nos hommes politiques en place.
    Oh surprise !!! pas vu dans les médias ou quand le sujet est abordé , une version “impériale” à l’occidental du projet est présenté.
    vidéo à voir absolument : https://www.youtube.com/watch?v=n8kPQpaSD7I


    • Yannick CAROFF Le 23 mai 2017 à 12h11
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      tout à fait Daniel, surtout que le japon, “ennemi héréditaire” de la Chine, vient de dire par la bouche de son premier ministre qu’il allait intégrer la Banque asiatique d’investissement dans l’infrastructure, créée par la Chine en 2016 pour soutenir très concrètement les projets d’infrastructures en Asie. Avec le partenariat durable avec la Russie que personne n’aurait imaginer voilà 10, 20 ans, le jeu géopolitique classique se recompose…peut-être pour quelque chose d’autre que de la géopolitique ?


    • Fabrice Le 23 mai 2017 à 13h54
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      Daniel même si Olivier a des aides il n’a pas les moyens d’une rédaction de presse traditionnelle donc évitons les sous-entendu un peu facile, avez vous regardé dans les revues de presse après ce site n’a pas vocation à mettre l’information globale juste de donner des angles de réflexion.


      • Daniel Le 23 mai 2017 à 15h36
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        je parlais plutôt du GEAB qui eux, en plus connaissent les Routes de la Soie. Donc, ne pas les nommer est révélateur.
        je pense que comme vous le dites, c’est un angle de réflexion super pertinent dans une époque conflictuelle : l’idée de “Bâtir la paix par le développement” avec l’idée de contrat “gagnant-gagnant” inclusif.
        je pense que cela mériterait une page dans le site 🙂


    • Zylo Le 23 mai 2017 à 14h09
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      J’ai cru voir que l’Inde se désengageait du fait de la pyramide de dettes colossales qui servent à financer ce projet ?
      Notamment http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170514-route-soie-inde-boycotte-sommet-pekin

      Par ailleurs, il ne faut pas faire dans l’angélisme : la chine poursuit sa propre politique impériale, avec les même moyens que les USA (à savoir une domination d’abord économique).


      • elodie Le 23 mai 2017 à 15h46
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        je vois l’empire american que produit de la guerre payé pour nous tous, sans trop demander notre avis. Le project imperiale de la chine, s’il est comercial c’est dejá moin imperiale, non?


      • Charles Michael Le 23 mai 2017 à 16h08
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        @ Zylo,

        L’inde de Modi reste obsédée par la question du Cashmire et son conflit avec le Pakistan
        très bonnes analyses en anglais sur le site Indian Punchline (Badrhakumar ancien diplomate).

        Evidement la Chine défend ses intérets, comme la Russie et tous les particpants -56 états-
        le point de départ est l’Organisation de Collaboration de Shangaï, vous trouverez les statuts sur wikipedia.
        A noter pas d’ingérence dans les autres pays.


      • Chris Le 23 mai 2017 à 16h12
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        Je pense que c’est plutôt l’inclusion du Pakistan, le vieil ennemi de toujours, qui incommode momentanément Modi l’Indien très “travaillé” par les US.
        Mais les bénéfices d’OBOR sont tellement immenses en termes de développement que l’Inde succombera tôt ou tard.
        http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/category/diplomacy/
        Le département du commerce des États-Unis a finalement envoyé une délégation pour assister au forum de Beijing…


  6. Gérard Le 23 mai 2017 à 13h11
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    Quand les politiciens US et consorts auront grandi et arrêté de vandaliser les quatre coins de la planète, peut être qu’ils auront compris le fait qu’un monde multipolaire est une nécessité vitale au bon fonctionnement de cette belle planète.

    en parlant d’organisme supranational, je propose en remplacement de l’OMC, la création de l’OMP (Organisation Mondiale du Partage) où les grands blocs ayant admis que les ressources naturelles appartiennent à tous, viendraient discuter dans un respect mutuel et dans le respect des nations composant ces blocs, de la juste répartition de ces ressources entre tous, d’échange de richesse, de culture et de bien d’autres choses encore qui embellirait la vie de tous.


    • christian gedeon Le 23 mai 2017 à 16h13
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      Remplacer un machin par un autre quoi,fût il bien intentionné.Il faut au contraire réduire d’urgence et drastiquement la voilure de tous ces machins internationaux qui coûtent les yeux de la tête en plus d’être totalement inefficaces et vecteurs de déséquilibres économiques et sociaux sans précédent.Des centaines de milliards sont dépensés chaque année pour faire fonctionner des machins pachydermiques bourrés de “fonctionnaires internationaux ” incompétents aux statuts invraisemblables.Et va que je te voyage d’un bout à l’autre de la planète pour des meetings auto congratulateurs par milliers de jets et dizaines de milliers de cocktails et autres pince fesses! je caricature? Oh,si peu!


  7. Manant2 Le 23 mai 2017 à 17h38
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    3 fils directeurs dans cette analyse.
    1- Sauve qui peut général : Brexit, Usexit, Turquexit, etc. Chacun pour soi;
    2- Les USA sont devenus un État voyou dirigé par un “fou” : l’ordre issu de la 2eGM. est foutu;
    3- Les seuls dirigeants susceptibles d’agir dans un tel merdier sont ou un artefact de Hitler ou de Churchill; entre les deux nada : incapacité de concevoir un De Gaulle! C’est sommaire, simpliste et c’est cela qui est désespérant.


    • UltraLucide Le 25 mai 2017 à 13h48
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      Certes, mais quand on arrive au bout d’une crise insoluble, c’est ce genre de choix sommaire et simpliste qui s’impose, parce que les variables d’ajustement usuelles et rationnelles deviennent bloquées, inopérantes ou non-pertinentes. Nous commençons à flirter dangereusement avec une situation de “Noeud gordien” multi-dimensionnel (géopolitique-économique-social-écologique-culturel-idéologique-religieux) dans laquelle toute solution partielle entre systématiquement en conflit avec les autres solutions partielles.


  8. tchoo Le 23 mai 2017 à 19h38
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    Partager les ressources oui bien sûr.
    Mais pour commencer il faut réduire nos propres consommations nous européens et étasuniens. Quand est ce que l’on commence? Comment on s’y prends?
    Vous croyez que c’est une préoccupation de Macron?


  9. Alex Le 24 mai 2017 à 16h14
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    Difficile d’imaginer la Russie tourner le dos à la Chine…et entrant en conflit avec un puissant pays qui partage des frontières communes.
    D’autant que:
    La Russie est le premier fournisseur de pétrole de la Chine. La Russie a commencé à livrer des batteries missiles de défense anti aérienne S400 à la Chine. Les échanges entre la Russie et la Chine ne se font lus en dollars…

    Ce dont il certain c’est que les US, affaiblies et isolés du reste du monde, feront tout ce qu’il y’a en leur pouvoir pour dégrader les liens sinorusses, et casser la relation de confiance actuellement établie. La logique: détruire ce qu’ils ne peuvent pas contrôler.


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